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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 17:39

 

 

Oui, le métier du théâtre ça s’apprend.  Celui du cinéma aussi… Pour arriver à rivaliser avec les plus grands, Yvan ATTAL a fait ses classes aussi bien dans l’art de jouer la comédie que dans celui de faire des films.

Il faut saluer bien bas les guides éclairés qui, modestement, dans l’ombre, livrent leurs secrets de fabrication aux futures têtes d’affiche.

JEAN-LAURENT COCHET, LE GUIDE VERT  (OU PRESQUE)

 

Après ce que j’écrivais  dans un post récent  sur les comédiens qu’on n’entend pas au-delà du 3ème rang d’orchestre, ce cher J.L COCHET   apporte de l’eau à mon moulin.

« Il faut au moins cinquante ans pour apprendre son métier », écrit-il.  Là, il exagère, autant passer tout de suite à autre chose.

Mais lui qui fut l’élève de madame DUSSANE, attache beaucoup d’importance à l’ « apprentissage », comme pour n’importe quel métier.

Les plus grands acteurs actuels sont passés chez lui, à part égale avec le prestigieux cours SIMON, mais les jeunots préfèrent  aujourd’hui aller au cours FLORENT, ou mieux chez Francis HUSTER, même si ce n’est pas souvent lui qui donne le cours.

Moi j’aimais l’ambiiance conviviale du cours de Yves FURET.

Tous ces cours préparent au master class : le CONSERVATOIRE.  Et là, la sélection est sévère.  Mais on peut aussi sauter la case car il faut accepter de rentrer dans le moule et s’aliéner tous les chemins de traverse, cinéma, télévision, pour ne se consacrer qu’aux grands textes.  Beaucoup  s’en sont échappés prématurément, avides de liberté.

Ce cher COCHET vient d’écrire un livre, un guide, un bréviaire, qui porte un beau titre : L’ART ET LA TECHNIQUE DU COMÉDIEN, COMME UN SUPPLÉMENT D’ÂME.

Un supplément d’âme, oui.  Mais surtout un supplément de muscle.  Parce que l’âme, il faut la rendre perceptible au public et pour cela il y a des recettes. C’est un entraînement de sportif, ni plus ni moins.

Ca se lit facilement même si on n’est pas du métier,  car il y a plein d’anecdotes succulentes sur ces anciens élèves.

 

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 14:27

 

ENNEAS -  NEUF,   UN SPECTACLE QUI A DU SOUFFLETheatreParisVillette.jpg

 

Frédéric CONSTANT est un jeune metteur en scène/acteur du CDN d’Orléans.  Inspiré par l’ENEIDE de Virgile, il a imaginé un spectacle retraçant le voyage d’Enée, survivant de la guerre de Troie.  Une succession de tableaux, autant de péripéties, d’anecdotes, Ennée est devenu Enneas,  champion de boxe, à la recherche d’une terre d’asile, de son père Anchise, d’un sens à sa vie.   Ses rencontres nous transportent d’une soirée de Gala à Carthage jusqu’à un café de Buenos-Aires en passant par le Latium.   Les comédiens changent d’ambiance avec la même énergie dévastatrice.  Ils occupent le plateau avec jouissance, ils sont dans leur monde, une dizaine, garons et filles aussi  habités, aussi talentueux.  

C’est plein de musiques, de tous horizons, de chansons, de pitreriesr et de larmes. C’est la vie, ce sont les temps de guerre et puis les temps d’après la guerre et d’avant la guerre, nous sommes les habitant d’une planète où doit régner la guerre.

Ce spectacle est un poème  épique, spectacle vivant s’il en est.

 

Je pensais que son auteur l’avait conçu dans le silence d’une retraite solitaire,  loin de la ville, dans la lecture approfondie des textes antiques, et ben non.

Frédéric CONSTANT, avec qui j’ai parlé à l’entracte, m’a détrompée : la pièce est une œuvre commune, le fruit de rencontres répétées, d’improvisations autour du thème, d’échanges et de confrontations fraternelles.

Il a ensuite  donné l’enchaînement, le bonheur du texte écrit, le rythme,  l’humour, à  toutes ces  étapes du voyage éternel de  l’homme à la recherche de son destin.

Le spectacle dure trois heures, mais on ne regarde jamais sa montre.

Grande-Halle-de-la-Villette-2003_photo2.jpgA la sortie, la grande Halle de la Villette se dresse devant nous, illuminée, gracieuse araignée de métal.  Le ciel est encore clair, la nuit est douce.  Ces édifices qui nous entourent sont  les témoins de notre é poque : des reconstitutions, des copies.  On brode sur l’héritage immense de nos ancêtres qui ont tout inventé.  Depuis les cathédrales, what else ?

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:36

 

 

 

LES FRANçAIS S’EN SORTENT BIEN1269873097 affiche-63e-festival-de-cannes 23

 

XAVIER BEAUVOIS remporte le GRAND PRIX DU FESTIVAL avec « DES HOMMES ET DES DIEUX », un très beau titre,  un film très beau aussi mais qui n’engendre pas la folle gaîté.  Décidément, ce  GRAND PRIX a la vocation, l’année dernière il avait été décerné au PROPHETE, de Jacques AUDIARD.

Le film raconte la fin tristement prévisible des  huit moines sisterciens  enlevés par un groupe islamiste en 1996.  Le film décrit leur vie monacale, leur entente paisible avec leurs homologues musulmans, et leur fin brutale.  Pas ou très peu de musique, des chants grégoriens, une ambiance spirituelle qui a dû embrûmer les esprits des Festivaliers.

 

MATTHIEU AMALRIC, prix de la Mise en Scène, c’est sûrement très mérité et cela remet un peu les choses à leur place.  Son film TOURNÉE a visiblement séduit par le rythme de cette histoire qui se passe dans le show-business avec ses folies, ses enthousiasmes et ses trahisons.   J’irai le voir, vite !

 

 

OLIVIER ASSAYAS a convaincu la critique mais pas le Jury, avec son film CARLOS qui dure cinq heures  et démonte tous les mécanismes politiques et autres qui démolissent toutes les idéologies et  font du terrorisme un mouvement sans justification.

 

TAVERNIER a imposé un film historique et très académique, habité de sa flamme habituelle et surtout porté par une Mélanie THIERRY qui a mis tout le monde en émoi.  « Un film magnifique »,  commentaire unanime, mais de ce fait interdit de Palme d’Or.

 

JULIETTE BINOCHE, ON DECROCHEjuliette-binoche

le film de  Abbas KIOROSTAMI  « COPIE CONFORME » : un sommet d’ennui.   Apparemment, une logorrhée soporifique. Tous les sujets y passent, l’art, l’amour, la famille, toutes les platitudes sont débitées  avec des mines graves. Voilà, c’est comme si je l’avais vu, Julette BINOCHE est toujours très grave.   Et c’est peut-être sa gravité qui a séduit les jurés endormis de ce Festival en lui décernant le Prix d’Interprétation féminine.

 

JEAN-LUC GODARD, A BOUT DE SOUFFLE

Bon,  le journaliste Eric NEUHOFF quand il n’aime pas un film, ne mâche pas ses mots. Là, il parle de « gâtisme en action », et regrette le temps du MEPRIS.  Mais il n’est pas le seul, tout le monde était d’ accord pour lapider ce pauvre vieux qui n’en peut plus et traiter son film « FILM SOCIALISME » de « sans film et sans socialisme », du n’importe quoi.  « Retire-toi, Auguste, et rentre en ton domaine. »

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 18:40

  CEREMONIE D’OUVERTURE

 

Petit discours de l’anglo-francophone Kristin SCOTT THOMAS, présentation des membres du Jury et, en dernier, du Président Tim BURTON.  On le lève tous pour Tim BURTON.  Pot-pourri d’extraits de ses films.  Moment musical qui lui est dédié.  Il a enlevé ses lunettes bleues, on voit qu’il ne voit rien.

C’est un grand bonhomme, maintenant, il a franchi le pas du cinéaste un peu brindzingue  il est passé membre des happy few.

 

DES STARS, OUI MAIS DES PAS D’ICI

 

Je reviens sur ce que je disais l’autre jour, si, il y a des stars à Cannes.  La majorité n’est pas de chez nous, mais j’ai vu quelques têtes qui se sont faufilées sur le tapis rouge pour se faire tirer le portrait, alors qu’elles n’ont rien à présenter : Clotilde COURAU, la princesse qui a le blues, Elsa ZYLBERSTEIN elle est partout, Sandrine BONNAIRE, pour chercher le soleil de Satan ? Alain DELON main dans la main avec Claudia pour se refaire un guépard,  Anna MOUGLALIS  qui veut se redonner une chance, et encore je ne sais plus qui.

Cela fait toujours crépiter les flashes.

 

            AMALRIC  DIVERTIT, OLIVER STONE CAPTIVE

 

Son film TOURNEE n’a pas soulevé de polémique, il a mis tout le monde de bonne humeur avec sa clique de danseuses américaines déjantées et son personnage de producteur minable à la Ed Wood.  Mais a-t-il l’envergure pour rivaliser avec WALL STREET ?

Oliver STONE porte bien son nom. Avec Michaël DOUGLAS il fonce sur la Croisette comme un poids lourd  bien rodé.  La réplique de WALL STREET : « Quand tu arrêteras de dire des mensonges sur moi, j’arrêterai de dire la vérité sur toi. » Boum.…

Lequel des deux est à sa place à Cannes ? Un gouffre les sépare.

 

 

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 16:29

 

 

ROBIN DES BOIS  LE VRAIrussell-crowe-444x600

 

Non, ce n’est pas qu’un ROBIN DES BOIS de plus, c’est une renaissance à la RIDLEY SCOTT, le magicien de toutes les légendes.

Ecrasés, Errol FLYNN et Kevin COSTNER, pauvres fantoches sans consistance.  Russel CROWE surgit, massif mais délicat, pas bavard mais maniant la flèche comme personne, dans l’univers foisonnant et cruel d’un XIIIème siècle  parfaitement reconstitué.

La critique de TELERAMA est suffisamment argumentée pour qu’on lui prête foi.

S’il n’était pas présenté hors compétition, il faudrait lui donner la palme pour son côté rassembleur.

 

 

KEN   LOACH  S’INCRUSTE

 

C’est du favoritisme !  A deux jours de l’ouverture, Thierry FREMEAUX annonce un nouveau film dans la Sélection, celui de Ken LOACH dont c’est la dixième participation aui Festival !   Son titre : ROUTE IRISH, il sera projeté le 20 mai et il y aura peut-être ensuite distribution d’irish coffees.  (Moi je n’aime pas du tout Ken LOACH).

 

 

LES DEUX VIEUX SALES GOSSES

 

WOODY ALLEN ne veut pas faire partie de la compétition.  Mais il veut être à Cannes.  Alors il présente son YOU WILL MEET A TALL DARK STRANGER dans lequel ne tourne pas Carla BRUNI.

JEAN-LUC  GODARD à 80 balais continue de faire des excentricités. Son film FILM SOCIALISME (qu’est-ce que ça veut dire ?)

 

MAIS Où SONT NOS STARS ?

 

Pour autant que je sache, il y aura cette année à Cannes, capitale du cinéma, deux comédiennes françaises superstar :  Juliette BINOCHE et Charlotte GAINSBOURG.  C’est un peu fort de café.   Les aficionados qui campent déjà

au pied des marches n’auront à se mettre sous la dent que des belles américaines :  Cate BLANCHETT, ROBIN WRIGHT PENN,  Kirsten DNST (la  Marie-Antoinette de Sofia COPPOLA), Gemma ARTERTON (vedette du film de Stephen FREARS : Tamara Drewe, hors compétition.

Mais où sont Catherine DENEUVE,  Nathalie BAYE, Isabelle ADJANI, Fanny ARDANT, Sophie MARCEAU, Vanessa PARADIS, Emmanuelle BEART ?  Dieu sait qu’on en a, des belles, nous aussi et pourquoi on les fait pas tourner ?

Ce sont elles qui excitent les photographes, qui mettent le feu au tapis rouge en perdant leur bretelle de sous-tif.  Elles avaient succédé aux belles Italiennes qui mettaient la Croisette à feu et à sang.

 

CANNES, FINI DE RIRE

 

Les badauds ne s’accoudent plus à la balustrade de la Croisette pour mater les starlettes en bikini  dans leur numéro de bronzette.

Plus de starlettes sur la plage ou alors, ce sont des fausses.  Les vraies se planquent dans leur chambre d’hôtel jusqu’à l’heure du taxi-driving to the red carpet.  D’ailleurs, les starlettes ça n’existe plus.  On connaît les it girls, les top models ou les espoirs.  Et là déjà, elles réservent leurs charmes  à l’exercice de leur métier mais à la ville, elles se cachent.

 Sophia LOREN faisait une pause au milieu du tapis rouge et tournait lentement sur elle-même  en envoyant des baisers. Vous imaginez Julette BINOCHE faisant ça ?

 

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 15:49

 

UNE  STAR  SIGNE L’AFFICHE1269873097 affiche-63e-festival-de-cannes 23

Oui, la photographe Brigitte LACOMBE est une star.  La preuve, elle vit aux Etats-Unis.  Ses portraits d’actrices et  d’acteurs font  du bruit dans les expos.

Elle nous a donné entre autres,  des images sublimes de Catherine DENEUVE, qui est déjublime, c’est dire.

 Ici, Julette BINOCHE écrivant dans l’air le chiffre  de l’édition 2010 du Festival, silhouette noire sur fond bleu nuit,  c’est très austère  mais ça a de l’allure.

Julette BINOCHE est en compétition dans un film de la sélection officielle. Je trouve que l’avoir choisie pour l’affiche est un peu tendancieux. C’est comme si Gilles JACOB et consorts avaient déjà  donné leur avis, non ?

 

JULIETTE BINOCHE  DOUBLEMENT À L’AFFICHEjuliette-binoche.jpg

 

Elle joue du stylo magique sur l’affiche du Festival,  c’est une chose.

Mais elle joue aussi un rôle de femme  meurtrie mais courageuse (un rôle fait pour elle) dans COPIE CONFORME, un film de Abbas KIAROSTAMI qui médite ici sur la perception d’une œuvre d’art.

On la dit formidable dans ce rôle et donc candidate pour le prix d’interprétation. Alors qui sait si, à force de la voir sur l’affiche, le jury ne sera pas inconsciemment influencé ?

 

LE CHIFFRE 63  INSPIRE MARTIN SCORSESE.

 

le-guepard-affiche_50696_4499.jpgQuel film eut la Palme d’Or en 1963 ?  Ce fut LE GUÉPARD, de Luchino VISCONTI.  Un film culte mais qui comportait des longueurs pour notre société avide d’aller vite au but.

Martin SCORSESE  s’est attelé à la tâche, aidé par un subside faramineux, offert par la maison GUCCI : 900 000 $ à la FILM FONDATION  que dirige le grand réalisateur.

La nouvelle copie sera projetée en exclusivité mondiale le 14 mai à CANNES.

Y aura de quoi faire pâlir de jalousie tous les autres réalisateurs.

 

CHARLOTTE FOR EVER

 

Elle sera là encore cette année !  Avec un film peut-être moins traumatisant que son ANTECHRIST de l’an dernier, j’espère pour elle !

charlotte

Ce film,  THE TREE, signé Julie BERTUCELLI, sera projeté en clôture du Festival, le dimanche 23 mai.

Ce film onirique, tourné en Australie, raconte l’histoire d’une petite fille que la mort de son père a traumatisée.  Elle entend sa voix surgir des profondeurs du tronc d’un arbre que son père affectionnait.  Elle veut faire partager ce mystère à sa mère et ses frères qui  hésitent à la croire…

Encore un sujet douloureux, sombre et végétal pour notre Charlotte, mais elle n’aura à subir aucune violence sexuelle, d’après le synopsis.

De toute façon, le film de clôture n’est pas en compétition.

 

 

 

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 13:35

 

JEAN ROCHEFORT ENFOURCHE SON CHEVAL DE BATAILLE235535-jean-rochefort-637x0-2.jpg

Il a mis le temps !  Mais c’était écrit dans son karma  : réaliser un film sur les chevaux, ses meilleurs compagnons, ses amis.

« Je fais mon premier film à 80 balais. J’en avais 30 quand je me suis vraiment mis à l’équitation….

CAVALIERS SEULS n’est pas exactement un documentaire, c’est une histoire sur l’Homo Sapiens, sur la nécessité des autres pour survivre, pour transmettre… »

Et quand on lui demande si lui aussi, comme le héros du film, a envie de transmettre, il répond «  Je  ne vois pas  ce que je pourrais bien transmettre. »

Là, point de cet humour acerbe qu’il a toujours pratiqué. C’est une affirmation sincère et sans chichis.

Comme lorsqu’il annonce son prochain projet, le rôle d’un vieux sculpteur dans un film espagnol de Fernando Trueba :  « ce sera mon dernier rôle. »

On ne s’apitoie pas, s’il vous plait.

 

 

JULIE DELPY,  HORS DES SENTIERS BATTUS

Là, je sacrifie àu buzz, car en ce moment elle est dans l’air.

Elle réalise des films  sans battre le rappel des medias.   Les gens de la rue ne la19309883.jpg-r_760_x-f_jpg-q_x-20100316_031723.jpg connaissent pas,  les gens du métier la respectent.    Sa filmo est impressionnante, mais  on ne la voit pas souvent sur le tapis rouge, ce n’est pas qu’elle est mauvaise, c’est qu’elle fait des choix hors des sentiers tapis rouge.

Son visage de madone n’invite pas à la gaudriole,  sa beauté est très intérieure. 

Je me souviens d’elle dans TYKKO MOON, ce film-BD d’Enki BILAL, elle jouait un personnage d’humanoïde tout-à-fait conforme à sa morphologie.

Elle a tourné avec les plus grands : GODARD (DETECTIVE), Bertrand TAVERNIER (La PASSION BEATRICE),  KIESLOWSKI (TROIS COULEURS…), dans la série URGENCES, de Michael CRICHTON, .

Son prochain projet est un peu gonflé : SKYLAB est un film de science-fiction où elle réunit des gens comme  Aure ATIKA, Noémie LVOVSKY, Bernadette LAFONT,  et surtout, le tout beau tout bon Eric ELMOSNINO qui fut un éblouissant GAINSBOURG. (Quoi ? vous le trouvez pas beau ?  Allons…)

La petite Julie  s’attaque à un truc casse-gueule, une aventure dans l’espace, mais… elle est capable de nous mettre en orbite.

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 12:55

 

TIM BURTON, UN PRESIDENT  FOU MAIS PAS TROPCANNES.jpg

Tim BURTON, on est pour, au départ.  Quand on consulte sa filmographie, on se dit qu’il ne peut pas faire de mauvais choix : il a la folie douce et non torturée.

 

EMMANUEL  CARRERE, UN JUREECLECTIQUE

Pas mal comme idée, c’est un touche à tout qui a une certaine hauteur de vues. L ‘ADVERSAIRE, UN ROMAN RUSSE,  LA CLASSE DE NEIGE, LA MOUSTACHE, il est l’auteur de ces romans qu’il a adaptés pour le cinéma.

 

BERTRAND TAVERNIER,  XAVIER BEAUV OIS, JACQUES AMALRIC  LES HEUREUX SELECTIONNES.

TAVERNIER pour LA PRINCESSE MONTPENSIER, BEAUVOIS pour DES HOMMES ET DES DIEUX, et AMALRIC pour  TOURNEE, tous ces films ne sont pas encore sortis en salle.

 

ET LES AUTRES ?

On ne connaît toujours pas le sort de SOCIALISME, de Jean-Luc GODARD.

Ni celui de CARLOS, d’Olivier ASSAYAS.

Ni celui de LE BRUIT DES GLAçONS, de Bertrand BLIER.

Trois vétérans  qui ne dépareraient pas dans le décor…

 

ET LES AMÉRICAINS ?

Apparemment, il n’y aura qu’un seul film pour représenter les US : FAIR GAMES, de DOUG LIMAN.

WOODY ALLEN,  puisqu’il a toujours refusé de venir à Cannes, sera seulement proposé hors compétition.

¨Pourtant, il y avait en piste  STEPHEN FREARS, et OLIVER STONE avec WALL STREET, qui marquait le retour de Michael DOUGLAS sur la Croisette après 18 ans d’absence !   Encore un vétéran laissé de côté.

Mais il n’ay a pas davantage de jeune garde  dans la Sélection, car tous les autres films étrangers sont signés de noms connus.

 

QUI FAIT L’OUVERTURE ?

ROBIN DES BOIS ET RUSSEL CROW, L’OUVERTURE en FANFARErussell-crowe-444x600.jpg

RIDLEY SCOTT est le réalisateur le mieux placé pour ouvrir le Festival, puisqu’il a deux films en compétition, dont ce magnifique ROBIN DES BOIS fdont on a déjà vu la bande-annonce, échevelante.   Encore un qui va battre des records d’audience.

 

ET LA CLOTURE ?

Encore un mystère.  CLINT EASTWOOD et MATT DAMON avec HEREAFTER ?

Terence MALICK et BRAD PITT avec TREE OF LIFE ?

Christopher NOLAN et Leonardo di CAPRIO avec INCEPTION ?

Trois géants du box-office vont seront tirés au sort…

 

Voilà les premièrs potins glanés ça et là, mais qui restent à confirmer. Une chose étonnante, c’est qu’à une semaine de l’ouverture, on ne sait vraiment pas grand-chose !!! Ca doit discutailler ferme dans leur comité.

 

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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 16:20

 

NAT  KING  COLE,   UNFORGETTABLE

C’est lui le plus grand crooner des années 50.   Ses parents, comme J.S BACH, ont eu treize enfants, et cinq seulement ont survécu, dont Nathaniel, dit NAT.   KING c’est venu plus tard, avec la gloire.

Encore  un  dont le papa était pasteur et la maman chef des chœurs dans l’église de leur ville, et le petit Nat chante à la chorale et joue de l’orgue le dimanche, chapeauté par sa maman.

Louis ARMSTRONG  régnait sur la planète jazz et NAT était fasciné par sa musique.

Le NAT COLE TRIO devient le NAT KING COLE trio lorsque Nat a l’idée de chanter pour animer un peu le spectacle.  Good idea, la cote monte en flèche.

On l’invite  à Las VEGAS.    Mais en cette année 1946 les Noirs sont encore exclus du Casino où se produit Nat KING COLE et lorsqu’il l’apprend, il rompt son contrat et refuse d’y jouer.

Et puis c’est l’escalade.  Le premier album enregistré, avec la chanson I  LOVE YOU FOR SENTIMENTAL REASONS,  fait un tabac.  D’autres suivent sur la lancée.  1950 :  sortie de MONA LISA, une chanson que Nat n’aimait pas et qui se vend à plus de 3 millions d’exemplaires.

1951 : l’album UNFORGETTABLE YOU explose les ventes.

Tournée en Europe. En 1960, la reine ELISABETH l’invite à chanter au Palais Victoria.  Maintenant, on l’invite à « chanter », plus à jouer.  Cependant, il s’accompagne toujours au piano, ce qui ajoute à son charme…

Sa voix de velours nous donne encore le frisson…

Malgré sa popularité, il était Noir et ça cette épooque-là ça ne pardonnait pas. Lorsqu’il voulut s’installer à Los Angeles dans le quartier riche, habité exclusivement par des Blancs, il reçut une lettre signée de tout le voisinage lui indiquant que ce quartier était interdit aux «personnes indésirables », à quoi Nat répondit par une autre lettre, affirmant que s’il rencontrait un jour ce genre de personnes, il le leur ferait savoir.

NAT KING COLE est mort du cancer du poumon à 45 ans, après avoir enregistré son dernier album : L-O-V-E…..

 

 FRANK  SINATRA,   THE VOICE

Trois ans de plus que NAT KING COLE, il a mené sa carrière  à la même époque mais comme il était Blanc, il a eu la gloire plus rapide et plusfacile.

Et puis, il a fait du cinéma, et ça, surtout avec des réalisateurs siciliens comme lui, ça aide.

Quand même, ses disques se sont bien vendus : 150 millions au total !

Bref, carrière internationale et pluridisciplinaire, yeux bleus et morale absente, c’était un voyou mais de haute volée.

Qui peut dire s’il a trempé dans l’assassinat des KENNEDY ?

Depuis ses débuts en 1940 comme chanteur dans l’orchestre de Tommy Doorsey, chaque année a été marquée par un pas de plus dans la célébrité.

Cinéma et disques à part égale, avec des crêtes de vague comme en 1953 le mythique TANT QU’IL Y AURA DES HOMMES où on le voit dans une scène d’anthologie se rouler une pelle sur la plage avec              qui lui vaut un Oscar.

Comme en 1955, L’HOMME AU BRAS D’OR, avec Kim NOVAK,

Comme en 1956, la chanson I’VE GOT YOU UNDER MY SKIN.

J’en saute un max pour arriver à STRANGER IN THE NIGHT, en 1966, succès planétaire encore aujourd’hui.

Heureux en amour, il eut la chance d’avoir Ava GARDNER  légalement dans son lit,  après quoi il fit des choix plus discutables.

Et aussi : comment peut-on être à la fois ami avec la famille KENNEDY,  Grace KELLY et… Lucky LUCIANO et Willie MORETTI le big boss de la MAFIA ?

SINATRA avait plusieurs voix, la voix mauvais genre, la voix sexe, la voix jazzy, mais la seule qui le rendait aimable était sa voix blues, chargée  de nostalgie et de douceur.

Il est mort en décembre 1995.  Je ne sais pas comment ni pourquoi.

 

 

ADELE BLANC-SEC, TAMBOUR BATTANTlouise_bourgoin_reference.jpg

 

Au début, on trouve qu’il y a beaucoup de bruit et on comprends rien. Comme souvent, il faut un moment pour entrer dans le jeu.

Que dire de ce film ?  Un peu brouillon quand même, mais surtout, il y a LOUISE BOURGOIN, une nature !  Elle est belle mais pas nunuche, elle a du tempérament mais sans vulgarit,  et elle l’avait déjà montré dans LA FILLE DE MONACO.

Autour d’elle il y a quelques zombies assez drôles, mais elle occupe l’espace !

Elle chevauche un oiseau géant comme dans AVATAR, il y a quelques belles images (pas beaucoup) dont celles de la partie de tennis tragique mais je n’en dirai pas plus.   Bref, c’est pas mal,  mais c’est surtout la Bourgoinette qui vaut le détour.

 

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 16:00

 

LA MAISON DES ARTS ET DE LA CULTURE DE CRÉTEILCreteil_MAC.jpg


Elle ne date pas d’hier.  Voulue par André MALRAUX, elle a été inaugurée en 1977.

 Les amoureux du théâtre la connaissent bien, il s’y donne régulièrement des spectacles subventionnés. 

Tout le monde disait : « les people n’iront pas à Créteil pour les Molières. »

Et bien les 1000 places de la grande salle étaient occupées.   Vous me direz, les habitants de CRETEIL ont dû recevoir des billets gratuits.  Peut-être, mais les people étaient là aussi : les gros plans ne trompent pas.

Même Madame la Présidente Line RENAUD, qui a perdu de son agilité, est venue déclarer ouverte la 24ème Cérémonie des MOLIERES. (avec S ou sans S ?)

Michel DRUCKER et sa nièce MARIE ont fait office de présentateurs dans la sobriété, sans essayer de faire leur numéro.  Le petit couac de l’enveloppe ne les a pas (trop) démontés, il faut dire que ça doit être déstabilisant, tout-à-coup, de chercher partout l’enveloppe contenant la gagnante des Espoirs Féminins…  Edouard BAER en aurait fait  un one man show...  Michel DRUCKER en a vu d’autres.  Ce qui est bien c’est qu’il les connaît tous, absolument tous, il les tutoie et même le Ministre ! Il lui donne du Frédéric, c’est tout juste s’il ne lui pète pas la bise.  Bref, pour ce qui est de la Grande Famille, pas de fausse note, à part celle du théâtre Public qui nous a tourné un compliment au vinaigre (Madame MNOUCHKINE avait refusé de figurer parmi les metteurs en scène mais elle n’a pas refusé la récompense, qui lui a permis d’envoyer un acteur au charbon.) 

Frédéric MITTERRAND a été exemplaire de dignité, sous les sifflets.

Pourquoi mélanger le théâtre et la politique ?  Ils n’ont rien à faire ensnemble. 

 

N OUVEAUX GALONS POUR LES CHEVRONNÉS

 

dominique-blanc.jpgBien sûr, Dominique BLANC a déjà été moultes fois récompensée. Bien sûr, Laurent TERZIEFF avait déjà reçu plusieurs MOLIÈRES.    Bien sûr, GALABRU…  Mais comme par  hasard, ce sont eux qui nous donnent le  plus de bonheur quand ils font leur petit speech.  Ils parlent d’or.  Ils ne la ramènent pas. Ils ne récriminent pas.  Ils sont auréolés de leur talent et de leur charisme.

interview_de_laurent_terzieff_pour_sa_reprise_de_hughie1_im.jpgLa phrase de Laurent TERZIEFF est à retenir : « le théâtre ce n’erst pas ceci ou bien cela, le théâtre c’est  ceci ET cela. »  Ovation.

Bien sûr, il manquait des gens à l’appel.  Mais on ne peut appeler tout le monde, le théâtre est de plus en plus prolifique.   Les productions de la province convergent vers Paris et ses cent cinquante salles de spectacle.

  LA NUIT DES ROIS de Nicolas BRIANCON, qui a cumulé les récompenses, a débuté sa carrière au Festival d’Anjou  l’été dernier et de succès en succès, s’est retrouvée dans la sélection.  Le talent récompensé. 

 

47226-eric-assous-637x0-1.jpgUN AUTEUR HEUREUX : ERIC ASSOUS

Heureux parce qu’il a eu la chance d’attirer l’attention de  Jean-Luc MOREAU (il l’a d’ailleurs bien remercié) au point de lui écrire trois (ou quatre ?) pièces d'affilée, toutes montées avec le même succès.

Heureux parce que sa pièce L’ILLUSION CONJUGALE se joue à guichets fermés depuis la rentrée et continue jusqu’en juillet, au théâtre Tristan BERNARD, et part ensuite en tournée.

Heureux parce que cette pièce est jouée par trois comédiens top : Jean-Luc MOREAU qui l’a mise en scène, Isabelle GELINAS et José PAUL.

Heureux enfin,  parcqu’il a été reconnu et récompensé du MOLIÈRE du meilleur auteur francophone, le veinard.  Il a ainsi rendu heureux Jean-Luc MOREAU qui a moins regretté de n’avoir pas eu le MOLIERE de la mise en scène.

  Eric ASSOUS  a une bonne tête de rat de bibliothèque, on l’imagine dans un désordre fou, rivé à son ordinateur, pianotant ses histoires de famille sans relâche, cherchant de nouvelles intrigues conjugales, il ne doit pas faire bon être sa compagne, il a trouvé mieux que le placard pour dissimuler l’amant de passage…

Bon j'arrête de lui lancer des fleurs, c'est un rival très dangereux celui-là.

 

 

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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