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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 19:25
LA  COLÈRE  DU  TIGRE aux Célestins Théâtre de Lyon

Je reviens au théâtre, après avoir passé sous silence Le Roi Lear défiguré par Olivier Py.

Aujourd’hui, parler de la pièce de Philippe Madral montée par Christophe Lidon est plus facile.

Il n’y a pas de surenchère dans l’avant-gardisme, la mise en scène est sans chichis,  elle se confond avec les dialogues percutants ou émouvants,et les déplacements des personnages qui suivent leurs impulsions.  Tout simplement.

Le décor, lui aussi, est sans artifice, celui d’une  modeste maison de campagne avec vue sur l’océan.

Seul, un grand panneau transparent aux couleurs des Nymphéas descend sur le devant de la scène lorsque Monet vient lire une de ses lettres à Clémenceau.

 

Après sa création à Paris au théâtre Montparnasse l’an dernier, la pièce revient aux Célestins de Lyon.

Claude Brasseur tient toujours le rôle de Clémenceau,Yves Pignot remplace Michel Aumont dans le rôle de Claude Monet.

Je n’ai pas vu Michel Aumont, mais Yves Pignot fait le poids face à l’écrasante présence de Claude Brasseur.   Il incarne un Monet meurtri, diminué par une vue défaillante, incapable de convaincre son ami de son incapacité à peindre. 

J’étais émue de le revoir après avoir été sa partenaire dans une lointaine production pour l’ORTF… Sa carrure  a suivi l’évolution  de sa carrière : imposante !

 

Le duo fonctionne parfaitement, ils sont de stature égale, et dans le conflit qui les oppose ils montrent la même énergie dans leur entêtement, la même ferveur dans leur amitié.

Lequel des deux aura le dernier mot ? Ils ont de brefs affrontements, très violents, durant ce séjour du peintre chez son ami de toujours.  Mais ils reviennent vite à leur complicité, à leurs confidences, à leur amitié qui semble indestructible.

C’est tout ?  Vous dormez déjà ? 

Non, voilà qu’apparaît Sophie Broustal qui joue Marguerite, l’amie, la bien-aimée.

Dans sa correspondance publiée en  2008 Clémenceau révèle son amour platonique pour Marguerite Baldensperger, de 40 ans sa cadette, dont la fille vient de se suicider. « Je vous aiderai à vivre, vous m’aiderez à mourir », lui écrit-il.

 

Dans la pièce, Sophie Broustal incarne avec grâce  cette jeune femme éprise d’un tigre qui, pour elle, a rentré ses griffes.

Cette histoire d’amour improbable, on y croit.  C’est tout le talent de l’une et de l’autre : de l’émotion pure.

 

L’amitié et l’amour se mêlent donc dans cette ambiance équivoque entre la colère et les larmes du tigre, sous les yeux de la servante bretonne,  inénarrable.  Marie-Christine Danède est là pour détendre l’atmosphère et ça marche !

 

Je n’ai rien dit sur Claude Brasseur ?  Et bien, ma foi, il est sans surprise, égal à lui-même, grand professionnel,  surtout quand on sait qu’il y a quelques mois à peine il faisait  au cours du tournage de « L’étudiante et monsieur Henri », ,une chute qui l’immobilisa durant tout l’été...

 

Le spectacle a quitté le théâtre des Célestins le 112 déceùbre dernier

Miss Comédie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 18:40
BONNE ANNÉE  2016 !

Merci à la belle équipe d’Overblog pour leurs vœux pleins d’optimisme pour l’année à venir. Ils nous annoncent d’importants changements  pour le début de l’année et je tremble.  Maintenant que je me suis péniblement (et incomplètement) adaptée aux nouvelles manettes de cette machine interplanétaire, s’il faut encore réviser le code, je renoncerai à passer  le  permis.

Aujourd’hui je peux encore me lancer dans l’espace Over-blog pour vous parler d’une triste nouvelle, la première de l’année, la disparition  de Nathalie Cole, qui nous a quittés le 31 décembre.

J’ai le souvenir d’une  chanteuse en pleine gloire qui était venue chanter au Sporting de Monte-Carlo un été.  Je fêtais mon anniversaire dans la Principauté et nous avions assisté à son récital.  Elle était magnifique, en fourreau noir, et son tube planétaire « Unforgettable » qu’elle chante accompagnée de la voix de son père Nat King cole, avait déchaîné l’enthousiasme.

J’avais écrit un blog sur eux en janvier 2011 que vous pouvez revoir en tapant sur google <<<unesceneparjour.com nat king cole>>>

 

Et puis bien sûr, Michel  Galabru,  lui aussi, a quitté la scène. Pour lui je n’ai pas d’archives personnelles mais les medias se chargent de lui rendre hommage.  C’était une immense figure de notre paysage comique, peut-être la dernière  de la génération des  Bourvil, Fernandel, Raimu, de Funès…

Et puisqu’on parle de de Funes, voici la scène culte d’Oscar, un film fou qui a fait pleurer  six millions de spectateurs en 1967.

 

Dernière minute : voilà que ce matin, Pierre Boulez a lui aussi tiré sa révérence !  Le monde est-il devenu invivable ?  Il y a déjà un raz de marée d'hommages qui fait déjà oublier celui de Galabru.

Lequel des deux aura la priorité au paradis ? 

Prions pour que ce mois de janvier ne devienne pas un record de disparitions...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BONNE ANNÉE  2016 !

ZOOM SUR LA SCENE CULTE QUI DÉBUTE 12016

 

OSCAR,  d’Edouard Molinaro

La scène du nez

 

Cette scène est une tuerie, comme d’ailleurs de nombreuses séquences de ce film qui n’a pas pris une ride.

Elle est inracontable. Il faut la voir.  Et la revoir, on pleure à chaque fois. Enfin, moi.

Le film est adapté d’une pièce de théâtre de Claude Magnier dans laquelle Louis de Funes faisait déjà un numéro étourdissant.

Dans le film, Claude Rich est formidable de rouerie, d’humour et de cynisme. Beau début de carrière, après Les Tontons Flingueurs(1963) !

J’adore aussi  Mario David, hilarant dans son rôle de brute au cœur tendre.

Mais il faut aussi appuyer sur «  pause »à chaque apparition de Paul Préboist.

Ah, Paul Préboist, un monument d’ingénuité, de sincérité,  le bonheur de jouer personnifié, son sourire est une bouffée d’air provençal, c’est un personnage à la Daudet, irremplçable, irremplacé.  Il est mort en 1997, je ne m’en souviens pas, on en a très peu parlé. Il avait seulement 70 ans et il avait confié, peu de temps avant, à la télévision, qu’il était toujours vierge.  On le croit !

 

Paul Préboist n’apparaît pas dans la scène du nez.  Il n’y a que Mario David, Agathe Natanson et Claude Gensac, alignés, bouche bée, qui assistent à l’improvisation très chiadée de de Funès.

Un moment inénarrable, qui se prolonge au-delà du raisonnable, pour finir couché sur le canapé.

L’ énergie de cet homme de 53 ans qui venait à peine de se faire connaître après vingt ans de carrière anonyme, est sidérante.

Cette énergie dévastatrice , il l’emploiera jusqu’à sa mort à crever les écrans et à brûler les planches. Elle lui vaudra quelques infarctus dont il se sortira, boulimique de travail, mais vaincu il s’endormira en janvier 1983.  Sa mort fut un drame national, il faisait partie de notre vie, il nous redonnait le moral dans les moments difficiles, il suffisait d’aller voir un de ses films, et de Rire.

Mais il est toujours là, dans les salons le soir, quand les enfant assis par terre en rang d’oignon partagent la même hilarité que leurs parents devant un comique immortel.

Miss Comédie

 

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 17:45
Le soir de Noël dans Edward aux Mains d'argent

EDWARD AUX MAINS D'ARGENT

 

C’est une histoire qui nous rend notre âme d’enfant. Une histoire à couper le souffle, qui nous emporte dans un monde imaginaire où l’on retrouve les bons et les méchants du monde réel mais tellement plus poétiques !

C’est une histoire qui tombe à pic, puisqu’elle parle d’un garçon qui pouvait faire tomber la neige le soir de Noël, par la magie de ses mains d’argent.

J’adore Tim BURTON et son monde fantasmagorique  à la fois terrifiant et émouvant.  Je suis, devant ses films, une enfant éblouie qui retrouve ses premières émotions, les plus pures, celles d’un monde étrange que l’on a quitté pour venir sur terre.

D’Edward aux Mains d’argent il dit que c’est son œuvre la plus personnelle, nourrie de ses souvenirs d’enfance dans la banlieue deBurbank en Californie.

Peut-on imaginer un autre acteur que Johnny Depp pour ce rôle de créature artificielle mais tellement humaine ?  Non.  Il est sublime.

Et pourtant, la production avait d’abord approché Tom Cruise.   Puis  Tom Hanks, qui préféra s’engager sur Le Bucher des Vanités.  Puis… Michael Jackson….

Tim Burton et Johnny Depp se rencontrèrent pour la première fois au bar de l’hôtel Bel Age de Beverly Hills en avril 1989 et Burton vit tout de suite dans les yeux de Johnny Depp le regard de sa créature, un regard   d’une fixité extraordinaire,  le regard  idéal pour le personnage quasi muet de son histoire, son seul moyen d’expression.

Ce fut une rencontre décisive dans leur carrière à tous les deux. Après ce premier film ensemble, ils se sont retrouvés plusieurs fois encore pour des films tout aussi ensorcelants.

 

La scène culte de ce conte de fée se passe le soir de Noël.

Tandis que la famille adoptive d’Edward s’occupe de décorer la maison brillamment illuminée, Edward est dans le jardin où le froid a transformé le jet d’eau en bloc de glace.  Soudain inspiré par ce spectacle, Edward entreprend de sculpter ce bloc informe et ses ciseaux d’argent se mettent en action avec une dextérité, une rapidité stupéfiantes, faisant jaillir des milliers de flocons qui semblent venir du ciel.

Kim, la jeune fille dont il est amoureux, attirée par cette magie, offre son visage à la caresse de cette neige que l’on n’attendait plus.

Et le quartier tout entier se réunit autour d’Edward en transes, pour admirer ses sculptures de glace d’où naissent les flocons miraculeux.

 

C’est cette vision céleste que raconte Kim, devenue grand-mère, à sa petite fille qui lui demande « d’où vient la neige, grand-mère ? »

L’histoire se poursuit dans le drame, Kim ne reverra plus Edward,  mais son  souvenir  restera gravé pour la vie dans son coeur.

C’est le début et la fin de ce film merveilleux, baigné d’une musique divine.  Un vrai conte de Noël que vous allez adorer si vous le projetez chez vous devant vos enfants éblouis.

 

Joyeux Noël à tous,

Miss Comédie

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 19:00
Noiret, Rochefort et Marielle...

LES GRANDS DUCS,   film de PATRICE LECONTE

 

Attention, ce film sera bientôt  un film culte !  

Ereinté par la critique à sa sortie, en février 1996,  boudé par le public, il s’est fait remarquer par un clan de groupies qui se le repassent dans les soirées d’initiés.

Complètement déjanté, tourné à un rythme d’enfer, joué par des acteurs au sommet de leur folie, il multiplie les scènes d’anthologie.

`Difficile de choisir…

 

 

Patrice Leconte est spécialiste  des castings de rêve. En plus, il adore les stars et apparemment c’est réciproque.

Là,  il a fait fort encore une fois : trois des plus grands acteurs du moment : Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle et Philippe Noiret ensemble dans des rôles de comédiens ringards.  C’était gonflé.  Le scénario l’était plus encore, et quand ils l’ont lu,  les trois ont plongé en chœur.

C’était pourtant un peu risqué. Jouer les ringards quand on est trois têtes d’affiche, c’est jouer sur la corde raide. Un effet de trop et l’on tombe dans le grand guignol.

Dans ce film, les trois acteurs – et leurs partenaires – sont complètements zinzins – mais crédibles. Difficile à expliquer.

 

Chercher une scène fétiche dans Les Grands Ducs c’est chercher une tache noire sur le dos d’un  dalmatien.

Depuis les péripéties de leur casting jusqu’à la pièce de théâtre Scoubidou qu’ils interprètent de ville en ville dans la plus grande confusion, chacun des trois a sa minute de folie.

 

Mais prenons la scène de la scène où Noiret, Rochefort, après avoir décroché leurs rôles grâce à une honteuse remise sur le cachet de base, vont proposer à Marielle d’être leur partenaire dans la tournée.

Ils le trouvent en pleine crise de fureur contre son voisin  avant de le voir démolir une cloison  de son appartement à coups de piolet.

On est d’emblée dans le bain avec les trois personnages bien positionnés sur le terrain.

Noiret l’attaquant , conquérant,  beau parleur, théâtral.

Rochefort, l’ailier gauche, très gauche, simulateur, séducteur, comique  au 38ème degré, impérial.

Marielle, le gardien de but, hyper-buté, parano, belliqueux,  imprévisible et grandiose.

Ensuite, il n’y a qu’à les suivre dans leur tournée à travers la France et traquer les mini scènes-culte.

Nous assistons à une pièce de théâtre dont nous ne voyons que quelques scènes, chaque fois un désastre. Personne n’est à son poste au moment voulu.

Marielle obsédé par l’état de santé de son bébé, pendu au téléphone entre chacune de ses entrées en scène,  (essayez de l’imaginer disant « des cloques ? » d’une voix tremblante)  Rochefort éperdu dans le décolleté de l’actrice principale récalcitrante, Marielle encore, fuyant les avances d’un partenaire gay, Noiret au commissariat,  Rochefort en plein délire sexuel, Marielle jouant les intermittents du spectacle pour solliciter la générosité du public.

Et je ne parle pas de Michel Blanc, inénarrable dans son rôle de « méchant » producteur au bord de la faillite, qui hait les acteurs et  n’a qu’une idée en tête, handicaper l’actrice principale pour saboter la pièce.

 Et enfin cette actrice principale, Catherine Jacob qui joue la diva avec panache, incompréhensible mais pleine de panache, toute en rondeurs pulpeuses.

Je vous le dis, ce film est inénarrable, on ne peut le narrer, il faut le voir, un soir de déprime, et le revoir le lendemain pour être sûr de n’avoir pas rêvé. 

 

Miss Comédie

 

 

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 17:36
La scène de la cuisine dans les tontons flingueurs

LES TONTONS FLINGUEURS

LA SCENE DE LA CUISINE

 

On ne s’en lasse pas, c’est la scène culte par excellence, dans un film qui, dans l’ensemble a un peu vieilli.  Seuls les dialogues sont  restés jeunes, les dialogues vitriolés  d’un Michel Audiard en pleine forme.

On oublie volontiers que  le film est l’adaptation à l’écran du troisième volet de la trilogie d’Albert Simonin : Touchez pas au grisbi, Le Cave se rebiffe et  Grisbi or not grisbi,  intitulé pour le cinéma  Les Tontons flingueurs.

Sorti en 1963, en pleine Nouvelle Vague, il n’eut qu’un petit succès en salle et la critique le fustigea, comme Henri Chapier qui écrivit « Vous pavoisez haut mais vous visez bas… »   Il n’avait pas le don de voir l’avenir….  Georges Lautner, le réalisateur, avait peut-être visé bas, mais il avait visé juste !

La scène est tellement secouée qu’on la dirait improvisée.  Dès qu’ils sont dans la cuisine assis autour de la table et que Francis Blanche sort la fatale  bouteille de « Bizarre », tout va très vite, il faut revoir et revoir  chaque mimique, ré-entendre chaque réplique, car  une seule fois ne suffit pas. 

Ce qui est extraordinaire, et peut-être voulu par Georges Lautner, c’est la différence de tempérament comique entre les trois principaux personnages,    Ventura, Blier et Lefebvre.   J’exclus Francis Blanche qui est moins drôle car il en fait trop.  Mais les trois autres ont chacun un naturel, une intériorité  qui n’appartient qu’à chacun d’eux.  Ils sont eux-mêmes, étourdissants de drôlerie, sans forcer la note.

Ventura est lugubre, Blier est anéanti, Lefebvre est  ahuri, ils ne jouent pas sur le même registre mais leur pouvoir comique est le même.

Robert Dalban le majordome ouvre le bal : « Alors, on a sorti le vitriol ? »  La cérémonie peut commencer, la bouteille de « Bizarre » circule, on remplit les verres.   Le rythme se ralentit un peu, on prend son temps pour arriver au point culminant, l’absorption du breuvage. Gros plan sur chacun des visages en plein suspense.

On trinque,  Blier ose le premier, aussitôt suivi par les autres, il avale une gorgée, on entend le liquide passer dans le gosier Il articule, les yeux dans le vague : « Il faut reconnaître… c’est du brutal ! »   

Cette réplique-là deviendra une sorte de benedicite pour les piliers de bar et les adeptes du pousse-café.

 Jean Lefebvre   essuie une larme. 

 Ventura ébranlé  assène « j’ai connu une Polonaise qui en prenait au petit déjeuner… » tout cela ponctué par les glou-glous. Ils sont au bord de l’asphyxie.    Ensuite, évidemment, l’ambiance tombe un peu, mais reste quand même très imbibée, et je suppose que l’improvisation a pris le relais car on dit que la scène s’est prolongée jusqu’à une heure très tardive de la nuit.

On ne peut pas croire que cette bouteille de « bizarre »  ne fût pas du vrai « brutal » ni qu’elle ne fût pas entièrement vidée et suivie de quelques autres jusqu’ à la fin de la scène…

On imagine aussi l’équipe technique autour du cameraman et du réalisateur, se tenant les côtes face à ce spectacle -  mais la question est : y a-il eu plusieurs prises ? 

        Cette scène de la cuisine, Michel Audiard  voulait la supprimer, il la trouvait « inutile » !  Mais Lautner  y tenait absolument et  l’a conservée pour le bien de la postérité.

Quant à Lino Ventura, contacté après les défections successives de Jean Gabin et de Paul Meurisse, il hésita à accepter : « mon personnage  et ceux de mes partenaires sont des personnages comiques. Or moi, dans ce rôle de composition, je ne serai pas crédible. »   Il n’a pas essayé de faire le clown mais tout en restant lui-même, il était au diapason, parfaitement crédible.

Un coup de blues ?   Vite,  installez-vous devant les  Tontons flingueurs et savourez la détente.

Miss Comédie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 17:11
La Dolce Vita et la fontaine de Trévi

 

LA DOLCE VITA    ET LA FONTAINE DE TREVI

 

Ce film, sorti en 1960,  inaugure bien la décennie la plus f oldingue, la plus poétique et la plus novatrice depuis les années trente.

C’est une fresque insensée qui décrit notre monde en douze tableaux évoluant sur la via Veneto. Un monde où les plaisirs ont la part belle au milieu des interrogations mystiques, des préoccupations de l’esprit, de la douloureuse  fuite du temps, thèmes graves dominés par la présence charnelle de la Femme, instigatrice de tous les maux.

Tout cela est quand même très subversif, pessimiste et légèrement pornographique.

Lors de la première projection  du film à Milan, le 5 février 1960,  Fellini et Mastroianni ont été agressés par la foule et à deux doigts d’être  lynchés. 

N’empêche, au Festival de Cannes qui a suivi,  le film  reçut la Palme d’Or.    Les foules sont versatiles.

Au milieu d’une distribution pléthorique, en majorité italienne, Marcello Mastroianni se promène en  Candide  tour à tour émerveillé, perverti ou meurtri en compagnie de partenaires féminines à la beauté pulpeuse – le type féminin de prédilection de Fellini.  Dans la scène qui nous occupe, celle ô combien légendaire de la fontaine de Trevi, Anita Eckberg les surpasse toutes.  Elle est fantastique.

C’est la nuit, la nuit romaine porteuse de tous les envoûtements, obscure et bruissante d’appels, de murmures.

Anita Ekberg erre dans les rues à la recherche de Marcello qui a pu  obtenir un rendez-vous nocturne.    Il est tombé sous le charme de cette star américaine venue en visite à Rome.   Il lui a donné une vague adresse et elle le cherche dans les rues désertes.   Elle a entre les mains  tout contre son cou, un tout petit chat qui miaule de toutes ses forces, elle lui parle doucement tout en criant le nom de Marcello et sa voix résonne sur les murs des ruelles.

Elle sait qu’elle finira par le retrouver, elle savoure les minutes qui passent, sûre de son pouvoir, grisée par la douceur de la nuit romaine.

Lui, à quelques mètres de là, doit éprouver la même sensation.  Peut-être qu’il la voit de loin,  il s’amuse à la suivre sans bruit.

Elle débouche tout à coup sur la place de Trevi, face à la fontaine jaillissante, assourdissante, fantasmagorique.  « Oh my Goodness ! ».

Immobile un instant, elle contemple.    Elle s’avance, le chaton sur la tête, et vacille devant le spectacle.

Elle n’y tient plus,  libère le chaton  qui s’enfuit, marche, vers le bassin et dans un dernier appel à Marcello, s’immerge jusqu’aux cuisses. 

Le visage levé, les yeux fermés, elle se laisse asperger par la cascade et c’est cette image-la que la caméra de Fellini fixa pour l’éternité.

C’est aussi cette image là que contemple Marcello.  On imagine son désarroi.  Mais quoi, elle l’attend, il faut y aller.

Du banc de pierre où il s’est assis, il se dit qu’après tout, la situation n’est pas dénuée de charme.

Au moment où Marcello rejoint Anita en extase au milieu du bassin, voilà que soudain… la fontaine se tait, les eaux cessent de jaillir, c’est le silence.

Ils sont face à face et… et bien, encore une scène qui finit par un baiser, je ne le fais pas exprès mais c’est courant dans  des situations comme celle-ci, même dans la vie.

De nos jours la vision de cette scène nous fait sourire « bien trouvé, le coup de la fontaine… » ou « qu’est-ce qu’elle était  belle Anita Ekberg ! »,

Cette scène est certes d’une grande poésie, mais finalement très chaste.  Pas de quoi lyncher ce pauvre Fellini, encore moins Mastroianni qui n’a fait que faire semblant ! (en tout cas sur le plateau…)

Enfin, quoi qu’il en soit,  il nous reste cette image magnifique, digne du plafond de la Sixtine ! Et une musique, celle de Nino Rota, bien sûr.   Le complément direct de l’image fellinienne.

 

A voir et revoir sur YouTube

 

Miss Comédie

La Dolce Vita et la fontaine de Trévi

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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 20:24
DEMONS au Rond-Point : j'aime, moi non plus.

Avant de me lancer dans une analyse assez difficile (car qui suis-je pour juger une pièce  choisie par un metteur en scène aussi original et talentueux que Marcial di Fonzo Bo  et qui semble séduire un public très large ?)  je vous livre un extrait savoureux  de la critique du magazine ELLE : « pour mettre en bouche ces dialogues sèchement fouettés, un casting XXXL inédit. » Ouah !  Plus loin, on parle de la mise en scène : « infusé à Alfredo Arias, avant d’essorer son univers au contact de Claude Régy. »   J’ai apprécié le vocabulaire. C’est presque du Audiard (Michel). Il donne des complexes à qui veut écrire quelque chose de fort sur un spectacle. Mais enfin, pas trace de jugement de valeur, juste une description et je vais tenter d’aller plus loin.

 

Au début je me suis crue dans une pièce mineure  de Tennessee Williams. Un couple qui se livre à une sorte de combat rituel que l’on devine fréquent, provocations perverses, reproches lancés en rafale, bref la vraie scène de ménage vue et revue, pas un mot nouveau qui éveille l’attention, pas une réplique canon, mais on écoute et on regarde car les deux acteurs sont prodigieux, Romain Duris en Casanova élégant, Marina Foïs belle et féline, on pense à une Elisabeth Taylor de trente ans dans La Chatte sur un toit Brûlant. Plus la pièce avance, plus elle est  impressionnante.

Mais ça dure, ça dure. On s’ennuie. Tant de violence va mener où ?

Et bien justement, au bout d’une petite heure  arrive le couple de voisins du dessus (ou du dessous ?) également prodigieux dans des seconds rôles qu’ils vont vite survolter : Gaspard Ulliel, surprenant  en époux modèle d’une femme obsédée par sa maternité, une Anaïs Demoustier très mignonne.

Le face à face n’est pas tout de suite évident. L’entreprise de séduction est ardue. Un moment fort, Romain Duris en démon tentateur face à Gaspard Ulliel à peine réticent.  

Mais la scène ne vaut que par leur présence et leur talent.

Le texte est plat, démodé, sans surprise, mais les intentions sont là et les acteurs les font passer avec un naturel étonnant.  Ils sont habités, convaincants, menés par une direction d’acteur « infusée » à la Claude Regy.   Bref, ils sauvent la pièce.

C’est ce que j’ai ressenti, c’est ce qui rend difficile l’analyse : on est bluffé par le jeu des comédiens, on oublie la pièce.

 

Finalement, je me suis mouillée un peu plus que la journaliste de ELLE, quitte à me faire des détracteurs mais j’assume.

 

Miss Comédie

DEMONS, au théâtre du Rond-Point jusqu’au 11 octobre.

 

 

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27 septembre 2015 7 27 /09 /septembre /2015 13:25
JEREMY  CHARBONNEL, LE RETOUR

 

l’HOMME MODERNE, c’est lui

 

Après un an, le revoilà dans sa ville natale. Il n’a pas changé heureusement !  Toujours joli garçon, sourire charmeur, cabot à mort mais sans se prendre au sérieux – si, c’est possible !

Son public l’attendait, à l’Espace Gerson plein à craquer.

Sa force,  on le savait, c’est d’avoir d’emblée trouvé son positionnement : le jeune homme bien élevé,   Quoi ? Pas marrant  comme type de personnage ?  Détrompez-vous !   On n’imagine pas ce qu’un jeune homme bien élevé peut receler comme turpitudes.

Il se moque de tout avec une élégante cruauté.   De caricature en caricature, il se transforme en « jeune » dépenaillé, en rom vautré, en blonde demeurée, en grand-père gaga, en DRH obsédée sexuelle, c’est inénarrable.

 

Ce qui frappe, c’est sa volonté de traiter le public en partenaire, d’en faire un complice.

A l’inverse de beaucoup de ses confrères qui font leur numéro en solitaires, centrés sur eux-mêmes, Jeremy Charbonnel ne nous quitte pas des yeux, nous prend à témoin, nous interpelle, et c’est un bonheur de lui donner la réplique avec quelques onomatopées sur lesquelles il rebondit allègrement.

A la fois très préparé et structuré, son one-man show  laisse la part belle à l’improvisation et souvent, c’est succulent , ces petites parenthèses entre deux tableaux prémédités.

Un spectacle mené à un train d’enfer. On le sent en pleine possession de ses moyens, sa voix va de la basse à l’alto au gré des vicissitudes de ses personnages.

Son jeu est libre, instinctif et en même temps parfaitement maîtrisé. Surtout, il aime son public et ça se voit.

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Le public, lui,  en redemandait.  Il nous a offert en rappel quelques improvisations comme celle sur  Steve Jobs (très irrévérencieuse !)

Sous les bravos, redevenu lui-même c’est-à-dire simplement séduisant, il prolongeait le spectacle à plaisir,  et quelques-unes des jeunes spectatrices se préparaient probablement à l’attendre la sortie pour lui proposer un dernier rappel en privé…

Beau, bien élevé et foldingue à la fois, c’est pas donné à tous les fils à papa  -  ni à tous les humoristes…

 

A L’Espace Gerson du 1er au 3 octobre et à suivre sur son site :

ww. jeremycharbonnel.com

 

Miss Comédie

 

 

 

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17 septembre 2015 4 17 /09 /septembre /2015 16:44
ZOOM  SUR  LES  SCÈNES  QUE  J'AIME

L’AFFAIRE THOMAS CROWN : LA PARTIE D’ÉCHECS  

Changement de registre.

Après la partie de cartes drôlatique, voici la partie d’échecs érotique. Restons calme.

Le film,  réalisé par Norman Jewison est sorti en 1968.   En `France cette année-là on découvrait  sous les pavés  la plage.  Les spectateurs du film, eux, découvrent sous l’échiquier, l’orage.

Cet  échiquier est la plaque tournante du film, le « pré » où vont s’affronter un homme et une femme en combat singulier.

L’éternelle guerre des sexes, en somme.

Nous avons ici la victoire de l’homme dans une fin très machiste, c’est pourquoi une deuxième version a été tournée par un John Mc Tiernan qui inversait les rôles en 1999.

 

 

Les acteurs sont deux stars en pleine gloire :

Steve Mc Queen s’empare du rôle que Sean Connery venait de refuser. Il dira plus tard que ce fut son r ôle favori. Evidemment, une scène comme la partie d’échecs ne se retrouve pas souvent dans une carrière…   A la lecture du scénario, il a dû immédiatement flairer la scène d’anthologie, même s’il a sauté la partie elle-même pour ne s’intéresser qu’à la fin.

 Il avait 38 ans et  jouait son rôle de séducteur à la ville comme à l’écran.

Faye Dunaway, elle aussi, se vit offrir le rôle de Vicky Anderson après le refus d’ Anouk Aimée et de…  Brigitte Bardot.  Elle avait le vent en poupe après son succès dans Bonnie and clyde.

Cette année-là, elle débutait une love affair avec Marcello Mastroianni – double  échec pour Thomas Crown !

Regardons maintenant cette scène.

Les amateurs d’échecs, tout à l’observation de la stratégie de chacun des coups,   ne seront sûrement pas   insensibles à la  bouffée d’érotisme qui s’en dégage, et pourtant, à première vue il ne se passe rien. 

Ils sont dans la pénombre, leur visage est impassible.  Ils sont visiblement concentrés sur… l’issue de la partie.

Front plissé pour Thomas Crown, il  évalue, anticipe,  et joue.  Geste précis, regard froidement satisfait de son coup.

Elle, en fait un peu plus.  Elle réfléchit, cela se voit, mais tout en passant négligemment  la main sous le tissu de son décolleté,  geste innocent qui veut dire « voyez, je fais n’importe quoi, sans y penser vraiment » et elle jette un regard rapide sur l’adversaire, et elle prend une pièce noire et elle joue.

Attente. Non, il ne se passe rien, on se dit « mais non, c’est moi qui pense toujours au… » et la caméra tourne autour d’eux, fait des plans impossibles, on voit le feu de cheminée qui brûle, lui, ouvertement, on revient sur les deux adversaires qui se mesurent.

On entend deux mots, murmurés au sujet de la partie ? On ne comprend pas bien ce qu’ils disent.

Encore deux ou trois coups, les pièces avancent vers la fin.  La tension monte. (car après tout, le jeu est passionnant, et puis il faut gagner, ce n’est pas le moment de penser à autre chose…)

Le front de plus en plus plissé, beau à tomber, Thomas Crown a un regard féroce et elle l’ignore, avec un doigt  posé sur sa bouche, qui lisse la pulpe des lèvres. Elle est vraiment garce.  Surtout qu’elle prend son Roi et le place, échec et mat.

A  ce moment du film, la Femme est la plus forte. Mais…ça va changer.

Ils restent un moment immobiles.   Il se lève, fait le tour de la table, l’arrache à son siège et… fin de la bouffée d’érotisme.  On est dans l’acte enfin, et si longtemps retenu le désir est d’une douce violence.  Le baiser aussi restera dans la mémoire collective.

Dans ce genre de scène, la première prise est la bonne, ou alors on tombe dans le film porno.  On imagine donc Mr Jewison après avoir dit « coupez ! », s’avancer vers ses deux acteurs pour leur serrer la main. « Wonderful ! Thank you very much ! ».

C’est marrant, le métier d’acteur...

 

Miss Comédie

 

ZOOM  SUR  LES  SCÈNES  QUE  J'AIME
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8 septembre 2015 2 08 /09 /septembre /2015 15:03
ZOOM  SUR  LES  SCÈNES  QU'  ON  AIME

 

 En ces temps instables,  nous sommes tous à la recherche des valeurs sûres – au fait, c’est quoi  au juste, les valeurs sûres ?  des idées, des marques de voitures,  des denrées alimentaires, des personnages  célèbres ?  on peut  en tout cas trouver des valeurs sûres au théâtre et au cinéma. Et en particulier dans certaines scènes mythiques qu’on ne se lasse pas de revoir.

Au théâtre, Gérard Philipe fut une valeur sûre, ô combien. Et puis pfffuit ! Disparu.  Personne ne peut plus revoir  Lorenzaccio avec lui dans le rôle titre, puisqu’il est mort.   Les scènes mythiques du théâtre  restent dans nos mémoires, c’est à chacun de restituer dans son souvenir la magie de ce que l’on ne reverra jamais.

Mais au cinéma, les valeurs sûres laissent des traces. Et certaines scènes  ont encore un succès d’enfer sur les grands et petits écrans.

Par quel miracle ?

J ai revu quelques-unes de ces scènes  et après mon instant d’extase j’ai eu envie d’en savoir plus sur leur histoire.   Et c’est  passionnant de voir à quel point l’impact de ces scènes  était imprévisible !  C’est juste le résultat d’une équation réussie entre le savoir-faire et le naturel, l’humeur fusionnelle des acteurs entre eux.

Au fond d’eux-mêmes ils  auraient dû le savoir, au moment où ils la tournaient, que la scène allait faire un tabac.  Mais on n’est sûr de rien et en tout cas le réalisateur, lui,  tout satisfait qu’il put être de la prise, ne se doutait pas qu’elle était plus que parfaite.

Voilà le mystère de ces scènes mythiques qui restent des valeurs sûres à travers le temps.

On  commence par la plus célèbre,  honneur aux anciens : depuis 1931 elle n’a pas pris une ride.

 

LA PARTIE DE CARTES  dans MARIUS

 

LE FILM

Réalisé par Alexandre Korda (1931) mais supervisé par Marcel Pagnol, MARIUS est le premier volet de la « Trilogie Marseillaise » de Pagnol, MARIUS, FANNY et CÉSAR.

Tourné en extérieurs sur le Vieux Port de Marseille, le film est une adaptation de la pièce de Pagnol qui fit un trimphe deux ans plus tôt

S au théâtre de Paris avec Raimu et Orane Demazis.

Sorti en 1931, c’est l’un des premiers films parlants où Raimu put se faire un nom grâce à sa voix tonitruante… et à son accent méridional.

LES ACTEURS

Qui joue quoi dans cette scène ?

César :   Raimu

Panisse :  Fernand Charpin

Escartefigue : Paul Dulac

Monsieur Brun : Robert Vattier 

LA SCENE 

Ils sont quatre autour de la table pour une partie de manille , dans ce  bar de la Marine que dirige César avec sa tonitruante hospitalité.

Ses partenaires, ce sont les habituels : Panisse, maître voilier dans le Vieux Port, Escartefigue, le Capitaine du ferry-boat, et monsieur Brun, l’œil des douanes, un lyonnais pur beurre qui parle pointu.

Ca commence calme, on galège juste comme il faut, mais il y a tout de suite quelque chose qui cloche, une petite malice qui pointe et qui va très vite dégénérer. 

 César  est un tricheur, c’est notoire.  Nous avons droit à un échange de mimiques  inénarrables entre lui et Escartefigue.  Après quelques passes d’armes bien envoyées, Panisse finit par quitter la table.

Les trois autres continuent à jouer en devisant.  Il est question maintenant de Marius et de sa mystérieuse  maîtresse.

Sujet scabreux s’il en est, dont César s’empare allègrement pour faire rebondir la scène qui faisait semblant de s’endormir !

Maintenant, après le « coup » du « Panisse coupe à cœur », on entend une vérité qui fait mal.  César, l’air de rien, balance  que « c’est dans la marine qu’il y a le plus de cocus… »

Escartefigue est marin, et fier de l’être.  Il est aussi cocu et tout le monde le sait… Touché au cœur, il quitte à son tour la table non sans avoir clôt la scène par un magistral « la Marine française te dit merde ! »

Tout cela est à pleurer de rire, on ne se lasse pas d’entendre cette truculence  marseillaise débitée avec un naturel phénoménal  par des acteurs grandioses.

A voir et revoir sur YouTube.

Et à bientôt pour une autre scène de folie.

 

Miss Comédie

 

 

 

 

 

AOOM

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  • Miss Comédie
  • Miss Comédie c’est moi, Barbara Laurent-Ogier. 
Mes initiales m’ont récemment fait bifurquer.  De comédienne- auteur dramatique,  je suis devenue  blogueuse, ça élargit considérablement la cible.
  • Miss Comédie c’est moi, Barbara Laurent-Ogier. Mes initiales m’ont récemment fait bifurquer. De comédienne- auteur dramatique, je suis devenue blogueuse, ça élargit considérablement la cible.

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