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« L’imagination est plus importante que le savoir » Albert Einstein

LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - scène 48

Le cabinet du médecin.
        ELLE, LE MEDECIN

LE MEDECIN MALGRE LUI...
       

LE MEDECIN
Et bien madame, si j’interprète vos réponses au premier degré, votre urticaire n’a aucune source psychosomatique.  C’est une banale irritation de l’épiderme.
ELLE
Et au deuxième degré ?
LE MEDECIN
Au 2ème degré, il pourrait s’agir d’un déséquilibre psychique provoqué par votre perception douloureuse du désarroi de votre partenaire.
ELLE  baisse la tête sans répondre.
LE MEDECIN
Le problème, c’est que je ne peux  vous soigner VOUS, pour un pathos qui se manifeste chez monsieur Sévère.
ELLE
Et lui, comment le soignez-vous ?
LE MEDECIN
Je regrette... Je ne puis répondre à cette question.
ELLE
Ah oui... le secret professionnel...  Mais je veux bien faire l’effort de deviner toute seule.   (Elle se lève et fait le tour du fauteuil)
Ca n’est pas très difficile, vous savez.
(Elle se passe la main sur le front.  On sent qu’elle a compris quelque chose d’important).
... mon Dieu, mais c’est bien sûr... Il faut supprimer la cause... Voilà ce que vous lui dites.   Non ?... Je me trompe ?
“Essayez de rompre avec Sonia Aufray... ce sera la fin de tous vos ennuis...”
(Elle se tourne vers le médecin et hausse le ton jusqu’à ce que sa voix se brise)
Et qu’est-ce qu’il vous répond, quand vous lui ordonnez ce traitement ?   Ca, vous pouvez me le dire, ça pourrait m’aider, moi aussi...
LE MEDECIN
Calmez-vous, madame.  Je ne suis que le révélateur de vos faiblesses.

(A suivre)

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