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MES COUPS DE COEUR DE LETE

CLAIRE CHAZAL AU FESTIVAL DE LA CORRESPONDANCE de GRIGNAN : LA GRACE MËME !


Elle était très détendue, au déjeûner chez Bruno DURIEUX, maire très aimé de Grignan, juste avant l’ouverture du Festival où il devait lui remettre l’insigne de citoyenne d’honneur de la ville épistolière.
Belle, réservée, elle a écouté les révélations passionnantes que nous faisait un journaliste membre de la délégation culturelle sur Marie d’ATOUT, dont Claire devait lire les lettres le soir même. Comme nous tous, elle ignorait tout de la vie et des frasques de cette belle égérie amoureuse de Frantz LISZT et ne cherchait pas à le cacher.
A la fin du repas elle s’est levée, et  a quitté la table en disant avec un sourire malicieux « et bien, je vais répéter Marie d’Agoult ! »  Je n’avais jamais remarqué son sourire, qui est éclatant.

FREDERIC MITTERRAND AU FESTIVAL DE LA CORRESPONDANCE DE GRIGNA : LA SIMPLICITE MËME !

A ce déjeûner il n’était question que de cela : viendra-t-il ? Viendra-t-il pas ?  Il avait toutes les excuses pour ne pas venir.  Il devait lire un Florilège de LETTRES DE PENSIONNAIRES CELEBRES DE LA VILLA MEDICIS, un régal pour lui qui ne se doutait pas qu’il la quitterait si vite…
Et bien il est venu.  Ce fut un peu un branle-bas de combat d’opérette, son arrivée avec juste deux motards et lui dans une voiture bleue dont il est descendu tout transpirant car il faisait 35°, pour saluer la foule avec son sourire irrésistible.
 Tout le monde voulait voir le ministre, ils étaient venus des champs de lavande tout proches,  des fermes voisines et applaudissaient aussi fort que les cultureux venus de Paris.
Il ne les avait pas snobés, il avait gagné leurs cœurs.
Notre nouveau ministre de la Culture a bien réussi son entrée.

BERNARD GIRAUDEAU AU FESTIVAL DE LA CORRESPONDANCE 0 GRIGNAN :  LE CHARME MËME.

Vendredi, 19h. Sur le parvis de la Collégiale, le soleil donne en plein. Il fait terriblement chaud et pas même un parasol pour lui.  Il arrive pile à l’heure, attend en souriant que la vague des enthousiasmes se calme un peu et dit « Vous permettez que je garde mon chapeau ? »  Bien sûr, on a le cœur serré et on se dit « pauvre homme, il ne peut pas ôter son chapeau puisque… »
Il commence à lire les lettres de Cesare PAVESE à ses proches, et on se dit encore « ces lettres, il pourrait les écrire, elles parlent sans arrêt de la mort ».
Il lit avec flamme, avec humour, avec vivacité.  L’homme qui a écrit ces lettres est une sorte de refoulé sexuel, impuissant à se faire aimer des femmes, révolté contre la société et les êtres humains, qui finit par se suicider à 48 ans.
On m’a dit que GIRAUDEAU n’avait pas choisi de lire ses lettres-là.  Il les a lues, vécues, devant nous, magnifiquement.
En saluant, il a enlevé son chapeau.  Ses cheveux sont noirs, fournis, et son teint hâlé comme on est
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