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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 09:52

 

Les Frères Goncourt étaient des personnages peu sympathiques.  Des monuments de misogynie, de suffisance et de pessimisme. Et voilà qu’ils sont devenus les fanions de la grande littérature.  Cette année, ils grincent des dents dans leur tombe car c’est une femme qui l’a eu.

 

MARIE N’DIAYE A  FAIT APPEL A « TROIS FEMMES PUISSANTES » 

ET CA A MARCHÉ !

Petit rappel des lauréats qui l’ont précédée :

2008 :  Atiq Rahimi, « Syngué sabour. Pierre de patience (Pol)

 

2007 : Gilles Leroy « Alabama Song » (Mercure de F.)

2006 : Jonathan Littell  « Les Bienveillants » Gallimard)

2005 : François Weyergans « Trois jours chez ma mère » (Grasset)

2004 : Laurent Gaudé « Le Soleil des Scorta »  (Actes Sud)

2003 : Jacques-Pierre Amette  « La Maîtresse de Brecht  (Albin Michel)

2002 : Pascal Quignard  « Les ombres errantes »  (Grasset)

2001 : Jean-Christophe Rufin  « Rouge Brésil »  (Gallimard)

2000 :  Jean-Jacques Schuhl  « Ingrid Caven »  (Gallimard)

 

Faites le compte : combien en avez-vous lu ? 

 

 

MARISA BERENSON  JOUE  AVEC SES SOUVENIRS

 

Son livre s’appelle « Moments Intimes » et je suppose qu’elle a dû trier !

Elle en parlait simplement  avec Olivier BELLAMY sur radio Classique.

Sa voix sublime parlant un Français impeccable racontait quelques  rencontres, quelques anecdotes de ses films.  C’est une femme qui a connu et fréquenté les plus grands de ce monde, aussi bien outre-Atlantique qu’en Europe.  Elle a malheusement soixante deux ans.  On pourrait dire que pour elle, c’est fini.  Mais non.  Elle est toujours belle, une beauté qui nous dépasse, nous les petites nanas « super-sexys », « super-mignonnes »,   elle a quelque chose de plus.

Son livre ? Et ben je l’ai pas lu mais ce qui m’intéresse, c’est pas son style, c’est elle.  Quitte à lire des romans sans style, autant lire le sien, car sa vie est un roman qu’on n’invente pas.

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 11:01

POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS : ON COURT !

 Là-dedans vous avez de quoi faire fantasmer une salle entière de nanas, même très bien accompagnées.  Les gros plans sur les visages burinés, chapeaux rabaissé sur les  regards qui tuent.  Et Clint Eastwood, la trentaine,  faisant tournoyer mollement son colt dans sa main en souriant, est à  tomber.

En face il a LEE VAN CLEEF, pas mal non plus : masque impassible,  regard mongol, froidement déterminé à tuer dans la plus parfaite légalité.

Et les bandits, dont GIAN MARIA VOLONTE était le chef torride,  rivalisaient de sensualité brutale, comme on aime.

 La msique irrésistible d’Ennio MORRICONE.

Et la petite musique de la montre vous vous en souvenez ?

Ces tontons)là ils font pas rire, mais on aimerait bien les avoir dans la famille. 

 Ils ont un mépris total de la caméra.  Ils font ce qu’ils ont à faire, point.

Et bien sûr, qu’ils n’ont pas du tout le mépris de la caméra.  Bien sûr qu’ils ont appris leur dialogue.  Bien sûr qu’ils jouent.   C’est ça qui est bluffant.

Ce film passait à la FONDATION  Lumière à Lyon,  c’est un festival Sergio Leone qui dure deux semaines.  Courez-y !

 

BRUCE WILLIS  CONTRE SON  CLONE

 

Bruce WILLIS en flic humain   est chauve, il a pris un drôle de coup de vieux.  Son clone est jeune, beau visage dur à la chevelure blonde.   A choisir, je prend le vieux flic humain.  Ila encore dans le regard cette lueur qui fait craquer les minettes.

Bruce WILLIS adore  tourner des films d’anticipation.  Voir LE CINQUIEME ÉLÉMENT,  SIXIEME SENS, INCASSABLE etc.  Là, le film CLONE, de  Jonathan Mostow  nous plonge dans un monde cybernétique qui arrive à grands pas, où chaque être humain possède son clone et lui fait faire ses corvées. Un tueur se met à assassiner des êtres humains et un flic est mis sur le coup.  Seulement, les flingues ne tuent pas les clones et il est bien perplexe.

La bande annonce ne montre que des explosions, des émeutes, des cris  dans des ville-fantômes.  Et pas assez Bruce WILLIS, son flingue à la main.

 

 

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:46

THIS IS IT :   ON S’INCLINE

La première chose qui frappe, c’est l’énergie qui se dégage de l’Etre qu’on disait exsangue,  exténué, drogué, fini.

Quoi ?  Il a donc répété son concert à ce rythme-là ?  Avec cette frénésie, mais aussi cette minutie, cette rigueur, ce perfectionnisme ?

Tout est montré, les arrêts, les reprises, les chorégraphies, les solos endiablés, tout ça intercalé de commentaires de ses danseurs, pénétrés d’émotion et d’amour pour Lui.

Il donne une leçon de professionnalisme.  Le show allait être hallucinant.

De nouvelles chansons, mais aussi ses succès, Thriller, Billie Jean, revues dans des mises en scène ébouriffantes et une orchestration démultipliée.

J’ai écouté ce matin le CD de THRILLER qui date des années 80, ça paraît tout sage, tout calme à côté de ce que j’ai vu hier soir.

La salle était comble, le public muet, et les gens ont applaudi à la fin. Ca n’arrive pas souvent, surtout à Lyon.

 

STANLEY KUBRICK’S NAPOLEON : THE GREATEST MOVIE

NEVER MADE

« Le plus grand film jamais fait » et qui ne s’est jamais fait, ce sont les subtilités de certaines tournutres de phrase, aussi bien en Anglais qu’en Français…

Bref, on ne le savait pas, mais KUBRICK préparait un MEGA NAPOLEON en 1969  et il avait réuni pour ça un matériel impressionnant, à sa mesure !

17000 images d’époque, photos, documents historiques, témoignages, qui ont été retrouvés chez lui.

C’est lui qui disait que ce film serait le plus grand film historique jamais réalisé.  C’était un mégalo pur cachemire.  IL chiadait son truc à mort. Chaque personnage avait sa fiche où sa vie était consignée depuis sa naissance jusqu’à sa mort.  NAPOLEON devait être interprété par  David HEMMINGS.  Le scénario comptait 186 pages et les premières images montraient Napoléon à 4 ans en Corse, son ours en peluche dans les bras. Le même ourson était filmé dans la dernière image, dans les bras de Laetizia.

Finalement, comme toujours, c’est le fric qui a manqué. La MGM a renoncé et le projet a capoté.  Alors, KUBRICK a fait ORANGE MECANIQUE.

De toute façon, tout ce qu’il faisait était un méga-succès.

Les 88 boîtes contenant ce matériel colossal sont réunies dans un coffret somptueux sous le titre : « Kubrick’s Napoleon,  the greatest movie never  made » aux Editions Taschen.   Pour un méga-prix :  500 euros.

Réservé aux cinéphile, I presume.

 



 

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 10:08

DEUX  CONTRE UN

 

Bien sûr, le premier n’est pas vraiment du cinéma. Mais c’est un vrai poids loud. Au niveau des entrées, il va cartonner.  D’ailleurs, les deux autres font pâle figure à côté de ce documentaire-bombe atomique…

 

THIS IS IT :  LE DERNIER CONCERT.

Ca pourrait vouloir dire « C’est ça. » ou bien : « Et voilà. » ou encore, « C’est Lui » puisqu’il n’est plus qu’une entité sans nom.

Le titre est bon, très bien choisi.  KENNY  ORTEGA, le réalisateur, qui fut l’ami et le concepteur de ce spectacle, n’en était pas à son premier coup de maître. C’est avec lui que Michaël a mis  au point les chorégraphies de ses concerts « HISTORY » et « DANGEROUS ».

 En disparaissant, il lui a laissé de quoi se faire des couilles en or, comme on dit, mais on ne pouvait pas laisser ces images dans un coffre, n’est-ce pas ?  Les profits iront à la famille pour éponger les dettes, et à différentes associations de bienfaisance. (Enfin, c’est ce qui est dit dans le prologue.)

Après avoir rempli les salles du monde entier, le DVD  restera comme une relique de l’âge d’or de l’humanité.

 




MIC-MAC A TIRE LARIGOTJe parie que vous ne savez pas d’où vient l’expression.  Elle remonte au XVème siècle, oui oui, et  elle était associée à la boisson, puisque le larigot était une petite fiole  de petite contenance dont il fallait tirer souvent le vin. Seuls de vieux Parisiens l’emploient encore, que je sache.

Je vous parlerai du film car j’irai le voir mais sachez d’ores et déjà que Jean-Pierre JEUNET, qui ne fait pas l’unanimité, se prend quelques critiques

comme « la dictature de l’esthétique », dixit la journaliste du Figaro Madame, une manie qui sacrifie le récit aux effets de mise en scène.  C’est aussi l’avis e la critique de ELLE, qui termine « tout ça pour ça … »

 

   CINEMAN

Le film est dédié à Lucy Gordon, la jeune actrice anglaise qui s’est suicidée au printemps dernier, je vous en avais parlé. Jolie comme un coeur, elle incarne tour à tour toutes les héroïnes qui jalonnent ce film-calendrier. Yann MOIX  caracole au-devant du succès comme Luky Luke  face aux Dalton.   Pour aimer ce film il faut aimer le cinéma, il n’y a que ça là-dedans.  Frank DUBOSC fait un numéro d’imitation très réussi au fil de tous les films qui défilent, des chefs-d’œuvre aux nanars. C’est paraît-il réjouissant, l’accueil est plus favorable que pour MIC MAC.

 

 

 

 

 

 

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:20

 

Pleins feux sur Clint EASTWOOD !

Ca paraît ridiculement cocardier de dire ça, mais pendant une semaine, LYON a bien été le point de mire de la profession avec la création du FESTIVAL LUMIERE.

Une idée lumineuse de Thierry FREMAUX et Bertrand TAVERNIER pour célébrer le berceau du 7ème art.

.

Clint EASTWOOD en est le premier lauréat.  Il a reçu sont prix pour l’ensemble de sa carrière,  samedi dernier, dans l’immense salle du Palais des Congrès pleine à craquer.

Son beau visage auréolé de LUMIERE, il a remercié d’abord les Frères LUMIERE qui ont donné leur nom à notre ville – un nom prédestiné ! -  les bienfaiteurs du show-business, et le public qui l’a ovationné, debout.

Toute la semaine tout ce beau monde s’est baladé dans les rues entre les projections qui avaient lieu aux quatre coins de la ville, et se retrouvait le soir dans les LUMIERES tamisées du PASSAGE, le restaurant des artistes où ils découvraient le show du chef et la cave du boss  Vincent Carteron.

Pas étonnant que ça lui ait donné envie de rester, à Clint EASWOOD !

Il va tourner à LYON son prochain film qui raconte l’histoire d’une famille française touchée par le tsunami. (Ses films ont toujours un côté sombre alors que ses yeux bleus sont pleins de LUMIERE !)

 

Un film que tous les Lyonnais iront voir de préférence dans la belle salle des Frères LUMIERE, dont chaque fauteuil porte le nom d’une star du showbiz.

Sur son  écran surdimensionné et dans un confort absolu, on assiste  généralement  aux festivals projetant les grands classiques du cinéma international, d’hier et d’aujourd’hui.

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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 09:16

Lorànt Deutsch me botte

Pourquoi au juste ?  Impossible à dire, il a quelque chose de fragile et d’angélique, il n’est pas spécialement beau mais son visage est émouvant, et quand il joue on sent que ses ressources profondes sont immenses.

Si on lui demande quel est son premier geste en se réveillant le matin, il répond « regarder si ma femme est bien là. »  Trop mignon !

Lorànt DEUTSCH est passionné d’histoire et a même écrit un livre sur l’histoire de Paris dont il dit qu’il est très loin des vrais livres d’histoire : METRONOME.


   J’ai donc vu LE ROMAN D’UN TRADER où il joue le trader.    J’ai apprécié que l’auteur Jean-Louis Bauer ne se fasse pas un biopic de Jérôme Kerviel, mais qu’il intente sa propre histoire autour de ce fait divers.

Bien sûr Lorànt DEUTSCH est épatant de légèreté et de malice mais c’est tout ce que son rôle lui demande… Bernard-Pierre DONNADIEU, qui joue le DG de la Banque, en rajoute dans la gueulante et il est parfois grotesque.  Christiane COHENDY aussi. Mais c’est la faute à l’auteur,qui lui a écrit une scène de délire canin à mon avis hors de propos, qui n’apporte rien ni au personnage ni à l’action.  Ensuite, elle est très bien. 

On se demandait comment Daniel BENOIN,  le metteur en scène, allait se dépatouiller dans cet univers de bureaux de banque et d’ordinateurs ?

C’est dans un décor très ingénieux fait de projections et de videos que les personnages évoluent dans une ambiance très austère.   Tout cela manque un peu de poésie.  Le sujet était-il vraiment adapté à une scène de théâtre ? On se pose la question le lendemain, avec le recul.  Mais sur le moment on est pris par l’énergie qui se dégage du spectacle.  Les scènes s’enchaînent sur un tempo d’enfer, la tension monte très habilement vers un dénouement plus tragique, on l’espère, que celui qui attend  les protagonistes du fait divers !   C’est au moins un élément d’irrationnel qui donne au récit son  seul côté théâtral.

 

 

       Michel JONASZ  me fascine

Il est à l’affiche du Petit Montparnasse avec un spectacle comme une petite comédie musicale, où il parle, chante et  joue un ABRAHAM à pleurer.

Vous voyez Michel JONASZ ?  Cette dégaine touchante d’homme sans défense, ces yeux où il y a des abîmes.  Et sa voix, vous entendez sa voix ?

Elle vibre de toutes les douleurs du monde.

Sur scène il est seul dans son petit  costume, il ne fait rien, que parler de son grand-père ABRAHAM, et de temps en temps il chante.Le  critique du Figaro ne sait plus trouver les mots pour décrire cette émotion. 

 

 

 

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 08:54

     CANCANS DU  FIGARO MAGAZINE

 `

Giscard en danger

C’est tellement énorme d’avoir écrit ce livre qu’on le croit pas, c’est pas lui qui l’a écrit, qui peut l’avoir écrit sous son pseudo ?

C’est pourtant bien lui mais il ne va pas s’en glorifier longtemps, c’est hyper mal écrit, on dirait du Barbara Cartland en pire.  Le Figaro cite des extraits, c’est alarmant.

Eric Neuhoff dit qu’après avoir échappé à un attentat lors de son mandat, il n’est pas sûr qu’il sorte indemne de ce roman.

 

Sarko pâlot

j’ai eu un choc en voyant la photo pleine page de Sarkozy. Comment a-t-il pu prendre ce coup de vieux ?  En moins d’un an, il a pris des rides, des cheveux blancs et un air de bête traquée qui le fait presque ressembler à Miles Davis sur la photo P.89 du même magazine …

.Evidemment, il a quand même de sacrés dossiers sur le dos, absolument impossibles à résoudre. Comment renflouer le gouffre abyssal de la Sécu ?

En mécontentant tout le monde.  C’est pas rajeunissant.

 

     CANCANS DE L’EXPRESS

 

Des femmes qui comptent !

Ce qui me frappe dans ces portraits c’est qu’elles sont toutes belles.  A croire que la réussite fait effet de maquillage, surtout quand on s’appelle Aerin LAUDER, vice-présidente du groupe Estée Lauder, ou Lyse COSTA, directrice du marketing de MARIONNAUD.

 Qu’en est-il des présidentes de groupes industriels ou bancaires ?

 

Nouvelles Bardot ?  Oui, de dos  !

Ils disent qu’elle inspire à nouveau la mode et le cinéma.  Et pour preuve ils montrent Laetitia CASTA ( ?) Claudia SCHIFFER (mais c’est une has been !)  Ludivine SAGNER ( ?) bref, il faut vraiment ramer pour trouver un semblant de ressemblance.

 

     CANCANS DU NOUVEL OBS

 

Le top des films

Derrière LE PETIT NICOLAS, qui mène avec 998758 entrées, il y a quoi ?  FAME, L’AFFAIRE FAREWELL, LE SYNDROME DU TITANIC, DISTRICT 9…. ça vous dit quelque chose ?  Moi pas.

Après le déferlement de critiques pâmées, LE RUBAN BLANC va sûrement attirer les amateurs de films à thèse.

 

Le top des livres

Je vous parlais ces derniers jours du livre de Bruno de CESSOLE, « LE MOINS AIMÉ, qui raconte la vie du fils de la marquise de Sévigné.  Et bien il reste en lice avec deux autres romans pour le PRIX DE L’ACADÉMIE FRANçAISE.

OLÉ !

 

Et GARCiN, qu’est-ce qu’il aime ?

Le très redouté et respecté animateur du MASQUE ET LA PLUME  souligne la présence écrasante des femmes dans cette rentrée littéraire (une avalanche d’egos en librairie).

Il insiste sur le fait que ces écrits sont des « récits » et non des « romans » :  les uns sont des incursions dans sa vie personnelle, les autres sont des œuvres d’imagination.

Il a donc aimé le récit  de Gwenaelle AUBRY, celui de Anne WIAMESKY, celui de Lydie SALVAYRE.   Femmes, je vous aime !

Il dit que sur les 569 livres parus cet automne, il na pu en lire « vraiment » que 20.  C’est pourquoi, je pense, il n’a pas lu le mien. Je me console en pensant qu’il y en a 549 qui soupirent comme moi après sa critique…

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 14:27

   LESQUELS ALLONS-NOUS  LIRE ?

 Les huit titres de la sélection du prix Goncourt du 6 octobre sont :

Sorj  Chalandon,  La Légende de  nos pères  (Grasset)

Jean-Michel Guenassia,  Le club des incorrigibles optimistes (Albin Michel)

Justine Levy ,  Mauvaise fille  (Stock)

Laurent Mauvignier,  Des Hommes  (Minuit)

Marie Ndiaye,  Trois femmes puissantes (Gallimard)

Véronique Ovaldé, Ce que je sais de Vera Candida  (L’Olivier)

Jean-Philippe Toussaint,  La vérité sur Marie (Minuit)

Delphine de Vigann,  Les heures souterraines (Lattès)

 

 LEQUEL VONT-ILS ÉLIRE  ?

Parmi les 659 romans français et étrangers parus à l’automne, et qui parlent surtout d’histoire et d’egos, comment la sélection a-t-elle pu se faire ?

Combien de lecteurs patentés ont dû faire le devoir d’élimination ?

Quand on découvre Justine LEVY parmi les candidats au GONCOURT, ceux

qui sont  tentés de faire la fine bouche doivent se rendre à l’évidence : ELLE VEND !  Première au classement du Nouvel Obs, devant Jean-Christophe GRANGE qui lui, est un habitué des hauts débits, et Dan Brown comme quoi les foules aiment les livres qui ont du mystère.

 

Par contre, le palmarès de LIRE est très différent : en première ligne vous trouvez Amélie NOTHOMB, ce qui paraît plus vraisemblable, puis Frédéric BEIGBEDER (je vous l’avais dit !)  puis Anne WIAZEMSKI, chose normale aussi, à mon avis.

 

Si vous prenez le palmarès de LIVRE HEBDO, nouvelle donne  : un inconnuu tient la tête, Harian Coben avec « Mauvaise Base », puis vient  « Le miroir de Cassandre » de Bernard Werber, puis  « Ce que le jour doit à la nuit » de Yasmina Khadra. Vous remarquez que pas un seul auteur ne figure dans les autres palmarès, ils ont chacun leurs auteurs.

C’est quand même bizarre.  Comment établir une échelle des valeurs ?

 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:23

 

UNE AUTRE MURIEL ROBIN

 

Sur la photo, on ne la reconnaît pas !  Ravissante, radieuse, plus du tout bouffie ni boudin.

Tout ça à cause d’un rôle.  Elle va jouer LES DIABLOGUES de Roland DUBILLARD à Marigny, s’il vous plait, et elle se débarrasse de sa  peau de comique comme d’un vieux jean.  Elle ne veut plus être  une « fantaisiste », elle veut jouer la comédie.

Elle a de la chance,  les gens de théâtre ont répondu à son appel.  Jean-Michel Ribes va la diriger dans Les DIABLOGUES, après l’avoir fait tourner dans son film « Musée Haut, Musée Bas ».  Et  Josée DAYAN l’a engagée dans « Mourir d’Aimer », qui sera diffusé sur France 2 en Novembre.

Elle nait à 54 ans et il y en a beaucoup qui envient sa facilité de reconversion…

 

 

PRINCE RESPIRE, LE ROI EST MORT !

Enfin il peut revendiquer le titre et ses fans l’ont porté en triomphe l’autre soir

au Grand Palais.

Moi je suis pas fana de Prince, je croyais qu’il était aux oubliettes. Et bien non, c’est un drôle de hasard, Michaël Jackson lui a cédé la place.

 

       ET MILES DAVIS  BACK FROM PARADISE


On lui consacre une « installation » (c’est comme ça qu’on dit maintenant) à la Cité de la Musique.   Ce qui caractérise une installation, c’est la diversité des supports sur lesquels l’expo est articulée. 

Là, l’idée géniale est déjà d’accueillir les visiteurs avec la voix de Miles, cette voix éraillée de fumeur détruit, qui donne immédiatement la chair de poule.  Ensuite, on circule entre des photos, des vidéos, on entre dans des cabines où l’on peut entendre des extraits de ses musiques, on visionne des films, on découvre une évocation de Gainsbourg puisqu’on les a souvent comparés.

Tout ça vous laisse dans la tête un son inimitable qui s’incruste comme une plainte venue des ténèbres.   Mais aucune révélation sur le personnage qui garde son mystère.

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:11

 

   

OH, L’IMMENSE ACTEUR

 

TERZIEFF    à l’ODEON Théâtre de l’Europe, un monument d’émotion.

Il joue Philoctète, le malheureux héros de Sophocle, la pièce est mise en scène par Christian SCHIARETTI,  c’est du costaud            .

Tant que TERZIEFF sera vivant, on aura encore une petite idée de ce qu’est le Théâtre, le vrai, celui qui vous emporte loin au-dessus de votre fauteuil, celui qui vous rend intelligent.

Mais évitez Terzieff si vous avez le bourdon, ce jour-là je vous conseille Bourdon à la Porte St-Martin, voir ci-dessous.

 

 

BAH,  C’EST TOUT ?

Quel dommage !  Voilà que LA CAGE AUX FOLLES ne tient pas ses promesses.  Voilà  qu’il y a une triste critique du Figaro que je serais tentée de croire, vu les arguments : les deux acteurs font leur show, la mise en scène complaisante en remet une louche, aucune finesse dans la nouvelle adaptation….

Il paraît que le public est ravi et qu’on rit beaucoup.  Mais oui ! C’est bien  sûr,   CLAVIER doit être grandiose, BOURDON doit être désopilant.  Mais ceux qui ont vu POIRET et SERRAULT  dans LA CAGE AUX FOLLES sont priés de rester chez eux.

 

Et Eric ASSOUS, IL FAIT DES SOUS  ?

L’intérêt des nouvelles pièces, c’est qu’on  s’attend pas à des miracles, donc on n’est pas déçu.  La pièce que joue et met en scène Jean-Luc MOREAU  au

théâtre de l’œuvre  ne doit  transporter personne, mais si elle marche, elle n’a pas besoin de moyen de transport.  Moi j’ai toujours envie de voir une pièce mise en scène par Jean-Luc MOREAU, parce que c’est toujours très drôle et pas vulgus.  A plus forte raison quand il joue dedans !  C’est un clown triste. Son talent comique est d’abord physique, le ton est en mode mineur, toujours un peu désolé… L’ILLUSION CONJUGALE, c’est pour lui que j’irai.

 

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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