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6 avril 2021 2 06 /04 /avril /2021 14:40
PHOTO GENIES / NICK ULT

NICK ULT

 

Son nom ne vous dit rien. C’est lui, pourtant, l’auteur de cette image bouleversante qui a fait le tour du monde.

Comme si le monde pouvait, en détournant les yeux de l’insoutenable, se détourner un jour de l’horreur de la guerre.

Il faut rappeler cette histoire, digne d’un film de Coppola,  mais ce n’est pas de la fiction, ça s’est passé vraiment, devant ses yeux et il a fixé l’Instant, à jamais.

 

«  Ce 8 juin 1972, dans le village de Trang Bang, au Vietnam,  une effroyable bavure est commise par l'aviation sud-vietnamienne, qui lutte avec les États-Unis contre les forces communistes du Nord. Mal renseignés, les bombardiers Skyraider se trompent de cible. Ils larguent des bombes au napalm sur un temple qui abrite non pas des combattants vietcongs, mais leurs propres soldats et des civils. 

Kim Phuc, neuf ans, figure parmi les victimes de cette erreur dramatique.

….À quelques centaines de mètres de là, le photographe Nick Ut a assisté à toute la scène. Avec un groupe de journalistes internationaux, il a découvert, horrifié, que des civils surgissaient du nuage de fumée. Il a photographié, parmi eux, la grand-mère de Kim Phuc portant dans ses bras le corps inerte d'un petit garçon : Danh, trois ans. Et dans les bras d'un homme vêtu de blanc, Cuong, un bébé de neuf mois. Tous deux sont les cousins de Kim Phuc, les fils de sa tante Anh. Tous deux ont été touchés mortellement.

Lorsque la fillette parvient à son tour jusqu'à lui, Nick Ut tire de son sac son quatrième et dernier appareil photo encore chargé, un Leica M3. Il immortalise la détresse de la petite fille neuf ans, qui répète sans cesse les mêmes mots : "Trop chaud ! Trop chaud ! » À sa droite, son grand-frère Tam implore les adultes : 

"Aidez ma sœur !"

Et Nick Ult ne se le fait pas dire deux fois. Il transporte Kim Phuc  dans la voiture de l’Associated Press jusqu’à l’hôpital le plus proche et entreprend les démarches  d’urgence qui vont lui sauver la vie

Pourquoi  se trouvait-il  là ? Avait-il la mission divine de saisir  l’instant où une petite fille allait démontrer aux yeux du monde la cruauté aveugle de la guerre ?

Ce fut lui, donc.

Nick est un reporter- photographe qui vient d’être embauché par l’Associated Press pour couvrir cette région du Vietnam secouée par la guerre.

Il est né au Vietnam mais il est citoyen américain et vit à Los Angeles.

Ce 8 juin 1972 il a seulement 21 ans ; le soleil  brille et il attend, prêt à shooter ces civils terrorisés qui fuient le village en flammes  et ce moment lui paraît dépasser les limites de sa mission.  Mais il faut shooter l’insoutenable il est là pour ça.

 Il a épuisé les chargeurs de ses trois appareils et voilà qu’il aperçoit la petite fille, spectacle qui lui soulève le cœur.

Il y a le quatrième appareil, encore chargé, et il le sort en tremblant, il appuie sur le déclencheur.

Saisir l’instant.  Il se sent aussi coupable qu’eux, il faudra détruire cette photo.  Mais  elle ne lui appartient plus.

Nick le photographe disparaît derrière Kim Phuc, l’icône de l’inaccessible paix sur la terre.

Kim Phuc a aujourd’hui 55 ans et vit au Canada avec son mari et ses deux enfants.  Elle s’est libérée des instances politiques et diplomatiques qui voulaient faire d’elle leur porte-drapeau  et travaille pour des œuvres caritatives au sein de l’UNESCO dont elle est devenue l’ambassadrice.

Sur le terrain, elle a retrouvé son sauveur et premier photographe, Nick ULT ; « Mon meilleur ami », dit-elle.  

 

 

 

Fin de l’histoire de LA FILLE SUR LA PHOTO, publiée dans l’OBS  dont j’ai librement repris les grandes lignes.

Je ne connaissais pas cette histoire, je suis heureuse que mon blog m’ait suggéré de faire la connaissance de Nick ULT, photo-génie enfin reconnu.

 

Miss Comédie

 

 

 

 

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26 mars 2021 5 26 /03 /mars /2021 13:50
PHOTO GENIES   : MAN RAY

Man Ray  ou l'illusionniste

 

 

 Tous les photographes n’ont pas le même objectif. Non, sans jeu de mots, je réalise aujourd’hui que je me penche sur le sujet, que le métier de photographe n’est pas  si simple à cataloguer.

 

 

Au moment où j’envisage MAN RAY  comme le quatrième « génie » de ma liste, et où je me plonge dans son oeuvre pour en choisir la photo symbolique, je suis  devant une évidence  .

Les photos de MAN RAY ne sont plus des instantanés,  ce sont des compositions préméditées, étudiées, des  esquisses  d’oeuvres d’art .  

 

MAN RAY ne se contente pas d’appuyer sur le déclencheur, il s’empare de sa prise de vue et il la travaille, la détourne, l’enjolive, la solarise…   Le résultat, pour nous les observateurs, donne à réfléchir non pas sur l’avant ou l’après-clic, mais sur l’intention du tireur, et bien au-delà, sur ce que l’image éveille en nous de curiosité ou d’émotion.

La photo que j’ai choisie, bien que très ancienne, elle date des années vingt, nous parait tout à fait conforme à l’image de notre vie actuelle, à ce doux désordre qui nous submerge.

Beaucoup plus actuelle, en fait, que celles de DOISNEAU ou de CARTIER_BRESSON qui nous montre un Paris totalement dépassé mais tellement émouvant.

 

A chacun son objectif, l’imaginaire ou le réel et dans ce pari-là il n’y a pas de gagnant.

Le pari de MAN RAY était d’ajouter au réel une part d’imaginaire et l’époque se prêtait à toutes les libertés en matière de création :

 

 

MAN RAY, fraîchement débarqué d’Amérique en 1921  au moment où Paris est  entiché de surréalisme sous toutes ses formes, il  est accueilli par Marcel Duchamp qui l’introduit dans le milieu des artistes qui comptent : Aragon, Eluard, André Breton. 

Lui, qui a toujours refusé la suprématie de la peinture sur la photographie,  pour qui l’appareil-photo  est l’équivalent d’un pinceau ou d’une plume, a trouvé sa voie.

Il va révolutionner l’art de la photographie avec des portraits surtout pas académiques de ses amis qui ne sont pas vraiment des inconnus  : Cocteau, Magritte, Picasso et surtout sa consoeur et amie allemande  Meret Oppenheimer qui fut longtemps une source d’inspiration.

 

Oui, MAN RAY est l’ancêtre des photographes humanistes qui  ont boudé la sophistication pour  privilégier la magie de l’instant .  Et voilà que ses photos restent en place, éternels  paradoxes d’un photographe toujours d’actualité.

Je n’avais pas envisagé de chronologie dans ma liste de génies,  mes choix  se faisaient  sans ligne directrice, juste l’attrait d’un nom, d’une époque,  un peu au hasard.

Je découvre  peu à peu des filiations, des points communs en filigrane, tout ce qui fait le mystère de ce métier si inclassable : MAN RAY a inspiré l’un des photographes de mode superstar des années soixante, GUY BOURDIN,  qui lui-même a inspiré Sarah Moon, et Mondino, Goude, qui ont eux aussi inspiré des futurs génies de notre époque.  Alors. Qu’importe la chronologie ?

Tout cela n’est finalement qu’une manière détournée  de m’adresser à vous, les passants inconnus qui jetez un oeil sur ce blog, une manière dérisoire de faire comme si tout était comme avant.

 

Miss Comédie

 

 

 

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8 mars 2021 1 08 /03 /mars /2021 16:42
PHOTO GENIE :  CARTIER BRESSON

L’INSTANT  DECISIF DE CARTIER BRESSON

 

 

 

Oui, parce que ce regard n’a duré qu’une fraction de secondes, bien sûr, il fallait presque prévoir cet instant décisif pour appuyer sur le déclencheur au moment même où le mépris, le dégoût, la désapprobation, l’incompréhension, tout cela allait être fixé à jamais.

Et puis, au premier plan, comme séparé par un mur invisible, ce bloc d’indifférence en flagrant délit de modernité.

 

Ultime cerise sur le gâteau,  elles ont entre  les mains un exemple  palpable  de leur quotidien...  ce qui pourrait  faire croire à un photo montage... mais non n’y pensons pas,  c’est juste  un coup de bol du « tireur ».

 

Cette photo, contrairement à mes deux précédentes, ne pose aucune question, les réponses sont là, date,  lieu, humeur : nous sommes aux Deux Magots à la fin des années soixante, en plein conflit des générations. 

Si, il y a une question que je me pose : le photographe était-il là, posté depuis des heures à une table en face mais hors de leur champ de vision, pour attendre ce qu’il prévoyait peut-être ou plutôt ce qu’il espérait ?

C’est peut être la seule question qui compte pour expliquer cet instant décisif qui semble être pour Cartier Bresson l’équivalent de la « note bleue » pour Chopin – le moment où le doigt obéit à l’âme du tireur en pleine inspiration irrésistible, forcément infaillible. .

A l’entendre, il n’y a pa secret 

« être sensible, essayer de deviner, être intuitif : s'en remettre au « hasard objectif » dont parlait Breton. Et l'appareil photographique est un merveilleux outil pour saisir ce « hasard objectif ». »

Il avait un côté pédagogue qui prétendait tout expliquer, mais comment expliquer son talent ?

Il a dit aussi 

« La photo, c’est la concentration du regard. C’est l’œil qui guette, qui tourne inlassablement, à l’affût, toujours prêt. La photo est un dessin immédiat. Elle est question et réponse. »

La photo ci-dessus  s’appelle « Le regard ».

Il détestait que l’on mette des légendes à ses photos :

«  Laissons les photos parler d’elles même et, pour l’amour de Nadar, ne laissons pas les gens assis derrière des bureaux rajouter ce qu’ils n’ont pas vu ! »....  C’est envoyé !

   

 

L’homme n’était pas commode. Le photographe, pourtant, avait l’œil bienveillant pour les gens de la rue, les scènes d’exode ou de combat, les visages célèbres qu’il tirait à bout portant..

 

Quel parcours !  Quelle longévité !  Quelle diversité dans sa représentation du monde depuis sa période surréaliste qui faillit l’absorber définitivement, jusqu’à la création de la mythique Agence Magnum qui fut sa plateforme vers l’inconnu.

 Et pour finir, nonagénaire, dans la quiétude des paysages alpestres, dans l’écriture, le dessin et la méditation.

Ce regard, il a dû le cueillir dans ses années parisiennes, il devait avoir dans les quarante ans et son œil devait savourer l’humour de la situation plutôt que son amertume – du moins je l’espère !

 

Miss Comédie

 

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20 février 2021 6 20 /02 /février /2021 19:29
PHOTO  GENIES / JEAN PAUL GOUDE

JEAN PAUL GOUDE

 

 

Figure biblique ? Satanique ? Mystique ? Sculpture minérale ? Sidérale ? Vestige pharaonique ?

Mystérieuse, inquiétante mais sublime, cette photo est l’une des plus sages de l’univers de Jean Paul Goude, fantasmagorique s’il en est.

Il vit une histoire d’amour fou avec Grace Jones qui n’en finit pas de l’inspirer.

Bientôt, il  délaissera les portraits de la belle Jamaïcaine  pour se lancer dans la publicité décoiffante des années soixante et soixante-dix,  avec des campagnes inoubliables pour Citröen, Chanel ; les Galerie Lafayette et quelques autres

Les stars se battaient pour être des slogans à la Goude et lui, faisait des prodiges dans l’évènementiel.

 

La photo que j’ai choisie, pourtant n’avait pas fait délirer les medias.  On lui préférait celle où Grace Jones pose nue dans une cage à fauves, car les féministes tenaient la une cause à défendre .

N’empêche,  on frémit à l’idée de croiser le regard qui se cache derrière ces verres colorés... Un regard aussi assassin que celui d’un félin de la classe supérieure.  Avec cette  bouche en première ligne, pour promettre ce que les yeux ne dévoilaient pas.

Il faut ignorer tout le fatras de créations picturales, annonces et défilés, danses folkloriques et parures exotiques que Goude a multiplié sous tous les prétextes ludiques de l’époque, et plutôt contempler le panorama magnifique des photos de Grace Jones dans tous ses états.  Elle était un matériau inépuisable, une terre glaise rare à modeler selon l’humeur du moment.

Elle aussi, a finalement délaissé cette union dans l’art de la métamorphose pour se lancer dans la chanson avec autant de sensualité  animale. Et là  encore, on reste pantois devant cette espèce inconnue à visage humain, comme un vestige d’un autre  temps.

Voilà, je referme la parenthèse Jean-Paul Goude comme il a lui-même  mis fin à l’épisode Grace Jones.

Il suffit d’un visage énigmatique pour éveiller notre  curiosité et comme le chat, dévider la pelote pour connaître le fin mot de l’histoire.

 Miss Comédie

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16 février 2021 2 16 /02 /février /2021 17:30
PHOTO GENIES  :  ROBERT DOISNEAU

ROBERT DOISNEAU

 

Cette photo m’intrigue.  Elle me fait penser à un tableau de Hopper, avec là aussi une jeune femme pensive, tournée vers une fenêtre ouverte, à la recherche d’on ne sait quel souvenir, ou  rêvant d’une mystérieuse rencontre, d’un amour impossible ou de l’envie soudaine d’une toilette extravagante  pourquoi pas ?

 

Cette photo pose d’innombrables questions :

Et d’abord, où se trouve cet immeuble  ayant pour seul vis à vis l’Arc de Triomphe ?

 

La jeune femme s’est-elle approchée de la fenêtre, intriguée par un bruit insolite venant de la rue, un cri, ou l’approche d’un orage ?

Est elle en proie à une immense douleur, un choc dévastateur qui la fait imaginer un instant de se jeter par-dessus la balustrade ?

Est elle à la recherche d’un appartement et s’arrête-t-elle, subjuguée, devant la vue époustouflante  vantée par l’Agence immobilière ?

Hésite-t-elle avant de sortir, à prendre un manteau ou un simple blazer ?

Ou tout simplement à refermer la fenêtre à cause d’un courant d’air frais ?

Robert Doisneau a-t-il passé la nuit dans cet immeuble avec cette jeune femme rencontrée dans un bar, et l’a-t-il photographiée en train d’admirer l’Arc de Triomphe ?

Ou bien a-t-il résidé un temps dans cet immeuble et la jeune femme est-elle son épouse ?

En plus, Doisneau quitte rarement le pavé de Paris  et sa faune pittoresque pour s’introduire dans les étages.

Que faisait-il donc là haut ?

 

On n’en finirait pas d’explorer le passé, le présent et l’avenir de cette femme devant sa fenêtre, et  de se demander par où est passé le petit oiseau pour animer cette photo de l’intérieur.

 

 Par quel courant magnétique le photographe a-t-il pu communiquer leur mystère à quelques photos de légende qui éveillent en nous des questions sans réponse, ou d’obscures réminiscences, c’est encore l’un des mystères de l’alchimie entre l’oeil du photographe et son modèle.

Chez Doisneau, chaque coin de rue, chaque passant, chaque clochard est une histoire vraie, vivante et pleine de questions....  Paris regorgeait de poésie et de mystères à saisir, il ne s’en est pas privé.

 

 

 

Itinéraire d’un gamin de Paris :

Robert Doisneau est né en 1912 à Gentilly (Seine et Oise) au 39 de l’avenue Raspail.

L’immeuble porte la plaque commémorative de sa naissance, ce qui démontre son immense popularité. 

Depuis , une foule de rues, d’avenues, de squares, de salles d’expositions, ont fleuri sur le territoire français en hommage et reconnaissance au photographe célébrissime.

Sa célébrité n’est pas le fruit du hasard,  il la doit à quelque milliers de clichés exposés durant des années dans tout ce qui existe comme  lieux destinés à la contemplation d’images saisies par la grâce .

Ces images vestiges d’un Paris de l’après-guerre, Doisneau les a glanées en promeneur curieux , saisissant au passage ces images volées au temps qui passe comme cette photo-culte LE BAISER DE L’HOTEL DE VILLE, qui n’en finit pas de nous émouvoir.

Amoureux de Paris, Doisneau l’est aussi des paysages  éternels de la France provinciale, des photos prises avec le coeur et relayées avec son inséparable Rollei Flex,

 

Robert Doisneau aurait pu continuer, avec son diplôme de graveur-lithographe, à dessiner pour des industriels si  sa voie n’avait été détournée vers la photo grâce à un ami (c’est une stratégie qu’utilise couramment le destin pour nous ramener sur la bonne voie)    

On le branche sur un labo qui le forme à la photographie et de fil en aiguille il se retrouve  embauché chez le constructeur Renault comme photographe industriel.

Mais son manque d’assiduité  et surtout la découverte de ses cartes de pointage falsifiées, le fait renvoyer au bout de cinq ans.

Mais la route était tracée.  Il travaille avec l’Agence Rapho qui lui commande reportages sur reportages, dont certains seront publiés dans des magazines   à diffusion internationale.

Voilà, c’est parti. Il  photographie tout ce qui bouge, et particulièrement dans le Paris populaire des années d’après-guerre.

Il est  catalogué « photographe humaniste », il est dans le vent avec plusieurs de ses confrères qui ont la même ambition. C’est pourtant lui qui tient le haut du pavé, ce pavé parisien qui lui inspire jour après jour ce fabuleux album du souvenir.

Il se marie en 1934 , à 22 ans, avec  Pierrette Chaumaison   et leur union dura  toute leur vie. Elle partit la première, et il la suivit de près, inconsolable, il avait 81 ans.

 

 

O toi, l’amoureux de Paris, si tu existes encore quelque part au dessus de nous, et que ton regard cherche à se raccrocher à quelque merveille au coin d’une rue de cette ville aux trésors, détourne ton regard car Paris n’est plus ce que tu as connu, irrémédiablement.

 

Miss  Comédie

  

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26 janvier 2021 2 26 /01 /janvier /2021 14:13

 

On espérait bien que cette nouvelle année serait l’année de la délivrance.  Il semble bien que non. Nous n’avons pas fini de cheminer dans les sables mouvants d’un virus dont on ne sait toujours rien, sinon qu’il résiste à tous les protocoles sanitaires, à tous les couvre-feu, à tous les confinements.

Donc , difficile de commencer 2021 sur une note optimiste  sans passer pour un Seguéla de la Santé.

Evitons donc le sujet et parlons d’une pandémie artistique qui réjouit le monde entier : la photo.  Pas celle qui inonde nos smart  phones, oubliée dès le lendemain.

Celles qui ont été les témoins d’une minute d’éternité, capturées par des artistes « historiens de l’instant », comme disait Camus des journalistes.

Rien de plus réconfortant que d’égrener ces souvenirs sur papier glacé du temps où l’on ne portait pas de masques.

 

 

PHOTO GENIE

 

2021 LA TRAVERSEE DU DESERT

Cap d’Antibes , février 1926

La salle de restaurant s’est vidée peu à peu.

Un couple s’attarde encore , savourant l’euphorie de ce moment entre ciel et mer.

Leur table, face à la Méditerranée, montre qu’ils ont déjà pris leur café après quelques verres d’un bordeaux  peut-être millésimé.

La salle du restaurant Eden-Roc, d’une belle ordonnance et d’une élégance intemporelle, semble  être le lieu de rendez-vous d’une clientèle éprise de perfection . Le couple est  silencieux, ils se sont pris la main, et restent encore immobiles, les yeux dans les yeux.

Ils sont tous deux d’une élégance discrète, la femme est d’une grande beauté.

Soudain, l’homme se lève, il a un appareil photo autour du cou.

« Où  vas-tu ?

«  Je ne suis pas loin.

« On part déjà ?

«  Non, je vais te prendre de dos.

« Oh, je t’en prie.

« C’est si beau.  Je vois la pointe du cap Ferrat au loin, dans une mer qui scintille de mille feux...

« Tu n’avais qu’à te retourner pour avoir la vue !

«  Impossible ! En face, j’avais ton visage, une vue imprenable !

« Je peux avoir un autre café ?   Je n’ai pas envie de m’en aller.

« Moi non plus. Mais viens, j’ai rendu ce moment éternel.

 

Jacques-Henri LARTIGUE n’avait que huit ans lorsqu’il reçut de son père son premier appareil photographique en 1902. Ce fut le début d’une carrière  ininterrompue, menée de front avec la peinture et l’écriture.  Mais la photo, et elle seule, le rendit célèbre, tardivement, alors qu’il avait  69 ans.

C’est lors d’une exposition de quelques-uns de ses clichés au MoMa de New York, que le magazine Life  lui consacre un portfolio. Coup du hasard, ce numéro annonce  la mort du président J.F.Kennedy.  Le numéro fait le tour du monde et, du jour au lendemain, Lartigue devient l’un des plus  grands noms de la photographie.

Il épouse la fille d’André Messager, Madeleine dite Bibi, en 1919 et leur union, qui dura jusqu’en 1931 , fut comme en témoigne  la photo ci-dessus, une longue lune de miel .

Trois femmes se partagèrent ensuite la vie  de ce dilettante  au coeur léger, heureux dans le luxe comme dans l’adversité, adulé des stars comme des gens de la rue et  capable de fixer  à jamais l’envol d’un regard ou la tristesse d’un sourire.

Il laisse quelque cent mille clichés, et la totalité de son oeuvre photographique à l’Etat par une donation de son vivant en 1979.

Lartigue est mort à 92 ans à Nice, sereinement, comme il avait vécu. C’était un homme d’une légèreté exemplaire, ce qui évite bien des désillusions.

 

Miss Comédie

 

 

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30 décembre 2020 3 30 /12 /décembre /2020 17:20
ANNEE  2020  THE END

FIN 2020,

enfin...

 

Miss Comédie  vous souhaite une bonne année 2021

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27 décembre 2020 7 27 /12 /décembre /2020 14:35
LES SEPT PECHES CAPITAUX / L'ENVIE ET LA LUXURE

 L’ENVIE ET LA LUXURE

 

« J’ai envie de toi. »

C’est clair, l’un ne va pas sans l’autre, sans l’envie il n’y a pas de luxure, c’est pourquoi je les ai réunis, les deux derniers de mes sept péchés capitaux, mais non les moindres.

Dans quel film ?

 

Nombreux sont les réalisateurs qui ont exposé leurs fantasmes érotiques dans un film plus ou moins scandaleux, mais celui dont il est question aujourd’hui a fait exploser les bornes de la censure avec un film carrément  porno. Je sais,  lorsqu’il s’agit d’un artiste reconnu, le porno devient furieusement intéressant.

Or là, ce ne fut  pas l’avis de nos voisins transalpins qui ne plaisantent pas avec ça. Malgré son immense talent  et ses récents succès, le dit réalisateur est trainé en justice,  déchu de ses droits civiques, privé de passeport, condamné à deux ans de prison avec sursis ainsi que les deux acteurs principaux, et son film interdit purement et simplement…     

Ailleurs,  c’est la curée :  indignation, gorges chaudes et rires gras,   soulèvement des féministes déchaînées, mais cela n’a pas empêché le film d’attirer un nombre impressionnant de curieux, avides de contempler ce que l’on ne saurait voir, et même pire. C’est cela, la luxure, le sexe dans tous ses états, même de loin.

Le cas est unique dans les annales … du cinéma, je crois, et vous avez déjà deviné de quel film il s’agit, même si vous ne l’avez pas vu.

 

LE DERNIER TANGO A PARIS, de Bernardo Bertolucci, est sorti en 1972 avec Marlon Brando, Maria Schneider

Catherine Allegret et... Jean-Pierre Léaud, ( qu’allait-il faire dans cette galère ? )

 

Il n’avait que 31 ans, Bertolucci, quand il a écrit ce scénario  inspiré  probablement d’un de ces coups de coeur imprévus  qui surgissent au coin de la rue et accélèrent  votre rythme cardiaque. Une passante, peut-être... ou une passagère dans le métro qui provoque en vous  un sentiment d’urgence...

 

 

Son idée première, a-t-il confié, était de filmer  une aventure amoureuse  dont les deux protagonistes resteraient anonymes tout au long de leurs rencontres, ce qui aurait pour effet de rendre leurs ébats de plus en plus torrides.

L’attrait de  l’inconnue, Truffaut l’a subi aussi, mais son homme qui aimait les femmes était beaucoup plus pudique.

 

L’idée de l’anonymat était amusante, mais l’essentiel était quand même de fixer des limites à l’intensité de leurs ébats.

Il aurait dû penser à la censure, ou même à un jeune public toujours impressionnable.

 

Au lieu de ça, il rêve d’un casting « bankable » et propose le rôle principal à Jean-Louis Trintignant, le conformiste, qui élude poliment.

Belmondo, puis Delon, à leur tour, se défilent.

Brando qui venait de faire LE PARRAIN, a la carrure.

Quant   au personnage de la jeune fille, aucune actrice connue  n’est envisageable.

Maria Schneider, fille adultérine de Daniel Gélin mais inconnue au bataillon des starlettes et un peu paumée, grisée à l’idée de tourner avec le cador américain, elle fonce.

 

Bertolucci installe son décor dans un appartement vide du XVIème arrondissement de Paris – loin de Cinecitta…par précaution ? – C’est la que la jeune actrice, dix-neuf ans à peine,  sera la victime d’un odieux deal entre le réalisateur et sa vedette masculine, dans une scène à peine regardable qui donna tout de suite au film un formidable élan promotionnel.

 

La scène n’était pas précisée dans le scenario – c’est le détail qui tue.  Mais passons.

Qu’il s’agisse là de LUXURE, cela ne fait aucun doute !

 

Avec ou sans envie, c’est de la luxure pure et dure, sans concession au sens le plus propre, si l’on peut dire, du terme.

Cette scène cul…te n’est d’ailleurs pas la seule preuve du péché de luxure, le film en est plein, chacune de leurs rencontres en est une.

Et jusqu’à celle qui pourrait prêter à rire, celle  où le couple se contorsionne sur le dance floor d’une discothèque, en singeant le pas du tango...Brando à contre-emploi ?  Pas vraiment.  Le rire devient vite  sanglot car cette luxure-là va les mener au drame.  La sublime dernière scène fait oublier le scandale car il se dégage de ce film, en toile de fond, une émotion intense.

 

Bertolucci méritait mieux, finalement, que l’anathème et ses acteurs valaient mieux que tous les Oscars d’Hollywood car ils ont donné plus que leur âme à chaque plan du film, pour élever la luxure au rang de tragédie.

 

Avec les autres péchés capitaux, il est rare d’en arriver à ce genre d’extrémité.  Encore  que…

Mais la luxure est un cas particulier, c’est elle qui nous a fait chasser du Paradis !

 

Donc, pour en terminer avec un dernier tango, danse diablement voluptueuse, prometteuse de futures délices,

je dirais simplement que la luxure est comme le piment d’Espelette, il ne faut pas en abuser mais elle donne un piquant délicieux à nos tête-à-tête, avec ou sans beurre.

Et l’envie ?  Ah, l’envie… vaste débat !

 

Miss Comédie

 

 

 

 

  

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15 décembre 2020 2 15 /12 /décembre /2020 15:17
LES SEPT PECHES CAPITAUX- L'ORGUEIL

    

 

Chacun des sept péchés capitaux a sa définition, qui va du meilleur au pire ou plutôt du pire au moins pire, comme celle de l’orgueil :

  • « Sentiment exagéré de sa propre valeur, estime excessive de soi-même, qui porte à se mettre au-dessus des autres : Être bouffi d'orgueil.
  • Sentiment de dignité, fierté légitime, amour-propre : Cacher sa misère par orgueil.
  • Personne ou chose, sujet de légitime fierté :  Il est l'orgueil de ma famille. » 

Le sujet de notre dissertation étant le péché, restons dans le péché et parlons de l’orgueilleux, celui s’estime au-dessus  les autres.

Là, le modèle est tout trouvé, il est l’emblème de l’orgueil par excellence, et même celui de notre douce France.

Pour une fois l’orgueilleux en question ne sera pas la star d’un long métrage mais celle d’une pièce de théâtre qui fut en son temps l’orgueil de son créateur, Edmond Rostand.

CHANTECLERC,  le coq magnifique qui règne en maître sur la basse-cour, est tellement convaincu de son importance qu’il est persuadé que son chant fait lever le soleil.

Nul n’a  osé contester ce pouvoir car les animaux de la ferme le craignent et l’admirent pour sa prestance et pour l’ordre qu’il fait régner sur la basse-cour.

 Mais voilà qu’il tombe amoureux de la poule faisane et son égarement est tel qu’un matin il oublie de chanter. 

Le soleil, fatalement, apparaît au lever du jour  et Chanteclerc est la risée de la basse-cour...  Il subit alors la tyrannie de certains animaux pervers qui l’obligent à se battre avec un coq de combat ce qui faillit lui coûter la vie.   Il réussit sa reconquête grâce à son côté chevaleresque qui éloigne l’ennemi  chasseur et ramène la paix dans la  basse-cour, et son chant résonne à nouveau haut et fort, hymne à sa vanité glorieuse :

 

 « C'est que j'ose,
» Avoir peur que sans moi l'Orient se repose !
» Je ne fais pas « Cocorico ! » pour que l'écho
» Répète un peu moins fort, au loin « Cocorico ! »
» Je pense à la lumière et non pas à la gloire.
» Chanter, c'est ma façon de me battre et de croire,
» Et si de tous les chants mon chant est le plus fier,
» C'est que je chante clair, afin qu'il fasse clair ! »

 

C’est sûr,  et sa chanson le prouve, Chanteclerc est l’exemple parfait de l’orgueilleux mais n’est-il pas en même temps sentimental ? Courageux ? Pacifique ? 

En tout cas, il vole bien au-dessus de la mêlée  dans cette basse-cour peuplée de tous les péchés du monde :

le merle est persifleur, cynique, il tourne en ridicule le chant des autres oiseaux, la pintade est prétentieuse et snob, elle rassemble les sots et les mondains pour se moquer de Chanteclerc , le paon est si vaniteux qu’il cesse de faire la roue lorsqu’il baisse les yeux et aperçoit ses pieds, qui sont horribles... il est aussi médisant  que la pintade...  les nocturnes, hiboux et autres oiseaux de nuit menés par le sinistre grand-duc, sont les ennemis jurés du Jour et veulent éliminer Chanteclerc, son complice. Ils sont cruels, perturbateurs  et  conspirateurs....

Bref, une horde sauvage  dont les bas instincts se libèrent dès que Chanteclerc est en péril.

Autrement dit, l’orgueil n’est qu’une noble attitude qui fait valoir ce qu’il y a de louable dans la nature humaine.

Est-ce bien là le propos de l’auteur de Chanteclerc ?

Et si  l’orgueil avait soudain pris la place de sa légendaire modestie ?

 Le siècle ne fait que commencer et Edmond  Rostand savoure ses deux victoires phénoménales ; CYRANO DE BERGERAC en 1897 et  L’Aiglon en 1900, lorsqu’il tombe malade et part soigner sa pleurésie à Cambo-les-Bains dans les Pyrénées Atlantiques .

C’est à la villa Arnaga, qui sera sa résidence définitive, que germe en lui l’inspiration de sa prochaine pièce, Chanteclerc.

Il y travaille durant plusieurs années, dessinant les décors et les costumes de ce projet fou et la pièce voit le jour le 7 février 1910 au théâtre de la Porte St-Martin  à Paris avec trois têtes d’affiche : Lucien Guitry, Jean Poquelin et madame Simone, entourés de 70 comédiens et figurants portant plumage ou pelage aux couleurs chatoyantes.

Rostand était alors le grand dramaturge français et les Parisiens attendaient sa prochaine pièce avec impatience. Plus le temps passe plus la fièvre monte et lors de la première, c’est  une émeute.

La presse était déchaînée, on ne parlait plus que de cette bande de comédiens déguisés en  animaux qui récitaient des alexandrins et éprouvaient des  sentiments humains. 

Le succès fut immédiat  mais de courte durée et la pièce n’eut pas le retentissement de CYRANO ou même de l’AIGLON.

Après CHANTECLERC, Rostand laissa tomber sa plume et n’écrivit plus pour le théâtre.

Pourquoi ?  Espérait-il un nouveau  triomphe  qui  eût renforcé  sa gloire ?

Son amour-propre en prit-il un coup ?

Et si c’est le cas,  nous voici encore devant une belle preuve d’orgueil, non ?

 

Miss Comédie

 

 

 

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4 décembre 2020 5 04 /12 /décembre /2020 14:00
LES SEPT PECHES CAPITAUX  : A GOURMANDISE

:

 

LA  GOURMANDISE

 

Encore un péché qui n’en est pas un -  à condition de ne pas tomber dans l’excès.

Le gourmand adore ce dont il ne faut pas abuser.

Le gourmand  n’est ni glouton, ni vorace, il tâte, hume, goûte, mâche, déguste, savoure à petites bouchées  ce qu’il faut de salé ou de sucré avec la précision d’un gourmet.

     

Certaines vitrines attirent irrésistiblement le gourmand, celles  des confiseurs : Dans ces temples de la gourmandise, le chocolat est roi.

Ah  le chocolat !  En tablettes, bouchées, fondant, mousse ou éclairs, il est le piège fatal du gourmand.

Et  le voilà qui s’installe dans les salles obscures où il régale les gourmands de pellicule…..

 

 

.... CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE  célèbre le culte du  chocolat, dans un film unique en son genre, transcendantal dirait Salvador Dali.

 

La gourmandise ici  est vraiment  un péché  capital  et la chocolaterie  un paradis inaccessible aux esprits impurs, offrant ses délices à celui qui a su comprendre le sens sacré de la Famille.

Cette parabole résume tant bien que mal tout ce que le film contient de manichéisme mais heureusement, l’essentiel n’est pas là.

On est cloué par un déploiement de tableaux mêlant la magie et le réalisme, d’effets spéciaux époustouflants, de personnages transfigurés par l’imagination  débridée de Tim Burton.

Impossible à décrire, cette histoire s’adresse aux enfants mais aussi aux adultes qui ont gardé leur faculté d’émerveillement.

Tout ce qu’on aime chez Tim Burton est là, ses incursions dans le domaine des contes de fées , ses clins d’œil furtifs à ses cinéastes préférés dont on reconnaît quelques bribes légendaires , son habileté à exploiter les fabuleuses machineries du numérique pour ajouter au mystère.

 

Essayons de résumer :  le responsable de toute cette histoire, c’est d’abord le Père, dentiste de profession, qui interdit à son fils Willie de manger des sucreries car cela abime  les dents .

 

Celui qui l’incarne est aussi fantomatique  que son rôle est prosaïque : c’est Christopher Lee, l’immortel.

 

Willie le fils frustré  n’a plus qu’une idée en tête, faire chocolaterie qu’il a construite, un temple ouvert à tous les cœurs purs.  Willie c’est Johnny Depp, l’enchanteur, figure emblématique  du héros à la Tim Burton, créature à la fois inexpressive et survoltée ce qu’il arrive à traduire on ne sait comment, avec son beau visage livide et ses yeux étincelants.

On ne sait trop d’où vient le charme presque luciférien de Johnny Depp.   

Ici,  il prend un côté « parrain » qui ajoute à son mystère, en lançant un jeu destiné à redonner vie à sa chocolaterie tout en éliminant les visiteurs indésirables.

 

 

 Le jeu consiste à découvrir les quatre « tickets d’or » cachés dans quatre tablettes de chocolat envoyées à travers le monde…  Le gagnant se verra invité à visiter la cité interdite et  déguster à vie les réserves de chocolat.

 

Trois « gosses de riche » gloutons et indisciplinés sont éliminés après une série d’épreuves dantesques…

Imaginez une cascade de chocolat tombant dans une rivière de chocolat où l’un des garçons plonge, ivre de gourmandise, pour être ensuite aspiré dans un tuyau qui l’emmène dans un autre décor…   C’est l’un des incroyables effets spéciaux du film .

 

Deux autres candidates, aussi gloutonnes et mal embouchées, seront éjectées après avoir été bien malmenées.

 

Tandis que le quatrième, Charly,  petit garçon honnête et généreux qui vivant modestement dans une famille unie qui ne peut lui offrir qu’une tablette  de chocolat par an,  se voit invité à résider à la chocolaterie pour le restant de ses jours, avec sa famille, les mettant ainsi à l’abri du besoin

A l’origine de cette belle histoire, un livre écrit par Roald Dahl  publié en 1964 aux Etats-Unis.   Un énorme succès qui fit le tour du monde avant d’inspirer Tim Burton.

 

Voilà : éblouissement,  mystification, angélisme, le spectateur est comblé.

Pour ce qui est de la gourmandise, on ne peut pas dire qu’il soit chocolat...

 

Miss Comédie

 

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  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

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