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JESUS-CHRIST SUPERSTAR !

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  Ce sera mon dernier blog avant 2010.  Vous allez tous vous réunir

avec ceux que vous aimez, vous allez allumer les bougies et lever vos verres pour l’amour de vos proches, et en souvenir de la naissance du Christ, vous vous souvenez de ça ?  Les églises sont pleines à craquer pour la messe de minuit.  Les gens se serrent la main ou s’embrassent.  Jésus a  fait le premier Woodstock de l’histoire, et il détient le record de longévité.  Ses fans se passent  le mot de génération en génération :  Jésus, on t’aime !

 

 

 

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UN SUPER SHOW POUR NOËL

Publié le par Miss Comédie

LULU.001.gifLULU SUR LA COLLINE  JOUE LA FARCE DU DESTIN  !

 

Avant le spectacle, on se côtoie dans une salle comble où circulent le vin chaud, les tapas, les comédiens déguisés en cuisiniers et en serveurs. Ca se bouscule au portillon.  Ca s’interpelle, ça frétille déjà de curiosité avant de prendre sa place devant la scène.

La pièce dépasse toutes les spéculations, il n’y aura pas une seconde de silence entre les rires, sauf peut-être quand à la fin, Michel fait sa déclaration à Clara.

C’est une pièce montée,  détachée, d’or, en un acte, rapportée, une pièce de collection.  Un bijou, la pièce, mais que dire des comédiens ?   Des avatars mieux que chez Cameron, car ils doublent la mise !  Vous comprendrez en allant voir QUAND LE DESTIN S’EN MÊLE (ou S’EMMÊLE ?) chez LULU SUR LA COLLINE à LYON.

Ils sont quatre, à l’unisson de la pure dinguerie.   Ils dansent, ils chantent, ils se transforment d’un coup en quelqu’un d’autre, le va-et-vient des entrées et des sorties nous fait perdre la tête, on croit qu’ils sont onze !.

Il y a du suspense, un mystérieux coffret qui disparaît des chiottes avec un diamant dedans,  du sang sur le mur en forme de chiffres énigmatiques,  une histoire d’amour et un papa pied-noir qui nous fait sangloter de rire.

Les filles sont belles et ont le sens du comique haut perché, les garçons sont  sans complexe aucun, on n’en peut plus.

Bref je n’en dis pas plus et si ça ne vous a pas donné envie de courir chez LULU c’est que j’ai pas le don de la narration ou que vous êtes bouché à l’aime rire… 

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LE RIDEAU TOMBE... SUR 2009 !

Publié le par Miss Comédie

Donc, mon blog a un an, c’est fou, j’ai tenu le coup.  Parce que mine de rien c’est du boulot.   Chercher la matière, trier dans les actus, trouver les photos, rédiger les court-métrage, du coup je ne trouve plus le temps d’écrire des pièces de théâtre.  Mais le blog c’est aussi une drogue.    Parler de théâtre, de cinoche ou de livres à longueur de temps, ça me va bien !

Alors, rendez-vous l’année prochaine, pour vous raconter le montage de ma pièce (je tremble en écrivant ça, en principe il faut garder ça motus bouche cousue, mais là, il faut bien que je vous explique pourquoi ça va changer…)

Je vous souhaite de très joyeuses fêtes et  plein de projets pour 2010 !

Miss Comédie.

 

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PETIT COUP DE BLANC !

Publié le par Miss Comédie

Ces jours-ci la nature s’offre un petit coup de blanc,  joli pied de nez  aux alarmistes du réchauffement.  C’est beau, c’est comme dans notre enfance, ça ne dure pas mais ça revient toujours.

Evidemment ça met un peu le bordel sur les routes, les  routiers ne camionnent plus, les livreurs ne livrent plus, les RER ne roulent plus mais ça c’est courant, et pas mal de bosseurs ne bossent plus.  Le petit Jésus leur pardonnera sûrement.


.

 

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COURT-ùÉTRAGE : BLANC

Publié le par Miss Comédie


champ-devant-neige.jpgPanne de pellicule ou d’imagination ? Les deux.  Nous sommes dans une période d’hibernation, végétale et animale. Mais c’est bon signe : sous la neige, le blé prend des forces pour germer.

 

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NOUVELLE VAGUE DE FROID

Publié le par Miss Comédie

Pas drôle pour les sans-abri qui refusent la promiscuité des centres d’accueil.

Pendant ce temps, nos mini-stars montrent qu’elles n’ont pas froid aux yeux.

 

MARION COTILLARD  TOUT FEU TOUT  FLAMMEnine-daniel-day-lewis-marion-cotillard_630_630.JPG

Elle est au top du top, au firmament des stars nationales.  Elle fait la promo de NINE, une comédie musicale américaine de Rob STEWARD avec DANIEL DAYY-LEWIS et NICOLE KIDMAN, qui sort prochainement.

Elle vient de tourner LE DERNIER VOL au Maroc, elle en ramène des souvenirs hallucinants de nuits dans le désert, de rencontres avec les Touaregs les vrais, bref elle découvre les sensations fortes d’un tournage  aventureux, elle en a plein les mirettes c’est normal,  elle passe par où sont passées plein d’actrices chevronnées, Sophie MARCEAU par exemple, dans FIRT SAGANNE,  Merryl STREEP dans OUT OF AFRICA... 

Espérons que son film à elle soit aussi mémorable.   Mais d’ores et déjà, on parle d’un deuxième Oscar !

 

 

SYLVIE TESTUD  BRÛLE LES PLANCHES

 

Ca, tout le monde le sait, sa pièce SENTIMENTS PROVISOIRES à Edouard VII fait un malheur.GAMINES

Mais en plus, elle vient de tourner une adaptation de son roman GAMINES où elle joue son propre rôle dans une histoire de famille, encore un sujet rebattu qui ne vaudra que par son cachet personnel.  La metteuse en scène est encore inconnue, Eléonore FAUCHER.  Mais quand on tient une star comme TESTUD en rôle-titre, on se gratte moins la tête quand on est producteur.

Et voilà deux minettes qui nous font chacune un grand show de sang-froid.

 

 

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LA PETITE PHRASE QUI GLACE

Publié le par Miss Comédie



iceberg.jpgCa va parce que c’est Noël, mais bientôt plus de petite phrase.  Celle-la, elle est pas piquée des vers. 

 

« Chaque jour que nous cédons au scepticisme ou à  l’immobilisme

nous rapproche un peu plus de l’impasse planétaire. »

Nicolas HULOT

Brrr !  On ne peut pas faire de phrase plus creuse et plus vide de sens.

Mais c’est très fort : on se sent immédiatement coupable et on se demande de quoi… L’arme politique absolue.

Sur cette note que je voudrais humoristique, je vous dis … à bientôt !

Miss Comédie

 

 

 

 

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EN ATTENDANT NOËL ...

Publié le par Miss Comédie

images.jpg…  on s’agite, on court les magasins, on  commence à faire du rangement dans son bureau, on refait son carnet d’adresses, on se demande si on va se faire offrir un i-phone ou pas, on fait une croix sur son régime, on se réjouit du froid qui nique le réchauffement climatique, on réserve pour le ski…  et moi, je revois ma copie, je

corrige, je retranche, c’est un travail excitant avant la mise en chantier

de ma pièce au début de l’année.  Patience, je vous raconterez tout.

En attendant, je tourne les pages de l’actu et je réagis à chaud sur deux sujets d’inquiétude, un majeur, l’autre mineur.

 

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DE QUOI S'INQUIÉTER

Publié le par Miss Comédie

  JOHNNY COME BACK !  JOHNNY002.jpg

 

Non, non, pas lui !   Pas lui dans un fauteuil roulant, c’est une erreur de casting !

Comment le destin d’un homme peut-il basculer ainsi, y a quelqu’un là-haut qui claque des doigts, allez, à lui, ça suffit d’allumer le feu !

C’est comme si c’était mon frère, ou mon cousin germain, je suis atteinte comme tous ses fans, je veux qu’il s’en sorte.

Los Angeles c’est là où Michaël Jackson s’est éteint, je veux pas que Johnny reste dans cette ville où les anges sont plutôt malveillants !

Je ne comprends pas cette histoire de coma artificiel, pourquoi cette méthode qui doit affaiblir toutes les défenses, comment est-on quand on se réveille ?  Complètement groggy, c’est sûr, il doit falloir un temps fou pour s’en remettre, c’est sûr.

Les médecins sont-ils en train de devenir fous ?  Celui qui a tué Michaël Jackson à coup de tranquillisants, celui qui a opéré Johnny à Paris, et maintenant ceux qui veulent endormir Johnny ?

Et pour finir, pourquoi cette omerta sur son état de santé ? Pourquoi aucun bulletin officiel n’a-t-il été communiqué ?

Pourquoi cette affluence de proches qui viennent le visiter ?

Tout ça est très inquiétant, mais gardons espoir.

 

FANNY ARDANT OU LE NATUREL OUBLIÉ  ?

Quand on écoute Fanny Ardant, on est partagé entre le ravissement et l’exaspération. Là, je l’entends sur radio Classique répondre à Olivier BeLLAMY et parler de musique.  Qu’est-ce qu’elle dit ?  Je ne sais pas, je ne comprends rien à ce qu’elle dit.

Elle susurre des mots empruntés au dictionnaire de la Poésie, sur un ton de coryphée dans une tragédie antique.   Elle respire beaucoup, et à

chaque fois on croit qu’elle va éclater en sanglots.

Est-ce qu’elle s’entend parler ?   Olivier BELLAMY, qui est un rieur né, se contente de lui murmurer des questions simples, auxquelles elle répond des choses compliquées.

J’aimerais qu’il lui demande un truc fou, comme « et vous avez du

cholestérol ? » et encore, elle saurait donner à sa réponse un caractère métaphysique.

Fanny ARDANT aime le drame, elle est le drame.  Tout est drame. On ne PEUT pas l’imaginer en train de se poiler avec un verre de rouge à la main.  Ou alors, si elle en est capable, c’est qu’elle cabotine à mort dans les interviews, qu’elle joue éternellement son rôle de GRANDE ACTRICE.

Elle choisit entre autres « Ne me quitte pas » chanté par Nina SIMONE, vous voyez le genre, mouchoir tout de suite.

Quand elle explique ses motivations, ses goûts ou ses passions,  elle joue un rôle, elle récite un texte.

Bon, à part ça elle est magnifique, on peut lui pardonner beaucoup.

Elle a un grand talent de comédienne, un peu surfait, peut-être.

Son registre est assez restreint, le boulevard il faut qu’elle évite.

Je crois que c’est dans PEDALE DOUCE, elle jouait un rôle, elle était comique sans le savoir.

En tout cas, il faut la plaindre : elle est sur la mauvase pente.  Le croiriez-vous ?   2009, c’était  l’année de ses soixante ans.

Je vous quitte sur ces notes pas gaies, en attendant... d'autres nouvelles....

Miss Comédie

 

 

 

 

 

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ON S'ENVOLE !

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  Aujourd’hui on oublie les magouilles et les perversions du show business.  Le vilain monde et sa haine est loin au-dessous de nous.

Il est question de sagesse, de Dieu et de paradis avec des gens très différents mais qui inspirent l’amour, et les beaux sentiments.

Ils ont un talent qu’on ne comprend pas toujours, et que certains refusent.

Mais ils irradient quelque chose de rare, une lumière intérieure.

 

 

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VOIX D'OR

Publié le par Miss Comédie

PETER BROOK, MICHELINE ROZAN :  DES ADIEUX DE HAUT VOL…Eleven-And-Twelve-11-And-12_theatre_fiche_spectacle_une.jpg

 

Ils s’esquivent en douce et en beauté, Peter BROOK et Micheline ROZAN, les deux explorateurs du théâtre universel, les deux navigateurs au long cours qui ont mené le vieux navire des Bouffes du Nord à travers un océan de textes profonds et parfois insondables.

Leur dernier spectacle, est encore une fois un écho de la sagesse oubliée des maîtres soufis, venus de l’Afrique profonde. 

Un théâtre hors des sentiers battus, hors box office, hors cabotinage, hors du temps.

C’est le genre de spectacle où l’on ne fait pas la queue aux portes des loges à la fin du spectacle, pour susurrer des fadaises.

C’est joué en Anglais par des comédiens de tous les pays du monde.  La langue est simple et traduite en sur-titrages.

La mise en scène de Peter Brook termine son parcours sur un sens de l’épure poussé à l’extrême.   Jusqu’où irait-il, s’il continuait son travail ?  Mais peut-être le continuera-t-il ?

Rien n’est dit encore sur son départ.    Peter Brook est un cheval fourbu, comme  son administratrice  Micheline Rozan, leur vie  à tous les deux  s’est accomplie dans un don de soi intégral au théâtre.   Ils ne peuvent pas s’arrêter net, comme ça, ils iront jusqu’au bout de leurs forces.

C’est donc aux BOUFFES DU NORD et ça s’appelle « ELEVEN AND TWELVE » Onze et douze quoi ?  Apôtres ?

 

CHARLOTTE GAINSBOURG, MY GOD !charlotte-gainsbourg-irm.png

Il faut écouter  le nouvel album de Charlotte Gainsbourg : IRM, avec une musique de  Beck, vieux complice de Serge GAINSBOURG. C’est génial.  La musique de BECK est comme un trampolino pour la voix fluette

de Charlotte,  petite voix acidulée qui rebondit sur la vague  des instruments, dans un rythme lancinant, provocant.

Son père lui a légué  un peu de sa créativité musicale.  Et  sur la vidéo, elle est si belle !

 





VANESSA ENCORE PLUS PARADIS

Notre ado éternelle, notre ravissante mascotte, disparue plus ou moins, nous revient de temps en temps, avec un film un peu raté, une tournée à guichets fermés, un disque...  Elle nous offre aujourd’hui  un cadeau d’adulte : une compilation de ses meilleurs disques, un vanessa-paradis.jpgraccourci de carrière impressionnant.

Oh, ce n’est pas qu’on meurt d’envie d’écouter à nouveau sa petite voix d’enfant  derrière ses dents du bonheur.   On sait qu’elle n’est plus une enfant. Mais ça nous replonge dans les années du bonheur.

Et puis  elle fait partie du patrimoine, cet album restera comme une trace de sa trajectoire de comète.

Sur le clip de « IL Y A », elle est d’une beauté à la Garbo, majestueuse, mystérieuse, on en oublie sa voix, qui semble appartenir à une autre.

Ah, c’était bien elle, la ROSE de ma pièce, la chanteuse mi-Lolita mi-femme fatale, si différente la nuit et le jour…

Johnny DEPP nous l’a enlevée, mais comme lui on l’adore aussi, on lui pardonne.

 

 

 

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LES FILMS MARQUISE, UN ÎLOT DE FOLIE (suite et fin)

Publié le par Miss Comédie

 

Après “UN AMOUR DE PLUIE”,  film réalisé par Jean-Claude BRIALY avec Romy SCHNEIDER qui n’eut aucun succès, les négociations commencèrent avec un metteur en scène chilien, Helvio Sotto, pour produire son film “Il PLEUT SUR SANTIAGO » .

Entreprise de fous.  Traduction et frappe du script, une rigolade. Mais  l’affaire prit un tour dantesque quand il fallut s’occuper de la co-production bulgare.  Le film devait se tourner en extérieurs à  Sofia avec une distribution et une équipe technique mi-française mi-bulgare, infiltrée de quelques chiliens dont on ne savait trop s’ils étaient là par amour du cinéma ou par idéologie politique.

Pour corser l’aventure, je tombai amoureuse d’Helvio Sotto, qui était l’être le plus dénué de charme qui soit, sombre et renfermé, sujet à des crises d’état d’âme qui le rendaient inapprochable.  Je me mis à attendre pendant des soirées entières un coup de téléphone hypothétique pour un rendez-vous hypothétique qui n’arriva jamais. Tout ça pour un regard échangé un jour, où j’avais cru recevoir l’appel d’une soudaine passion. marquise.jpg

 

 

Jacques Charrier s’était lancé dans l’aventure avec fougue et détermination.  Le sujet du film, le récit de la chute d’Allende, l’enthousiasmait.   Il avait même  arrêté de jouer au poker.

Jean-Claude Brialy, lui, venait d’être engagé par Bunuel pour tourner dans le LE FANTÔME DE LA LIBERTÉ ».  Il   avait l’esprit ailleurs.   Il y eut des disputes.

Mais enfin, le film finit par sortir.  Je ne me rappelle plus l’accueil que lui fit la critique et le public.  Ce que je sais, c’est que les Films MARQUISE ne se remplirent pas les poches.  Ce fut la fin de notre aventure.

 

 

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LES LUMIÈRES DE LA VILLE

Publié le par Miss Comédie


Bonjour !  Aujourd’hui 8  décembre, Lyon s’illumine.  Tout le monde va mettre des bougies à ses fenêtres et les rues vont briller de tous ces feux, sous les yeux éblouis  des Lyonnais bras-dessus bras-dessous qui vont déambuler toute la nuit dans leur ville en fête.  C’est impressionnant, la foule qui envahit les ponts, les places, les avenues,  dans un mélange de genres et de générations euphoriques malgré le froid…

Et là-haut sur la colline de Fourvière, la Vierge dorée sera le point de mire d’une population reconnaissante :  en 1643, l’épidémie de la peste sévissait dans le Sud de la France.  Les échevins et le Prévôt de la Ville de Lyon firent le vœu de consacrer leur ville à Notre -Dame si l’épidémie s’arrêtait.

Et l’épidémie s’arrêta.  Depuis, les Illuminations du 8 décembre à LYON sont devenues un

évènement médiatique, comme on dit.

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LES FILMS MARQUISE, UN ILOT DE FOLIE

Publié le par Miss Comédie

Vendredi je vous parlais de Jacques Charrier.   Cela me rappelle l’époque des Films Marquise.  C’était le nom de la maison de production qu’avait créée Jacques Charrier avec son pote Jean-Claude Brialy. 

Pas beaucoup de moyens, mais un même regard sur le cinéma, ils voulaient faire leurs films, avec les réalisateurs qu’ils voulaient et les acteurs qu’ils voulaient.

Ma copine Denise avait dit oui au poste d’assistante de prod, elle avait le goût du risque.  Moi, j’étais au chômage  et je cherchais un peu de fric, j’ai dit oui  au poste d’assistante de l’assistante.

On a vécu une drôle d’aventure avec ces deux-là.  

 

L’ambiance aux Films Marquise était à la fois survoltée et super cool.  Tout était urgent : les appels téléphoniques, les chèques à payer, les lettres à taper, les rendez-vous à prendre, les scénarios à lire, les contrats à rédiger, les manuscrits à lire.

Mais la présence de l’un ou de l’autre des deux producteurs faisait passer sur l’ensemble un vent de folie douce, comme si tout cela n’était que poudre aux yeux, un bureau factice comme dans l’Arnaque.

 

Charrier et son humour corrosif, ses coups de gueule, et sa manie de chercher votre point faible pour vous pousser à bout. Il était bourré de tics.  On le voyait rarement sourire. Son rire était sardonique. 

  Parfois il arrivait  en trombe, le visage fermé,  et  s’enfermait dans son bureau sans un mot pendant la matinée entière.  Charrier avait un comportement de fou.  Il clamait qu’un jour il se tirerait une balle dans la tête.  Nous étions persuadées qu’il le ferait.

 

Jean-Claude Brialy  était la joie de vivre incarnée.   Sa folie, il la cachait très loin sous des manières courtoises et raffinées, sous des attentions exquises envers tous ceux qui l’entouraient.

Ils étaient beaux, tous les deux, et dans la fleur de l’âge.  Ensemble, ils jouaient les complices mais je n’ai jamais pu vraiment savoir ce qui les avaient poussés à s’associer.   Avaient-ils les mêmes ambitions artistiques pour chercher à produire le même genre de films ?  Ou tout cela n’était-il qu’une affaire d’argent ? Les films Marquise ne vécurent pas longtemps. Les quelques films lancés n’eurent qu’un succès d’estime. Les caisses se vidèrent un jour, et la petite maison de production dut mettre la clef sous la porte.

J’arrête pour aujourd’hui mais je finirai avec les Films Marquise en racontant l’épisode « IL PLEUT SUR SANTIAGO », le film d’Helvio Sotto qui fut le dernier produit par mes deux zigotos.

 

(à suivre)

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MON BLOG NOUVELLE VAGUE

Publié le par Miss Comédie

  En pleine mutation, mon blog !   Souvenez-vous que mon vrai métier c’est d’abord d’écrire des pièces de théâtre, parfois des romans…

Alors ?  Ben alors, une de mes pièces est en train de bouger dans son tiroir, il est question de l’en sortir, du tiroir, et… peut-être… de la jouer, quelque part, dans quelque temps….  Mais on est très superstitieux dans le théâtre.

Je ne peux encore rien dire.  Si ça se fait, vous aurez des informations au jour le jour  et un blog passionnant à vous mettre sous la dent.

Si ça se fait pas et bien je continuerai à vous parler des pièces des autres, dans un blog non moins passionnant.

 

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ALLUMEZ LES FEUX !

Publié le par Miss Comédie

 

   En attendant,  tous dans la rue pour admirer la Ville embrasée, c’est comme un flamboyant coup d’envoi à Noël  qui approche à grands pas. 

A très vite.

Miss Comédie

 

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VIVE L'INCOGNITO !

Publié le par Miss Comédie


       Bonjour !  Aujourd’hui je suis très en colère contre les médias. La presse, la télé, les tabloïds qui se régalent des faiblesses et des malheurs des gens connus.

Je lis que Tiger WOODS s’est fait éreinter pour « mauvaise conduite » par toute la presse américaine, avec enregistrement téléphonique à l’appui

et l’affaire fait un ramdam pas possible.  Au point qu’il a dû faire amende honorable publiquement, en conférence de presse, avec larme à l’œil et tout ! Non, mais on rêve ! 

Quoi ? Le numéro 1 mondial se permet des écarts de conduite ?  Il ose avoir des maîtresses ?

Voilà le puritanisme hypocrite de l’Amérique, qui a déjà détruit moult réputations d’hommes célèbres,  Bill Clinton en tête.

Ces gens connus, qui ont le mauvais goût d’être plus doués ou talentueux que les autres, deviennent des gibiers de haute volée.

Ils sont inscrits sur les tablettes des agences de presse comme les délinquants dans les services de la police.

On fait le guet à la porte de chez eux, on les suit en moto, on met des micros dans leur salle de bains, comme ça, sans honte, et quand on arrive à saisir une preuve de « mauvaise conduite », on balance ça  à la une des journaux à scandale.

D’où le grand privilège d’être inconnu… Notre mauvaise conduite n’intéresse personne !

(le téléobjectif on dirait un bazooka...)


 

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JACQUES CHARRIER, LE SAUVAGE

Publié le par Miss Comédie

Un qui détestait les journalistes, c’était Jacques Charrier, ex-acteur (Les Tricheurs), ex-mari de Brigitte Bardot,  caractère asocial et farouchement réfractaire à toute publicité.

Au temps où j’étais comédienne à Paris il avait un temps occupé une chambre de mon appartement,  le temps de purger une dette de jeu.  Ses uniques revenus à l’époque, venaient du poker.

Un jour que j’étais chez moi j’entends un bruit de querelle venant de la rue. Je vais sur le balcon et je vois en bas un Jacques Charrier gesticulant, tapant du poing sur le dos d’un photographe replié sur son appareil photo tandis que trois  mecs essayaient de calmer  Charrier en l’invectivant, et qu’un quatrième se reculait pour fixer la scène  une fois pour toutes.

J’hésitai à descendre pour aller à sa rescousse, quand une voiture de flic qui passait pila net devant le groupe et voilà que la scène tourne au vinaigre.

Je vois un flic descendre de voiture et s’adresser à  Charrier hors de lui qui le prend de haut.  Le photographe trop content raconte son agression, les autres en rajoutent et voilà mon Charrier embarqué dans le panier à salade.

Lui n’a pas passé, comme Begbeider, trois jours en garde à vue, il est rentré le soir-même.    J’ai eu droit à un catalogue de noms d’oiseaux à l’égard  des photographes et de la police avant qu’il ne s’enferme dans sa chambre pour téléphoner à sa petite amie.

Cette scène s’est reproduite plusieurs fois, dans des décors différents, bars, sorties de cinéma, stations de taxis, car à l’époque il était encore de ceux que l’on reconnaîssait t dans la rue.

 

 

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C'EST MA FÊTE !

Publié le par Miss Comédie

 

Aujourd’hui pas de petite phrase, d’ailleurs j’en ai marre des petites phrases,  vous aussi peut-être, alors on va faire un peu de ménage et pour 2010 je vais donner un nouveau look à mon blog.

Donc  c’est la sainte Barbe, relookée en sainte Barbara pour faire plus in et moins rasoir,  vous saviez ça ?  On fête encore la sainte Barbe dans certaines provinces mais qui oserait appeler sa fille Barbe ?

Lyonnais, à vos bougies, et préparez-vous à arpenter la ville illuminée pendant quatre jours !

Miss Comédie

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COMME UN AIMANT...

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  Je reviens m’installer devant l’ordi, c’est irrésistible, je ne peux pas arrêter…  D’autres occupations m’attendent, mais il faut encore que je vous parle de ce film que tourne Bertrand TAVERNIER, un film historique sur la passion,  éternelle semeuse de trouble et de folie.

Et puis, ce dernier court-métrage -  après, je ne sais pas, je n’en ai plus - sur un drôle de trésor caché dans un vieil hôtel XVIIIe remis à neuf…


 

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LE TRÉSOR DE L'HÔTEL DE CRISSIEU

Publié le par Miss Comédie

EXT. JOUR

 

Vu de la rue, un édifice en travaux. C’est un hôtel particulier majestueux  en cours de restauration.  Le chantier fermé au public laisse entrevoir une cour pavée occupée par des engins, des tas de sable.

Au milieu de la façade XVIIIème s’ouvre le perron à double volée de marches en pierre. 

Une grosse BMW noire stoppe devant le chantier et se gare dans une encoignure.  En sort un homme en pardessus gris qui pénètre dans la cour par la porte réservée aux entreprises du bâtiment.  Son assurance et son comportement indiquent qu’il est le propriétaire de l’hôtel.

 

EXT. JOUR

la cour de l’hôtel de Crissieu

 

L’homme traverse la cour tout en inspectant les alentours. Il redresse une brouette renversée, donne un coup de pied dans une canette vide, lève la tête vers les derniers étages avant de gravir les marches du perron et d’ouvrir la porte principale et de pénétrer dans l’hôtel.

 

INT. JOUR

 

Rez de chaussée de l’hôtel de Crissieu

A l’intérieur règne une demi-obscurité.  Les pas de l’homme résonnent sur le parquet du hall, vaste espace vide sur lequel débouchent les galeries latérales, à droite et à gauche, et l’escalier monumental, en face.

L’homme s’arrête au milieu du hall et écoute : un bruit de musique venant des étages supérieurs le surprend.  Il va vers l’escalier et la caméra le suit tandis qu’il arrive au palier du premier étage et qu’il entre dans la première pièce.

 

INT. JOUR

 

Premier étage hôtel de Crissieu

La pièce est vide,  envahie d’une musique rock endiablée.  L’homme fait le tour de la pièce sans pouvoir discerner l’origine de la musique, passe dans la pièce voisine où résonne les mêmes rythmes  et s’aperçoit que chaque pièce de l’étage  est sonorisée de la même façon.

 A un moment la musique se tait, pour repartir aussi forte mais cette fois c’est une symphonie classique qu’il entend,  comme si quelqu’un manipulait un poste radio.

 

Le propriétaire  parcourt tout l’étage à la recherche de l’origine du bruit. Pas une âme ne se manifeste durant son inspection, le bâtiment semble absolument désert.

Au bout du couloir, un autre escalier s’envole vers le deuxième étage.

Le propriétaire  emprunte cet escalier jusqu’au  deuxième palier.

 

INT. JOUR

 

Deuxième étage hôtel de Crissieu

Le couloir est plongé dans l’obscurité mais une lueur provenant de l’une des pièces attire l’attention du propriétaire.  Il  marche dans sa direction. 

            A ce moment-là, la musique s’arrête brusquement.

Sur le pas de la porte, il s’arrête, interdit.

 

INT. JOUR

L’appentis.

 

La pièce est exigüe, c’est un appentis où sont entassés des outils, des vêtements de travail, une petite table avec un réchaud à gaz butane, deux chaises, une échelle…

Assis sur un coffre à outils, un homme en bleu de travail est en train de manger son casse-croûte.   Son visage est ridé, mal rasé, une casquette vissée sur le crâne.  A l’apparition du propriétaire il ne semble pas étonné et continue à manger sans dire un mot.

 

                                               LE PROPRIÉTAIRE

                                               Bonjour !

                                               L’HOMME ASSIS, continuant à manger

                                               Bonjour. 

                                               LE PROPRIÉTAIRE

                                               D’Où vient cette   musique ?

                                               L’HOMME

                                               Chais pas.

                                               LE PROPRIÉTAIRE

                                                Il y a quelqu’un d’autre ici  ?

                                               L’HOMME

                                               Non, personne ne travaille le week-end.

                                               LE PROPRIÉTAIRE

                                               Alors d’où vient la musique  ?

                                               L’HOMME, hausse les épaules

                                               Elle vient toute seule, comme ça, des murs.

                                               Depuis que j’habite là, je l’entends.

                                               LE PROPRIÉTAIRE

                                               Vous habitez là ?

                                               L’HOMME

                                               Oui, c’est chez moi ici.  Je surveille les travaux.

                                               LE PROPRIÉTAIRE, désarçonné

                                               Ah.

                                               (un temps)

                                               Vous savez que la maison a été vendue…

                                               L’HOMME, ricane

                                               Ouais, ils disent ça.  Mais moi je veux bien voir le

                                               type qui a acheté ça !

                                               LE PROPRIÉTAIRE

                                               Ben, c’est moi.

 

L’homme considère le propriétaire, la fourchette en l’air, la tête levée

pour l’examiner attentivement.

                                               L’HOMME

                                               Donc,  vous allez me virer.

                                               LE PROPRIETAIRE

                                               Je suis désolé, mais…

L’homme se lève péniblement, pose son assiette sur la table, époussette sa salopette, et se plante devant le propriétaire, qui le dépasse de deux têtes.

                                               L’HOMME

                                               Je partirai.  Mais je ne vous dirai pas où est le trésor.

                                               Moi seul, sait où se trouve le trésor. 

                                               LE PROPRIETAIRE

                                               D’accord. Je crois en effet, qu’il vous faut partir.


Il tourne  les talons et repasse dans le couloir.  L’homme attrape son blouson, sa sacoche et lui emboîte le pas, descendant l’escalier derrière lui.

 

INT. JOUR

Le hall de l’hôtel de Croissieu

 

Les deux hommes se retrouvent dans le hall et soudain, la musique reprend, aussi forte, dans les pièces du premier étage.

Le propriétaire semble affolé.

 

                                               LE PROPRIÉTAIRE

                                               Mais enfin, il y a quelqu’un ici !  

                                               L’HOMME, l’air goguenard

                                               Si vous trouvez le trésor, vous aurez peut-être

                                               la clé de l'énigme...

  Il se dirige vers la porte et sort en faisant un grand signe de la main :

 

                                               L’HOMME

                                               Ciao ciao !  Bonne chance à l’hôtel de Crissieu !

 

Le propriétaire reste pétrifié alors que la musique s’arrête brusquement.

Son portable sonne.

 

                                               LE PROPRIÉTAIRE

                                               Allo, oui, je viens de faire un tour.  Non, personne,

                                                               à part un vieux cinglé qui traînait…

                                                               Oui, c’est déblayé à l’intérieur, mais les

                                               travaux n’ont pas commencé… comment ?

                                               Ils ont installé l’acoustique avant d’entamer la

                                               peinture… oui, c’est normal…  qu’est-ce qu’il y a ?

                                                               La télécommande générale  ?  Comment ça disparue…

                                               Attendez… je commence à comprendre…

                                               Je crois savoir où elle est.   Rendez-vous  lundi à

                                               la réunion de chantier OK ?

 

Il remet le téléphone dans sa poche et sort de l’hôtel.

On le voit traverser la cour et marcher jusqu’à sa voiture.  

GP sur son visage illuminé d’un large sourire. Il monte dans la voiture et démarre.

Le plan suivant, on voit de dos l’homme du chantier qui marche en claudiquant, son sac sur l’épaule, sans se presser.

 

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BERTRAND TAVERNIER EN PLEIN XVIIIème

Publié le par Miss Comédie

 

 

Je lis que ce metteur en scène, dont les derniers films à caractère guerrier ne m’inspiraient guère, tourne  au château de Blois une histoire d’amour tirée d’un roman de Mme de LAFAYETTE, « LA PRINCESSE DE MONTPENSIER ».

Je suis toute excitée.  C’est une histoire  magnifique et cruelle, comme toujours au temps des rois et des princesses, et les extraits de l’interview de TAVERNIER laissent entendre qu’il va nous restituer allègrement les intrigues, les rivalités, les interdits et les passions de cette époque,  dans des décors et des costumes qui  nous replongent  d’emblée dans l’atmosphère.

J’adore les films historiques.  Le dernier en date, superbement réalisé et interprété, était RIDICULE, de Patrice LECONTE. 

TAVERNIER nous avait donné « QUE LA FÊTE COMMENCE », un classique lui aussi.  J’ai encore en mémoire « LOUIS, ENFANT ROI », de  Roger PLANCHON, une merveille.

Ce siècle  est un réservoir d’histoires vraies qui sont devenues des légendes.

TAVERNIER est en train de tourner les dernières scènes de « LA PRINCESSE DE MONTPENSIER », avec Mélanie THIERRY qui joue la princesse, Gaspard ULLIEL son amant le duc de Guise, Grégoire LEPRINCE-RINGUET son mari le prince de Montpensier.

Je n’y résisterai pas : dès sa sortie, je vous parlerai de ce film.

 

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UN BUSINESS QUI TOURNE

Publié le par Miss Comédie

... enfin, qui ne  tourne plus très rond pour la Metro Goldwyn Meyer, la major que l’on croyait invulnérable. Quelqu’un a dit « ils ont  plus d’étoiles que de ciel », belle image qui n’explique pas tout.

Cela n’empêchera pas les cinéastes de tourner, surtout quand ils s’appellent  WOODY ALLEN, TARENTINO, EMMERICH…

Ces gens-là, ils feraient tourner des ruby cubes. Alors Carla, alors Johnny… rêvent de tourner avec eux.

Le numéro de claquettes de ROSE impressionne beaucoup le réalisateur mais elle, cherche-t-elle vraiment à décrocher le rôle ?


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ROSE FAIT SON NUMÉRO (2ème partie)

Publié le par Miss Comédie

YANN, riant

La chanteuse fait des claquettes ?…  Je veux voir !

 

ROSE

Si c’est pour une audition, je vais regarder mon emploi du temps, mais ça peut se faire.  Si c’est pour mater, vous repasserez.  Il faut payer pour voir.

 

YANN, un peu scandalisé par son langage

Quel langage... En vous voyant, la toute première fois, si lumineuse, si pure, toute droite, le menton levé, le regard absent, et cette suprême élégance, jamais, vous m’entendez, jamais je n’aurais cru que vous soyez capable d’un langage aussi...

 

ROSE

... vulgaire ?

 

YANN

Je dirais... relâché.

 

ROSE, regardant le barman

Relâché.  C’est affreux, comme mot.

 

YANN

Oui, bon. Venez par ici.  Vous faites vraiment des claquettes ?

 

ROSE descend de son tabouret et suit YANN vers le milieu de la scène.

 

ROSE

Vous ne me croyez pas ? Et bien, regardez !

 

Elle va vers un sac à dos posé au pied du fauteuil, en sort une paire de chaussures. Elle se débarrasse l’une après l’autre de ses bottes et chausse les chaussures de claquettes puis commence, d’abord lentement, puis de plus en plus vite, un numéro de claquettes, en vrai professionnelle. Tout en dansant, elle a jeté son blouson au loin et semble s’amuser comme une folle.

YANN la regarde, médusé.  Lorsqu’elle s’arrête, essouflée, et va se jeter contre le bar où le barman lui tend un verre d’eau, il met un moment à lui adresser la parole.  Elle ne le regarde pas, ne quête aucun compliment.

 

YANN

Vous avez un réel talent.

Il reste figé, la fixant avec  une expression de ravissement.  ROSE semble l'avoir oublié et boit son verre d'eau lentement, avec attention sous le regard du barman qui attend la suite.

YANN se reprend vite. Il sort une carte de sa poche, va vers ROSE et lui tend la carte.

 

YANN

Voilà.  C’est mon bureau.  Venez demain matin à 10 heures.  Nous parlerons sérieusement.

 

Et sans plus lui jeter un regard, il va vers le bar, règle sa consommation et sort.

 

LE BARMAN, fataliste

Et voilà comment on décroche un rôle sans se fatiguer.

 

ROSE, ramassant ses affaires

Je vais me changer, je vais être en retard. Tu sais, moi, je demande qu’une chose, c’est continuer à chanter dans les bars.  Tiens, tu peux mettre ça à la poubelle ?

Elle lui tend la carte de YANN qu’elle a déchirée en mille morceaux.

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CARLA BRUNI-SARKOZY ET JOHNNY HALLYDAY ONT DIT OUI

Publié le par Miss Comédie

CARLA BRUNI-SARKOZY, JOHNNY HALLYDAY ONT DIT OUI

Chacun de leur côté et à deux projets différents, avant même d’avoir signé un contrat.   Cela montre bien l’énorme domination des films makers sur leurs futurs instruments de travail.   Finalement c’est bien lui, le  Créateur, le vrai maître des étoiles.

 

WOODY  ALLEN  S’OFFRE LA PREMIÈRE DAME

 

On ne refuse pas un film de Woody ALLEN.  CARLA a donc dit oui, comme ça, toute enthousiasmée, comme une débutante, elle dit qu’elle sera peut-être nulle mais qu’elle ne peut pas louper une occasion pareille, ce sont ses mots et vraiment ça nous la rend infiniment sympathique.

Maintenant, souhaitons une chose :  que monsieur WOODY ALLEN, cyclothymique avéré, avide de publicité pré-production, ne s’avise pas de revoir sa copie avec le nom de Carla biffé, comme ça d’un coup.

Non, je pense qu’il n’oserait pas.  Mais je pense aussi qu’il peut très bien oser. Qu'a-t-il  à faire  de l’opinion des Français ou de celle du président des Français, ou de celle de la première dame qui fut chanteuse et mannequin  ? 

Mais enfin, et la déontologie ?   Voyons si ce monsieur mérite notre estime et notre admiration.

 

    

   TARENTINO  ECRIT POUR  JOHNNY

Encore une interrogation, sur la rumeur lancée  par Johnny lui-même, lui aussi galvanisé comme un gamin par l’offre venant de si haut, alors que ce mec-là  est au sommet, voyez le paradoxe ! 

Son interview dans Le Parisien dévoile une avalanche de projets au cinéma : TARENTINO écrirait un scénar pour lui mais il ne l’a pas encore lu.  Les frères COHEN ont des vues sur lui mais ils n’en ont parlé qu’ à son agent.  Il a un projet avec Olivier MARCHAL sur Le Gang des Lyonnais.  Il envisage une comédie de Francis VEBER avec Jean RENO. 

Quoi, tout ça ?

Evidemment, le projet TARENTINO devrait eclipser tous les autres.  Mais nous, on reste sur le souvenir de son plus beau rôle, dans L’HOMME DU TRAIN de Patrice LECONTE, où il était magnifique face à Jean ROCHEFORT…

 

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LE MOT DE LA FIN

Publié le par Miss Comédie

Comment va le monde, môssieur ? Il tourne, môssieur !

François BILLETDOUX  

 

Cette phrase est le titre de sa pièce montée au théâtre de la Colline en 1994 par Jean-Pierre Miquel.  Une pièce où jouait Jean-Luc MOREAU, qui décrivait un monde post-guerrier où des survivants un peu fous s’inventaient un monde nouveau.  Dernière phrase de la pièce : « Par quoi je commence ? »

Je retiens cette phrase.  Elle sous-entend que tout n’est pas fini ou plutôt que l’on tourne une page.  

A bientôt, mes chers amis.

Miss Comédie

 

 

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GROSSES BÊTES DE THÉÂTRE

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  Hier, Eugène IONESCO aurait eu 100 ans.  Tennessee WILLIAMS, lui, aurait 98 ans depuis le 26 mars.

Le public a changé, les jeunes sont devenus vieux, et pourtant ils en redemandent.

Ce genre de dinosaures, plus les années passent moins on les traite de fossiles.

Vous lirez aujourd’hui une scène extraite  de ma pièce ROSE AUTOUR DE MINUIT, que vous avez lue jour après jour au début de l’année.  Mon public en redemande !

 

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ROSE FAIT SON NUMÉRO 1ère partie

Publié le par Miss Comédie

ROSE entre dans le bar. Elle est en avance pour son tour de chant et porte encore son vieux jean délavé  avec un blouson de cuir rouge.  Dessous, une petite blouse en soie rose vif. Elle porte des bottes en lézard éculées et ses cheveux sont relevés en queue de cheval retenue par un ruban rose.

Apeès avoir embrassé le barman elle va s’affaler avec un magazine dans  un fauteuil près du bar.  Le barman la couve du regard tout en s’activant.

Un disque de Billie Holliday égrène ses plaintes en sourdine.

Entre Yann, le réalisateur. Depuis qu’il a entendu Rose chanter, il rêve de la faire tourner. Ce soir, il revient au bar pour l’écouter à nouveau.

  Il ne la reconnait pas et s’asseoit non loin d’elle.

 

YANN, au barman

Je suis en avance, mais j’attends les musiciens.  Donnez-moi un bon scotch avec des glaçons et une bouteille de Perrier.

 

ROSE,  se lève et va se jucher sur un tabouret du bar

Vous attendez spécialement quelqu’un ?  Le pianiste ?  Ou le guitariste ?   Ou la chanteuse ?

 

YANN,  surpris

On se connaît ?  (Il la reconnaît) Mais… Vous êtes la chanteuse  ?

 

ROSE

Heureusement que vous avez un peu d’oreille, parce que pour l’esprit d’observation, ça manque.

 

YANN

Oh, écoutez, quand on s’amuse à se métamorphoser comme vous le faites, à se déguiser en...

 

ROSE

Je ne suis pas déguisée, je suis habillée en moi le jour. Le soir je suis en chanteuse, tenue de travail.

 

YANN, la regardant intensément

C’est vraiment extraordinaire.  Vous n’êtes pas la même femme.  Vous êtes une autre.

 

ROSE, comme une évidence

C’est ça, le paradoxe du comédien.

 

YANN, soufflé

Vous lisez Diderot, maintenant ?

 

ROSE

Non, il y a longtemps.

 

YANN, se levant et allant vers elle

Vous avez de la mémoire ?

 

ROSE

Pour apprendre un texte ?  Parce que je sais qui vous êtes, vous êtes le réalisateur et vous cherchez à savoir si je serais capable de jouer mon rôle.

 

YANN

Vous m’épatez.  De plus en plus.

 

ROSE

Et vous n’avez encore rien vu.

 

YANN

Ah bon ?

 

ROSE, se tournant vers le barman

Dis-lui, ce que je fais quand tout le monde est parti, et que le bar est à nous !

 

LE BARMAN, l’air détaché

Elle fait des claquettes.

 

(à suivre)

 

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EUGÈNE IONESCO, TENNESSEE WILLIAMS, le rhinocéros et l'iguane...

Publié le par Miss Comédie

  Deux styles d’écriture aux antipodes l’un de l’autre.  Deux auteurs éternellement   nouvelle vague.

 

 IONESCO   INDÉLOGEABLE


Sa pièce LA CANTATRICE CHAUVE vient de s’achever au théâtre de l’Athénée dans la mise en scène de Jean-Luc LAGARCE reprise par François BERREUR.   Mais il est encore là, toujours là, depuis 1957 à la Huchette !

Et toujours dans la mise en scène de Nicolas BATAILLE, en alternance avec LA LECON.   Le théâtre fait le plein tous les soirs.  Il est petit, d’accord, mais quand même.

 

  PLEIN  DE CHOSES  DE TENNESSEE


Les pièces de Tennessee WILLIAMS ont connu des années de disgrâce. On les trouvait pesantes, démodées.  Tout-à-coup voici qu’elles surgissent à nouveau, les beaux esprits les ont réhabilitées.

On a vu l’an dernier BABY DOLL, on vient de voir LA NUIT DE L’IGUANE, en ce moment on peut voir « SOUDAIN L’ÉTÉ DERNIER » à la Tempête monté par René LOYON, et « LA MÉNAGERIE DE VERRE » au Théâtre de la Commune, monté par Jacques NICHET. 

En février, on nous annonce « UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR » mis en scène parWARLIKOVSY  avec Isabelle HUPPERT…

Si les grands metteurs en scène s’y mettent, c’est qu’il s’agit de gros gibier…

Espérons que le dépoussiérage ne ternira pas trop ce petit quelque chose de TENNESSEE…

 

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PAROLE DE DINOSAURE

Publié le par Miss Comédie

« Le comique étant l’intuition de l’absurde, il me semble plus désespérant que le tragique. »

Eugène IONESCO

 

Moi je suis d’accord.  D’ailleurs, quoi de plus émouvant qu’un comique qui joue la tragédie ?

Ionesco, éternel enfant, avait le sens des vérités inattendues.

Ses comédies laissent un goût plus amer que les tragédies de Tennessee Williams.

A bientôt, chers amis.

Miss Comédie

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L'ILLUSION ET LE DÉSIR

Publié le par Miss Comédie

Bonjour les catherinettes !      Sujet du jour : deux thèmes de réflexion dans deux spectacles parisiens jubilatoires.

L'ILLUSION CONJUGALE : on ne croit pas une minute que JEAN-LUC MOREAU  n’a trompé sa femme que douze fois, vous comprendrez en allant voir sa pièce au théâtre de l’OEUVRE. (un régal !  voir ci-dessous)

DÉSIR, c’est le nom de la nouvelle revue du CRAZY HORSE signée Philippe DECOUFLÉ .   Tout le monde adore. Moi, j’ai des réserves.

Ma scène du jour est très tendance, avouez.


 

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ILLUSION DE CONVERSATION

Publié le par Miss Comédie

Un quartier de Paris. Nadia et  Christine marchent chacune dans une rue différente, le portable à l’oreille.

 

-  Allo ?

-  Bonjour c’est Nadia.  Un message et je vous rappelle. A bientôt !

-  Oui, c’est Christine, je voulais te parler du dîner d’hier soir chez les Durand.   A propos du  petit incident  tu vois ce que je veux dire…… enfin  j’aimerais que tu me rappelles pour qu’on en parle ! A bientôt, ciao !.

- Allo ?

-  Bonjour c’est Christine. Vous pouvez me laisser un message, merci !

-  Oui, c’est Nadia, moi aussi je voulais t’en parler c’était affolant, non ?  Bernard qui se met à déblatérer sur le film de Yvan sans savoir qu’il était en face de lui !  J’en meurs de rire, rappelle-moi !

- Bonjour c’est Nadia, un message et je vous rappelle. A bientôt !

-  Allo Nadia, oui c’est encore moi, pour la gaffe de Bernard, c’était affreux,  la tête de Yvan ! Rappelle-moi, bye.

-  Allo ?

-  Bonjour c’est Christine. Vous pouvez me laisser un message, merci.

-  Allo, t’es où ?  Moi, ce qui me frappe, c’est la crétinerie des Durand, qui ne les ont même pas présentés !   C’est goujat, non ?  ça aurait pu mal tourner,  t’es d’acccord ?  Rappelle-moi, bon sang !

- Allo ?

-  Bonjour c’est Nadia,  un message et je vous rappelle.  A bientôt !

-  Nadia, t’es pas joignable, c’est un monde !   Je suis d’accord avec toi, les Durand sont responsables… Mais j’ai plus envie de parler de ça avec ton répondeur.   Si on prenait un café ensemble ? Je te propose demain 14h au Petit Zinc.  Ne me rappelle pas si t’es d’accord, OK ?

 

Christine referme son portable, le fourre dans sa poche et rentre chez elle.

On la voit s’engouffrer dans une porte cochère.

Nadia a aussi fermé son portable et s’engouffre dans une bouche de métro.

 

Les portables servent de plus en plus rarement à se parler. 

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JEAN-LUC MOREAU DEVANT, PHILIPPE DECOUFLÉ DERRIÈRES

Publié le par Miss Comédie

LA PIECE QUI   MARCHE

 

C’est             L’ILLUSION CONJUGALE, d’Eric Assous, au théâtre de l’ŒUVRE.   Il faut dire qu’elle est jouée par trois comédiens délicieux qui nous parlent d’adultère pendant une heure  trente  avec une finesse extrême.

Je vais encore une fois chanter les louanges de mon copain Jean-Luc MOREAU qui joue et met en scène avec le même tempérament.

La pièce raconte les aveux réciproques d’un couple qui a décidé de tout se dire.  « Combien ? » demande-t-elle. « Douze ! » répond-il.   Et ça démarre.

Il est parfait, juste, drôle, émouvant sans forcer la note.  Du grand art.  Un grand pro, quoi.  On se régale.  Les dialogues d’Eric Assous sont incisifs, diaboliquement dosés dans la montée des soupçons.  Le mari et la femme se mesurent sans acrimonie, sans vulgarité, sans mesquinerie.

Isabelle GELINAS est à la hauteur de Jean-Luc MOREAU.  Elle est jolie sans jouer la vamp, elle est fine, mutine et impériale.

Et le troisième larron, rôle ingrat de tradition, est lui aussi exactement

comme on veut qu’il soit. C’est Yvan PAUL, un habitué des planches parisiennes.

C’est une soirée qui  vous laisse euphorique, soulagé de voir la faiblesse humaine si joliment dépeinte qu’on a envie d’être faible, très faible.

Allez-y,  et je vous conseille la soirée du 31 décembre vous pourrez faire le bilan de l’année : un « état des lieux », comme dit le mari en lever de rideau, si vous acceptez de jouer au jeu de la vérité.

 

AU CRAZY  HORSE,  UNE ARMÉE NOMMÉE DÉSIR

 

Douze beautés d’égale hauteur, d’égale minceur, d’égal recto, d’égal verso.   Dans la revue de l’après-Bernardin, elles nous cueillaient (je dis bien nous, oui, nous les filles) par la grâce de leurs gestes lascifs, la lenteur de leur effeuillage, l’humour de la chorégraphie, le suspense du plateau noir entre les numéros, l’attente, le  solo ravageur, la précision des gestes, le minimalisme (si l’on peut dire…) de la mise en scène. Et l’impeccable rigueur de leur perruque noire coupée au carré.

Ici, c’est trépidant, ça s’enchaîne sans temps mort, les interludes sont occupés par des vidéos psychédéliques, les filles sont survoltées avec leur chevelure blonde qu’elles balancent de haut en bas,  leurs jambes qu’elles lancent avec violence et beaucoup de souplesse  dans le vide, tout ça est tout sauf érotique, enfin je trouve.  Dans l’ensemble PHILIPPE DECOUFLÉ met un peu trop leur derrière en avant, si je puis dire. Douze derrières en ligne ç’est un peu gâcher la marchandise.  On n’est pas vraiment sur le cul car y en a trop à regarder e, même temps.  A posteriori, on se souvient du deuxième à gauche, plus culotté que les autres, enfin plus coquin, c’est tout.

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GONFLÉ !

Publié le par Miss Comédie

« Si les maris permettaient un ou deux amants à leurs femmes pour qu’elles puissent comparer, il y aurait beaucoup plus de femmes fidèles. »

Georges FEYDEAU

 

FEYDEAU était très bon en adultère, je ne sais pas dans la vie, mais dans ses vaudevilles on ne pensait qu’à ça.  Eric ASSOUS suit ses traces et ça lui réussit… aussi, comme Félicie.

A bientôt  mes fidèles amis qui, j’espère, ne sont pas solubles dans l’océan de l’oubli.

Miss Comédie

 

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LES IMMORTELS

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  Ca y est !  La déferlante Albert CAMUS  inonde les médias. J’y joins ma petite voix car Albert CAMUS est mon idole depuis… (lire plus bas). Mais j’y associe  Gérard PHILIPE qui, lui aussi, est  dans toutes les mémoires.

Panthéon ou pas panthéon, ils sont tous les deux immortels.

Ceux qui ont eu la chance de passer un moment d’éternité avec eux ne sont pas près de l’oublier.

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LA JEUNE FILLE ET L'ÉCRIVAIN

Publié le par Miss Comédie

Le taxi la déposa rue Sébastieh  Bottin. C’est une rue où l’on entend les oiseaux chanter.

Elle entra  chez Gallimard avec un sentiment d’exaltation. Elle avait rendez-vous avec Albert Camus, prix Nobel de littérature.

Il était 14 h, les couloirs étaient déserts. Les pièces qu’elle apercevait derrière les portes ouvertes étaient vides.

Où pouvait bien être le bureau de Camus ?  Elle prit l’escalier jusqu’au premier étage et frappa à la première porte.

 

-  Entrez !

L’homme qui est assis derrière une table encombrée de livres et de papiers, tournant le dos à la fenêtre ouverte, ne peut pas être Camus.

-  Pardon monsieur, je cherche le bureau d’ Albert Camus…

-  C’est celui-ci, mademoiselle. Et donc, je suis Albert Camus.

La jeune fille resta muette.

-  Entrez donc, qu’est-ce qui se passe ?

Elle entre et bredouille :

-  Excusez-moi… c’est que je croyais… je vous imaginais plus âgé, plus…

Son rire éclata et elle eut la gorge serrée.   Mais voilà qu’il se lève, va vers elle, la guide vers le fauteuil.

-  Je sais. Vous devez être la secrétaire de mon agent et je dois vous remettre quelques feuillets. Mais pourquoi est-ce que je devrais être vieux ?

    Et  comme elle restait muette :

-  Bon, ma secrrétaire est en train de taper les dernieres pages.  Vous avez deux minutes ?

Elle a l’éternité devant elle.

Elle le regarde.  Il a 45 ans, elle le sait. Il est beau, son visage et ses mains sont bronzés, il revient de Grèce, elle le sait, elle sait tout de lui puisqu’elle est la secrétaire de son agent.

Il lui revient des bribes de potins qui courent au bureau, Camus bourreau des coieurs, un don juan… Elle ignorait ces bavardages, elle s’en foutait.

A cet  instant elle comprend tout. Il se dégage de lui quelque chose à la fois de très doux et de très animal.

Il peut avoir toutes les femmes.

 

Ils se regardent.   La chaleur de l’après-midi de juillet monte de la cour par la fenêtre ouverte. en même temps que les chants d’oiseaux.

Les phrases naissent peu à peu, questions banales, réponses banales. Il est curieux des êtres.  Elle est fascinée.

Plus tard elle reverra souvent dans son souvenir  ce face à face, essayant de reconstruire le dialogue, butant sur des mots, souvenir de la chaleur d’un regard, de ma surprise d’un sourire et tout s’effrite avec le temps. 

La jeune fille ne disait pas grand-chose.  Il aimait parler, d’une voix un peu éteinte, un léger accent pied-noir. Il commença à lui confier que l’adaptation des Possédés avait été - il chercha le mot, ne le trouva pas.

Il parle de l’été à Paris « un avant-goût du paradis », il souriait.  « Et vous, vous aimez Paris ? Vous y vivez depuis longtemps ? »

Quand il parlait, ses yeux qui se voulaient enjôleurs laissaient deviner autre chose de plus profond, une soif de comprendre, une quête de justice qui soudain donnèrent à la jeune fille une envie folle de le connaître. De partager avec lui d’autres moments plus intimes.

Elle se dit « c’est fini.  Ma mission va s’achever, je vais devoir partir, le quitter, et d’ailleurs il n’y a plus rien à dire.  Il m’oubliera. »

 

La secrétaire frappe à la porte. Elle entre et dépose son travail sur le bureau. Camus  a un mot gentil.

-  Merci Suzanne.  Espérons que ces pages nous ouvriront des portes !

La secrétaire sortie, il reste encore un moment silencieux, feuilletant le manuscrit d’un air pensif.  Puis il prend  une grande enveloppe et le glisse dedans, après avoir griffonné quelques mots sur une feuille de papier à lettre à l’intention de son agent.

La jeune fille se leve.  Il a  un dernier regard sur elle, comme si tout n’avait pas été dit.  Il prend sur la table un exemplaire de LA CHUTE, son dernier roman paru.

Elle le voit écrire quelques lignes sur la page de garde et refermer le livre.

« Pour vous.  Lisez-le en pensant à moi.  Mais ne tombez pas dans le panneau : je ne suis pas Clamence ! »

Tout en parlant il s’est  levé, il contourne le bureau et vient poser sa main sur l’épaule de la jeune fille.

« Revenez me voir.  J’aime la compagnie des jeunes filles sages… »

Elle, c’était son vœu le  plus cher.  Mais lui, il n’eut pas le temps de lui donner un deuxième rendez-vous.

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ALBERT CAMUS, GÉRARD PHILIPE, âmes du théâtre

Publié le par Miss Comédie

 

ALBERT CAMUS, « C’EST  TROP JEUNE … »

Ce sont les mots qu’a prononcé la mère d’Albert CAMUS à l’annonce de sa mort.

Le livre qui vient de sortir, « Les Derniers Jours d’Albert Camus », de José LENZINI, donne beaucoup d’importance à sa relation avec sa mère.  Relation frustrée en permanence, puisqu’elle était sourde et aphone.

Mais que peut-on trouver de neuf à dire aujourd’hui sur cette mort brutale  ? Tout à été dit.  Et même, oui, que Camus rêvait d’être acteur, qu’il avait donné son accord pour être le partenaire de Jeanne MOREAU dans MODERATO CANTABILE de Marguerite DURAS, et que finalement Jean-Paul BELMONDO eut le rôle.

 

José LENZINI nous déniche quelques anecdotes dont on ne sait même pas si elles sont véridiques,   et pour meubler les 123 pages qui racontent le dernier voyage, nous donne un compte-rendu imaginaire et romancé des gestes, des  pensées, des souvenirs de Camus tout au long des heures qui ont précédé l’issue fatale.  Il insiste sur son mal de vivre. Il en fait une victime. Et dans ces pensées, pas un mot sur sa vie amoureuse. C’est mal le connaître…

 

Quand on a lu la biographie monumentale de Olivier TODD, argumentée, pavée de témoignages réels et d’extraits des notes de Camus, on se dit « ouais ».

Voilà un livre inutile publié par Actes Sud.

Plus intéressant est « LE DICTIONNAIRE ALBERT CCAMUS » où l’on retrouve l’homme à travers ses mots.  Chez Robert Laffont.

 

GERARD PHILIPE, LETTRES D’AMOUR

25 novembre 1959, il quittait ce monde. Comme un cadeau, parait en livrairie cette 

« CORRESPONDANC E » publiée par son ami Georges PERROS.

Il était discret,  cet ami-là, qui a correspondu  avec Gérard et Anne PHILIPE entre 1946 et 1978.

Jérôme GARCIN, qui a épousé Anne-Marie Philipe, la fille de Gérard, a préfacé avec recueillement  ce livre-souvenir.

Ces lettres contiennent toute l’émotion du monde,  il nous semble entendre  la voix de Gérard,  on imagine  les heures joyeuses de sa jeunesse au soleil, et on va comme ça jusqu’au bout de cette courte vie… jusqu’à la dernière lettre de l’ami, qui est comme un cri d’amour.

On se dit que Gérard PHILIPE était vraiment un extra-terrestre.   La photo  signée Lipnitzky  est hallucinante :  cette allure de chat sauvage, cette coiffure de punk, et ces yeux qui demandent pourquoi.  C’était en 1947, il avait encore  12 ans à vivre.  Cette semaine nous fêterons l’anniversaire de sa mort, en pleine gloire, après le tournage de LA FIEVRE MONTE A EL PAO de Luis BUNUEL.  Un mauvais film.

 

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SES MOTS D'AMOUR

Publié le par Miss Comédie

« Je ne connais qu’un seul devoir : aimer. »

Albert CAMUS (Carnet de notes.)

 

Oui, il a dit ça. Son charisme est enfin reconnu, quarante ans plus tard. Sera-t-il au Panthéon ?  Je le crois plus à l’aise dans le petit cimetière de Lourmarin, sous les buis et les lavandes qui l’embaument.

Le Panthéon ? « Absurde ! » je crois l’entendre.

A bientôt, chers amis du théâtre et de la vie.

Miss Comédie

 

 

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FÉES D'HIVER

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !   Oui   l’hiver on a besoin de chaleur.  Ces deux-là n’en manquent pas.  SOPHIE MARCEAU ET NATHALIE BAYE  sont à l’affiche, l’une des salles de cinéma, l’autre d’une salle de théâtre.  Des milliers de gens paient pour les voir,  ce sont nos deux plus populaires égéries du chaud business  français.  Allons-y !

Mon court-métrage parle aussi de chaleur humaine, celle qui se dégage  d’une personne apparemment froide...  le feu sous la glace !

 

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LA RONDE DE NUIT

Publié le par Miss Comédie






INTERIEUR JOUR

 

La salle de peintures flamandes du musée du Louvre.

Assis à l’entrée, sur une chaise, un garde en uniforme défraîchi, le dos vouté, la mine revêche, est perdu dans ses pensées.

Entre une très jeune fille, une  brochure à la main. Elle hésite sur le seuil, jette un coup d’œil circulaire sur les murs de la salle, puis s’adresse au gardien :

 

                                    LA JEUNE FILLE

                                    Pardon, je cherche le tableau qui s’appelle

                                    LA RONDE DE NUIT… ?

                                    LE GARDIEN, sans lever la tête, ronchon :

                                    Bonjour.

                                    LA JEUNE FILLE

                                    Bonjour !  (Un peu agacée)   Bon, vous pouvez

                                             me dire ?

                                    LE GARDIEN

                                    C’est pas ici.

                                    LA JEUNE FILLE

                                    Comment c’est pas ici ?  C’est où ?

                                    LE GARDIEN

                                    C’est au Rikj Museum à Amsterdam.  (Furieux)

                                    vous devriez savoir ça !

 

         La jeune fille est un peu interloquée, regarde sa brochure puis le gardien.

                                    LA JEUNE FILLE

                                    Merci.

Elle s’avance dans la salle et commence à regarder les toiles de très grand format qui couvrent les murs.  Elle passe un long moment devant chacune d’elles.  Elle finit par s’asseoir sur le banc central pour examiner la dernière toile, un immense tableau de bataille dans des couleurs sourdes.

Le gardien la regarde faire, sortant de sa prostration, et ne la quitte pas des yeux jusqu’à ce qu’elle soit assise sur le banc. 

Au bout d’un moment il se lève et va vers elle en claudiquant. 

 

 

 

                                   LE GARDIEN

                                   Mademoiselle, si vovoulez je peux vous raconter l’histoire de

                                   tous ces tableaux.

       

                                   LA JEUNE FILLE

                                    Non, merci, je voulais seulement voir LA

                                    RONDE DE NUIT.  Ceux-là ne m’intéressent

                                    pas.

                                    LE GARDIEN

                                    J’étais gardien au Rikj il y a longtemps.  J’ai

                                    bien vu ce tableau, LA RONDE DE NUIT.   

                                    Du bidon.

                                    LA JEUNE FILLE

                                    Quoi ?

Le gardien, toujours debout devant elle, se balance d’un pied sur l’autre.

 

 

                                   LE GARDIEN, chuchotant

                                   C’est un tableau trafiqué.  Rembrant l’avait peint pour…

                                   Je peux vous raconter ça aussi.

                                   LA JEUNE FILLE

                                   Mais...


Le gardien avance  la main comme pour inviter la jeune fille à se lever et à le suivre. 

                                    LE GARDIEN

                                    Les jeunes filles ne connaissent pas la peinture.  J’aimerais…  vous

                                    avez l'air....

Il laisse retomber sa main.

                                    LA JEUNE FILLE

                                    j’ai l’air de quoi ?

                                    LE GARDIEN

                                    Il faudrait trop de temps… vous, les minettes,

                                    il faut d’abord vous séduire, et après  seulement vousécoutez ce 

                                    qu(on vous raconte...

Son regard s’éteint, il reprend sa posture voûtée, les mains derrière le dos, et il s’éloigne en soupirant.   il  reprend sa place sur la chaise à l’entrée de la salle et les coudes sur les genoux, replonge dans ses pensées.

La jeune fille l’a regardé partir avec une expression de curiosité attendrie.

Au bout d’un moment, elle se lève et s’approche de lui.  Il ne la voit pas arriver.

Elle lui pose une main sur l’épaule, il sursaute et  lève la tête.

                                     LA JEUNE FILLE

                                             j’aimerais tellement vous entendre raconter l’histoire de

                                             LA RONDE DE NUIT !

                        

FONDU ENCHAINE

EXTERIEUR JOUR

L’esplanade du Carrousel du  Louvre.  La place déserte est baignée de soleil.  Deux silhouettes de dos marchent côte à côte.

On reconnaît le gardien et la jeune fille.

C’est elle qui, à un moment, lui prend la main. Leurs silhouettes en s’éloignant, deviennent de plus en plus floues, nimbées de lumière.

 

 

 

 

 

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SOPHIE MARCEAU ET NATHALIE BAYE N'ONT PAS FROID AUX YEUX !

Publié le par Miss Comédie

SOPHIE MARCEAU  PREND DES RISQUES...

 

Elle est sur les écrans dans le premier long-métrage d’ Alain MONNE, « L’HOMME DE CHEVET ».

 

Elle partage l’affiche avec l’amour de sa vie, Christophe LAMBERT`

Tout ça c’est très bien, mais vous connaissez le pitch du film ?  C’est une belle

tétraplégique clouée sur son lit de douleur et qui se tape une histoire d’amour avec un alcoolo détraqué.   La tétraplégique c’est elle, l’alcoolo c’est Christophe LAMBERT.  Dans la vie ils sont amants, mais qu’importe ?  Le sujet est du genre à tenter Almodovar ou David Lyonch, alors le  risque est de taille : que cette  histoire ne soit pas crédible, et que le film soit un navet.

En attendant de le voir, on est subjugué par la beauté des photos de Dominique ISSERMAN dans Madame FIGARO  qui les a pris en duo d’amour au  Raphaël et Grand Véfour, elle est totalement divine et lui craquant comme pas deux.  Ils disent des choses très belles dans leur interview, c’est déjà un film dans le film, une belle histoire d’amour. Si le film marche, ce sera le plus beau cadeau de leur vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NATHALIE BAYE    BRÜLE LES PLANCHES

 

Avant de ccéder la place à Sami FREY, elle occupe la scène du théâtre de l’Ateloier avec une pièce de Jon FOSSE, intitulée à bon escient « L’HIVER ».

Dans ce contexte de froidure extrême, elle se balade à l’aise aussi bien dans son accoutrement de mendigotte, ébouriffée, gros godillots, que dans sa tenue de séductrice, jupe de cuir rougte dévoilant ses jambes sublimes.

Quelle âge a-t-ellle ?  On ne veut pas savoir, tant elle est « encore » belle.

Côté performance, elle assure.  Elle sait prendre des risques, elle aussi.

Jusqu’à présent ça lui a toujours réussi. 

(Je pense  à la scène d’anthologie  dans quoi déjà ? où elle danse seule et avec désespoir sur une musique de rock, après avoir constaté que Jean-Pierre Bacri son mari la trompaie avec Isabelle Carré. Elle y était follement bonne.)

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LES BONS CONTES FONT LES BONS AMIS

Publié le par Miss Comédie

« Les diamants et les pistoles

Peuvent beaucoup sur les esprits,

Cependant les douces paroles

Ont encore plus de force et sont d’un plus grand prix. »

Charles PERRAULT  (Les Fées)

 

Les Fées, un conte que je ne connnaissais pas.  Très moral, à ce qu’il paraît,

mais on adhère.

Je vous laisse en compagnie des bonnes fées   pour une bonne semaine. Je vous rapporterai des échos de la capitale.

Laissez-vous en conter, mes amis.

Miss Comédie

 

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UN TRÉSOR, DES TRÉSORS

Publié le par Miss Comédie

`Bonjour !  Puisque c'est aujourd'hui jour de chance, on va parler trésors.

TRÉSOR, le film, est un souvenir de Claude BERRI. Les trésors de Pierre BERGÉ sont des souvenirs d’Yves SAINT-LAURENT.

L’un sort cette semaine             au cinéma, en même temps que le livre de Nathalie RHEIMS, « Claude » sort en librairie.

Les trésors de SAINT-LAURENT sont en vente au Théâtre Marigny.

 Et pour tous les deux ce sont les souvenirs d’une vie à deux aujourd’hui interrompue.

On commence par ma scène du jour, qui est, elle aussi, le  souvenir d’une époque disparue.

 

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SILVANA MANGANO, REINE DE LA NUIT

Publié le par Miss Comédie

Le Cap Ferrat.  Réception chez le producteur Dino de Laurentis et sa femme, l’actrice Silvana Mangano.  Je suis invitée par deux journalistes copains de mon père, à les accompagner.

 Un jardin aux terrasses ponctuées de cyprès, livrant aux   dernières dorures du couchant l’impeccable désordre de sa végétation et la surface limpide de ses pièces d’eau.

Une villa s’offrant aux regards avec indécence, toutes fenêtres ouvertes, débordant de lumières, contre le ciel mauve et les cyprès noirs.

Debout sur le perron, le couple accueille ses invités dans  une attitude souveraine.  J’eus un choc : la beauté de cette femme Silvana Mangano.  La grâce innée de chacun de ses gestes . Elle, la fille aux cuisses nues de « Riz Amer »,  portait une robe noire dont le  col très montant laissait ses épaules nues et dont la soie fluide glissait le long de sa minceur.  Un bijou scintillait à l’endroit de son coeur.  Un léger diadème en fleurs de jasmin éclairait la masse sombre de sa chevelure.

Queslques années plus tard on cla voyait dans « MORT A VENISE », toujours aussi belle. C’était pour elle qu’il fallait mourir.

Mes deux compagnons journalistes avaient disparu. Un instant, mon coeur se serra dans un souvenir imprécis. Une autre soirée, un autre cavalier fantôme... Mais Philippe R.  ne me quittait pas des yeux.  Entre deux interviews,  il revenait vers moi :

-  Ca vous plait ?  C’est merveilleux, n’est-ce pas ?

Il veillait à ce que j’ai toujours du champagne.  Son acolyte le photographe guettait, l’objectif à l’épaule.  Parfois un éclair de flash trouait la nuit.  Il y avait un instant de panique, une fuite, des voix protestaient.  Mais tout se calmait vite.  Les stars jouaient le jeu.

Je m’approchai de la villa.  Un flot de musique s’échappait de ses fenêtres ouvertes.  On dansait à l’intérieur.

Un homme en veste de smoking blanc d’une classe incroyable me croisa sur les marches et me sourit :

« Are you alone ?  Are you looking for someone ?

« No, no, I am just visiting, it is such a beautiful place…

« How old are you, honey  ?

« Eighteen.

« My goodness !  Help !  fit-il en descendant les dernières  marhces avec un grand rire.

Je me retourdnai, croyant avoir eu une vision.  Mais non, c’était lui, c’était  Dean Martin.

Ce soir-là, tout me paraissait normal.  Aujourd’hui, ce souvenir ne m’appartient plus.  Il est tombé dans un champ de prescription, comme un vieil autographe dont l’auteur n’a plus la cote.

 

 

 

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NATHALIE RHEIMS ET PIERRE BERGÉ : SOUVENIRS À VENDRE

Publié le par Miss Comédie

NATHALIE REIMS : SOUVENIRS D’AMOUR AVEC  CLAUDE BERRI

L’écrivaine à la chevelure de lionne,   (qu’elle vient de couper, paraît-il), belle spécialiste du dialogue avec les morts, nous raconte son Claude Berri.

Elle nous a parlé de Charles Denner, et puis de son frère disparu, après avoir écrit sa douleur d’avoir perdu son père, Maurice RHEIMS, grand amateur d’objets rares à qui il prêtait une âme.

Aujourd’hui elle revient sur sa vie avec Claude BERRI, décédé en janvier dernier, avec qui elle a vécu dix ans de bonheur et pour qui elle a quitté l’éditeur Leo Scheer, son époux depuis quinze ans…

L’histoire de leur rencontre  ferait un beau sujet de film… Son livre qui s’intitule « Claude », tout simplement, est édité aux Editions… Léo Scheer.

 



 

CLAUDE BERRI NOUS LÈGUE UN TRÉSOR     

C’est le film qu’il avait commencé à tourner juste avant sa mort et qui sort cette semaine.  « TRESOR » a été conduit jusqu’à son terme par François DUPEYRON, avec l’aide fervente des deux fils de Claude, Thomas LANGMANN et Darius.  Alain CHABAT y joue le rôle principal après le désistement d’Yvan ATTAL immobilisé par une chûte alors qu’il tournait RAPT.  Mathilde SEIGNER est sa partenaire dans cette comédie désopilante dont le héros est un chien un peu trop envahissant. 

 

 

YVES SAINT-LAURENT  JOUE JE TE QUITTE ET TU DOUBLES,

AU THÉÂTRE MARIGNY

YSL,  c’est un sujet de roman à lui tout seul, qu’auraient pu écrire Marcel Proust, Oscar Wilde ou  Paul Morand, un poète de la mode, un créateur de beauté.

 Pierre BERGÉ finit d’écouler les vestiges d’une vie à deux, cette fois ce sont les objets que l’on dit « intimes », c’est quoi, les objets intimes ?  Pour les vendre, il faut qu’ils aient été choisis avec un certain goût du luxe : miroirs biseautés, brosses à cheveux en écaille, flacons de toilette en cristal, chausse-pieds en ivoire, et des cintres en cèdre du Liban, et des ménagères en argent massif, et quoi encore ?

Bien sûr, il va doubler le prix.   La valeur ajoutée, c’est le NOM de la main illustre qui s’est servi de ces objets et les a partagés avec un homme d’affaires impénétrable. (en apparence !)

Après la « vente du siècle » au Grand Palais, qui avait vu s’enoler les prix de leur collection de tableaux, les objets intimes se disperseront au Théâtre Marigny, cela convient mieux à une collection plus prosaïque…

Et c’est quand ?  Du 17 au 20 novembre, pour tous ceux à qui il manque une pelle à tarte gravée  ou un vase XXL en porcelaine chinoise.

 


 

 

 

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MODIANO LE DIT SI BIEN

Publié le par Miss Comédie


 

 

« Pourquoi certaines choses du passé surgissent-elles avec une précision photographique ? »

Patrick MODIANO  (Rue des Boutiques Obscures)

 

Il vit dans le souvenir et il en parle mieux que personne.  Le souvenir est son

pain quotidien.

A bientôt, chers astronautes de la mémoire  !

Miss Comédie

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A L'EST, QUOI DE NOUVEAU ? ..... L'OUEST !

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  L'Ouest serait-il  le paradis ? En tout cas,  c’est là qu’ils ont choisi de vivre :

MIKHAIL  BARYSHNIKOV  et RADU MIHALEANU, ces deux exilés de la danse et du cinéma.   A Berlin on ne va pas les blâmer, puisque désormais, l’est et l’ouest ne sont qu’un seul point cardinal.

Les projecteurs sont sur eux, l'un à l'Opéra de Lyon, l'autre dans les salles de cinéma.


Mais tout de suite : la 2ème partie de mon court-métrage L’ABSENCE se termine sur un départ vers l’inconnu,  peut-être le paradis…

.

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L'ABSENCE

Publié le par Miss Comédie

(2ème partie et fin)

 

 

 

EXTERIEUR NUIT -  RUES DE PARIS

Scène 4

THERESE  marche dans une rue plongée dans l’obscurité.  Quelques passants  pressés. On entend  un klaxon au loin.  Elle  marche, les mains dans les poches de son imperméable.  On la suit un moment puis la caméra la précède et cadre son visage.   L’expression est neutre, indéchiffrable.

 

CUT

INTÉRIEUR NUIT

Scène 5

LE SALON DE THÉRESE

 

Perché sur le dossier d’un fauteuil, le chat est immobile devant la fenêtre, scrutant la nuit.

 

CUT

EXT. NUIT -  RUES DE PARIS

Scène 6

THERESE marche toujours dans Paris. Toujours au même pas, ni lent ni pressé, toujours les mains dans les poches, même visage impassible.

La rue, cette fois, est animée, les cafés sont encore ouverts, les gens de la nuit sont dehors.

 

 

FONDU ENCHAINÉ

EXT. NUIT -  RUES DE PARIS

Scène 7

THÉRESE marche maintenant dans une avenue très large, bordée d’arbres. Quelques voitures passent et  disparaissent au loin. L'une d'elle, surprise par la  silhouette prise dans les phares, donne un coup de klaxon qui se prolonge dans le lointain.

Thérèse  s’arrête soudain et semble désorientée.  Elle regarde autour d’elle,  hésite un moment immobile, puis reprend sa marche vers l’extrémité de cette avenue interminable, vers la nuit profonde.

 

CUT.

INTERIEUR JOUR.

Scène 8

Le hall de l’immeuble de THÉRESE.

La voisine et ses deux enfants partent pour l’école.

 La concierge est en train de rentrer les poubelles.

 

                                                LA VOISINE

                                                Le chat a miaulé toute la nuit…

                                                LA CONCIERGE

                                                Oui, elle n’est pas rentrée…  Elle ne m’a rien dit.

                                                LA VOISINE

                                                C’est étrange qu’elle  soit partie sans son chat…

                                                LA CONCIERGE

                                                Si, maintenant ça me revient…  Elle est descendue

                                                vers huit heures, j’allais fermer la porte cochère à clé

                                                elle m’a dit « je reviens, je vais jusqu’au tabac  j’ai

                                                encore oublié d’acheter des clopes… »

 

FIN.

 

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LES PARADIS DE BARYSHNIKOV ET DE RADU MIHALEANU

Publié le par Miss Comédie

BARYSHNIKOV MÈNE LA DANSE À LYON

 

Après Rudolf NOUREIEV, c’est le plus grand.  Immense star aux Etats-Unis, il a dansé sur toutes les scènes du monde, les plus grands ballets, les plus belles chorégraphies.   A 61 ans il continue à danser, mais différemment.  Il ne s’envole plus dans des sauts hallucinants, il a pris un rythme plus mesuré, plus moderne, il n’est plus en collant chair mais en pantalon et tee-shirt, mais son corps reste toujours aussi « musical ».

MISCHA est père et même grand-père, le paradis ça conserve !

 Lyon a le grand privilège de l’accueillir pour trois soirs seulement à l’Opéra de Lyon, du 10 au 13 novembre..

Il va danser une série de pièces créées pour lui par des amis chorégraphes russes ou américains, parfois en duo, parfois seul, des chorégraphies très

nouvelles dans un esprit contemporain où se mêlent effets sonores et vidéos.

 

RADU  MIHAILEANU DONNE  SON CONCERT DANS LES  SALLES

Lui, dont les parents furent persécutés par le régime Ceaucescu, pour qui

la place Rouge était le symbole de la dictature et de la terreur, a pu tourner

une scène de son film LE CONCERT sur cette place, réquisitionnée par la production rien que pour lui !

Une belle revanche de la vie comme il y en a quelque fois.

Le film raconte l’histoire d’un grand chef d’orchestre déchu, licencié par

Brejnev pour avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs.

C’est une comédie qui mèle le burlesque à l’émotion et où Mélanie LAURENT

s’est faufilée, pas folle la guêpe, elle fait les bons choix.

 

VANESSA PARADIS BELLE DE PUB

On ne peut pas parler de paradis sans penser à elle, LA Paradis, la délicieuse Fille sur le Pont.

Elle va être l’égérie de CHANEL pour son nouveau rouge à lèvres, après avoir été celle de son parfum Coco… Chouette, on va revoir le bout de son nez, maintenant qu’elle nous préfère les Américains…

 

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LE CHEMIN DU PARADIS

Publié le par Miss Comédie

 

« Quand la maison d’un homme est pleine de chiens sauvages, il lui faut aller chercher la paix ailleurs. »

Pearl BUCK 

 

Celle qui a écrit le super best-seller « Vent d’Est, vent d’Ouest » savait de quoi elle parlait.   C’est comme ça que tant de gens ont pris le chemin du paradis, le chemin de chez nous !

A bientôt, chers anges …

Miss Comédie

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