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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 09:32

   SIX RAPPELS POUR LE MENTEUR !

Une soirée de bonheur au théâtre des Célestins.  Zéro faute pour le metteur en scène  Laurent PELLY.  Il a monté ça sans rien révolutionner, mais dans un esprit très actuel : les acteurs  très physiques, drôles, délurés, dans des costumes d’aujourd’hui.  La musique, superbe,  inspirée par Vivaldi  comme une respiration  discrète, sans tonitruer comme on aime trop souvent nous assourdir entre deux tableaux.

Le décor, Venise en demi-teinte, les canaux suggérés par des ondoiements de lumière sur les murs, les bâtisses pâles dont les murs cachent des manigances, la lumière immuablement en clair-obscur.

Les personnages s’appellent Lelio, Arlequin, Pantalon, Octave ou Béatrice comme dans le théâtre de Molière.

Ils sont tous parfaits, enthousiasmants.  Lelio, le menteur, est une sorte de godelureau qui ne doute de rien et qui sera pris à son propre pièce. Emouvant après avoir été irrésistible de drôlerie.  Il s’appelle Simon Abkarian, je ne le connaissais pas.  Alain PRALON,  s’est composé un personnage de père un peu  caricatural, un rire un peu trop fréquent et mécanique. 

Mais enfin dans ce spectacle, tout respire la fraîcheur, l’amour d’un texte jubilatoire, et pas d’esbrouffe inutile.  C’est simplement beau, la forme s’efface derrière le fond.

 

C’EST QUI LAURENT PELLY ?

C’est pas un bleu !  Il dirige actuellement le TNT, Théâtre National de Toulouse où il avait déjà monté LE MENTEUR, ainsi que plein d’autres pièces de théâtre ou lyriques. (Il a dirigé Nathalie DESSAY deux fois déjà dans des opéras.)

 

   CA VA PAS FORT POUR EUX

On déchante à la Michodière, Marie-Anne CHAZEL n’arrive pas à faire passer la pilule.  La  pièce de George Axelrod GOOD BYE CHARLIE est trop farfelue

pour nos goûts cartésiens.  Moi je l’ai vue à Lyon et j’avais trouvé ça imbittable, même si j’avais applaudi la performance de la comédienne. Elle fait ce qu’elle peut.  Mais à Paris, ça passe pas.

 

C’est comme QUI EST M. SCHMIDT à la Madeleine.  Les gens font la moue en sortant.   Sébastien THIERY n’arrive pas à renouveler le succès de COCHON D’INDE, où Patrick CHESNAIS avait fait merveille l’an dernier.

Bon, ça peut arriver.  Il en écrira d’autres.

 


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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 09:07

JE ME RÉPÈTE MAIS JE LES AIME

 

  BARDOT, encore.   Les gens disent : « Elle est bébète ».  Elle n’est pas bébète, elle ne cherche pas à dépasser sa nature première avec des phrases toutes faites.  Elle dit les choses comme elle les voit, elle ne les interprète pas.

Les gens disent : « elle dit qu’elle a arrêté, et elle se montre partout ».  Elle se montre partout pour gagner de quoi faire vivre sa Fondation.  Elle a besoin d’argent pour continuer son action.  D’autres le font pour le Sida, elle c’est pour les animaux.  Chacun sa noble cause.

 

BEIGBEDER  (sans faute !)

:  j’ai fini son livre.  Ce ROMAN FRANÇAIS  est émouvant, drôle, athétique.

Désormais, on sait tout de lui.  Bon, il a découvert la face cachée de certaines misères, il a pris conscience de sa propre imperfection, il a rendu hommage à ses ascendants méconnus, il a cajolé ses souvenirs d’enfance, tout ça à cause de sa foutue garde à vue.  Mais ça n’est pas la conversion de saint Paul !  Il continuera à fréquenter le Baron et a pratiquer les plaisirs interdits.  Ouf, on respire.  Ce livre est bien foutu, bien écrit, il annonce un prochain écrivain  enfin respectable.

 

 

 

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 10:32

   

BRIGITTE  BARDT  chez Olivier BELLAMY :

sa voix est plus rauque, plus basse, une voix de fumeuse (est-ce qu’elle fume ?) mais toujours, toujours, ces intonations uniques, inimitables, d’adolescente sale gosse qui nous cueillent à chaque phrase.

Toujours frondeuse, rebelle contre la société, susceptible à mort, et ferme sur ses positions : elle a choisi son camp, celui des bêtes contre celui des hommes.

Elle était une chatte, une belle chatte aux griffes acérées, à la démarche souple et dansante, son pelage était roux, peut-être une chatte siamoise ?

Et elle a dû souffrir de la cruauté d’un maître, ou d’une maîtresse.

Dans ses choix musicaux, elle est totalement primaire et n’en a aucun complexe.  Olivier Bellamy, attendri, la suivait dans ses commentaires enfantins sur Mozart, Bach et Schubert.  Pas de hardiesse dans son programme, oh non.   Toujours les mouvements lents, et les morceaux les plus rabachés (par Radio Classique ) mais les plus beaux, bien sûr.

Elle les trouve « extraordinaires, fantastiques, sublimes ou graves, profonds. Tout le monde est d’accord.

Mais elle est ELLE-MEME.  Elle ne cherche pas à épater par sa culture ou sa sensibilité.  Elle est comme elle est, elle n’y peut rien changer. On l’aime pour ça.  Quelle fraîcheur d’esprit !  Quelle cohérence !  Et surtout, quelle santé, après sa destruction lente par la foule, les photographes, sa traque inlassable qui la faisait vivre fenêtres fermées, volets clos, partout où elle allait ! 

Brigitte est une survivante, meurtrie à jamais par la gloire. Elle se cache derrière les animaux qu'elle protège.

Son expo à Boulogne nous la restitue intacte, sous toutes ses formes et quelles formes ! on la regrette, elle n’est pas remplacée.

 

 

    QUENTIN TARENTINO nous fait, film après film, des chefs d’œuvre d’humour et de violence.  Est-ce que l’humour fait passer la pilule de la violence ?  Oh, dans son INGLORIOUS BASTARDS, j’ai dû fermer les yeux souvent, mais il restait les borborygmes, les coups, les cris.  Pourtant, il reste l’impression d’une vaste dérision, une page d’histoire dédramatisée comme l’avait fait Charlie Chaplin avec LE DICTATEUR.  On aime  voir Hitler, Goebbels et tout l’aréopage des officiers nazis pris aux piège dans l’incendie d’un cinéma. Tout ça est très jubilatoire.

Mais il y a deux cerises sur le gâteau :  l’immense Brad PITT  en officier US, rappelle Marlon Brando dans Le Parrain.  Et l’officier allemand, joué par Christoph WALTZ,  qui fut récompensé à Cannes pour ce rôle repoussant et gratifiant à la fois.

Et la petite Mélanie LAURENT ? Je me demande comment elle a fait pour décrocher ce rôle. Toutes les jeunes actrices françaises doivent se poser la même question.

 

 

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:08

*  LE BARON,  avenue Marceau, c’est un endroit de perdition.  Il attire tout ceux qui aiment  jouer avec le feu.  C’est  devant sa porte que Beigbeder s’est fait choper  en train de sniffer de la coke (aussi, quelle idée, lui dira le flic.)

  Cet endroit  branché entre tous, qui a détrôné et ringardisé Régine, va fêter le 14 octobre ses cinq ans d’existence.  Ca va être la fiesta. Les habitués (Mick Jagger, Kate Moss…) seront là.

  Je parie qu’il y aura ce soir-là une ronde  spéciale autour du quartier.

  L’initiateur de ce lieu de plaisir fut Sébastien Tellier qui jouait du piano

  entouré de quelques fêtards.  Maintenant c’est un top DJ qui mène tout

  ce beau monde : Greg Boust.  Il va pour l’occasion sortir un album que

  tous les bars du monde vont s’arracher et mettre en fond sonore.

LE BARON, je n’y ai jamais mis les pieds mais mon compagnon m’a dit qu’il avait vu là les plus belles créatures du monde, mais pas des pouffes, des super classe, et qu’il était vite parti « avant qu’il ne soit trop tard »…

 

 

*  Dans le quartier de l’Odéon, où j’ai vécu  une partie de ma vie, il y a une rue

  pleine de charme et que personne ne connaît.  Dites à n’importe qui «j’habite RUE  FEROU», il  dira ah oui en regardant ailleurs.

Je ne sais pas si je devrais la cafter au grand public mais je ne pense pas avoir une audience très grand public, alors je ne résiste pas au plaisir d’en parler.

On y  arrive de la rue Servandoni  par la minuscule rue Canivet, qui abrite quand même l’hôtel de Breteuil édifié en 1730.  La rue Férou a été percée au XVIème siècle sur le clos Férou, un espace vert appartenant à un monsieur Férou, habitant du quartier.  Quand  on remonte la rue de Vaugirard vers la rue

Monsieur-le-Prince, à la hauteur du Sénat, on risque de ne pas voir la rue Férou, sur sa gauche, tant l’artère est étroite et sombre.   Et on risque de louper, au n°6,  ce ravissant hôtel construit par l’un des architectes de l’Odéon pour une  jeune comédienne protégée de Talleyrand en 1765.

La rue serpente vers la place St-Sulpice, toute de guingois, et l’on devine que derrière ces façades  austères se cachent des histoires que l’on aimerait s’entendre raconter, celle de madame de Lafayette, qui habita le n°8, par exemple.  Qui occupe son hôtel aujourd’hui ?  Les Editions BELIN.  Et depuis quand ?  Depuis 1777 !  Encore en activité aujourd’hui, cette maison détient un autre record, celui d’avoir eu le plus fort tirage de la littérature française :

celui du Tour du Monde de Deux Enfants.

 

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 08:42

Moins traquées  que Nothomb,  Grangé ou Beigbeder, mes têtes d’affiche

sont tout aussi percutantes.

 

En librairie  :

 

LE  CLEZIO, l’écrivain muet, qui refuse toute confidence aux médias, qui n’accepte que le strict minimum de promotion quand il sort un livre,  vient d’accorder une interview de quarante-sept minutes à une journaliste serbe.

Je suppose qu’il se croit ainsi à l’abri de toute déformation mal intentionnée.

Les Serbes ont d’autres soucis que d’arranger à leur façon les propos d’un prix Nobel.  De toute façon on ne pourra pas juger, car l’interview sera diffusée sur la chaîne RTS dans le décor du centre culturel français de Belgrade.

 

CHARLES DE SEVIGNE

Oui, c’est son fils.  La marquise était une mauvaise mère. On le savait déjà, après lecture de ses lettres dictatoriales à sa fille.  Mais ce pauvre Charles était le cadet de ses soucis.

  C’est ce que raconte Bruno de CESSOLE dans son livre « LE MOINS AIME ».  Il nous révèle un personnage super attachant dont personne n’a jamais parlé, même pas Eve Ruggieri.

A travers une correspondance (Sévigné oblige) imaginaire, Bruno de CESSOLE nous replonge dans ce siècle élégant et cruel dans une langue classique comme on en trouve encore en littérature.

 

FRANCOIS TAILLANDIER

Puisqu’on en parle, la langue française a encore des défenseurs acharnés.

Monsieur TAILLANDIER est écrivain et journaliste  à l‘esprit large  puisqu’il collabore à la fois au Figaro et à l’Humanité.

Il reprend l’idée de Joseph de MAISTRE selon laquelle  la dégradation d’ne langue est un signe annonciateur de la dégradation de son système social.

Comme toujours, il faut un juste milieu entre les avancées nécessaires des néologismes, et le respect du patrimoine linguistique.

Voilà ce que vous lirez dans son livre, « LA LANGUE FRANCAISE AU DEFI » 

C’est du sérieux, mais passionnant.

 

En kiosque :

 

Gonflé, le numéro de Madame FIGARO sur le luxe.  On voudrait nous faire oublier la crise ?

Mais tout ça n’est qu’un semblant de provocation car le contenu du magazine ne nous encourage pas à la dépense, mais à l’imagination.

C’est François-Henri PINAULT qui le dit : « Le moteur du luxe, c’est le rêve. »

Et dans son édito, Arielle DOMBASLE cite quelques luxes qui ne coûtent pas un rond.   « S’asseoir à une terrasse de café et laisser passer le temps… »

Il y a les portraits d’hommes de pub qui « cassent la crise » à coups de créations inventives, ils dirigent des agences qui ont le vent en poupe et qui font tout pour garder leurs clients.

Par contre, l’image rébarbative de Gong Li rafraîchit un peu l’enthousiasme.

Elle est belle, d’accord, mais sans une once de générosité. Pas un sourire.

Hiératique dans ses vêtements Louis Vuitton qui ne sont pas à la portée de tout le monde.  Eva Erzigova, elle, a la pêche, vous voyez ?

 

 

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 14:23

 

  Avec cette pièce dont je vous parlais l’autre jour mais qui n’était pas encore à l’affiche, « LE ROMAN D’UN TRADER » inspirée par  l’histoire tragiquement actuelle du jeune trader Jérôme Kerviel.

Dommage c’est à Nice, mais il y a des TGV, non ?  Il y a surtout Lorant DEUTSCH, le magnifique, l’inspiré, le brillantissime;  dirigé par Daniel BENOIN.

L’auteur  nous a, semble-t-il, fait une œuvre magistrale, féroce, belle et dévastatrice comme l’’argent.

Cet auteur serait-il l’alter ego  de mon idole Yasmina REZA, avec ce qu’il faut de brutalité  en plus ?

Ne serait-ce pas là l’EVENEMENT de la rentrée théâtrale ?

 

A côté de ça on remonte l’AVARE à la Comédie Française.  C’est trop !   Ca suffit !  Ils sont tous magnifiques les Harpagon, ils sont tous différents, on applaudit la performance, oui oui, l’un est époustouflant de férocité, l’autre est tout en sinuosités, l’un est vieux, l’autre jeune, bon, c’est bien de jouer l’AVARE mais ils pourraient jouer le même rôle dans une autre pièce, contemporaine celle-là, avec les mots d’aujourd’hui !

Enfin, c’est monté dans le temple de la comédie classique. Et puis Denis Podalydes joue le rôle. On ne peut s’empêcher d’avoir envie de voir.

 

`

Vous avez vu l’affiche de la nouvelle revue du CRAZY HORSE ?   Non, répond la France entière sauf les Parisiens. Encore un événement, ce spectacle signé Philippe DECOUFLÉ, qui dépoussière vigoureusement le genre.

Les filles sont toujours aussi belles je présume, mais elles ne font pas que de la chorégraphie, elles  font des clins d’œil à l’actualité. Crise oblige, l’un des tableaus a pour titre « Crisis, whhat crisis ? » et montre une chouette tradeuse

en  jupe droite, chemisier impeccable et mocassins plats envoyer balader tout ça pour se retrouver progressivement dans la tenue la plus dévergondée…  Il y a toujours eu de l’humour dans les revues de Bernardin,  et DECOUFLÉ embraye avec délices mais respecte les codes. Un jour je vous décrirai ces codes, c’est presque militaire, mais à poil !

La revue s’appelle DESIRS…. il fallait bien suggérer avant de montrer !

 


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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 08:51

UNE STAR DU THÉÂTRE A LA RADIO

 

François CASTANG et son émission A PORTÉE DE MOTS sur France Musique à midi, a DISPARU !

Il est remplacé par Christian NEVE qui présente PARTAGE DE MIDE (une trouvaille) qui est exactement la même émission, avec un invité célèbre qui fait sa programmation.

On ne discutera pas sur les mérites de l’un et de l’autre.

Aujourd’hui, ce monsieur recevait (pour mon plus grand plaisir) mon ami Jean-Luc MOREAU.


  Ce mec-là est un courant d’air.  Il a mis en scène deux pièces actuellemùent à l’affiche à Paris, il joue un rôle dans l’une d’elles, il doit faire quelques synchros, et il trouve le temps de s’installer devant un micro pendant une heure.

Jean-Luc a les idées claires mais il cherche trop le mot juste, ce qui donne à ses commentaires un petit côté bafouille, pour moi très touchant mais finalement on comprend ce qu’il veut dire.

Il est le plus parfait type du signe des Gémeaux : partagé entre le jeu et la mise en scène, il mène les deux avec une aisance étonnante.

Il joue donc au théâtre de l’Oeuvre « L’ILLUSION CONJUGALE », une pièce à deux personnages d’Eric ASSOUS, son auteur chouchou.  Une histoire d’adultère, évidemment.  ASSOUS est intarissable sur le sujet.

L’autre pièce, celle qu’il met en scène au théâtre St-Georges, est aussi d’Eric Assous et s’appelle « LES HOMMES PREFERENT MENTIR », qui raconte probablement la même chose mais avec plusieurs personnages.

Tout ça doit être rondement mené, comme Jean-Luc sait le faire, mais j’irai voir la première car je l’adore en tant qu’acteur, il est prodigieux !

 

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 08:29

ON SE FAIT UNE TOILE ?

 On dit que cette rentrée est marquée par le retour en grâce des

films français dans les salles.

Bien sûr,  il y a « UNGLORIOUS BASTARDS », qui fait le carton. On ne battra jamais les productions américaines.

Mais à côté, il y a des petits longs métrages qui plaisent bien, et d’abord ce « NEUILLY TA MERE » dont je déteste le titre, mais qui ne désemplit pas depuis cet été.  Une surprise.

 Et puis « LE COACH », et puis « NON tu N’IRAS PAS DANSER »… mais enfin, tout ça ne remplira pas les cinémathèques de l’an 2050 .

 

   ON CHOISIT SA PIECE ?

 

On ne sait pas encore très bien  où sont les futurs succès de la saison parmi les pièces qui démarrent.  Quelques stars, quelques textes prometteurs.

Moi  à  votre place, j’essaierais le théâtre du Ranelagh.    Nicolas VAUDE, que j’adore,  reprend le rôle du NEVEU DE RAMEAU, pièce souvent brillamment montée et jouée, c’est un nouveau défi pour cette conversation philosophique ponctuée par le clavecin d’Olivier Beaumont.

Mais pour le fun, n’oubliez pas   cette fantaisie débridée où les acteurs mouillent vraiment leur chemise pour nous faire tordre de rire, PIECE DETACHÉE de Thierry BUENAFUENTE,  à la Gaîté Montparnasse.

 

 

ON  BOUQUINE  ?

 

Alors en 1984  il avait 58 ans et elle, tout juste  23 !!!  Vous me direz 58 ans c’est pas vieux de nos jours, mais enfin regardons la photo, il est déjà chauve.  On ne peut pas lui attribuer le charme du chef d’Etat subjuguant la midinette, ça ne pouvait pas jouer sur elle, princesse de Galles.  Non, alors quoi ?  On sous estime parfois le mystère de l’attraction sexuelle de certains êtres humains.

Il y avait peut-être de ça. 

Et puis, en tant qu’Anglaise, elle ne pouvait déceler l’extrême pédantisme de l’élocution giscardienne, qui rendait grotesque chacune de ses allocutions  à la télé, cette façon d’arrondir sa bouche en cul de poule qui moi, me faisait hoqueter de rire.

Cela dit, il a peut-être inventé tout ça ?  Ce serait très fort !  Un tel mépris du qu’en dira-t-on !    Car il a encore un rôle public à jouer, le bonhomme, il va rencontrer du monde, qui va se marrer sous le manteau, et puis sa famille… non, c’est gonflé.

La valeur littéraire de sa prose, tout le monde s’en tape mais savoir si ce qu’il raconte s’est réellement passé, ça c’est truculent.

Chirac va en verdir de jalousie, lui qui fait le beau devant les minettes (voir une certaine video)…

Bref,  Giscard il mise gros mais c’est le jackpot assuré.  Tout le monde va lire LA PRINCESSE ET LE PRESIDENT.  Un titre qui joue franc jeu.

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 20:17

TOUT DE SUITE, UNE PIECE À VOIR

 

C’est à Paris,  rue de la Gaîté,  une rue où tous les plaisirs sont sur le trottoir, toutes les bouffes du monde entier, du chic, du grunge, du chinetok, du grec, du breton, pour manger dehors ou dedans après le spectacle.

Car du spectacle, vous en avez, rue de la Gaîté, et entre autres, la PIECE DÉTACHÉE de Thierry BUENAFUENTE, qui fait se gondoler les fauteuils du théâtre de la Gaîté-Montparnasse.

Ils sont cinq, quatre garçons et une fille (et quelle fille ! une nature !) qui mènent un train d’enfer sans vous laisser le temps de respirer entre deux rires.

La pièce que vous croyez voir est en fait, une répétition que vient chambouler le metteur en scène (THIERRY BUENAFUENTE) qui trouve que ça ne va pas du tout, mais alors pas du tout.   Il intervertit les rôles, tout le monde râle, on reprend les scènes, tout foire, chacun fait sa crise, il ne sait plus où donner de la tête…. et en plus on attend un sixième acteur qui n’arrive jamais.  C’est du Marx Brothers  avec la tchatche  d’aujourd’hui.

Ecrite et mise en scène par un Lyonnais du sérail, (il dirige le café-théâtre phare de la ville « Le NOMBRIL DU MONDE »)  la pièce a déjà fait le bonheur des Lyonnais avec la même distribution  avant de monter à Paris où elle s’est jouée tout l’été et continue jusqu’au 31 décembre.   Si vous avez du souffle, « PIECE DÉTACHÉE » est pour vous, et si vous n’en avez pas, vous aurez mal au bide, je vous jure !

 

 

 

 

BIENTOT,  UN FILM     A   NE PAS  RATER

 

Un film est en train de se tourner à Paris qui éveille ma gourmandise.

Il s’agit de la version ciné de « L’HOMME QUI VOULAIT VIVRE SA VIE » de Douglas KENNEDY.

Les deux héros sont joués par Catherine DENEUVE et Romain DURIS.

Le réalisateur est Eric LARTIGAU.  Il a eu la chance de plaire au producteur associé de Luc BESSON, Pierre-Ange LE POGAM.

Avant il avait fait « Donne-moi ta main », un joli film avec Charlotte GAINSBOURG et Alain CHABAT.

S’il se loupe pasil tient le carton.  Tout le monde en France adore Douglas KENNEDY.  Les deux acteurs sont des top.  Alors…

 

 

 

UNE CHANSON    A RÉÉCOUTER 

J’ai entendu par hasard sur France Musique une chanson que l’on ne diffuse pas souvent, que je n’avais pas entendue depuis des années.

Un choc.  Cette chanson, écrite par Léo FERRÉ, est un petit chef-d’œuvre, un Simenon, un film noir à elle toute seule.

En trois minutes et demi se déroule un drame simple qui donne la chair de poule.  C’est ça, Simenon.  Une écriture simple qui donne la chair de poule.

Ah, oui, quelle chanson ?  « MONSIEUR  WILLIAMS ».  Je vais essayer de vous la passer par Deezer mais c’est pas sûr qu’ils l’aient en catalogue.  Une vieille chanson… pas au top 50…

 

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 16:07

 

A DEAUVILLE … pour visionner les nouveaux produits de la a nouvelle  vague américaine.

Déjà, un nouveau style se dessine dans la comédie romangique : moins

guimauve, plus hardi dans son approche des sujets traités.

Le film qui fait l’ouverture est un mélange de romantisme et de science-fiction, curieux parti-pris, je demande à voir.

Cela s’appelle « The time traveler’s wife » de Robert Schwentke.

On parle aussi du film de Nora Ephron « Julie et Julia » avec Merryl Streep et Amy Adams.  On dit que le scénario est original, faisant

interférer deux histoires d’amour à un demi-siècle de distance.

Mais je sens un grand intérêt pour « 500 jours ensemble », un premier film de Eric Webb, qui paraît-il bouscule tous les tabous et s’inspire beaucoup des films  de la Nouvelle Vague française.

Un beau début ?  Peut-être.  Ca manque un peu de stars, mais voilà, on dépoussière, les budgets sont  modestes, les producteurs  sortent des sentiers battus et misent sur le nouveau souffle de la

 new generation !

 

POUR LA TRAGEDIE

 

Fanny ARDANT réalise.  Elle réalise un vœu secret, bien sûr, elle réalise dans l’extrême, c’est sa manière d’être.

Cette femme ne pouvait réaliser qu’un film hors de l’époque, hors des conventions,  hors de la normalité.  Et dans la violence.

Cette histoire de lutte de clans rappelle étrangement le sujet de « La Haine » d’Offenbach, un opéra monté cet été à Montpellier et où Fanny tenait  le rôle de récitante avec Gérard Depadieu.  Une histoire de haines, de fanatisme et de mort.

Elle ne joue pas dedans mais a choisi pour le rôle principal une comédienne inconnue dont elle dit qu’elle possède un physique éternel et la folie du personnage :  Ronit Elkabetz, vous conniassez ?

Moi je dis,  elle prend un sacré risque.   Pour réussir un sujet pareil il faut un Visconti, un Scorsese, un Lars von Triers, un Sergio Leone.

Un film violent et sanguinaire mal réalisé tombe dans le piège du grand Guignol.  Et l’on rit là où l’on devrait pleurer…

 « CENDRES ET SANG » déjà, est un titre qui sonne mal.  Doit-on prononcer « cendre-z-et sang ? » ou « cendrésang ? »

Malgré toutes ces inquiétudes très désobligeantes de ma part, j’espère que Fanny Ardant réussira son pari.

Il y a aussi une question que je me pose :  quand cesser-t-elle d’être belle ?

 

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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