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TENTATIVE D'ÉVASION : MORCEAUX CHOISIS

Publié le par Miss Comédie

Vous avez bien compris que Tentative d’Evasion c’est le titre de ma future pièce montée.  J’ai décidé, en attendant le début des répétitions, de vous

livrer quelques extraits.  Des répliques qui, j’espère, vous donneront envie d’aller voir la pièce…

                        tExtrait de la scène 1)

              « CHARLES,  désignant l’aquarium

                C'est beau, non ? 

                LUC

                Ecoute, ça n'est qu'une vitre avec des bestioles qui s'agitent derrière...

                 CHARLES

                 Comme une télé.

                 LUC, surpris

                Si tu veux, oui... comme une télé...

                CHARLES

                Oui, mais beaucoup plus reposant.

                LUC

                Si tu veux…  Mais dis-moi, tu l'as mise où, du coup, ta télé ?

                CHARLES, sardonique

                Ah ah…. »

 

C’est le début du suspense.  LUC ira ensuite de surprise en consternation.

Elle est drôle, cette pièce. A bientôt, chers amis printaniers.

Miss Comédie

 

 

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BELLE DU JOUR

Publié le par Miss Comédie


Vanessa-Paradis.jpeg.jpg

VANESSA PARADIS, belle ado qui chante Joe le Taxi, belle noiseuse dans NOCES BLANCHES, belle de chez belle dans LA FILLE SUR LE PONT, elle prend de l’âge et voilà, elle est toujours aussi belle dans L’ARNACOEUR..

  Tout le monde l’adore.  On lui a même pardonné de ne plus vivre en France mais son  sens du devoir conjugal inspire le respect.  Johnny DEPP  vit à Los Angeles, elle vivra à Los Angeles et ses enfants iront à l’école à Los Angeles; même si ella a gardé une petite maison dans le Midi de la Frrance...

De temps en temps elle donne des nouvelles, un CD, une tournée, un film… Ca n’est pas toujours un triomphe, mais ça plait bien aux Français qui se  méfient des triomphateurs.

Pourtant là, c’est parti pour faire un méga succès.   Et Romain DURIS n’y est pas tout à fait étranger…

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BEAUTÉS ACTUELLES

Publié le par Miss Comédie

EMMANUELLE BEART  A TOUT JUSTEEmmanuelle-Beart_closer_star_large-copie-1.jpg

 

 

Une autre belle éternelle.  Mais un tout autre genre.  Elle, ne donne pas dans la fleurette. Depuis longtemps ses choix sont guidés par ses IDÉES, idéaux, idéologies.  De bons films provocants parfois mais qui posent des questions.  Moi, ils me posent  des problèmes, mais c’est que j’ai une cervelle d’oiseau.    Depuis JEAN DE FLORETTE et MANON DES SOURCES, elle a pris du poids, intellectuellement j’entends. 

Après douze ans d’absence, elle remonte sur les planches.  Mais c’est qu’elle a enfin trouvé le projet qui avait un sens, «pas un rôle de plus, mais quelque chose qui suppose un engagement sincère. »  Ah, voilà le mot.  Emmanuelle BEART est quelqu’un qui S’ENGAGE. 

Avec LES JUSTES d’Albert CAMUS, elle est servie.  Dora, son personnage, est au centre d’un groupe de terroristes qui croient en la légitimité de leur combat. 

Maria CASARES a créé le rôle en 1949, dirigée par CAMUS.  Ici, au Théâtre National de Bretagne à Rennes, c’est Stanislas NORDEY qui mène l’équipe.

A part son rôle, ce qui plait à Emmanuelle BEART dans cette aventure, c’est qu’en reprenant la pièce en avril au Théâtre de la Colline, elle ne changera pas de statut.  Elle sera toujours la vedette du spectacle, mais touchera le même cachet que le reste de la troupe. 

 

BELLE VICTOIRE POUR LES PINK FLOYDpink-floyd-2005-live-8.jpg

 

Ce sont des géants !  Ils sont juste derrière les BEATLES pour le nombre d’albums vendus dans le monde.   On a tous dans notre iPod un ou plusieurs de leurs albums inspirés, au minimum un morceau, MONEY ou LUCY IN THE SKY WITH DIAMONDS… ou THE WALL…

Oui et bien télécharger un morceau des PINK FLOYD est désormais interdit !

Les quatre compères anglais qui arborent aujourd’hui des sourires éclatants sous une chevelure neigeuse,  ont gagné leur procès contre leur maison de disques EMI.

Il faudra donc télécharger l’album entier.  Mais qui s’en plaindrait ?  Ca n’est que justice, puis que chaque morceau est partie intégrante d’une seule et même mélodie, d’un seul et même thème.

 

BELLE ÉPOQUE POUR LE BUS PALLADIUM

 

Christopher THOMPSON  nous offre un beau flash back sur la jeunesse du rock, avec son film BUS PALLADIUM.   Que des inconnus ou presque, c’est une histoire triste, celle de quatre copains qui dans les années 80 ont essayé de grimper à l’échelle de la gloire.  

Le film montre le BUS PALLADIUM tel qu’il est aujourd’hui, c’est à-dire pas très différent de celui des annéle-bus-palladium.jpges 60.

Qui a créé le BUS PALLADIUM ?  C’est un Anglais, James ARCHE, qui a eu l’idée d’aider les jeunes banlieusards à venir faire la fête à Paris, en créant un service de bus qui allait les chercher et les ramener à certains points des portes de Paris.   Et puis, il a décidé que la musique qu’il leur offrirait serait live, ce fut donc les débuts de  Long Chris, Johnny Hallyday, les Chaussettes Noires, etc…

 

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BEAU TAPAGE AITOUR DE MA PIÈCE

Publié le par Miss Comédie

 

 

Oui, alors, elle dort, ta pièce ?  Ca piétine ou quoi ?  Tu ne nous en parles plus, où ça en est ?  C’est à l’eau ?

Mais non !  Je vous l’ai dit, avant le début des répétitions, il n’y a pas grand-chose à raconter,  je vous ai parlé de mes problèmes d’aquarium, ils sont réglés, maintenant on parle  des décors, comment va être le canapé, s’il faut un seul fauteuil ou deux, et quoi sur les murs, et tout ça.

C’est  rébarbatif, c’est l’envers du décor, ça n’a rien de passionnant pour un lecteur, à part l’imaginaire qu’il déclenche avant le spectacle. Oui, vous le verriez comment, vous, le décor de la pièce ? Vous vous souvenez du résumé ?  Tiens, je vous le redonne.

Quand la télévision rend fou…

Profitant d’une absence de sa femme, CHARLES s’est débarrassé de la télé, sa bête noire, pour la remplacer par

un bel aquarium.    Malgré tous les efforts de son mari  pour meubler gaîment  leurs soirées, MARYLOU ne sera pas totalement convaincue de l’intérêt de l’échange, et LUC, l’ami du couple, sera le témoin impuissant  de la montée du délire conjugal. Autour de l’aquarium et de ses poissons les trois protagonistes font assaut d’imagination pour profiter de la télé… sans la télé.

L'action se déroule dans un seul décor qui deviendra tour à tour le salon de CHARLES puis le salon de LUC  grâce à un jeu

de lumière masquant une partie du décor pour éclairer l’autre.

 

Alors voilà, essayez de vous imaginer dans quel décor vont évoluer ces trois personnages autour du bel aquarium ?

A très bientôt,

Miss Comédie

 

 

 

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LE PLAT DU JOUR

Publié le par Miss Comédie

`

Savoureux,  piquant, abondant, inventif, souvent cru mais bien assaisonné,

il est servi par un Edouard BAER déchaîné et complètement toqué.01984510-photo-edouard-baer

 

Au milieu de sa brigade à la langue bien pendue, il joue les chefs avec

maestria.   Sa spécialité ?   la salade, sous toutes ses formes avec une pointe 

de gouaille  et le piment parigot.

 

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GOURMANDISES DE SAISON

Publié le par Miss Comédie

EDOUARD BAER FAIT MIAM MIAMMiam-Miam_theatre_fiche_spectacle_une.jpg

 

Plateau garni pour un Restaurant sans queue ni tête, où les serveurs sont nés dans la rue et les cuistots sont plutôt doués pour la plonge.

Léa DRUCKER est croustillante face à un Edouard BAER  déjanté.

Il aligne les monologues comme des cavalcades,  on n’a même pas le temps de rire d’une phrase que la suivante est encore plus poilante, est-ce qu’il improvise ? Non non, il n’improvise pas, tout ça est écrit et ça tient la route, il ne se laisse pas déraper, c’est tenu en laisse courte, tout un art.

J’aime ce petit accent précieux qu’il a parfois, comme pour contrecarrer la possible vulgarité d’une réplique…

MIAM-MIAM c’est sans ambiguïté, le titre n’a pas été trouvé dans Le Discours de la Méthode,  et ça fonctionne comme prévu.   Bien sûr, il faut aimer Edouard BAER.   Certaines interviews ou  prestations un peu ratées l’ont fait prendre en grippe par des esprits chagrins.  Il a des côtés un peu m’as-tu-vu, c’est moi le plus fort » qui peuvent agacer. 

Mais le voir et l’entendre en scène, c’est pas l’homme, c’est l’acteur et il est génial.

 

YVES SAINT-LAURENT FAIT POIREAUTER DEHORSexposition-yves-saint-laurent-40-ans-de-creation-au-petit-p.jpg

 

Au Petit Palais, c’est rare qu’on ne poireaute pas, il y a toujours des expositions tendance qui font venir les foules.  Alors l’Expo SAINT-LAURENT, c’était fatal.   Heureusement il faisait beau et la Marie-Charlotte est un bon bateau.

J’étais avec une bonne copine, nous bavardions allègrement et n’avons pas vu passer le temps.  A l’intérieur il faut montrer le contenu de son sac, comme à Roissy, et ils font entrer les gens trente par trente.   C’est une grande expo.

Les modèles de SAINT-LAURENT sont magnifiquement mis en scène, époque par époque, thèmes par thèmes, dans une lumière éblouissante ----- non, hélas, dans une pénombre trouée ça et là de spots bien dirigés, mais à mon avis, tout ça est très nébuleux, sombre, à la mode, quoi.

Quel talent échelonné sur des décennies, quelle inventivité, quelle intuition de l’Elégance, quelle pureté d’intentions !  L’Elégance seule  était son but.  Pas l’esbroufe, pas le sex-appeal, pas le commerce.

Le voilà nu,  gigantesque, là-bas  sur le mur du fond,  toujours cette photo provocatrice qui est comme un démenti à cette pureté mais çà ce sont les organisateurs qui l’ont voulu, la photo en elle-même est un chef-d’œuvre de rigueur.

Sur la couverture de MATCH ils ont décidé de lui accoler la CASTA nue, et là ça devient carrément porno.  Je pense que Yves SAINT-LAURENT aurait vomi dans son plat d’argent s’il avait vu ce montage.   Lui qui n’aimait les femmes que pour les couvrir de parures qui les rendaient  plus lointaines…

 

YASMINA REZA REPASSE LE PLATyasmina-reza.jpg

 

Ce n’est pas vraiment du réchauffé puisqu’elle a changé le mode de cuisson,  mais  son film CHICAS qui vient de sortir est le remake de sa pièce UNE PIECE ESPAGNOLE, qui n’avait eu aucun succès en 2004 avec, pourtant, des noms prestigieux à l’affiche : Luc BONDY à la mise en scène, Bulle OGIER, la mère, Thierry FORTINEAU, Marianne DENICOURT, André MARCON, Dominique RAYMOND…

Têtue, Yasmina REZA ne s’avoue pas vaincue, elle passe au septième ART…

Avec toujours des noms prestigieux à l’affiche.

Il paraît que cette fois, la mayonnaise prend.  Ca marche.  Je vous donnerai mon avis quand je l’aurai vu.

 

 

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MA PIÈCE EST SUR LE FEU

Publié le par Miss Comédie

 

Ca baigne dans l’huile.  Pour l’instant il faut laisser mijoter les ingrédients à feu doux, laisser réduire, et respirer le doux arôme qui commence à s’échapper de la marmite.

Gardez une place  pour ce festin qui commencera le 19 avril, date du début des répétitions.

Bon printemps !

 

Miss Comédie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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LE TITRE DU JOUR

Publié le par Miss Comédie

LES  BALS  DE  DOUVRESStylo_Plume-copie-1.jpg

 

C’est le titre de  mon nouveau roman, il est en ligne sur MANUSCRIT.COM depuis le 3 mars, et disponible en format papier dans les librairies sur commande.

Il raconte les aventures d’une jeune toulousaine  partie en séjour linguistique dans l’Angleterre des sixties.

Etonnemnts, enchantements, découverte d’un monde complètement barjo.

Pour le découvrir, cliquez sur : http://www.manuscrit.com/Blog_Auteur.aspx?id=13812
http://manuscrit.com/book.aspx?id=13253

 

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PLUMES D'OR

Publié le par Miss Comédie

PATRICK  MODIANO,   UN  HORIZON  SANS LIMITESarton9-copie-1.jpg

 

Que Patrick MODIANO me pardonne !  C’est lui aui devrait être le Titre du Jour.

 

Le dernier livre de MODIANO est attendu comme  le passage d’une comète dans le ciel.  Chaque fois, c’est le même livre et chaque fois le même émerveillement.  Pour Patrick MODIANO la vie est un éternel recommencement, et   la  nostalgie du passé, la fascination pour le bizarre, sont  des sujets inépuisables.  Chacun de ses livres pourrait s’intituler « J’ai oublié de vous dire », comme celui de Jean-Claude BRIALY.

Il raconte chaque fois sa propre histoire mais il n’est plus sûr de rien. Les lieux se confondent, les gens sont flous, les hasards se multiplient.

Il y a toujours cette recherche, cette femme qu’il a perdue…

Chez lui, l’histoire ne compte plus.  Ce qu’on attend, c’est cette musique des mots, cette respiration que l’on perçoit à chaque ligne, cet univers qui se crée sous nos yeux.  Il nous fait perdre pied.  Tout le monde n’apprécie pas.

 

Pour moi, il y a aussi son attachement à Paris  dont il est l’inlassable promeneur.   Chaque  immeuble dans chaque rue, avec son numéro, sa station de métro, est le décor d’un pan de sa vie, de notre vie.

Je suis retournée souvent à l’endroit qu’il décrit, pour voir s’il y a toujours cette porte, cette plaque, ce couloir sombre et cet escalier dont il parle.  Parfois, il nous égare.  La rue de Condé, par exemple.  Il n’y a plus le café de la jeunesse perdue.  Je  l’ai connu pourtant, moi aussi, ce café.  Il ne l’a pas inventé.  Il n’existe plus.   Ou bien l’ai-je rêvé ? Comme lui l’a rêvé ?

 

Son visage change.  Quel choc, devant sa dernière photo.  Il vieillit.  Pas ses livres.  Heureux MODIANO, qui laissera après lui une image intacte.

Je parlerai encore de MODIANO.  Après avoir lu L’HORIZON.    Encore un titre infini.  Sept lettres qui disent tout.

 

 

PAUL  AUSTER, LE RETOURpaul_auster.jpg

 

C’est vrai  ?  On nous l’assure, mais on doute, après ces dernières déceptions.  J’adorais Paul AUSTER, je l’avais oublié.

A la description de son dernier roman, INVISIBLE, on pense à MODIANO.

Encore un qui se raconte indéfiniment, mais lui avec des tours et des détours dans l’immense Amérique, des égarements.    MODIANO, lui, a toujours gardé son cap.   

J’aime l’idée qu’il soit revenu à une vraie plume, sa plume authentique.  Mais… 300  pages, ça me rebute.

Et puis…  j’ai rencontré l’homme Paul AUSTER, un jour de signature à Lyon, et l’auteur de LEVIATHAN, de  La TRILOGIE NEWYORKAISE, de MOON PALACE, du VOYAGE D’ANNA BLUME, a  soudain disparu derrière un visage fermé, un regard dur, un geste d’impatience, et l’attitude hautaine de l’homme qui sait ce qu’il vaut.

Le charisme de MODIANO se lit dans son regard avant même qu’il ouvre la bouche ou qu’il écrive une ligne.

Ils ont tous les deux les mêmes racines mais si la fatalité originelle les rapproche, quelque chose fait qu’ils sont aux antipodes l’un de l’autre : l’un connaît son talent et son rayonnement international.  L’autre doute,  il a l’humilité des très grands.

 

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MA PIÈCE DORT... D'UN OEIL

Publié le par Miss Comédie

 

TENTATIVE D’ÉVASION  SUR LE TARMAC

 

(TENTATIVE D’ÉVASION c’est le titre de ma pièce, vous vous souvenez ?)

Derniers check-up avant l’embarquement des acteurs : relecture du texte par le metteur en scène seul, avant la réunion où il me livrera ses réactions et ses suggestions éventuelles.

Cette réunion ne pourra avoir lieu que dans  la semaine du 14.  Je pars mercredi à Paris jusqu’à vendredi.

Thierry  m’a demandé un texte de présentation de la pièce, à distribuer à la presse. 

Tout ça semble bien laborieux, mais le rythme s’accélerera avec le début des répétions, prévu le 19 avril.   D’ici là, il peut se passer plein de choses… j’aime autant que ça piétine, plutôt que d’affronter un cataclysme (style clash, désistement, maladie, etc…)   Nous n’avons encore signé aucun contrat.  Thierry et moi nous marchons la main dans la main.

 

A bientôt chers bonhommes de neige, le printemps va arriver sans crier gare !

 

Miss Comédie.

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L'HOMME DU JOUR

Publié le par Miss Comédie



_Michel-Jonasz.jpgMichel JONASZ  debout, seul, les bras ballants, pas beau, petit, le cheveu rare, débordant d’amour, vient de la nuit des temps.  Il est  Abraham, son grand-père et il est tous les Juifs de la planète  dans sa pièce ABRAHAM, qu’il joue depuis un an avec un immense succès et que je viens tout juste de découvrir.

Le hasard a voulu que la veille, je l’entendisse parler de la vie et de la musique avec Olivier BELLAMY, toujours lui.   Il parlait avec cette voix douce  et cette hésitation qui appartiennent à ceux qui doutent.

Il avait  choisi, entre autres, la partita n°2 de J.S BACH, jouée par Martha ARGERICH. 

 

 

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TAPIS ROUGE

Publié le par Miss Comédie

ABRAHAM,  PORTRAIT D’HOMME AVEC VIOLONSabraham.jpg

 

C’est à la Gaîté-Montparnasse, qui joue les prolongations de ce spectacle insolite et fascinant : Michel JONASZ seul en scène,  ressuscitant son grand-père ABRAHAM, qu’il n’a pas connu mais dont le destin pèse toujours sur lui

comme un fardeau.

Michel JONASZ est-il d’abord chanteur, ou d’abord comédien ?  Il a la densité, la profondeur, le métier, le talent enfin, d’un acteur comme Michel BOUQUET, avec la tendresse en plus.

Il nous a tenu en haleine pendant une heure vingt,  sans autre artifice qu’un banc de bois face au public  et quelques flocons de neige, et bien sûr, les violons tsiganes qui sont le fond sonore d’une vie trop tôt  brisée.

Il parle avec son ami Yatze (je ne suis pas sûre de l’orthographe). Il est tour à tour ABRAHAM et YATZE, assis côte à côte sur le banc, le dialogue est hilarant, ou bien déchirant, les deux juifs sont authentiquement différents, l’un est un sage, l’autre un naïf, ils seront séparés par la guerre.

De temps en temps il chante, avec les violons.  C’est très beau.  On retrouve sa voix d’avant, la voix des Vacances au bord de la Mer, cette voix de « violon » comme dit Bellamy.  Oui, sa voix a les inflexions plaintives du violon tsigane.

Quel était le pourcentage de Juifs dans l’assistance ? Je ne saurais le dire, mais enfin, les autres, nous autres, nous sommes sentis aussi concernés,

aussi meurtris,  solidaires au-delà de tout.

Les bravos lancés par quelques  voix étouffées, les applaudissements prolongés, les rappels, étaient ceux d’une communauté, la communauté humaine.

 

 

NOUVEL AVATAR  POUR LES CESARS

 

Non, je ne parlerai pas de la Créméonie des Césars, puisqu’encore une fois elle a décu tout le monde.

Au point que la question a été posée : faut-il supprimer les Césars ?

 

Pourtant je me demande pourquoi cette désaffection du public, alors que les OSCARS   sont toujours aussi  populaires  aix  USA depuis 1929  ?

En 2009,  la cérémonie des CESARS  a été regarée par 2,2  millions de téléspectateurs.    <

En  2010 :  1,7 millions…

La cérrémonie des OSCARS 2009, elle, a été vue par… 36 millions d’Américains.  

Moi je crois savoir : il n’y a qu’à comparer les tenues vestimentaires de ,nos stars nationales, mal fagotées même dans des robes haute couture, avec celles des stars américaines, flamboyantes…

 

DANIELLE DARRIEUX   HIT GIRL FOR EVER157326-danielle-darrieux-637x0-2.jpg

 

Dans Vivement Dimanche, elle était éclatante, pétillante, belle.

La répartie au quart de tour, le sourire moqueur, se tortillant sur son fauteuil, elle était bluffante.    Quel âge ? 93.  

Moi, de la voir, j’ai soudain eu un coup de mistral sur le moral.   En ce moment en France, autour de moi, tout le monde est vieux, malade, lessivé, sur le flanc. Après 50, rien ne va plus.  On ne pense qu’à la retraite.  Ah, ils l’attendent tous, la retraite.   Pour quoi faire ?  Pour glander.  Pour disparaître.

Elle, la retraite, elle s’en tape.  Ce qu’elle veut, c’est jouer, voir des gens, continuer à exister.

Ses invités lui ressemblaient : Charles AZNAVOUR (hum, sa chanson « Fais-moi rêver » est un peu sénile) et surtout Paulette DUBOST.

Paulette DUBOST a 100 ans.  Oui, 100 ans, pomponnée, élégante, et son sempiternel nez retroussé qui n’a pas flanché non plus.    Sans bouger, impassible, elle a bien voulu admettre qu’elle avait 7 ans de plus que Danielle, et qu’elles avaient tourné ensemble dans le même film mais elle ne se souvenait pas lequel, elle a tourné dans plus de 160 films, sans compter les séries télé et les courts-métrages ! 

Michel DRUCKER lui demande « Vous qui avez tourné avec tant de partenaires masculins, lequel avez-vous préféré ? »  Elle répond avec gourmandise : « Tous ! » on devine qu’elle les a tous mis dans son lit.

« Un conseil à une jeune actrice débutante ? »

« Aimer l’amour ! »  (Elle n’a pas dit « faire l’amour », mais elle  le pensait, ça se voyait.)

Pas de doute,  le sexe  ça conserve.

 

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UNE PIÈCE MONTÉE ...

Publié le par Miss Comédie

 

...MAIS PAS LA MIENNE !   


Pour Danielle DARRIEUX,  l’émission était l’occasion d’annoncer son prochain film : « PIECE MONTÉE », avec autour d’elle, que du beau monde  :  Jean-Pierre MARIELLE, Caroline CELLIER, Jane BIRKIN, Dominique LAVANANT,.. Les filles  sont venues l’entourer, visiblement sous le charme. 

 Cette PIECE MONTÉE est un film réalisé par Denys GRANIER-DEFERRE d’apèrs le roman de Blandine LE CALLET.

Ca raconte un mariage, vu par quelques-uns des invités : voué au désastre, en somme !

On a changé pas mal de choses dans le texte initial mais… l’auteur n’aura certainement pas à s’en plaindre !

 

Je vous quitte sur cette pièce montée qui, elle, est un vrai gâteau, alors que la mienne, c’est pas du gâteau.

Vous devez commencer à croire que je vous ai monté de toutes pièces un énormé baba ?  Non. Patience.  A bientôt,

 

Miss Comédie.

 

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MES NOTES DU JOUR

Publié le par Miss Comédie

 

 

clavier.jpgDes blanches, des noires, des croches, des demi-croches… et des soupirs. Que de soupirs !   Mon actu personnelle est en berne,   heureusement qu’il y a la musique.  Avec Olivier BELLAMY j’emmagasine une culture  folle, avec l’infinie variété des goûts et des talents de ses invités qui tous, ont quelque chose à m’apprendre.  C’est le meilleur du meilleur, les meilleurs compositeurs et les meilleurs interprètes, tout cela agrémenté du rire et de l’intelligence d’Olivier BELLAMY.


Mes notes sont aussi des notes de valeur, de zéro à vingt, aujourd’hui c’est au-dessous de la moyenne, tant pis.  Les deux sujets traités étaient des sujets en or, SAINT-LAURENT  et ALEXANDRE DUMAS.  Le résultat n’est pas très

convaincant.

 

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SUJETS MALTRAITÉS

Publié le par Miss Comédie

YVES SAINT-LAURENT SOUS TOUTES SES COUTURES

 

     yves_saint_laurent_1971.jpgJe vois cette photo de Jean-Loup SIEFF,  où il a osé poser nu, sachant que cette publicité ferait le tour du monde.  Elégant dans sa nudité, le geste gracieux et le regard lointain.   Pas racoleur pour deux sous, absent.

Et cette autre, plus ancienne, où il est en blouse blanche en train de rectifier un détail sur un mannequin, dans l’atelier de Christian Dior. « En blouse  blanche « !   Quand vous voyez un Tom FORD  étincelant dans son costume d’alpaga, conscient de sa grandeur !

 

 

 

Il y a d’abord sa biographie, signée Marie-Dominique LELIEVRE, « SAINT-LAURENT MAUVAIS GARçON », qui ne fait pas l’unanimité.   Déjà, pourquoi ce sous-titre ?  Saint-Laurent était tout sauf un mauvais garçon !  Décidément cette dame est nulle en sous-titre, son livre sur SAGAN s’appelait « « SAGAN A TOUTE ALLURE », oui bon.

Pour SAINT-LAURENT, il y a pire.  Les vestales  de la mode qui détiennent la clé de l’armoire aux souvenirs, disent que tout ce qui n’est pas faux est du rabaché.

Il faudrait lire le livre.  Mais il semble que l’auteur était vachement introduite, pour décrire en détails l’appartement de la rue de Babylone et certains points de vue de la vie intime du grand jeune homme timide.

 

Ensuite, il y a cet album étrange que lance Alain CHAMFORT, où il chante SAINT-LAURENT.   Mais ce n’est pas une chanson, c’est un récit en musique, on peut acheter l’album tout seul ou le livre-album en librairie.  Il faut avoir beaucoup admiré et étudié le couturier pour avoir l’envie de le ressusciter sous cette forme inédite.

Mais ce qui m’étonne, c’est que Pierre BERGÉ, qui aboie dès qu’on touche à sa chose, a donné son accord et sa protection à Alain CHAMFORT,  alors que Marie-Dominique LELIEVRE a eu maille à partir avec lui.

 Bref, tout ça ne me dit rien qui vaille.  Je pressens que la biographie ne fait pas dans la dentelle, je n’ai rien à faire des anecdotes croustillantes qu’elle paraît contenir.

Quant à l’album, c’est probablement très bien, mais y reconnaitrai-je Yves SAINT-LAURENT tel qu’il est resté dans mon souvenir ?  Rien n’est moins sûr.

 

ALEXANDRE DUMAS,  ES-TU LÀ   ?

 

   C’aurait pu02711778-photo-affiche-l-autre-dumas être un très beau film.  Je vous en parlais l’autre jour, et j’avais hâte de me faire une opinion, j’étais prête à adorer ce film, et bien… bernique !   Pour moi c’est un nanar, sauvé bien évidemment par les deux comédiens unis dans ce couple infernal et qui, eux, sont à la hauteur du sujet.  Mais la mise en scène est d’un conventionnel éhonté, les dialogues indigents,  la musique désespérante, le  casting féminin à revoir.

Dommage, l’histoire est belle,  et DEPARDIEU visiblement aux anges dans la peau d’Alexandre Dumas.  Quant à POELVORDE, il dépasse DEPARDIEU dans la sensibilité et  la vraisemblance.

 

TOM  FORD PEUT-IL  MIEUX FAIRE ? 

     140300-affiche-a-single-man Il fallait s’y attendre : les premières critiques de A SINGLE MAN sont durailles.

Eric NEUHOFF du FIGARO ne se prive pas d’ironiser en décrivant la succession de plans à  la Gatsby  qui, d’après lui, recouvrent le vide.

Bon,  mais peut-être ce film plaira-t-il à des esthètes ?  Après tout les images de James Ivory sont, elles aussi, très Gatsby.   Seulement, il y a quelque chose derrière.    Chez Tom FORD, ce quelque chose est peut-être trop bien caché…

 

 


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JE MONTE MA PIÈCE À LYON (si Dieu le veut)

Publié le par Miss Comédie

 

 

A partir d’aujourd’hui j’arrête ce titre stupide puisqu’il ne correspond à rien… pour l’instant.  Je fatigue, à essayer de meubler l’article tant qu’il ne se passe rien.

Donc, je reprendrai le fil de ce feuilleton quand la locomotive s’ébranlera.

En attendant, je me  défoule avec l’actualité qui est riche de rebondissements, elle…   Gardez l’œil sur mon blog, ça peut reprendre d’un jour à l’autre !

Plus que quelques jours et Lyon se repeuplera de travailleurs définitivement las de devoir reprendre la tâche alors qu’il pourrait y avoir un seul et même break de 52 semaines, mais ça viendra !

Je relis ce blog et je m’aperçois qu’il est écrit, comme en musique, sur le mode mineur.  Un mode qui glisse vers la mélancolie, mais qui colle bien avec le climat actuel…

Miss Comédie

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LE COME-BACK DU JOUR

Publié le par Miss Comédie


tomford2.jpgRegardez comme il brille !  Costume d’alpaga de soie, regard indifférent, posture impériale. C’est tout Tom FORD.  Il ne sourit jamais. C’est un dur.

L’ancien couturier tombé de très haut refait surface sur la planète  cinéma.

Gonflé !  Mais qui sait si sous ce masque néronien ne se cache pas une blessure profonde ?  Il faut peut-être chercher du côté de son film.

A SINGLE MAN est une histoire triste, l’histoire d’un homme qui a perdu  son ami, sa raison de vivre.

 

 

 

 

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NOUVELLE CHANCE POUR UN COUREUR DE FONDS

Publié le par Miss Comédie

A SINGLE MAN,  POUR UNE POIGNÉE DE DOLLARS...140300-affiche-a-single-man

 

 

ll avait disparu de la planète mode, et il ne manquait ni à la mode ni à la planète.  Mais lui, la célébrité lui manquait.  Il a choisi le cinéma pour refaire surface, un truc assez casse-gueule quand on n’est pas né dans le sérail, mais qui peut rapporter gros !

Tom FORD n’a peur de rien.  Rappelez-vous.

Sa recette  pour relancer GUCCI : une mode agressivement  sexy, le comble du show off.   Ca marchait très bien dans les années 90.

Ses créations, je ne les ai jamais trouvées très belles, d’ailleurs à l’époque il ne poursuivait pas un but esthétique, c’était surtout la provoc qu’il cherchait, dans un but purement commercial, il le dit lui-même.

N’empêche, en matière de mode,  un talent qui s’accompagne d’un zeste de provocation fait toujours recette.  Voir GALLIANO qui tutoie le vultaire avec  ses défilés délirants, ses modèles taillés pour faire le trottoir  et que les stars s’arrachent.   Mais GALLIANO  peut aussi faire de l’élégance pure.

Tom FORD ne dissociait pas la mode de l’argent.  La créativité il s’en moquait, ce qu’il voulait c’est faire du fric et c’est ce qui l’a perdu. 

 

Il dit qu’il a changé.  Pour réaliser son film, il s’est inspiré d’un roman qui l’avait marqué dans son adolescence, « A SINGLE MAN », de Christopher ISCHERWOOD.  L’histoire d’un homme qui a perdu son ami.

Nul doute que Tom FORD soit capable de souffrir, lui aussi, et peut-être a-t-il puisé au fond de lui-même les ingrédients de l’émotion pour les restituer dans son film.  C’est ça qui est difficile…

 

 

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JE MONTE MA PIÈCE A LYON

Publié le par Miss Comédie

CHE VA PIANO VA SANO

 

La réunion de jeudi 18 a été annulée.  Thierry était  malade. Nous devons nous rappeler aujourd’hui pour fixer une autre date.

Tout se passe donc comme prévu, on avance sur un chemin vierge et semé d’embûches vers un sommet qu’on ne distingue pas encore.

De mon côté j’ai revu le texte et la nouvelle version me paraît satisfaisante, tant sur le plan typographique (j’ai corrigé cent mille fautes de frappe ou de grammaire) que sur le plan de l’action.

Je suppose que dès notre première lecture à la table il y aura encore des modifs.  Il ne faut pas plaindre le papier ! Les versions vont se succéder au fil des lectures avec les deux autres comédiens, jusqu’à ce que je dise « stop ! »

et qu’on coule la pièce dans le béton.

Il faut, à un moment, fermer la porte aux tergiversations car on peut toujours modifier !    On arrive parfois à un résultat catastrophique, comme pour ce TRAMWAY   à  l’Odéon  dont on a enlevé  le DESIR et qui est carrément une autre pièce, signée d’un autre auteur que Tennessee WILLIAMS !

 

On se retrouve bientôt, avec la suite de mes aventures théâtrales.

Miss Comédie

 

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LA VEDETTE DU JOUR

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patrice-leconteDans la pièce « JE L’AIMAIS »  qui se joue en ce moment au théâtre de l’ATELIER à Paris, qui est la vedette ?  Patrice LECONTE ou Gérard DARMON ?   Irène JACOB ?  Noémie  KOCHER ?

Sur la photo  vous avez la réponse, absolument indiscutable.  Cet homme

déplace les foules, que ce soit au cinoche ou au théâtre, ou sur les

plateaux  télé, depuis des lustres.   Je jurerais donc que si le spectacle fait le plein tous les soirs, c’est que les gens croient qu’ils vont voir le phénomène sur scène, en chair et en os !  Non ?

 

 

 

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LA PIÈCE DU JOUR

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JE L'AIMAIS ?  ON  AIME !jelaimais-affiche.jpg


Anna GAVALDA avait écrit un petit livre : JE L’AIMAIS.    Le  titre était  beau et triste à la fois.  Le film qui est venu après le livre, de Zabou BREITMAN, était déjà une réussite, à mon avis.  AUTEUIL y était émouvant et crédible, comme toujours.

La pièce adaptée et mise en scène par Patrice LECONTE pour le  théâtre de l’Atelier,  va encore plus loin dans la ciselure de cette histoire banale et dramatique à la fois, comme il en arrive tous les jours.

Le rideau se lève. Tiens, un décor.  Oui, c’est vrai,  il n’y a plus de décors dans

les théâtres  aujourd’hui, en dehors de la Comédie Française ou de quelques

boulevards.  La mode est au zen, vous savez.  IPHIGÉNIE et ses comparses se

meuvent dans le drame antique  en robe mini et jeans grunge, au milieu de cubes peints dispersés sur un plateau noir.  J’aime pas ça du tout.

La, on est dans une maison de campagne, la nuit.  Beau désordre, murs couverts de livres, la grande table encombrée, les objets laissés là en partant. Les phares ont balayé les vitres des fenêtres à petits carreaux, avant que la porte s’ouvre et qu’entrent les deux personnages, le beau-père accueillant sa bru pour le week-end, histoire de  lui changer les idées.  Elle est anéantie de douleur après avoir été « plaquée » par son mari. Elle vomit ce mot « plaquée » plusieurs fois, et englobe dans sa haine ce pauvre   type qui n’y peut rien.  Mais c’est le père, donc l’initiateur de l’ignominie du fils.

La première partie de la pièce, découpée en brefs tableaux comme aime le faire  le cinéaste Patrice LECONTE, n’est que plaintes, récriminations et noms d’oiseaux lancés par Irène JACOB à Gérard DARMON, qui encaisse.

 

 C’est  au moment où l’on commence à comprendre pourquoi cette fille a été plaquée, que la pièce bascule dans l’émotion.

Le beau-père se laisse aller à la confidence et fait revivre, par le miracle  d’une mise en scène  très pensée, son ancienne histoire d’amour à lui.

Lui, à l’âge de son fils, a choisi la voie de la raison.  Lui, a préféré sacrifier son

amour à sa vie conjugale.  Lui, a préféré faire souffrir la maîtresse plutôt que la  femme.  Et lui, ne s’en est jamais  remis. 

On assiste par bribes à quelques moment forts de leur liaison, avec l’apparition de sa jeune maîtresse par la magie des lumières,  avec quelques

répliques qui parlent d’amour, de désir, de  double vie, de douleur puis de rupture.

L’émotion monte dans la salle, on n’entend pas un bruit.

Mais quand la dernière phrase arrive,  conclusion magistrale :  « Sommes-nous vraiment doués pour le bonheur ? »   c’est l’explosion, les bravos frénétiques.

  Cette phrase termine-t-elle le livre de Gavalda ?  Je ne sais pas, je ne l’ai pas lu.

Je préfère avoir vu la pièce JE L’AIMAIS.

 

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JE MONTE MA PIÈCE A LYON

Publié le par Miss Comédie

 

   TRAVAIL SUR LE TEXTE.

 

Grand moment creux.  Thierry est revenu de vacances, il a été content d’apprendre que le problème de l’aquarium était facile à régler.

Je n’ai pas encore reçu le devis du marchand d’aquarium, mais je le relancerai avant jeudi.

Jeudi, nous nous voyons avec Thierry pour relire la pièce ensemble, et entériner la version définitive avant de commencer à la lire avec les deux autres comédiens.

 Quand je vois le degré de perfection de la mise en scène de la pièce dont je vous parle aujourd’hui, je me dis qu’on n’est jamais trop exigeant, et l’exigence commence avec le texte, réplique après réplique.

  Je vous donnerai un petit écho de cette réunion, vendredi.  J’espère qu’elle ne sera pas reportée.

Abientôt donc, pas à pas nous allons vers le printemps, c’est long mais ça

vient…

  Miss Comédie

 

 

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L'HOMME DU JOUR

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Gerard_Depardieu.jpg

L’acteur au nom prédestiné, sorte de phénix sans cesse réincarné, nous sort un rôle fait pour lui.  Encore un grand homme, encore un écrivain célèbre, c’est là où il excelle.   On peut lui pardonner ses petites récrés, des rôles de loser comique comme dans le prochain MAMMOUTH

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JE MONTE MA PIÈCE À LYON

Publié le par Miss Comédie

L’AQUARIUM N’EST PAS UN PROBLÈME

 

Après investigations, il sera possible de placer un aquarium réel garni de poissons vivants, au milieu du décor, sans que cela pose le moindre prolème.

Reste à déterminer le coût, sachant qu’il est plus intéressant d’acheter que de louer.

Nous avons demandé un devis tenant compte d’une publicité faite par le théâtre  pour le magasin dans l’affiche, les flyers  et  sur scène  à la suite du nom des acteurs.

Mais déjà, la somme paraît très abordable

Que ferons-nous de l’aquarium après le spectacle ?  Si la pièce devait avoir une suite rapprochée, soit en tournée, soit dans un autre théâtre,  l’un de nous le garderait chez soi, c’est beau, un aquarium, bon il faut s’en occuper,  mais beaucoup moins qu’un chien ou un chat.

Si la pièce s’arrête, et bien on le rendra au magasin.  Avis à ceux qui seraient tentés de le récupérer, c’est pour cet été.

Pour ceux qui auraient loupé le début de l’aventure PIECE MONTÉE, je rappelle le rôle de l’aquarium :  remplacer la télé au domicile conjugal, ce qui est du goût de l’un mais pas de l’autre, naturellement…  D’où petites tempêtes autour de l’aquarium et même dedans, sous l’œil atterré de l’ami du couple, impuissant.  La chute est très rigolote.

Notre prochaine réunion a lieu seulement le jeudi 18, c’est loin mais la vie est trépidante,

nous sommes aussi débordés l’un que l’autre, j’ai honte de le dire.  C’est très mauvais signe d’être débordé, je sais. Mais je n’ai pas le temps de faire du yoga.

Et pourtant, ça me donnerait le détachement nécessaire pour gravir pas à pas cette butte qui mène à une première de théâtre !

 

A bientôt,  ne vous lassez pas !

Miss Comédie

 

 

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LE DUO DU JOUR

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02710304-photo-laura-smet-et-david-hallyday.jpgC’est étrange, on ne les a jamais vus ensemble.  Ils sont aussi beaux l’un que l’autre, c’est normal, ils ont le même père.  (leurs mères  respectives ne sont pas mal non plus).

L’idée de  les faire chanter en duo  tombait  sous le sens mais qu’est-ce que ça donne ?

Dans l’album de David « UN NOUVEAU MONDE », ils chantent une chanson qui  s’intitule « ON SE FAIT PEUR » et ma foi, c’est  pas mal, jolie mélodie, voix mêlées détimbrées sur un rythme rock,  c’est un beau début. 

 

 

 

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TENNESSEE WILLIAMS PREND UN COUP DE JEUNE

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UN TRAMWAY SANS DÉSIR MAIS AVEC HUPPERT

 

A l’époque où Tennessee WILLIAMS était beaucoup joué, ce qui n’était plus le cas dans la dernière décennie, on disait déjà « J’ai un rôle dans Le Tramway », comme on disait d’ailleurs « Je joue Badine pour On ne Badine pas avec l’Amour. Cela ne voulait pas dire que la pièce allait changer de titre à l’affiche.

A l’ODÉON THEÂTRE DE L’EUROPE, on a décidé de laisser de côté le désir, c’était pourtant beau comme titre, UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR, mais je suppose qu’ils sont tous d’accord, Olivier PY  le directeur, Krzyzstof WARLIKOVSKI  le metteur en scène (ça paraît imprononçable, mais il suffit de le dire une fois) et Isabelle HUPPERT, pour ne garder que le véhicule du désir.

Isabelle HUPPERT  joue BLANCHE, la belle dérangée, et je suppose qu’avec elle, le côté dérangé va prendre beaucoup de relief.  Elle s’y entend à merveille pour traduire les tendances psychopathologiques de metteurs en scène underground dont je ne nie pas le talent.

Ce nouveau TRAMWAY n’a pas gardé l’intégralité de sa version première. Krzyzstof

l’a rafraîchi en lui enlevant son côté bavard, les répliques sont comme on les aime aujourd’hui, concises, abruptes.  Je suppose que cela donne encore plus de force à l’intrigue.

Tout ça je le sais par l’interview qu’Isabelle HUPPERT a accordée au FIGARO, un long moment de confidences où elle parle très bien de son plaisir à plonger dans ce nouveau défi (non, ce n’est pas un défi, pour elle c’est la routine !)

Elle a pour partenaire dans le rôle de Stanley (Marlon Brando dans le film de Elia Kazan), un slave évidemment, Andrezej CHYRA (parle-t-il français ?) et cela fait un joli mélange de cultures.

 

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JE MONTE MA PIÈCE À LYON

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L'AQUARIUM EN QUESTION

 

 

Il faut que je règle cette histoire d’aquarium avant notre prochaine réunion.

J’ai l’impression qu’on bute sur un grain de sable, ça ne doit pas être si difficile

de maintenir des poissons en vie sur une scène de théâtre, quelle est la différence avec un appartement ?

Pour ce qui est de les nourrir, il y aura toujours quelqu’un pour le faire, puisque le théâtre abrite aussi un cours d’art dramatique qui fonctionne régulièrement.

Il y a le problème du léger ronronnement que fait le moteur d’alimentation en oxygène.

Mais cela ne gène en rien l’action, on l’oubliera très vite, il sera même indécelable au-delà du troisième rang.

En attendant de dénouer ce problème ensemble, je relis la pièce, que j’avais laissé reposer quelque temps, et je lui trouve encore des longueurs.  Je sabre avec délices,  le recul me donne une apprécciation plus nette des dialogues.  Des répliques courtes, mon petit, me dirait mon premier mentor, tu te laisses trop emporter par ton lyrisme.  Je fais donc comme Kryzstof  WARLIKKOVSKI, je coupe.

A l’heure où j’écris (mercredi 3, 18h) je devraus être à Paris en train de me préparer pour aller voir un spectacle à Paris-Villette.  Merci la SNCF.  (Une fois de plus).

Je vous donne rendez-vous très bientôt,

Miss Comédie.

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LA PHOTO DU JOUR

Publié le par Miss Comédie


 

hotel Mont BlancC’est un vrai décor de théâtre, je peux en parler dans ce blog.

C’est là que Jean Cocteau et Jean Marais venaient abriter leurs amours hivernales.

L’hôtel MONT-BLANC  à MEGÈVE  a gardé le charme des grandes maisons de passage,

comme la Colombe d’Or à St-Paul-de-Vence  ou le Grand Hôtel à Cabourg, fréquentées par des artistes pas sages…

Ici, les Enfants Terribles ont laissé un restaurant, des esquisses exquises sur

les murs du petit salon, et une sorte d’envoutement qui défie le temps.

 


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LE COUPLE DU JOUR

Publié le par Miss Comédie

 

7cocteaujuin051.jpgJEAN COCTEAU  ET JEAN MARAIS EN PLEINE ASCENSION

 

Pour le genre de sport qu’ils pratiquaient, mieux valait l’hôtel MONT-BLANC

que le sommet du même nom.

Ce devait être la période du grand amour.  Jean MARAIS venait de gagner un pari fou : jouer la Bête dans la Belle et la Bête.  Paris en est fou.  COCTEAI lui écrit encore un super rôle : ORPHÉE et du coup, ils sont au sommet de la gloire. 

C’est dans ces années-là qu’ils venaient au Mont-Blanc.  Ils y étaient chez eux.

COCTEAU dessinait pour son ami des silhouettes graciles, des visages au

profil  grec. Il les laissait sur la table.  Aujourd’hui, ces dessins sont encadrés, ils décorent les murs du salon de thé que COCTEAU s’est amusé à décorer, il avait carte blanche.

A l’époque, les stars arrivaient en Rolls et s’installaient dans les fauteuils de velours.  Comme dans Feydeau, ils se croisaient dans les couloirs mais ils faisaient semblant de ne pas se reconnanître .

Aujourd’hui, la navette déverse des clampins de tous bords en tenue de ski qui claudiquent le long du couloir en direction de la réception.  Il y n’y a que 40 chambres  et on refuse du monde.  On les dirige vers les Fermes de Marie, du même propriétaire.  Ils  repartent déçus mais ils auront embrassé d’un seul coup d’œil rapide les vestiges d’une époque où l’on pouvait encore  fumer au salon.

On entre au restaurant Les Enfants Terribles : le décor n’a presque pas changé. Mais l’ambiance sonore a pris du relief : le déjeuner se passe dans les méandres voluptueux de la bande du Bouddha Bar, le dîner commence en douceur et finit dans les martèlements techno qui conviennent à une clientèle

très branchée.  Nous, les vieux jeu, on fuit.  Pourtant, les lumières tamisées, les effets de néons colorés  donnent à la salle une atmosphère  très planante.  Mais pas question de se dire deux mots !

A la carte figure un plat de viande qui porte le nom de Johnny Hallyday.

Décidément, ils laissent tous un souvenir en quittant le Mont-Blanc !

 

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JE MONTE MA PIÈCE A LYON

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L’AQUARIUM  EN QUESTION  


Le rendez-vous de jeudi s’est très bien passé.  J’adore l’endroit, un petit théâtre    bien vétuste, où l’on sent que de longues années de succès ont patiné les murs, avec une scène spacieuse, un bar où l’on vous offre le petit coup de rouge d’avant le spectacle, et  ce climat de mystère qui n’appartient qu’aux espaces professionnels.

Nous avons travaillé dans la salle.  Désignation des trois comédiens pressentis, ddéfinition des dates envisagées pour la première, et pour les répétitions.  Pour l’instant, rien ne bloque.

Ensuite, travail sur le texte et sur le décor.  L’aquarium  est le point de mire autour duquel l’action se déroule, mais aussi pour nous la principal objet de perplexité.  Il faut étudier la solution qui évitera l’achat ou la location d’un véritable aquarium avec ses poissons, solution onéreuse et surtout irréalisable : les poissons n’y survivraient pas.

Nous nous sommes quittés après avoir mis la question en priorité sur le

tapis. 

Nous nous revoyons dans la semaine du 8 pour échanger nos idées.

Cette première réunion in situ s’est passée dans un climat d’ouverture,

de cordialité, de bonne humeur.  On est en phase.

 

 

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LE HÉROS DU JOUR

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On ne le connaissait pas et pourtant il a joué sous la direction des plus grands, il a tourné dans une cinquantaine de films et sa carrière ne fait que commencer avec ce coup d’éclat qui le propulse sous les projecteurs.  Il est éblouissant dans le rôle de GAINSBOURG mais il peut tout jouer.  On n’est pas près de l’oublier, ERIC ELMOSNINO.

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GAINSBOURG, HÉROS DE BD

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Gainsbourg JOAN SFAR N'A PAS TRAHI SON MODÈLE

Je ne voulais pas y aller.  Encore un biopic !  Et en plus, GAINSBOURG !

Aucun acteur au monde ne peut incarner GAINSBOURG !  Sa gueule !  Son œil  torve !  Son indolence !  Son élégance !  Ses blessures intimes…

Et  puis, qui c’est, ce SFAR ?  J’ai su avant de voir le film que c’était un génial dessinateur de BD.  Et j’ai compris alors l’inventivité des premières images, et aussi de certaines trouvailles poétiques.

Oui,  heureusement, j’y suis allée  et  j’ai passé deux heures de pur délice.

Si si, l’acteur existe.  C’est pas n’importe qui, même si son nom ne dit rien à personne, sauf aux professionnels du théâtre.  C’est même un grand acteur de théâtre, et ça se voit, mais ça ne suffisait pas pour incarner GAINSBOURG. Il fallait avoir la dégaine, et tout ce que j’ai cité plus haut.   Il a tout ça, ERIC ELMOSNINO.

Pourquoi Joann SFAR appelle-t-il son film « un conte » ?  C’est la réalité même, privée de la trivialité qu’affichait parfois ce poète maudit.  Il y a du Boris Vian dans sa première chanson.  Les Frères JACQUES sont parfaits,

excellent QUATUOR !

 L’apparition de Claude  CHABROL est succulente.

L’incarnation de Brigitte BARDOT par Laetitia CASTA est époustouflante.

Cette fille a la sensualité beaucoup plus exubérante que Brigitte, qui était finalement très réservée même dans ses scènes les plus torrides, question d’époque.

Toutes les autres femmes de la vie de GAINSBOURG sont ratées,  surtout France GALL, une caricature.

J’étais émue de voir la petite Lucy GORDON, dont je vous annonçais la mort dans un blog de l’année passée, mort affreuse et incompréhensible, elle avait l’avenir devant elle.    C’est Jane BIRKIN qui a dû avoir un choc,  comme si d’incarner son personnage avait porté malheur à la comédienne…

Enfin, tout le film est empreint de poésie, dans les images et dans les enchaînements musicaux, et j’ai trouvé géniale  l’idée  du « double » de GAUINSBOURG, son mauvais ou bon génie qui a quelque chose de shakespearien.

Mais le mot de la fin c’est quand même Eric ELMOSNINO.  Il a le charme trouble de GAINSBOURG, il a sa voix, il a  son insolence innée.

On nous a épargné sa mort, restant sur l’image d’un fumeur qui semble se demander s’il va enfin arrêter.

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JE MONTE MA PIÈCE À LYON

Publié le par Miss Comédie

1ere étape : LE SUSPENSE (suite)

 

Chic, je n’ai pas eu de message décommandant le rendez-vous de cet après-midi.

Donc, tout à l’heure  je mets pour la première fois le pied dans le lieu où va se monter ma pièce.  Je ne vous dis pas encore son nom, tout sera dévoilé en même temps.

 Ca va quand même  me faire drôle, de  ne pas entrer au théâtre en comédienne, ni en spectatrice, mais en auteur.  C’est la première fois.

Lundi vous aurez le récit du déroulement des opérations.

A bientôt,

Miss Comédie.

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DEUX TRIOS TENTANTS

Publié le par Miss Comédie

En ce moment, je remarque que certaines  têtes d’affiche se produisent en petit comité.

 

  zoom_affiche20091211124929.jpgPATRICE LECONTE  MET SA GRIFFE SUR GAVALDA

 

Au théâtre de l’Atelier, Patrice LECONTE dirige un homme  et une femme dans « JE L’AIMAIS », une pièce tirée d’un film que vous avez peut-être vu, lui-même tiré d’un livre que vous avez peut-être lu.

Lui, c’est Gérard DARMON, grand escogriffe aux mille ressources, capable de jouer sur le rire ou sur les larmes avec le même talent.   Il raconte, elle écoute et se plaint. Dans le film, la maîtresse a la part belle du récit.  Ici, c’est l’inverse : Irène JACOB est la femme délaissée qui cherche le réconfort auprès de son beau-père.

Je vous parlerai de la pièce lorsque je l’aurai vue, mais quel est mon souci ?  Juste ceci : Patrice LECONTE aura-t-il réussi à donner au texte la dimension qui manque à la prose de GAVALDA ?   Je vous fiche mon billet qu’il en est capable...

 

  image_paradis_gde.jpgRACHIDA BRAKNI  DOMPTE  ERIC CANTONA

 

Au théâtre Marigny, c’est    la belle et talentueuse comédienne Rachida BRAKNI qui prend le fouet et entre dans la cage aux lions pour la pièce de Nathalie SAUGEON que je ne connais pas : « FACE AU PARADIS ».

L’homme de sa vie, Eric CANTONA,  face au paradisiaque Lorànt DEUTSCH.

Moi, entre les deux, j’aurais pas pris le footballeur, mais chacun ses goûts.

C’est son premier rôle au théâtre à lui, et c’est sa ptremière mise en scène à elle.  Au milieu,  le  Lorànt DEUTSCH doit avoir les jetons.

De toute façon, lui, il tirera son épingle du jeu.

Mais quand même !  Marigny !  Y en a qui ont du bol.

 

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JE MONTE MA PIÈCE À LYON

Publié le par Miss Comédie

1ère étape : LE SUSPENSE  (suite).

 

J’ai eu une réponse de mon metteur en scène qui était engagé dans le montage de son nouveau spectacle, j’avais oublié ce détail, c’est pourquoi il ne me rappelait pas.

Il me demande une date de rendez-vous.  Je la lui donne.   Il l’accepte. Nous

sommes d’accord pour nous rencontrer au théâtre, jeudi à 14h.

Que va-t-il se passer ?   Mystère.

Vous saurez tout sur cette rencontre dans le blog qui suivra.

Mais il faut être conscient de l’extrême fragilité d’un projet théâtral.

A tout instant, je peux venir et vous dire « On arrête tout, je ais vous parler de comment  monter les œufs en neige.  Vous comprenez ?

Dans l’étape « Suspense », tout peut arriver.

Mais si nous arrivons à franchir le cap des contrats et de la première répétition, alors nous pourrons dire que l’affaire est en bonne voie.

Mais  je tiens à vous raconter ce périple sans omettre le moindre caillou, la moindre bosse qui pourrait faire vaciller l’équipage, comme ça si un jour il vous vient l’envie de monter votre pièce de théâtre, vous saurez à quoi vous attendre.

 

 

A bientôt donc, pour avancer dans la première étape, toujours le suspense !

Miss Comédie.

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NOUVELLE VAGUE DE RÉCOMPENSES

Publié le par Miss Comédie

        GOLDEN GLOBES,  AVATAR  IN THE POCKET !

 

 golden globes poster 2Les Américains aiment ceux qui gagnent.  C’est pas comme nous, qui chouchoutons 

d’abord ceux qui rament, ça part d’un bon sentiment, remarquez.

Nous, on aurait dit : « AVATAR, il a pas besoin de récompense, il casse déjà la baraque avec ses entrées, donnons plutôt le Golden Globe à ce petit film sans moyens qui fera une semaine en salle… »

C’est comme ça qu’on fonctionne en France. 

Là-bas, ce qui compte, c’est récompenser celui qui fait flamber l’orgueil national,  et qui a plus de talent que les autres pour faire flamber le box-office.

Donc, AVATAR, meilleur film, meilleur réalisateur.  Pas mal pour un mec qui avait déjà fait le coup avec TITANIC en 1997.   C’était il y a treize ans, d’accord.  Mais en treize ans il aurait pu perdre la main, non il mijotait ce qui allait être le film-événement du siècle, une vision délirante du futur.

James CAMERON a une allure énergique, un visage lisse et un regard tranquille.  On le sent très sûr de lui et les pieds sur terre, lui qui connaît tous les secrets interplanétaires.

 

Jeff BRIDGES, que je croyais rangé des voitures, et heureusement que non, il gagne le GOLDEN GLOBE du meilleur acteur dans un drame : « Crazy Heart ».

CHRISTOPH WALTZ, que tout le monde a adoré dand UNGLORIOUS BASTARDS de Quentin TARENTINO, remporte le prix du meilleur second rôle dans ce film épatant.   TARENTINO espérait peut-être mieux, mais c’est le jeu.

 

Et puis, et puis, notre petite MARION COTILLARD s’est inclinée devant la grande Meryl STREEP, impériale douairière, leur Catherine DENEUVE à eux en moins belle, pour le prix de la meilleure actrice dans une comédie.

Que voulez-vous, elle avait déjà eu la statuette l’an dernier, il faut pas trop en demander, on a le droit d’être chauvins  outre-atlantique.

Elle était toute jolie et nette, à son arrivée sur le red carpet on l’appelait de partout et elle a répondu à un journaliste, très bien, très sobre.

Mais elle n’est pas repartie sans rien : on lui a remis le Prix Cecil B. de Mille pour l’ensemble de sa carrière.   Joli !

 J’ai été frappée, en regardant les vidéos de cette cérémonie, par l’affluence dingue qui se bouscule aux abords et à l’intérieur du Beverly Hilton à Hollywood.  Des centaines d’invités en tenue de soirée  se pressaient sur le tapis rouge, et circulaient ensuite autour des tables dans le plus parfait désordre. 

A noter que George CLOONEY, Johnny DEPP, Daniel DAY-LEWIS, qui étaient nommés, n’ont obtenus aucune récompense…

 

 

 

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MA PIÈCE MONTÉE : LE SUSPENSE CONTINUE

Publié le par Miss Comédie

point-d-interrogation.jpg     Pour me rassurer, je repense aux galères que j’ai connues autour de moi, et chez des gens qui avaient du pouvoir, des relations et tout, et qui ont mis des mois à monter leur pièce.

Je pense à Albert CAMUS lui-même, dont l’adaptation des POSSÉDÉS ne trouvaient pas de théâtre,  tous reculaient devant l’énormité de la production.

Et pourtant, quelle  affiche !   Pierre Blanchar, Pierre Vaneck, Michel BOUQUET, Tania BALACHOVA, Catherine SELLERS, Charles DENNER… et j’en passe, sans compter l’auteur, CAMUS  lui-même.   Son agent Micheline ROZAN s’est démenée comme un beau diable pour arriver à convaincre enfin Simone BERRIAU d’accueillir la pièce dans son  théâtre, le Théâtre ANTOINE.

Le spectacle n’a eu qu’un succès d’estime et de curiosité mais les Parisiens ont boudé LES POSSÉDÉS.    Tout ça pour ça… CAMUS  a  éprouvé une grande déception.

Donc, pas de panique, restons zen, ça finira bien par démarrer…

 

A bientôt,

Miss Comédie     

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NOUVELLE VAGUE DE PROJETS

Publié le par Miss Comédie

 

Stylo_Plume-copie-1.jpgMON  2ÈME ROMAN ENTRE DANS LA DANSE 

 

  IL  est sur le point d’être publié, aux Editions Le Manuscrit comme le premier, vous vous souvenez : Sa Lente Traversée du Mois d’Août ?   Vous avez été nombreux à le commander, pas assez nombreux évidemment,  il est loin d’avoir atteint ke score de Dan Brown mais faut pas rêver.

Ce deuxième roman s'intitule  LES BALS DE DOUVRES et j’espère que sa carrière sera aussi brillante que celle du premier, et si elle est beaucoup plus brillante, ça sera parfait.

Je vous raconte en deux mots.  Il s’agit des aventures d’une petite Toulousaine exilée en Angleterre pour suivre des études de lettres et qui va de surprise en surprise  devant les excentricités de ce peuple anglo-saxon, à des années-lumière du nôtre !   Une autre planète !   Mais de jour en jour elle prend goût à leurs rites  bizarroïdes, aux  festivités et aux rencontres qui sont pour elle autant de sujets de fou-rire que de fascination.

Voilà, elle tombe amoureuse évidemment, d’un Anglais de pur souche qu’elle tente de ramener en France mais… enfin, je vais pas tout vous dévoiler.

  Bon, le projet est en bonne voie, j’ai déjà signé mon contrat, mais j’attends le  BAT (bon à tirer) et ça peut prendre un bout de temps avant d’arriver  à la livraison en ligne et en librairie. Donc, soyez patients, comme je le suis…

 


Dans la vague d’actu de ce début d’année, il y a beaucoup de reGainsbourgvenants.  Serait-ce pour pallier à une certaine crise de nouveaux talents ?


GAINSBOURG for ever, et ça va bon train les commentaires, plutôt flatteurs d’ailleurs, sur la sortie du film de Joann SFAR, inconnu au bataillon, mais ce qui attise l’émoi c’est surtout l’évocation de Gainsbarre lui-même, le film certains iront le voir par dévotion pour l’artiste, les autres n’iront pas le voir pour les mêmes raisons.

Il aurait eu 80 ans cette année !  Imaginez.  Sa main tremblante tenant toujours son cigare, et l’œil goguenard.


 

DUTRONC SE LANCE  (encore un amateur de cigare.  Vestige d’une société où il restait encore quelques petits plaisirs à se partager.   Aujourd’hui, il reste le badminton)  dutronc-tourneeDUTRONC, lui, s’offre un come-back vivant,  ce qui est un peu plus joyeux.

Ses fans ont fait 30 km pour aller assister à la première à Evry, il a fait un très beau prologue à sa soirée du Zénith.  Bien sûr,  son public a l’âge canonique, mais ça ne veut pas dire qu’il est tiède, il sait hurler sa joie et lever les bras.  J’aimais bien DUTRONC, mais je crois que je ne me serais pas déplacée.  Il a toujours la même dégaine (regardez sur You Tube), il brandit son cigare en entrant en scène mais il ne le fume pas, il le met dans sa poche.  Lui il est plus jeune, il n’a que 67 ans. C'est un jeunot, comme Johnny.

 

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PIECE MONTÉE OU PAS MONTÉE ?

Publié le par Miss Comédie


 

 

point-d-interrogation.jpgOui, on est en plein suspense.  Première étape : LE SUSPENSE.

J’ai l’air fin, moi avec mes projets, que j’ai eu le tort de vous annoncer trop tôt.

Cette pièce dont je vous annonçais le making-off, et bien ça piétine, mon metteur en scène et premier rôle  est aux abonnés absents.  J’espère toutefois qu’il n’a pas renoncé à ce projet, qui était un très beau projet ma foi, et qui nous promettait bien du bonheur.

Maintenant écoutez bien !  Cette entrée en matière qui peut sembler pessimiste, est déjà l’avant-propos du récit lui-même.   Je m’explique :  tout projet théâtral ou cinématographique se doit de passer par  les stades successifs  de l’incertitude, du doute, des problèmes d’argent,  du risque de capotage, du renoncement puis du rattrapage de l’un ou l’autre des intervenants, pour arriver, si tout va bien, à poser la première pierre qui est en l’occurrence, soit la Première Répétition, soit le Premier Tour de Manivelle.

Un parcours initiatique, finalement.

Donc, restons dans le suspense pour l’instant et regardons autour de nous le monde qui tourne, et la terre qui tremble.  Nous regardons les images de Haïti comme on regarde un film d’horreur.  Mais la réalité est inregardable.

A bientôt !

Miss Comédie

 

 

 

 

 

 

 

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CAMUS, LA RECONNAISSANCE

Publié le par Miss Comédie

Oui,son nom est sur toutes les une, oui le 4 janvier 1960 il disparaissait et tout-à-coup il ressuscite dans les louanges et les regrets.

Il y a cinquante ans il était fatigué, miné par les critiques, doutant de lui-même à la veille de la première de sa pièce LES POSSEDES au Théâtre Antoine.

 J’étais venue lui faire signer les derniers contrats, nous avons eu une conversation.  La dernière.  LA scène est toujours dans mon coeur, d’une précision intacte.

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LE RENDEZ-VOUS MANQUÉ

Publié le par Miss Comédie

 

LES-POSSEDES001.jpgCamus est vêtu d’un costume léger bleu marine. Sous la veste, son éternel gilet de laine gris.  Il a l’air fatigué.  Son bureau est encombré de livres, de papiers, de photos d’acteurs.  La fenêtre est fermée.

Il se lève pour m’accueillir.

- Alors, ma chère, nous avons enfin un théâtre...

- Oui, monsieur, enfin !

- Je n’aurais jamais cru que ce fût si difficile, soupire-t-il.

 Bon, la pièce est longue, lourde... une lourde machine... Et tous ces comédiens.... Mais enfin voilà : c’est encore une femme qui a le courage.

Je souris :

-  C’est elle qui en aura le succès...

- Chut... ne mettons pas les dieux contre nous... Si vous saviez comme je doute... Dans un mois on répète et je ne suis sûr de rien...

Ce n’est pas à moi à le réconforter.  J’ouvre ma serviette et sors les documents à signer.  Il tend la main, les pose devant lui tout en suivant le cours de sa pensée.

-  Que pensez-vous de Catherine Sellers ?  L’avez-vous déjà vue sur une scène ?

Il me parle comme à un agent. Après tout, oui, je suis la secrétaire de son agent.

-  Non, je ne l’ai jamais vue.  Seulement des photos...  Elle a un beau visage tourmenté... des pommettes hautes comme les slaves... Je l’imagine bien jouant Maria.

Il rêvait.

-  Elle est parfaite.  Et quel métier... Une actrice shakespearienne.

N’y tenant plus, je lance :

-  Vous l’aimez ?

Il est pris au dépourvu.  Je vois dans ses yeux le travail de décodage : “veut-elle dire que je l’aime comme artiste, que j’aime son jeu, ou bien a-t-elle le culot de me demander si je l’aime d’amour ?”

Mais il est trop fin pour douter longtemps.  Il est honnête, aussi.  Et puis il est devant une femme.

-  Oui, je l’aime.

Il prend un crayon posé sur la table et le fait rouler, du doigt, entre deux piles de livres. Avancer, reculer, avancer, reculer.  Lui a décidé d’avancer.  De se livrer.

-  J’aime plusieurs femmes, d’un amour total et différent.  Il y a plusieurs sortes d’attentes... il y a plusieurs sortes de charmes qui opérent sur moi... et qui n’enlèvent rien aux autres... Pourquoi n’aimer qu’une fois ?  Il y a tant à donner.

-  Mais votre femme ?

-  C’est ma femme.  Elle est mon point d’attache.

 

Il a l’air grave, celui qu’il doit avoir en écrivant. Nous avons trop parlé de lui.

-  Et vous ?

 Il dit cela sans vraiment questionner, comme une parade.

-  Je vais prendre des cours de comédie.

 

Bien,  sa pensée bascule. Il accuse le coup, avec soulagement semble-t-il.  Il n’est plus question de ses amours, mais il n’aime pas ce qu’il entend.  D’un ton rude, il lance :

-  Pour quoi faire ?

-  Pour faire du théâtre.

Il regarde la secrétaire qui veut faire du théâtre.  C’est comme si j’avais enlevé une perruque et qu’il découvrait que j’étais chauve.

-  Vous avez tort.

-  Et pourquoi s’il vous plait ?

-  Parce que faire du théâtre n’est pas ce que vous croyez.

-  Savez-vous seulement ce que je crois ? 

Il se lève. Sa voix a quitté le ton de la conversation mondaine.

-  Oh oui, je le sais : vous croyez que c’est facile, que ça brille, qu’on n’a qu’à parler et que les gens applaudissent, et que l’on joue tous les rôles qu’on veut, toujours,...

-  Non, vous vous trompez.  Je sais que c’est difficile et long, et frustrant. Mais je veux essayer. Et pourquoi toutes ces comédiennes que vous admirez ont-elles le droit d’en faire et pas moi ?

Il se plante devant moi et me parle en se penchant, avec véhémence.

-  Parce qu’elles sont folles !   Oui, il faut avoir la folie en soi pour faire du théâtre, il faut être fou !   Et vous êtes tout ce qu’il y a de plus normale !

Il me gifle avec ce mot.  Il n’y a plus de larmes, il y a la colère.

-  Qu’est-ce que vous en savez ? Est-ce que vous me connaissez?

 

Il se redresse et retourne s’asseoir à son bureau.

-  Oh, non, bien sûr je ne vous connais pas.  Il y a bien un peu de folie dans chacun de nous.... Mais je vous vois plutôt mariée, avec de beaux enfants, vous êtes si tendre...

Normale et tendre.   Je hais cet homme qui ne comprend rien aux apparences.

Il y a un silence.

Camus  feuillette les documents  posés devant lui, il les lit à peine et les signe.

Puis il referme le dossier et me le tend.  Je me lève. 

Alors il fait le tour du bureau, vient face à moi et comme je baisse la tête, il lève du doigt mon menton, et ses yeux plongent dans les miens.  C’est le moment où mes larmes arrivent malgré moi.

-  Mon petit.  Je vous ai fait de la peine.  Je vous ai dit le fond de ma pensée, je n’avais pas le droit, c’est absurde...

Il essuie la première larme sur ma joue d’un doigt paternel.

-  Ecoutez-moi.  Nous allons faire un pacte.  Après cette conversation, réfléchissez.  Faites ensuite exactement ce que vous sentez, suivez votre instinct. Je vous donne rendez-vous dans un an. Nous prendrons une soirée entière, je vous emmènerai dîner.   Et  vous me raconterez  ce que vous aurez tenté... ou non tenté... Vous me prouverez peut-être que j’ai eu tort ? 

 

Il me serre contre lui.

-  Nous voulons tout... Je suis comme vous... Il faudrait plusieurs vies.  Après tout se tromper est encore la meilleure façon de se trouver.  Mais le théâtre est un maquis...    

Je m’écarte de lui :

-  Tous les métiers sont un maquis, monsieur.

-  C’est la vérité.  Vous avez le dernier mot.  Maintenant les choses vont se précipiter, je n’aurai plus une minute à moi.  Mais n’oubliez pas : dans un an... Je n’ai qu’une parole.

Nous étions le 28 décembre 1958.   Un an plus tard, il  allait quitter sa maison de Lourmarin et prendre la route vers Paris où je l’ai attendu en vain.

 

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ALBERT CAMUS, LE PHÉNIX

Publié le par Miss Comédie

CAMUS.jpg

 

Il y a 50 ans, la plus belle décennie du siècle venait à peine de commencer, quand cet homme juste entre les justes est mort dans une Facel Vega.

On s’agite beaucoup aujourd’hui autour de cet anniversaire.  On n’a jamais autant de reconnaissance que lorsqu’on est mort.

Dieu sait combien cet homme a subi de critiques et de malveillances, tout un fatras d’injustices qu’il traînait après lui comme un lourd fardeau, qui empoisonnait sa vie, lui qui était  gai, frivole et blaqueur quand on lui foutait la paix.

Sa fille Catherine, qu’on avait laissée tranquille jusque-là, a dû sortir de sa réserve pour venir aux micros parler de son père.  Elle dit : « qui suis-je pour parler à sa place ? »

Il y a sept ans, elle m’avait gentiment autorisée à monter une pièce de théâtre que j’avais écrite et qui utilisait de larges extraits de LA CHUTE. 

Malheureusement malgré tous mes efforts, la pièce n’a jamais trouvé preneur, aussi bien auprès des directeurs de théâtre que des metteurs en scène.  Qui sait, elle aurait peut-être plus de succès aujourd’hui ?  Les modes, les humeurs changent…  Mais je n’ai pas le courage de reprendre la route avec mon sac sur le dos et de frapper aux portes.  Les auteurs inconnus n’ont aucun crédit auprès des responsables des lieux de fréquentation.

Catherine Camus, elle, ne voyait rien de mal au fait que je sois inconnue.

Elle publie un livre de photos « Camus, solitaire et solidaire », encore des photos de lui, était si beau.

Un autre livre encore : « Camus, l’homme intranquille ».  Un peu balourd, le qualificatif.  On pourrait trouver mieux.

On n’en finit pas de parler de lui.  Tout, absolument tout, a été dit.   On a frôlé la question traditionnelle  : « Qui l’a tué ? »   Comme tous les mythes, il faut qu’il y ait un mystère autour  de sa mort, jamais élucidé comme il se doit.  Laissez tomber, s’il vous plait.

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IL M'A DIT...

Publié le par Miss Comédie

« Pourquoi n’aimer qu’une fois ?  Il y a tant à donner. »

Que répondre à cela ?

Albert Camus avait une conception christique de l’amour.  

Maintenant, le Panthéon, pourquoi pas ?

Miss Comédie

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L'AVATAR ET LE SYMBOLE PERDU

Publié le par Miss Comédie

  J’imagine une scène d’anthologie : James CAMERON, serrant la main de Dan BROWN avec un clin d’œil complice.

Deux mecs qui jouent dans la cour des géants, -pieces-d-or GDpas des gens comme nous.

Et pourtant, ils répondent aux interviews avec beaucoup de simplicité, d’ingénuité même.   Je pense qu’ils sont les premiers étonnés de leurs avatars.  Quelqu’un a décidé pour eux que leur truc, encore une fois, ferait de l’or.  C’est le mystère de la réussite.


 


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WHAT IS AN AVATAR ?

Publié le par Miss Comédie

On a tendance à parler des avatars d’une copine comme de ses mésaventures.  Ce mot a une connotation péjorative, en tous cas c’est celle qui lui est restée de ses différentes interprétations.  Mais voilà que le film de James CAMERON le réhabilite en le mettant au goût du jour.

 

Prenons le Petit Robert :

« Avatar.  n.m. (1800)  du sanscrit « avatara », descente.

1°)  Dans la religion hindoue, chacune des incarnations de Vishnu.

2°)  fig.  Métamorphose, transformation.  (« Cette Cisalpine s’appellera République italienne, puis, par un nouvel avatar, Royaume d’Italie. » (MADELIN).

3°)  XXème. Par contresens, mésaventure, malheur.

 

Dans la prochaine édition, il sera probablement mentionné en 4ème position le terme « avatar » comme un terme utilisé par les internautes pour signifier le portrait définissant son profil dans un blog ou dans Facebook…

Maintenant on sait qu'un avatar est un fait-divers courant chez les extra-terrestres.

 

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AVATAR LE FILM : WHAT NEXT ?

Publié le par Miss Comédie

 

Avatar-Nouvelle-affiche-en-ligne.jpgAprès TITANIC, deuxième bingo.  Et de taille… James CAMERON ne le fait certainement pas exprès, puisque la loi d’incertitude joue aussi pour lui, mais il doit savoir quels atouts mettre de son côté.

AVATAR, pour en parler il faut l’avoir vu et je ne l’ai pas encore vu.   Mais ce que je sais déjà c’est le montant des recettes, pharaonesque, et le bouche à oreille qui est très favorable, toutes générations confondues.

Sur ce film nous saurons tout,  depuis les procédures de financement jusqu’aux discussions sur le choix de l’affiche,  le nombre de figurants, les

caprices de stars, etc.   Chaque magazine ira de son interview exclusive du réalisateur, si ce n’est déjà fait.  Le making-off du film se vendra comme un long-métrage à succès.

Moi, ce qui m’intéresse, c’est la corde sensible qu’il va faire vibrer en moi : l’émotion ?  la curiosité, l’esthétisme ?   Va-t-il me faire réfléchir sur l’être humain ?  Va-t-il m’ouvrir des horizons sur notre devenir ?.

 

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DERNIER AVATAR DANS LE SUD-EST ?

Publié le par Miss Comédie

le-paysage-de-neige.JPG

Oui, le mot est vraiment d’actualité ces jours-ci !  J’en abuse même aujourd’hui mais le mot me plait.   Oui, LA NEIGE est en train de nous tomber dessus  sans mollir et c’est le chaos, paraît-il, sur les routes.  Pourtant cette belle neige avait fait correctement son travail de promo, comme tout avatar de haute volée.  Mais les gens sont si négligents…

Survivrons-nous à ce refroidissement de la planète ?

A bientôt peut-être,

Miss Comédie

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A LA RECHERCHE DU SYMBOLE PERDU

Publié le par Miss Comédie

 

symboles-religieux-355px.pngTiens, bonjour !  Qu’est-ce qui s’est passé ?  Je crois que j’ai un peu dormi.

Il y a eu Noël, vous dites ?  Noël, symbole de l’incarnation d’un dieu en homme, pour nous sauver paraît-il ?  Et puis là, nous avons un arrivage de rois, les rois mages venus apporter leurs présents au  nouveau-né Roi de la chrétienté.  Eux, sont le symbole de la suprématie d’un roi divin sur les rois humains.

Je pense que les symboles dont parle Dan Brown dans son livre sont encore d’une autre nature, mais notre monde regorge de symboles dont personne n’a la clef.

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DAN BROWN, ROI MAGE

Publié le par Miss Comédie

le-symbole-perdu-copie-1.jpg600 000 exemplaires vendus en un mois du SYMBOLE PERDU  en France.

            Avec les autres titres de la trilogie  Langdon, il en est à plus de 200 millions de livres vendus dans le monde.

Déjà on s’incline, on cherche pas où est le trick, la recette, quelle recette ?

Il a le look, comme Kate Moss. 

Alors les journalistes  épluchent, mettent la loupe, remarquent une faute de syntaxe, reproduisent une phrase et disent c’est quoi ça ? ils cherchent la petite bête.  Ils se rendent ridicules.  Ils me font penser aux hommes préhistoriques qui tournaient autour du feu en criant sans savoir pourquoi ça brûlait.

Les gens s’en foutent, ils achèteront le 610 millième exemplaire, ils en rêvent la nuit.

 On n’y croit pas à ses révélations fracassantes, bien sûr. On rigole de lire que les francs-maçons boivent dans des crânes !

Moi je verrais bien Harrison Ford dans le rôle de Langdon, s’il n’avait pas déjà été tenu par Tom Hanks, qui est au demeurant un acteur que j’adore.  Mais il a pas ce côté aventurier  buriné que j’imagine bien à Langdon.

Mais en tout cas, plus de Audrey Tautou par pitié !   Même Susan BOYLE ferait l’affaire et Dan BROWN n’y aurait rien à redire, lui qui a mené une jolie carrière de chanteur aux US avant de tomber dans le pot de miel.

Il y a des gens comme ça :  le succès s'accroche à eux et ne veut plus les lâcher. C'est comme James CAMERON avec son AVATAR.  Encore un roi mage...Rois-mages.jpg

 

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MA NOUVELLE PIÈCE EN CHANTIER

Publié le par Miss Comédie

RAS pour l’instant.  Ne quittez pas mon blog des yeux, ça va venir.

En attendant, regardez tomber la neige avec vos yeux d’enfant.  C’est si beau un paysage blanc, où tout le carbone devient invisible pendant quelques instants.

aquarium.jpg

De quoi elle parle, ma pièce ?  D’un mec qui vire sa télé  pendant l’absence de sa femme et qui la remplace (la télé) par un magnifique aquarium plein de poissons chatoyants.  Evidemment ça pose problème à son épouse qui ne veut pas lui faire de peine mais qui va regarder la télé en douce à l’hôtel…

Le copain du couple flaire le désastre et s’efforce de ramener l’ami à la raison et la femme à la maison.  Voilà, c’est censé être drôle.  Et la fin est très morale.

A bientôt !

Miss Comédie

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