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PETIT LEVER DE RIDEAU

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  Ah mes amis,  le rideau ne se lèvera pas aujourd’hui.
Because  relâche(ment) du 1er mai, qui va nous gagner tous et même que vous ne viendrez peut-être  pas
voir ma pièce ?
Alors ne regrettons  rien,  je vous garde au chaud la scène 16 des AMOUREUX DE LA SALLE D’ATTENTE . 
Partez donc, fuyez la ville et les risques de contamination, comme dirait le PETIT  HOMME de ma pièce, il colle à l’actu  celui-là , et échappez-vous vers nos campagnes pour cueillir des brassées de muguet.
RENDEZ-VOUS  LUNDI  4  et passez un très bon week-end !
Miss Comédie


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PETIT LEVER DE RIDEAU

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  Cest Philippe CAUBERE (voir plus bas) qui m'a donné l'idée de réécouter cette belle chanson
de Bob DYLAN, "LAY, LADY, LAY".  Tout ce qu'il a dit sur le théâtre et le temps qui passe était magnifique.
Il ne joue pas dans ma pièce, mais il pourrait être un superbe MAXIME ! 
Aujourd'hui SONIA se raconte à son médecin, comme tout le monde.
Bon spectacle !

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LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - scène 15

Publié le par Miss Comédie

Le cabinet du médecin.
ELLE, LE MEDECIN


QUESTIONS  INDISCRÈTES

LE MEDECIN
Vous m’en direz tant.  Bien... bien... C’est curieux, ça... Donc, quand vous êtes venus tous les deux ensemble, le... voyons le 5 mars, vous ne vous connaissiez que depuis deux mois ?

ELLE
Depuis deux petits mois, oui.

LE MEDECIN
Vous veniez chacun pour des troubles différents, et à la suite de ces visites, vos troubles ont disparu...

ELLE
Momentanément, oui...

LE MEDECIN
Momentanément, oui.... C’est bien ça.  Mais dans le cas de Monsieur Sévère, les troubles sont différents.  L’urticaire a disparu, et la toux prend le relais.  Hmm... humm...  En dehors de Monsieur Sévère, avez-vous entamé une relation ... amicale ou conflictuelle avec... une collègue de travail ?

ELLE
Non.

LE MEDECIN
Un membre de votre famille ?

ELLE
Non.
LE MEDECIN
Avez-vous adopté un animal ?

ELLE
Non.

LE MEDECIN
Utilisez-vous  des produits chimiques ?

ELLE
Non...  Je me passe parfois du vernis à ongle entre deux rendez-vous... Enfin, le reste est conforme à ce que je vous ai répondu il y a un an...

LE MEDECIN
Donc, monsieur Sévère me paraît être le seul élément nouveau dans votre vie.

ELLE
Eh, oui.

LE MEDECIN
Il y maintenant 2 questions à se poser, et je vous les pose.  Vous y répondrez par oui ou par non.

ELLE
Je vous écoute.

(A suivre)

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MON IMPRO SUR TOUS LES TONS

Publié le par Miss Comédie




SHAHEEN JAFARGHOLI  a battu  Susan BOYLE !  En fait non, il ne l’a pas battue, on ne peut comparer un gamin de douze ans à une femme de 47 ans !   Il a fait l’événement, lui aussi, car personne ne s’attend à ce qu’un enfant ait la voix aussi placée.
Dans le même contexte, c’est-dire dans l’émission britannique GOT TALENT, devant un public énorme, il a étonné tout le monde, y compris les juges.
Ah, la tête des juges !  Surtout un, celui qui a une longue figure impassible, le regard scrutateur, et pour finir, le sourire carnassier de celui qui a trouvé une proie à exploiter.
Ce visage me hante. Il a quelque chose de tout-puissant, il incarne le doigt de Dieu, il décide que lui, elle, va devenir une star.
Mais enfin, prodige pour prodige, je préférais Susan BOYLE. C’était  une vraie surprise, émouvante et humaine.
Ce gosse, là, il fait un peu singe savant.


Je sais pourquoi LES MOLIERES ont fait un tel bide : c’était un dimanche !  Quelle idée de faire ça un dimanche alors que tous les bons Français sont scotchés tels des ventouses dans leur fauteuil pour le film de 20h40 !… C’est du cinéma qu’ils veulent, pas du théâtre. Dimanche soir,  ils ont pu se régaler de bons sentiments avec ENSEMBLE C’EST TOUT, tiré du livre best-seller.  Audrey TAUTOU et Guillaume CANET à l’affiche, en plus… Deux qui ont le vent en poupe.
Alors que d’habitude, c’est le lundi, jour de relâche des théâtres, et pas grand-chose à se mettre sous la dent à la télé.  Dommage que les  études de marché n’aient pas prévu ça.



PHILIPPE CAUBERE  était hier  l’invité d’ Olivier Bellamy sur Radio Classique
. Il a cité une phrase de Pagnol dans la pièce qu’il joue actuellement avec GALABRU : « Il est fâcheux d’être fâché ».  Il dit que ça lui a soudain donné envie de se réconcilier avec Ariane MNOUCHKINE qu’il ne voyait plus depuis longtemps.   Merveilleux !  Magnifique ! 
Quelle preuve d’intelligence et d’humanité !  Mais ça ne m’étonne pas de ce grand et généreux comédien. 
J’ai eu aussi la surprise d’entendre qu’il avait  « très brutalement quitté ses trente ans » pour aborder aux rivages de la soixantaine.  Soixante ans, Philippe CAUBERE ?  Il a donc vieili, lui aussi ?  Son étonnement devant cette évidence, sa naïve tristesse, m’ont émue.  Et oui, il choisit encore, comme musique symbole de ses bonheurs passé, Bob Dylan et Jeff Bucklet… Il est de la même race qu’eux.



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LA REPLIQUE INATTENDUE

Publié le par Miss Comédie

Telle est la vie des hommes. Quelques joies vite effacées par
d’inoubliables chagrins.
Marcel PAGNOL  (Le château de ma mère)

L’auteur de MARIUS serait-il pessimiste ? 
N’aurait-il donc aucune volonté ?
Allez, il n’y a pas de vérité universelle, il n’y a que des vérités
très personnelles.
A demain !
Miss Comédie



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PETIT LEVER DE RIDEAU

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  Il parait que MOLIERE  alimente la polémique, au lendemain de la Cérémonie.
Il faut toujours qu'il y ait polémique.  C'est le mot qui revient le plus souvent en ce moment
dans les médias.  Il colle à l'actu comme une ventouse.  Moi, je crois en MOLIERE comme
seul et unique auteur de tous ses chefs-d'oeuvre. Voilà.
Aujourd'hui vous aassisterez dans mon théâtre à la visite de SONIA chez son médecin
et à son aveu (secret médical) sur sa rencontre avec MAXIME.
Tout ça est très BOURGEOIS GENTILHOMME.

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LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - scène 14

Publié le par Miss Comédie

L’AVEU


Le cabinet du médecin.   ELLE est assise en face du médecin.

LE MEDECIN
Madame Aufray, qu’est-ce qui vous ramène à mon cabinet ?  Je vous ai vue, je crois... (il feuillette un dossier)  le 5 novembre dernier...

ELLE
Tout d’abord, laissez-moi vous féliciter, docteur :  je vous ai envoyé ma mère qui souffrait d’insomnies, et vous lui avez prescrit un traitement qui l’a complètement guérie.

LE MEDECIN, modeste
C’était un cas banal : allergie aux poils de chien.  La santé de Madame votre mère est toujours bonne,  j’espère ?

ELLE
La santé, oui.  Le moral, c’est autre chose.  Quant à moi, depuis ma dernière visite il y a un mois, je ne vais pas mieux.

E MEDECIN
Vous aviez une bonne grippe.  Je vous ai envoyée à mon confrère, le docteur Gabor.  Je vous rappelle que je ne peux rien contre la grippe.

ELLE
Je sais, docteur.  Je n’ai pas la grippe.

LE MEDECIN
Qu’avez-vous ?
ELLE
La même chose que l’année dernière à cette époque : une crise d’urticaire, ou d’éczéma, je sais pas, mais je me gratte.

LE MEDECIN
Voyons voyons... (il regarde son dossier)  A l’époque vous aviez des éruptions eczémateuses sans cause psychosomatique apparente...
(il marmonne) je vous ai ordonné un traitement local.... corticoïde...(nom de médicament incompréhensible)... Le 5 juillet vous êtes revenue me voir et apparemment les éruptions avaient disparu.

ELLE
Exact.

LE MEDECIN
Elles ont repris quand ?

ELLE
Dimanche dernier.

LE MEDECIN
Au même endroit ?

ELLE
Oui.

LE MEDECIN
Bien. Nous allons donc passer au stade thérapeuthique suivant : la recherche des causes psychopathologiques.

ELLE
Mais nous avons déjà passé en revue les causes possibles l’an dernier et on n’en a trouvé aucune !

LE MEDECIN
C’est que nous n’avons pas poussé assez loin l’investigation... ou bien que certains paramètres ont changé... en un an, il s’en passe, des choses...  Excusez ma question, mais... avez-vous opéré des changements dans votre vie depuis un an, madame Aufray ?

ELLE (troublée)
Non... c’est-à-dire oui..., un grand changement, mais pour être précis,  ce chamboulement-là a commencé le jour de ma première visite, le 5 janvier de l’année dernière.

LE MEDECIN
Le 5 janvier ?

ELLE
Oui, le 5 janvier, c’était aussi le jour de la première visite de Maxime Sévère, et ... (elle marque un temps d’hésitation) c’est lui la cause du chamboulement.

(A suivre)

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... AND THE WINNER IS...

Publié le par Miss Comédie

Il a dédié son Molière à son fils disparu.  Dans la salle, sa fille pleurait. 
Patrick CHESNAIS a été très sobre et très émouvant hier soir. 
Pas un sourire sur son visage détruit.  En scène, il arrive à cacher ses blessures derrière les pitreries  de ses personnages. Il reste irrésistiblement drôle. Quel talent démultiplié !
Dans COCHON D’INDE il est irrésistiblement drôle pendant une heure et demie. On a l’impression qu’il s’amuse lui-même, qu’il oublie.  Le public l’adore, il a une ovation à sa première entrée en scène, et un triomphe à la dernière.
Un jour de l’hiver 1974 ou 75 il m’avait appelée pour que j’aille lui acheter des médicaments, il avait une mauvaise grippe et personne pour le soigner.  A l’époque, nous étions dans le même cercle d’amis.  Je l’avais trouvé grelottant, sans chauffage, dans une banlieue triste. J’étais restée un moment avec lui. C’était la même image que celle d’hier soir.  La détresse l’habite depuis toujours.  Il se sentait « différent », solitaire.  Je suppose que son mariage,  ses enfants ont dû lui donner un peu d’espoir, le sentiment d’être enfin comme tout le monde, un père.   Et puis…
Il faut le voir danser un rock frénétique avec Pierre     ARDITI dans LE CODE A CHANGE.  (voir mon blog du 20/02/09).
A-t-il éprouvé du bonheur en recevant ce Molière ?  Pas sûr. Il s’est sûrement détaché de tout, mais il y a encore dix ans, il ne se serait pas déplacé.  Il a acquis une sagesse qui lui fait respecter les rites et puis, il y avait sa fille dans la salle.

Anne ALVARO aussi, méritait cette récompense depuis longtemps.  Les jurés ont visé doublement juste.  Ce qu’elle a fait dans « GERTRUD, LE CRI » était magnifique, on n’imagine personne d’autre dans ce rôle écrasant de la mère d’Hamlet. Elle a la stature, la profondeur et le mystère de toutes ces grandes héroïnes (Voir mes blogs  des 13/01/09 et  10/02/09).

Hélas, ces deux récompenses si bienvenues ainsi que la plupart des autres dans cette 23ème édition des MOLIERES n’aura pas eu, elle, le succès mérité auprès du public. « Un échec » pour France 2, paraît-il, qui  a enregistre 500 000 téléspectateurs de moins que l’an dernier…  Comment expliquer ça  alors que la fréquentation des salles de théâtre ne cesse d’augmenter ?

Je me rends compte que mon article sur la soirée des Molières se résume à deux éloges émus des deux meilleurs comédiens de l’année, et il se trouve qu’ils sont tous les deux dans mon souvenir.  J’ai donc un peu zappé le reste de la soirée et je vous demande de m’en excuser.

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LA REPLIQUE QUI FAIT MAL

Publié le par Miss Comédie

Tous les vices à la mode passent pour des vertus.
MOLIERE

Tout ça n’a pas bien changé. Les vices collent à l’humanité
comme des ventouses. 
(On va encore dire que je suis pessimiste mais cette réplique colle à l'actu !) 
A demain, chers spectateurs vertueux !

Miss Comédie



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PETIT LEVER DE RIDEAU

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  J'attaque la semaine très optimiste avec la bonne nouvelle d'un grand talent
récompensé : mon très cher Patrick CHESNAIS  élu meilleur comédien hier soir, il le méritait
depuis longtemps.   Je vous parlerai demain de cette Cérémonie, le temps de rassembler
mes esprits ... et de trouver les mots... LE mot, ce mot si difficile à trouver autour des podiums,
pour la femme du pilote comme pour la femme du chef de tribu, personne ne trouve le mot.
Pour l'heure, en attendant les AMOUREUX  qui se courent après, lisez la courte scène où
le Petit Homme se mêle vraiment de ce qui ne le regarde pas...

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LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - Scène 13

Publié le par Miss Comédie

La sale d’attente
LE PETIT HOMME, LA DAME, LE MARI

CONSEIL  D’AMI

La porte du cabinet s’ouvre et la   dame en sort.    Son visage s’éclaire en voyant son mari et elle s’élance vers lui.
(Pendant qu’elle parle, le petit homme sort peu à peu de son immobilité pour prêter visiblement l’oreille à ses paroles. Bien qu’il ne la regarde pas, gardant les yeux fixés sur un point vague droit devant lui, son visage prend une expression haineuse.)

LA DAME
Tu es arrivé, mon chéri, mon sauveur !  Que je suis heureuse, tu sais je n’avais pas vraiment la tête à moi tout à l’heure, je n’aurais pas dû te déranger pour rien... enfin, pour si peu de choses, d’ailleurs le docteur  m’a grondée, vraiment il m’a dit, vous devez devenir adulte, madame Dufour, ne soyez plus la petite fille qui appelle au secours son papa, il faut vous assumer maintenant, et je vais vous aider à le faire.  Il va me débarrasser de mon allergie aux vieux vêtements, tu sais, chéri ?  Il me l’a promis.
LE MARI, déjà debout et pressé de partir
Bien.  On y va ?
LA DAME
Ce n’était pas une vraie consultation aujourd’hui, le docteur n’a pas voulu voir mes boutons parce que je n’avais pas été gentille avec toi.

Le petit homme s’avance alors vers le mari et l’entraîne par le bras en aparté.



LE PETIT HOMME d’une voix sourde
De la poigne.
LE MARI  interloqué
Hein ?
LE PETIT HOMME
Traitez-la durement.  Elle ne guérira pas autrement.  Plus un sou pour sa garde-robe.  C’est son allergie que vous entretenez.  Compris ?

(A suivre)

           


           

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LA PISTE AUX ETOILES

Publié le par Miss Comédie

Vous allez trouver aujourd’hui dans tous les medias les échos de
LA  23ème CEREMONIE DES MOLIERE d’hier soir.
Donc, la mienne, je vous la donnerai demain, elle sera moins noyée dans la masse.

Mais puisqu’il est question de gloire, je ne serai pas hors sujet en vous parlant d’une super star
qui refait surface avant de se lancer à nouveau dans les grands bains de foule.

MICHAEL JACKSON fait les boutiques de Beverly Hills pour trouver des bibelots pour sa maison.
C’est l’émeute !
L’arrivée dans sa limousine est hallucinante. Il n’est pas sorti de la voiture que les filles
 hurlent leur amour,  se bousculent, la foule s’amasse sur le trottoir, c’est pire que l’atterrissage d’Armstrong retour de la lune.
 D’ailleurs, n’est-il pas une créature d’outre-monde ?
Il a toujours autant d’allure.  Derrière son masque chirurgical il semble qu’il sourit.
Il porte une veste somptueuse. Sa démarche est féline, il a toujours vingt ans.
C’est un phénomène planétaire.  Je pense que cette sortie a été un test pour lui :
dans trois mois à Londres, il sera ovationné, en tout cas les concerts sont over-booked.
Mais comment va-t-il faire pour chanter avec son masque ?

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MA REPLIQUE PEOPLE

Publié le par Miss Comédie



La gloire est une incompréhension, peut-être la pire.
Jorge Luis BORGES

Qu’est-ce que ça veut dire au juste ?  Que les gens célèbres ne méritent pas leur gloire ?   Ou bien que la gloire n’est pas aussi plaisante qu’on croit ?
Je préfère celle-ci :

Ce qui d’abord est gloire à la fin est fardeau.
Victor HUGO.
Et en plus, c’est un alexandrin.
Chers anonymes, je vous souhaite une bonne semaine.
Miss Comédie

M


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PETIT LEVER DE RIDEAU

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  Les amoureux ne sont pas en scène aujourd'hui, seul le petit homme exprime son idée fixe
devant le mari de la Dame un peu abasourdi. 
Vous assisterez aussi à une autre scène de mon cru avec plusieurs fins possibles, à vous de juger.
Et puis la grande Coco trouve sa vérité profonde dans le livre de Claude DELAY "COCO SOLITAIRE" :
une femme secrète qui, d'après l'auteur, ne se retrouve pas dans le film d'Anne FONTAINE...
A vous de juger aussi.
Demain, mon théâtre fait relâche. Vous retrouverez lundi les avatars des AMOUREUX DE LA SALLE
D'ATTENTE.  Bon week-end !

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LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - scène 12

Publié le par Miss Comédie

La sale d’attente.
LA DAME, LE PETIT HOMME, LE MARI

ALERTE AUX MICROBES !


VOIX DE L’ASSISTANTE
Madame Dufour !
La dame se lève précipitamment  et passe dans le cabinet.  Le petit homme se retrouve seul.  Il se  lève et va ouvrir la fenêtre.  On entend les bruits de la rue. Il va se rasseoir sur sa chaise et au bout d’un moment, se déplace d’une chaise.

LE PETIT HOMME  marmonnant
Les miasmes de la rue vont bouffer ceux des femelles.  Ils ont l’avantage du nombre...

Il pousse un ricanement sardonique et se replonge dans l’immobilité et le silence.  Au bout d’un moment on entend la sonnette.  Bruit de porte, voix d’homme.
Entre un homme petit, trapu, le visage rond et jovial, qui salue à la ronde.  C’est le mari de la dame.

LE MARI, regardant autour de lui
Mais elle n’est pas là !
VOIX DE L’ASSISTANTE, par la porte restée entrouverte
Madame Dufour est reçue en ce moment par le docteur.
LE MARI
Ah, je comprends.  Je vais l’attendre.
Il s’assied, se déboutonne, regarde le petit homme avec curiosité, se penche vers la table basse, saisit un magazine.



LE PETIT HOMME
N’y touchez pas. Elles les ont contaminées et avant elles, des centaines d’autres femmes contagieuses.
LE MARI
Mais...  Quelle maladie...?
LE PETIT HOMME
Toutes !  Les vénériennes, les génétiques, les microbiennes ! Oxyde d’azote, dioxyde de soufre et de carbone…  Les microbes prolifèrent !... (il crie) Nous n’y échapperons pas ! Vous savez combien de maladies ils vont nous transmettre ? Entre 15 et 20 millions !...Les victimes ?  Surtout des hommes... 
(il s’essuie le front avec son mouchoir, reprend sa respiration)

LE MARI (l’air affolé)
Que faut-il faire ?
LE PETIT HOMME chuchotant
Il faut essayer de différer notre mort.  Prenez de très courtes aspirations...  Economisez vos mouvements...
Ne touchez à rien de suspect...Faites le mort.  Rentrez en vous-même.  Soyez sur vos gardes.  Constamment... constamment...(de plus en plus bas) Constam... const... (tout en parlant il se rasseoit et se tasse sur lui-même.
LE MARI, ratatiné sur sa chaise
Oui... d’accord... d’accord...
 
Le petit homme est retombé dans son mutisme.  Son menton repose sur sa poitrine comme s’il dormait. Le silence s’installe, aucun des deux ne fait un mouvement.

(A suivre)

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SCENE DE RUE A LYON

Publié le par Miss Comédie

Imaginons une scène (qui vient de m’arriver) qui pourrait se terminer de plusieurs façons selon le tempérament du personnage.
Une fille normale (ni un boudin ni une bombe) marche dans la rue.  Sur le trottoir est assis un mendiant look routard, bien crado, l’œil glauque,  avec en face de lui un acolyte  du même acabit mais debout.  Ils regardent passer les gens tout en causant et distribuent les commentaires selon qu’il y a piècette ou non.  Evidemment, vu l’allure du duo, personne ne donne. Au moment où la fille passe, le gars debout lance « t’as vu le cul ? » La fille reçoit ça sans broncher et à peine dépassé, le mec ajoute « elle a un string ! ».
Je pose la question : combien de réactions possibles ? (Donc, combien de chutes à la scène filmée ou jouée ?)  Je vous en propose quatre.
1 -  La fille, qui a du sang-froid,  passe raide, comme si elle avait rien entendu.  C’est la bonne réaction mais la scène n’est tombe à plat.
2 - La fille, qui a fait du karaté, se retourne et file une tarte au mec qui s’y attend pas.  Mais il se rebiffe illico et lui renvoie la tarte.   Elle se met à hurler, les passants s’arrêtent et prennent le parti de la fille.  Le mendiant assis se met à insulter la fille très grossièrement. Un type le menace de lui casser la gueule. Le mec debout sort un canif.   C’est la bagarre générale. Les flics débarquent et les mendiants se tirent ailleurs.
3 -  La fille, qui a de la répartie ne se retourne pas et lance très fort : « Tu sais même pas à quoi ça ressemble, un string ! »  Le mec a la chique coupée et l’autre se met à rigoler et gueule :  « Viens lui montrer, salope ! »  Ca tourne court mais la scène a du chien.
4 -  La fille, qui a un humour fou, s’arrête net,  et se met à fouiller dans son sac.  Les deux, saisis, s’imaginent qu’elle cherche de la monnaie.  Ils n’osent même plus respirer.  Ils attendent avec respect.  Et là, elle referme le sac et dit « Dommage, j’avais des pièces pour vous mais là… » et elle repart d’un pas léger.  Les deux sont comme deux ronds de flan. 
Moi je trouve la dernière la meilleure.  Mais, hélas, ce n’est pas celle que j’ai vécue, puisque peureuse comme je suis, j’ai choisi la première qui, en fait, n’est pas une réaction de sang-froid mais bien une preuve de lâcheté.   Votre avis ?

(Qu’est-ce que je n’aurai pas fait pour provoquer un commentaire….)


`VOUS AVEZ DIT  COCO ?
Quel dommage d’avoir défiguré la mémoire de Coco Chanel !
Il faut entendre  Claude DELAY, sa biographe, sa confidente, qui a recueilli ses dernières paroles, qui l’a aimée et respectée, et qui porte le jugement sévère entre tous sur le film d’Anne Fontaine.   COCO AVANT CHANEL : " Un déploiement de vulgarité »…
On imagine.  La petite ?  « Elle n’a pas le format »… On s’en doutait.  Il ne suffit pas d’avoir le visage triangulaire et le regard dur.  L’âme est absente.


A entendre Claude DELAY, l'invitée de Olivier BELLAMY sur Radio Classique, hier soir, Coco CHANEL n’est pas facile à incarner… C’était une personnalité hors du commun, une femme comme on n’en fait plus.
Elle aurait choisi la 2ème fin pour ma scène de rue.  Ou peut-être la première ?   On imagine sa démarche et son dédain.
Ce ne serait pas la lâcheté, ni le sang-froid, ce serait l’indifférence.




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UNE REPLIQUE SO SMART !

Publié le par Miss Comédie


Personne n’est jeune après quarante ans mais on peut être irrésistible
à tout âge.
Coco CHANEL

Une affirmation très sympathique de sa part, et qui nous redonne l'espoir.
A demain, chers amis.
Miss Comédie

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PETIT LEVER DE RIDEAU

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  Vous avez raté le début des AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE ?
Alors voilà : ils sont venus chez le médecin pour soigner chacun leur allergie. LUI, ELLE, LA DAME et
LE PETIT HOMME.  LUI et ELLE tombent amoureux.  Les autres ruminent leur idée fixe.
L'histoire d'amour va évoluer avec des hauts et des bas dans la salle d'attente.
A part la pièce, vous avez droit à mes élucubrations sur le sujet du jour.  Aujourd'hui, nostalgi
e...
Je repense aux années soixante, pourquoi ? Mystère.

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LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - scène 11

Publié le par Miss Comédie

La  sale d’attente.

LA DAME, LE PETIT HOMME, MAXIME

CHASSÉ-CROISÉ

MAXIME (entre ses dents)
Madame... m’sieur...  Pas là... Tiens.  Mince alors.
LA DAME
Vous êtes le monsieur de la dame ?
MAXIME
Vous l’avez vue ?
LA DAME
Il y avait là une jeune femme très belle en tailleur noir qui pleurait parce que son monsieur lui avait fait faux bond.
MAXIME
Ah vraiment.
LA DAME
Non, excusez-moi, ce n’est pas tout-à-fait ça.  Elle a dit qu’elle était allée  trop loin.
MAXIME
Qu’est-ce que c’est que ces salades. Expliquez-vous clairement, madame.
LA DAME
Vous voulez savoir quoi, au juste ?
MAXIME
Seulement si elle est venue, si elle a été reçue par le médecin, et si elle est déjà repartie.
LA DAME
Réponse : un, elle est venue.  Deux, elle n’a pas été reçue par le médecin, trois : elle est partie.
MAXIME
Avant d’avoir été reçue ?
LA DAME
Oui, parce qu’elle avait du chagrin et elle a dit que cela ne l’intéressait plus de se faire soigner.
MAXIME
Idiote.  Non, pas vous.  Bon, merci. Au revoir madame. (il va pour sortir et se ravisant, se tourne vers le petit homme)  au revoir monsieur.

LE PETIT HOMME l’attrapant par le pan de sa veste
L’espèce humaine est en danger ! Le mâle est phagocyté. La femelle a pactisé avec l’élément destructeur de toute vie, le MICROBE !

Maxime hausse les épaules et sort.

(A SUIVRE-

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FAN DES SIXTIES

Publié le par Miss Comédie

Qu’est devenu le groupe PROCOL HARUM ?  Ce Whiter Shade of Pale qui nous emportait vers des nirvanas tanguant, collés joue à joue, en sueur et les yeux clos, même pas besoin de marie-jeanne pour s’envoler, seulement cette mélodie et cette voix.
Ce morceau restera-t-il leur hymne définitif ?
Sur You Tube on les voit en concert, tout jeunes, le chanteur joue de l’orgue électrique et il doit avoir quoi, vingt ans ?
J’aurais dû en rester là.
 Mais comme Ruth je me suis retournée. Je n’ai pu m’empêcher d’aller voir sur Google.  Le site de PROCOL HARUM existe.  Il montre leur photo MAINTENANT.
Le petit jeune homme au visage  enfantin, avec sa frange et ses cheveux sagement mi-longs qui jouait de l’orgue, à les cheveux blancs.  On s’attendrait presque à ce qu’il ait le pli amer  de celui qui a conscience d’avoir vieilli, mais non !  Il arbore un sourire satisfait.  Il a l’air d’un conseiller fiscal. C’est Gary Brooker.  Le percussioniste, Geoff Dunn, est aussi atteint.  Les trois autres ont l’air plus jeunes mais pas de beaucoup.  Est-ce que ce sont les mêmes qu’à leurs débuts ?  Peut-être que non, peut-être que meme Gary le pianiste n’était pas le jeune homme qui joue sur la vidéo de leurs débuts.
On apprend qu’ils donnent encore des concerts, l’un en Norvège le 17 Juillet, et l’autre en Finlande le 23 juillet.  Les Nordiques ont toujours un temps de retard.
La vie est une bande vidéo qui prend une whiter shade of pale en arrivant vers la fin.

Mais la musique n’a pas de fin !  La musique reste intacte !
Dans trois cents ans, qui sait, de petits hommes auront dans les oreilles des iPods organiques qui diffuseront A whiter Shade of Pale.  Nous écoutons bien Mozart avec le même bonheur, davantage même peut-être, que ses contemporains.



Un scoop !  Il paraît qu’au métro ETOILE sur le quai de la ligne Nation-Etoile par Denfert, il y a un musicien exceptionnel qui joue du xylophone d’une façon prodigieuse, tellement que tout le monde s’arrête pour l’écouter et rate son métro, absolument subjugués par le talent de ce jeune homme.
Je suis loin de Paris, hélas, mais je me suis si souvent arrêtée, dans le passé, pour écouter longtemps un musicien dans le métro, ou dans la rue, que je sauterais bien dans le TGV pour aller vivre ces quelques minutes de bonheur.
Ce jeune musicien qui joue du Bach à Etoile ne mettra pas longtemps à devenir une star, il l'est déjà puisque l'on
parle de lui à la radio et dans les blogs...

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MA REPLIQUE SIXTY

Publié le par Miss Comédie

« Les années soixante  n’existent pas. Je le sais, je les ai vécues. »
Patrick MODIANO fait dire cette phrase à Jean-Marie PERIER dans sa préface au  très beau livre de celui-ci : MES ANNEES SOIXANTE.
Les PROCOL HARUM ne savaient pas qu’ils étaient les années soixante.
Aujourd’hui, ils ont beau dire, ils ne sont plus les années soixante.
A demain chers contemporains !
Miss Comédie

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PETIT LEVER DE RIDEAU

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  Vous serez peut-être surpris par mon impro qui annonce la naissance d'une star dont vous
n'avez peut-être jamais entendu parler. Mais ça s'est passé samedi dernier et avec YOU TUBE j'ai
assisté à ce moment de pure folie, on ne voit ça que dans les films.
Dans la salle d'attente aujourd'hui il n'y a que la Dame (j'imagine Dominique LAVANANT) et le petit
Homme dans une scène de transition.  Les amoureux se courent après, ils vont se retrouver bientôt.
Bon spectacle !

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LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - scène 10

Publié le par Miss Comédie

La sale d’attente.
LA DAME, le PETIT HOMME puis MAXIME

DIALOGUE DE SOURDS

La dame a un coup d’oeil vers le petit homme, toujours immobile sur sa chaise.  La sonnerie du portable se fait entendre, elle sursaute et le porte à son oreille.
LA DAME
Allo ?  Chéri ?  Oh mon amour comme tu as été méchant, je ne voulais plus rentrer à la maison du tout, du tout, jamais, tu sais .?  Ton client est parti ?  Ouiiiii ?  Oh, mais c’est que je ne suis pas encore passée... Tu viens me chercher ?  Oh tu es un ange, je le savais bien que tu étais un ange.  Oui, je t’attends, mon amour. (Elle fait des bruits de baisers dans l’appareil puis raccroche.)

LE PETIT HOMME
Les détritus se ramassent à la pelle.

LA DAME (sans le regarder et chantonnant comme pour elle-même)
Les feuilles mortes... (Elle range le portable dans son sac et pousse un cri)
 Ah !  les voilà !  Dans la petite poche intérieure zippée elles étaient... Ca c’est  un raffinement que je n’ai pas encore tout-à-fait intégré dans mon Lady Dior... Chez Vuitton, les poches intérieures ne sont pas zippées, on voit bien ce qu’il y a dedans... Ah mon dieu, et  mon Hubert qui va venir me chercher... Il va être furieux. Je ne vais pas lui dire que je les ai retrouvées.

On entend la sonnette.  Bruit de porte. Voix d’homme.
Entre Maxime Sévère.  Il regarde dans la salle d’attente, semble désorienté.

(A suivre)

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A STAR IS BORN

Publié le par Miss Comédie

          SUSAN  BOYLE
Bon dieu, les contes de fée, ça n’existe pas que dans les livres pour enfants !   Voyez l’histoire de Susan BOYLE :  miracluleuse !
Je l’ai vue dans sa prestation pour GOT TALENTS, l’émission britannique  qui ressemble à NOUVELLE STAR.
 On y sélectionne des chanteurs et chanteuses de préférence sexy et dotés d’une belle voix.  Ils ont déjà le look des winners de podiums. Mais là tout d’un coup, les mecs du jury se tordent de rire : qu’es-ce qu’elle vient faire là, la maman ?  Ils lui posent des questions ironiques, elle répond simplement ils se marrent, en voilà une qui va pas mettre le feu.  Elle, toute tranquille, pas belle, rigolote, elle attend qu’on lui donne le la. Elle prend le micro.  Elle chante.  Et là, chair de poule !  C’est comme dans les films de Lubitsch, tout d’un coup le public s’allume. Elle chante vachement bien, elle émeut. Les groupies se mettent à crier. Elle sourit en chantant, elle y prend goût. elle met toute son âme.  La rumeur enfle, c’est le triomphe.
Gros plan sur les tronches des jurés.  Ils sont bluffés, ils s’en sortent avec des superlatifs. 
Susan BOYLE, elle va rendre sa carte de chômage.  Quatre maisons de disques la réclament en exclusivité. Elle est au top du top.  En quatre minutes de chanson, elle a changé sa vie.

Ca existe encore, ça.  Ca peut se faire.  Et pas seulement dans la chanson.
Il suffit d’avoir juste un peu de talent et surtout, de se trouver un beau jour  là où il faut.



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REPLIQUE DE STAR

Publié le par Miss Comédie


La célébrité c’est l’avantage d’être connu de ceux qui ne vous connaissent pas.
CHAMFORT. 

Finalement, c’est pas si  tentant que ça.  Il y a déjà trop de noms dans mon agenda.
A demain, chers inconnus !
Miss Comédie

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PETIT LEVER DE RIDEAU

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  Ce Lundi démarre sur une note mélancolique.  LES AMOUREUX se courent après,
et mon impro a pris pour thème un écrivain pas spécialement drôle.
Mais tout ça est enthousismant parce que comme le suggère la réplique de Pascal QUIGNARD,
il faut du triste pour apprécier le gai. Les contrastes sont le piment de la vie.
Bon spectacle !

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LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - scène 9

Publié le par Miss Comédie

La sale d’attente.
ELLE,  LA DAME puis LE PETIT HOMME

CONFIDENCES

LA DAME
Merci.  (Elle la considére avec attention).  Le noir vous va très bien. Excusez-moi mais... Grande marque, le tailleur ?   Armani ?  Sobre... Mais s’habiller de noir n’est jamais innocent... Vous avez l’humeur sombre aujourd’hui ... peut-être...?
ELLE (gênée)
Oui.  Sombre.  Inquiète, plutôt.
LA DAME d’un air désinvolte
Vous avez dépassé les bornes ?
ELLE (la regardant de travers)
Les bornes ? .. oh mais après tout oui, c’est ça, c’est justement ça : j’ai voulu voir jusqu’où ...  J’ai dépassé les bornes, oui...
LA DAME
Il reviendra.  Ca n’est jamais quand on va trop loin, qu’ils ne reviennent pas.
ELLE
Ah ?  C’est quand ?
LA DAME
Quand ils en trouvent une qui va encore plus loin.
(un temps)
 Vous avez une stratégie ?
ELLE
Moi ? Euh...
LA DAME
Vous le tenez par quoi.
LE PETIT HOMME se dresse
Miasmes infects, coupables de la chute de l’homme dans le néant !
LA DAME (enfin alertée)
Mais quoi, il vit, ce machin-là ?
ELLE
A peine.  Je le tiens par quoi ?  Par rien, je ne veux pas le TENIR, moi, je veux qu’il reste libre !
LA DAME
Vous n’avez rien compris.  Vous ne retiendrez jamais personne en le laissant libre.
ELLE
Je veux qu’il reste avec moi de son propre gré !  C’est ça l’amour !
LA DAME
Si on veut.  Mais le gré, il faut l’aider.  (Un temps) Donc, vous avez peur.
ELLE
Il m’avait dit qu’il viendrait avec moi à la visite d’aujourd’hui.
LA DAME
Il a peut-être été retenu.
ELLE
Par qui ?
LA DAME
Ah !
LE PETIT HOMME
L’homme n’est prisonnier que de lui-même et de ses vices.
La phrase tombe dans le silence.
LA DAME (regardant sa montre)
Ces retards commencent à m’exaspérer.  Pas vous ?
ELLE
Je pense que cela fait partie de la thérapie.
LA DAME (d’un ton pénétré)
Aaah. 
ELLE (regardant sa montre)
Il ne viendra plus. (Elle sort son mouchoir et se mouche, essuie une larme).  Je ne vois pas l’intérêt de me faire soigner.  Je m’en vais.
Voulez-vous venir avec moi pour téléphoner ?
LA DAME
Je ne veux pas perdre mon tour.... moi, je trouve un grand réconfort à me confier à ce médecin... (Elle aussi sort son mouchoir et se mouche)  C’est tout ce qu’il me reste...  Je préfère attendre.
ELLE, se levant
Comme vous voudrez.

Elle sort.

(A suivre)

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MON IMPRO EN SOL MINEUR

Publié le par Miss Comédie



J’ai découvert Pascal QUIGNARD avec TOUS LES MATINS DU MONDE.  Ce film époustouflant de pureté,  unique, avec ce scénario d’un ascétisme savant, et cette musique baroque qui, en 1991 était encore barbare, m’avait bluffée.
Ce film élitiste aurait dû passer inaperçu. Il a eu un succès inattendu et phénoménal;  Il ouvrait des portes sur un certain goût de la musique.
J’ai lu le livre de Pascal QUIGNARD,  « TOUS LES MATINS DU MONDE » qui devrait se prolonger par « … SONT SANS RETOUR » mais l’auteur a sans doute évité de dramatiser…
Depuis, cet écrivain étrange se trouve de loin en loin sur ma route par hasard avec un nouveau livre qui me terrasse.
Prenons par exemple, LA HAINE DE LA MUSIQUE.
Sur la 4 ème de couverture on lit :
« Quand la musique était rare, sa convocation était bouleversante ».
Qunad la convocation est incessante, la musique repousse.
Le silence est devenu le vertige moderne.  Son extase….. »
Personne ne peut douter aujourd’hui que ces quelques mots soient l’expression même d’une souffrance informulée, inconsciente.
J’exagère ?  Non, je suis même en dessous de la vérité.
Moi-même, je suis tombée dans le piège.  Pourquoi est-ce que j’éprouve le besoin de mettre un petit air de musique en lever de rideau ?  Ce besoin est devenu presque vital chez l’être humain civilisé. De la musique, il en veut partout.
Et ce livre raconte comment la musique peut devenir une arme redoutable d’endormissement, d’asservissement et de mort.
Il donne froid dans le dos.  Merveilleusement écrit, il s’insinue dans les replis de la mémoire.
A propos de terrasse, l’un de ces livre qui, et bien lisez donc TERRASSE A ROME,  du même Pascal QUIGNARD, que l’on peut résumer ainsi « Il y a un âge où l’on ne rencontre plus la vie, mais le temps. On cesse de voir l vie vivre.  On voit le temps qui est en train de dévorer la vie. »  C’est pas trop beau, ça ?  Oui, c’est triste, c’est clair, mais c’est beau.
Je vous quitte sur cette note amère mais il y a des jours comme ça…


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LA REPLIQUE QUI VA DE SOI...

Publié le par Miss Comédie

Le silence est pour les oreilles ce que la nuit est pour les yeux.
Pascal QUIGNARD   (La Haine de la musique)

Apologie de l’alternance. Il faut le bruit pour apprécier le silence, il faut la nuit pour apprécier le jour, il faut le mal pour apprécier le bien.  Presque une La  Palissade...
A demain !
Miss Comédie.


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PETIT LEVER DE RIDEAU

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  Je suis encore un peu embrumée par les agapes d'hier soir mais écrire un blog ça vous met
tout de suite sur le pied de guerre.  Déjà la lecture de la page d'accueil d'Orange vous met au parfum.
Là ils font la promo du film de TAVERNIER et je ne les approuve pas, mais alors pas du tout.
Venez plutôt vous installer devant LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE, qui est une peinture
de moeurs beaucoup plus euphorisante.
Et on se revoit lundi !

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LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - scène 8

Publié le par Miss Comédie

Un mois plus tard.

UNE ALLERGIE  INSOLITE
La sale d’attente.
ELLE, LA  DAME, LE PETIT HOMME
 ELLE  est assise, tout en noir, très élégante. Elle tient un magazine mais ne le regarde pas, elle semble tendue.  En face, le petit homme, tout au bout de la rangée de chaises.  A l’autre bout, une dame entre 30 et 40 ans, habillée avec recherche , chapeautée. Elle est en train de fouiller dans son sac fébrilement.

LA DAME, voyant qu’ELLE la regarde.
Excusez-moi, je m’agite, mais je crois que j’ai perdu mes clefs. Ah ! C’est affeux.  Les clés c’est déjà la tuile, mais surtout le porte-clefs Hermès.  (Elle marmonne) Un cadeau de mon ex.  Non... (elle sort tout le contenu de son sac) ... décidément non... Et bien, c’est un signe... mon ex n’a plus rien à faire dans mon sac et surtout accroché à mes clefs, c’est vrai çà m’apprendra... Mais enfin quelle tuile... comment je vais rentrer chez moi...
(Elle remet tous les objets dans le sac et tapote sur son portable)
Allo chéri ?  Je te dérange ?  Oui ?  Ah tu es en réunion... écoute, ça va pas être long, c’est pour te dire que je suis fermée dehors...
Non, pas dedans, (elle hausse les épaules) ... dedans ça serait pas un drame, non : dehors ! Dehors dans la rue, quoi, enfin là je suis chez le docteur tu sais bien mais tout-à-l’heure il faudra bien que je rentre, alors comment je vais faire ? ... Comment ?  Mais je les ai perdues, les clefs !  Non !  Nulle part !  Merci, c’est vraiment sympa de ta part ! “Démerde-toi” c’est une très sympathique réponse, ça, je devrais savoir que je ne peux AB-solument jamais compter sur toi, et surtout en cas de coup dur.... Personne...il n’y a personne, un mur d’égoïsme... et imaginons que je sois répandue sur un trottoir, perdant mon sang, qu’est-ce qui arriverait ?  Monsieur serait en réunion et sa femme décèderait dans la solitude anonyme d’un café dans l’attente d’un hypothéthique secours... Quoi ? Ton client s’impatiente ?  Oui les clients sont là pour s’impatienter, ils ne comprennent pas les problèmes, c’est connu.... Bon, d’accord, je te laisse, et bien tu veux que je te dise une bonne chose avant de te laisser ?  Ce soir tu ne trouveras personne à la maison, puisque je NE PEUX PAS RENTRER ! (elle hurle).  Bon.  Il a raccroché. 
(Elle range le portable dans son sac, pose le sac sur ses genoux et se tient raide sur sa chaise, les yeux droits devant elle.)
Le petit homme a relevé le col de son manteau sur ses oreilles et on n’aperçoit plus que ses yeux fermés et son front dégarni.
ELLE, assez secouée, prend sur elle.
Ca m’est déjà arrivé.  Vous appelez SOS clés et ils arrivent dans la demi-heure.
LA DAME
Et comment je trouve le numéro ? Mon Lady Dior est grand mais les Pages Jaunes ne rentrent pas.
ELLE
Vous pouvez téléphoner d’ici, je suppose qu’ils ont aussi un minitel...
LA DAME (boudeuse)
Je ne veux plus rentrer chez moi.
ELLE
Ah, ça... c’est une autre histoire. (Elle se plonge dans son journal).
LE PETIT HOMME (à peine audible)
Putréfaction.
LA DAME (après un bref regard dans sa direction)
Les hommes ne valent pas la peine qu’on se donne tant de mal pour eux.  Ce matin, je n’avais pas envie de m’habiller, rien.  Le ciel gris, le bruit...
LE PETIT HOMME, haineux
Incarnation du mal sortie de l’homme !
LA DAME (sans faire attention à lui)
... la routine infernale du quotidien...  J’allais enfiler un méchant petit pantalon noir Agnès B avec un tee-shirt Gap, et basta... Et puis je me suis dit “non”. Il faut faire un effort pour Lui. Il faut créer l’exception, le surnaturel. J’ai choisi dans ma garde-robe l’ensemble Lolita Lempicka le plus sexy, et je me suis botté les fesses pour aller lui acheter un panier pique-nique chez Fauchon, tout ce qu’il y avait de plus rare, du hors-saison, hors normes, hors de prix, hors tout, et je lui ai installé tout ça sur une nappe blanche de Porthault à même  la moquette du salon, pour que ce soit ludique, quoi,  la fête ! la surprise ! La pause-déjeûner transformée en festin chez le roi Pausole, en agapes romaines, en déjeûner sur l’herbe !... Et une femme appétissante, changeante, imprévisible... Une INCONNUE !
(Un temps.  ELLE boit ses paroles, fascinée. La Dame enchaîne sur
un ton détaché)
C’est une stratégie comme une autre pour les fidéliser... vous comprenez ?  Mais une stratégie diffi-ci-le !  Qui demande du doigté !  De la persévérance ! De l’imagination !  (Elle marque un temps, guette la réaction d’ELLE)  Et vous avez quoi en retour ?
(Elle se lève)  “DEMERDE-TOI” !   (Elle se rasseoit)  Voilà. On retombe sur terre, non ?
LE PETIT HOMME
Salmigondis.
LA DAME (le regarde)
Sale ami de qui ?  Oh, et puis je vous ennuie avec tout ça.  Je veux bien qu’on soit dans l’antichambre d’un illustre allergologue payé pour vous écouter... Mais vous... Excusez-moi.
ELLE
Non non... Je vous en prie. Je vous comprends très bien. Et même...
Je vous admire...

(A suivre)
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MON IMPRO D'AUJOURD'HUI : HYPE, HYPE, HYPE !

Publié le par Miss Comédie


Je parie que OSS 117 RIO NE REPOND PLUS va faire aussi bien que LES CHTIS.   Ou presque. 
 Parce que pour les   CHTIS il y a eu un effet de psychokinésie qui ne se vérifie qu’une fois tous les
       dix ans, un peu comme une éclipse de soleil.
C’est bien comme on l’attend, un DUJARDIN irrésistible, qui n’en peut plus d’être con,  qui rit comme FERNANDEL en plus séduisant, des cascades, des blondes et des brunes sexy, des Chinois fourbes, un américain grotesque (ah, la surenchère de rires dans la voiture !) et des petites phrases tous les deux plans.
ca se passe en 1967 et la société est encore intacte avec ses tics et ses tocs, vêtements, danses, autos, on pressent quand même Mai 68 avec la soirée hippie peace and love au clair de lune…
Et cette façon de filmer typique années 60.  Avec clin d’œil à HITCHCOK et VERTIGO dans la scène où ils se courent après au sommet de la statue de la vierge à Rio… et d’autres encore.
Salle pleine, hystérique, applaudissements à la fin, succès total. Un film qui fait du bien au moral.


Ma séance de dédicace s’est bien passée, il m’est resté plein de victuailles et pas du tout de vin, mes copines ont comparé leurs dédicaces pendant que leurs mecs comparaient leurs déboires financiers.  J’ai eu beaucoup de compliments sur mon livre.  Elles le trouvent très accaparant, « quand on l’a commencé on ne peut plus le lâcher » c’est une grande qualité pour un roman. 


Et pour finir encore plus hype, j’ai en tête Isabelle HUPPERT, l’Eternelle, que l’on peut voir en ce moment sur les écrans dans VILLA AMALIA de Benoît JACQUOT.  
A l’origine, VILLA AMALIA est un roman de Pascal QUIGNARD.  Et là, nous avons un trio qui promet.
Moi, Pascal QUIGNARD, je me le distille de temps en temps, c’est un écrivain presque ésotérique.  Il faut s’attarder sur certaines phrases… Quand on a lu un de ses livres jusqu’au bout, on se sent au-dessus de la mêlée.
Tiens, plutôt qu’allonger indéfiniment cette impro, je décide que je vous parlerai spécialement de Pascal QUIGNARD  lundi.
Attention, c’est une mine !

 


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LA REPLIQUE QUI ME REND MUETTE...

Publié le par Miss Comédie

J’ai écrit parce que c’était la seule façon de parler en se taisant.
Pascal QUIGNARD

Cette phrase le résume tout entier.  Cet homme se tait en permanence.  Mais son silence est assourdissant.
Je le vénère pour ça.  Je vous parlera de lui lundi et d'ici là je vous souhaite un très doux week-end.
Miss Comédie

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PETIT LEVER DE RIDEAU

Publié le par Miss Comédie

Bonjour ! Ce matin on se demande où est passé le printemps. C'est l'horreur, et moi qui doit préparer une
sauterie pour ce soir : je dédicace mon roman à tous mes copains. On est trente dans trente mètres carré.
Ils vont entasser les parapluies sur la moquette...
Voilà les aléas de la gloire.  Et pour LES AMOUREUX, c'est déjà la débâcle...  Heureusement, tout s'arrange
toujours : le temps comme les amours.

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LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - Scène 7

Publié le par Miss Comédie


PREMIER CLASH

La  sale d’attente.
LUI, ELLE

ELLE
Nous n’aurions pas dû revenir.

LUI
Ecoute, tu as une allergie, moi aussi. Nous sommes chez notre mé-de-cin.Tu as envie de guérir oui ou non ?
ELLE
Je me fous de mon allergie, maintenant. J’ai seulement peur que tu disparaisses, de l’autre côté de la porte. Que cette pièce voit aussi la fin de notre histoire.

LUI
Nous passerons ensemble.  Comme ça tu ne me lâcheras pas.

Elle se lève et va s’asseoir sur la chaise voisine de la sienne.  Il l’attire contre lui.
Un moment se passe.  On entend les bruits de la ville par la fenêtre, un klaxon retentit, il sursaute et s’immobilise, brusquement tendu.

LUI
Je n’ai pas appelé Thomas pour lui dire de ne pas m’attendre.

ELLE, se sépare de lui
Il aura compris.

LUI, inquiet, se lève, va à la fenêtre
Je ne crois pas.... Je devais le prendre à la fac à 5 heures...

ELLE
Je ne savais pas...

LUI
Je ne te l’ai pas dit pour ne pas compliquer les choses... Tu as tellement insisté pour que je prenne ce rendez-vous, à la même heure que toi...  Je m’étais promis de l’appeler sans faute...
(Il se lève, visiblement contrarié)
Tu me fais perdre la tête.

ELLE
Tu m’en veux.  Tu m’en veux de te vouloir partout près de moi.
Bientôt tu trouveras que je t’aime trop, tu voudras te libérer, t’échapper et ce sera la fin.

LUI
Mais non, mais non...

ELLE, le regarde d’un air pénétré
C’est étrange...

LUI, inquiet
Quoi ?

ELLE, parlant comme sur une inspiration subite
Nous ne sommes plus du tout les mêmes, aujourd’hui.

LUI
Plus les mêmes ?

ELLE
Non...Tu vois... si nous nous étions rencontrés... aujourd’hui pour la première fois, nous ne serions pas tombés amoureux.

Il semble saisi par cette révélation.

ELLE, l’air toujours absent
Ecoute...  Nous avons encore une chance... Nous pouvons encore revenir en arrière...  Tout peut encore être comme avant...

Il la regarde avec inquiétude.
ELLE
Tu peux  aller chercher ton fils...  Il ne s’est encore rien passé entre nous...

LUI
Ecoute, c’est fou ton histoire mais...

ELLE
Je ne te connais pas.  Fais comme si tu ne me connaissais pas. Va !

LUI
Mais, bordel, on est en plein rêve !  Ce n’est pas parce que j’ai parlé de ce rendez-vous avec Thomas, que tout est remis en question, tu vas arrêter ce jeu stupide, oui ?

ELLE, comme revenue sur terre
Voilà que je te retrouve comme au premier jour.  Pour  moi, rien n’est changé, tu m’attires toujours autant.  Pour toi, c’est autre chose.

LUI
Comment çà, c’est autre chose ?

ELLE
Oui, je sens une réticence.

LUI
Tu sens une réticence ?
ELLE
J’ai eu tort de te demander de venir à ce rendez-vous.  Il vaudrait beaucoup mieux que tu ne changes rien à tes habitudes.

LUI
Je sais ce que j’ai à faire.

ELLE
Va chercher Thomas.

LUI qui s’exaspère
Tu insistes ?

ELLE, calme
J’insiste.

LUI, furieux, ramasse sa veste et va vers la porte
Tu l’auras voulu.  J’en ai par-dessus la tête.

Il sort.  Elle reste immobile sur sa chaise.

(A SUIVRE)


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MON IMPRO FASHION...

Publié le par Miss Comédie

Il faut pas louper le documentaire sur France 5 le 17 avril :
c’est AGNES B qui passe ! 
Moi, c’est mon icône indétronable depuis trente ans.  Je l’ai trompee avec DOROTHEE BIS, puis avec KENZO, avec SONIA évidemment, avec tous les créateurs, plus ou moins, mais toujours je reviens chez AGNES B et j’achète un truc ou deux.
Avec ce que je lui ai laissée, elle pourrait s’acheter un diamant gros comme le Ritz.
Eternelle jeune fille, AGNES B.   Blondinette, sourire détaché, silhouette fluette…  Mais j’ai entendu dire qu’elle n’était pas si rigolote que ça.  Elle se prend très au sérieux. Dommage.  Mais enfin, cela ne me regaaaarde pas. 
Elle ne fait jamais de pub.  Elle devrait se mettre avec le Comptoir des Cotonniers : ses vêtements plaisent aux mères et aux filles.  
Et vous saviez qu’elle avait habillé TRAVOLTA et UMA THURMAN dans le film PULP FICTION ?   Je le crois pas.


       TATI est à la mode.  Régulièrement on nous repasse son JOUR DE FÊTE, son ONCLE et son PLAYTIME. 
On crie au génie Moi qui l’ai connu sur un plateau, je suis moins attendrie.
C’était un dur.   Les artistes  n’ont pas toujours la beauté intérieure de leurs œuvres. La question est : un chef-d’œuvre est-il amoindri à nos yeux si son auteur est un criminel ?
Ce pourrait être une question de bac philo et je ne sais pas ce que je répondrais… Je crois pourtant qu’un homme juste est plus admirable  qu’un sale type créatif.  A méditer…

Demain je vous parlerai de OSS 117,  furieusement fashion en ce moment !






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LA REPLIQUE FASHION

Publié le par Miss Comédie

Il n’y a pas de mode si elle ne descend pas dans la rue.
Coco CHANEL

Et voilà la vérité vraie.  Elle avait tout compris sur la mode, et Karl
est son digne successeur. Pour ce qui est du film COCO AVANT CHANEL, je m’en tiendrai à la bande annonce.
A demain !
Miss Comédie

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PETIT LEVER DE RIDEAU

Publié le par Miss Comédie

Bonour !  Une pensée pour Maurice DRUON, immense écrivain et historien dont LES ROIS MAUDITS resteront à jamais
dans nos mémoires.  Il faudrait les lire et les relire pour avoir sur notre époque un regard indulgent : à côté de Charles X, notre président est l'image même de la zenitude !
LES AMOUREUX sont amoureux mais ça se passe pas dans la sérénité.  Les débuts sont toujours difficiles.
Après le spectacle, vous lirez mon impro sur Pâques et ses plaisirs cruels ou  gourmands...
Bonne journée !

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LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - scène 6

Publié le par Miss Comédie


L'AVENTURE COMMENCE.
...

Un mois plus tard.

La salle d’attente chez le même médecin.  Coup de sonnette.
Bruits de pas, de porte, de voix. 
La porte du fond s’ouvre.  Entrent Maxime et Sonia se tenant par la main.
Elle porte un manteau long à col de fourrure, des bottes.  Sa coiffure a changé.
Il est en veste de cuir sur des jeans noirs, chemise blanche, blazer de tweed sous sa veste, cheveux fous.  Son aspect est plus soigné qu’avant.
Ils restent un instant debout, à regarder la pièce, un vague sourire aux lèvres.

LUI
C’est un drôle d’endroit pour une rencontre, non ?

Il l’attire brusquement dans ses bras et l’embrasse fougueusement.  Elle se dégage.

ELLE
Arrête, pas ici, tu es fou...

LUI
Pourquoi ?

ELLE
C’est l’endroit où ne nous connaissons pas. 
Elle s’éloigne de lui et s’asseoit sur la chaise où elle était la première fois. Elle prend un magazine et commence à le feuilleter sans le regarder.

LUI
A quoi tu joues ?

ELLE
Tu m’avais demandé  l’heure.  Allez, recommence, c’est drôle, regarde, c’est le même endroit, nous étions seuls, tu ne me connaissais pas...

LUI
Justement.... C’est impossible aujourd’hui de te parler de la même façon.

ELLE
Essaie.

LUI, de mauvaise grâce.
Vous aviez rendez-vous à quelle heure ?

ELLE (jouant)
Quatre heures et quart. Pourquoi ? 

LUI, mollement
Parce qu’il est déjà quatre heure et... euh...

ELLE le coupe
Tu es mou.

LUI
Comment, je suis mou ?

ELLE
Oui...  Je t’assure que je n’aurais pas eu ce coup de foudre instantané si tu m’avais répondu sur ce ton-là... Tu étais nerveux, brutal, saturnien !

LUI
Saturnien ?

ELLE
C’est ce qui m’a plu, ce côté... sombre... infréquentable.



LUI
Pour quelqu’un d’infréquentable, je n’ai pas mis longtemps à tomber dans tes filets...

ELLE
C’est vrai... Il faut dire que l’histoire de la fourrière m’ a un peu aidée. Que pensais-tu de moi, toi, ce premier jour-là ?

LUI
Je t’ai d’abord trouvée belle... Rayonnante... l’image de la vie...
Et puis... plus tu parlais, plus je tombais sous le charme...
Ce côté... invulnérable qu’il y a chez toi...

ELLE
Invulnérable, je l’étais avant de te connaître !  Dès que tu es entré dans cette pièce j’ai commencé à avoir peur.

LUI
Et de quoi ?

ELLE
Que tu disparaisses à nouveau.  Avant toi je ne m’inquiétais pas de l’issue des choses.  Le mot “fin” n’avait pas de sens tragique... c’était toujours des fins  de cinéma...

LUI
Il y a des fins heureuses, libératrices.

ELLE
Je ne veux pas me libérer de toi.

LUI
Moi non plus.  Qui a parlé de fin ?

(A suivre)

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MON IMPRO DU JOUR : PAS QUE PÂQUS !

Publié le par Miss Comédie



Bon, on a trouvé tous les œufs cachés dans les massifs de lavande, on a écouté les cloches de la basilique de St Paul Trois Châteaux, mais pas que ça !

Il y a eu aussi la FERIA D’ARLES, moi je suis pas fan mais je connais des gens pour qui ça vaut Compostelle. Il faut dire que la ville est si belle et les  arènes si romanesques.  C’est à ARLES que j’ai emmené un jour mon fiancé voir une corrida. Il n’en avait jamais vu et son horreur  a été immédiate.  Il était sincèrement choqué et au moment de la mise à mort, qui a foiré trois fois, il a dit doucement « j’ai honte d’être un être humain ». 
Depuis je pense comme lui et je n’y vais plus.
                                                   .
Il n’y a pas qu’à Pâques qu’on se tape la cloche :  c’est toute l’année dans ce restaurant sensass installé où, je vous le donne en mille : dans les caves de la coopérative de BEAUMES-DE-VENISE,  vous voyez l’idée ?
On arrive par une pluie battante sur un immense terre-plein dominé par l’imposante bâtisse néo-classique, on se gare et quand on s’approche on découvre une terrasse en teck avec des tables et des chaises ruisselantes mais on imagine bien ce que ça doit être par une belle matinée de juin !  On entre, accueil tout sourire, petites jeunes filles accortes comme on dit, beau décor zen (sans lumières évidemment) et on s’asseoit.
Et là, la vraie surprise est dans l’assiette, un concentré de paradis que je n’essaie même pas de vous décrire, vous n’avez qu’à y aller, je sais de  Paris ça fait loin, mais ça vaut le plein d’essence, surtout que l’addition est  aussi légère que la nourriture.
Le jeune chef, petit faune de génie dans ce pays de vignobles bénis des dieux, surveille attentivement les dineurs durant tout le service  par l’ouverture entre la salle et les cuisines.  Il veut savoir si l’on est content.  Les jeunes serveuses sont chargées de lui rapporter les hommages et seulement les hommages, parce que des critiques je n’en vois pas, (à part l’éclairage, bien  sûr).
Ca s’appelle, je vous le redonne en mille : LE DOLIUM.
Et l’adresse : place BALMA VENITIA,  BEAUMES-DE-VENISE au temps des Romains.


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LA REPLIQUE QUI ME FRAPPE

Publié le par Miss Comédie



Elle est de Maurice DRUON, qui vient de nous quitter :

Une tradition n’est jamais qu’un progrès qui a réussi.
M. DRUON  (Le Pouvoir)

Il en a une autre qui pourrait être de Boris Vian :

Le képi déforme la tête.

Je vous quitte sur cette réflexion pleine de bon sens et je
vous dis à demain, mes très chers amis.
Miss Comédie

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PETIT LEVER DE RIDEAU tout beau, tout nouveau !

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  Petits changements de décor pour varier les plaisirs.  J'arrête de dire bravo à des demi-navets et mes
souvenirs referont surface sans crier gare.  J'improviserai au gré de mes humeurs, ça sera inattendu et tout y
passera : théâtre, cinéma, littérature, faits divers ou nostalgie, une impro, quoi.
Le printemps est là, les arbres font des nouvelles feuilles, mon blog aussi.

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LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - scène 5

Publié le par Miss Comédie

CA  MORD ....

La sale d’attente.
ELLE, LUI

ELLE entre et tandis que le  petit homme se lève pour sortir à son tour, elle pose son manteau sur une chaise et se campe devant le miroir au-dessus de la cheminée pour arranger sa coiffure.

ELLE, lui tournant le dos et lui parlant dans la glace
Vous n’avez pas trouvé de solution ?

LUI, ton rogue
Figurez-vous que je n’ai pas eu le temps d’y réfléchir, à cause d’un illuminé qui m’a mis la tête à l’envers...

ELLE
Oui, je vois... Un petit marrant, non ? 

LUI
Très drôle. (Il regarde sa montre). Je suis en pleine déroute. J’ai rendez-vous avec un client dans cinq minutes.

ELLE, se retournant pour prendre son manteau
Je peux vous avancer, si vous voulez...
Il la regarde.

LUI
Vous feriez ça ?

ELLE, distante, tout en enfilant son manteau
Je vous vois si...désemparé.  Ma voiture est au garage, l’immeuble,en face.  On y va.

Ils atteignent la porte du fond et s’arrêtent soudain face à face.

LUI, l’air pénétré
Vraiment, je...

ELLE  les yeux dans ses yeux
Je vous en prie.

ELLE passe devant lui et ils sortent.

(A suivre)






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MON IMPRO DU JOUR, un flash-back

Publié le par Miss Comédie

Aujourd'hui mon impro commence par un flash-back surMichel DRACH :  le tournage du PASSE SIMPLE (suite)

Marie-Jolé NAT ne savait pas trop comment me traiter.  Elle était assez distante avec les techniciens, et elle devait se demander dans quelle case me placer.  Cela dans le cadre du bureau-appartement de la rue Royale, parce que sur le tournage elle était dans sa bulle et ne me voyait pas.
Entre les prises elle jouait aux cartes dans un coin du plateau avec Victor LANOUX.
Michel étudiait chaque plan avec une minutie scrupuleuse. C’était son quatrième film avec sa femme, ils avaient une complicité naturelle qui rendait les choses faciles.
Le jour où j’ai tourné la scène de l’hôpital, ils m’ont rendue méconnaissable : ma tignasse était rangée en chignon lisse et je portais des lunettes et une blouse blanche.  Je devais ouvrir la porte au médecin et ensuite aller m’asseoir devant la machine à écrire.  Je n’avais pas un mot à dire.
Mais ce qui était très drôle, c’est qu’aucun des membres de l’équipe ne m’avait reconnue.
Une panouille qui m’a juste donné envie de jouer la comédie à nouveau, avec un vrai rôle, même difficile, même périlleux, et ça, ça ne se trouvait pas tous les matins dans la boite aux lettres…
Je regardais Marie-José, la tête entourée de bandelettes, écouter les indications de Michel sur son lit d’hôpital et j’aurais tellement voulu être à sa place.  Surtout que le bel assistant ne la quittait pas des yeux…


  A part ça, pas grand-chose vu que le week-end de Pâques a fait  un break dans mon actu  : j'ai passé mon temps à regarder
pousser les feuilles à la cadence de un centimètre par heure,
sur les arbres de mon jardin. Les oiseaux poussaient leurs cris
de joie, les livres m'en tombaient des mains.
Dans mon transat, je me disais que la nature est plus disciplinée que nous, elle est au rendez-vous du printemps,
fidèle au poste, verdoyante et roucoulante, pas question
de grêve des transports amoureux ni de manifestations
anti-bourgeons, ni de crise du pouvoir des chats...
(facile)  bref :  j'étais béate et mon impro séchée.

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LA REPLIQUE QUI ME TROUBLE EST DE CLAUDEL

Publié le par Miss Comédie

Le bien est plus intéressant que le mal parce qu’il est plus difficile.

Paul Claudel.

Il fallait y penser. Mais…  intéressant pour qui ? Et difficile pour qui ?
Vaste débat qui n’a pas sa place dans ce blog.  Pour nous, ce qui compte, c’est le théâtre et associés.
A demain !
Miss Comédie

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PETIT LEVER DE RIDEAU

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !   Vendredi Saint. Observez une journée de mesure et d'amour du prochain.
Que cela ne vous empêche pas de venir assister à la scène où le petit homme dévoile
ses griefs contre l'Homme pollueur de sa planète.
Heureusement, la prise de conscience est faite et la réaction s'organise.
Prions ensemble.

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LES AMOUREUX DANS LA SALLE D'ATTENTE - scène 4

Publié le par Miss Comédie

La sale d’attente.
LUI, LE PETIT HOMME

LUI, l’air ahuri
Oui ?  Comment, enlevée ?  Ah ?  Fourrière ?... Bon dieu...
(Il se précipite  à la fenêtre pendant qu’ELLE sort)  Oui... c’est bien ça... Elle n’est plus là... Quelle merde...
Il se laisse tomber sur une chaise, regarde autour de lui. Il est seul avec le petit homme. 

LE PETIT HOMME (entre ses dents)
L’homme a choisi sa mort... Dioxyde de carbone... Extermination totale par l’automobile...

Lui dresse l’oreille et son visage prend une expression hagarde, entre terreur et incrédulité. L’autre se replonge dans son mutisme, droit sur sa chaise, les yeux fixés au sol.
LUI 
Vous m’avez parlé ?
Pas de réponse.
LUI (on le sent sur le point d’exploser, les nerfs à fleur de peau)
Vous en avez contre l’automobile, on dirait ?  Vous allez certainement à pied, monsieur, pour en parler comme vous le faites. Le piéton est l’ennemi de l’automobiliste, c’est la loi de la nature, l’un est né pour emmerder l’autre et lycée de Versailles, et moi qui suis automobiliste, on vient de me piquer ma bagnole et je ne trouve pas ça drôle.
Il se carre dans sa chaise, rajuste son veston, et croise les jambes.

LE PETIT HOMME (toujours sans le regarder)
Ce n’est pas la peine de s’énerver. On ne peut rien contre les lois de la nature.
(Un temps.  Brusquement, il reprend en agitant le bras :)
En attendant si tout le monde allait à pied, la planète aurait encore une petite chance de s’en sortir !  ! Cela dit, meme à pieds l’homme salit tout ce qu’il touche, sa respîration même est toxique, du gaz carbonique, pensez...(il s’enflamme) des ordures naissent sous ses pas, les microbes se logent dans les plis de sa peau répugnante, mal lavée, jamais désinfectée, l’homme est l’ordure vivante la plus imbue d’elle même, la plus arrogante, une ordure qui pense et qui parle... (il s’essoufle, sort un mouchoir plié en quatre, l’ouvre, le respire) aaah.... l’éther, le pur éther...

LUI (estomaqué)
Pourquoi vous habitez en ville ?  Vous n’auriez pas ces pensées morbides si vous viviez à la montagne, dans l’air des sommets, je ne sais pas, moi... St-Véran, le plus haut village d’Europe...  non ?
(Il regarde le petit homme avec compassion).

LE PETIT HOMME (méprisant)
Le Mont Blanc est un tas d’immondices en regard de l’immense pureté du cosmos.  La planète est cernée.  Vouée à disparaître.  Seul le cosmos est pur.  Retourner au cosmos... Il faut attendre...
Lui se prend la tête dans les mains.
La porte du cabinet s’ouvre.
VOIX DU MEDECIN
Monsieur Hyde, s’il vous plait.

(A  suivre)

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MOI JE DIS BRAVO.....

Publié le par Miss Comédie


  
… à Olivier Py qui aligne au Théâtre de l’Odéon les productions les plus prestigieuses, les plus ambitieuses.
Après le cycle Howard Barker, après Gertrud (Le cri), voilà qu’il monte LE SOULIER DE SATIN dans sa version intégrale : onze heures de spectacle !
Dans sa présentation, il cite Claudel : « Si l’on demande beaucoup au public, pourquoi douter qu’il ne soit prêt à donner beaucoup ? »
Le Soulier de Satin n’est pas une pièce facile.  On dit que la location marche très fort.  Les spectateurs ont donc soif de beaux textes, ils y vont, ils sacrifient une soirée entière, ils préfèrent Jeanne BALIBAR à Laurence FERRARI, ils veulent découvrir CLAUDEL au lieu de Katherine PANCOL, ils ont soif d’extrême.
Ils vont s’installer là et se mettre à rêver avec dona Prouheze qui a perdu son soulier entre les bras de la Vierge.
Histoire incompréhensible, onirique, intemporelle, mélange de toutes les cultures, de toutes les légendes du fond des temps.
Onze heures, quatre heures puis cinq heures et encore deux heures… Je ne sais pas si j’aurais le courage. 




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SOUVENIRS MILLESIMES

Publié le par Miss Comédie

   
Michel DRACH   (suite)

LE PASSE SIMPLE était l’histoire d’une femme qui a eu un accident de voiture et qui ne se souvient plus de rien.
Et moi, c’est tout ce dont je me souviens du film… Etonnant, non ?  Mais bon, j’avais beaucoup de choses à faire, tous les jours il y avait la feuille de service avec tous les participants et les accessoires du jour, les convocations, je ne sais plus combien de paperasses à taper et à apporter au studio ou sur le lieu de tournage.
Je m’entendais bien avec l’assistant Laurent, un grand type maigre et très lymphatique, mais quand il piquait une colère il fallait voir.  Il avait des petits sous-assistants qui me draguaient tous l’un après l’autre, ils essayaient de marquer mais avec aucun ça n’a marché, moi j’avais en tête Michel DRACH,  tout de suite après Pierre UYTTERHOEVEN, ensuite LAURENT.  C’était la vie rêvée, tous ces hommes autour de moi, barbus, chevelus et tous dans le cinoche.  Tout cela en tout bien tout honneur, naturellement, n’allez pas imaginer des choses, il faut être très naïve ou très néophyte pour tomber dans le panneau.
La secrétaire de production jouit d’un statut particulier, elle a toutes les cartes en mains, elle sait tout de chacun des gens de l’équipe technique ou artistique, les dates de naissance, tout, et les cachets, bien sûr, donc elle est assez respectée.
Moi on savait que j’étais amateur, mais comme je faisais bien mon boulot et que je n’étais pas chochote, on me laissait tranquille.   « ON » c’est-t-dire le noyau dur des techniciens : la script, le chef op, le premier assistant.  Ils m’aimaient bien.
J’aurais pu continuer à être secrétaire de production.  Mais moi mon but dans la vie c’était de jouer la comédie et j’enviais les acteurs que je regardais tourner.


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LA REPLIQUE QUI M'ENCHANTE

Publié le par Miss Comédie


« Dieu est mort, Marx est mort, et moi-même je ne me sens pas très bien. »
(WOODY ALLEN)

C’est vrai que le monde ne tourne plus tellement rond.
Je ne vous dis pas à lundi, puisque Pâques il y a, et que
nous avons des cloches à sonner et des œufs à ramasser.
A mardi donc, épuisés et heureux.
Miss Comédie.


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