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16 juillet 2015 4 16 /07 /juillet /2015 16:28
FEYDEAU  A  GRIGNAN vu par la petite classe

Je vais avoir neuf  ans ce mois-ci et mes parents m ‘ont emmenée au théâtre en plein air à Grignan voir un spectacle de Feydeau.

C’était magique, quand on s’est installés sur les gradins, il faisait encore jour et nous avions en face de nous l’immense façade du château où la marquise de Sévigné passait ses vacances, paraît-il, il y a très longtemps.

C’était impressionnant,  toutes ces fenêtres fermées et cette grande cour vide où les comédiens allaient jouer.

Je m’attendais à voir des dames en crinoline et des messieurs en culottes de velours se faire des révérences, j’avais hâte que ça commence.

Il y a eu tout d’un coup un coup de canon et une grosse fumée est sortie d’un monticule en bois posé par terre, et j’ai cru qu’un incendie s’était déclaré et qu’on ne verrait pas la pièce.

Mais un homme en noir est venu  annoncer quelque chose, on m’a dit que c’était le Diable et j’ai compris que c’était lui qui avait fait de la fumée  pour nous intriguer.

Le spectacle a commencé  et je me suis crue revenue au jardin du Luxembourg à Paris, devant le théâtre de Guignol, mais avec de vrais gens.

Et puis là, il se passait  des choses qui intéressent surtout les grandes personnes, la femme se tenait le ventre et criait de douleur, le mari essayait de la calmer mais elle le traitait de tous les noms et finalement elle lui a ordonné de se mettre un pot de chambre sur la tête et il l’a fait.   C’était horrible. Ensuite  les parents de la dame sont venus et ils se sont moqués de lui, et puis un homme déguisé en  femme  est arrivée, il faisait le docteur et il a envoyé la dame dans sa chambre, le mari est resté avec son pot de chambre sur la tête et à la fin il l’a planté sur la tête du papa de la dame, exactement comme à Guignol, sauf qu’à Guignol je comprends bien tout ce qui se passe, là non.

J’ai pas trop aimé cette pièce.. Les gens ont applaudi, ils avaient l’air très contents. J’ai regardé mes parents, ils faisaient une tête  d’ enterrement. Je pense qu’ils n’ont pas compris non plus cette histoire de pot de chambre.

 

Après il y avait un lit sur la scène et une dame qui dormait était réveillée par son mari qui rentrait d’une fête déguisé en Roi Soleil. Ca, c’était drôle, elle l’engueulait, c’est normal, ils  ont discutaillé pendant des heures jusqu’à ce qu’il se couche et là, on a sonné et c’était  le Diable  qui venait annoncer que la maman de  la dame était morte.  La dame a fait  une crise et le mari s’est depéché d’écrire  à la Pompe Funèbre de préparer la tombe.  Je me doutais bien qu’il fallait attendre un peu et crac !  voilà qu’on apprend que la morte, c’était pas la maman de la dame mais sa voisine de palier.  Exactement comme à Guignol.

Ca, c’était plus drôle, j’aimais beaucoup le personnage du Diable (ils auraient dû lui mettre des cornes, comme à Guignol).

J’étais un peu inquiète parce que je voyais  mes parents, ils avaient l’air de s’embêter, ils ne riaient pas du tout.    Pourtant,  les acteurs gesticulaient bien et on entendait bien les mots quand ils criaient. 

 

 

La troisième pièce, j’ai vraiment détesté, c’était dégoûtant.  Soi-disant un bébé avait pas fait dans son pot  et la maman voulait le purger. Le père s’en fichait  complètement, vu qu’il essayait de vendre des  pots de chambre incassables à un client.   Là, il y a eu un truc très marrant, quand le père a lancé un pot de chambre à l’autre bout de la cour et qu’il s’est cassé !  La tête qu’ils ont fait, bon, c’était pas fin-fin, mais je riais comme à Guignol, ou à Astérix, mais j’avais un peu honte de rire puisque mes parents ne trouvaient pas ça drôle.

Alors le soi-disant bébé est arrivé,  et  j’ai reconnu le Diable déguisé en bébé  qui arrêtait pas de dire « j’veux pas me purger » et tous ils s’y mettaient pour lui faire avaler sa potion, ça n’en finissait plus. Finalement, il la leur a fait avaler à tous,  ils  sont tous partis en courant  et  le bébé-diable  est resté à rigoler.

Je me demandais ce que je dirais si je tombais sur Feydeau à l’interro de Français, je n’oserais pas citer les sujets de ses pièces.   Je dirais seulement que ce devait être très difficile à jouer pour des acteurs, et très fatigant.

 

C’est sûrement pour ça qu’ils ont été très applaudis,  même par mes parents qui n’ont pas ri du tout.  J’ai entendu ma mère dire à mon père en soupirant « il faut aimer Feydeau .. "       !  ».

J’ai cru comprendre qu’elle conseillait d’aimer Feydeau.  Je veux bien essayer, mais c’est vraiment pas un auteur pour les enfants.

 

Miss Comédie

PS    Bravo au travail des comédiens et de Didier Bezace, le metteur en scène qui, eux, aiment Feydeau et le prouvent !

 

 

 

 

 

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9 juillet 2015 4 09 /07 /juillet /2015 14:32
LA BELLE  HELLÈNE

 

Que fait donc Zeus, sur son Olympe,  entouré de ses camarades les dieux et déesses nantis de pouvoirs extra-terrestres, à contempler l’effondrement de son domaine sans bouger le petit doigt ?

Zeus, on le sait,  s’amuse parfois à déclencher des guerres, même s’il ne prend pas parti.   Celle de Troie a duré dix ans mais au bout du compte, Ménélas a récupéré son épouse infidèle et le beau ténébreux Paris en est mort.

Peut-on trouver une similitude avec ce qui se passe aujourd’hui ?

C’est une belle histoire, celle de la belle Hélène, mais il serait fâcheux que la Grèce, cette belle Hellène que le monde entier admire, connaisse une nouvelle guerre, celle de l’Europe.

 

Hélène était la fille de Zeus et de Leda.  Fille illégitime, bien sûr car Zeus était un incorrigible dragueur, malgré la jalousie de sa femme Héra, qui était aussi sa sœur.

Pour séduire Leda, qui était mariée à Tyndare le roi de Sparte, il prit la forme d’un cygne comme chacun sait.

Leda mit donc au monde Hélène, qui fut  adoptée par Tyndare et sacrée plus belle femme du monde après Aphrodite.  .

 

(Dans la mythologie européenne, la Grèce, pays des dieux, est le plus beau pays du monde après la France. )

 

Lorsqu’elle fut en âge de se marier  Hélène ne manquait pas de prétendants…  mais son beau-père Tyndare lui choisit comme époux Ménélas, un prince riche mais sans attrait,  et fit signer un pacte à tous les prétendants évincés où ils s’engageaient à porter secours à  Hélène si elle se trouvait en danger.  Hélène se soumit à la décision paternelle, devenant ainsi reine de Sparte avec une garde rapprochée.

 

Aujourd’hui la Grèce, à qui la Commission Européenne  a imposé un mariage forcé avec l’Europe, a choisi de revenir au célibat -  perdant ainsi  l’appui de sa garde rapprochée, les pays d’Europe ayant pactisé avec l’Euro.  Bon, la belle Hellène a mené une vie de patachon, dissipant la fortune que l’Euro, son époux, lui dispensait sans compter.

Et voilà qu’elle crie famine, implorant sa garde rapprochée qui a d’autres chats à fouetter !

 

Pour Hélène, le destin prit la forme d’un des plus beaux princes troyens, Paris qui profita d’un voyage de Ménélas en Crète pour enlever Hélène sous le charme et l’emmener à Troie, allumant ainsi la violente jalousie de Ménélas qui  déclara ouverte la Guerre de Troie.

 

Ici s’arrête la similitude des mythologies, car l’avenir de la  belle Hélène reste un mystère.   Sera-t-elle sauvée par une puissance étrangère à l’Euro et déclenchera-t-elle alors une Guerre des Trois ?

 

Pourra-t-on encore  naviguer le long de ses côtes  et accéder à ses îles féériques ?  Les dieux  déserteront-ils ces rivages bleutés aux profondeurs mystérieuses ?  Les pêcheurs danseront-ils toujours le sirtaki aux terrasses des cafés au rythme des bouzoukis ?

 En disant non au mariage,  ils se sont coupés les vivres… mais si l’Olympe est toujours habité par les dieux, Hermès, le dieu des voyages, peut leur donner  une nouvelle chance  en faisant  affluer chez eux les humains à la recherche des mythologies perdues.

Mais les dieux ont peut-être changé de résidence ?  

L’Olympe est peut-être redevenue une simple montagne, la plus haute de la Grèce,  lieu de transhumance des troupeaux de chèvres menés par un  berger  du nom d’Euclide. …

 

Miss Comédie

 

 

 

 

 

 

 
 

 

LA BELLE  HELLÈNE

Que fait donc Zeus, sur son Olympe,  entouré de ses camarades les dieux et déesses nantis de pouvoirs extra

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1 juillet 2015 3 01 /07 /juillet /2015 15:08
LAURA ANTONELLI, L'ÉTOILE FILANTE

C’était il y a juste 39 ans.  Belmondo était amoureux d’elle, il l’avait emmenée voir un match de boxe, sa passion à lui.  Elle n’avait pas vraiment aimé ce spectacle.  Il s’en était amusé.   C’était à Monaco, le 26 juin 1976.

Ils s’étaient  rencontés en 1971 sur le tournage des Mariés de l’An II, de Jean-Paul Rappeneau et depuis c’était l’amour fou. Deux stars en pleine gloire.    L’année 1973 ils survolent ensemble l’univers  cinématographique : Laura Antonnelli enflamme les salles avec Malizia.  On la compare à Marlène Diétrich dans l’Ange Bleu, à Rita Hayworth dans Gilda, à Marilyn Monroe dans Sept ans de Réflexion…Tandis que Belmondo tourne Le Magnifique, sans commentaire, le titre dit tout…

 Sur  la photo elle fait toute jeunette, mais elle vient de tourner son  22ème film,  L’Innocent, avec le grand Visconti et ce sera son dernier film avant sa traversée du désert.  Elle a trente deux ans et elle  vit là  une de ses dernières années de bonheur. 

Leurs routes se sont séparées  en 1980 et tandis que Belmondo continuait à tourner succès sur succès, Laura commençait à mal tourner.  A croire qu’il était son porte-bonheur, et que la chance l’a quittée en même temps que lui.

Les ruptures brutales conduisent souvent à des cataclysmes. Le sort n’aime pas être contrarié. 

Que va faire Laura Antonelli des quarante ans qui lui restent à vivre ?     C’est long, quarante ans, mais pour elle tout   va s’ enchaîner  très vite.   Sa rupture avec Belmondo l’a-t-elle traumatisée au point qu’elle se soit réfugiée dans la drogue ?  Ou bien Jean-Paul l’a-t-il quittée parce qu’il désapprouvait sa dépendance ?  Toujours-est-il que dix ans plus tard elle est  condamnée à la prison pour trafic de drogue.  Elle sera réhabilitée plus tard et relaxée.  Mais le coup est donné, très dur pour son mental et pour sa carrière -  même si elle  connaissait déjà la terrible solitude des stars délaissées.

 

Comme une étoile filante dont  la traîne lumineuse perd peu à peu  de son éclat pour se perdre  dans le néant,  l’étoile de Laura s’éteint.

 

En 2000 le réalisateur de Malizia tente de lui redonner sa chance avec Malizia 2000.  Il l’encourage à se soumettre à une opération esthétique qui est un échec, comme le film.

Laura intente  un procès contre le chirurgien,  elle saura seulement treize ans plus tard qu’elle est déboutée.

Le chirurgien a fait valoir  que la substance injectée n’est pas responsable de l’allergie qui l’a défigurée.

Que faire lorsque le sort s’acharne contre vous ?

 

Laura est désormais vouée à la solitude et à l’obscurité.

   Elle  quitte Rome et s’installe dans une banlieue lointaine, à Ladispoli, se réfugie dans la prière.   Elle fréquente la Communauté religieuse de Ladispoli où elle  découvre les bienfaits de l’anonymat.

 

Le monde l’a oubliée. Mais un journaliste du Correre de la Sera tente un jour de l’interviewever par téléphone.  Elle répond :  « Laura Antonelli n’existe plus. » Et elle raccroche.

 

Laura Antonelli n’existe donc plus.  On l’oublie pour de bon.

 Et voilà qu’en ce lundi 22 juin, sa femme de ménage la trouve étendue dans la salle de bains de son modeste appartement.   Crise cardiaque ?  Elle avait 71 ans.  

Rangez vos mouchoirs. Si je vous raconte cette histoire si triste, c’est parce qu’en écoutant le flash d’information annonçant sa mort, j’ai soudain revu son beau visage si pur et j’ai eu envie de savoir à quoi avait ressemblé sa vie.  Et bien, j’étais servie.

Belmondo n’a pas une fin de vie plus belle. Ils n’auraient jamais dû se séparer.

 

Miss Comédie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils s’étaient  rencontés en 1971 sur le tournage des Mariés de l’An II, de Jean-Paul Rappeneau et depuis c’était l’amour fou. Deux stars en pleine gloire.    L’année 1973 ils survolent ensemble l’univers  cinématographique : Laura Antonnelli enflamme les salles avec

 

Malizia.  On la compare à Marlène Diétrich dans l’Ange Bleu, à Rita Hayworth dans Gilda, à Marilyn Monroe dans Sept ans de Réflexion…

Tandis que Belmondo tourne Le Magnifique, sans commentaire, le titre dit tout…

 Sur  la photo elle fait toute jeunette, mais elle vient de tourner son  22ème film,  L’Innocent, avec le grand Visconti et ce sera son dernier film avant sa traversée du désert.  Elle a trente deux ans et elle  vit là  une de ses dernières années de bonheur. 

 

 Leurs routes se sont séparées  en 1980 et tandis que Belmondo continuait à tourner succès sur succès, Laura commençait à mal tourner.  A croire qu’il était son porte-bonheur, et que la chance l’a quittée en même temps que lui.

Les ruptures brutales conduisent souvent à des cataclysmes. Le sort n’aime pas être contrarié. 

Que va faire Laura Antonelli des quarante ans qui lui restent à vivre ?     C’est long, quarante ans, mais pour elle tout   va s’ enchaîner  très vite.   Sa rupture avec Belmondo l’a-t-elle traumatisée au point qu’elle se soit réfugiée dans la drogue ?  Ou bien Jean-Paul l’a-t-il quittée parce qu’il désapprouvait sa dépendance ?  Toujours-est-il que dix ans plus tard elle est  condamnée à la prison pour trafic de drogue.  Elle sera réhabilitée plus tard et relaxée.  Mais le coup est donné, très dur pour son mental et pour sa carrière -  même si elle  connaissait déjà la terrible solitude des stars délaissées.

 

Comme une étoile filante dont  la traîne lumineuse perd peu à peu  de son éclat pour se perdre  dans le néant,  l’étoile de Laura s’éteint.

 

En 2000 le réalisateur de Malizia tente de lui redonner sa chance avec Malizia 2000.  Il l’encourage à se soumettre à une opération esthétique qui est un échec, comme le film.

Laura intente  un procès contre le chirurgien,  elle saura seulement treize ans plus tard qu’elle est déboutée.

Le chirurgien a fait valoir  que la substance injectée n’est pas responsable de l’allergie qui l’a défigurée.

Que faire lorsque le sort s’acharne contre vous ?

 

Laura est désormais vouée à la solitude et à l’obscurité.

   Elle  quitte Rome et s’installe dans une banlieue lointaine, à Ladispoli, se réfugie dans la prière.   Elle fréquente la Communauté religieuse de Ladispoli où elle  découvre les bienfaits de l’anonymat.

 

Le monde l’a oubliée. Mais un journaliste du Correre de la Sera tente un jour de l’interviewever par téléphone.  Elle répond :  « Laura Antonelli n’existe plus. » Et elle raccroche.

 

Laura Antonelli n’existe donc plus.  On l’oublie pour de bon.

 Et voilà qu’en ce lundi 22 juin, sa femme de ménage la trouve étendue dans la salle de bains de son modeste appartement.   Crise cardiaque ?  Elle avait 71 ans.  

Rangez vos mouchoirs. Si je vous raconte cette histoire si triste, c’est parce qu’en écoutant le flash d’information annonçant sa mort, j’ai soudain revu son beau visage si pur et j’ai eu envie de savoir à quoi avait ressemblé sa vie.  Et bien, j’étais servie.

Belmondo n’a pas une fin de vie plus belle. Ils n’auraient jamais dû se séparer.

 

 

 

 

 

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20 juin 2015 6 20 /06 /juin /2015 17:26
MISS COMÉDIE,  LE RETOUR

Coucou, me revoilou ! Au bas de ce texte, vous lirez mon premier article depuis… trois mois, intitulé LA POMME D’ALAN. Depuis ON NE SE MENTIRA JAMAIS , mon article sur la pièce de Jean-Luc Moreau, silence sur le blog. Pourquoi ?

Ce n’était pas une panne d’inspiration mais une panne de transcription. Une « mise à jour » de la mise en forme des textes est venue soudain tout chambouler, tout compliquer.

J’ai dû faire appel à des spécialistes qui restaient perplexes devant ce nouveau procédé, j’ai tâtonné, cherché, essayé, j’ai bien cru que j’allais devoir arrêter de publier chez Over-blog. A force d’obstination j’ai pu trouver les clics nécessaires pour que ma rédaction apparaisse sur mon blog. Il me reste à régler le problème des photos. J’y arriverai.

Une MISE A JOUR est un cauchemar pour tous les internautes. C’est un moyen de faire croire qu’avant c’était moins bien alors que c’est en réalité un moeyn de compliquer les choses.

Si tout va bien, je vous donne rendez-vous le mois prochain pour un nouvel article. Une Miss Comédie over-branchée

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19 juin 2015 5 19 /06 /juin /2015 16:12
LA POMME D'ALAN

 

 

C’est une belle et triste histoire, que l’histoire d’Alan Turing.

Qui connaît Alan Turing ?

Sûrement tous les amoureux et utilisateurs d’Apple et de sa galaxie élitiste.  Pourquoi ?  Quel rapport entre Alan Turing et Apple ?

Bien sûr, Steve Jobs  reste dans les esprits comme le fondateur de cette marque qui a changé le monde.  C’est donc lui et son associé Wodniak qui ont choisi leur logo : une pomme… mordue.

Pourquoi mordue ?

C’est là qu’on entre dans l’histoire d’Alan Turing.

C’était un mathématicien, informaticien, cryptologue surdoué. Anglais, beau et gay.

C’est lui qui a permis aux Alliés de gagner la  Seconde guerre Mondiale  en décryptant le code secret des nazis contenu dans leur machine Enigma. Un exploit énorme  passé sous silence pour une raison précise liée à son orientation sexuelle.  Un délit, à l’époque. Et puis ? Quel rapport avec la pomme ?

L’histoire vire au drame.

Un jour la maison de Turing à Manchester est cambriolée. Complice de ce vol, un ax-amant de Turing.   La loi est sévère à cette époque envers  les homosexuels. Turing est inculpé et  mis  en demeure de choisir entre deux peines : la prison ou la castration. Le coup dont on ne se remet pas. Il choisit la castration. Même chimique, le traitement a des  effets secondaires dramatiques sur son état psychique.

Un an plus tard il est retrouvé mort dans sa chambre, empoisonné par une pomme imprégnée de cyanure. L’affaire est retentissante, on épilogue sur « accident ou suicide ? ».

La clé de l’énigme est dans un conte de fée que Turing adorait : Blanche-Neige et les sept Nains dont il regardait le film en boucle. Il aimait particulièrement la scène où la sorcière plonge une pomme dans le chaudron pour l’imprégner de poison.  On l’ entendait souvent la chanson de la sorcière.

Ce serait donc un suicide. Il avait 42 ans.

Et l’histoire ajoute qu’il aurait choisi cette forme inattendue  pour que sa mère puisse croire à un accident. En effet, les pépins de pomme contiennent, paraît-il, du cyanure…

L’histoire commence en récit d’espionnage et finit en roman d’Agatha Christie. 

En tous cas c’est en hommage à son prédécesseur méconnu,que Steve Jobs a grignoté un morceau de la Pomme.  Et ça, c’est du sûr.

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 18:16

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MISE A JOUR PLOMB

 

Comme on le vérifie souvent, le mieux est l’ennemi du bien.

Voilà comment sous prétexte d’une mise à jour imposée, nous découvrons perplexes, au lieu de nos étapes familières, un parcours inconnu où il faut tenter d’insérer nofre texte.

 

Nous n’avions rien demandé, tout marchait très bien, et voilà que soudain on brouille les cartes et la règle du jeu a changé.

Sans avoir le choix, nous voilà devant le fait accompli.  Des otages payants.

C’est très malsain pour l’ensemble des bloggeurs qui ne sont pas tous informaticiens.

Pour ma part, je vais essayer de rassembler les morceaux du puzzle pour vous poster un nouveal article qui tienne debout.

Je ne garantis rien.  Si je n’y arrive pas c’est que je ne suis pas à la hauteur d’un hébergeur aussi ingénieux. Et j’irai voir ailleurs.

 

A bientôt j’espère,

Miss Comédie 

PS  Il se peut que cette mise à jour comporte certains avantages. Dans ce cas, je serai honnête, je ferai amende honorable mais je maintiens que nous aurions pu être consultés.

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 20:09

V

 

 

 

onnesementira461.jpgAffirmation gratuite, promesse non  tenue, le titre est trompeur, lui aussi !.

Si vous  décidez d’aller voir cette pièce pour passer un bon moment  de rigolade, vous faites fausse route.

Enfin, ça dépend… si vous êtes de ceux qui pleurez de rire devant un type qui glisse sur une peau de banane, alors vous pouvez y aller.   Mais attention : cette histoire-là peut un jour être la vôtre. .. si elle ne l’est pas déjà.

De toute façon vous passerez un moment intense, entre rire et larmes.

 

Le sujet, l’adultère (sujet favori de l’auteur) n’a rien de très original mais il est ici traité avec une intelligence, une finesse, une cruauté qui le rapprochent  d’ une tragédie d’Eschyle.

Mais que serait un tel texte sans ses interprètes ? Une conférence sur la problématique du mensonge.

Or, nous avons devant nous un duo d’acteurs étonnants, aussi percutants l’un que l’autre.  Ils  ne quittent pas le plateau durant 90 minutes, le temps de procéder à  une subtile recherche de la vérité au moyen d’un interrogatoire haletant.

Décrire ici le talent de l’un et de l’autre dans leur duel amoureux serait dévoiler les ressorts de l’intrigue.  Donc je m’abstiens.

Dommage,  j’aurais aimé vous détailler leur virtuosité, leur beauté, leur élégance… Bref, ils sont tous deux un régal à écouter et à voir se démener dans cette situation infernale…

Eric Assous ne donne pas dans le rabâchage sur ce thème éculé. Il nous invente un vrai suspense.

A la moitié de la pièce, on ne sait vraiment pas, du mari ou de la femme,  lequel est la victime, lequel est le bourreau.

 

Fanny Cottençon est tour à tour comique,  révoltante., touchante, frémissante, et en plus elle est belle.

Jean-Luc Moreau nous confond par l’attraction de sa seule présence,   la sobriété de son jeu tout intérieur, dans un personnage  dont on se demande si sa sérénité est feinte ou réelle, si son amour conjugal est sincère ou factice,  jusqu’à la révélation finale.

 

Je dois être honnète.  Cette pièce d’Assous m’a  d’abord agacée par son ambigüité. Que cherche-t’il ? A faire rire de cette situation cocasse ? A faire réfléchir tristement sur la duplicité des deux sexes ?   On  sort  de là  ébranlé  plutôt que réjoui. Mais comment ne pas être sensible à  la justesse de son analyse  et la richesse de son écriture ?    A eux trois, ils m’ont eue.

 

Miss Comédie

 

C’est au théâtre La Bruyère jusqu’au 30 avril

 

 

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 15:29

 

 

  scan.jpgAu fil des années il gardera ce regard farouche, mais le cigare grossira avec lui. 

Qui est-ce ?

Réponse le mois prochain.

A bientôt !

Miss Comédie

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 21:24

 

 

hopper.jpg« Quel temps magnifique !

 « Oui, mais on supporte bien  nos vêtements, il y a ce petit vent… 

«  Ils ont une belle vue, mais un peu…

« … Plate ?

« Oui,  rien à l’horizon… C’est un peu inquiétant…

«  Nos hôtes ont disparu.

« Et puis ils nous laissent seuls,  là, qu’est-ce qu’ils font, tous les deux ?

« Il l’aide à préparer les apéritifs,  je crois.

« Bon, on n’est pas mal, on prend le soleil…

…………..

« Vous voyez, cette perspective, là, devant nous ?

« Oui ?

«  Et bien, avec nous en  face, c’est les Etres  et le Néant.

«  Bien dit !

Ils rient tous ensemble. Puis dressent  l’oreille.

« Vous entendez ?

«  Oui… quelqu’un joue du piano.

« Qui cela peut-il être ?

«  Un de leurs enfants ?

«  Oui, parce que  qui préparerait le dîner ?

« C’est la Sonate au Clair de Lune.

« C’est vrai que si ça continue, nous serons encore là au clair de lune.

« Mais enfin, qu’est-ce qu’ils font !

« Attendez, c’est peut-être un diner trois étoiles…

(Rires)

 

« Vous savez, elle,  c’est un vrai cordon bleu, on m’a dit.

« Mais vous avez vu une table dressée, vous ?

« Non, ils nous ont fait passer par le jardin.

« Vous croyez qu’il n’y aura pas de dîner ?

« « Ils nous ont peut-être conviés à un concert ?

« Regardez, le soleil est prêt à passer derrière la colline.

« On est bien, on se détend, vous ne trouvez pas ?

« Et bien moi, je commence à avoir faim...

« Tiens, la musique s’est arrêtée.

On entend un cri horrible dans la maison puis des pas précipités et une voix leur parvient  sur un ton brutal :

«  Ne bougez pas, vous autres ou vous êtes morts !

Tétanisés, ils restent figés, immobiles.  Ils ne se retournent pas.

L’un d’eux chuchote :

« Je vous l’avais dit, ce paysage avait quelque chose d’inquiétant.

 

4 mars 2015

Miss Comédie "Conversations imaginaires"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 16:36

 

 

  Souper 2Evidemment, on ne peut s’empêcher de penser à DIPLOMATIE, autre récente pièce à succès, autre moment  d’Histoire, autre suspense, celui-ci un peu moins haletant que le premier.

Toujours Niels Arestrup, aussi imposant, voix métallique, manières aristocratiques, assurance souveraine, c’est Talleyrand.

Face à lui, Patrick Chesnais, venu du boulevard comme pour illustrer la différence d’origine des deux personnages.  Mais il  n’est pas là pour nous faire rire. Cinglant, exalté, il est un Fouché très crédible.

L’histoire les a-t-ellle réellement réunis pour décider de l’avenir de la France ?  Fouché aurait-il accepté de partager un souper fin arrosé au champagne avec son ennemi juré ? Mais la scène est du gâteau pour un historien.  Après Waterloo, la France se contente d’un gouvernement provisoire, que préside Fouché. Mais ensuite ?L’un veut réinstaller la royauté, l’autre veut donner le pouvoir au peuple.  Vaste débat, éternel débat. On ne va pas juger ici si leur alliance fut bonne pour la France ou non.

Mais Chateaubriant décrit ainsi les deux personnages  venus rencontrer Louis XVIII pour lui  rendre le trône : « Le vice appuyé sur le bras du crime ».   On ne sait lequel des deux tirera le plus d’avantages de la situation.

 

Le texte  de Jean-Claude Brisville est puissant, éloquent, émaillé de pointes d’humour (aigre-doux) et entrecoupé  d’appréciations gustatives, comme on pose son arme entre deux assauts.

 

Les deux adversaires sont de force égale, même si Chesnais, avec sa voix sourde, son ironie défensive et quelques poussées d’humeur bruyante ne donne qu’une petite idée de la férocité de son personnage.   Niels Arestrup a la force tranquille de Talleyrand mais en a- t -il la finesse ? 

N’importe, le texte parle pour eux.  Chacun avec sa technique, ils s’imposent.

 On ne décroche pas une minute de leurs joutes verbales.  Ils ne quittent pas le plateau, allant et venant  autour de la table au rythme de leur querelle, dans un décor sobrement d’époque.

 

C’est une pièce drôle et grave à la fois.   Avec un texte de belle tenue et des comédiens inspirés. Comme j’aimerais qu’il s’en monte davantage dans le privé.   Du boulevard, oui, mais du grand boulevard !.

Le Souper est servi au théâtre de la Madeleine, jusqu’au 29 mars 2015.

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Published by Miss Comédie - dans Archives
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  • Miss Comédie
  • Miss Comédie c’est moi, Barbara Laurent-Ogier. 
Mes initiales m’ont récemment fait bifurquer.  De comédienne- auteur dramatique,  je suis devenue  blogueuse, ça élargit considérablement la cible.
  • Miss Comédie c’est moi, Barbara Laurent-Ogier. Mes initiales m’ont récemment fait bifurquer. De comédienne- auteur dramatique, je suis devenue blogueuse, ça élargit considérablement la cible.

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- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

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