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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 14:40
LES SEPT PECHES CAPITAUX / LA COLERE

LA  COLERE

 

 

On ne peut pas appeler ça un péché.

 

La colère est un réflexe respectable et bon pour la santé.

Il permet d’évacuer les mauvais ses pulsions  et de réguler le rythme cardiaque.

L’espace d’un instant vous n’êtes pas beau à voir mais ça ne dure pas, vous vous sentez soudain libéré d’un poids et maître du jeu.

En plus, la colère est une pulsion éphémère, elle n’est pas dans les gènes, un saint homme peut avoir de grosses colères, c’est même un signe de réactivité positive.

C’est d’ailleurs ce qui rend difficile le choix d’un film dédié à la colère.

Une seule solution : la scène-culte.

 

Claude Pinoteau nous la sert sur un plateau en or en 1974.

LA GIFLE, c’est son deuxième film en tant que réalisateur et il nous offre un duo de choc :  Lino Ventura et Isabelle Adjani.

Lui, le père dépassé par la jeune génération,  avait déjà tourné  dans le premier film de Pinoteau , LE SILENCIEUX, premier succès qui les encourage à continuer l’année suivante avec LA GIFLE.

Elle  en ado révoltée à la voix suraigüe,  avait pourtant envoûté son public l’année précédente  à la Comédie Française  avec son « petit chat est mort » dit d’une voix angélique par son personnage, Agnès de l’ECOLE DES FEMMES.

Comme quoi pour faire carrière,  la bonne voix n’est pas celle qu’on croit .

Les voilà donc face à face pour LA GIFLE :

A première vue, la lutte est inégale. Le lion et le moucheron...

Mais les cris perçants et l’agressivité hystérique de la jeune fille ont vite raison du calme apparent de Papa Ventura.

La gifle est magistrale – une vraie gifle balancée par l’ancien catcheur qui s’en excusa après coup ...

La première prise a dû être la bonne et car elle est censée marquer la rupture entre le père et la fille qui part rejoindre sa mère à Londres.  On ne sait pas si les deux acteurs ont fini  le tournage en meilleurs termes que leurs personnages...

 

 

Evidemment le film n’est pas  entièrement habité par la colère, ce serait déprimant.  D’accord, les personnages d’ados en révolte font la majeure partie du scénario, avec un Francis Perrin survolté en petit copain d’Adjani, la plus excitée de tous contre l’autorité paternelle.

C’est un joli portrait de notre société dans les années 70 qui  n’est resté dans les mémoires que grâce à cette fameuse gifle et au duo Ventura-Adjani.  On a oublié les rôles secondaires, qui sont pourtant  tenus par de futurs grands talents, un  casting impressionnant pour l’époque.

Malgré tous ces bémols, LA GIFLE fut récompensée par le Prix Louis Delluc, pas mal pour un débutant  (enfin... il avait quand même 49 ans ! )

Mais Pinoteau n’en avait pas fini avec la colère puisque quatre ans plus tard il réalise, toujours avec Lino, L’HOMME EN COLERE, un film très méchant où la colère prend des relents de banditisme... à oublier.

 

Il se ressaisit très vite en 1980  pour offrir à Sophie Marceau son premier  rôle dans LA BOUM,  suivi par la BOUM  2 ; succès oblige.

Mais pour en revenir à la Colère, je pense que Claude Pinoteau était à mille lieues de se douter que LA GIFLE  puisse être un jour catalogué comme un film sur la colère !

Savait-il seulement que c’est le pape Grégoire le Grand qui, en l’an 600 après JC, dressa la liste des sept péchés originels  d’où, selon lui, découleraient tous les autres ?

Et vous ? Le saviez vous ?

 

 

Miss Comédie

 

 

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8 novembre 2020 7 08 /11 /novembre /2020 13:51
LES SEPT PECHES CAPITAUX - L'AVARICE

 

L’avarice, ça n’existe plus .

Nous sommes tous des adeptes d’un nouveau savoir-vivre, LE PARTAGE, que personne ne pratique car personne ne sait ce qu’il faut partager ni avec qui.

 Aujourd’hui nous sommes tous éco-responsables dans une société  équitable régie par la bio-éthique pour le bien du collectif.

 

Mais je m’égare.

Revenons  à l’avarice au sens archaïque du terme celle  de nos ancêtres.

 

Pour le commun des mortels , c’est Molière qui a inventé l’avare et  personne d’autre qu’un avare ne peut porter le prénom d’Harpagon, non ?

Il existe plusieurs films sur le sujet mais je n’irai pas par quatre chemins, celui qui s’impose comme une évidence est évidemment L’AVARE, film de Jean-Girod et Louis de Funès, sorti en 1980.

C’est exactement le remake de la pièce de Molière, tourné dans la chronologie de l’œuvre originale, avec un Louis de Funès débridé en Harpagon plus vrai que nature.

Car  ce rôle, il l’avait dans la peau et n’a cessé de multiplier en vain les tentatives  pour l’interpréter au théâtre ou à l’écran….

Un acharnement dû, dit-on, à une mère dont l’avarice était spectaculaire et dont il se mit à imiter dès son plus jeune âge les tics caractéristiques.

Il ne devint pas avare mais il se confectionna au fil de sa carrière un personnage imperceptiblement imprégné des menus aspects comiques de l’avare.

C’est  visible et même frappant lorsque l’on observe attentivement sa filmographie.

Il trimballa cette frustration mine de rien sous son immense génie comique…

 

 

Jusqu’à  sa rencontre avec  le producteur Christian Fechner et sa collaboration  avec Jean Girod pour la réalisation. Le trio  se lança dans une aventure qui fit un bruit d’enfer et la sortie du film fut  l’événement le plus commenté du moment.

Pourtant, avec 2 millions et des poussières d’entrées, ce fut un succès  mitigé pour Louis de Funès, habitué à des chiffres astronomiques.

Le film n’a pas non plus obtenu un César mais a donné  l’idée  au Jury de décerner un César d’honneur à Louis de Funès pour l’ensemble de sa carrière et un extrait du film fut projeté lors de la cérémonie .

 

C’était un juste retour des choses car le tournage de L’AVARE avait été pour l’acteur une épreuve physique aussi bien qu’un tour de force professionnel.

A peine remis d’un double infarctus, Louis de Funès dut affronter le froid extrême du début de l’année 1980 et de multiples précautions furent prises pour lui faciliter le travail….Un travail acharné pour s’imprégner du texte de Molière auquel il n’était pas question d’ajouter ses improvisations habituelles...

L’acteur de cinéma rompu à toutes les facéties hors scénario se plia à la rigueur extrême d’un dialogue inaltérable sous la direction amicale mais sévère du co-réalisateur Jean Girod.

Face à lui, il avait comme partenaires  une bande d’ »inséparables » dont plusieurs ex pensionnaires de la Comédie Française, mais aussi une  meute de jeunes élèves du Conservatoire  rompus à tous les pièges de la langue de Molière

…. Sur le plateau contrairement à son habitude, il ne régnait pas en maître et se sentait même parfois, aussi dépourvu qu’un  débutant comme pour la scène difficile du dernier acte avec Antelme, face à un Georges Audoubert de la Comédie Fraçaise… … un cador !

 

Ce qui ne l’empêche pas de nous offrir  un large éventail de mimiques, gesticulations et onomatopées jeux de scène dont Molière lui-même , en son temps, n’était pas  avare .

Pari réussi, donc :  faire de ce monument culturel historique un événement majeur  dans le cinéma populaire contemporain – et une nouvelle bataille d’Hernani.

Tous les organes de presse se lancèrent dans cette bataille, les uns pour l’encenser, les autres pour le massacrer. La majorité des critiques fut cependant très élogieuse.  Robert Chazal dans France-Soir qualifia l’adaptation de « feu d’artifice ».

Quant à Jean-François Revel alors critique à l’Express, il écrivit dans son éditorial que l’interprétation d’Harpagon par Louis de Funés dépassait de loin celle de  Charles Dullin qui créa le rôle et était réputé inégalable.  Il termine son article avec une belle phrase d’écrivain :

« tout Molière n’est pas dans l’AVARE, mais tout l’AVARE est dans le film de Louis de Funés 

 

Je m’aperçois que raconter un film comique n’est pas rigolo du tout. Surtout lorsque le ressort comique du film ne repose que sur le jeu de l’acteur – alors qu’une tragédie sous-jacente  se dessine tout au long de l’action , uniquement perceptible par le spectateur…

Il faut voir le film, c’est clair . C’est l’avarice dans toute sa splendeur.

 

Miss Comédie

 

 

 

 

 

 

 

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19 octobre 2020 1 19 /10 /octobre /2020 15:32
LES SEPT  PECHES CAPITAUX A L'ECRAN

 

C’est le moment  où jamais pour faire un retour sur soi-même alors que la priorité actuelle est de se protéger des autres . Nous vivons une annus horribilis qui ressemble bien à un  rappel  à l’ordre du Ciel devant  une planète  sans foi ni loi.   

Hé oui, nous pêchons tous sans  le savoir  et comme nous sommes de plus en plus nombreux, la Terre devient un champ de mines exponentiel.

Il est urgent de se souvenir des sept péchés capitaux et le cinéma est là pour nous les remettre en mémoire.

Il y en a sept et  je vous  les rappelle, au cas où vous ignoreriez le nom de votre péché mignon :

Colère, avarice, envie , orgueil, gourmandise, paresse, luxure.

Or, le mensonge ne figure pas dans cette liste.  Etrange omission  ! Car le mensonge est un péché très capital à mon sens, un très vilain péché qui peut faire beaucoup de mal. Je l’ajoute donc à ma liste, n’en déplaise au Seigneur.

 

On va donc   s’amuser à trouver des films qui illustrent le mieux le péché en question.  Commençons par le Mensonge, qui est le plus facile à interpréter pour un  comédien.

 

Les films sur le mensonge, on ne les compte plus.

Mais quitte à n’en citer qu’un, je préfère celui qui donne envie de récidive et là, je n’en vois qu’un, qu’on ne se lasse pas de voir et de revoir,  le film  qui a le pompon de la mensongerie sans relâche, c’est :

                                       LE DINER DE CONS 

 

 

Dans un scénario machiavélique s’enchaînent les quiproquos, les entourloupes, les coups fourrés autour d’un individu souffre-douleur qui multiplie les boulettes et sème la pagaille dans cet imbroglio de mensonges.

C’est du Feydeau tout cru dans ces chassés-croisés d’adultères entre amis qui se trompent de maîtresses...

Tout le monde ment dans cette histoire et cela pourrait devenir lassant s’il n’y avait ces deux moments de génie qui mettent la salle en délire : Villeret au téléphone sous le regard de Lhermitte hors de lui.

   

 

Le casting est époustouflant autour du personnage pivot de Villeret, ce con magnifique qui accumule les bourdes avec un naturel presque retors.

A la hauteur, le génial Thierry Lhermitte, le grandiose Daniel Prévost et tous les complices de ce gang mené de main de maître par Francis Veber, l’auteur de la pièce de théâtre déjà ovationnée avant la sortie du film.

 

Cette association de malfaiteurs n’ont pas regretté leurs turpitudes : neuf millions d’entrées, derrière TITANIC, et six Cesars la même année : dont meilleur acteur pour Jacques Villeret, meilleur second rôle pour Daniel Prévost et meilleur scenario pour Francis Veber.  Sans compter les royalties pour chaque passage sur le petit écran. 

Moralité : Il ne faut pas chercher la moralité là-dedans.

 

 

 Le mensonge, contrairement aux autres péchés capitaux, est une arme à double tranchant : il peut provoquer  un drame épouvantable ou déclencher un rire féroce.

Le mensonge, avec ses tours et ses détours, ses manigances verbales a inspiré les plus grands

auteurs de théâtre au point que c’est presque un passage obligé pour maintenir le spectateur en haleine.

Les prouesses de Scapin, d’Arlequin, de Tartuffe comme les héros de Musset pratiquent le mensonge comme ils respirent  mais ce n’est pas toujours payant.

Le mensonge est donc un péché capital, même s’il s’agit d’un « pieux mensonge«. Alors là, c’est de la ruse digne de Judas.

 

Miss Comédie

(Prochain péché capital : l’avarice.)

 

 

 

 

 

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28 septembre 2020 1 28 /09 /septembre /2020 15:23
iNTERMEZZO

 

 

Patience !   Miss Comédie sera bientôt de retour avec  « une scène par jour » - ou presque !

 

Le temps de peaufiner une nouvelle formule d’alimentation pour mon blog qui prend un peu trop d’embonpoint, une bonne detox , quoi.

A bientôt pour de nouvelles divagations hors Covid…

Miss Comédie

interùezzp

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20 août 2020 4 20 /08 /août /2020 13:19
LA PHOTO-MYSTERE DES PLAGES 3

 

La plage préférée des cinéphiles même s’ils n’y ont jamais mis les pieds. Film-culte sorti en 1978 et relayé assidûment sur le petit écran, c’est le tableau vivant des vacances à la mer ; éternellement d’actualité.

Sans aller plus loin, vous avez tout pour identifier cette plage…

Alors :

Qui  est le réalisateur de ce film  ? 

Citez quelques noms de la distribution splendide qui anime cette plage ?

 

Pour ceux qui  auraient un trou de mémoire, les  réponses seront données dans le prochain article.

Et ce sera la fin des photos-mystère des plages, puisque l’été touche à sa fin.

J’espère que ce petit jeu vous aura distrait un moment avant  d’affronter un nouveau mystère, celui de la rentrée...

.

 

REPONSES DE LA PHOTO MYSTERE 2 :

 

Film :  LA PLAGE

Réalisateur :  Danny Boyle

Interprètes : l’Américain Leonardo di Caprio, les deux Français : Guillaume Canet et Virginie Ledoyen.

 

A bientôt,

Miss Comédie

 

 

 

 

 

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7 août 2020 5 07 /08 /août /2020 11:34
LA PHOTO MYSTERE DES PLAGES   2

PHOTO MYSTERE DES PLAGES N°2

 

Voici une autre plage dans un autre film, sorti en 2000.Si vous l’avez vu, vous pouvez  me donner le nom des trois interprètes principaux ?

Et celui du réalisateur ?

 

Pour les interprètes, l’un est Américain, les deux autres sont Français.

Pour ce qui est du réalisateur, c’est en général celui dont les gens oublient le nom,  grosse lacune car sans réalisateur, il n’y aurait pas de film !

Voilà, ce petit jeu a pour but de nous rafraîchir la mémoire dans cet immense champ de culture qu’est le Cinéma.

 

 me donner le nom desti en 2000.

re film, sorti en terprètes principaux ?

 

Réponses de la Photo-mystère N°1 :

« Fastoche ! » ont répondu les plus malins ) sauf qu’il ne suffisait pas de donner le titre du film mais de répondre ensuite aux autres questions, plus pointues.

Donc pour les tête-en-l’air

MORT A VENISE

LUCHINO VISCONTI

 

GUSTAV VON ASCHENBACH interprété par Dirk Bogarde

 

GUSTAV MALHER l’Adagietto de la Symphonie No5

 

A bientôt sur une autre plage,

 

Miss Comédie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 juillet 2020 2 21 /07 /juillet /2020 12:40
LA PHOTO_MYSTERE DES PLAGES

LA PHOTO MYSTERE DES PLAGES

 

 

C’est sur cette plage, dans un film culte sorti en 1971, que le personnage principal , fou d’amour , vient rendre le dernier soupir.

 

Quel est le titre de ce film ?

Le nom de son réalisateur ?

Le nom du personnage principal ?

 

Pour vous aider, la bande originale de ce film comporte un morceau de musique classique mémorable dont l’auteur, immense compositeur autrichien, porte le même prénom que le personnage principal  -  et, tiens ! quel est ce compositeur et quelle est l’œuvre dont est tiré le morceau du film ?

 

Réponses dans le prochain article avec la photo-mystère d’une autre plage.

 

Miss Comédie

 

 

                                        

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12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 18:47
WHAT A WONDERFULL WORLD !

Armstrong

 

WHAT A WONDERFUL WORLD !

 

        

J'aperçois des arbres verts
Des roses rouges également
Je les vois s'épanouir
Pour toi et moi
Et je me dis « Quel m
onde merveilleux ! »

Je vois des cieux bleus
Et de blancs nuages
L'éclatant jour béni
La sombre nuit sacrée
Et je me dis comme pour moi-même
"Quel monde merveilleux"

Les couleurs de l'arc-en-ciel
Si jolies dans le ciel
Sont aussi sur les visages
Des passants
Je vois des amis se serrer la main
Se dire « comment vas-tu »
En réalité ils se disent « je t'aime »

 J'entends des bébés pleurer
Je les vois grandir
Ils apprendront bien plus
Que je n'en saurai jamais
Et je me dis tout bas
« Quel monde merveilleux « 
Je me dis comme pour moi-même
« Quel monde merveilleux »

 

 

 

Voila ce que chantait Louis Armstrong à l’automne 1967

En pleine guerre du Vietnam, comme si de rien n’était...

Ou plutôt  comme  si ces visions d’un monde imaginaire pouvaient conjurer le mal qui frappait son monde à lui, cette race qui n’en finissait pas d’être opprimée.

Il chantait, Louis, comme les apôtres chantaient la gloire du Seigneur et sa musique adoucissait les blessures de ses frères mais n’adoucissait pas les moeurs.

Armstrong et ses frères nous ont offert avec leur musique  de quoi apporter la paix dans le monde, comme les cantates de Bach ou l’Hymne à la Joie de Beethoven... mais , hélas ,  certains n’entendent que les voix stridentes de la discorde.

 

 

Et voilà que les statues vont payer pour tous les mécréants d’hier et d’aujourd’hui.  Ils ont décapité la statue de Christophe Colomb , comme ça on ne sera plus tenté de lui tresser une couronne pour avoir découvert l’Amérique.

On interdit la projection au cinéma du film « Autant en emporte le vent ».  Pourquoi ?  Pour saper irrémédiablement la mémoire  du Septième Art  au nom de la justice raciale ?

 

Mais les Blancs et les Noirs s’aimeront-ils d’amour pour autant ?

On en doute. 

Mais… ces démonstrations excessives, tyranniques et incontrôlées ne sont-elles pas annonciatrices d’une prise de conscience collective ? D’un refus de l’indifférence ?

On peut toujours rêver.

 

Cette chanson est un message  d’amour et d’espoir que Louis Armstrong  lançait  à ses frères et au monde entier.

 

Si  l’on écoute les medias, les politiques, les associations et les réseaux  sociaux, ce monde n’est pas merveilleux, il est calamiteux.

Mais si l’on arrive à faire taire les sirènes déchaînées et que l’on est seul face à sa propre vision du monde, on ne voit plus que…….ce que voyait Armstrong dans sa chanson.  

Sauf qu’en 2020,  entre le virus  et la propagation de la violence sur cette planète, pour garder l’espoir, il faut être d’une inconscience proche  du coma éthylique.

 

Miss Comédie

 

PS  L'appli cation Deezer ne nous autorise que dix secondes du morceau gratuits... Pour le reste il faut payer après une série de mots de passe etc..... Quel monde merveilleux...

 

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31 mai 2020 7 31 /05 /mai /2020 11:06
LA MAISON D'ESCHER

LA MAISON D'ESCHER, LA MAISON DE TOUS LES POSSIBLES

 

Accrochez-vous ! 

Vos yeux ont perdu l’équilibre,  vous fixez deux garçons qui montent ensemble le même escalier mais regardez bien, l’un monte les marches, l’autre les contremarches… dieu du ciel, ils n’ont pas la même force de gravitation… un autre escalier s’envole vers le vide, vous distinguez un mur qui est aussi un plancher, à première vue ce dessin ne représente que le chaos,  mais pour un mathématicien, tout est parfaitement normal. En attendant, pour s’y repérer, l’usage des petits cailloux est conseillé sinon vous ne trouverez jamais la sortie.

Et puis c’est fou, vous n’arrivez pas à vous décrocher de cette vision  dérangée et  dérangeante qui n’est pas une illusion d’optique, non plutôt  l’illusion de la perspective, de  la gravitation, mais tout cela cohabite, l’envers côtoie l’endroit, le haut  est aussi le bas, et l’on se dit finalement que c’est peut-être comme ça autour de nous et que l’on ne s’en aperçoit pas.

 

C’est à la fois fascinant et énervant. Ce vertige qui vous prend devant l’impensable, l’inexplicable, l’irrationnel. On pense « cette gravure est l’œuvre d’un fou. »

 

Il n’est pas fou, Escher, bien qu’il affirme lui-même que « ce que l’on voit là n’est rien, comparé à ce qu’il a dans la tête... »

C’est que notre monde est bourré de mystères que seuls des initiés  arrivent  à percer et  nous passons à côté de l’impensable sans nous en douter, à chaque seconde.  Nous sommes ici mais aussi peut être ailleurs, qui sait ?

 

La maison d’Escher est celle de tous les possibles géométriques et arithmétiques  mais elle est aussi traversée par des forces magnétiques qui s’installent  au fil des années.

 

L’œuvre d’Escher n’est pas métaphysique, ni même surréaliste, son  inspiration  est purement mathématique.

En 1922 au cours d’un voyage en Espagne,  il reste en arrêt devant la façade de l’Alhambra à Grenade et ses motifs répétitifs basés sur des formules arithmétiques.

 

Il suivit cette voie pour créer des les constructions impossibles,  des  motifs  en deux ou trois dimensions qui se transforment graduellement en leur contraire.

LA MAISON D'ESCHER

Le roi de l’illusion inspiré par les lois de l’arithmétique, c’est déjà un paradoxe.

La question est de savoir où est la véritable nature des choses qui nous entourent : dans quelle dimension sommes-nous pour les observer ?

 

Souvenez-vous de votre ancienne maison.

 

Des réminiscences vous reviennent images de bonheur omniprésentes mais fragiles, culbutés  par une présence intruse qui s’infiltre, tel  un scorpion surgi du néant sur le mur blanc.  Gardez vos larmes, ce sont les aléas de la vie.

Chaque maison est la maison de tous les possibles.

 

miss Comédie

 

 

 

 

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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 14:47
LE THEATRE A BUREAUX FERMES

 

Le rideau rouge est tombé, il y a  bientôt  cent jours.

Les théâtres ont dû fermer leurs portes et les fauteuils repliés prennent la poussière.

Les spectateurs frustrés arpentent les rues, muselés, attendant la fin d’un supplice qui semble s’éterniser.

 

Bien sûr, - il  faut y croire -  les trois coups retentiront à nouveau,  le rideau  rouge se lèvera enfin  car  la magie du théâtre n’est pas près de s’éteindre.

Le théâtre est la survie de notre imaginaire, enfoui dans les dédales d’un jardin secret que la scène repeuple pour nous sans relâche.

LE THEATRE A BUREAUX FERMES

En ce temps là la Comédie Française affichait RELACHE le temps

de changer d’auteur, de décor, de comédiens, le temps de faire peau neuve en quelques jours et les Parisiens savaient qu’une nouvelle création les attendait au tournant, la date était fixée, pas de surprise.

Aujourd’hui on se doute que l’attente sera longue.

Il faudra bien un jour mettre bas les masques et crier nos bravos, debout, devant les fantômes ressuscités du théâtre vivant !  Mais quand ?

Moi je reste spectatrice  d’un monde qui a momentanément, j’espère, perdu ses repères et qui, lentement, reprend son souffle. 

A bientôt,

 

Miss Comédie

 

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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