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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 21:31
LIBRES SONT LES PAPILLONS au Théâtre Rive Gauche

LIBRES SONT LES PAPILLONS au Théâtre Rive Gauche

 

C’est une pièce dont on ne peut pas dévoiler l’intrigue.

Je pourrais d’ailleurs utiliser ce mystère pour vous inciter à aller la voir !

Mais il y a tout le reste.

D’abord ; c’est une histoire d’amour. Compliquée, mais justement, pas banale.  Les dialogues ont été peaufinés par Eric Emmanuel Schmidt – ce n’est pas n’importe qui – qui a déniché cette pièce d’un auteur new-yorkais, Leonard Gershe, écrite dans les années 70.  Vous verrez, rien n’a changé dans les comportements aujourd’hui.

 

La mise en scène est signée Jean-Luc Moreau.

 On reconnaît tout de suite les déplacements comme spontanés, le rythme qui colle à l’action,  et la subtilité du jeu des acteurs.

 

Les acteurs ne sont pas des stars mais quoi, ils sont parfaits. Avec ce mystérieux truc autour duquel tourne  la pièce, ils ont de quoi nourrir leurs personnages, chacun dans son élément.

 

Tout de suite on sent qu’il y a quelque chose qui cloche entre ces deux-là, et c’est un vrai problème mais je ne peux pas en dire plus.

A un moment, le problème n’en est plus un, on respire, l’amour est le plus fort, et puis… non, il y a maldonne, la mère s’en mêle,c’est un désastre... Mais quand le rideau tombe, le sourire est revenu et l’amour n’est plus aveugle.

Anouchka Delon est étourdissante.  Elle est belle, elle bouge bien, elle ne marmonne pas comme la plupart des juniors en scène, elle se régale à balancer ces répliques tellement calquées sur le vocabulaire ado..

Julien Dereims, le jeune homme mystérieux, entretient son mystère avec une sensibilité à fleur de peau. Diction impeccable dans la réserve ou la violence, il est très convaincant.

Enfin Nathalie Roussel, la mère, domine son cruel dilemme avec beaucoup de nuances.  Elle est à la fois infernale, drôle, émouvante…. Elle a du métier, et n’en rajoute pas. Du grand art.

 

LIBRES SONT LES PAPILLONS… joue les prolongations jusqu’au 29 mai, succès oblige !

THÉÂTRE RIVE GAUCHE, 6 rue de la Gaîté 750014 Paris   Tél. 01 43 35 32 31

 

Miss Comédie

 

 

 

 

 

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 15:02
Le sermon de l'abbé de Villecourt

RIDICULE

Film de Patrice Leconte

Le sermon de l'abbé de Villecourt

 

Pour moi, RIDICULE est le plus beau film de Patrice Leconte, mais aussi l'un des plus beaux de nos films historiques.

Mais  ce n’est pas seulement un beau film.

C’est un film qui ne datera jamais.  L’auteur ne porte aucun jugement, il décrit seulement ce que nous sommes depuis la nuit des temps.

RIDICULE, je l’affectionne particulièrement car il repose sur  le pouvoir des mots. 

Les mots, les mots… les hommes s’en emparent, s’en drapent, s’en affublent pour se distinguer, s’affirmer, se dissimuler.  Pour porter des coups mortels, à l’occasion.

 

Ici, dans la débauche de richesse de la Cour de Versailles, une poignée d’aristocrates désoeuvrés jouent à se provoquer avec une élégante hypocrisie.  On assiste à des duels où les mots se décochent   comme autant de flèchettes empoisonnées.

 

Jean Rochefort qui fut le premier à lire le scénario de Rémi Waterhouse, le remit à Patrice Leconte avec ce commentaire : « Lis ceci, c’est un western où les mots remplacent les colts. »

  Rémi Waterhouse n’a pas pu se réjouir la mort a mis un point final à son jeune talent.   Patrice Leconte lui a offert, avec la magie de sa caméra,  un chef d’œuvre intemporel.

 

RIDICULE a été un énorme succès en 1996. Ovationné à Cannes, plusieurs fois récompensé aux Césars, il manqua de peu l’Oscar du meilleur film mais qu’importe ?  Il reste un fleuron du cinéma  français. 

 

Le casting n’est pas ridicule, avec les acteurs qu’il fallait :   Rochefort, Giraudeau, Fanny Ardant, et la clique de seconds rôles attitrés qui ne déparent pas dans le décor. Et puis un inconnu  pour trancher sur ce parterre de célébrités :  Charles Berling, héros et victime de ce ces jeux du cirque. Son personnage, le baron Ponceludon de Malavoy, est venu de sa province pour implorer la faveur du Roi.  Ce jeune homme  a de lesprit, ce qui en fait très vite le rival et l’ennemi du beau parleur en titre, l’abbé  de   Villecourt, que joue Bernard Giraudeau avec panache.

C’est lui que j’ai choisi pour ma scène culte, mais j’aurais aussi bien pu en choisir une dizaine d'autres, tout aussi succulentes.

Le sermon de l'abbé de Villecourt

Toute la Cour réunie autour du couple royal, assiste au sermon dominical de l’abbé de Villecourt. Giraudeau s’échauffe peu à peu. Il nous offre  une démonstration héroïque de son éloquence théâtrale, une débauche de citations bibliques, de périphrases incompréhensibles, il se déchaîne, il entre en transes devant un auditoire pantois. 

Pour finir, échevelé, les yeux brillants de fièvre, le front ruisselant, il s’écrie « et voilà comment, mes chers frères, je viens de prouver l’existence de Dieu ! »  Le Roi Louis XVI donne le signal des applaudissements.  C’est un triomphe.  Encouragé, l’abbé enchaîne : « … et je pourrais tout aussi bien  prouver le contraire… s’il plait à sa Majesté ! »

La boulette.  Le Roi, offusqué, se lève, visage fermé, visiblement choqué par le blasphème, et quitte la chapelle, suivi de toute la cour, avec cette phrase ; « La Bastille vous attend, philosophe ! J’y veillerai. »

L’abbé reste planté, bouleversé, fou de regret de sa maladresse, et s’adresse à la comtesse de Blayac sa maîtresse :

« Mais… mais c’était juste un bon mot !   Madame, faites quelque chose ! »

Le Roi n’a pas apprécié le bon mot, il est des boutades qu’il vaut mieux éviter d’adresser aux  souverains de droit divin…

« Je ne peux rien pour vous,  rétorque  la comtesse froidement tout en passant son chemin.

Il n’aura plus accès à sa chambre.  Ni aux faveurs du Roi. L’abbé de Villecourt est « mort ».

 

Une mort parmi quelques autres dans ce film où les aristos s’entretuent tranquillement à coups de pointes assassines, sans savoir que la Terreur allait bientôt  leur faire beaucoup plus mal.

Le grand talent de Patrice Leconte est d’avoir donné aux noirceurs de cette  époque les couleurs d’un univers de magnificence un régal pour les yeux.

 

Miss Comédie

        

 

 

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21 janvier 2016 4 21 /01 /janvier /2016 16:24
La scène de la mouche

IL ETAIT UNE FOIS DANS L’OUEST

La scène de la mouche

 

Il était une fois Sergio Leone, le rédempteur du western de papa, l’auteur de ce film mythique qui inaugure un nouveau genre, le western spaghetti.  Passons sur cette étiquette idiote et redécouvrons l’Ouest américain à travers la vision d’un Italien génial.

Ses images stupéfiantes, il les a tournées en Andalousie, mais aussi dans le décor impressionnant de Monument Valley.

Ses acteurs… Des monuments aussi. Mais avant ce film, ils n’étaient que des valeurs sûres du box-office.  Depuis, on les a regardés avec d’autres yeux : Charles Bronson, Henry Fonda, Eli Wallach, Jason Robards… Leone en a fait des brutes sanguinaires, effrayants de vérité.

C’était vraiment ça,  « l’Ouest américain » ?  Des bagarres à n’en plus finir ?   Mais oui, puisque c’est dans le film.

Ah oui, j’oubliais, il y a aussi Jack Elam ; illustre acteur inconnu de nous, à la filmographie impressionnante, qui joue l’homme à la mouche de ma scène culte.  On ne le revoit plus, puisqu’il fait partie des troIs bandits massacrés par l'homme à l'harmonica à la quinzième minute du film.

La scène de la mouche

La scène d’ouverture, c’est un gros plan parfaitement immobile et silencieux de Jack Elam endormi.  Dans ce silence, qui va durer onze minutes, on entend juste le bzzz lancinant d’une mouche qui s’amuse à lui chatouiller la moustache.  Ca l’agace, il remue les lèvres, soupire, souffle, mais la mouche est tenace.  Il finit par se réveiller et d’une détente rapide, coince la mouche dans le canon de son revolver.

Fin de la séquence.

Onze minutes drôlatiques qui ne préfigurent pas la suite de l’histoire…

Quand on regarde ce visage endormi, on se dit qu’on n’aimerait pas le rencontrer au coin d’une rue, la nuit.

Pareil pur tous les autres, surtout ceux qui portent le fameux « cache-poussière », leur signe distinctif.

 

Entre parenthèse, à l’époque de la sortie du film, tous les ados et adultes dans le vent se sont mis à porter ce long manteau de daim plus ou moins griffé, la rue avait pris des allures de décor western ou Directoire. C’était très beau et nos mecs avaient une sacrée dégaine, avec leurs cheveux longs et leurs cigarettes au bout des doigts.

 

Mais je m’égare.  Il s’agissait de l’aspect menaçant des personnages de ce film dont la violence est dans toutes les mémoires. Tuer des enfants !  Même Tarentino n’ose pas.

Un autre coup de génie de Sergio Leone, c’est d’avoir choisi Ennio Morricone pour la musique.  Cette bande-son est devenue le symbole d’un suspense palpitant, et l’harmonica l’instrument légendaire du cow-boy guerrier, le banjo étant celui du cow-boy pacifique.

 

Miss Comédie

 

 

 

 

 

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 23:10

LA LÉGENDE DU PIANISTE SUR L’OCÉAN

La scène du duel au piano

La scène du duel au piano

Nous sommes tous de grands enfants et le cinéma est notre grand pourvoyeur de rêves, avec des histoires à dormir debout que nous écoutons avec ravissement.

Après Edward aux mains d’argent, en voici une tout aussi envoûtante dans son étrangeté. Comme le dit Max, le narrateur, au début du film, « personne ne croira un traitre mot de mon histoire ».

On n’y croit pas, peut-être… mais on s’en souvient, longtemps après, comme on se souvient de Cendrillon ou de Robinson Crusoê.

Le film, sorti en 1998, est tiré d’un roman d’Alessandro Barrico que Giuseppe Tornatore a adapté et mis en scène avec une musique d’Ennio Morricone.

Il raconte l’histoire insensée d’un enfant trouvé dans la salle des machines d’un paquebot et qui grandit dans ce navire sans jamais mettre le pied à terre. Baptisé Noveccento comme l’année en cours, mystérieusement doué pour le piano, il devient célèbre, refuse toutes les propositions de concerts sur la terre ferme. Il tombe amoureux d’une belle passagère jouée par Mélanie Thierry et renonce à l’accompagner lors de son débarquement, pris d’une peur panique de l’inconnu. Qui l’attend au sol. Il refuse même de quitter le navire lorsque celui-ci, trop vétuste, est condamné à être dynamité.

La dernière image, celle du paquebot disparaissant dans les flammes et glissant lentement dans la mer, serre le cœur.

Belle et triste histoire, que raconte son ami Max inconsolable de n’avoir pas su convaincre Noveccento de le rejoindre dans une vie normale.

La scène du duel au piano

La scène du duel au piano

La scène du duel au piano culmine au milieu du film, lorsqu’une star du jazz, Jelly Roll Morton, contrarié de la gloire de Noveccento, vient faire étalage de son talent pianistique devant l’assistance, sûr de sa domination.

Dans ce morceau de bravoure, Tim Roth qui joue Noveccento, dépasse le stade de la naïveté voulue par le rôle, pour frôler la niaiserie. Il a des expressions qui se veulent innocentes mais qui cachent mal la ruse qu’il prépare. Mais cela participe peut être à la note outrancière de la scène.

La scène est pleine d’effets énormes, depuis l’arrivée de Clarence Williams qui joue le musicien provocateur, quand on entend son pas lent résonner sur le parquet avant qu’il n’arrive près du piano et s’adresse à Noveccento sur un ton à peine aimable, on le voit venir, ça continue avec la cigarette qu’il pose ostensiblement sur le clavier avant de se mettre à jouer, et qui s’enflamme à la fin d’un numéro de virtuose magistral, au contact des touches brûlantes….(oui oui !) . La salle exulte … C’est le tour de Noveccento… C’était prévu, il fait une misérable improvisation sur le thème de « Holly night… » C’était prévu, on le hue. « Et alors ??? » on halète, on connaît la fin, mais le suspense est fonctionne.

Il avait bien préparé son coup… Pour sa troisième prestation, il s’assoit lentement, demande une cigarette…. La pose sur le clavier… Aïe, on se doute de la suite. Démonstration fulgurante, ben oui.

La cigarette s’enflamme aussi, et il la plante dans la bouche de Jelly Roll Morton pétrifié sous les flashes des photographes et les vivats de la foule.

Tout çela est gros comme une maison, mais c’est ce que l’on voulait voir, le bon qui corrige le méchant, c’est une fin logique et jubilatoire pour le spectateur lambda.

D’ailleurs, toutes les scènes culte ont un point commun : elles repoussent les limites du crédible.

Et puis, ce n’est qu’une scène, le reste du film n’est que délicatesse, et finit dans la tragédie.

Une légende qui pourrait bien être une histoire vraie.

Miss Comédie

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 19:25
LA  COLÈRE  DU  TIGRE aux Célestins Théâtre de Lyon

Je reviens au théâtre, après avoir passé sous silence Le Roi Lear défiguré par Olivier Py.

Aujourd’hui, parler de la pièce de Philippe Madral montée par Christophe Lidon est plus facile.

Il n’y a pas de surenchère dans l’avant-gardisme, la mise en scène est sans chichis,  elle se confond avec les dialogues percutants ou émouvants,et les déplacements des personnages qui suivent leurs impulsions.  Tout simplement.

Le décor, lui aussi, est sans artifice, celui d’une  modeste maison de campagne avec vue sur l’océan.

Seul, un grand panneau transparent aux couleurs des Nymphéas descend sur le devant de la scène lorsque Monet vient lire une de ses lettres à Clémenceau.

 

Après sa création à Paris au théâtre Montparnasse l’an dernier, la pièce revient aux Célestins de Lyon.

Claude Brasseur tient toujours le rôle de Clémenceau,Yves Pignot remplace Michel Aumont dans le rôle de Claude Monet.

Je n’ai pas vu Michel Aumont, mais Yves Pignot fait le poids face à l’écrasante présence de Claude Brasseur.   Il incarne un Monet meurtri, diminué par une vue défaillante, incapable de convaincre son ami de son incapacité à peindre. 

J’étais émue de le revoir après avoir été sa partenaire dans une lointaine production pour l’ORTF… Sa carrure  a suivi l’évolution  de sa carrière : imposante !

 

Le duo fonctionne parfaitement, ils sont de stature égale, et dans le conflit qui les oppose ils montrent la même énergie dans leur entêtement, la même ferveur dans leur amitié.

Lequel des deux aura le dernier mot ? Ils ont de brefs affrontements, très violents, durant ce séjour du peintre chez son ami de toujours.  Mais ils reviennent vite à leur complicité, à leurs confidences, à leur amitié qui semble indestructible.

C’est tout ?  Vous dormez déjà ? 

Non, voilà qu’apparaît Sophie Broustal qui joue Marguerite, l’amie, la bien-aimée.

Dans sa correspondance publiée en  2008 Clémenceau révèle son amour platonique pour Marguerite Baldensperger, de 40 ans sa cadette, dont la fille vient de se suicider. « Je vous aiderai à vivre, vous m’aiderez à mourir », lui écrit-il.

 

Dans la pièce, Sophie Broustal incarne avec grâce  cette jeune femme éprise d’un tigre qui, pour elle, a rentré ses griffes.

Cette histoire d’amour improbable, on y croit.  C’est tout le talent de l’une et de l’autre : de l’émotion pure.

 

L’amitié et l’amour se mêlent donc dans cette ambiance équivoque entre la colère et les larmes du tigre, sous les yeux de la servante bretonne,  inénarrable.  Marie-Christine Danède est là pour détendre l’atmosphère et ça marche !

 

Je n’ai rien dit sur Claude Brasseur ?  Et bien, ma foi, il est sans surprise, égal à lui-même, grand professionnel,  surtout quand on sait qu’il y a quelques mois à peine il faisait  au cours du tournage de « L’étudiante et monsieur Henri », ,une chute qui l’immobilisa durant tout l’été...

 

Le spectacle a quitté le théâtre des Célestins le 112 déceùbre dernier

Miss Comédie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 18:40
BONNE ANNÉE  2016 !

Merci à la belle équipe d’Overblog pour leurs vœux pleins d’optimisme pour l’année à venir. Ils nous annoncent d’importants changements  pour le début de l’année et je tremble.  Maintenant que je me suis péniblement (et incomplètement) adaptée aux nouvelles manettes de cette machine interplanétaire, s’il faut encore réviser le code, je renoncerai à passer  le  permis.

Aujourd’hui je peux encore me lancer dans l’espace Over-blog pour vous parler d’une triste nouvelle, la première de l’année, la disparition  de Nathalie Cole, qui nous a quittés le 31 décembre.

J’ai le souvenir d’une  chanteuse en pleine gloire qui était venue chanter au Sporting de Monte-Carlo un été.  Je fêtais mon anniversaire dans la Principauté et nous avions assisté à son récital.  Elle était magnifique, en fourreau noir, et son tube planétaire « Unforgettable » qu’elle chante accompagnée de la voix de son père Nat King cole, avait déchaîné l’enthousiasme.

J’avais écrit un blog sur eux en janvier 2011 que vous pouvez revoir en tapant sur google <<<unesceneparjour.com nat king cole>>>

 

Et puis bien sûr, Michel  Galabru,  lui aussi, a quitté la scène. Pour lui je n’ai pas d’archives personnelles mais les medias se chargent de lui rendre hommage.  C’était une immense figure de notre paysage comique, peut-être la dernière  de la génération des  Bourvil, Fernandel, Raimu, de Funès…

Et puisqu’on parle de de Funes, voici la scène culte d’Oscar, un film fou qui a fait pleurer  six millions de spectateurs en 1967.

 

Dernière minute : voilà que ce matin, Pierre Boulez a lui aussi tiré sa révérence !  Le monde est-il devenu invivable ?  Il y a déjà un raz de marée d'hommages qui fait déjà oublier celui de Galabru.

Lequel des deux aura la priorité au paradis ? 

Prions pour que ce mois de janvier ne devienne pas un record de disparitions...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

BONNE ANNÉE  2016 !

ZOOM SUR LA SCENE CULTE QUI DÉBUTE 12016

 

OSCAR,  d’Edouard Molinaro

La scène du nez

 

Cette scène est une tuerie, comme d’ailleurs de nombreuses séquences de ce film qui n’a pas pris une ride.

Elle est inracontable. Il faut la voir.  Et la revoir, on pleure à chaque fois. Enfin, moi.

Le film est adapté d’une pièce de théâtre de Claude Magnier dans laquelle Louis de Funes faisait déjà un numéro étourdissant.

Dans le film, Claude Rich est formidable de rouerie, d’humour et de cynisme. Beau début de carrière, après Les Tontons Flingueurs(1963) !

J’adore aussi  Mario David, hilarant dans son rôle de brute au cœur tendre.

Mais il faut aussi appuyer sur «  pause »à chaque apparition de Paul Préboist.

Ah, Paul Préboist, un monument d’ingénuité, de sincérité,  le bonheur de jouer personnifié, son sourire est une bouffée d’air provençal, c’est un personnage à la Daudet, irremplçable, irremplacé.  Il est mort en 1997, je ne m’en souviens pas, on en a très peu parlé. Il avait seulement 70 ans et il avait confié, peu de temps avant, à la télévision, qu’il était toujours vierge.  On le croit !

 

Paul Préboist n’apparaît pas dans la scène du nez.  Il n’y a que Mario David, Agathe Natanson et Claude Gensac, alignés, bouche bée, qui assistent à l’improvisation très chiadée de de Funès.

Un moment inénarrable, qui se prolonge au-delà du raisonnable, pour finir couché sur le canapé.

L’ énergie de cet homme de 53 ans qui venait à peine de se faire connaître après vingt ans de carrière anonyme, est sidérante.

Cette énergie dévastatrice , il l’emploiera jusqu’à sa mort à crever les écrans et à brûler les planches. Elle lui vaudra quelques infarctus dont il se sortira, boulimique de travail, mais vaincu il s’endormira en janvier 1983.  Sa mort fut un drame national, il faisait partie de notre vie, il nous redonnait le moral dans les moments difficiles, il suffisait d’aller voir un de ses films, et de Rire.

Mais il est toujours là, dans les salons le soir, quand les enfant assis par terre en rang d’oignon partagent la même hilarité que leurs parents devant un comique immortel.

Miss Comédie

 

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23 décembre 2015 3 23 /12 /décembre /2015 17:45
Le soir de Noël dans Edward aux Mains d'argent

EDWARD AUX MAINS D'ARGENT

 

C’est une histoire qui nous rend notre âme d’enfant. Une histoire à couper le souffle, qui nous emporte dans un monde imaginaire où l’on retrouve les bons et les méchants du monde réel mais tellement plus poétiques !

C’est une histoire qui tombe à pic, puisqu’elle parle d’un garçon qui pouvait faire tomber la neige le soir de Noël, par la magie de ses mains d’argent.

J’adore Tim BURTON et son monde fantasmagorique  à la fois terrifiant et émouvant.  Je suis, devant ses films, une enfant éblouie qui retrouve ses premières émotions, les plus pures, celles d’un monde étrange que l’on a quitté pour venir sur terre.

D’Edward aux Mains d’argent il dit que c’est son œuvre la plus personnelle, nourrie de ses souvenirs d’enfance dans la banlieue deBurbank en Californie.

Peut-on imaginer un autre acteur que Johnny Depp pour ce rôle de créature artificielle mais tellement humaine ?  Non.  Il est sublime.

Et pourtant, la production avait d’abord approché Tom Cruise.   Puis  Tom Hanks, qui préféra s’engager sur Le Bucher des Vanités.  Puis… Michael Jackson….

Tim Burton et Johnny Depp se rencontrèrent pour la première fois au bar de l’hôtel Bel Age de Beverly Hills en avril 1989 et Burton vit tout de suite dans les yeux de Johnny Depp le regard de sa créature, un regard   d’une fixité extraordinaire,  le regard  idéal pour le personnage quasi muet de son histoire, son seul moyen d’expression.

Ce fut une rencontre décisive dans leur carrière à tous les deux. Après ce premier film ensemble, ils se sont retrouvés plusieurs fois encore pour des films tout aussi ensorcelants.

 

La scène culte de ce conte de fée se passe le soir de Noël.

Tandis que la famille adoptive d’Edward s’occupe de décorer la maison brillamment illuminée, Edward est dans le jardin où le froid a transformé le jet d’eau en bloc de glace.  Soudain inspiré par ce spectacle, Edward entreprend de sculpter ce bloc informe et ses ciseaux d’argent se mettent en action avec une dextérité, une rapidité stupéfiantes, faisant jaillir des milliers de flocons qui semblent venir du ciel.

Kim, la jeune fille dont il est amoureux, attirée par cette magie, offre son visage à la caresse de cette neige que l’on n’attendait plus.

Et le quartier tout entier se réunit autour d’Edward en transes, pour admirer ses sculptures de glace d’où naissent les flocons miraculeux.

 

C’est cette vision céleste que raconte Kim, devenue grand-mère, à sa petite fille qui lui demande « d’où vient la neige, grand-mère ? »

L’histoire se poursuit dans le drame, Kim ne reverra plus Edward,  mais son  souvenir  restera gravé pour la vie dans son coeur.

C’est le début et la fin de ce film merveilleux, baigné d’une musique divine.  Un vrai conte de Noël que vous allez adorer si vous le projetez chez vous devant vos enfants éblouis.

 

Joyeux Noël à tous,

Miss Comédie

 

 

 

 

 

 

 

 

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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 19:00
Noiret, Rochefort et Marielle...

LES GRANDS DUCS,   film de PATRICE LECONTE

 

Attention, ce film sera bientôt  un film culte !  

Ereinté par la critique à sa sortie, en février 1996,  boudé par le public, il s’est fait remarquer par un clan de groupies qui se le repassent dans les soirées d’initiés.

Complètement déjanté, tourné à un rythme d’enfer, joué par des acteurs au sommet de leur folie, il multiplie les scènes d’anthologie.

`Difficile de choisir…

 

 

Patrice Leconte est spécialiste  des castings de rêve. En plus, il adore les stars et apparemment c’est réciproque.

Là,  il a fait fort encore une fois : trois des plus grands acteurs du moment : Jean Rochefort, Jean-Pierre Marielle et Philippe Noiret ensemble dans des rôles de comédiens ringards.  C’était gonflé.  Le scénario l’était plus encore, et quand ils l’ont lu,  les trois ont plongé en chœur.

C’était pourtant un peu risqué. Jouer les ringards quand on est trois têtes d’affiche, c’est jouer sur la corde raide. Un effet de trop et l’on tombe dans le grand guignol.

Dans ce film, les trois acteurs – et leurs partenaires – sont complètements zinzins – mais crédibles. Difficile à expliquer.

 

Chercher une scène fétiche dans Les Grands Ducs c’est chercher une tache noire sur le dos d’un  dalmatien.

Depuis les péripéties de leur casting jusqu’à la pièce de théâtre Scoubidou qu’ils interprètent de ville en ville dans la plus grande confusion, chacun des trois a sa minute de folie.

 

Mais prenons la scène de la scène où Noiret, Rochefort, après avoir décroché leurs rôles grâce à une honteuse remise sur le cachet de base, vont proposer à Marielle d’être leur partenaire dans la tournée.

Ils le trouvent en pleine crise de fureur contre son voisin  avant de le voir démolir une cloison  de son appartement à coups de piolet.

On est d’emblée dans le bain avec les trois personnages bien positionnés sur le terrain.

Noiret l’attaquant , conquérant,  beau parleur, théâtral.

Rochefort, l’ailier gauche, très gauche, simulateur, séducteur, comique  au 38ème degré, impérial.

Marielle, le gardien de but, hyper-buté, parano, belliqueux,  imprévisible et grandiose.

Ensuite, il n’y a qu’à les suivre dans leur tournée à travers la France et traquer les mini scènes-culte.

Nous assistons à une pièce de théâtre dont nous ne voyons que quelques scènes, chaque fois un désastre. Personne n’est à son poste au moment voulu.

Marielle obsédé par l’état de santé de son bébé, pendu au téléphone entre chacune de ses entrées en scène,  (essayez de l’imaginer disant « des cloques ? » d’une voix tremblante)  Rochefort éperdu dans le décolleté de l’actrice principale récalcitrante, Marielle encore, fuyant les avances d’un partenaire gay, Noiret au commissariat,  Rochefort en plein délire sexuel, Marielle jouant les intermittents du spectacle pour solliciter la générosité du public.

Et je ne parle pas de Michel Blanc, inénarrable dans son rôle de « méchant » producteur au bord de la faillite, qui hait les acteurs et  n’a qu’une idée en tête, handicaper l’actrice principale pour saboter la pièce.

 Et enfin cette actrice principale, Catherine Jacob qui joue la diva avec panache, incompréhensible mais pleine de panache, toute en rondeurs pulpeuses.

Je vous le dis, ce film est inénarrable, on ne peut le narrer, il faut le voir, un soir de déprime, et le revoir le lendemain pour être sûr de n’avoir pas rêvé. 

 

Miss Comédie

 

 

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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 17:36
La scène de la cuisine dans les tontons flingueurs

LES TONTONS FLINGUEURS

LA SCENE DE LA CUISINE

 

On ne s’en lasse pas, c’est la scène culte par excellence, dans un film qui, dans l’ensemble a un peu vieilli.  Seuls les dialogues sont  restés jeunes, les dialogues vitriolés  d’un Michel Audiard en pleine forme.

On oublie volontiers que  le film est l’adaptation à l’écran du troisième volet de la trilogie d’Albert Simonin : Touchez pas au grisbi, Le Cave se rebiffe et  Grisbi or not grisbi,  intitulé pour le cinéma  Les Tontons flingueurs.

Sorti en 1963, en pleine Nouvelle Vague, il n’eut qu’un petit succès en salle et la critique le fustigea, comme Henri Chapier qui écrivit « Vous pavoisez haut mais vous visez bas… »   Il n’avait pas le don de voir l’avenir….  Georges Lautner, le réalisateur, avait peut-être visé bas, mais il avait visé juste !

La scène est tellement secouée qu’on la dirait improvisée.  Dès qu’ils sont dans la cuisine assis autour de la table et que Francis Blanche sort la fatale  bouteille de « Bizarre », tout va très vite, il faut revoir et revoir  chaque mimique, ré-entendre chaque réplique, car  une seule fois ne suffit pas. 

Ce qui est extraordinaire, et peut-être voulu par Georges Lautner, c’est la différence de tempérament comique entre les trois principaux personnages,    Ventura, Blier et Lefebvre.   J’exclus Francis Blanche qui est moins drôle car il en fait trop.  Mais les trois autres ont chacun un naturel, une intériorité  qui n’appartient qu’à chacun d’eux.  Ils sont eux-mêmes, étourdissants de drôlerie, sans forcer la note.

Ventura est lugubre, Blier est anéanti, Lefebvre est  ahuri, ils ne jouent pas sur le même registre mais leur pouvoir comique est le même.

Robert Dalban le majordome ouvre le bal : « Alors, on a sorti le vitriol ? »  La cérémonie peut commencer, la bouteille de « Bizarre » circule, on remplit les verres.   Le rythme se ralentit un peu, on prend son temps pour arriver au point culminant, l’absorption du breuvage. Gros plan sur chacun des visages en plein suspense.

On trinque,  Blier ose le premier, aussitôt suivi par les autres, il avale une gorgée, on entend le liquide passer dans le gosier Il articule, les yeux dans le vague : « Il faut reconnaître… c’est du brutal ! »   

Cette réplique-là deviendra une sorte de benedicite pour les piliers de bar et les adeptes du pousse-café.

 Jean Lefebvre   essuie une larme. 

 Ventura ébranlé  assène « j’ai connu une Polonaise qui en prenait au petit déjeuner… » tout cela ponctué par les glou-glous. Ils sont au bord de l’asphyxie.    Ensuite, évidemment, l’ambiance tombe un peu, mais reste quand même très imbibée, et je suppose que l’improvisation a pris le relais car on dit que la scène s’est prolongée jusqu’à une heure très tardive de la nuit.

On ne peut pas croire que cette bouteille de « bizarre »  ne fût pas du vrai « brutal » ni qu’elle ne fût pas entièrement vidée et suivie de quelques autres jusqu’ à la fin de la scène…

On imagine aussi l’équipe technique autour du cameraman et du réalisateur, se tenant les côtes face à ce spectacle -  mais la question est : y a-il eu plusieurs prises ? 

        Cette scène de la cuisine, Michel Audiard  voulait la supprimer, il la trouvait « inutile » !  Mais Lautner  y tenait absolument et  l’a conservée pour le bien de la postérité.

Quant à Lino Ventura, contacté après les défections successives de Jean Gabin et de Paul Meurisse, il hésita à accepter : « mon personnage  et ceux de mes partenaires sont des personnages comiques. Or moi, dans ce rôle de composition, je ne serai pas crédible. »   Il n’a pas essayé de faire le clown mais tout en restant lui-même, il était au diapason, parfaitement crédible.

Un coup de blues ?   Vite,  installez-vous devant les  Tontons flingueurs et savourez la détente.

Miss Comédie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 17:11
La Dolce Vita et la fontaine de Trévi

 

LA DOLCE VITA    ET LA FONTAINE DE TREVI

 

Ce film, sorti en 1960,  inaugure bien la décennie la plus f oldingue, la plus poétique et la plus novatrice depuis les années trente.

C’est une fresque insensée qui décrit notre monde en douze tableaux évoluant sur la via Veneto. Un monde où les plaisirs ont la part belle au milieu des interrogations mystiques, des préoccupations de l’esprit, de la douloureuse  fuite du temps, thèmes graves dominés par la présence charnelle de la Femme, instigatrice de tous les maux.

Tout cela est quand même très subversif, pessimiste et légèrement pornographique.

Lors de la première projection  du film à Milan, le 5 février 1960,  Fellini et Mastroianni ont été agressés par la foule et à deux doigts d’être  lynchés. 

N’empêche, au Festival de Cannes qui a suivi,  le film  reçut la Palme d’Or.    Les foules sont versatiles.

Au milieu d’une distribution pléthorique, en majorité italienne, Marcello Mastroianni se promène en  Candide  tour à tour émerveillé, perverti ou meurtri en compagnie de partenaires féminines à la beauté pulpeuse – le type féminin de prédilection de Fellini.  Dans la scène qui nous occupe, celle ô combien légendaire de la fontaine de Trevi, Anita Eckberg les surpasse toutes.  Elle est fantastique.

C’est la nuit, la nuit romaine porteuse de tous les envoûtements, obscure et bruissante d’appels, de murmures.

Anita Ekberg erre dans les rues à la recherche de Marcello qui a pu  obtenir un rendez-vous nocturne.    Il est tombé sous le charme de cette star américaine venue en visite à Rome.   Il lui a donné une vague adresse et elle le cherche dans les rues désertes.   Elle a entre les mains  tout contre son cou, un tout petit chat qui miaule de toutes ses forces, elle lui parle doucement tout en criant le nom de Marcello et sa voix résonne sur les murs des ruelles.

Elle sait qu’elle finira par le retrouver, elle savoure les minutes qui passent, sûre de son pouvoir, grisée par la douceur de la nuit romaine.

Lui, à quelques mètres de là, doit éprouver la même sensation.  Peut-être qu’il la voit de loin,  il s’amuse à la suivre sans bruit.

Elle débouche tout à coup sur la place de Trevi, face à la fontaine jaillissante, assourdissante, fantasmagorique.  « Oh my Goodness ! ».

Immobile un instant, elle contemple.    Elle s’avance, le chaton sur la tête, et vacille devant le spectacle.

Elle n’y tient plus,  libère le chaton  qui s’enfuit, marche, vers le bassin et dans un dernier appel à Marcello, s’immerge jusqu’aux cuisses. 

Le visage levé, les yeux fermés, elle se laisse asperger par la cascade et c’est cette image-la que la caméra de Fellini fixa pour l’éternité.

C’est aussi cette image là que contemple Marcello.  On imagine son désarroi.  Mais quoi, elle l’attend, il faut y aller.

Du banc de pierre où il s’est assis, il se dit qu’après tout, la situation n’est pas dénuée de charme.

Au moment où Marcello rejoint Anita en extase au milieu du bassin, voilà que soudain… la fontaine se tait, les eaux cessent de jaillir, c’est le silence.

Ils sont face à face et… et bien, encore une scène qui finit par un baiser, je ne le fais pas exprès mais c’est courant dans  des situations comme celle-ci, même dans la vie.

De nos jours la vision de cette scène nous fait sourire « bien trouvé, le coup de la fontaine… » ou « qu’est-ce qu’elle était  belle Anita Ekberg ! »,

Cette scène est certes d’une grande poésie, mais finalement très chaste.  Pas de quoi lyncher ce pauvre Fellini, encore moins Mastroianni qui n’a fait que faire semblant ! (en tout cas sur le plateau…)

Enfin, quoi qu’il en soit,  il nous reste cette image magnifique, digne du plafond de la Sixtine ! Et une musique, celle de Nino Rota, bien sûr.   Le complément direct de l’image fellinienne.

 

A voir et revoir sur YouTube

 

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  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

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