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4 janvier 2018 4 04 /01 /janvier /2018 21:03
2018, L'ODYSSÉE DU DIGITAL

Vous l'avez reconnue : cette somptueuse image d'un lever du jour est tirée du film de Stanley Kubrick,  2001 L'ODYSSÉE DE L'ESPACE.

Pour moi, elle symbolise bien un lever de rideau sur l'année qui commence.

 

Lorsque ce très beau film  est sorti, en 1968, le sujet du jour était la course aux étoiles.  Les années passent et les obsessions changent.

Voilà qu'à l'aube de 2018  nous saute aux yeux un phénomène de dimension planétaire, qui s'est imposé doucement et qui prend soudain l'allure d'un tsunami.

 

Dix doigts, plus un clavier.  Je n'ai besoin de personne, seul avec mon smartphone.

Vous allez me dire, ça fait un moment que tout le monde  passe par

Internet.  Non, pas tout le monde.  Quelques  initiés comparé à ce qui nous attend.

Internet, l'Attila de la communication, le Père du Digital.

 

 

 

Bientôt nous ne parlerons pratiquement plus, nous taperons et nous cliquerons.  Les amours les plus ardentes passeront par azertuyop.  Le trouble sera-t-il le même ?

 

 

Cela dit on trouve encore, dans les campagnes, des attardés de l'ère du vocal  qui suivent les progrès du digital à la télé, sans bien comprendre de quoi il s'agit...  Imaginons la scène.

 

 

La Marinette

C'est quoi le digital ?   Tout le monde en parle.

La  Louisette

C'est quelque chose qui se fait avec les doigts.

La Marinette

Du tricot ?

La Louisette

Non, on m'a parlé d'un truc  dégueulasse  qui se pratique surtout dans le métro.

La Marinette

Ah, je vois. Tu veux dire le harcèlement ?

La  Louisette

Non, le harcèlement  c'est quand le Jeannot te poursuit dans l'étable pour te faire des appels du pied !

La Marinette

Le digital c'est  quand il me prend la main ?

La Louisette

Un peu, oui, si tu veux mais une main ça suffira pas   !

La Marinette

Oh ben alors je vais dire à Jeannot qu'il arrête son digital !

 

Pas de panique, elles s'y mettront vite  et bientôt les claviers  feront la loi dans les foyers les plus rustiques.

A l'allure où ça va, on trouvera bientôt  dans les déchèteries avec les clochettes des vaches,  nos combinés en bakélite, nos réveils électroniques,  nos carnets d'adresses,  nos scrabbles, nos Nikon,  nos chronomètres, nos chefs de gare,  nos femmes de ménage et même nos présidents !

Je plaisante mais le Digital est une chose sérieuse.  Le tout est de savoir si c'est un sérieux progrès ou un sérieux pétrin.

 

Avis aux partisan(e)s de l'écriture inclusive  :  le digital  est un mot exclusivement masculin.  La digitale, aux propriétés vénéneuses, n'est qu'une plante herbacée très toxique. Rien à voir avec le digital, bon pour la santé.

 

 

 

Bonne année à tous et gardons le contact !

Miss Comédie

 

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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 16:50

 

 

 

LE RIRE QUI TUE

 

Une rentrée parmi d’autres, celle du cours Furet, école de comédie rue Paul-Valéry dans le XVIème arrondissement de Paris, dans les années 70. Souvenir d’une classe folle.

 

   P1150774_Paris_XVI_rue_Paul-Valery_rwk.jpg

Tous les jeudi il y avait cours de rire.

Faire rire  son entourage n’est déjà pas donné à tout le monde, mais rire en scène, aux éclats, je veux dire, et de manière prolongée, c’est un exploit.  Ca s’apprend.

Chaque élève qui montait sur l’estrade donnait sa démonstration personnelle de l’impuissance.

Evidemment, s’il n’y a pas la motivation du rire, il ne reste que toussotements pitoyables.  L’élève le plus doué du cours,  un disque d’or de la tirade racinienne, que j’admirais entre tous, lorsqu’il voulut bien se prêter à l’exercice, tomba de son piédestal, vaincu.  Il comprit très vite qu’il n’était pas question de s’éterniser sur scène sous les quolibets et retourna à sa place, à la droite du prof qui lui glissa, indulgent : « C’est un autre métier… »

 

Furet prenait la chose depuis le début, en nous apprenant à respirer. Il fallait ensuite projeter hors de notre ventre des « ah » sonores et en cascade sur l’expiration.

Quand la mécanique était au point, on pouvait essayer de mettre « l’humeur », en pensant à quelque chose de drôle.

J’ai trouvé le procédé amusant et j’ai très vite assimilé la méthode.  Je suis devenue la rieuse number one et quand il en avait assez des crachotements, Furet disait « Allez, Julie, à toi. »

Je mitraillais.  Mais je me sentais un peu seule, j’aurais adoré me mesurer à un autre rieur.

 

Il y avait aussi le cours de larmes, mais là, bizarrement, après avoir essayé en vain de pleurer sur un   malheur imaginaire, je finissais par avoir le fou rire et Furet me disait de descendre.

 

 

C’est comme ça qu’un jour, un metteur en scène qui cherchait une Zerbinette vint assister à un cours et fut terrassé par ma démonstration.

Je fus convoquée le lendemain pour répéter ma prestation devant l’acteur principal.

Le metteur en scène s’appelait Jean-Louis .Thamin . II montait « Les Fourberies de Scapin » avec Jean-Luc Moreau dans le rôle de Scapin.

 

 

J’avais dû lire pour la dernière fois Les Fourberies de Scapin en classe de 3ème et je n’en avais aucun souvenir.

Zerbinette ?  C’est la fille qui rit.  Elle rit à perdre haleine en racontant une histoire à dormir debout, une tirade interminable entrecoupée de rires cristallins mais pas seulement !  Il faut que ces rires soient eux-mêmes hilarants, provocateurs, communicatifs pour entraîner une salle entière.

Devant elle sur le plateau il y a le vieux Géronte qui tempête, mais ça ne suffit pas pour déclencher le rire de Zerbinette.  Il faut qu’elle le trouve ailleurs, et qu’elle s’appuie sur une technique en béton.

 

Jean-Louis Thamin m’a pris rendez-vous avec Micheline Boudet, la tenancière du titre de Zerbinette d’Or, pour qu’elle me délivre une partie de ses secrets de fabrication.

Dans son salon Louis XV nous avons passé une heure à la regarder minauder et distiller de temps à  autre un petit rire de fauvette comme on donne aux enfant des miettes du gâteau de la veille.

En fait, elle était flattée mais elle ne se souvenait pas du tout de la manière dont elle s’y était prise pour donner sa Zerbinette.   Jean-Louis avala sa tasse de thé et écourta la séance, exaspéré.  Jean-Luc et moi avions trouvé l’épisode succulent.

 

 

Jean-Luc Moreau était un Scapin d’enfer. Comme garçon il était craquant  et comme acteur il était éblouissant. 

Devant lui, je me sentais toute petite et nulle.

Mais l’ensemble de la troupe m’admirait parce que je savais rire.

 

Jean-Louis Thamin était un tortionnaire. Ce que nous faisions n’était jamais bien.

Il fallait toujours aller plus loin, chercher son personnage ailleurs « qu’à la pointe de ses souliers.. »

Il nous disait que nous allions être des costumes vides.

Nous l’écoutions, navrés et honteux.  Nous partions à la découverte de nous-mêmes, toujours plus loin.

Je pense qu’il avait raison.  C’est ainsi qu’on arrive à trouver le deuxième souffle, celui de notre moi inconnu, que l’on découvre avec stupeur et délectation.

Moi je débutais et mon moi inconnu  m’échappait complètement. Je m’acquittais de ma tâche plus ou moins bien, selon les soirs. J’avais mon baromètre.  Quand je sortais de scène, la gorge sèche, je trouvais mon Scapin qui me tendait une bouteille d’eau avec un commentaire bref. Ca allait du  « bravo », « gagné », « je t’adore», au « faiblard », « à refaire »  ou « héroïque » lorsque le public  n ‘avait pas suivi.

 

Jean-Luc est devenu une star, tous les théâtres parisiens lui doivent un ou plusieurs succès de fréquentation, c’est un stakanoviste de la mise en scène.  Comme acteur, il est devenu trop rare.  Et comme ami, encore davantage.  Mais à part lui, j’ai gardé de cette époque quelques affections tenaces.   Parmi toutes mes expériences  professionnelles, celle des Fourberies de Scapin a marqué ma vie en m’offrant des rencontres « du troisième type ». 

 

Car c’était un tout : Jean-Louis avait fait de ces Fourberies un concentré d’excellence..  Ce n’était pas un débutant :  Il avait déjà fait ses preuves à la Comédie-Française avec des pièces difficiles, comme Les Précieuses Ridicules.

Nos  costumes étaient des reproductions  de gravures XVIIIème   réalisés dans les ateliers d’une couturière attachée à la Maison. 

 

Le décor était lui aussi inspiré de gravures de l’époque de Molière. Il y avait un chariot sur lequel je chantais la tarentelle en frappant sur mon tambourin,  avec plus ou moins d’entrain selon le degré de réussite de la scène du rire, juste avant.

 

Lorsque la pièce s’est arrêtée, j’ai mis quelques semaines à retrouver mon rire habituel.  J’ai été prise d’angoisse, j’avais perdu une fonction naturelle de l’homme, pour attraper une mécanique de robot.

Je m’entraînais à rire chez moi, en écoutant Coluche.  Je m’enregistrai sur mon  poste radio, et j’écoutais avec horreur  mes toussotements.  Privée de mon public, j’étais retombée dans la platitude du réel.

 

Et puis, je suis partie en vacances et j’ai oublié la scène de Zerbinette.  C’est ainsi qu’il est revenu sans crier gare, et un jour je me suis entendue égrener ma cascade habituelle,  sans effort, un rire bêtement naturel mais tellement réjouissant.

 

 

Smiley.jpg(Vous retrouverez cet épisode dans le troisième tome de mes mémoires, en cours d’écriture…)

Miss Comédie – septembre 2014

 

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9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 12:27

 

 

 

Lever de rideau sur un été capricieux, soleil paresseux, orages tumultueux sur des publics courageux mais ravis. Ainsi ces trois concerts donnés avec une meteo sans bémol.

 

SAOU CHANTE MOZART A DIEULEFIT

19 juillet 2014

 

THARAUD.jpgALEXANDRE THARAUD

La salle est petite, dans le bel espace culturel de la Halle à Dieulefit.

Il a pourtant choisi de jor là,   devant un public restreint mais averti, après Aix en Provence, avant une ribambelle de villes où l’on se bat pour l’accueillir un soir.

Tharaud, l’enfant prodige qui parcourt le monde avec le même succès, sans tapage, sans éclipses, sans caprices.

Son talent  se reconnaît dans un répertoire très large, de Scarlatti à Bach, de Ravel à Schubert.

Ce soir, il ne nous a pas étonnés avec les sonates de Mozart que l’on connaît bien, mais il nous a quand même bluffés avec l’impromptu D 899 de Schubert qu’il a enlevé  avec fougue.   Réinventé.  Cet impromptu est trop connu pour ne pas lasser, parfois, sous des doigts trop académiques.  Là, Tharaud semblait inspiré par on ne sait quelle affinité avec Schubert.

Que nous dit-on de cet impromptu ? Qu’il fait partie des huit impromptus que Schubert omposa  en novembre 1827, après un voyage d’agrément à Gratz en compagnie de son ami Jenger, un an avant sa mort.

Alexandre Tharaud a choisi de jouer unr œuvre  de Schubert dans le cadre d’un festival uniquement dédié à Mozart.   A-t-il imposé ce choix pour répondre à l’invitation des responsables de Saou chante Mozart, alors qu’il ne se sent pas vraiment mozartien ?  On ne le saura pas. 

Mais peu importe : son bonheur de jouer était  visible.

   Sans  chiqué,  un sourire intérieur flottant sur  son visage, il était seul, baignant dans un silence religieux, jouant les yeux fermés ces œuvres  cent fois répétées et cent fois réinventées.

Avec son physique de premier de la classe, il provoque le même enthousiasme qu’une rock star.

Trois rappels exécutés avec le même entrain que s’il débutait son concert

Où s’en allait-il ensuite ?  Où passait-il la nuit ?   Ces artistes qui sillonnent la France au hasard des festivals sont des feux follets qui illuminent nos nuits d’été.   Malgré notre élan vers eux, il ne faut pas songer à leur dire merci autrement qu’avec nos  frénétiques bravos.

 

 FESTIVAL DE PIANO DE LA ROQUE D ‘ANTHERON

26 juillet 2014

 lugansky.jpgNICOLAî  LUGANSKY

Nuit sans nuage, une brise légère, les cigales font silence.

L’ovation s’élève dès les premiers pas de Lugansky sur la scène.

La silhouette est toujours agile, le visage s’est un peu épaissi. Il est beau comme dans mon souvenir, il y a cinq ans, sur cette même scène.

Il porte un smoking.  Non un costume noir classique, un smoking, les deux pans de la jaquette de part et d’autre du tabouret. 

Le tabouret, il est déjà réglé, il ne fait pas le cinéma fréquent des pianistes qui ne sont pas à la (bonne) hauteur.

Il ne fait pas semblant de rentrer en lui-même, il attaque tout de suite les notes claires et vibrantes du prélude de César Franck.

C’est déroutant, tout comme la sonate pour piano de Prokovfiev, mais son choix s’adresse à des mélomanes avertis, et son exécution est si brillante qu’il n’y a qu’à absorber la Musique, sans se poser de question.

Il joue sans partition, dans un enchaînement de rythmes frénétiques ou langoureux, les notes sont en lui, au bout de ses doigts.   

Il joue avec  sobriété, avec cette  élégance  naturelle, laissant la musique exprimer d’elle-même ce qu’elle a à dire.   La classe.  Une classe folle.

Le spectacle  est fantasmagorique, comme à chaque concert donné dans le Parc du Château de Florans.  Cette conque acoustique qui s’élargit d’année en année pour envoyer les sons de plus en plus loin, de plus en plus haut sur les gradins exponentiels, est comme la voûte géante d’une base de lancement spatial. 

En dessous, minuscule, le pianiste et son instrument, comme isolés du monde.

Lugansky nous fait grâce de gestes ou de mimiques qui pourraient détourner l’attention de la seule Musique.   

Après l’entracte, les treize préludes de Rachmaninov,  rarement joués,  nous emportent dans une sarabande faite de contrastes, une succession d’allégresse et de déchirements qui nous révèlent les sources lointaines de son talent.    

Quatre rappels très simplement acceptés et le bel exilé s’échappe, emportant avec  lui  les secrets d’une  âme slave intacte.

 

 

1er Aout

 

 capucon_angelich.jpgNICOLAS ANGELICH et RENAUD CAPçON

 

Toujours le même charme d’un lieu magique, et le délicieux préambule d’un pique-nique sur la pelouse avant le concert, entourés des 365 platanes et de la haute garde des séquoïas centenaires.

Tout cela fait partie d’un plaisir renouvelé, intact, chaque année depuis vingt ans avec la découverte de pianistes venus du monde entier, parmi les plus talentueux.

Aujourd’hui, l’immense Angelich, avec le petit Capuçon.  Lorsqu’ils arrivent main dans la main, au milieu des acclamations, on a envie de rire : Angelich est-il anormalement grand ou Capuçon anormalement petit ?

Question talent, ils se donnent la main  Nicolas Angelich est célèbre depuis des années, il a partagé la scène avec les plus grands après avoir donné son premier concert à 7 ans.

C’était en 1977 et le piano est devenu son alter ego, son double.

Renaud Capuçon, lui, a intégré le conservatoire de Musique de Chambéry à 4 ans… et n’a plus quitté cette route musicale qui l’a menée au sein d’orchestres fameux en tant que premier violon.

Ce soir il joue sur ce violon mythique de 1733 ayant appartenu à Isaac Stern, sur lequel il a joué dans le court-métrage de Simon Lelouch « 7,57 am-pm » dans le métro parisien, dans l’indifférence générale…   

Entre eux deux  la complicité est évidente, dès le premier morceau.  Ils ont choisi un programme entier consacré à Brahms, après plusieurs disques dédiés à ce compositeur enregistrés ensemble.  L’exécution en est  acrobatique et  ne permet pas le moindre écart de synchronisation. Bluffant.

Ils ont sensiblement la même approche de cette musique toute en surprises, d’allégresse en méditation, on ne sait trop quels sentiments l’ont inspirée. 

Il faut « aimer Brahms », sans se poser de question.

Première partie assez  rasoir, sans élans d’aucune passion, juste la prouesse technique.  Il faut quand même admirer la cohésion du duo qui, lui, semble parfaitement emballé par cette musique.

Après l’entracte, l’orage commence à gronder au-dessus des gradins. Des roulements de tonnerre qui n’annoncent rien de bon.  On voit sortir les capuches, le public s’agite.

Mais les deux musiciens imperturbables, attaquent la 3ème sonate et soudain le charme opère : oui, Brahms peut nous émouvoir, en tout cas nous captiver.

Quelques gouttes de pluie tentent de nous distraire de cette écoute mais renoncent : le public les ignore.

Les deux interprètes achèvent le concert sous un déluge… de vivats et d’applaudissements frénétiques.  Quatre rappels, toujours de Brahms, ils adorent.  Nous aussi, finalement.

 

Il y a eu aussi du théâtre, un Dom Juan  de Molière adapté et interprété par une jeune troupe pleine de fougue et de talent.

Le metteur en scène, Clément de Dadelsen, a joué la carte du  respect de l’époque et a dirigé ses jeunes comédiens dans ce sens, le rythme de la langue de Molière restituant tour à tour la drôlerie et l’émotion pure.

La magie du spectacle opérait d’autant plus qu’il se déroulait dans le décor champêtre et charmant de la cour du « Petit Belvédère », propriété de Martine et Fabien Limonta, instigateurs de soirées littéraires ou théâtrales réutées chaque été dans la région de St Paul Trois chateaux, Drôme Provençale.  Un vrai bonheur !

 

 

J’aurais voulu vous parler du Lucrèce Borgia de Victor Hugo qui se donnait dans la cour du cha^teau de Grignan, cadre merveilleux pour de grands textes du répertoire.  Malheureusement, là, le temps n’a pas voulu se mettre en scène. Le spectacle a été annulé à cause de la pluie.  Dommage.

 

Miss Comédie -  Août 2014

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 17:16

rideau.jpg  

 

                                           Bonjour à tous !

                                    En réalité ceci est plutôt un tomber de rideau sur l’année

                                    2013 !

                                    Pour des raisons d’état (sans majuscule bien sûr) je zappe

                                    cette fin d’année et me ressource en vue d’une prochaine

                                    reprise de mes articles au début de l’année prochaine.

 

                                    Surtout n’effacez pas <<<unesceneparjour.com>>> de

                                    vos sites favoris car je vous réserve encore bien des

                                    surprises !  Vous pouvez aussi aller à la recherche  de

                                    certains articles anciens qui vous auraient échappé, il y a

                                    de quoi lire dans mon blog !

                                    Passez de bonnes fêtes dans la bonne humeur et

                                    rendez-vous en 2014 !

 

 

 

 

 

                                    Miss Comédie branche-de-houx

 


 

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19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 17:45

LA CHATTE SUR UN TOIT BRULANT    

Tennessee  Williams

A GRIGNAN, Août 2013

Au Théâtre des Célestins  Saison 2013/2014

 

 

   CHATEAU.jpg A Grignan, dans la cour du Château, par une douce soirée de ce mois d’Août,  le décor, adossé aux murs de pierres brûlantes, elles aussi, donnait vie à une histoire tellement banale et tellement sordide,  comme on en voit tous les jours dans les familles, une histoire sans aucun attrait visuel ni sentimental, une histoire à oubler très vite.  Et  même, à fuir instantanément.

Oui, mais il y avait sur scène ces personnages parfaitement odieux qui se lançaient au visage des injures insoutenables, qui arboraient leur haine comme un étendard, qui nous transformaient en voyeurs subjugués.

La petite Laure Marsac, comment imaginer qu’elle put incarner une telle boule de nerfs et d’amour, qu’elle eut en elle une telle réserve d’énergie ressentie ?   En quelques minutes on avait oublié LA Taylor.

 

 MARSAC.jpgOn avait oublié aussi la pauvreté du décor, comment faire figurer ensemble un salon où l’on s’apostrophe, une chambre aux murs indiscrets, un bar investi par un mari en désespoir, tous leurs vices étaient concentrés autour de quelques meubles disposés ça et là.

Chacun des personnages prenait à son compte la violence du dialogue, on pourrait croire que c’est facile, de lancer des horreurs à son partenaire, pas besoin de se concentrer, ça doit sortir tout seul, non ?  Et forcément, on y croit !  Non, non, les acteurs ajoutent quelque chose qui donne du poids aux mots, une sorte de hauteur.  J’ai été bluffée par Alain Pralon,  le sociétaire du Français qui, là, faisait du Serrault salace  avant de nous montrer sa peur de la mort.

Ah, ça, il faut aimer Tennessee Williams, ou tout au plus l’accepter avec ses obsessions morbides du mensonge, de la trahison et du couple infernal.  Mais comment ne pas admirer ceux qui le servent si bien ?

La pièce se joue maintenant au théâtre des Célestins à Lyon jusqu’au 20 octobre 2013, toujours dans la mise en scène de Claudia Stavisky.

J’aime ses mises en scène : elles  restituent au plus près l’esprit de l’œuvre sans prétendre la réinventer, comme font tant d’autres.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 17:31

Lever de rideau sur une nouvelle catégorie : LA PHOTO QUI M'INSPIRE. Un vaste champ

d'investigation.  Epoques, personnages célèbres, faits divers, mes photos seront insolites ou émouvantes, au gré

de mon humeur.

On commence par celui qui devient un chef de file pas très apprécié des uns, salué par d'autres.

 

GERARD  DEPARDIEU,  L'HOMME QUI RIT

 

 

Dernier métroC’est lui, c’est Obélix.  Révisez vos classiques.  Vous aviez oublié que notre

Gérard Depardieu national, ce « minable » qui quitte sa mère patrie en déroute,  a débuté sa carrière avec des œuvres qui  resteront dans la mémoire collective, avec lui et grâce à lui.

 

 

 

C’est loin, La Chevauchée sur le Lac de Constance, à l’Espace Cardin en 1971, mise en scène par Claude Régy, avec Jeanne Moreau, Delphine Seyrig, Sami Frey et Gérard Depardieu.  Un monument qui a fait couler beaucoup d’encre : c’était magnifique à voir, mais personne n’y comprenait rien. Mais souvent,  aujourd’hui, les œuvres les plus respectées sont incompréhensibles.

Dans cette pièce onirique très psychédélique dans son austérité, Depardieu était un jeune homme très beau,  maquillé comme une figure de cire de même que ses partenaires.  Comme eux il n’avait pas de rôle précis, c’était une sorte d’improvisation sur l’identité, les rapports humain, la vie et la mort. Un risque énorme de se casser la gueule, mais le public a marché. Et lui était absolument dans le ton, dans le mystère de la pièce.  Très loin d’Obélix.

 

  C’est loin, Le Dernier Métro, le plus beau film (en tout cas, celui qui a le moins vieilli) de Truffaut, 10 Césars, une musique sublime de Georges Delerue, avec Catherine Deneuve, Heinz Bennent, Jean Poiret et Gérard Depardieu.

Là, il jouait  la séduction  (oui, il était beau, Gérard DEpardieu avant de prendre son actuelle corpulence, indice réjouissant d’un amour de la vie et de ses délices-) dans un rôle de comédien que dirigeait Catherine Deneuve et dont, évidemment, elle tombait amoureuse presque sous les yeux de son mari séquestré dans la cave.   Son jeu était tout en retenue et intériorité, ce qui d’ailleurs est le secret de son talent. ( Très loin d’Obélix).

 

 

  C’est pas très loin, Cyrano,  magnifique film de Rappeneau, qui lui donne là, peut-être, le plus beau rôle de sa carrière.  Souvenez-vous : il nous a tiré  des larmes, adossé à son arbre dans son dernier souffle.  Dans Cyrano  Depardieu est l’incarnation même de l’Acteur.

 

Pas si loin non plus, Tous les Matins du Monde, où Alain Corneau s’empare du livre éponyme de Pascal Quignard pour faire découvrir au monde la magie de la musique baroque.  Dans le rôle de Marin Marais malade,  il est fantastique on ressent sa souffrance, son jeu est totalement inspiré quand il murmure   « chaque note doit finir en mourant », la mort est proche de lui.

Ses partenaires sont au ddiapason  :  Jean-Pierre Marielle, Michel Bouquet, Anne Brochet, et son fils Guillaume.  Ses choix étaient encore des choix d’esthète, d’exigence.

 

  

  Ce sont à mon avis ses trois plus beaux rôles. Il y en a eu d’autres.  Et puis… voilà, aujourd’hui, Gérard Depardieu a envie de s’amuser.  Il choisit le rôle qui convient le mieux à son embonpoint et à son humeur : il devient un Obélix plus vrai que nature.

  Nous laissera-t-il cette dernière image de lui ?   Fichtre non.  Il a déjà une poignée de contrats en poche, et des films en attente de sortie.

Aujourd’hui on peut le voir dans un rôle qui lui va comme un gant, aux antipodes d’Obélix, une sorte de Zampano à la française. Non, ce n’est pas lui, l’homme qui rit. D’ailleurs, le film n’est pas drôle du tout.

 

Citoyen du monde, l’Acteur Depardieu nous étonnera toujours.  Personne n'a le droit de la juger.

                                   

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 18:01

Ve

 

 

 

 

 

                 rideau-copie-1.jpg     lever de rideau  sur la nouvelle année  !

Que le spectacle  commence !

Tous mes vœux pour que 2013   vous fasse rire et non pleurer !


 

                        MISS  COMÉDIEmasque ritpleure

 

       

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28 juin 2012 4 28 /06 /juin /2012 11:17

Ce petit lever de rideau se passe à Paris. Je n'y ai pas assisté mais je me dois d'assister mes confrères en signalant leurs évènnements dans mon blog.

Ce spectacle est certainement très bon et gai, allez-y de ma part !

(Il vous faudra pourtant décrypter certains caractères spéciaux dans ce message...)

 

Objet : OverBlog : Vous avez reçu un message
Date : mardi 26 juin 2012 17:48
De : Franck Duarte <carambolage.production@gmail.com>
Répondre à : carambolage.production@gmail.com
À : <ogier.barbara@wanadoo.fr>

 <http://www.over-blog.com> 26/06/2012 17:48:01
OverBlog : Vous avez reçu un message
Ce message vous est envoyé par un visiteur grâce au formulaire de contact accessible en bas de page de votre blog: www.unesceneparjour.com <http://www.unesceneparjour.com/> 
INVITATION -
Franck Duarte
Bonjour,

Õ partir du 4 juillet et pour tout l'été, notre toute nouvelle comédie s'installe à la Comédie des 3 bornes :

Y'a de l'OTAGE dans l'air




â•œou comment une fêtarde enceinte, un acteur raté et un avocat allumé se retrouvent piégés dans une prise dâ•˙otage improviséeâ•œ


+ d'infos╜

Programmation
Du mercredi au samedi à 20 h 15
Du 4 juillet au 15 septembre
Comédie des 3 bornes
32, rue des trois bornes
75011 Paris ╄ Métro Parmentier ou Goncourt


Site Internet
http://www.carambolageprod.com/index/Ya_de_lOTAGE_dans_lair.html
(en construction)


Distribution
Texte et mise en scène : Franck Duarte
Avec : Alix Valroff, Pierre-Louis Jozan et Franck Duarte
Regard extérieur : Maxime Lepelletier
Ingénieur du son : Henri dâ•˙Armancourt
Voix off : Jean-Chistophe Rozner, Claire Bontemps, Thomas Zaghedoud


Si vous désirez être un des premiers à parler de ce spectacle sur le web, n'hésitez pas me demander une invitation pour assister à l'une des premières représentations, dès le 4 juillet.

Dans l'attente de votre retour,

Très cordialement,

Franck Duarte

Carambolage Production
6, rue Oberkampf â•„ 75011 Paris
http://www.carambolageprod.com

Le visiteur qui vous envoie cet e-mail n'a pas eu connaissance de votre adresse de messagerie.

 L'adresse qui apparaît comme expéditeur n'a pas été vérifiée.
 
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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 15:44

 

 

220px-Goncourt.jpgALEXIS JENNI, C’EST PARTI !

 

C’est pas qu’ils affectionnent la cohue et les flashes, mais chaque année ils sont là, assis au fond de la salle chez Drouant, costume noir, chemise blanche et lavallière.

Les frères GONCOURTsont toujours en pleine forme, comme le Prix qui porte leur nom.

L’an dernier, pas de surprise, tout le monde savait que Michel HOUELLEBECQ remporterait le pompon.

Cette année, le suspense ne durera pas longtemps : dix minutes à peine de délibérations dans le salon du premier étage.

Le prix RENAUDOT fait équipe avec le GONCOURT, les deux lauréats seront désignés en même temps. Evidemment, le GONCOURT est plus prestigieux mais le RENAUDOT est plus classe.

 

Les deux frères ont fait leur choix : Edmond parie sur Morgan SPORTES et Jules sur Carole MARTINEZ.

Pour le RENAUDOT, ils sont d’accord tous les deux sur Emmanuel CARRERE et son LIMONOV.

 

A 12h 45,  Didier DECOIN annonce que le GONCOURT  est attribué à  un inconnu : Alexis JENNI.

« Qu’est-ce qu’il dit ?    On n’entend rien ! se lamente Jules.

Un journaliste crie : « Refaites l’annonce !

Didier DECOIN : « Faites le silence, bon dieu !jaquette.jpg

Edmond a entendu et ronchonne :

« C’est Alexis JENNI.  Tu connais ?

«  Non.

« Son livre s’appelle : l’ART FRANÇAIS DE LA GUERRE.

« C’est un essai ?

« Non, un roman.  Un titre à la Saint-Simon ou bien à la JS BACH !

«  Ils ont mis à peine dix minutes à délibérer. Ca doit être un vrai bon roman.  Ah ! Voilà Franz Olivier GIESBER qui va annoncer le lauréat du RENAUDOT.

Edmond jubile et pousse du coude Jules qui sursaute : « Hein ? »

« C’est Emmanuel CARRERE !  Notre poulain ! Il aurait dû avoir le GONCOURT, cet âne !

« Là non plus, ça n’a pas traîné !

« Moi je préférais l’année dernière, c’était un beau chahut ! Tout le monde hurlait et HOUELLEBECQ avait l’air d’un chat sous un jet d’eau.

Frédéric BEIGBEDER a posé sur leur table son casque de vespâ pour applaudir  frénétiquement les lauréats.   Il  prend à témoin les frères GONCOURT :

« Pas d’ambiance, hein ?  C’est plus rock and roll au Prix de FLORE !.  

 

 

Jenni_.jpgIl y a un brouhaha et les caméramen sont pris d’hystérie :  les deux lauréats arrivent chez Drouant.

Alexis JENNI d’abord, essouflé.  Il va dire qu’il n’y croyait pas, c’est sûr.  Mais il a à peine le temps de parler, on le bouscule, il va peut-être se trouver mal, comme Pascale ROZE en quelle année, déjà ?  Ca doit être dur à assumer. Mais d’un autre côté, on doit se sentir  soudain quelqu’un.

« HOUELLEBECQ était plus spectaculaire, même s’il ne disait rien, marmonne Jules.

« Et Pascal QUIGNARD,  en 2002 ! Il avait créé l’émeute avec ses OMBRES ERRANTES…

 

Le petit JENNI est heureux, ça se voit.  Il sait que demain les libraires vont être dévalisés.  Déjà dès  sa parution les critiques ont encensé L’ART  FRANÇAIS DE LA GUERRE, il était déjà en piste pour six prix littéraires.

 

« Regarde, Jules, voilà notre poulain qui arrive.

« Lui, il est rodé.  Il sourit aux photographes, il parle calmement. Son LIMONOV est vendu d’avance.

« Surtout qu’il est vivant ! C’est de la chronique people !Emmanuelcarrere.jpg

« Mais superbement écrit, vraiment digne d’un GONCOURT !

 

 

Bernard PIVOT s’avance vers un  micro et dit tout le bien qu’il pense du livre de JENNI. « Ce livre est sublime. »  Diable, il n’y va pas avec le dos de la cuillère.  Et il finit en cocorico  :

« Et ce qui n’est pas pour me déplaire, ce livre traverse le Rhône et la Saône… »  Evidemment, un Lyonnais  qui parle à un Lyonnais…

 

Maintenant que le tour est joué, les jurés, les élus et le culture club vont tous passer à table. Chez DROUANT, la table est à la hauteur des romans primés.

Edmond et Jules GONCOURT n’en sont plus aux gourmandises terrestres.  Ils se lèvent en soupirant :

« Jules, nous aurions dû faire éditer nos romans chez GALLIMARD Il ramasse tout . Un GONCOURT sur deux est édité  par GALLIMARD.

« Cet éditeur  n’est apparu dans le GONCOURT que 16 ans après sa création.  En 1919. Donc, trop tard pour nous.

« C’était qui, déjà, leur lauréat, en 1919 ?

« Marcel PROUST, pour A la Recherche du Temps Perdu.

« Hélas ! Nous n’avons jamais connu un tel succès auprès de la gent littéraire…

« Le problème c’est que nous n’avions pas d’agent littéraire….

 

Edmond éclate de rire et ils disparaissent dans la foule des invités  qui se ruent vers le restaurant.PILE-DE-.jpg

 

 

 

 

 

 

 

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 15:04

 

 

le-paradis-sur-terre-johnny-hallyday1.jpgRetour sur un spectacle étonnant : Johnny Hallyday acteur de théâtre.

 

 

A quoi on s’attend ?  A un Johnny chanteur qui a appris des répliques et qui arpente une scène de théâtre sans le grand tralala des concerts. Ca fait peur. On se dit, bon, il faut voir, mais ça n’est pas un acteur.

Et bien on se trompe.  On a devant soi un grand type qui s’appelle Chicken dans la pièce terrible de Tennessee Williams, le Paradis sur Terre.  Une pièce aussi malsaine, violente et glauque que les autres, toutes les pièces de Tennessee Williams.

Pourquoi a-t-il choisi cette pièce, Johnny ? 

Bien sûr, il y a ce prénom, Tennessee, qui est un prénom fétiche.

Et puis ça se passe dans l’Amérique profonde, un décor qui lui va bien, très loin des dorures de Feydeau.

Il n’aura pas à changer tellement de tenue.  Seulement un peu la couleur de ses cheveux, de sa peau, et ça ne le gêne pas outre mesure.

Un rôle d’homme solitaire et meurtri, comme lui. Peu de texte. Des phrases balancées comme des injures. Et puis une ultime note romantique.

Son âge, on l’oublie.  Son aisance en scène, c’est pas nouveau. Mais la sincérité de son jeu, l’émotion sous-jacente de sa partition, ça lui est venu comme ça, c’était en lui.

Dommage qu’il ne soit pas mieux servi par une partenaire aussi convaincante. Mais elle a beau en faire des tonnes, on ne voit que lui.

Il a lancé ce défi, on l’attendait en souriant, en doutant. Il nous a eus.

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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