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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 14:19

 

PLEINS  FEUX SUR LA COLLÉGIALE  A  GRIGNANGrignan-Collegiale_Saint-Sauveur-1.JPG

 

Le Festival de la Correspondance à GRIGNAN attire un  monde fou.  Plutôt du beau monde, venu de la capitale enrichir ses connaissances en matière de correspondances inédites.

Cela se passe sur le parvis de la Collégiale, la chapelle du Château de Grignan.  La superbe et monumentale porte latérale de la chapelle  s’ouvre sur le parvis, espace scénique idéal face à la grande cour pavée qui disparaît sous les gradins en période de festival.

Ah, ces gradins !  Métalliques, sonores, superposés jusqu’à une hauteur vertigineuse, ils tournent le dos aux derniers rayons du soleil couchant qui les baignrnt du premier jusqu’au dernier rang.

Heureux sont les prévoyants qui ont pensé à apporter un chapeau, un éventail, une bouteille d’au…  mais ce ne sont pas les spectateurs les plus malheureux.

Face à eux, comme une victime immolée au dieu Hélios, L’Acteur  impassible lit son texte dans un brasier rougeoyant, incapable de regarder son public en face.

Il faudra attendre une bonne heure avant que les rayons disparaissent, rangée après rangée, jusqu’aux murs de pierre blanche devant lesquels le liseur est en train de fondre.

Je souviens de Bernard GIRAUDEAU, il y a trois ans, sous son chapeau de brousse, le visage cramoisi et le sourire narquois, qui défiait l’astre cruel d’une voix pleine de nuances exquises.  Il lisait les lettres de Cesare PAVESE à sa sœur et à d’autres gens, lettres d’un rebelle sans avenir.

Cette année, Denise CHALEM nous a joué une sorte de pièce-lecture écrite par elle et probablement autobiographique, « PARIS SEPTIEME, mes plus belles vacances » sur un sujet morbide et rebattu, les durs moments d’une femme atteinte du cancer du sein. Là, ça finit bien, elle a amélioré son bronzage et nous a charmés par son marivaudage avec son infirmier, Alain FROMAGER, épatant.

Il y a souvent des malaises sur ces gradins, nous dit-on.  Mais chaque année, on remet les gradins sur le parvis de la Collégiale.

 

 

A  PLEIN TUBE DANS LA COUR D’HONNEUR  EN AVIGNONfestival-d-avignon_276.jpg

 

Là,  j’ai pas vu mais j’ai lu le papier de Philippe CHEVILLEY des ECHOS et j’ai eu des sueurs froides.

Mais à côté, celui de Fabienne PASCAUD dans TELERAMA redresse la barre.

Il souligne l’inacceptable, elle reconnaît l’intelligence.

Il a vu la bouteille à moitié vide, elle a vu la bouteille à demi pleine.

Il s’agit de PAPPERLAPAP, de Christoph MARTHALER, présenté en ouverture du Festival.

La suite de scènes inégales qui forme le propos : désacraliser la cour d’honneur, faire ressurgir ses fantômes, n’a pas été assez travaillée en profondeur.  Le metteur en scène suisse n’a pas puisé son inspiration dans l’approche quotidienne et charnelle de ce lieu mythique.  C’est très beau, d’écrire sur un monument légendaire pour détruire son mythe.  Encore faut-il l’avoir arpenté, touché, admiré, avoir vu son ombre décliner avec le soleil du jour, avoir perçu ses moindres bruits, la nuit, l’avoir vu servir de décor à toutes les fantasmagories, et ressortir chaque fois intact.

C’est d’ailleurs ce qui se passe ici : après le déferlement de violence d’une scène où la cour entière sembla prise dans un cataclysme assourdissant et aveuglant, provoquant le départ d’une partie des spectateurs, le spectable prend fin et la troupe quitte la scène, laissant le mythe invaincu

dans  sa splendeur éternelle.   Les éléments de décor  qui faisaient la nique aux vieux fantômes restent là, dérisoires.

Comme l’écrit Fabienne PASCAUD « on n’ébranle pas comme ça  huit siècles, on peut juste leur faire un clin d’œil. »

Et c’est beaucoup de bruit pour rien.  Ce spectacle, créé spécialement pour la cour d’honneur du Palais des Papes, ne pourra plus jamais être joué ailleurs.

 

 

STEVOE WONDER  A MONACO : WONDERFUL !

 

Au SPORTING d’ETE les gradins sont des fauteuils club et les extravagances sont exclues.  On aime le beau mais pas la brute ni le truand.  On est très conservateur. 

C’est Stevie WONDER qui assure l’événement dans la Principauté, jusqu’au 28 Aôut.

Notoriété intacte.  Talent inébranlable.  Une voix d’or, mûrie par le temps.

Il fut Little Stevie Wonder, le camarade de Michaël JACKSON lorsqu’ils étaient encore enfants surdoués.  L’un aveugle, l’autre qui voulait être blanc.

Ils se soutenaient, s’encourageaient.  Stevie WONDER reprend aujourd’hui « Human Nature », un tube de Michaël, en hommage à son pote. 

Ceux qui restent ne sont pas forcément les plus heureux.

 


 

 


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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 13:04

HÉRÉDITÉ : ENFANTS DE STARS

HUPPERT, GAINSBOURG, JUGNOT, CHESNAIS,  CHEDID,  GIRAUDEAU,  SEYDOUX, DASSIN, SARDOU… vous connaissez ?
Non, je parle de Lolita, Charlotte, Arthur, Mathieu Jr,  Sarah, Léa, Julien,
Davy… leurs enfants.
Que  serait le paysage audiovisuel français sans les fil et filles de ?
Et finalement, on leur reconnaît le même talent qu’à  leurs augustes parents, même si parfois c’est très contestable.  Ils ont droit à toutes les indulgences : ils sont beaux et ils rappellent le temps où l’on idolâtrait leurs parents.
Et, miracle, ils attirent les foules autant que papa-maman, voir Charlotte GAINSBOURG avec M. qui font des triomphes en tournée d’été.
Pour Lolita CHAMMAH  et sa première apparition sur les écrans, elle se lance avec la bouée HUPPERT à laquelle elle doit bien s’accrocher, mais le film joue sur ce duo chien et chat  pour faire des entrées…. mais il aurait fallu choisir une autre date de sortie !
Il faudra attendre la rentrée pour aller juger au théâtre si l’hérédité marche bien pour Emilie CHESNAIS, Arthur JUGNOT ou  Julien DASSIN…
Et il faudra attendre 2011 pour contempler la beauté d’Anouchka DELOn, beauté héritée de son père… avec le talent ?  Elle n’a que 20 ans, comment peut-elle avoir du talent ?



LONGÉVITÉ : IGGY POP, BETE DE SCENEiggy_tebbit.jpg

Pendant que résonnaient les trompettes de la Cour d’Honneur à Avignon, pour l’ouverture du Festival, l’OLYMPIA de Paris résonnait des accents sauvages des Stooges de Iggy POP.
A  soixante quatre  balais (plus jeune que Johnny !)  il garde les cheveux longs, jaunes et gras  et malgré une hanche déglinguée, il occupe la scène avec une frénésie  d’adolescent.  Il paraît qu’il entame la chanson « I Wanna be your dog » en aboyant et à quatre pattes.  Les fans adorent.
Mais moi j’ai dans mon iPod un morceau très doux qu’il change avec beaucoup de sensuelle délicatesse : How Insensitive ».
Il sera le 14 juillet à LYON aux Nuits de FOURVIERE et il y mettra le feu, c’est sûr !


  FEU  SACRÉ

Marie- Noëlle TRANCHANT, du FIGARO, a rencontré Laurent TERZIEFF dans son bureauOCNT-Terzieff Laurent haut perché de la rue du Dragon.
« Sur scène il était fièvre et feu. Quand on le rencontrait, on voyait à la fois sa réserve, sa bienveillance, son élégance, son ironie légère. »
Il a dit : « Faire du théâtre, c’est se mettre à l’écoute du monde pour en être la caisse de résonance. »
Quel est le déclic qui lui a fait s’engager dans le théâtre ?  C’est en assistant à une représentation de « La SONATE DU SPECTATEUR » de STRINGBERG, mis en scène par roger BLIN en 1949.
Ses premiers pas sur scène : dans « TOUS CONTRE ADAMOV » de Jean-Marie SERREAU.
Et au cinéma, bien sûr, dans LES TRICHEURS de Marcel CARNÉ. Il y tenait un rôle d’étudiant bohème et cynique très loin de sa vérité profonde, mais ce personnage l’a rendu célèbre, ironie du sort.
En 1961 il rencontre Pascale de BOYSSON, avec qui il vivra et jouera avec passion  pendant  quarante ans.  Ils ne se sont pas mariés, ils n’ont pas eu d’enfant. Leur vie était consacrée au théâtre,  rien qu’au théâtre.

TU BRÛLES, LAURENT POITRENAUX !affiche jacno

Si j’en crois Armelle HELIOT du FIGARO, le spectacle qui se donne à AVIGNON dans la Salle du GYMNASE GERARD PHILIPE est la perle de ce début de Festival.
Et Laurent POITRENAUD, l’acteur qui mène le jeu, un phénix.
La pièce, « UN NID POUR QUOI FAIRE ? » est tirée d’un roman d’Olivier CADIOT, écrivain associé au Festival cette année, et mise en scène par son complice Ludovic LAGARDE.
J’aime les critiques quand ils adorent un spectacle et en erdent leur latin.
Armelle HÉLIOT use des superlatifs comme on arrose une pelouse en été.
C’est mieux que répandre sa bave

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 17:58

 

C’EST LA QUE CA SE PASSE

 

EN  AVIGNON, DANS LA COUR D’HONNEURaffiche jacno

 

Cette année, pas de polémique pour le in : à la cour d’Honneur du Palais des Papes, réconcilie les puristes et les iiconoclastes avec un programme éclectique.   SHAKESPEARE y côtoie GIRAUDOUX, Olivier CADIOT, Christoph MARTHALER, Rodolphe BURGER… 

-  une création contemporaine de Christoph MARTHALER et Anna VUEBROC,

« PAPPERLAPPAP »,  ouvrira le Festival le 7 juillet.

Le lendemain,  un  monument, la pièce qui inaugura le Festival de Jean VILAR en 1947 : « LA TRAGEDIE DE RICHARD II » de Shakespeare, avec Denis PODALYDES dans le rôle titre, mis en scène de Jean-Baptiste SASTRE.

Ce spectacle, dans son décor magnifique, sera diffusé en direct par France 2.

La sélection qui suit  est  intéressante, je vous en parlerai au fil des jours. 

 

BAL SOUS LE PONT  

 

Cette année pour le 14 juillet,  on dansera sous le pont !  Pourquoi pas dessus ? Parce que c’est un tas de pierres en ruines et que les travaux coûteraient trop cher. Non, mais dessous c’est aussi rigolo on peut encore chanter la chanson : « sous  le pont d’Avignon » et le tour est joué.

L’animateur de ce retour aux sources  est  Rodomphe BURGER et l’entrée sera filtrée…

 

GRAND-MESSE AU CLOITRE DES CELESTINS

L’un des plus beaux lieux du Festival sera le thâtre d’un spectacle très initiatique créé par Anne Teresa de KEERSMAEKER, mêlant danse et musique polyphonique du XIVème siècle, pas vraiment du yéyé.

Le Festival d’Avignon ouvre mercredi è juillet et dure jusqu’au 2

J ‘aurai tout le temps de vous parler des moments forts du OFF, qui surgissent au jour le jour.

 

EN VILLE, ON VA AU CINE

 

Trois spots qui valent le coup doeil :

 

COPACABANA avec Isabelle HUPPERT et sa fille Lolita,  Sur la photo, on se demande où est la mère et où est la fille.  En fait, on reconnaît la mère à son regard sévère et la fille à son air perdu.   HUPPERT a dû profiter d’un créndeau  en période creuse pour tester les capacités de sa progéniture.

SHCREKOn connaît, c’est le 4ème et dernier.

Devenu papa de trois enfants, même s’il est transporté dans un univers parallèle un peu foutraque, il est temps qu’il prenne sa retraite.  

TOURNEE

Prix de la Mise en scène au dernier Festival de Cannes.  On attend TOURNEE au tournant.

Mathieu AMALRIC n’est pas si jeune que ça : 45 balais et plusieurs films dans sa besace, après avoir été l’assistant-stagiaire de Louis MALLE sur AU REVOIR LES ENFANTS. 

Il est sympa, AMALRIC, même quand il dit en se polissant les ongles « mon film est une bouffée d’oygène » ah ! s’il le dit ça doit être vrai.

Tout le monde a envie de voir ce film, dommage qu’il sorte en Juillet, la plupart d’entre nous auront la tête ailleurs.

 

 

 le masque-448fa-copie-1 MA REVUE DE PRESSE  THRILLER

 

 

CINEMASO

 

Eric  NEUHOFF a vu LA DISPARITION D4ALICE CREED, de l’Anglais  BLAKESON.   J’ai l’impression, à lire son papier, que depuis LE SILENCE DES ANGNEAUX il y avait eu un grand vide et que là, l’effroi est là.

Trois personnages, un huis clos, un kidnapping dont on ne sait ni la raison ni comment il finira… et la belle Gemma ARTERTON, ex James-Bond girl,  qui est à la fois la victime et peut-être le bourreau.  Il paraît que la fin est cruelle.  J'irai pas.

 

 

 

 

 

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 17:00

 

PATRICE LECONTE  LIT  LES FEMMES AUX CHEVEUX COURTSLECONTE

 

Toute malice, toute finesse, toute légèreté, c’est Patrice LECONTE.  Il ne se contente pas de faire des films, il écrit des livres.  Il ne se contente pas de les écrire, il les lit.  Oh, c’est surtout  par amitié qu’il a accepté l’invitation de Martine LIMONTA, l’initiatrice des LECTURES DANS UN JARDIN.  Et aussi par amitié pour son petit groupe d’amis de la Drôme, mais enfin, il l’a  fait.

 Loin des projecteurs, surtout.  Dans le secret enclos d’un jardin odorant, bruissant de chants d’oiseaux.

 IVAN le maître des lieux a installé une centaine de chaises face à la grande bâtisse de style provençal au crépi clair, toutes fenêtres ouvertes sur sa lumière intérieure.

La nuit est belle et tiède, le comble du luxe cette année…

Sur la petite estrade, une table couverte d’un tapis jaune, une lampe, une bouteille d’eau, un verre.

Patrice a commencé sa lecture par une boutade, comme d’habitude, et puis comme ça, comme s’il était dans son salon entouré de ses proches, il nous a raconté l’histoire simple de Thomas à la recherche de la femme de sa vie.  Thomas n’aime que les femmes aux cheveux courts, ce qui rend la chose encore plus difficile… et puis c’est un séducteur, elles lui tombent toutes sur le paletot…

Un texte  primesautier, un peu désuet, d’un style à la Raymond QUENEAU, très parisien et vif, qu’il a lu avec la même vivacité, mettant peu à peu de la couleur sur des situations délicieusement inattendues et cocasses.

Gros succès.  Tout le monde voulait acheter le livre et avoir sa dédicace.   Patrice LECONTE signait inlassablement, on lui apportait de temps en temps un verre du nouveau cru du Domaine de GRANGENEUVE, baptisé « TENTATION DE LA MARQUISE »… (GRIGNAN n’est pas loin…)

Divine soirée en compagnie d’une star sans faux col et des heureux habitants d’une région bénie des dieux.

 

RICHARD  GALLIANO  CE SOIR À FOURVIÈREgalliano

 

Ma mère achetait déjà des disques de lui dans les années 80, je trouvais ça bizarre, elle qui n’aimait que le classique et le jazz -  et bien, justement, richard GALLIANO, je devais le constater plus tard, est un des rares accordéonistes qui ait donné à cet instrument des accents jazzy, d’abord, et tout récemment, des accents classiques avec son dernier album « BACH » sorti chez Deutsche Grammophon, s’il vous plait,  faut le faire !

Je ne dirai pas que ça me colle au plafond, je préfère sa musique quand elle reste au stade folklorique supérieur, dirons-nous, mais pourquoi pas, Art BLAKEY et les Jazz MESSENGERS l’ont bien fait.

En tous cas Richard GALLIANO est maintenant reconnu par ses pairs comme une star du jazz classique et son accordéon brille du même éclat que celui de Carlos GARDEL ou d’Astor PIAZZOLA.

Il y aura foule ce soir au Théâtre Romain de FOURVIERE, et la nuit sera chaude dans tous les sens du terme.

 

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 13:05

 

Oui, je vais encore parler de ce que je n’ai pas vu, et que ceux que ça gêne ferment les onglets et basta.

 

EDOUARD BAER, LA VOIX DE SON MAITREpatrick-modiano.jpg

 

Notre baladin national Edouard BAER, qui voue une adoration et il n’est pas le seul, à l’immense MODIANO, lit son roman UN PEDIGREE avec l’ardeur contenue  d’un vrai fan.  Non, je ne l’ai pas vu, mais j’ai lu une  interview où il décrit ses motivations et ses états d’âme avec une modestie convaincante.

UN  PEDIGREE est, pour les fous de MODIANO, son livre le plus personnel, écrit comme un simple résumé de sa jeunesse, comme un curriculum vitae, sans les variations romanesques de l’imagination.

Edouard BAER lit aussi simplement ce texte que MODIANO l’a écrit.

Lui qui pratique l’ironie, la parodie et le burlesque avec une classe folle, doit être étonnant à entendre dans un registre plus intime presque à contre-emploi…..

C’est au théâtre de l’ATELIER  mais il faut faire vite, il ne joue que jusqu’au 26 juilet.

 

 

FABRICE LUCHINI, OSE MURAY s_fabrice_luchini.jpg

 

Après BAER seul en scène brochure à la main, voici LUCHINI toujours seul en scène et  texte à la main, c’est apparemment devenu son dada.

Cette fois il lit Philippe MURAY, un auteur que personne ne connaît  car les médias se méfient : cet homme est dangereux !!  Il s’attaque à notre époque et à ses aberrations avec des portraits grinçantes de personnages en vue,  des caricatures très loin du politiquement correct… 

On imagine la délectation de LUCHINI a balancer ces horreurs dans son phrasé précieux et sans avoir l’air d’y toucher….

Il le fait au Théâtre de l’Atelier, les 29 et 30 juin et le 1er juillet.

 

 

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 14:33

 

  UN AUTRE SE LEVE  A GRIGNANjpg_chateaux_grignan-2.jpg

 

Le Festival de la Coorespondance à GRIGNAN ouvre le bal, du 7 au 11 juillet.

Thème : le théâtre.   On aurait pu espérer une édition « théâtrale », haute en couleur, starisée un max.  A lire le programme, on est un peu déçu.  En fait de stars on a GALABRU, l’éternelle Claire CHAZAL, Michel BOUQUET que tout le monde révère comme le Pape, Jean-Louis TRI,NTIGNANT  qui chancelle un peu, Olivier PY que pas grand-monde connaît.   Ils nous liront du Jean VILAR, du J.L. BARRAULT, du Georges PERROS, du LABICHE, du IONESCO, du B.M. KOLTES, du Theenessee WILLIAMS, mais pas toujours à des heures follichonnes.

Heureusement il y aura aussi du théâtre : LE ROI S’AMUSE, de Victor HUGO, mis en scène par François RANCILLAC, avec Denis LAVANT dans le rôle du bouffon (normal).

Le rideau se lève mercredi 30 juillet, devant la superbe façade du Château de GRIGNAN.    Et ça dure jusqu’au 21 août.

 

…  ET A AVIGNONaffiche_jacno.jpg

 

Du 7 au 27 juillet, la grande Kermesse revient.  On découvre toujours la programmation avec stupeur et tremblements.

Cette année, dans la Cour d’Honneur, quoi ?

Une pièce de SHAKESPEARE, ouf, montée par Frédéric SASTRE, avec une pléiade de comédiens de bonne pointure.  Entre autres, Denis PODALYDES de la Comédie Française.  Et un certain Jean ECHENOZ : serait-ce un homonyme, ou bien l’écrivain lauréat du Prix Goncourt avec un JE M4EN VAIS, suivi de plusieurs autres opus formidables ?  Il aurait voulu se payer le luxe de mouiller sa chemise  dans un rôle mineur uniquement pour voir ce que ça fait ?

Nous trouvons aussi une pièce de IONESCO, à la Salle Montfavet : DELIRE A DEUX, mis en scène par Christophe FEUTRIER et joué par Valérie DREVILLE et Didier GALAS.

Encore du théâtre contemporain avec une pièce d’Olivier CADIOT,  UN NID POUR QUOI FAIRE, mis en scène de Ludovic LAGARDE.  Je ne connais pas cet auteur, aucune sensation prémonitoire donc.

D’autres pièces contemporaines figurent à la sélection IN et dans des points stratégiques de la ville.

Pour le OFF, il faudra attendre encore un peu pour voir se dessiner les HITS de la saison.

 

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 18:43

 

Pour ces deux-là, le portrait express est quasi impossible ! Leur vie à toutes deux est un véritable roman-fleuve.  Quelques moments forts, des images choc, et soudain l’icône apparaît, intacte dans la mémoire collective.

 

SARAH  BERNHARDT,  LA PARISIENNEsarah bernhardt

Enfa nt de la balle vraie de vraie !  Fille d’une courtisane, courtisane elle-même à ses dé buts,  née de père inconnu, abandonnée par sa  mère et élevée par une nourrice :  tout ce qu’il faut pour être libre de choisir son chemin. 

Un chemin si bien choisi qu’il l’a portée aux nues : sacrée plus grande tragédienne française du XIXème siècele avec RACHEL, elle fut la première comédienne à avoir franchi les océans pour se produire dans tous les continents.

Et quel fut le déclic qui orienta sa destinée vers le théâtre ?

Une première expérience d’amateur, un petit rôle dans un spectacle monté par son couvent.   Elle qui idolâtrait RACHEL, son aînée de 23 ans,  allait bientôt  prendre la relève.

Elle eut rapidement un protecteur, le duc de MORNY, qui aida bien le destin en la faisant entrer au Conservatoire d’Art Dramatique de Paris.  La grande porte pour devenir sociétaire de la COMÉDIE FRANçAISE … d’où elle est renvoyée pour avoir giflé une autre sociétaire, puis rappelée pour jouer les grands premiers rôles.

Mais c’est avec sa propre compagnie créée en 1880, qu’elle prend vraiment son envol et parcourt le monde, de triomphe en triomphe.

Sarah BERNHARDT aimait séjourner dans son blokHaus de BELLE-ILE, où elle entraînait ses amants.

Un nombre étourdissant d’amants !  Des nobles, des acteurs, des écrivains, des femmes… De Lucien GUITRY à MOUNET-SULLY, et même Victor HUGO, et des députés qui la rétribuaient elle n’en rougissait pas, et Gustave DORÉ, et jusqu’au prince de GALLES !

 

 

Sarah BERNHARDT eut un mari, un acteur grec morphinomane, qui mourut à 34 ans.

Elle eut un enfant, un fils, d’un noble belge, le prince de Ligne.

 

Malgré son caractère exécrable, tout semblait lui réussir.  Mais un jour, pendant une représentation de TOSCA, elle saute un parapet et chute sur le genou gauche qui la fait souffrir ensuite durant onze ans, jusqu’à l’amputation inévitable en 1914, l’année de sa Légion d’Honneur.

C’est tout elle, un enchaînement de bonheurs et de malheurs qu’elle encaisse  superbement.

Elle fut la première à porter le surnom de « monstre sacré » que lui donna Jean COCTEAU.

Et Oscar WILDE écrivit pour elle le rôle fabuleux de SALOMÉ, qui fut son rôle fétiche.

Sarah BERNHARDT joua dans plus de 120 spectacles au théâtre, mais aussi au cinéma, alors muet, dont un film autobiographique, « Sarah Bernhardt à Belle-Ile », en 1912, qui décrit sa vie quotidienne, un peu comme MADONNA, quoi.

Elle mourut à 79 ans dans les bras de son fils… Elle était encore en train de tourner un film pour éponger ses dettes…

Son souhait était d’être enterrée à BELLE-ILE, mais ses proches voulaient pour elle une dernière demeure plus prestigieuse : Le PERE LACHAISE, évidemment !

 

MARYLIN MONROE, l’AMERICAINEmarylin.jpg

 Elle nait le 1er juin 1926 à Los Angeles.  

Vingt ans plus tard, c’est une  star internationale.

Encore seize ans, elle n’est plus de ce monde.

Une comète qui a traversé le ciel à la vitesse de la lumière.

De famille d’accueil en établissements spécialisés, sa jeune vie commence sous le signe de la solitude.  Sa mère n’est pas en état de s’occuper de ses trois enfants, son père est un inconnu pour elle, divorcé de sa mère deux ans après sa naissance.

A 16 ans, comme une fuite, elle épouse son voisin ouvrier dans une usine aéronautique et quand il part rejoindre les Marines en 1944, MARYLIN travaille à l’usine à  ignifuger les avions… On croit rêver.

En 1945 elle rencontre un photographe… aïe aïe aïe, c’est le début de la pelote… elle fait fureur dans une campagne pour maillots de bain, puis les photos de mode, puis un film publicitaire…  elle n’est pourtant encore que « mannequin ».

 

Le cinéma arrive très vite, avec son premier contrat avec la FOX, en 1946.  Elle a tout juste 20 ans !  Sa première apparition à l’écran est dans THE SHOCKING MISS PILGRIM, où elle joue une standardiste…

Le reste… va à une allure folle. Ca s’enchaîne avec de plus en plus de frénésie, tout le monde la veut.

Le fameux calendrier où elle est superbement nue, c’est en 1952. Scandale.  Rebond de célébrité.  Une année faste aussi côté coeur : quand la légende du base-ball rencontre la légende du sex-appeal… JOE DI MAGGIO épouse MARYLIN et elle dit  à la presse : « Je veux maintenant me consacrer uniquement à mon mariage… »   Elle était sûrement sincère.   Quant à lui, avec son physique de brute, il est celui qui ne lui a jamais fait aucun mal.

Mais MARYLIN  avait besoin d’autre chose que d’un sportif. Elle admirait les intellectuels et se laissa prendre aux sortilèges de l’esprit.

2 juin 1956 presque le jour de ses 30 ans, elle épouse Arthur MILLER et se retire des écrans.  Ils vivent leur amour à LONG ISLAND.  MARYLIN se met à lire des livres.Marylin001.jpg

 

Années soixante : l’apogée.  Tous ses films sont des succès.  Le monde entier vénère son image… et sa voix !  Quelle voix ensorcelante, avec ses « poum poum pidou » inimitables,  jamais égalés !

Mais sa santé se dégrade.  Sa santé morale.   Elle glisse lentement dans l’engrenage des médicaments, des somnifères, de l’alcool.

Comment éviter cela, quand le monde entier en fait une idole, quand la foule l’entoure, l’injurie et l’invoque en même temps, quand elle se sent au centre d’un nœud d’intrigues et de calculs financiers  ? Comment ne pas perdre ses repères, son équilibre, son individualité ?

1960 : Arthur MILLER écrit THE MISFITS pour MARYLIN.  Le tournage, sous la direction de John HUSTON, se passe mal.  Marylin est souvent malade, absente.  Film maudit :  Clark GABLE meurt d’une crise cardiaque pendant le tournage.  La rumeur accuse le comportement de MARYLIN, ayant créé un désordre fatal.  

LES MISFITS  est le premier bide de MARYLIN.

Son divorce avec Athur MILLER arrive tout de suite après. Est-il la conséquence immédiate de cet échec ?   C’est aussi l’état de dépendance où MARYLIN est tombée, l’influence de l’alcool et des somnifères qui l’obligent à se faire interner pour désintoxication.  Ce chéri n’a peut-être pas supporté tout ça…

Ne cherchez pas sur YOU TUBE la Cérémonie des GOLDEN GLOBES du 5 mars 1962 où MARYLIN reçoit son prix en état d’ivresse, titubant et articulant avec peine quelques mots de remerciements… par une extrême délicatesse des organisateurs, la cérémonie n’a pas été diffusée.

Et pourtant, elle s’achète sa première maison, 12305, Fifth Helen Drive, BRENTWOOD, Cal.

Et pourtant, elle accepte encore un film qui porte le titre prémonitoire de SOMETHING GOT TO GIVE.

Et pourtant, elle ose encore quitter le tournage pendant la pause déjeuner pour aller chanter avec quel glamour ! « HAPPY BIRTHDAY MISTER PRESIDENT », à la fête d’anniversaire du Président KENNEDY, provoquant la colère de Jacky qui interdit à MARYLIN l’accès à la fête privée.

Et pourtant, elle s’efforce de continuer à tourner les dernières scènes du film  mais elle est au bout du rouleau.  La FOX diffuse la rumeur de son renvoi et parle de Kim NOVACK pour la remplacer…

Tout, ensuite, ira très vite. MARYLIN est seule, désespérément seule.

Le samedi 4 août, lorsque son ami Peter LAWFORD lui téléphone à 19h 45, elle l’inquiète par sa voix confuse et triste.  Elle est dans sa maison de BRENTWOOD, en compagnie de sa gouvernante, une dame engagée par le docteurGREENSON.

LAWFORD rappelle plusieurs fois, la ligne est occupée.  Quand il a enfin la gouvernante, il est 20h30 et celle-ci lui dit que tout va bien.

MARYLIN était déjà probablement morte.

Ce n’est que cinq heures plus tard que le docteur GREENSON (qui se trouvait là par hasard ?)  a prévenu la police de la mort de Marylin.

Elle avait 36 ans et elle était belle, tellement belle qu’elle faisait mal aux yeux de certains.  Quelle que soit la cause de sa mort, elle lui a évité bien d’autres désillusions.

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 20:44

 

 

MOLIÈRE,  LE PARISIENJB-POquelin.jpg

On ne sait pas exactement le jour de sa naissance, mais celui de son baptême à Saint-Eustache, le 15 janvier 1622. 

Jean-Baptiste POQUELIN  n’est pas vraiment un enfant de la balle : il part dans la vie avec tous les atouts d’un fils de famille. Il se destine à prendre la suite de son père, tapissier du Roi Louis XIII et fait des études de riche au futur lycée Louis-le-Grand,

On l’emmène voir les représentations de l’Hôtel de Bourgogne, il est troublé.

Il assiste aussi aux improvisations de l’école de la comedia dell’arte, il est ébranlé.  Mais, pas encore de déclic.

 Il  commence des études de droit puis signe son engagement à succédetr à son père comme tapissier du Roi,…

Un jour de 1640 il rencontre la famille BEJART.   Famille de comédiens, désargentés, illuminés de la grâce du théâtre, baladins romantiques et nomades.   Jean-Baptiste tombe amoureux de Madeleine, comme chacun sait.

Elle l’entraîne dans leur tourbillon magique et le voilà qui peu à peu tombe dans le piège.   En 1643 il annonce à son père qu’il renonce à sa charge de tapissier et son père, ulcéré, lui coupe les vivres.

C’est  là que Jean-Baptiste POQUELIN devient  MOLIÈRE, enfant de la balle.  Il a 21 ans.  De riche, il devient pauvre.  Mais une passion qui vaut son pesant d’or l’habite.

Les débuts sont difficiles, il n’est encore que comédien mais sa voix particulière et ses mimiques (on pense à Galabru)  lui assurent un succès grandissant.

C’est avec « LE DOCTEUR AMOUREUX »  qu’il fait la conquête de Louis XIV.

Ensuite tout fut facile.

MOLIERE  est mort après avoir joué LE MALADE IMAGINAIRE, au soir du 17 février 1673, chez lui et non sur scène comme on se plait à le croire.

Le titre de la pièce est déjà  un clin d’œil sardonique !  A la 4ème représentation, pris de convulsions, il est transporté chez lui et meurt d’une congestion pulmonaire pas du tout imaginaire.

L’un des plus illustres Parisiens est enterré au cimetière du Père-Lachaise.

 

 GERARD  DEPARDIEU,  LE VOYOUgerard_depardieu.jpg

 

0n peut le comparer à MOLIERE, sauf qu’il n’a pas écrit de pièces. 

Il est lui aussi, un symbole vivant de l’art dramatique.

Il est né, avec un nom pareil, deux jours après la naissance du Christ.

A Chateauroux, tout le monde le sait.  Tout le monde sait aussi qu’il a passé le plus clair de son enfance dans la rue et qu’il y a pratiqué toutes sortes de bêtises, comme un véritable enfant de la balle.

A dix-sept ans, il signe sa licence junior dans le CLUB DE FOOT BALL  « La Berrichonne » de CHATEAUROUX.

Oui, notre Cyrano est fou de foot, la perfection  n’est pas de ce monde.

Gérard DEPARDIEU  est  une star de cinéma.  Oui, mais il a fait aussi beaucoup de théâtre, et ses choix étaient loin d’être primaires.  Il a joué souvent sous la direction de Claude REGY mais aussi, à ses débuts, de Jean-Laurent COCHET (décidément on parle beaucoup de lui dans ce blog !)

Je me souviens de lui dans LA CHEVAUCHÉE SUR LE LAC DE CONSTANCE, de Peter HANDKE : élégant, gominé, mystérieux face à Jeanne MOREAU et Delphine SEYRIG, excusez-moi du peu.

Gérard DEPARDIEU ne pouvait pas être l’homme d’une seule femme. Pourtant, il met 14 ans à concrétiser son divorce avec Elizabeth, la délicieuse comédienne qui ne sera jamais célèbre.

Après elle, Karine SYLLA,  Carole BOUQUET,  Hélène BIZOT, Clémentine IGOU…  Deux  enfants naturels, roxane et Jean, l’une de Karine SYLLA, l’autre d’Hélène BIZOT.

Dans la vie comme dans ses choix professionnels, DEPARDIEU est un mélange  de finesse et de balourdise, d’angélisme et de brutalité, de féminité et de virilité.

Cet étrange amalgame de vice et de vertu  est le secret de son immense talent.

 

Mercredi, rencontre entre  Sarah BERNHARDT  et Marylin MONROE..

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 16:33

 

LORENZACCIO  VU PAR  CLAUDIA STAVISKY, DU GRAND ART

Deux heures et demie de pur bonheur.  Un spectacle beaucoup plus emballant qu’un match de foot.  La  grandeur et la violence de la langue de MUSSET dans la bouche d’une bande  de jeunes comédiens  pétant le feu pour  raconter  le destin malheureux d’un jeune homme épris de justice.
MUSSET avait 24 ans quand il a écrit LORENZACCIO et il n’a jamais vu sa pièce jouée.  Elle débordait du cadre traditionnel de la dramaturgie de l’époque et choquait par ses propos subversifs.  
Aujourd’hui, elle explose comme un feu d’artifice.
On oublie Gérard  PHILIPE en regardant Thibault  VINçON  jouer le confident fidèle pour arriver à ses fins.
On oublie  Daniel IVERNEL en regardant Alexandre ZAMBEAUX  manipuler les hommes avec un charme pervers.
ALEXANDRE joue avec LORENZO comme le chat avec la souris, et pourtant c’est lui tombera le premier sous les coups de son faux ami.
La pièce se passe à Florence du temps de François Ier, mais son propos est de tous les temps et la mise en scène de Claudia STAVISKY fait l’amalgame avec finesse.  Le texte intégral est respecté.   Costumes contemporains, noirs pour les hommes, rouges ou blanc pour les femmes.  La   même flamme habite les protagonistes d’hier et les acteurs d’aujourd’hui.
On est saisis d’étonnement et d’admiration devant la fluidité de leur langage, pas un savonnage, pas un oubli dans des tirades qui font parfois plus de cinq minutes.  Les voix emplissent le chapiteau,   circulent entre les gradins, on est sur une place de Florence avec des assauts venant des ruelles, on se bat, on s’affronte, on est dans les banlieues, et puis soudain tout s’arrête et la musique de Chopin fait l’intermède.   Pourquoi CHOPIN ?   Est-ce pour rappeler  son point commun avec MUSSIET ?
Ce spectacle est un tour de force.   Un travail fou  sur la mémoire, sur la concentration, sur l’énergie.   Pas un seul comédien n’est en dessous.  Pas de demi-teinte, dans ces affrontements verbaux qui annoncent une fin tragique.
Et la sincérité VRAIE domine l’ensemble.
On se sent éperdu de tristesse à l’annonce de l’assasinat de LORENZO, pris pour cible par la foule  manipulée.
L’ovation finale, énorme,  sembla étonner  les dix-sept comédiens fourbus, et leur sourire s’illumina de reconnaissance.  La troupe et le public s’applaudirent de concert, dans un même élan de bonheur.


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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 16:31

POUR  LE  TEXTE .....

 

Pendant le week-end j’ai travaillé dur.  Après le spectacle, pendant le pot rituel au bar du théâtre, Thierry et moi avons passé en revue les faiblesses  de la pièce et convenu des modifications à y apporter.

J’ai donc écrit une avant-dernière scène marquant le pas entre la scène des aveux de Marylou et la surprise finale, qui arrivait trop vite.Affiche-def-jpg

Ensuite j’ai repris le manuscrit et remis en place toutes les répliques supprimées qu’il me semblait devoir rétablir.

En ce moment ils ont déjà la scène sur leur Mac et  me donneront leur avis lors de notre prochaine réunion.

Il suffit de peu de choses.   Re-positionnée  après sa première représentation, la pièce va prendre un rythme solide et une dimension comique plus affirmative.     Son deuxième souffle.

 

 

…. ET POUR LES COMÉDIENS

 

Pour Célandine, pas trop de problème, on l’aura compris.  Pour mes deux phénomènes masculins, c’est autre chose.

thierry était mort de trac, ça se voyait, il avait  dans le collimateur : son rôle, la mise en scène, les accessoires, le timing.  Pas trop libre de chiader son personnage.   Mais il a une telle nature comique naturelle qu’elle reprendra très vite le dessus.  Je sais ce qu’il peut donner et le personnage de CHARLES a tout pour le faire déborder,  s’éclater.  J’ai hâte de le voir  jeudi prochain.

Clément, apparemment très à l’aise dans son rôle de médiateur, se contente d’utiliser sa belle voix et sa dégaine mais il n’a pas encore pris la mesure de l’importance de son rôle.   Je le veux plus concerné, plus impérieux dans ses arguments,  moins passif dans l’écoute des confidences de l’un et de l’autre, et plus démonstratif.  Qu’il charge !   qu’ils chargent tous les deux, je  suis sûre  qu’ils sont capables de « charger » sans vulgarité et les répliques porteraient mieux.

Tout cela serait probablement venu avec le temps.  Mais justement, nous n’avons pas beaucoup de temps !   Seulement douze représentations et ensuite… mystère, selon son succès et les hasards de spectateurs influents…

Il y aura probablement une captation filmée dans les dernières représentations et cela donnera peut-être à TENTATIVE D’ÉVASION une ouvertiure vers des opportunités inconnues…

 

 

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

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- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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