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MES INTERVIEWS IMAGINAIRES : MARILYN MONROE

Publié le par Miss Comédie

 

   NORMA JEAN AU BOUT DE LA ROUTE. Marilyn-en-noir.jpg

 

5th Helena Drive, Brentwood, fin  juin 1962.

La gouvernante Eunice Murray  nous introduit dans la chambre de Marilyn. « Ten minutes, no more ! » nous dit-elle avant de se retirer.

Marilyn  est en plein tournage de « Something’s got to give », qui ne se passe pas très bien.  Elle a pris une journée de repos.  Allongée sur son lit, elle semble dormir.

Nous sommes, la photographe et moi,  pétrifiées d’émotion à la vue de la star dépourvue de tout artifice, d’une beauté  angélique, presque immatérielle.

 

 

«  Miss Monroë, merci de nous accorder un peu de temps…

 

Marilyn  ouvre les yeux.  Sa main droite pend dans le vide, blanche et potelée. Elle a déjà quelques tâches brunes, annonciatrices de la vieillesse qu’elle ne connaîtra pas.  Impossible de distinguer les lignes de sa paume, qui forment, paraît-il, un M dans chaque main.

 

-  Je ne veux pas parler de ce tournage, s’il  vous plait…

Elle parle d’une voix enfantine  qui donne le frisson.

 

-  Nous voudrions vous parler des DÉSAXÉS, votre dernier film.

-  Que voulez-vous savoir ?  tous les journaux ont déjà tout dit.

-   Vous avez dû éprouver un grand chagrin en apprenant la mort de votre partenaire, Clark Gable ?Duo.jpg

 

Elle soupira,  se souleva  et saisit un verre d’eau posé sur sa table de nuit. Elle but une gorgée, puis  se laissa  retomber.

-  Vous savez ce qu’on dit ?  Que c’est moi qui l’ai tué.  Pourquoi les gens sont-ils si méchants ? 

J’adorais Clark, il était comme mon père. 

-  Mais il ne supportait pas vos absences répétées, vos retards…

- Il avait le coeur malade….  Le tournage était éprouvant pour lui.  Il ne ù’a jamais fait un reproche. 

-  On a dit aussi que vous aviez  essayé de le séduire ?  

-  Il était mon amant dans le film,  nous avions des scènes très hot, cela ne veut pas dire que…

-  Et Montgoméry Clift ? 

-  Il ne m’adressait pas la parole en dehors du plateau.  Son accident de voiture l’a défiguré, physiquement et moralement.  Il s’est refugié en lui-même… Avant, il était très sexy.

-   Etes-vous très proche du Président John Kennedy ?

 

Elle sourit vaguement, presque amèrement.

 

«  Le 19 mai dernier j’ai chanté pour lui devant dix mille personnes, on

  entendait à peine ma voix tellement ils criaient… quoi, c’était une petite chanson, rien de plus, d’accord il y avait ma robe… un peu sexy, c’est vrai…  Mais il a eu l’air heureux…  Ca n’était pas mon idée, on m’avait demandé de chanter pour lui.  Quelle actrice ne l’aurait pas fait ? 

 

Elle ferma les yeux, tourna la tête pour cacher son visage.  A ce moment, la gouvernante, entra dans la pièce.

-  Miss Monroe, l’entretien a assez duré.    Le docteur Greenson sera là dans dix minutes.

 

Elle prit un comprimé dans un flacon et le tendit à Marilyn avec un verre d’eau.   Marilyn se redressa, son visage prit une expression de soulagement.

 

-  J’ai grand besoin de lui…

 

Elle avala son comprimé et dans un mouvement d’une grâce infinie, elle

jeta ses jambes hors du lit et sauta sur ses pieds.

 

-  Mes amies, je suis tellement désolée…

 

Elle alla vers la coiffeuse et se pencha pour étudier de près son visage.  Sans maquillage, elle avait l’air d’une toute jeune fille.   Tout en brossant ses cheveux blonds elle poursuivit comme pour elle-même :

 

« Je crains d’avoir parlé uniquement de moi… Toujours à me justifier… 

   Toujours coupable, Norma Jean…

 

 

La photographe et moi nous levâmes pour prendre congé.  Il n’y avait pas eu un seul cliché  de pris, c’était impossible, une sorte de viol.  J’osai une dernière question : avec-Jane.jpg

 

-   Miss Monroe,  quel  est votre meilleur souvenir de tournage ?  

 

Elle arrêta le geste  et la brosse à cheveux s’immobilisa en l’air. 

 

-  Oh… le meilleur souvenir ?   Mon dieu, je ne sais plus…  Les Hommes préfèrent les Blondes, peut-être… Jane Russel fut une merveilleuse partenaire, elle avait un cachet dix fois plus élevé que le mien, mais elle était sans prétention aucune, on s’amusait bien.

_  Et votre plus mauvais souvenir  ?

Elle se raidit, avec une moue de révolte.

-  Sans hésiter, Le Milliardaire !  Oui, un cauchemar, qui m’a laissée  vidée de moi-même… Je n’aimais pas mon personnage. Chaque jour était une torture

et j’arrivais de plus en plus tard sur le plateau.    La production  a monté en épingle cette histoire avec Montand, pour la promotion…  et pour me punir aussi  ! 

  - Merci, miss Monroe. 

 

Ce sourire, qu’elle nous offrit à ce moment-là, s’évanouit quelques semaines plus tard, à jamais.

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MES INTERVIEWS IMAGINAIRES

Publié le par Miss Comédie

 

piano1.jpgGLEN GOULD,  LE TÉNÉBREUX

 

C’est à Chicago, le 10 avril 1964, que Glenn GOULD donna son dernier concert en public. 

Ce soir-là, il avait  joué quelques fugues de l’Art de la Fugue, puis la partita n° 4, puis  la sonate opus 110 de Beethoven, et la troisième Sonate de Kreneg.

A quel moment y a t-t-il eu le déclic ? 

Ses doigts ont continué à jouer jusqu’au bout, mais lui n’était plus là.

Rentré à son hôtel, il prit la décision qu’il savait irrévocable, de ne plus jamais jouer en public.

 

-  Glenn Gould, vous souvenez-vous de la raison qui vous a poussé, ce soir-là, à  renoncer définitivement à jouer en concert ?     Ce soir-là le public vous

   a-t-il paru spécialement inattentif ?

 

Glenn Gould parut chercher dans sa mémoire, alors qu’il se souvenait très bien.  Il regarda la jeune fille qui attendait,  attentive, son magnéto sur les genoux.  Elle était jolie, avec un visage enfantin et paraissait totalement envoutée par son sujet.  Mais Glenn Gould était insensible à la beauté des femmes.  Il n’aimait pas le côté sexuel des rapports humains. Il détestait qu’on le touche.  Il appréciait Barbra Streisand pour son engagement humanitaire, et Petula Clark, bizarrement, pour sa voix.  Mais d’une manière générale, les femmes ne l’intéressaient pas.

 

-   La raison ?  J’ai  soudain pris conscience de…  (il hésita,  sa pensée devait

   être difficile à exprimer sans  choquer.)  la présence oppressante du public. Un public est fait d’auditeurs trop   dissemblables,  je ne peux apporter à chacun ce qu’il demande.

 

-  Les réactions des spectateurs vous gênaient ?  glengould.jpg

 

Glenn Gould pointa son index vers elle.

-  Justement,  justement ! Vous avez dit « les spectateurs » !  Voilà ce que je

  ne voulais plus être : un spectacle !  Je dois être un son, une abstraction, une

  émotion pure, pas un objet de curiosité, mes mains, mon visage, ma chaise,

   mon piano, tout cela n’est pas la Musique !...

 

Il se leva, alla vers la baie vitrée qui donnait sur la mégapole de Totonto dont on devinait le bruissement derrière le double vitrage.

 

-  L’idée de concert est une ineptie, continua-t-il, le dos tourné,  rassembler des gens aussi différents qu’un médecin, un professeur de dessin, un banquier  ou un peintre, devant un homme seul, envahi par sa propre émotion,  qui doit cacher sa peur, oui, sa peur, j’ai un trac paralysant avant chaque concert, vous savez.

 

Il n’avait pas touché au plateau  que le valet de chambre de l’hôtel lui

   avait apporté au début de l’entretien.  Il  se versa une tasse de thé et but

   quelques gorgées.

 

-  Mais, monsieur Gould, lorsque vous interprétez un concerto, vous n’êtes

   pas seul sur scène !

 

 

Glenn Gould reposa brusquement sa tasse.

 

-  Ah, ne me parlez pas de concerto !   Je déteste les concertos. 

 

Il s’assit lourdement sur le canapé, comme terrassé par une douleur terrible.

 

-  Qu’y  a-t-il ?  Vous souffrez ?

-   Je   souffre de mille maux dans mon corps.

 La journaliste le regarda respirer un grand coup et se dit qu’il devait surtout souffrir de la chaleur, habillé comme il l’était, dans cette chambre d’hôtel surchauffée.  Il portait plusieurs épaisseurs sous une veste de trappeur, des bottes fourrées et les gants qu’il ne quittait jamais.  Ses cheveux noirs lui couvraient le front, on distinguait à peine ses yeux immenses et noirs.

 

-  Pourquoi détestez-vous les concertos ?

-  Parce que je déteste les conflits. Un homme seul qui doit répondre à une meute d’instruments.   J’en ai joué pourtant, souvent.  J’essayais de placer le piano au milieu de l’orchestre, de le noyer, le dissimuler et j’avais ainsi la sensation -  fausse, bien s ûr ! -  d’être des leurs.

 

-  Vous aimez la musique, mais aimez-vous toutes les musiques ?

- Ah non ! je  déteste par exemple la musique de Stravinsky, son Sacre du

Printemps avec ses éjaculations sarcastiques, mordantes, laconiques      brutales.  D’une manière générale, je n’aime que les musiques virginales,

débarrassées de toute connotation sexuelle.   La musique de Bach, celle de

Beethoven, et quelques œuvres tardives de Mozart.  Chopin  me révulse par

son désir d’être aimé, que l’on sent à travers toutes sa musique.

 

-  Aimez-vous les animaux ?

- J’ai aimé dans ma jeunesse mon chien Nikki et ma perruche Mozart… hélas ils sont morts depuis longtemps.

-  Et les femmes ?

-  Pourquoi aimerais-je particulièrement les femmes ?  Pourquoi ne me demandez-vous pas si j’aime les êtres humains ?  Je ne fais pas de distinction

entre les hommes et les femmes.

 

Il se leva,  ôta un de ses gants, fit jouer ses articulation.

«  J’ai des fourmis dans les phalanges, je ne sens plus mes doigts…

Demain il me faudra faire une immersion plus longue que d’habitude dans l’eau chaude, juste avant d'aller au studio.

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LE BLUES DU BLOG

Publié le par Miss Comédie

 

On se souvient tous de la scène dans 2001 L’ODYSSÉE DE L’ESPACE, où

            HAL, l’ordinateur espion, est déconnecté par David HOWMAN l’astronaute ? 

Sa voix s’éteint peu à peu malgré ses supplications. Une scène assez poignante,

je me souviens.

Et bien, mon blog est aujourd’hui dans la situation de HAL… sa voix n’est plus

qu’un murmure.

Mon blog s’éteint peu à peu.

Faute d’inspiration ?  Faute de nouvelles directives ? 

Il faut trouver autre chose.

Je cherche.

Peut-être l’éclair de l’idée géniale viendra-t-il ranimer tout ça.

Peut-être pas.

C’est une sorte de suspense, que j’installe là, mais vraiment, vraiment  involontaire.

J’aimais beaucoup écrire ce blog.  S’il s’arrête, il me manquera beaucoup.

C’est comme un carnet intime qui est arrivé à la dernière page : le marchand

est en rupture de stock de carnets vierges. 

QUAND Y AURA-T-IL DE NOUVEAUX CARNETS ?  Il ne sait pas.

En attendant, j’ai le blues...

 


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SOSO'S NIGHT

Publié le par Miss Comédie

 

 

Soso001.jpg

Ca s’est passé samedi dernier au théâtre LULU SUR LA COLLINE à Lyon.

Qu’est-ce qui s’est passé ?

Sophie ma très belle sœur, fêtait son « INDEPENDANCE DAY » en grande

pompe.

Qui y avait ?

 Toutes les pointures  : les clients, les amis, la famille, les jeunes, les seniors,  (sauf les vieux), les amoureux, les ex, et les ratons laveurs.

Dress code ?

Free clothing, c’est-à-dire un amalgame de toutes les tendances de la création dans un joyeux méli-mélo d’étoffes et de couleurs.

L'ambiance était comment ?

In the mood for love !

 

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LES FLONS FLONS DU BAL

Publié le par Miss Comédie

UNE  FILLE  EN  ORdior.jpg

Sophie avait prévu le coup : comme tout le monde allait se bousculer pour l’approcher, elle devait être facile à trouver, alors elle  avait choisi de revêtir une robe étincelante, miroitante,  la robe couleur de soleil de Peau d’Ane.

Elle était superbe, notre Soso, qui savourait le bonheur d’avoir autour d’elle tous les satellites de sa trajectoire fulgurante.

 

UNE PIÈCE DÉMONTÉELulu.jpg

 

La pièce que nous ont offert  les acteurs de la troupe de LULU SUR LA COLLINE a joué un rôle prépondérant dans l’allégresse collective qui a régné sur cette soirée.    L’annonce faite avant le lever de rideau nous enjoignait précisément à « poser nos cerveaux à côté de nous », c’était un précieux avertissement.

LE CLAN DES DIVORCÉES, trois femmes dont une jouée par un homme, à la recherche du mâle idéal, ne donne pas dans la dentelle et apparemment, personne n’avait envie de dentelle car le vacarme des rires n’a pas eu un seul temps mort.  Ca, c’est du talent,  voyez-vous,   se composer un personnage à la comédia dell’arte,  parfaitement caricatural, et tenir une salle de deux cent personnes à coup de répliques coups de fouet.  Chapeau !

 

DES AMIS KADOHermes.jpg

 

Ce fut peut-être le clou de la soirée : Soso appelée sur scène pour recevoir son cadeau.     Elle a escaladé le plateau avec grâce, s’est retrouvée face au public sans la moindre  timidité apparente, et puis on a fait le noir et quand la lumière s’est rallumée on a vu sortir d’un gros gâteau son neveu et sa nièce Louis et Valentine, arborant un gros paquet-cadeau.

L’emballage orange était parfaitement reconnaissable, le cadeau était vraiment un Gros Cadeau !

Ca n’était pas  vraiment une surprise, Soso a déballé le sac HERMÈS et  l’a mis à l’épaule pour faire quelques pas devant la salle hystérique.

La générosité de ses amis montre bien à quel point Soso est populaire !

Personne ne peut s’étonner de cette largesse, tant Sophie est capable elle aussi de générosité et de don de soi.     Dans la famille, on est tous d’accord : elle aurait fait une épouse idéale.  Où est-il, le mec qui mériterait une telle femme ?   Peut-être pas loin, finalement.   Soso garde son mystère.

 

  ON THE DANCE FLOOR

 

    boule On ne lésine pas avec la sonorisation de la piste de danse.

  Soso avait mis en place l’équipe de choc.  Ils ont su augmenter le son au fur et à mesure des déhanchements qui envahissaient  le terrain.

Bientôt, le brassage des générations s’est opéré en synergie avec les tubes inébranlables du moment (les mêmes depuis vingt ans)  Moi, j’ai eu le déclic seulement à l’arrivée de BILLIE JEAN et après quoi  je ne me serais plus arrêtée.   La musique a atteint son niveau sonore le plus élevé vers 2h du mat et là c’est comme une drogue, l’être humain devient un électron libre lancé dans le cosmos et perd son identité.

 

 

FILLE DE PUB

 

Sophie et moi on était collègues chez RSCG-Ferton Billères.  Grande époque.

Elle faisait un métier d’hommes (la fabrication) et petit à petit elle a acquis une autorité en la matière qui l’a fait respecter dans les milieux de l’imprimerie, comme on respecte un homme de l’art.  Respecter et redouter, car il ne fallait pas plaisanter avec les prix et les délais.  Sophie sait très bien argumenter ses revendications et ne cède pas un pouce de terrain lorsqu’elle est dans son bon droit.

C’est comme ça qu’elle a pu un jour s’évader des prisons d’agences pour exercer son métier en toute liberté…  et nous offrir cette grandiose Soso’s Night !

 

ENFANT DE LA BALLEtennis.jpg

Le tennis, moi je ne peux pas juger.  Mais je vois bien qu’au  TCL (qui ne veut pas dire Transports en Commun Lyonnais mais : TENNIS CLUB LYONNAIS), elle règne en égérie.

Quand elle m’invite à déjeuner dans le jardin, l’été, au Tennis Club, on ne peut pas manger tranquille. Tout le monde a quelque chose à lui dire.  Elle est environnée de copines avec qui elle fait équipe.   Les copines du tennis ne sont pas les mêmes que les copines de pub, ni que les copines de bateau, ni que les copines de fêtes (ça, c’est son côté « quai de Saône » non partagé par la famille).  

Est-ce qu’elle est une bonne joueuse de tennis ?  Incapable de vous le dire.

 

QUE RESTE-T-IL DE SOSO’S NIGHT ?  UN BLOG !

 

Voilà.  Moi, comme j’ai  un blog, j’ai pu en mettre plus que les autres sur cette soirée mémorable.   Ce sera pour Soso l’occasion de venir me visiter !!!!

Bravo  ma Soso, je t’adore et je te souhaite de rester longtemps au centre de cette galaxie d’amour que tu as créée pour un soir et pour la joie de tous.

 

Miss Comédie

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LA RETRAITE OU LE DÉBUT DE LA FIN

Publié le par Miss Comédie

 

 

rideau_rouge.jpg LE RIDEAU TOMBE

 

La pièce est finie, l’acteur a donné tout de lui-même, il n’est pas fatigué,

l ne demande qu’à cntinuer, le public l’applaudit, mais le rideau tombe et

son rôle est terminé.

C’est comme ça que se retrouve le chef d’entreprise, le médecin hospitalier,

le professeur agrégé, tout ces gens qu’on pousse dehors parce qu’ils ont

atteint l’âge… de la retraite.

Où se situe l’âge de la retraite ?  Parfois à trente ans, parfois jamais.

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LA RETRAITE TUE

Publié le par Miss Comédie

 

 

  revolverLe coup de gong d’une retraite imposée est un assassinat.


J’en connais, des hommes accomplis, remuants, exigeants, talentueux, respectés, aimés, dans la force de l’âge, l’œil vif, le corps affûté, le coup de fourchette agile, ces hommes à qui la soixantaine ne donne pas envie d’aller à la pêche, ils sont bien dans leur peau, bien dans leur époque et ils ont encore tant à donner !

Je les ai vus, pas plus d’un an après que la lettre de licenciement leur soit arrivée.

Ce ne sont plus les mêms hommes. On les a émasculés.  Leur regard s’est vidé. Leur dos s’est voûté, ils ont pris du bide. Leur pas s’est alourdi.  Leur coeur est déserté.   Ils touchaient au but.  « Allez go, pose ça là, prends tes affaires et rentre chez toi. »

Les heures, les journées s’égrènent désormais dans une apesanteur où ils flottent, tels des satellites inutiles, dans l’effervescence d’un univers en pleine accélération.

Leur vie de couple est déséquilibrée, leur présence  passive pèse. Ils le sentent. Ils souffrent aussi de cette défaite-là.

 

 

 SOUS LES PAVÉS, LA RETRAITE

 

Dans la rue, on n’envisage pas vraiment la retraite sous cet angle-là.

La retraite  n’est pas un déchirement, c’est une aubaine.  On voudrait qu’elle soit avancée à trente-quatre, ce serait plus logique.

Manifester pour deux ans de différence, ça semble un peu hors de propos.

Trente-quatre ans  serait  une vraie revendication.

Et puis qu’est-ce que les lycéens viennent faire dans des problèmes de vieux ?   C’est  probablement pour que la manif soit plus gaie.

 

Non, décidément, les Français ne peuvent pas tous être d’accord sur le problème des retraites.

Donc, le plus simple serait que chacun choisisse son heure.  Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement n’a pas pensé à ça.   Les allocations seraient en proportion avec l’âge  du départ  : de plus en plus élevées pour récompenser les travailleurs acharnés.

Equitable, non ?

 

 

LA RETRAITE, IL S’EN TAPEJean-Piat.jpg

 

Parlez-lui de retraite, il vous regarde avec ses yeux clairs et il vous fait un grand sourire, comme si vous lui demandiez s’il avait envie d’aller sur la lune.

Jean PIAT a eu 86 ans le mois dernier.  Il est en tournée avec  la pièce de Françoise DORIN : « VOUS AVEZ QUEL AGE ? »  titre sur mesure,  qu’il a créée à la Comédie des Champs-Elysées en 2009.

Il sera donc à Lyon au Théâtre Tête d’Or, les28 février  et 26 avril 2011, seul sur scène dans une mise en scène de Stéphane HILLEL, son jeune complice.

Le spectacle est déjà complet.  Elles se précipitent, et leurs maris ne sont pas contre, ils y vont aussi.  Jean  PIAT a toujours été bankable et il l’est encore.

Une sorte de Clint EASTWOOD français, mais Clint EASTWOOD n’a jamais joué RUY BLAS, ni  ROBERT D’ARTOIS dans LES ROIS MAUDITS… CA nous a marqué les esprits.

 

ELLE AUSSIdanielle-darrieux.jpg

 

Danielle DARRIEUX  a passé l’âge de la retraite.  Elle a 93 ans, dont  il y a prescription.  Sa carrière file droit, sans à-coups, entre théâtre, cinéma et télévision.  Là, comme ça, je la revois dans HUIT FEMMES de François OZON, la dame âgée sexy, et puis récemment au théâtre dans OSCAR ET LA DAME EN ROSE, d’Eric Emmanuel SCHMIDTT.

Dans un VIVEMENT DIMANCHE, invitée par Michel DRUCKER en même temps que quelques copines de son époque, elle les avait toutes atomisées par son rire, sa vivacité, sa mémoire et son humour.

Bel exemple de rébellion.

 

Heureux ou pas, le retraité a désormais  droit, en plus de la carte Orange et la carte Senior,  à une appellation contrôlée.

On lit maintenant dans la presse « Un retraité agressé devant son domicile » ou « une retraitée interpellée pour avoir molesté une femme en burka ».

Notre société comporte ainsi des espèces bien distinctes qui ne se mélangent pas entre elles :  les jeunes, les SDF, les people, les quadras, les retraités, les seniors +.

Je ne sais pas vraiment où je suis, là-dedans.

 

Miss Comédie.

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YVES SAINT-LAURENT ET KARL LAGERFELD HÉROS DE ROMAN

Publié le par Miss Comédie

 

 

 

L'HISTOIRE DE DEUX FIGURES DE PROUE RIVALES,

L'HISTOIRE D'UNE ÉPOQUE

 

Ca se lit comme un roman et c’est un roman qui a duré quarante ans.

Le destin parallèle d’Yves Saint-Laurent et de Karl Lagerfeld  m’a tenue

en haleine dans le  livre de Alicia DRAKE.

 

Quelle somme d’interviews, de documents consultés, de rencontres et aussi de psychologie, dans cette fresque qui épate par son impartialité !

 

J’ai revécu au fil des pages toute la flambée créative des années soixante, soixante-dix et quatre vingt, que j’avais subie sans le savoir.

J’avais vécu ces années en admirant ces deux hommes (surtout YSL), et portant leurs vêtements, (surtout ceux de YSL) en écoutant leur musique, en jouissant de l’immense liberté qui régnait alors…

 

HALETANT

Je ne soupçonnais pas quelles intrigues, quelles jalousies, quelles rivalités entre ces deux hommes et leur cour.

Je ne savais pas, lorsque j’allais au Sept ou au Palace, qu’autour de moi circulait de la drogue, des regards lourds de désir sexuel exclusivement réservés aux hommes… Il est vrai que j’y allais accompagnée de comédiens homos de mes amis, et je me fondais dans leur groupe, mais leur groupe était de ceux qui arrivaient tôt et partaient tôt.  Nous n’avons jamais vu les fins de partie, avec leurs épaves titubant sur le trottoir.

 

EMOUVANT   images

Mais surtout, je n’imaginais pas une seconde la souffrance qu’a enduré Yves SAINT-LAURENT tout au long de sa carrière glorieuse, ses efforts pour surmonter sa faiblesse, ses moments de découragement, ses recherches infinies pour arriver au style suprême, son style.

Je ne me doutais pas de l’appui inébranlable que lui a prodigué Pierre BERGÉ, que je tenais pour un arriviste au coeur dur. 

Je ne me doutais pas de son « amour fou » pour Yves STAINT-LAURENT.

 

Je ne connaissais pas sa « famille » : Loulou  de la Falaise et son mari Thadée Klossowski, Betty Catroux, Anne-Marie Munoz, et son fidèle Jean-Pierre directeur du studio, et Felisa la « première »  adorante, tous emplis de dévotion et d’indulgence, Yves était souvent « souffrant », ils le soutenaient, ils le comprenaient.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lagerfeldDu côté de KARL  LAGERFELD, j’ai  eu davantage encore d’étonnement à

découvrir sa jeunesse de grande folle perchée sur talons hauts, entouré d’une horde d’artistes américains à la sexualité débridée, sans aucune inhibition, se moquant de lui à longueur de journée pour son comportement

anachronique, son goût pour les déguisements historiques, sa passion pour les livres et la culture, et qui faisait mine d’ignorer leurs sarcasmes.

Il les hypnotisait, cependant.  Par son talent de styliste, par son allure et ses antécédents aristocratiques, et surtout, surtout : par sa facilité à dépenser de l’argent.   Ils vivaient tous à ses crochets, à Paris, à St-Tropez en vacances, en voyage à New-York, rien n’était trop beau, rien n’était trop cher.

 

Je ne me doutais pas que certains soirs à la COUPOLE, je dînais à quelques mètres de cette bande de fous qui s’amusaient à se draguer,  provocants, choquants : Karl LAGERFELD, Antonio  LOPEZ, Juan, Donna, Corey, et plus

tard : Jacques de BASCHER.  

D’où venait-il, celui-là, dont je n’ai jamais lu ni entendu le nom en ce temps-là ?

Il a pourtant joué un rôle primordial dans l’évolution du groupe, il a inspiré Karl jusqu’à sa mort, il a été son protégé, son amant, son fils adoptif, sans jamais avoir eu droit à un statut officiel.

Ce personnage d’un romantisme fou, parfaitement hors de son temps, beau comme un dieu, d’une élégance suprême, sans aucun talent  hors celui de charmer, fut l’une des premières victimes du sida.

 

Le sida.  Je réalise aujourd’hui que j’ai vécu les années les plus importantes de ma vie d’adulte à une époque où l’on ignorait encore ce virus.

Le livre décrit formidablement bien l’écroulement d’une société qui soudain découvrait l’interdit. 

 

Yves SAINT-LAURENT et KARL LAGERFELD ont échappé à cette malédiction,

eux qui pourtant ont abusé des aventures aléatoires et des amours d’un soir…

Le talent a-t-il joué un sôle salvateur ?

 

Alicia DRAKE  brosse  deux portraits d’une précision impressionnante, étayés par les notes de la fin qui prouvent l’authenticité des faits.

L’émotion est là, à chaque page, surtout lorsqu’il est question de la carrière d’Yves, avec ses collections de plus en plus inspirées et ses succès planétaires, entrecoupés de ses trébuchements et ses sursauts de phénix.

 

La vérité est là, imparable : Karl LAGERFELD a toujours souffert de l’ascension fulgurante d’ Yves SAINT-LAURENT.  Ensemble ils avaient pris leur envol mais YVES avait su capter l’héritage de Christian DIOR. 

KARL a dû attendre  trente ans pour capter celui de CHANEL.

Il a assisté à  un bouleversement : la disparition de l’esprit « haute couture » au profit d’une mode proche des femmes, le prêt-à-porter,  emblématique du style Saint-Laurent.

 

De ce que je connais de Karl LAGERFELD à travers son comportement médiatique, je ne m’étonne pas d’un détail dont le livre ne cache pas l’importance :  Karl a mal vécu cette rivalité et l’a entachée de critiques

mesquines, de piques et de pointes contre Yves qui fut son ami.

Moche.    Malgré ses grands airs, ce n’est donc pas un gentilhomme.

 

Je ne me doutais pas, enfin, que Karl LAGERFELD avait aujourd’hui 77 ans.

 

Je lis en ce moment le Houellebecq.   J’aurai certainement beaucoup à en dire … à moi-même, naturellement.

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MISS COMÉDIE CHANGE DE STYLE

Publié le par Miss Comédie

 

Je change de plume.  Les chroniques, ça me  tente plus.

Je passe aux scènes de ma vie à moi.

Ma vie c’est la vie de tout le monde, la vie d’aujourd’hui.

Ca sera sûrement aussi drôle, mais plus intimiste, le fond

de ma pensée, quoi !

Je me parlerai à moi-même, mais tout le monde pourra lire ce

que je me dis...

 

 

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FACEBOOK EST MAINTENANT AMI AVEC LE CINÉMA

Publié le par Miss Comédie

 

Je me disais qu’il faudrait attendre un bon moment avant de se retrouver au ciné devant un prodige comme AVATAR, on a attendu quelques mois et on a eu INCEPTION, qui ne vaut pas AVATAR, mais qui soulève encore un sacré pavé dans l’imaginaire universel.

Et là, on nous balance SOCIAL NETWORK. Il fallait d’urgence se pencher sur le problème !  FACEBOOK est un phénomène de société sans précédent.poign-e-de-mains.gif

Et voilà que le petit acteur inconnu qui joue le rôle du fondateur de FACEBOOk  émerge de l’anonymat comme une baleine sortant de l’océan, et fait frémir les  rédacteurs culturels.  Il aura l’Oscar du meilleur acteur, c’est sûr.  Même s’il ne joue pas bien, il incarne le symbole de la Réussite planétaire, que personne n’avait encore atteint, même Howard Hugues.

Il s’appelle JESSE  EISENBERG, il a 27 ans.  Je ne le trouve pas spécialement sexy sur les photos, mais il faut le voir à l’écran.

Je suis sûre que le film va faire un carton, d’abord il est réalisé par David FINCHER qui a fait FIGHT CLUB et BENJAMEN BUTTON…

Et puis, tout le monde voudra connaître l’histoire secrète de ce mystérieux magicien que l’on imagine dans une salle close, entouré de centaines d’ordis, et couvrant la planète d’un réseau invisible et toujours plus dense, jusqu’à ce que tout le monde soit ami avec tout le monde, et que la terre explose.

 

LE GRAND ENTREMETTEUR  

 

Il s’appelle, cet homme-là, Mark ZUCKERBERG.  Qu’est-ce qu’il pense de tout ça ?  Rien, il ne veut pas en entendre parler. Il ne donnera aucune interview, il n’assistera à aucune projection. Il dit que ce film est de la « fiction ». C’est dire qu’il ne cautionne pas. Alors, il faudra bien accepter l’image que nous en donne le scénariste, Aaron SORKIN.

Mais enfin, quand même, il y aura bien un peu de vrai, dans ce portrait !  Je me régale d’avance.

 

Je ne m’étendrai pas là-dessis car om fait qie je travaille à ma pièce ROSE en cours de rénovation. Je trouvais le ton un peu trop gris (un Rose grisâtre….) et je lui donne un couleur plus gaie.

 

D’ailleurs je ne m’étendrai plus sur rien,  si je veux garder un peu de temps pour... et ben pour tout le reste.

Cela ne peut que satisfaire les éventuels lecteurs de ce blog, car ils sont tous, forcément, aussi débordés que moi.

                                   

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CA VA CHANGER !

Publié le par Miss Comédie

 

le masque-448fa-copie-1L’été nous a enlevés dans sa bulle d’insouciance, nous rendant sourds et aveugles aux dures réalités du quotidien.

L’atterrissage de la rentrée n’en est que plus dur.  Faudra-t-il revoir les mêmes têtes, lire les mêmes journaux, écouter les mêmes discours, subir les mêmes règlements ?

Ne verrons-nous aucun CHANGEMENT ?

Si, si !   Le blog de Miss Comédie va changer.

Complètement.  Je vous dirai pas aujourd’hui  quel sera son nouveau jus, mais attendez-vous à du brutal, comme le  scotch des tontons flingueurs.

Je me donne un petit mois pour le mettre au point.

Rendez-vous en octobre pour découvrir une formule  tout-à-fait originale, un suspense quotidien.

Les cailloux du Petit Poucet pour arriver jusqu’à la Forêt profonde et mystérieuse, peuplée des rêves les plus fous.

`A bientôt,

 

Miss Comédie

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ARRÊT SUR IMAGE

Publié le par Miss Comédie

 

 

 

_Bernard_Giraudeau_Photo_2_par_Sylvie_Lancrenan_.JPGAu cinéma, ça ne veut pas dire « « fin du film ».  Ca veut dire qu’on immobilise

pour un temps la pellicule  pour une raison quelconque : soit rester en admiration devant l’image présente, soit faire une pause café, soit souligner le propos en insistant sur l’image… etc, etc, mais on sait bien que l’histoire reprendra son cours  jusqu’à la fin.

Il y a aussi des arrêts sur image qui  ne reprennent pas le cours de l’histoire.

Bernard GIRAUDEAU a reculé, reculé le moment où la pellicule  refuserait d’avancer.  Dix ans, ça a duré.  Il est resté debout, fier et narquois, défiant la bestiole qui le rongeait.

Bizarrement,  son visage et sa voix se sont imposés à moi dans mon dernier post,   trois jours  avant sa mort.   J’étais heureuse de parler de lui comme d’un  être vivant, face au soleil sur le parvis de la Collégiale de Grignan, face au soleil et à l’avenir, je croyais.

Non, il était déjà couché, fourbu,  et l’arrêt sur image s’est produit.

Ca fait beaucoup, en si peu de temps, TERZIEFF, GIRAUDEAU,  quel vide dans le paysage.

Alors moi aussi, j’arrête ce blog pour un temps… Jusqu’à la rentrée ? Peut-être, oui, à la rentrée.  Peut-être avant…

 

 

palmier-cocotier-plage-mer-sable

 

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EFFROYABLES GRADINS

Publié le par Miss Comédie

 

 

Bien sûr, il y a les gradins surchauffés du 14 juillet, aux armes citoyens, formez vos bataillons… mais ce mois-ci est plein de gradins festivaliers plus ou moins confortables…

Deux règles d’or : éviter les spectacles en plein air qui commencent avant 21h.  En juillet le soleil est ardent jusqu’à la tombée de la nuit et on ne vous prévient jamais quand vous êtes placé dans la partie soleil…

Eviter le spectacle d’ouverture au Festival d’Avignon « in ».  C ‘est généralement l’occasion de présenter une création étrangère sans queue ni tête et qui dure trois heures.

Sinon, tout peut se passer dans la voluptueuse douceur d’une belle nuit d’été, comme à MONACO au Sporting, par exemple.

 


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SPECTATEURS DU PIRE ET DU MEILLEUR

Publié le par Miss Comédie

 

PLEINS  FEUX SUR LA COLLÉGIALE  A  GRIGNANGrignan-Collegiale_Saint-Sauveur-1.JPG

 

Le Festival de la Correspondance à GRIGNAN attire un  monde fou.  Plutôt du beau monde, venu de la capitale enrichir ses connaissances en matière de correspondances inédites.

Cela se passe sur le parvis de la Collégiale, la chapelle du Château de Grignan.  La superbe et monumentale porte latérale de la chapelle  s’ouvre sur le parvis, espace scénique idéal face à la grande cour pavée qui disparaît sous les gradins en période de festival.

Ah, ces gradins !  Métalliques, sonores, superposés jusqu’à une hauteur vertigineuse, ils tournent le dos aux derniers rayons du soleil couchant qui les baignrnt du premier jusqu’au dernier rang.

Heureux sont les prévoyants qui ont pensé à apporter un chapeau, un éventail, une bouteille d’au…  mais ce ne sont pas les spectateurs les plus malheureux.

Face à eux, comme une victime immolée au dieu Hélios, L’Acteur  impassible lit son texte dans un brasier rougeoyant, incapable de regarder son public en face.

Il faudra attendre une bonne heure avant que les rayons disparaissent, rangée après rangée, jusqu’aux murs de pierre blanche devant lesquels le liseur est en train de fondre.

Je souviens de Bernard GIRAUDEAU, il y a trois ans, sous son chapeau de brousse, le visage cramoisi et le sourire narquois, qui défiait l’astre cruel d’une voix pleine de nuances exquises.  Il lisait les lettres de Cesare PAVESE à sa sœur et à d’autres gens, lettres d’un rebelle sans avenir.

Cette année, Denise CHALEM nous a joué une sorte de pièce-lecture écrite par elle et probablement autobiographique, « PARIS SEPTIEME, mes plus belles vacances » sur un sujet morbide et rebattu, les durs moments d’une femme atteinte du cancer du sein. Là, ça finit bien, elle a amélioré son bronzage et nous a charmés par son marivaudage avec son infirmier, Alain FROMAGER, épatant.

Il y a souvent des malaises sur ces gradins, nous dit-on.  Mais chaque année, on remet les gradins sur le parvis de la Collégiale.

 

 

A  PLEIN TUBE DANS LA COUR D’HONNEUR  EN AVIGNONfestival-d-avignon_276.jpg

 

Là,  j’ai pas vu mais j’ai lu le papier de Philippe CHEVILLEY des ECHOS et j’ai eu des sueurs froides.

Mais à côté, celui de Fabienne PASCAUD dans TELERAMA redresse la barre.

Il souligne l’inacceptable, elle reconnaît l’intelligence.

Il a vu la bouteille à moitié vide, elle a vu la bouteille à demi pleine.

Il s’agit de PAPPERLAPAP, de Christoph MARTHALER, présenté en ouverture du Festival.

La suite de scènes inégales qui forme le propos : désacraliser la cour d’honneur, faire ressurgir ses fantômes, n’a pas été assez travaillée en profondeur.  Le metteur en scène suisse n’a pas puisé son inspiration dans l’approche quotidienne et charnelle de ce lieu mythique.  C’est très beau, d’écrire sur un monument légendaire pour détruire son mythe.  Encore faut-il l’avoir arpenté, touché, admiré, avoir vu son ombre décliner avec le soleil du jour, avoir perçu ses moindres bruits, la nuit, l’avoir vu servir de décor à toutes les fantasmagories, et ressortir chaque fois intact.

C’est d’ailleurs ce qui se passe ici : après le déferlement de violence d’une scène où la cour entière sembla prise dans un cataclysme assourdissant et aveuglant, provoquant le départ d’une partie des spectateurs, le spectable prend fin et la troupe quitte la scène, laissant le mythe invaincu

dans  sa splendeur éternelle.   Les éléments de décor  qui faisaient la nique aux vieux fantômes restent là, dérisoires.

Comme l’écrit Fabienne PASCAUD « on n’ébranle pas comme ça  huit siècles, on peut juste leur faire un clin d’œil. »

Et c’est beaucoup de bruit pour rien.  Ce spectacle, créé spécialement pour la cour d’honneur du Palais des Papes, ne pourra plus jamais être joué ailleurs.

 

 

STEVOE WONDER  A MONACO : WONDERFUL !

 

Au SPORTING d’ETE les gradins sont des fauteuils club et les extravagances sont exclues.  On aime le beau mais pas la brute ni le truand.  On est très conservateur. 

C’est Stevie WONDER qui assure l’événement dans la Principauté, jusqu’au 28 Aôut.

Notoriété intacte.  Talent inébranlable.  Une voix d’or, mûrie par le temps.

Il fut Little Stevie Wonder, le camarade de Michaël JACKSON lorsqu’ils étaient encore enfants surdoués.  L’un aveugle, l’autre qui voulait être blanc.

Ils se soutenaient, s’encourageaient.  Stevie WONDER reprend aujourd’hui « Human Nature », un tube de Michaël, en hommage à son pote. 

Ceux qui restent ne sont pas forcément les plus heureux.

 


 

 


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SOUS LES PAVÉS, LA PLAGE

Publié le par Miss Comédie

 

 

palmier-cocotier-plage-mer-sable.jpgC’est le 14 juillet, la ville est tétanisée sous le poids de la chaleur et des commémorations,  quelques veinards prennent la route direction la mer,  VOIR  LA  MER  est toujours un désir violent qui vous prend au milieu de l’année.

Bonnes vacances, bonne mère !

Miss COMEDIE

 

 

 

 

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... ET TOUJOURS EN ETE !

Publié le par Miss Comédie

La chanson de Nino FERRER,  LE SUD, est l’une des plus belles chansons françaises du XXème siècle.  Elle finit mal, les bonheurs de l’été ont toujours une fin.  Mais pour l’instant, l’heure est à la béatitude, le soleil est avec nous.
Nino s’est envolé un jour d’été, deux jours avant son anniversaire.  Il allait avoir 64 ans, ce jour plus douloureux qu’un autre, ce 13 août 1998.
Soixante-quatre ans.   Impensable pour Nino FERRER, le bel ado des sixties.
pourquoi est-ce que je pense à Nino FERRER ?   Un soir, chez des amis, il m’avait glissé  « je brûle pour vous ».  Quelle déclaration !

    



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BRULER LES PLACHES (OU CREVER L'ECRAN ?)

Publié le par Miss Comédie

HÉRÉDITÉ : ENFANTS DE STARS

HUPPERT, GAINSBOURG, JUGNOT, CHESNAIS,  CHEDID,  GIRAUDEAU,  SEYDOUX, DASSIN, SARDOU… vous connaissez ?
Non, je parle de Lolita, Charlotte, Arthur, Mathieu Jr,  Sarah, Léa, Julien,
Davy… leurs enfants.
Que  serait le paysage audiovisuel français sans les fil et filles de ?
Et finalement, on leur reconnaît le même talent qu’à  leurs augustes parents, même si parfois c’est très contestable.  Ils ont droit à toutes les indulgences : ils sont beaux et ils rappellent le temps où l’on idolâtrait leurs parents.
Et, miracle, ils attirent les foules autant que papa-maman, voir Charlotte GAINSBOURG avec M. qui font des triomphes en tournée d’été.
Pour Lolita CHAMMAH  et sa première apparition sur les écrans, elle se lance avec la bouée HUPPERT à laquelle elle doit bien s’accrocher, mais le film joue sur ce duo chien et chat  pour faire des entrées…. mais il aurait fallu choisir une autre date de sortie !
Il faudra attendre la rentrée pour aller juger au théâtre si l’hérédité marche bien pour Emilie CHESNAIS, Arthur JUGNOT ou  Julien DASSIN…
Et il faudra attendre 2011 pour contempler la beauté d’Anouchka DELOn, beauté héritée de son père… avec le talent ?  Elle n’a que 20 ans, comment peut-elle avoir du talent ?



LONGÉVITÉ : IGGY POP, BETE DE SCENEiggy_tebbit.jpg

Pendant que résonnaient les trompettes de la Cour d’Honneur à Avignon, pour l’ouverture du Festival, l’OLYMPIA de Paris résonnait des accents sauvages des Stooges de Iggy POP.
A  soixante quatre  balais (plus jeune que Johnny !)  il garde les cheveux longs, jaunes et gras  et malgré une hanche déglinguée, il occupe la scène avec une frénésie  d’adolescent.  Il paraît qu’il entame la chanson « I Wanna be your dog » en aboyant et à quatre pattes.  Les fans adorent.
Mais moi j’ai dans mon iPod un morceau très doux qu’il change avec beaucoup de sensuelle délicatesse : How Insensitive ».
Il sera le 14 juillet à LYON aux Nuits de FOURVIERE et il y mettra le feu, c’est sûr !


  FEU  SACRÉ

Marie- Noëlle TRANCHANT, du FIGARO, a rencontré Laurent TERZIEFF dans son bureauOCNT-Terzieff Laurent haut perché de la rue du Dragon.
« Sur scène il était fièvre et feu. Quand on le rencontrait, on voyait à la fois sa réserve, sa bienveillance, son élégance, son ironie légère. »
Il a dit : « Faire du théâtre, c’est se mettre à l’écoute du monde pour en être la caisse de résonance. »
Quel est le déclic qui lui a fait s’engager dans le théâtre ?  C’est en assistant à une représentation de « La SONATE DU SPECTATEUR » de STRINGBERG, mis en scène par roger BLIN en 1949.
Ses premiers pas sur scène : dans « TOUS CONTRE ADAMOV » de Jean-Marie SERREAU.
Et au cinéma, bien sûr, dans LES TRICHEURS de Marcel CARNÉ. Il y tenait un rôle d’étudiant bohème et cynique très loin de sa vérité profonde, mais ce personnage l’a rendu célèbre, ironie du sort.
En 1961 il rencontre Pascale de BOYSSON, avec qui il vivra et jouera avec passion  pendant  quarante ans.  Ils ne se sont pas mariés, ils n’ont pas eu d’enfant. Leur vie était consacrée au théâtre,  rien qu’au théâtre.

TU BRÛLES, LAURENT POITRENAUX !affiche jacno

Si j’en crois Armelle HELIOT du FIGARO, le spectacle qui se donne à AVIGNON dans la Salle du GYMNASE GERARD PHILIPE est la perle de ce début de Festival.
Et Laurent POITRENAUD, l’acteur qui mène le jeu, un phénix.
La pièce, « UN NID POUR QUOI FAIRE ? » est tirée d’un roman d’Olivier CADIOT, écrivain associé au Festival cette année, et mise en scène par son complice Ludovic LAGARDE.
J’aime les critiques quand ils adorent un spectacle et en erdent leur latin.
Armelle HÉLIOT use des superlatifs comme on arrose une pelouse en été.
C’est mieux que répandre sa bave

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L'AUTRE COULISSE DE L'ODEON

Publié le par Miss Comédie

Où va Olivier PY quand il sort de répétition et qu’il a faim, soif et chaud ?cafedelodeon-zoom.jpg
Il traverse la place et il va s’asseoir à la terrasse bénie du CAFÉ DE L’ODÉON.
Ce Café-là n’existait pas de mon temps, lorsque de mon balcon je regardais à ma hauteur les fenêtres des loges où les comédiennes faisaient sécher leurs collants…
Je donnerais beaucoup pour retourner vivre là, maintenant qu’il y a cette terrasse…  Mieux que celle du Petit Suisse, où j’allais boire mon café, parce que soustraite au flux incessant des voitures et des passants. Un ilôt de calme face à la majestueuse façade de l’Odéon.
Je vous dis encore une fois « à bientôt » mais l’été ne sera-t-il pas le gouffre
dans lequel sombrera mon blog ?  A  voir…
Bonnes vacances,
Miss COMEDIE ;

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GRANDS DÉPARTS

Publié le par Miss Comédie

 

OCNT-Terzieff_Laurent.jpgC’est le moment qu’il a choisi pour s’éclipser, peut-être pour passer inaperçu, lui si modeste, le grand, le beau, s’inspiré Laurent TERZIEFF, vendredi soir, nous laissant seulement incrédules.

  Qui prendra la relève ? Celui dont le discours mettait tout le monde d’accord, avec tant d’amour et de tolérance ajoutés à l’immense talent d’acteur, n’a pas laissé de disciple.   Il reste dans nos mémoires avec l’image de son dernier rôle, un acteur shakespearien complice de son  habilleur  Claude AUFAURE sur la scène du Théâtre rive Gauche. La pièce s’apppelait L’HABILLEUR.  Un rôle sur mesures.

Les grands départs peuvent aussi être provisoires, le temps d'un plongeon dans la grande Bleue, le temps d'oublier que nous, on reste, pour le meilleur et pour le pire.

  

 

 

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MOUVEMENTS DE FOULE

Publié le par Miss Comédie

 

C’EST LA QUE CA SE PASSE

 

EN  AVIGNON, DANS LA COUR D’HONNEURaffiche jacno

 

Cette année, pas de polémique pour le in : à la cour d’Honneur du Palais des Papes, réconcilie les puristes et les iiconoclastes avec un programme éclectique.   SHAKESPEARE y côtoie GIRAUDOUX, Olivier CADIOT, Christoph MARTHALER, Rodolphe BURGER… 

-  une création contemporaine de Christoph MARTHALER et Anna VUEBROC,

« PAPPERLAPPAP »,  ouvrira le Festival le 7 juillet.

Le lendemain,  un  monument, la pièce qui inaugura le Festival de Jean VILAR en 1947 : « LA TRAGEDIE DE RICHARD II » de Shakespeare, avec Denis PODALYDES dans le rôle titre, mis en scène de Jean-Baptiste SASTRE.

Ce spectacle, dans son décor magnifique, sera diffusé en direct par France 2.

La sélection qui suit  est  intéressante, je vous en parlerai au fil des jours. 

 

BAL SOUS LE PONT  

 

Cette année pour le 14 juillet,  on dansera sous le pont !  Pourquoi pas dessus ? Parce que c’est un tas de pierres en ruines et que les travaux coûteraient trop cher. Non, mais dessous c’est aussi rigolo on peut encore chanter la chanson : « sous  le pont d’Avignon » et le tour est joué.

L’animateur de ce retour aux sources  est  Rodomphe BURGER et l’entrée sera filtrée…

 

GRAND-MESSE AU CLOITRE DES CELESTINS

L’un des plus beaux lieux du Festival sera le thâtre d’un spectacle très initiatique créé par Anne Teresa de KEERSMAEKER, mêlant danse et musique polyphonique du XIVème siècle, pas vraiment du yéyé.

Le Festival d’Avignon ouvre mercredi è juillet et dure jusqu’au 2

J ‘aurai tout le temps de vous parler des moments forts du OFF, qui surgissent au jour le jour.

 

EN VILLE, ON VA AU CINE

 

Trois spots qui valent le coup doeil :

 

COPACABANA avec Isabelle HUPPERT et sa fille Lolita,  Sur la photo, on se demande où est la mère et où est la fille.  En fait, on reconnaît la mère à son regard sévère et la fille à son air perdu.   HUPPERT a dû profiter d’un créndeau  en période creuse pour tester les capacités de sa progéniture.

SHCREKOn connaît, c’est le 4ème et dernier.

Devenu papa de trois enfants, même s’il est transporté dans un univers parallèle un peu foutraque, il est temps qu’il prenne sa retraite.  

TOURNEE

Prix de la Mise en scène au dernier Festival de Cannes.  On attend TOURNEE au tournant.

Mathieu AMALRIC n’est pas si jeune que ça : 45 balais et plusieurs films dans sa besace, après avoir été l’assistant-stagiaire de Louis MALLE sur AU REVOIR LES ENFANTS. 

Il est sympa, AMALRIC, même quand il dit en se polissant les ongles « mon film est une bouffée d’oygène » ah ! s’il le dit ça doit être vrai.

Tout le monde a envie de voir ce film, dommage qu’il sorte en Juillet, la plupart d’entre nous auront la tête ailleurs.

 

 

 le masque-448fa-copie-1 MA REVUE DE PRESSE  THRILLER

 

 

CINEMASO

 

Eric  NEUHOFF a vu LA DISPARITION D4ALICE CREED, de l’Anglais  BLAKESON.   J’ai l’impression, à lire son papier, que depuis LE SILENCE DES ANGNEAUX il y avait eu un grand vide et que là, l’effroi est là.

Trois personnages, un huis clos, un kidnapping dont on ne sait ni la raison ni comment il finira… et la belle Gemma ARTERTON, ex James-Bond girl,  qui est à la fois la victime et peut-être le bourreau.  Il paraît que la fin est cruelle.  J'irai pas.

 

 

 

 

 

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LES LETTRES D'ANTONIN ARTAUD

Publié le par Miss Comédie

 

Je vous disais bien que je vous  reparlerais de lui :  il sera à l’affiche à la rentrée.

Qui ?

Antonin ARTAUD.  Cet homme souffrant, exigeant et iconoclaste est tombé amoureux, un jour, d’une actrice roumaine de la troupe de Charles DULLIN, Genica  ATHANASIO.

Il lui a écrit des lettres.  Il ne se doutait pas qu’un jour, des prédateurs littéraires  s’introduiraient dans l’intimité de ses tiroirs  et jetteraient ces lettres en pâtures aux intellectuels avides de faits divers.

Les voilà, ces lettres.  Elles seront lues par Carole BOUQUET au Théâtre de l’ATELIER à la rentrée prochaine.

 

Je vous quitte sur cette indiscrétion (je vous confie que je suis très curieuse de les découvrir, ces lettres, écrites par un homme dont la folie était tout sauf amoureuse, du moins en apparence...)

A bientôt,

MISS  COMEDIE

 

 

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BONNES LECTURES

Publié le par Miss Comédie

 

le-manuscritLire son rôle sur scène, pour moi c’est pas du théâtre.  Je  m’étonne du manque d’ardeur de certains acteurs qui, par manque de temps ou d’envie, se privent de l’exercice de mémoire/.  Oui, c’est par la mémoire que l’on entre au plus profond de son personnage.

En revanche, j’aime écouter un artiste lire de la belle prose,  j’adore écouter un écrivain lire des extraits de son œuvre.  Qui mieux que lui peut donner une  âme à ses créatures ?

Les jardins de la Drôme provençale se prêtent à ces exercices de style, sans tapage, sans flashes de journalistes, sans critiques pressés de démolir.

Les LECTURES DANS UN JARDIN de Martine LIMONTA et ses COMPAGNONS DE LA PIERRE BLANCHE,  à St-PAUL-TROIS-CHATEAUX, sont pourtant attendues chaque année par de plus en plus de fans.  Cette année, un Evènement : Patrice LECONTE à la table de lecture !

 

 

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STARS EN PLEIN AIR

Publié le par Miss Comédie

 

PATRICE LECONTE  LIT  LES FEMMES AUX CHEVEUX COURTSLECONTE

 

Toute malice, toute finesse, toute légèreté, c’est Patrice LECONTE.  Il ne se contente pas de faire des films, il écrit des livres.  Il ne se contente pas de les écrire, il les lit.  Oh, c’est surtout  par amitié qu’il a accepté l’invitation de Martine LIMONTA, l’initiatrice des LECTURES DANS UN JARDIN.  Et aussi par amitié pour son petit groupe d’amis de la Drôme, mais enfin, il l’a  fait.

 Loin des projecteurs, surtout.  Dans le secret enclos d’un jardin odorant, bruissant de chants d’oiseaux.

 IVAN le maître des lieux a installé une centaine de chaises face à la grande bâtisse de style provençal au crépi clair, toutes fenêtres ouvertes sur sa lumière intérieure.

La nuit est belle et tiède, le comble du luxe cette année…

Sur la petite estrade, une table couverte d’un tapis jaune, une lampe, une bouteille d’eau, un verre.

Patrice a commencé sa lecture par une boutade, comme d’habitude, et puis comme ça, comme s’il était dans son salon entouré de ses proches, il nous a raconté l’histoire simple de Thomas à la recherche de la femme de sa vie.  Thomas n’aime que les femmes aux cheveux courts, ce qui rend la chose encore plus difficile… et puis c’est un séducteur, elles lui tombent toutes sur le paletot…

Un texte  primesautier, un peu désuet, d’un style à la Raymond QUENEAU, très parisien et vif, qu’il a lu avec la même vivacité, mettant peu à peu de la couleur sur des situations délicieusement inattendues et cocasses.

Gros succès.  Tout le monde voulait acheter le livre et avoir sa dédicace.   Patrice LECONTE signait inlassablement, on lui apportait de temps en temps un verre du nouveau cru du Domaine de GRANGENEUVE, baptisé « TENTATION DE LA MARQUISE »… (GRIGNAN n’est pas loin…)

Divine soirée en compagnie d’une star sans faux col et des heureux habitants d’une région bénie des dieux.

 

RICHARD  GALLIANO  CE SOIR À FOURVIÈREgalliano

 

Ma mère achetait déjà des disques de lui dans les années 80, je trouvais ça bizarre, elle qui n’aimait que le classique et le jazz -  et bien, justement, richard GALLIANO, je devais le constater plus tard, est un des rares accordéonistes qui ait donné à cet instrument des accents jazzy, d’abord, et tout récemment, des accents classiques avec son dernier album « BACH » sorti chez Deutsche Grammophon, s’il vous plait,  faut le faire !

Je ne dirai pas que ça me colle au plafond, je préfère sa musique quand elle reste au stade folklorique supérieur, dirons-nous, mais pourquoi pas, Art BLAKEY et les Jazz MESSENGERS l’ont bien fait.

En tous cas Richard GALLIANO est maintenant reconnu par ses pairs comme une star du jazz classique et son accordéon brille du même éclat que celui de Carlos GARDEL ou d’Astor PIAZZOLA.

Il y aura foule ce soir au Théâtre Romain de FOURVIERE, et la nuit sera chaude dans tous les sens du terme.

 

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LES FOUS DE THÉÂTRE

Publié le par Miss Comédie

 

 

artaud.jpgAntonin ARTAUD serait abasourdi aujourd’hui, s’il voyait grossir le nombre de textes écrits pour le théâtre transformés en épreuves de dictée.

Lui qui disait avec un certain culot : « Nul n’a le droit de se dire auteur, c’est-à-dire créateur, que celui à qui revient le maniement direct de la scène ».

ARTAUD mettait le texte  au degré zéro de la création théâtrale.

Pour lui, seul comptait le jeu des acteurs et toute la scénographie inventée par le metteur en scène pour animer l’action.

Le style ? Rien à cirer.  Les dialogues ? Peau de lapin. Les alexandrins ?   Fioritures.   Tout cela ne commence à  prendre un sens qu’avec la mise en scène.

Alors, rendez-vous compte, assister à la lecture d’une pièce de théâtre c’est comme assister à un concert sans musiciens.

C’est ce que penserait aujourd’hui Antonin ARTAUD, le fou de théâtre le plus fou de tous.

Je crois que je reparlerai de lui, il m'intéresse, ce fou-là. Non, pas ce foulard !

 

Bye bye mes fous de théâtre, je vous retrouve bientôt.

Miss Comédie

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LE THÉÂTRE AU STADE ARTISANAL

Publié le par Miss Comédie

 

Nous avons affaire à une nouvelle race de comédiens, les liseurs.le-manuscrit.gif

Attention pour les comédiens qui lisent un texte en scène, on dit « liseur », et non pas lecteur.  Le lecteur, c’est le pauvre mec qui lit tout seul dans son coin un livre de Marc LEVY.

On va donc au théâtre, l’affiche est alléchante, un nom connu, un acteur qu’on adore, on y va.

Mais attention !   Ca se passe au théâtre, ça a tout l’air d’être du théâtre, mais ce n’est pas du théâtre, exactement comme vous l'attendiez.

Vous reconnaissez là un des maux  de notre époque : l’urgence. Dans l’urgence, un acteur n’a pas le temps d’apprendre son texte, alors il le lit. Voilà.

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NOUVELLE VAGUE D'ACTEURS, LES LISEURS

Publié le par Miss Comédie

 

Oui, je vais encore parler de ce que je n’ai pas vu, et que ceux que ça gêne ferment les onglets et basta.

 

EDOUARD BAER, LA VOIX DE SON MAITREpatrick-modiano.jpg

 

Notre baladin national Edouard BAER, qui voue une adoration et il n’est pas le seul, à l’immense MODIANO, lit son roman UN PEDIGREE avec l’ardeur contenue  d’un vrai fan.  Non, je ne l’ai pas vu, mais j’ai lu une  interview où il décrit ses motivations et ses états d’âme avec une modestie convaincante.

UN  PEDIGREE est, pour les fous de MODIANO, son livre le plus personnel, écrit comme un simple résumé de sa jeunesse, comme un curriculum vitae, sans les variations romanesques de l’imagination.

Edouard BAER lit aussi simplement ce texte que MODIANO l’a écrit.

Lui qui pratique l’ironie, la parodie et le burlesque avec une classe folle, doit être étonnant à entendre dans un registre plus intime presque à contre-emploi…..

C’est au théâtre de l’ATELIER  mais il faut faire vite, il ne joue que jusqu’au 26 juilet.

 

 

FABRICE LUCHINI, OSE MURAY s_fabrice_luchini.jpg

 

Après BAER seul en scène brochure à la main, voici LUCHINI toujours seul en scène et  texte à la main, c’est apparemment devenu son dada.

Cette fois il lit Philippe MURAY, un auteur que personne ne connaît  car les médias se méfient : cet homme est dangereux !!  Il s’attaque à notre époque et à ses aberrations avec des portraits grinçantes de personnages en vue,  des caricatures très loin du politiquement correct… 

On imagine la délectation de LUCHINI a balancer ces horreurs dans son phrasé précieux et sans avoir l’air d’y toucher….

Il le fait au Théâtre de l’Atelier, les 29 et 30 juin et le 1er juillet.

 

 

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L'ACTEUR ET SON DOUBLE

Publié le par Miss Comédie

 

LES ACTEURS QUI CACHENT LEUR JEUcomedie-tragedie-masques ~bxp26189

 

Je lisais une critique d’Armelle HELIOT, dont je partage souvent les coups de coeur, sur un spectacle qui vient de se terminer aux NUITS DE FOURVIERE à Lyon.

Il s’agit de l’adaptation d’un roman de Russel BANKS : De BEAUX LENDEMAINS, un texte fort que se partagent quatre comédiens donnant chacun sa vision du drame.

L’aberration de ce spectacle vient du fait que deux des comédiens ont LU leur texte, les deux autres l’ont JOUÉ.

Les deux premiers, pourtant des comédiens chevronnés, NICOLE GARCIA et RICHARD BERRY, n’ont pas eu le temps ni l’envie de travailleur leur rôle, et le metteur en scène a eu la faiblesse de les autoriser à le lire.

Le contraste était donc d’autant plus étrange, avec les deux autres, plus jeunes, et parfaitement investis dans  ce travail : HYPPOLITE GIRARDOT et JUDITH CHEMLA ont emporté le public avec eux au coeur de la tragédie.

Les deux autres ont  prêté leur nom à  l’affiche  sans même avoir la dignité de justifier leur présence sur scène autrement que par une brochure à la main.

Alors si le théâtre devient ça : réduire un texte à une lecture, et si les directeurs de salle et les metteurs en scène s’en contentent, moi je déchire le rideau rouge et j’y mets le feu.

 

A plus tard, amoureux du théâtre, les nuits de juin sont propices aux évasions festivalières et autres…

Miss Comédie

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LE RIDEAU EST TOMBÉ À LYON ...

Publié le par Miss Comédie

 

rideau rouge.....sur TENTATIVE D’ÉVASION au NOMBRIL DU MONDE.

C’est triste, une pièce qui se termine.  La mienne n’a été jouée que  le temps d’une « Carte Blanche » offerte par LE NOMBRIL DU MONDE à un  auteur contemporain inconnu, ce fut court mais c’était prévu.  Lisez plus bas le récit des trois dernières représentations, comme dans un rêve…

Maintenant, passons à l’actu du mois qui vient :  le tourbillon des festivals.

 

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NOUVELLE VAGUE DE FESTIVALS

Publié le par Miss Comédie

 

  UN AUTRE SE LEVE  A GRIGNANjpg_chateaux_grignan-2.jpg

 

Le Festival de la Coorespondance à GRIGNAN ouvre le bal, du 7 au 11 juillet.

Thème : le théâtre.   On aurait pu espérer une édition « théâtrale », haute en couleur, starisée un max.  A lire le programme, on est un peu déçu.  En fait de stars on a GALABRU, l’éternelle Claire CHAZAL, Michel BOUQUET que tout le monde révère comme le Pape, Jean-Louis TRI,NTIGNANT  qui chancelle un peu, Olivier PY que pas grand-monde connaît.   Ils nous liront du Jean VILAR, du J.L. BARRAULT, du Georges PERROS, du LABICHE, du IONESCO, du B.M. KOLTES, du Theenessee WILLIAMS, mais pas toujours à des heures follichonnes.

Heureusement il y aura aussi du théâtre : LE ROI S’AMUSE, de Victor HUGO, mis en scène par François RANCILLAC, avec Denis LAVANT dans le rôle du bouffon (normal).

Le rideau se lève mercredi 30 juillet, devant la superbe façade du Château de GRIGNAN.    Et ça dure jusqu’au 21 août.

 

…  ET A AVIGNONaffiche_jacno.jpg

 

Du 7 au 27 juillet, la grande Kermesse revient.  On découvre toujours la programmation avec stupeur et tremblements.

Cette année, dans la Cour d’Honneur, quoi ?

Une pièce de SHAKESPEARE, ouf, montée par Frédéric SASTRE, avec une pléiade de comédiens de bonne pointure.  Entre autres, Denis PODALYDES de la Comédie Française.  Et un certain Jean ECHENOZ : serait-ce un homonyme, ou bien l’écrivain lauréat du Prix Goncourt avec un JE M4EN VAIS, suivi de plusieurs autres opus formidables ?  Il aurait voulu se payer le luxe de mouiller sa chemise  dans un rôle mineur uniquement pour voir ce que ça fait ?

Nous trouvons aussi une pièce de IONESCO, à la Salle Montfavet : DELIRE A DEUX, mis en scène par Christophe FEUTRIER et joué par Valérie DREVILLE et Didier GALAS.

Encore du théâtre contemporain avec une pièce d’Olivier CADIOT,  UN NID POUR QUOI FAIRE, mis en scène de Ludovic LAGARDE.  Je ne connais pas cet auteur, aucune sensation prémonitoire donc.

D’autres pièces contemporaines figurent à la sélection IN et dans des points stratégiques de la ville.

Pour le OFF, il faudra attendre encore un peu pour voir se dessiner les HITS de la saison.

 

 

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TENTATIVE D'ÉVASION : SENSATION DE FIN... OU DE FAIM ?.

Publié le par Miss Comédie

Affiche déf.

Douze représentations.  C’est peu pour donner le meilleur d’un texte.  Et pourtant, j’ai eu la chance d’avoir trois natures à la fois très réactives et très originales, qui ont donné à mes personnages une identité déjà t rès percutante.

Les trois dernières ont passé comme dans un rêve. Il y a l’entrée des spectateurs, les allées et venues au bar, l’Attente.  Les comédiens sont invisibles. Les gens prennent place.  Je me mets dans un coin de la salle et j’absorbe tout dans un état second : le décor qui intrigue un peu, sombre, avec juste deux points forts à la cour et au jardin, l’aquarium éteint.  J’entends la musique d’accueil couverte par les voix du public.  C’est un moment hallucinant, trac et hâte que ça commence.  Quelques amis m’interpellent, hilares. Je n’ai pas envie de parler.  Je suis comme mon texte, comme le décor : en attente de l’étincelle de vie.

La lumière s’éteint. Les voix se taisent.  La minute la plus dangereusement hypnotique du spectacle.   L’attaque musicale du premier jingle télé claque, c’est euphorique.  Encore une minute de noir et soudain, l’aquarium s’éclaire, et les deux personnages sont déjà en place.

Je voudrais revivre ces moments (une demie-heure à peine) en boucle tous les soirs.

C’est beaucoup plus exaltant, finalement, que lorsqu’on est acteur sur le plateau : on ne voit rien, on n’entend rien que son cœur qui bat à se rompre et l’on ne pense qu’à ses premières répliques comme une obsession.

On a le sort de la pièce entre les mains. 

Je dis c’est plus exaltant, mais plus angoissant aussi, car on ne maîtrise plus rien.  Comment seront-ils ce soitr ?

C’est fini et j’ai encore plein de choses à leur dire, plein de nuances à travailler, plein de flottements à fixer, ils peuvent être encore plus offensifs dans la drôlerie, ils peuvent tellement plus.

Je reste sur ma faim.     Je ne les ai pas assez vus et entendus. J’en redemande !  Du Buenafuente, du Cordero, de la Parent,tous les trois  ils m’ont bluffée.

 

A bientôt mes amis pour d'autres aventures, celles des Festivals de l'été.

Miss Comédie

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LES ENFANTS DE LA BALLE (suite)

Publié le par Miss Comédie

 

Je vous l’avoue, si la Coupe du Monde me plume et si je prends ici le contrepied des enfants du ballon, c’est qu’elle fait beaucoup de tort à ma pièce.

Le public en majorité masculin délaisse les salles de théâtre pour s’installer devant leur télé, joli spectacle que je dénonce dans ma pièce TENTATIVE D’ÉVASION qu’ils n’iront pas voir…

J’en suis réduite à inventer un mauvais eu de mots pour manifester ma différence...

et à convoquer deux grosses pointures de la scène et de l'écran pour faire une heureuse diversion  !

 

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MONSTRES SACRÉS

Publié le par Miss Comédie

 

Pour ces deux-là, le portrait express est quasi impossible ! Leur vie à toutes deux est un véritable roman-fleuve.  Quelques moments forts, des images choc, et soudain l’icône apparaît, intacte dans la mémoire collective.

 

SARAH  BERNHARDT,  LA PARISIENNEsarah bernhardt

Enfa nt de la balle vraie de vraie !  Fille d’une courtisane, courtisane elle-même à ses dé buts,  née de père inconnu, abandonnée par sa  mère et élevée par une nourrice :  tout ce qu’il faut pour être libre de choisir son chemin. 

Un chemin si bien choisi qu’il l’a portée aux nues : sacrée plus grande tragédienne française du XIXème siècele avec RACHEL, elle fut la première comédienne à avoir franchi les océans pour se produire dans tous les continents.

Et quel fut le déclic qui orienta sa destinée vers le théâtre ?

Une première expérience d’amateur, un petit rôle dans un spectacle monté par son couvent.   Elle qui idolâtrait RACHEL, son aînée de 23 ans,  allait bientôt  prendre la relève.

Elle eut rapidement un protecteur, le duc de MORNY, qui aida bien le destin en la faisant entrer au Conservatoire d’Art Dramatique de Paris.  La grande porte pour devenir sociétaire de la COMÉDIE FRANçAISE … d’où elle est renvoyée pour avoir giflé une autre sociétaire, puis rappelée pour jouer les grands premiers rôles.

Mais c’est avec sa propre compagnie créée en 1880, qu’elle prend vraiment son envol et parcourt le monde, de triomphe en triomphe.

Sarah BERNHARDT aimait séjourner dans son blokHaus de BELLE-ILE, où elle entraînait ses amants.

Un nombre étourdissant d’amants !  Des nobles, des acteurs, des écrivains, des femmes… De Lucien GUITRY à MOUNET-SULLY, et même Victor HUGO, et des députés qui la rétribuaient elle n’en rougissait pas, et Gustave DORÉ, et jusqu’au prince de GALLES !

 

 

Sarah BERNHARDT eut un mari, un acteur grec morphinomane, qui mourut à 34 ans.

Elle eut un enfant, un fils, d’un noble belge, le prince de Ligne.

 

Malgré son caractère exécrable, tout semblait lui réussir.  Mais un jour, pendant une représentation de TOSCA, elle saute un parapet et chute sur le genou gauche qui la fait souffrir ensuite durant onze ans, jusqu’à l’amputation inévitable en 1914, l’année de sa Légion d’Honneur.

C’est tout elle, un enchaînement de bonheurs et de malheurs qu’elle encaisse  superbement.

Elle fut la première à porter le surnom de « monstre sacré » que lui donna Jean COCTEAU.

Et Oscar WILDE écrivit pour elle le rôle fabuleux de SALOMÉ, qui fut son rôle fétiche.

Sarah BERNHARDT joua dans plus de 120 spectacles au théâtre, mais aussi au cinéma, alors muet, dont un film autobiographique, « Sarah Bernhardt à Belle-Ile », en 1912, qui décrit sa vie quotidienne, un peu comme MADONNA, quoi.

Elle mourut à 79 ans dans les bras de son fils… Elle était encore en train de tourner un film pour éponger ses dettes…

Son souhait était d’être enterrée à BELLE-ILE, mais ses proches voulaient pour elle une dernière demeure plus prestigieuse : Le PERE LACHAISE, évidemment !

 

MARYLIN MONROE, l’AMERICAINEmarylin.jpg

 Elle nait le 1er juin 1926 à Los Angeles.  

Vingt ans plus tard, c’est une  star internationale.

Encore seize ans, elle n’est plus de ce monde.

Une comète qui a traversé le ciel à la vitesse de la lumière.

De famille d’accueil en établissements spécialisés, sa jeune vie commence sous le signe de la solitude.  Sa mère n’est pas en état de s’occuper de ses trois enfants, son père est un inconnu pour elle, divorcé de sa mère deux ans après sa naissance.

A 16 ans, comme une fuite, elle épouse son voisin ouvrier dans une usine aéronautique et quand il part rejoindre les Marines en 1944, MARYLIN travaille à l’usine à  ignifuger les avions… On croit rêver.

En 1945 elle rencontre un photographe… aïe aïe aïe, c’est le début de la pelote… elle fait fureur dans une campagne pour maillots de bain, puis les photos de mode, puis un film publicitaire…  elle n’est pourtant encore que « mannequin ».

 

Le cinéma arrive très vite, avec son premier contrat avec la FOX, en 1946.  Elle a tout juste 20 ans !  Sa première apparition à l’écran est dans THE SHOCKING MISS PILGRIM, où elle joue une standardiste…

Le reste… va à une allure folle. Ca s’enchaîne avec de plus en plus de frénésie, tout le monde la veut.

Le fameux calendrier où elle est superbement nue, c’est en 1952. Scandale.  Rebond de célébrité.  Une année faste aussi côté coeur : quand la légende du base-ball rencontre la légende du sex-appeal… JOE DI MAGGIO épouse MARYLIN et elle dit  à la presse : « Je veux maintenant me consacrer uniquement à mon mariage… »   Elle était sûrement sincère.   Quant à lui, avec son physique de brute, il est celui qui ne lui a jamais fait aucun mal.

Mais MARYLIN  avait besoin d’autre chose que d’un sportif. Elle admirait les intellectuels et se laissa prendre aux sortilèges de l’esprit.

2 juin 1956 presque le jour de ses 30 ans, elle épouse Arthur MILLER et se retire des écrans.  Ils vivent leur amour à LONG ISLAND.  MARYLIN se met à lire des livres.Marylin001.jpg

 

Années soixante : l’apogée.  Tous ses films sont des succès.  Le monde entier vénère son image… et sa voix !  Quelle voix ensorcelante, avec ses « poum poum pidou » inimitables,  jamais égalés !

Mais sa santé se dégrade.  Sa santé morale.   Elle glisse lentement dans l’engrenage des médicaments, des somnifères, de l’alcool.

Comment éviter cela, quand le monde entier en fait une idole, quand la foule l’entoure, l’injurie et l’invoque en même temps, quand elle se sent au centre d’un nœud d’intrigues et de calculs financiers  ? Comment ne pas perdre ses repères, son équilibre, son individualité ?

1960 : Arthur MILLER écrit THE MISFITS pour MARYLIN.  Le tournage, sous la direction de John HUSTON, se passe mal.  Marylin est souvent malade, absente.  Film maudit :  Clark GABLE meurt d’une crise cardiaque pendant le tournage.  La rumeur accuse le comportement de MARYLIN, ayant créé un désordre fatal.  

LES MISFITS  est le premier bide de MARYLIN.

Son divorce avec Athur MILLER arrive tout de suite après. Est-il la conséquence immédiate de cet échec ?   C’est aussi l’état de dépendance où MARYLIN est tombée, l’influence de l’alcool et des somnifères qui l’obligent à se faire interner pour désintoxication.  Ce chéri n’a peut-être pas supporté tout ça…

Ne cherchez pas sur YOU TUBE la Cérémonie des GOLDEN GLOBES du 5 mars 1962 où MARYLIN reçoit son prix en état d’ivresse, titubant et articulant avec peine quelques mots de remerciements… par une extrême délicatesse des organisateurs, la cérémonie n’a pas été diffusée.

Et pourtant, elle s’achète sa première maison, 12305, Fifth Helen Drive, BRENTWOOD, Cal.

Et pourtant, elle accepte encore un film qui porte le titre prémonitoire de SOMETHING GOT TO GIVE.

Et pourtant, elle ose encore quitter le tournage pendant la pause déjeuner pour aller chanter avec quel glamour ! « HAPPY BIRTHDAY MISTER PRESIDENT », à la fête d’anniversaire du Président KENNEDY, provoquant la colère de Jacky qui interdit à MARYLIN l’accès à la fête privée.

Et pourtant, elle s’efforce de continuer à tourner les dernières scènes du film  mais elle est au bout du rouleau.  La FOX diffuse la rumeur de son renvoi et parle de Kim NOVACK pour la remplacer…

Tout, ensuite, ira très vite. MARYLIN est seule, désespérément seule.

Le samedi 4 août, lorsque son ami Peter LAWFORD lui téléphone à 19h 45, elle l’inquiète par sa voix confuse et triste.  Elle est dans sa maison de BRENTWOOD, en compagnie de sa gouvernante, une dame engagée par le docteurGREENSON.

LAWFORD rappelle plusieurs fois, la ligne est occupée.  Quand il a enfin la gouvernante, il est 20h30 et celle-ci lui dit que tout va bien.

MARYLIN était déjà probablement morte.

Ce n’est que cinq heures plus tard que le docteur GREENSON (qui se trouvait là par hasard ?)  a prévenu la police de la mort de Marylin.

Elle avait 36 ans et elle était belle, tellement belle qu’elle faisait mal aux yeux de certains.  Quelle que soit la cause de sa mort, elle lui a évité bien d’autres désillusions.

 

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TENTATIVE D'ÉVASION : LES TROIS DERNIÈRES

Publié le par Miss Comédie

 

J’attends beaucoup de ces trois dernières représentations. Je vous en parlerai la semaine prochaine.

Aujourd’hui mes deux monstres sacrés m’ont submergée… et j’ai pourtant réduit leur vie à quelques dates-clé, un raccourci impardonnable mais… c’était juste  un prétexte pour parler d’autre chose que de foot !

 

Et bon anniversaire, Johnny ! A 67 ans, tu es toujours le plus beau des rockers !

Miss Comédie.

 

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LES ENFANTS DE LA BALLE

Publié le par Miss Comédie

 

 

comedie-tragedie-masques_-bxp26189.jpgMoi je suis pour les enfants de la balle, autrement dit : les comédiens, qui pratiquent un sport vieux comme le monde.

C’est un sport qui engage le corps tout entier, pas seulement les jambes.

Le corps et l’esprit aussi, je dirais même l’âme, c’est un sport qui élève l’homme vers l’art et la culture, et vers la connaissance de soi.

Les enfants de la balle  ont leurs fans, beaucoup plus discrets que ceux du ballon.

Ils ont leurs stars, et ces stars ne sont pas éphémères.

Ici s’arrête la comparaison avec un autre sport national.

Aujourd’hui, deux époques, deux  icônes, portraits exoresspour ceux qui aiment les monstres sacrés.

 

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MONSTRES SACRÉS

Publié le par Miss Comédie

 

 

MOLIÈRE,  LE PARISIENJB-POquelin.jpg

On ne sait pas exactement le jour de sa naissance, mais celui de son baptême à Saint-Eustache, le 15 janvier 1622. 

Jean-Baptiste POQUELIN  n’est pas vraiment un enfant de la balle : il part dans la vie avec tous les atouts d’un fils de famille. Il se destine à prendre la suite de son père, tapissier du Roi Louis XIII et fait des études de riche au futur lycée Louis-le-Grand,

On l’emmène voir les représentations de l’Hôtel de Bourgogne, il est troublé.

Il assiste aussi aux improvisations de l’école de la comedia dell’arte, il est ébranlé.  Mais, pas encore de déclic.

 Il  commence des études de droit puis signe son engagement à succédetr à son père comme tapissier du Roi,…

Un jour de 1640 il rencontre la famille BEJART.   Famille de comédiens, désargentés, illuminés de la grâce du théâtre, baladins romantiques et nomades.   Jean-Baptiste tombe amoureux de Madeleine, comme chacun sait.

Elle l’entraîne dans leur tourbillon magique et le voilà qui peu à peu tombe dans le piège.   En 1643 il annonce à son père qu’il renonce à sa charge de tapissier et son père, ulcéré, lui coupe les vivres.

C’est  là que Jean-Baptiste POQUELIN devient  MOLIÈRE, enfant de la balle.  Il a 21 ans.  De riche, il devient pauvre.  Mais une passion qui vaut son pesant d’or l’habite.

Les débuts sont difficiles, il n’est encore que comédien mais sa voix particulière et ses mimiques (on pense à Galabru)  lui assurent un succès grandissant.

C’est avec « LE DOCTEUR AMOUREUX »  qu’il fait la conquête de Louis XIV.

Ensuite tout fut facile.

MOLIERE  est mort après avoir joué LE MALADE IMAGINAIRE, au soir du 17 février 1673, chez lui et non sur scène comme on se plait à le croire.

Le titre de la pièce est déjà  un clin d’œil sardonique !  A la 4ème représentation, pris de convulsions, il est transporté chez lui et meurt d’une congestion pulmonaire pas du tout imaginaire.

L’un des plus illustres Parisiens est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

 

 GERARD  DEPARDIEU,  LE VOYOUgerard_depardieu.jpg

 

0n peut le comparer à MOLIERE, sauf qu’il n’a pas écrit de pièces. 

Il est lui aussi, un symbole vivant de l’art dramatique.

Il est né, avec un nom pareil, deux jours après la naissance du Christ.

A Chateauroux, tout le monde le sait.  Tout le monde sait aussi qu’il a passé le plus clair de son enfance dans la rue et qu’il y a pratiqué toutes sortes de bêtises, comme un véritable enfant de la balle.

A dix-sept ans, il signe sa licence junior dans le CLUB DE FOOT BALL  « La Berrichonne » de CHATEAUROUX.

Oui, notre Cyrano est fou de foot, la perfection  n’est pas de ce monde.

Gérard DEPARDIEU  est  une star de cinéma.  Oui, mais il a fait aussi beaucoup de théâtre, et ses choix étaient loin d’être primaires.  Il a joué souvent sous la direction de Claude REGY mais aussi, à ses débuts, de Jean-Laurent COCHET (décidément on parle beaucoup de lui dans ce blog !)

Je me souviens de lui dans LA CHEVAUCHÉE SUR LE LAC DE CONSTANCE, de Peter HANDKE : élégant, gominé, mystérieux face à Jeanne MOREAU et Delphine SEYRIG, excusez-moi du peu.

Gérard DEPARDIEU ne pouvait pas être l’homme d’une seule femme. Pourtant, il met 14 ans à concrétiser son divorce avec Elizabeth, la délicieuse comédienne qui ne sera jamais célèbre.

Après elle, Karine SYLLA,  Carole BOUQUET,  Hélène BIZOT, Clémentine IGOU…  Deux  enfants naturels, roxane et Jean, l’une de Karine SYLLA, l’autre d’Hélène BIZOT.

Dans la vie comme dans ses choix professionnels, DEPARDIEU est un mélange  de finesse et de balourdise, d’angélisme et de brutalité, de féminité et de virilité.

Cet étrange amalgame de vice et de vertu  est le secret de son immense talent.

 

Mercredi, rencontre entre  Sarah BERNHARDT  et Marylin MONROE..

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TENTATIVE D'ÉVASION : LES DERNIÈRES

Publié le par Miss Comédie

 

 

 

En attendant jeudi, je ferme les yeux et croise les doigts.NOMBRIL

Jeudi, vendredi, samedi, salle pleine.  Et le rideau tombera jusqu’à une prochaine reprise… quand ?  Ou ?  Mystère.

Vous saurez tout sur le déroulement de ces trois dernières soirées, dans mon épître de la semaine prochaine.

 

Bye bye,  mes amis !

 

Miss Comédie.

 

 

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CA COUPE DU MONDE !

Publié le par Miss Comédie

 

 

 

rideau rougeEt ça fait du bien…  Le théâtre nous emmène dans une autre dimension, celle du rêve.  

Que l’on aille au NOMBRIL DU MONDE  voir TENTATIVE D’ÉVASION,  ou bien sous le chapiteau du Château de Gerland pour un LORENZACCIO  éblouissant,  on oublie les dures réalités pour quelques heures d’évasion.  Le théâtre coupe du monde ?  Oui, vous n’aviez pas remarqué ?



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NOUVEAU COUP DE FOUDRE

Publié le par Miss Comédie

 

LORENZACCIO  VU PAR  CLAUDIA STAVISKY, DU GRAND ART

Deux heures et demie de pur bonheur.  Un spectacle beaucoup plus emballant qu’un match de foot.  La  grandeur et la violence de la langue de MUSSET dans la bouche d’une bande  de jeunes comédiens  pétant le feu pour  raconter  le destin malheureux d’un jeune homme épris de justice.
MUSSET avait 24 ans quand il a écrit LORENZACCIO et il n’a jamais vu sa pièce jouée.  Elle débordait du cadre traditionnel de la dramaturgie de l’époque et choquait par ses propos subversifs.  
Aujourd’hui, elle explose comme un feu d’artifice.
On oublie Gérard  PHILIPE en regardant Thibault  VINçON  jouer le confident fidèle pour arriver à ses fins.
On oublie  Daniel IVERNEL en regardant Alexandre ZAMBEAUX  manipuler les hommes avec un charme pervers.
ALEXANDRE joue avec LORENZO comme le chat avec la souris, et pourtant c’est lui tombera le premier sous les coups de son faux ami.
La pièce se passe à Florence du temps de François Ier, mais son propos est de tous les temps et la mise en scène de Claudia STAVISKY fait l’amalgame avec finesse.  Le texte intégral est respecté.   Costumes contemporains, noirs pour les hommes, rouges ou blanc pour les femmes.  La   même flamme habite les protagonistes d’hier et les acteurs d’aujourd’hui.
On est saisis d’étonnement et d’admiration devant la fluidité de leur langage, pas un savonnage, pas un oubli dans des tirades qui font parfois plus de cinq minutes.  Les voix emplissent le chapiteau,   circulent entre les gradins, on est sur une place de Florence avec des assauts venant des ruelles, on se bat, on s’affronte, on est dans les banlieues, et puis soudain tout s’arrête et la musique de Chopin fait l’intermède.   Pourquoi CHOPIN ?   Est-ce pour rappeler  son point commun avec MUSSIET ?
Ce spectacle est un tour de force.   Un travail fou  sur la mémoire, sur la concentration, sur l’énergie.   Pas un seul comédien n’est en dessous.  Pas de demi-teinte, dans ces affrontements verbaux qui annoncent une fin tragique.
Et la sincérité VRAIE domine l’ensemble.
On se sent éperdu de tristesse à l’annonce de l’assasinat de LORENZO, pris pour cible par la foule  manipulée.
L’ovation finale, énorme,  sembla étonner  les dix-sept comédiens fourbus, et leur sourire s’illumina de reconnaissance.  La troupe et le public s’applaudirent de concert, dans un même élan de bonheur.


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TENTATIVE D'EVASION : MA PIECE VIT SA VIE !

Publié le par Miss Comédie

Ca y est, ma pièce s’est envolée.  Le jour de la première un copain comédien m’a dit : « Un jour la pièce va t’échapper, c’est la règle ! »  Oui c’est vrai, il arrive un moment où le texte appartient aux comédiens.  A la limite ils ne comprennent pas mon insistance à VOIR, ECOUTER, CONTRÔLER.    Ce sont eux les maîtres de leurs personnages, ils mènent la danse.  Je les regarde jouer et tout-à-coup je suis une spectatrice comme les autres.
Une spectatrice
NOMBRIL un peu déçue, hier soir, tout a  un peu foiré. Manque de répétitions, emploi du temps chargé de chacun des comédiens qui doivent aussi penser à leur avenir, pas le temps de répéter la nouvelle scène que j’ai écrite le week-end dernier.
Ils ont donc  joué la version imparfaite que j’ai vu jeudi dernier, et avec des couacs en plus. Chacun y est allé de son trou de mémoire et pour corser le tout, un carambolage a eu lieu en coulisse entre Luc et Marylou.  Seuls les poissons, imperturbables, ont joué leur rôle gracieux sans état d’âme.
N’importe, le public était ravi, les a trouvés formidables, et le verre de l’amitiié à l’issue du spectacle s’est passé dans une ambiance  de franche gaîté.
Il ne reste plus que trois représentations !  Auront-ils le temps de s’approprier le ton juste, les déplacements dans le rythme, avant la captation  prévue pour fixer ‘l’impondérable ? 

Oui, ils seront prêts.  Le déclic se fait un beau jour,  et tout se met en place comme par miracle.  Ils ont le talent et le professionnalisme pour y arriver.  C'est ça, le théâtre.

Beaucoup d'angoisses e questions, beaucoup de bonheur.


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LEVER DE RIDEAU POUR TENTATIVE D'ÉVASION

Publié le par Miss Comédie

 

rideau_rouge.jpgVoilà, le rideau s’est levé jeudi  dernier sur ma pièce TENTATIVE D’ÉVASION.

Grand moment d’émotion pour moi et pour mes trois comédiens.  Pour le public, grand moment de récréation.  La salle était pleine d’amis et de spectateurs curieux : tiens, une vraie pièce dans un café-théâtre !

Après les balbutiements des dernières répétitions, j’étais tendue.   Et puis c’était ma première Première en tant qu’auteur.  On est aussi angoissé  lorsqu’on est auteur assis à l’orchestre, qu’acteur sur la scène.   Tremblottant.  Le trac vous lâche au même moment, quand la première réplique est dite et que tout va s’enchaîner très vite.

Pas de cafouillage, le petit miracle habituel des premières a eu lieu.  J’ai découvert avec ravissement le jeu de lumières, les intervalles musicaux,  les changements de costumes  réussis.

J’ai découvert avec stupeur la  formidable  présence  de ma Marylou qui jusque-là avait bien caché son jeu !    Elle a rendu crédible son personnage hyper difficile de « blonde » à la cervelle d’oiseau avec une intelligence incroyable.    Superbe, fine,  elle occupait le plateau avec une aisance folle entre ses deux partenaires un peu en retrait…  On ne  se lassait pas de la regarder  et chacune de ses répliques faisait mouche sur le public charmé.

C’est une fille pour qui on  peut se régaler d’écrire des rôles.  Je l’avais vue à Paris dans la précédente pièce de Thierry BUENAFUENTE, je ne la reconnaissais pas.  Une autre nature, un ature talent.   Retenez bien son nom : Célandine PARENT, j’espère qu’elle va filer sur les traces des COTILLARD et autres jeunes étoiles montantes du spectacle.

 

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DEUXIÈME SOUFFLE

Publié le par Miss Comédie

POUR  LE  TEXTE .....

 

Pendant le week-end j’ai travaillé dur.  Après le spectacle, pendant le pot rituel au bar du théâtre, Thierry et moi avons passé en revue les faiblesses  de la pièce et convenu des modifications à y apporter.

J’ai donc écrit une avant-dernière scène marquant le pas entre la scène des aveux de Marylou et la surprise finale, qui arrivait trop vite.Affiche-def-jpg

Ensuite j’ai repris le manuscrit et remis en place toutes les répliques supprimées qu’il me semblait devoir rétablir.

En ce moment ils ont déjà la scène sur leur Mac et  me donneront leur avis lors de notre prochaine réunion.

Il suffit de peu de choses.   Re-positionnée  après sa première représentation, la pièce va prendre un rythme solide et une dimension comique plus affirmative.     Son deuxième souffle.

 

 

…. ET POUR LES COMÉDIENS

 

Pour Célandine, pas trop de problème, on l’aura compris.  Pour mes deux phénomènes masculins, c’est autre chose.

thierry était mort de trac, ça se voyait, il avait  dans le collimateur : son rôle, la mise en scène, les accessoires, le timing.  Pas trop libre de chiader son personnage.   Mais il a une telle nature comique naturelle qu’elle reprendra très vite le dessus.  Je sais ce qu’il peut donner et le personnage de CHARLES a tout pour le faire déborder,  s’éclater.  J’ai hâte de le voir  jeudi prochain.

Clément, apparemment très à l’aise dans son rôle de médiateur, se contente d’utiliser sa belle voix et sa dégaine mais il n’a pas encore pris la mesure de l’importance de son rôle.   Je le veux plus concerné, plus impérieux dans ses arguments,  moins passif dans l’écoute des confidences de l’un et de l’autre, et plus démonstratif.  Qu’il charge !   qu’ils chargent tous les deux, je  suis sûre  qu’ils sont capables de « charger » sans vulgarité et les répliques porteraient mieux.

Tout cela serait probablement venu avec le temps.  Mais justement, nous n’avons pas beaucoup de temps !   Seulement douze représentations et ensuite… mystère, selon son succès et les hasards de spectateurs influents…

Il y aura probablement une captation filmée dans les dernières représentations et cela donnera peut-être à TENTATIVE D’ÉVASION une ouvertiure vers des opportunités inconnues…

 

 

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ET APRÈS ?

Publié le par Miss Comédie

 

point-d-interrogation-copie-1Maintenant que ma pièce est montée, je vous parlerai encore des prochaines représentations et de ses progrès, de ses hauts et de ses bas, et puis on tournera la page et on passera à autre chose.   Aux festivals, par exemple.

Comme tous les ans il va y avoir une flopée d’évènements théâtraux en plein air ou dans des lieux mythiques…  La France entière va festivaler à tout va, c’est la maladie de l’époque, ces engouements épisodiques qui mobilisent les médias et la curiosité populaire.

Des flambées de panurgisme, comme l’épidémie des i phones et bientôt des i pads, et  le bio… ah, le bio !     J’aime encore mieux les festivals.

 

A bientôt, mes agneaux

 

Miss Comédie

 

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MISS COMÉDIE VOIT ROUGE

Publié le par Miss Comédie

 

 

 Ce ,'est pas le rouge du tapis, ni celui du rideau, mais le rouge de la colère   après une réflexion  malveillante entendue  dans la bouche d’un ami et qui me donne à réfléchir.

Le casus belli :  PEUT-ON  PARLER DE CE QUE L’ON N’A PAS VU ?

 

Qu’il n’y ait pas de méprise :  mon blog n’est pas une rubrique journalistique destinée à diffuser des idées ou à  orienter des choix.

Mon blog, comme tous les blogs, est un moment de réflexion personnelle sur les faits du jour.

Ceux qui me lisent n’ont pas payé pour avoir mon avis sur des spectacles. Je ne prétends pas détenir la vérité universelle, mais ma vérité à moi seule.

 

Alors, oui, je peux parler de ce que je n’ai pas vu.  Je peux dire pourquoi la chose me paraît tentante ou repoussante.  

J’ai à ma disposition une foule d’informations  (celles-là même qui alimentent les conversations de salon) qui s’ajoutent à ma connaissance approfondie de l’univers du spectacle , pour me guider dans mes intuitions.   

Il n’y a que les béotiens  qui ont besoin de preuves parce qu’iis n’ont pas de bases culturelles pour juger sur des indices.

Je  suis rarement trompée par mes intuitions.  Je sais très bien ce que je vais aimer ou ne pas aimer, mais je ne me mets pas pour autant à l’abri des surprises. 

 

 Donc, avis à mes détracteurs : fichez-moi la paix, je préfère anticiper mes coups de cœur ou mes coups de gueule plutôt que d’asséner des jugements pompés sur le  papier de TELERAMA.   A  chacun sa vérité.

 

 

 

 

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ECOLES DE STARS

Publié le par Miss Comédie

 

 

Oui, le métier du théâtre ça s’apprend.  Celui du cinéma aussi… Pour arriver à rivaliser avec les plus grands, Yvan ATTAL a fait ses classes aussi bien dans l’art de jouer la comédie que dans celui de faire des films.

Il faut saluer bien bas les guides éclairés qui, modestement, dans l’ombre, livrent leurs secrets de fabrication aux futures têtes d’affiche.

JEAN-LAURENT COCHET, LE GUIDE VERT  (OU PRESQUE)

 

Après ce que j’écrivais  dans un post récent  sur les comédiens qu’on n’entend pas au-delà du 3ème rang d’orchestre, ce cher J.L COCHET   apporte de l’eau à mon moulin.

« Il faut au moins cinquante ans pour apprendre son métier », écrit-il.  Là, il exagère, autant passer tout de suite à autre chose.

Mais lui qui fut l’élève de madame DUSSANE, attache beaucoup d’importance à l’ « apprentissage », comme pour n’importe quel métier.

Les plus grands acteurs actuels sont passés chez lui, à part égale avec le prestigieux cours SIMON, mais les jeunots préfèrent  aujourd’hui aller au cours FLORENT, ou mieux chez Francis HUSTER, même si ce n’est pas souvent lui qui donne le cours.

Moi j’aimais l’ambiiance conviviale du cours de Yves FURET.

Tous ces cours préparent au master class : le CONSERVATOIRE.  Et là, la sélection est sévère.  Mais on peut aussi sauter la case car il faut accepter de rentrer dans le moule et s’aliéner tous les chemins de traverse, cinéma, télévision, pour ne se consacrer qu’aux grands textes.  Beaucoup  s’en sont échappés prématurément, avides de liberté.

Ce cher COCHET vient d’écrire un livre, un guide, un bréviaire, qui porte un beau titre : L’ART ET LA TECHNIQUE DU COMÉDIEN, COMME UN SUPPLÉMENT D’ÂME.

Un supplément d’âme, oui.  Mais surtout un supplément de muscle.  Parce que l’âme, il faut la rendre perceptible au public et pour cela il y a des recettes. C’est un entraînement de sportif, ni plus ni moins.

Ca se lit facilement même si on n’est pas du métier,  car il y a plein d’anecdotes succulentes sur ces anciens élèves.

 

 

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TENTATIVE D'ÉVASION : J - 1

Publié le par Miss Comédie

 

Aujourd’hui nous sommes allés chercher les poissons chez BOTANIC et nous les avons mis dans l’aquarium.   Moment d’émotion !  Voici que ces petites bêtes vont avoir à apprendre leur rôle.  Pour l’instant ils ont l’air complètement affolés, ils  sont  tous tassés dans un coin et ne touchent pas à leur nourriture…

Les vrais acteurs, eux, ont fais des pas de géant.aquarium_calvados-copie-1.jpg

Ils savent leur texte, ils ont fixé leurs déplacements et même si le décor est encore incomplètement  meublé, on peut déjà imaginer les scènes en situation.  

Dans la salle du bar, actuellement un amoncellement de vêtements, sacoches, cartons et autres objets,  les deux régisseurs Hugo et Max s’activent sur des planches de bois pour confectionner la table basse devant supporter l’aquarium, et une autre table basse pour le salon. Pendant le filage on entendait les scies sauteuses et les marteaux, on se serait crus dans les coulisses d’un théâtre subventionné…

J’adore ce qu’ils ont fait de mon texte : ils l’ont dépouillé de ses longueurs, éclairci,  revitalisé,  et même si la qualité littéraire en souffre, le spectacle a acquis un rythme et une modernité qui me plaisent davantage.

Petit incident : Célandine a cassé une de ses dents de devant en mangeant son sandwich à midi.   Elle est paniquée.   Rendez-vous est pris demain matin chez le dentiste.  Elle aura une jaquette provisoire, mais la troupe a eu un moment de désarroi…   Ce sont des incidents  très courants à la veille d’une première.

C’est demain.  On est débordés par les réservations.  On n’a que 80 places !   Et si la pièce ne déclenche aucun rire ?

C’est la grande interrogation des créations de comédies : comment savoir à l’avance si les gens vont rire ?   Or, dans une comédie, la sanction est immédiatement perceptible, la cata  vous tombe dessus avec une grande chape de silence…

Croisons les doigts.

A plus tard, APRÈS.

MISS COMEDIE

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RETOUR AU THÉÂTRE

Publié le par Miss Comédie

 

comedie-F.jpgAprès la Fête du Cinéma qui n'a pas marqué les esprits, revenons au Théâtre.

A Paris, j’ai vu une pièce magnifique au Théâtre Paris-Villette.

En ce mois de mai, la plupart des théâtres parisiens jouent les prolongations.  Surtout les comédies.  La plupart se jouent depuis plusieurs années et continuent de faire salle comble.  Quelquefois ça relève du mystère parce que quand même, ça vole pas toujours très haut.  Mais surtout, on s’aperçoit que les comédiens inconnus attirent les foules autant que les têtes d’affiche, du moment qu’ils ont la pêche et qu’ils font rire. C’est bon pour moi, ça.  Mes trois acteurs chéris ont l’étoffe pour faire le plein tous les soirs.

 

 

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MON DERNIER COUP DE COEUR

Publié le par Miss Comédie

 

ENNEAS -  NEUF,   UN SPECTACLE QUI A DU SOUFFLETheatreParisVillette.jpg

 

Frédéric CONSTANT est un jeune metteur en scène/acteur du CDN d’Orléans.  Inspiré par l’ENEIDE de Virgile, il a imaginé un spectacle retraçant le voyage d’Enée, survivant de la guerre de Troie.  Une succession de tableaux, autant de péripéties, d’anecdotes, Ennée est devenu Enneas,  champion de boxe, à la recherche d’une terre d’asile, de son père Anchise, d’un sens à sa vie.   Ses rencontres nous transportent d’une soirée de Gala à Carthage jusqu’à un café de Buenos-Aires en passant par le Latium.   Les comédiens changent d’ambiance avec la même énergie dévastatrice.  Ils occupent le plateau avec jouissance, ils sont dans leur monde, une dizaine, garons et filles aussi  habités, aussi talentueux.  

C’est plein de musiques, de tous horizons, de chansons, de pitreriesr et de larmes. C’est la vie, ce sont les temps de guerre et puis les temps d’après la guerre et d’avant la guerre, nous sommes les habitant d’une planète où doit régner la guerre.

Ce spectacle est un poème  épique, spectacle vivant s’il en est.

 

Je pensais que son auteur l’avait conçu dans le silence d’une retraite solitaire,  loin de la ville, dans la lecture approfondie des textes antiques, et ben non.

Frédéric CONSTANT, avec qui j’ai parlé à l’entracte, m’a détrompée : la pièce est une œuvre commune, le fruit de rencontres répétées, d’improvisations autour du thème, d’échanges et de confrontations fraternelles.

Il a ensuite  donné l’enchaînement, le bonheur du texte écrit, le rythme,  l’humour, à  toutes ces  étapes du voyage éternel de  l’homme à la recherche de son destin.

Le spectacle dure trois heures, mais on ne regarde jamais sa montre.

Grande-Halle-de-la-Villette-2003_photo2.jpgA la sortie, la grande Halle de la Villette se dresse devant nous, illuminée, gracieuse araignée de métal.  Le ciel est encore clair, la nuit est douce.  Ces édifices qui nous entourent sont  les témoins de notre é poque : des reconstitutions, des copies.  On brode sur l’héritage immense de nos ancêtres qui ont tout inventé.  Depuis les cathédrales, what else ?

 

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TENTATIVE D'ÉVASION : PRÈS DU BUT

Publié le par Miss Comédie

 

NOMBRILL’édifice prend forme doucement.  A première vue c’est encore le désordre.  Le texte est encore hésitant.  Ils cherchent leurs places, leurs gestes.  Le décor s’est enrichi d’un canapé, d’une table-bar ronde avec ses deux tabourets, de deux lampes.  L’aquarium est encore dans son carton, vendredi on le remplira d’eau et les poissons--stars viendront en dernier.

Aujourd’hui on a parlé des costumes, il y a beaucoup de changements - il faudra faire vite, pendant les noirs.

Ces noirs, on les meublera avec des virgules musicales.  Quelles musiques ?  Clément cherchait sur Deezer les morceaux qui collaient, cent cinquante morceaux collaient, tous gernres confondus, le choix était problématique et puis Clément a eu l’idée géniale : les morceaux seraient des bouts de génériques d’émissions télé, quoi de plus adéquat ?

Célandine hésite sur son dress code : élégante ? sport ? glamour ?

Moi je suis catégorique : il faut qu’elle soit glamour sans show off, en robe plutôt qu’en pantalon, talons hauts ou ballerines.  Elle était d’accord.  Vendredi nous ferons un essayage de plusieurs tenues que je lui apporterai.

Clément,  c’est clair : baroudeur, battel-dress ou jeans, blouson, écharpe.

Quant à Thierry, le fou, l’idéaliste, le révolté, il doit se démarquer de son époque.  Je le vois bien en grande chemise noire à col mao qu’il ne quittera que pour finalement s’effondrer en pyjama ou peignoir, au bout du rouleau.  J’espère qu’il retiendra cette idée.

J’adore ces répétitions, ces moments inouïs où on tatonne ensemble. C’est pour moi, ex comédienne, nouvel auteur, une expérience extraordinaire.

 

 

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LA PALME DORT

Publié le par Miss Comédie

 

palme-d-orUn coup pour rien, une palme de bienfaisance.  « Uncle Boonmee » de (imprononçable) : un film sans panache, une histoire déprimante, et même pas la touche provocatrice qui déchaîne les passions.

Décidément, le Festival de Cannes 2009 était plus riche, et

la Palme d’Or attribuée au RUBAN BLANC avait le mérite de récompenser un grand réalisateur.

Cette année, il n’y a même pas de déceptions.  Les films qui ont eu le plus de succès ne méritaient pas pour autant la Palme d’Or.

Heureusement il faisait beau et tout le monde s'est mis à l'eau.

 

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UN FESTIVAL SANS ECLAT

Publié le par Miss Comédie

 

 

 

LES FRANçAIS S’EN SORTENT BIEN1269873097 affiche-63e-festival-de-cannes 23

 

XAVIER BEAUVOIS remporte le GRAND PRIX DU FESTIVAL avec « DES HOMMES ET DES DIEUX », un très beau titre,  un film très beau aussi mais qui n’engendre pas la folle gaîté.  Décidément, ce  GRAND PRIX a la vocation, l’année dernière il avait été décerné au PROPHETE, de Jacques AUDIARD.

Le film raconte la fin tristement prévisible des  huit moines sisterciens  enlevés par un groupe islamiste en 1996.  Le film décrit leur vie monacale, leur entente paisible avec leurs homologues musulmans, et leur fin brutale.  Pas ou très peu de musique, des chants grégoriens, une ambiance spirituelle qui a dû embrûmer les esprits des Festivaliers.

 

MATTHIEU AMALRIC, prix de la Mise en Scène, c’est sûrement très mérité et cela remet un peu les choses à leur place.  Son film TOURNÉE a visiblement séduit par le rythme de cette histoire qui se passe dans le show-business avec ses folies, ses enthousiasmes et ses trahisons.   J’irai le voir, vite !

 

 

OLIVIER ASSAYAS a convaincu la critique mais pas le Jury, avec son film CARLOS qui dure cinq heures  et démonte tous les mécanismes politiques et autres qui démolissent toutes les idéologies et  font du terrorisme un mouvement sans justification.

 

TAVERNIER a imposé un film historique et très académique, habité de sa flamme habituelle et surtout porté par une Mélanie THIERRY qui a mis tout le monde en émoi.  « Un film magnifique »,  commentaire unanime, mais de ce fait interdit de Palme d’Or.

JULIETTE BINOCHE, ON DECROCHEjuliette-binoche

le film de  Abbas KIOROSTAMI  « COPIE CONFORME » : un sommet d’ennui.   Apparemment, une logorrhée soporifique. Tous les sujets y passent, l’art, l’amour, la famille, toutes les platitudes sont débitées  avec des mines graves. Voilà, c’est comme si je l’avais vu, Julette BINOCHE est toujours très grave.   Et c’est peut-être sa gravité qui a séduit les jurés endormis de ce Festival en lui décernant le Prix d’Interprétation féminine.

JEAN-LUC GODARD, A BOUT DE SOUFFLE

Bon,  le journaliste Eric NEUHOFF quand il n’aime pas un film, ne mâche pas ses mots. Là, il parle de « gâtisme en action », et regrette le temps du MEPRIS.  Mais il n’est pas le seul, tout le monde était d’ accord pour lapider ce pauvre vieux qui n’en peut plus et traiter son film « FILM SOCIALISME » de « sans film et sans socialisme », du n’importe quoi.  « Retire-toi, Auguste, et rentre en ton domaine. »

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