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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 14:48
LE CLIN D'OEIL DE LA RENTRÉE avec HOPPER

AU BUREAU LA NUIT (Office at night, Edward Hopper 1940-)

 

«  Daisy, ne me quittez pas…

«  Mais monsieur, je vais me marier ! J’arrête de travailler !

«  Comment vais-je faire sans vous ?

«  Je ne peux pas me passer de vous !

«  Je vous ai trouvé une remplaçante qui a de bonnes références.

«  Ma préférence c’est vous, Daisy.

«  C’est la secrétaire parfaite sous toutes ses formes.

«  Vos formes sont plus que parfaites, je n’en veux pas d’autres !

«   Elle tape à la machine  aussi vite que moi !

«  Vous, c’est dans l’œil que vous m’avez tapé c’est l’essentiel.

«  Elle parle trois langues !

«   La vôtre me suffit !  Bon, Daisy, je double votre salaire si vous restez.

«   Je vous ai dit que j’épousais un milliardaire !

«  Je vous emmènerai en voyage d’affaires à Paris.

« Monsieur vous me gênez, n’insistez pas, voyons !

«  Bon alors, je me vois obligé d’employer la manière forte.

«  Quoi, vous allez être brutal  ?

«  Non pas brutal, mais convaincant .   Vous n’aimeriez pas que votre futur époux sache à quoi vous occupez vos heures supplémentaires avec moi  ?

«  Monsieur…

«  Oui, je peux lui conseiller d’aller questionner le veilleur de nuit de l’hôtel Bijou, à deux pas d’ici.

«  C’est indigne de vous !

«  L’amour peut conduire à des extrémités regrettables !

«  Mais vous m’aimez  vraiment ?

«  Comme un fou, Daisy.  Alors,  je préfère passer pour un mufle que me passer de vous.

«  Ah oui ?  Et bien vous savez quoi ?   Je  ne me marie pas !

«  Ah, bien.  Je vois que mes arguments ont porté… je suis rav…

«  … non, à vrai dire, ces heures supplémentaires me font horreur.  je vais chercher un job sans heures supplémentaires.

 

Miss comédie

-        

 

 

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21 août 2015 5 21 /08 /août /2015 13:38
LA ROQUE D'ANTHERON, PIANO ROI 2

 

CONCERT DU 19 AOUT 2015 ;  ALEXANDRE LE BIEN-AIME

 

THARAUD est notre chouchou à tous.  Pas une place vide sur les gradins hier soir.  Ses adorateurs viennent l’écouter, avant même de connaître son programme. 

Mozart, pour commencer, avec une succession de sonates ingrates  puis cent mille fois entendues qui m’ont plongée dans l’ennui.  Tharaud joua les premières  sans entrain, pour reprendre un peu de nerf à la dernière, la trop célèbre Marche Turque.

Fin de la première partie.   

Je suis triste, Tharaud m’a déçue.  Pourquoi ce choix sans audace  qui semblait l’ennuyer lui-même ?

Le public applaudit cependant, je le trouve bienveillant.

Un public plus abondant chaque année, qui se répand dans le parc à l’entracte, se presse autour du bar pour la rituelle coupe de champagne. L’ambiance est toujours magique dans un mélange coloré d’accoutrements et de dégaines, des bourgeoises en tenue chic, aux artistes un peu débraillés et aux marginaux des concerts, habillés comme au marché.  Mais l’ensemble fait le bonheur des habitués qui viennent aussi pour les rangées de séquoïas et les 365 platanes qui bordent le parc.

 

Tharaud a-t-il lui aussi avalé sa petite gorgée pétillante en coulisses ?

 

Car  la suite me rassure vite.  Passant du classique au romantique, il réveille la flamme de son regard et l’éloquence ses doigts dans la sublime Fantaisie en fa mineur de Chopin. L’euphorie renaît dans le public. On entend enfin crier « bravo » au milieu des applaudissements.

Pour la fin il a choisi Ravel, dans lequel il excelle.  La belle suite « Miroirs », toute en contrastes, nous rappelle l’étendue du talent de l’artiste et de l’interprète. La violence succède à la douceur, les frémissements de l’eau calme puis l’agitation impatiente du vent dans les arbres, toute la folie douce de Ravel dans ces courtes pièces d’inspiration bucolique.

(Pardonnez le lyrisme…)

Oui, le talent de Tharaud est intact.

Il salue, tout frêle dans son smoking noir, son éternel sourire d’enfant sage  aux lèvres.

On le rappelle, il ne se fait pas prier.  Tharaud est généreux, les rappels ne lui font pas peur, quatre fois il est revenu avec des morceaux délicieux tirés de son répertoire éclectique : Scarlatti, Chopin, Rameau et… le voluptueux « The Man I Love » de Gershwin qu’il exécute avec le tempo d’un jazzman de carrière !

Belle soirée- à propos, il  fait toujours beau à La Roque d’Anthéron, je n’ai pas subi d’orage ni même de pluie en trente-cinq ans de concerts !

Belle fin d’été en musique, donc.  Plus de festivals, plus de concerts, plus de canicule, il va falloir affronter la jungle des villes avec au cœur ces souvenirs sans importance mais tellement  bienfaiteurs.

 

Miss Comédie

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15 août 2015 6 15 /08 /août /2015 15:13
LA ROQUE D'ANTHERON, PIANO ROI

 

 

CONCERT DU 9 aout 2015  . LA SYMPHONIE TESTAMENT

 

ll y a eu  d’abord ce premier choc pianistique, à 18h, avec la toute jeune et frêle Béatrice Rana qui nous a  nous a entraînés dans un récital en forme de crescendo avec une dextérité et une technique infaillibles :   une partita de Bach délicatement allègre suivie d’ une sonate de Chopin où se mêlent   la fougue et la mélancolie, pour finir avec une valse de Ravel étourdissante – les trois temps d’une démonstration de virtuosité qui laissa le public pantois.  Ovation, rappels, on est là devant une  future grande concertiste.

 

 

 Beau début de soirée avant de saluer le talent confirmé d’Anne  Quéffelec, qui partage le plateau avec l’orchestre Sinfonia Varsovia.

Un concerto de Mozart, pas le plus envoûtant, mais la magie de Mozart opère toujours.  Un concerto de Beethoven, le sublime n°4 – comme un défi à Mozart

 

Et puis, Anne Quéffelec s’est retirée après trois rappels très jolis.

Et l’orchestre est resté pour cette Symphonie N° 2 de Beethoven.

Je n’aime pas les symphonies, pas plus celles de Beethoven que les autres.  Mais celle-ci était annoncée dans le programme comme étant la « symphonie- testament » du compositeur.

Comme preuve, un document rare était joint au programme, une lettre de Beethoven à ses frères, formulée comme un testament.  Déchirante.  L’ultime sanglot d’un être privé de son sens le plus précieux depuis déjà de longues années.

Après avoir lu cette lettre, on est prêt à entrer dans cette symphonie avec émotion.  On imagine Beethoven devant sa partition, écrivant chaque note avec le souvenir de cette note, sans pouvoir l ‘ entendre sur le clavier. Comment est-ce possible ?  Il  faut se laisser guider par l’instinct de la Musique, sa main guidée par une force mystérieuse comme l’ écriture automatique des médiums.

Bizarrement, je n’ai pas trouvé poignante l’écoute de cette symphonie. Au contraire, elle contient de nombreux passages empreints d’allégresse au point que l’on se demande si l’écriture du Testament de Helligenstaadt,adressé à ses frères, ne l’a pas  soulagé d’un poids trop longtemps contenu et  ne lui a pas inspiré une œuvre pleine d’espoir.

 

Comme dans un nouvel élan, Beethoven écrivit encore huit symphonies et ce n’est que 25 ans après sa lettre-testament qu’il rendit le dernier soupir, à l’âge de 56 ans.

 

 

 

Il écrit  : « Après ma mort, ne m’oubliez pas… » et il ne se doutait pas que 125 ans  plus tard son œuvre allai lui survivre et résonner sous les séquoIas du Parc de Florans à La Roque d’Anthéron.

 

 

 

 

 

LA ROQUE D'ANTHERON, PIANO ROI
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22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 20:01
SAOU CHANTE MOZART A GRIGNAN

 

 

NEMANJA  RADULOVIC et LES TRILLES DU DIABLE

 

Grignan est un lieu unique dont la magie change de visage avec les saisons.

L’hiver, c’est un village hanté par la seule mémoire de la Marquise, ruelles désertes où s’engouffre le mistral, dominées par la stature presque immatérielle du Château.

L’été, Grignan fourmille d’une faune cosmopolite venue des quatre coins du monde pour assister au Festival de la Correspondance puis aux spectacles donnés dans la cour du Château.

Cette année, outre les trois pièces de Feydeau dont ma petite complice vous a déjà parlé dans ce blog, la cour a offert son acoustique extraordinaire à un groupe de musiciens placés sous l’égide de SAOU CHANTE MOZART.

Trois violons, un violoncelle et une contrebasse, menés, entraînés, dopés, électrisés par leur chef, le violon solo Nemanja Radulovic.   

Les filles ont un hoquet en le voyant  bondir sur scène.   Grand ; longiligne, son visage d’ange rieur est doté d’une chevelure à la Caravage – chevelure qu’il agite autant que son archet pour mettre le feu à la salle.

Dès le premier morceau, on est soulevé par la frénésie de l’ensemble.

Le Magnifique est en première ligne, son violon s’envole en même temps que ses cheveux .  Il frappe du pied, à la tzigane, lorsque la note atteint le paroxysme du « molto ardente ».

Il ne fait pas cavalier seul, il nous tourne le dos pour accompagner avec un sourire complice  chacun de ses compères, pas fier, en plus.

On sent bien que son style, c’est le violon tzigane, ou les exercices de style  de Paganini, mais il nous a donné de la sensibilité très maîtrisée avec son adagio de Mozart et sa chaconne de Bach.

Son programme était un peu hétéroclite.  Officiellement dédié à Mozart, le festival SAOU CHANTE MOZART est éclectique et ses têtes d’affiche ont le feu vert pour interpréter d’autres compositeurs.

Nemanja et les Trilles du Diable ont fait un tabac.   Normal, ils ont la technique mais aussi l’inspiration et la flamme qui emballent les spectateurs ; Ne parlons pas du glamour de leur chef, bête de scène dont le bonheur de jouer est si évident que sa virtuosité semble un don du ciel. 

Le public ne voulait pas les laisser partir, indifférent à la sueur qui inondait leur visage et leurs vêtements -  la température était celle d’une salle chauffée à blanc.   Ils l’avaient bien cherché, non ?

 

Miss Comédie

 

 

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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 16:28
FEYDEAU  A  GRIGNAN vu par la petite classe

Je vais avoir neuf  ans ce mois-ci et mes parents m ‘ont emmenée au théâtre en plein air à Grignan voir un spectacle de Feydeau.

C’était magique, quand on s’est installés sur les gradins, il faisait encore jour et nous avions en face de nous l’immense façade du château où la marquise de Sévigné passait ses vacances, paraît-il, il y a très longtemps.

C’était impressionnant,  toutes ces fenêtres fermées et cette grande cour vide où les comédiens allaient jouer.

Je m’attendais à voir des dames en crinoline et des messieurs en culottes de velours se faire des révérences, j’avais hâte que ça commence.

Il y a eu tout d’un coup un coup de canon et une grosse fumée est sortie d’un monticule en bois posé par terre, et j’ai cru qu’un incendie s’était déclaré et qu’on ne verrait pas la pièce.

Mais un homme en noir est venu  annoncer quelque chose, on m’a dit que c’était le Diable et j’ai compris que c’était lui qui avait fait de la fumée  pour nous intriguer.

Le spectacle a commencé  et je me suis crue revenue au jardin du Luxembourg à Paris, devant le théâtre de Guignol, mais avec de vrais gens.

Et puis là, il se passait  des choses qui intéressent surtout les grandes personnes, la femme se tenait le ventre et criait de douleur, le mari essayait de la calmer mais elle le traitait de tous les noms et finalement elle lui a ordonné de se mettre un pot de chambre sur la tête et il l’a fait.   C’était horrible. Ensuite  les parents de la dame sont venus et ils se sont moqués de lui, et puis un homme déguisé en  femme  est arrivée, il faisait le docteur et il a envoyé la dame dans sa chambre, le mari est resté avec son pot de chambre sur la tête et à la fin il l’a planté sur la tête du papa de la dame, exactement comme à Guignol, sauf qu’à Guignol je comprends bien tout ce qui se passe, là non.

J’ai pas trop aimé cette pièce.. Les gens ont applaudi, ils avaient l’air très contents. J’ai regardé mes parents, ils faisaient une tête  d’ enterrement. Je pense qu’ils n’ont pas compris non plus cette histoire de pot de chambre.

 

Après il y avait un lit sur la scène et une dame qui dormait était réveillée par son mari qui rentrait d’une fête déguisé en Roi Soleil. Ca, c’était drôle, elle l’engueulait, c’est normal, ils  ont discutaillé pendant des heures jusqu’à ce qu’il se couche et là, on a sonné et c’était  le Diable  qui venait annoncer que la maman de  la dame était morte.  La dame a fait  une crise et le mari s’est depéché d’écrire  à la Pompe Funèbre de préparer la tombe.  Je me doutais bien qu’il fallait attendre un peu et crac !  voilà qu’on apprend que la morte, c’était pas la maman de la dame mais sa voisine de palier.  Exactement comme à Guignol.

Ca, c’était plus drôle, j’aimais beaucoup le personnage du Diable (ils auraient dû lui mettre des cornes, comme à Guignol).

J’étais un peu inquiète parce que je voyais  mes parents, ils avaient l’air de s’embêter, ils ne riaient pas du tout.    Pourtant,  les acteurs gesticulaient bien et on entendait bien les mots quand ils criaient. 

 

 

La troisième pièce, j’ai vraiment détesté, c’était dégoûtant.  Soi-disant un bébé avait pas fait dans son pot  et la maman voulait le purger. Le père s’en fichait  complètement, vu qu’il essayait de vendre des  pots de chambre incassables à un client.   Là, il y a eu un truc très marrant, quand le père a lancé un pot de chambre à l’autre bout de la cour et qu’il s’est cassé !  La tête qu’ils ont fait, bon, c’était pas fin-fin, mais je riais comme à Guignol, ou à Astérix, mais j’avais un peu honte de rire puisque mes parents ne trouvaient pas ça drôle.

Alors le soi-disant bébé est arrivé,  et  j’ai reconnu le Diable déguisé en bébé  qui arrêtait pas de dire « j’veux pas me purger » et tous ils s’y mettaient pour lui faire avaler sa potion, ça n’en finissait plus. Finalement, il la leur a fait avaler à tous,  ils  sont tous partis en courant  et  le bébé-diable  est resté à rigoler.

Je me demandais ce que je dirais si je tombais sur Feydeau à l’interro de Français, je n’oserais pas citer les sujets de ses pièces.   Je dirais seulement que ce devait être très difficile à jouer pour des acteurs, et très fatigant.

 

C’est sûrement pour ça qu’ils ont été très applaudis,  même par mes parents qui n’ont pas ri du tout.  J’ai entendu ma mère dire à mon père en soupirant « il faut aimer Feydeau .. "       !  ».

J’ai cru comprendre qu’elle conseillait d’aimer Feydeau.  Je veux bien essayer, mais c’est vraiment pas un auteur pour les enfants.

 

Miss Comédie

PS    Bravo au travail des comédiens et de Didier Bezace, le metteur en scène qui, eux, aiment Feydeau et le prouvent !

 

 

 

 

 

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 14:32
LA BELLE  HELLÈNE

 

Que fait donc Zeus, sur son Olympe,  entouré de ses camarades les dieux et déesses nantis de pouvoirs extra-terrestres, à contempler l’effondrement de son domaine sans bouger le petit doigt ?

Zeus, on le sait,  s’amuse parfois à déclencher des guerres, même s’il ne prend pas parti.   Celle de Troie a duré dix ans mais au bout du compte, Ménélas a récupéré son épouse infidèle et le beau ténébreux Paris en est mort.

Peut-on trouver une similitude avec ce qui se passe aujourd’hui ?

C’est une belle histoire, celle de la belle Hélène, mais il serait fâcheux que la Grèce, cette belle Hellène que le monde entier admire, connaisse une nouvelle guerre, celle de l’Europe.

 

Hélène était la fille de Zeus et de Leda.  Fille illégitime, bien sûr car Zeus était un incorrigible dragueur, malgré la jalousie de sa femme Héra, qui était aussi sa sœur.

Pour séduire Leda, qui était mariée à Tyndare le roi de Sparte, il prit la forme d’un cygne comme chacun sait.

Leda mit donc au monde Hélène, qui fut  adoptée par Tyndare et sacrée plus belle femme du monde après Aphrodite.  .

 

(Dans la mythologie européenne, la Grèce, pays des dieux, est le plus beau pays du monde après la France. )

 

Lorsqu’elle fut en âge de se marier  Hélène ne manquait pas de prétendants…  mais son beau-père Tyndare lui choisit comme époux Ménélas, un prince riche mais sans attrait,  et fit signer un pacte à tous les prétendants évincés où ils s’engageaient à porter secours à  Hélène si elle se trouvait en danger.  Hélène se soumit à la décision paternelle, devenant ainsi reine de Sparte avec une garde rapprochée.

 

Aujourd’hui la Grèce, à qui la Commission Européenne  a imposé un mariage forcé avec l’Europe, a choisi de revenir au célibat -  perdant ainsi  l’appui de sa garde rapprochée, les pays d’Europe ayant pactisé avec l’Euro.  Bon, la belle Hellène a mené une vie de patachon, dissipant la fortune que l’Euro, son époux, lui dispensait sans compter.

Et voilà qu’elle crie famine, implorant sa garde rapprochée qui a d’autres chats à fouetter !

 

Pour Hélène, le destin prit la forme d’un des plus beaux princes troyens, Paris qui profita d’un voyage de Ménélas en Crète pour enlever Hélène sous le charme et l’emmener à Troie, allumant ainsi la violente jalousie de Ménélas qui  déclara ouverte la Guerre de Troie.

 

Ici s’arrête la similitude des mythologies, car l’avenir de la  belle Hélène reste un mystère.   Sera-t-elle sauvée par une puissance étrangère à l’Euro et déclenchera-t-elle alors une Guerre des Trois ?

 

Pourra-t-on encore  naviguer le long de ses côtes  et accéder à ses îles féériques ?  Les dieux  déserteront-ils ces rivages bleutés aux profondeurs mystérieuses ?  Les pêcheurs danseront-ils toujours le sirtaki aux terrasses des cafés au rythme des bouzoukis ?

 En disant non au mariage,  ils se sont coupés les vivres… mais si l’Olympe est toujours habité par les dieux, Hermès, le dieu des voyages, peut leur donner  une nouvelle chance  en faisant  affluer chez eux les humains à la recherche des mythologies perdues.

Mais les dieux ont peut-être changé de résidence ?  

L’Olympe est peut-être redevenue une simple montagne, la plus haute de la Grèce,  lieu de transhumance des troupeaux de chèvres menés par un  berger  du nom d’Euclide. …

 

Miss Comédie

 

 

 

 

 

 

 
 

 

LA BELLE  HELLÈNE

Que fait donc Zeus, sur son Olympe,  entouré de ses camarades les dieux et déesses nantis de pouvoirs extra

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 15:08
LAURA ANTONELLI, L'ÉTOILE FILANTE

C’était il y a juste 39 ans.  Belmondo était amoureux d’elle, il l’avait emmenée voir un match de boxe, sa passion à lui.  Elle n’avait pas vraiment aimé ce spectacle.  Il s’en était amusé.   C’était à Monaco, le 26 juin 1976.

Ils s’étaient  rencontés en 1971 sur le tournage des Mariés de l’An II, de Jean-Paul Rappeneau et depuis c’était l’amour fou. Deux stars en pleine gloire.    L’année 1973 ils survolent ensemble l’univers  cinématographique : Laura Antonnelli enflamme les salles avec Malizia.  On la compare à Marlène Diétrich dans l’Ange Bleu, à Rita Hayworth dans Gilda, à Marilyn Monroe dans Sept ans de Réflexion…Tandis que Belmondo tourne Le Magnifique, sans commentaire, le titre dit tout…

 Sur  la photo elle fait toute jeunette, mais elle vient de tourner son  22ème film,  L’Innocent, avec le grand Visconti et ce sera son dernier film avant sa traversée du désert.  Elle a trente deux ans et elle  vit là  une de ses dernières années de bonheur. 

Leurs routes se sont séparées  en 1980 et tandis que Belmondo continuait à tourner succès sur succès, Laura commençait à mal tourner.  A croire qu’il était son porte-bonheur, et que la chance l’a quittée en même temps que lui.

Les ruptures brutales conduisent souvent à des cataclysmes. Le sort n’aime pas être contrarié. 

Que va faire Laura Antonelli des quarante ans qui lui restent à vivre ?     C’est long, quarante ans, mais pour elle tout   va s’ enchaîner  très vite.   Sa rupture avec Belmondo l’a-t-elle traumatisée au point qu’elle se soit réfugiée dans la drogue ?  Ou bien Jean-Paul l’a-t-il quittée parce qu’il désapprouvait sa dépendance ?  Toujours-est-il que dix ans plus tard elle est  condamnée à la prison pour trafic de drogue.  Elle sera réhabilitée plus tard et relaxée.  Mais le coup est donné, très dur pour son mental et pour sa carrière -  même si elle  connaissait déjà la terrible solitude des stars délaissées.

 

Comme une étoile filante dont  la traîne lumineuse perd peu à peu  de son éclat pour se perdre  dans le néant,  l’étoile de Laura s’éteint.

 

En 2000 le réalisateur de Malizia tente de lui redonner sa chance avec Malizia 2000.  Il l’encourage à se soumettre à une opération esthétique qui est un échec, comme le film.

Laura intente  un procès contre le chirurgien,  elle saura seulement treize ans plus tard qu’elle est déboutée.

Le chirurgien a fait valoir  que la substance injectée n’est pas responsable de l’allergie qui l’a défigurée.

Que faire lorsque le sort s’acharne contre vous ?

 

Laura est désormais vouée à la solitude et à l’obscurité.

   Elle  quitte Rome et s’installe dans une banlieue lointaine, à Ladispoli, se réfugie dans la prière.   Elle fréquente la Communauté religieuse de Ladispoli où elle  découvre les bienfaits de l’anonymat.

 

Le monde l’a oubliée. Mais un journaliste du Correre de la Sera tente un jour de l’interviewever par téléphone.  Elle répond :  « Laura Antonelli n’existe plus. » Et elle raccroche.

 

Laura Antonelli n’existe donc plus.  On l’oublie pour de bon.

 Et voilà qu’en ce lundi 22 juin, sa femme de ménage la trouve étendue dans la salle de bains de son modeste appartement.   Crise cardiaque ?  Elle avait 71 ans.  

Rangez vos mouchoirs. Si je vous raconte cette histoire si triste, c’est parce qu’en écoutant le flash d’information annonçant sa mort, j’ai soudain revu son beau visage si pur et j’ai eu envie de savoir à quoi avait ressemblé sa vie.  Et bien, j’étais servie.

Belmondo n’a pas une fin de vie plus belle. Ils n’auraient jamais dû se séparer.

 

Miss Comédie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils s’étaient  rencontés en 1971 sur le tournage des Mariés de l’An II, de Jean-Paul Rappeneau et depuis c’était l’amour fou. Deux stars en pleine gloire.    L’année 1973 ils survolent ensemble l’univers  cinématographique : Laura Antonnelli enflamme les salles avec

 

Malizia.  On la compare à Marlène Diétrich dans l’Ange Bleu, à Rita Hayworth dans Gilda, à Marilyn Monroe dans Sept ans de Réflexion…

Tandis que Belmondo tourne Le Magnifique, sans commentaire, le titre dit tout…

 Sur  la photo elle fait toute jeunette, mais elle vient de tourner son  22ème film,  L’Innocent, avec le grand Visconti et ce sera son dernier film avant sa traversée du désert.  Elle a trente deux ans et elle  vit là  une de ses dernières années de bonheur. 

 

 Leurs routes se sont séparées  en 1980 et tandis que Belmondo continuait à tourner succès sur succès, Laura commençait à mal tourner.  A croire qu’il était son porte-bonheur, et que la chance l’a quittée en même temps que lui.

Les ruptures brutales conduisent souvent à des cataclysmes. Le sort n’aime pas être contrarié. 

Que va faire Laura Antonelli des quarante ans qui lui restent à vivre ?     C’est long, quarante ans, mais pour elle tout   va s’ enchaîner  très vite.   Sa rupture avec Belmondo l’a-t-elle traumatisée au point qu’elle se soit réfugiée dans la drogue ?  Ou bien Jean-Paul l’a-t-il quittée parce qu’il désapprouvait sa dépendance ?  Toujours-est-il que dix ans plus tard elle est  condamnée à la prison pour trafic de drogue.  Elle sera réhabilitée plus tard et relaxée.  Mais le coup est donné, très dur pour son mental et pour sa carrière -  même si elle  connaissait déjà la terrible solitude des stars délaissées.

 

Comme une étoile filante dont  la traîne lumineuse perd peu à peu  de son éclat pour se perdre  dans le néant,  l’étoile de Laura s’éteint.

 

En 2000 le réalisateur de Malizia tente de lui redonner sa chance avec Malizia 2000.  Il l’encourage à se soumettre à une opération esthétique qui est un échec, comme le film.

Laura intente  un procès contre le chirurgien,  elle saura seulement treize ans plus tard qu’elle est déboutée.

Le chirurgien a fait valoir  que la substance injectée n’est pas responsable de l’allergie qui l’a défigurée.

Que faire lorsque le sort s’acharne contre vous ?

 

Laura est désormais vouée à la solitude et à l’obscurité.

   Elle  quitte Rome et s’installe dans une banlieue lointaine, à Ladispoli, se réfugie dans la prière.   Elle fréquente la Communauté religieuse de Ladispoli où elle  découvre les bienfaits de l’anonymat.

 

Le monde l’a oubliée. Mais un journaliste du Correre de la Sera tente un jour de l’interviewever par téléphone.  Elle répond :  « Laura Antonelli n’existe plus. » Et elle raccroche.

 

Laura Antonelli n’existe donc plus.  On l’oublie pour de bon.

 Et voilà qu’en ce lundi 22 juin, sa femme de ménage la trouve étendue dans la salle de bains de son modeste appartement.   Crise cardiaque ?  Elle avait 71 ans.  

Rangez vos mouchoirs. Si je vous raconte cette histoire si triste, c’est parce qu’en écoutant le flash d’information annonçant sa mort, j’ai soudain revu son beau visage si pur et j’ai eu envie de savoir à quoi avait ressemblé sa vie.  Et bien, j’étais servie.

Belmondo n’a pas une fin de vie plus belle. Ils n’auraient jamais dû se séparer.

 

 

 

 

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 17:26
MISS COMÉDIE,  LE RETOUR

Coucou, me revoilou ! Au bas de ce texte, vous lirez mon premier article depuis… trois mois, intitulé LA POMME D’ALAN. Depuis ON NE SE MENTIRA JAMAIS , mon article sur la pièce de Jean-Luc Moreau, silence sur le blog. Pourquoi ?

Ce n’était pas une panne d’inspiration mais une panne de transcription. Une « mise à jour » de la mise en forme des textes est venue soudain tout chambouler, tout compliquer.

J’ai dû faire appel à des spécialistes qui restaient perplexes devant ce nouveau procédé, j’ai tâtonné, cherché, essayé, j’ai bien cru que j’allais devoir arrêter de publier chez Over-blog. A force d’obstination j’ai pu trouver les clics nécessaires pour que ma rédaction apparaisse sur mon blog. Il me reste à régler le problème des photos. J’y arriverai.

Une MISE A JOUR est un cauchemar pour tous les internautes. C’est un moyen de faire croire qu’avant c’était moins bien alors que c’est en réalité un moeyn de compliquer les choses.

Si tout va bien, je vous donne rendez-vous le mois prochain pour un nouvel article. Une Miss Comédie over-branchée

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 16:12
LA POMME D'ALAN

 

 

C’est une belle et triste histoire, que l’histoire d’Alan Turing.

Qui connaît Alan Turing ?

Sûrement tous les amoureux et utilisateurs d’Apple et de sa galaxie élitiste.  Pourquoi ?  Quel rapport entre Alan Turing et Apple ?

Bien sûr, Steve Jobs  reste dans les esprits comme le fondateur de cette marque qui a changé le monde.  C’est donc lui et son associé Wodniak qui ont choisi leur logo : une pomme… mordue.

Pourquoi mordue ?

C’est là qu’on entre dans l’histoire d’Alan Turing.

C’était un mathématicien, informaticien, cryptologue surdoué. Anglais, beau et gay.

C’est lui qui a permis aux Alliés de gagner la  Seconde guerre Mondiale  en décryptant le code secret des nazis contenu dans leur machine Enigma. Un exploit énorme  passé sous silence pour une raison précise liée à son orientation sexuelle.  Un délit, à l’époque. Et puis ? Quel rapport avec la pomme ?

L’histoire vire au drame.

Un jour la maison de Turing à Manchester est cambriolée. Complice de ce vol, un ax-amant de Turing.   La loi est sévère à cette époque envers  les homosexuels. Turing est inculpé et  mis  en demeure de choisir entre deux peines : la prison ou la castration. Le coup dont on ne se remet pas. Il choisit la castration. Même chimique, le traitement a des  effets secondaires dramatiques sur son état psychique.

Un an plus tard il est retrouvé mort dans sa chambre, empoisonné par une pomme imprégnée de cyanure. L’affaire est retentissante, on épilogue sur « accident ou suicide ? ».

La clé de l’énigme est dans un conte de fée que Turing adorait : Blanche-Neige et les sept Nains dont il regardait le film en boucle. Il aimait particulièrement la scène où la sorcière plonge une pomme dans le chaudron pour l’imprégner de poison.  On l’ entendait souvent la chanson de la sorcière.

Ce serait donc un suicide. Il avait 42 ans.

Et l’histoire ajoute qu’il aurait choisi cette forme inattendue  pour que sa mère puisse croire à un accident. En effet, les pépins de pomme contiennent, paraît-il, du cyanure…

L’histoire commence en récit d’espionnage et finit en roman d’Agatha Christie. 

En tous cas c’est en hommage à son prédécesseur méconnu,que Steve Jobs a grignoté un morceau de la Pomme.  Et ça, c’est du sûr.

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 18:16

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MISE A JOUR PLOMB

 

Comme on le vérifie souvent, le mieux est l’ennemi du bien.

Voilà comment sous prétexte d’une mise à jour imposée, nous découvrons perplexes, au lieu de nos étapes familières, un parcours inconnu où il faut tenter d’insérer nofre texte.

 

Nous n’avions rien demandé, tout marchait très bien, et voilà que soudain on brouille les cartes et la règle du jeu a changé.

Sans avoir le choix, nous voilà devant le fait accompli.  Des otages payants.

C’est très malsain pour l’ensemble des bloggeurs qui ne sont pas tous informaticiens.

Pour ma part, je vais essayer de rassembler les morceaux du puzzle pour vous poster un nouveal article qui tienne debout.

Je ne garantis rien.  Si je n’y arrive pas c’est que je ne suis pas à la hauteur d’un hébergeur aussi ingénieux. Et j’irai voir ailleurs.

 

A bientôt j’espère,

Miss Comédie 

PS  Il se peut que cette mise à jour comporte certains avantages. Dans ce cas, je serai honnête, je ferai amende honorable mais je maintiens que nous aurions pu être consultés.

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  • Miss Comédie
  • Miss Comédie c’est moi, Barbara Laurent-Ogier. 
Mes initiales m’ont récemment fait bifurquer.  De comédienne- auteur dramatique,  je suis devenue  blogueuse, ça élargit considérablement la cible.
  • Miss Comédie c’est moi, Barbara Laurent-Ogier. Mes initiales m’ont récemment fait bifurquer. De comédienne- auteur dramatique, je suis devenue blogueuse, ça élargit considérablement la cible.

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

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