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archives d'actualites

DES BRUITS QUI COURENT;;;

Publié le par Miss Comédie

ENCORE UN BEST-SELLER

Le livre qui va départager les deux pharaons dont je vous parlais la semaine dernière, RUSSO et Marc LEVY, nous vient des Etats-Unis et en France il tire déjà à 150 000 exemplaires.
Son éditrice, NIL, a eu le nez creux, un flair ahurissant puisqu’elle a acheté les droits en 2006 alors que le livre n’était pas encore terminé…
Les ingrédients du succès sont insondables. Ce livre a un titre qui se fout du monde - mais c’est peut-être justement l’un des ingrédients - « LE CERCLE LITTERAIRE DES AMATEURS D’ÉJPLUCHURES DE PATATE ». Sûr, ça interpelle.  Et après ? C’est une histoire qui se passe pendant l’Occupation allemande de 1940-45 dans l’île de Guernesey.  C’est écrit avec humour. Voilà.  Si, il y a aussi le soutien magistral d’Anna Gavalda qui le qualifie de « absolument délicieux ». Une analyse assez pointue, il faut le dire.
L’auteur ? Elles sont deux ou plutôt elles étaient deux, puisque l’une de ces deux Américaines inconnues qui se sont lancées dans l’écriture de cet ouvrage, est morte peu avant sa publication. Triste, triste, comme le destin de l’auteur des MILLENIUM, à croire que certains livres doivent leur succès à un talisman terrible, la mort de leur auteur…

AVIGNON, ON FERME, CAP FERRET, ON TOURNE
Bon, je ne vais pas passer en revue les hauts et les bas du in et du off, les coups de coeur et les coups de bambou, le festival est fini et les comptes sont clos.
Les spectacles que j’ai loupé, je les retrouverai bien quelque part à la rentrée.
Maintenant, après les festivals on va s’intéresser aux tournages.  Certains vont attirer autant de curieux que les tréteaux de théâtre ambulants.
Par exemple dans la baie d’Arcachon, sur la plage de Biscarosse et au cap Ferret,  vous pouvez faire un break bronzing pour aller jeter un œil sur le tournage du film de Guillaume CANET, son troisième, avec son amoureuse Marion COTILLARD mais pas seulement ! Jean DUJARDIN,  François CLUZET, Benoit MAGIMEL…. on croit rêver ?
Toujours sur cette côte d’Argent, un autre gros tournage : Fabien ONTENIENTE tourne son CAMPING 2…. Bienvenue aux badauds, ils feront de la figuration sans le savoir, aux côtés de Mathilde SEIGNER, Franck DUBOSC, Richard ANCONINA… Ca va tanguer.
Ca nous promet des files d’attente au cinoche l’an prochain, avec déjà deux bonnes affiches en perspective !


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FESTIVALS ... WHAT ELSE ?

Publié le par Miss Comédie

  REMONTÉES  MÉCANIQUES ET AUTRES RECORDS

Record de fréquentation  pour AIX et   quand on sait le prix des places les organisateurs doivent se frotter les mains.
Hier avait lieu la dernière production, LA FLUTE ENCHANTEE DE MOZART, au Grand Théâtre de Provence.  Après LE CRÉPUSCULE DES DIEUX IDOMENEE  et ORPHEE aux ENFERS, la programmation avait de quoi séduire, dans ce cadre historique et raffiné. Pas de remontées notoires pour l’instant, que je sache.
Pour Avignon, le IN a fait aussi bien que l’an dernier, 94% de remplissage.  Mais là, les remontées seront tangibles : la plupart des spectacles seront repris à la rentrée.
Par exemple, nous aurons droit à LYON à l’interminable LITTORAL, INCENDIES et FORETS du libano-Québecquoi Wajdi (je n’ai retenu que son prénom), aux Célestins ils prévoient déjà les sancwiches et les cafés pour les 11h de représentations.
La Cour d’Honneur a donc eu son public, curieux, lettré et insomniaque et c’est tant mieux.  Quand BAUDRILLET cèdera la place, épuisé par tant de beaux discours, nous aurons peut-être la chance d’y revenir, pour applaudir un RACINE, un MÉRIMÉE, un ANOUILH, un PIRANDELLO, un MARIVAUX ou un TCHEKOV, un VICTOR HUGO ou un SHAKESPEARE, auteurs venus d’horizons très différents.

Pour le OFF, les remontées sont tout aussi intéressantes, quelques spectacles se dégagent déjà du lot et seront eux aussi repris à Paris ou en province dans les deux ou trois ans qui viennent. Et oui, il faut du temps pour mettre tout le monde d’accord.
A FOURVIERE, Dominique Delorme se frotte les mains car c’est la meilleure année depuis 1946 ! Mazette.  Il faut dire que tous les ans pratiquement il pleut et il devait annuler un concert sur deux.  Bravo pour mes compatriotes.

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FESTIVAL DE LIMOUX, LE THEÂTRE AU NATUREL.

Pourquoi Jean-Marie BESSET ne monte-t-il  pas ses spectacles  en Avignon ?  Je suppose que c’est parce qu’il préfère cent mille fois le cadre intimiste et prestigieux à la fois du petit théâtre de plein air créé par Jean DESCHAMPS, qui abrite son festival à lui, le NAVA (Nouveaux Auteurs en Vallée de l’Aude).
Le cadre est magnifique, l’amphitéâtre de pierre à l’ombre du château de Serres est depuis dix ans le rendez-vous des amoureux de beaux textes inédits.  Ils venaient surtout de la région, mais sont de plus en plus rejoints par les petits malins qui aiment le théâtre sans flons flons ni tam tam.
Jacques LASSALLE,  lui, est un fidèle depuis le début, lui qui a mis en scène l’un des premiers textes de Jean-Marie BESSET à Strasbourg, sa « Villa Luco ».
Cette année, on joue quoi, à la NAVA ?
Ici, on joue sans jouer. C’est un rite depuis la création de la NAVA, les pièces choisies par Jean-Marie BESSET sont interprétées brochure à la main, ce qui évite de nombreuses répétitions et donne au spectacle un caractère improvisé qui plait beaucoup au public.
Donc, cette année, on joue « UNE NUIT DE GRENADE » de François-Henri Soulié, avec Didier Sandre dans le rôle de Manuel de Falla, et c’est Jacques LASALLE justement, qui met la pièce en espace.  Un luxe ! Cet homme est l’un des metteurs en scène les plus demandés en Europe.
On jouera aussi une petite pièce d’Edward ALBEE, carrément, traduite et interprétée par BESSET lui-même avec Robert PLAGNOL et Blanche ELUEL.
On ne peut plus s’en passer : Sébastien THIERRY est là, il joue sa pièce « LE DEBUT DE LA FIN » avec Catherine SAMIE, s’il vous plait, mise en espace Gilbert DESVEAUX le complice de toujours.
Et puis encore un texte de Jean-Marie BESSET « JE NE VEUX PAS ME MARIER », avec  Chloé LAMBERT, une people s’il en est.
Un beau programme, et je crois que j’en oublie.
Ici pas de chichis, pas de barrières, de coulisses. La proximité avec les artistes est immédiate.  Les gens se parlent, ils commentent ces textes qu’ils viennent de découvrir.
Et puis il y a cet accent, cette langue d’oc, ce souffle de vent d’autan, on est en pays cathare, ce n’est pas rien.
Mais dépéchez-vous, ça s’arrête le 2 août !

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JUSTE UN COUP DE COEUR

Publié le par Miss Comédie

        DEUX OU TROIS CHOSES QUE JE SAIS DE LUI…

SEMPE est né à Bordeaux.  Son atelier est au 7ème étage d’un immeuble boulevard Monyparnasse, d’où il voit les toits de Paris.
SEMPE a une passion pour la musique. Il adore Ravel, il a un jour rencontré Count Basie à qui il a dédicacé son livre sur St Tropez. Cette rencontre est un événement majeur dans sa vie.
SEMPE parle lentement, ses mots sont simples, ses réponses aux questions lui viennet comme ça, sans réfléchir.
SEMPE n’aime pas trop parler du petit Nicolas. Pourquoi ? Parce que Goscinny est mort, son vieux copâin qui a fait la moitié du travail.
Lorsqu’il a entendu pour la première fois Gershwin, à la Libération, il a « éclaté de bonheur ».
Sa musique d’introduction a l’émission était « Jésus que ma joie demeure », de JS Bach.
Il aurait aimé être musicien.  Il demande le mouvement lent du concerto A l’empereur de Beethoven par Michelangeli.  Il a entendu ce morceau il y a très très longtemps et il a pleuré.  Il pleure à nouveau, là, à l’antenne.
C’est hallucinant.
A une question, il répond « je ne comprends pas très bien. »
Il dit aussi « il ne faut pas trop décrire. Il faut sentir, et puis voilà. »
Sa voix est traînante.  Je ne sais pas pourquoi il est si émouvant quand il parle.  On voit ses dessins, sa précision, sa foule de détails si minutieux … Chaque feuille des arbres est un poème qu’il a ciselé sans se presser.
« Ca été effroyable » il parle de ses débuts.  Très longs, très laborieux… « Je suis un tâcheron, j’ai travaillé très dur, ça a été terrible »… ah bon ?  Lui aussi. Il répète souvent « très dur, très dur… » on entend l’écho résonner en lui.
« Dans un dessin humoristique, il y a tant de contraintes… Il faut être concis. Il faut se renouveler sans cesse.  de temps en temps être drôle… (Rires)
Il s’appelle Jean-Jacques.  Il aurait aimé s’appeler Ludwig…

« Quand Glenn Gould est mort, je ne pouvais pas comprendre.
Comment cette mécanique peut-elle s’arrêter ?
La musique me rend fou.
Je suis piqué de musique. Bouleversé par certaines musiques.
Ca ne se voit pas…. mais la musique me rend fou.  Debussy, voyez, je le vénère cet homme, je le vénère… « .
Et tout ça avec sa voix traînante.
Il se fustige « j’ai dit ça, c’est ridicule… Oui, c’est tout ce que j’ai trouvé à dire et c’est ridicule.. »
Il dit, sur un ton un peu triste : « Je suis un malade… oui, il faut me traiter comme un malade… Je rêve trop, je rêve tout le temps… Je suis fou, voyez-vous. »

Il a soixante-dix sept ans.

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ILS FONT UN CARTON

Publié le par Miss Comédie

LA HAINE, d’OFFENBACH au CORUM DE MONTPELLIER :

Apparemment, une soirée exceptionnelle, un grand moment d’émotion. Beaucoup de facteurs réunis : l’œuvre, d’abord, totalement inédite, découverte récemment par le musicologue Jean-Christophe Keck.
C’est fou qu’on puisse encore retrouver des œuvres de génies, comme ça, dans des tiroirs que personne n’avait eu l’idée d’ouvrir pendant des années ! ….
Cette Haine est une sombre histoire d’amour (oui !) et de guerre,  écrite par Victorien Sardou, sur le thème  des clans, deux familles dressées l’une contre l’autre se livrent un combat sans merci.  OFFENBACH a délaissé les fanfares pour gambettes enjuponnées pour composer une musique presque wagnérienne. C’est très beau, paraît-il. 
En première partie il y avait trois pièces pour baryton, orchestre et chœur racontant une conversation imaginaire écrite par Büchner entre Robespierre, Saint-Just et Danton.
Mais évidemment, le public attendait la suite, le public veut du sensationnel. Ils attendaient  trois comédiens immenses, comme on dit, cet adjectif désormais ne s’applique plus qu’aux comédiens et à l’océan, qui allaient être les récitants de ce drame.
Récitants, c’est-à-dire pas acteurs, pas lecteurs, rien de ce qu’ils font d’habitude, donc, la surprise.
Quand les choristes sont entrés en scène et ont commencé à se placer en rangs sur le plateau, il y a eu un petit frémissemnt dans le public à l’arrivée de Farida KHELFA, une beauté impériale qui est aussi une people éprouvée, puis Gérard DEPARDIEU, puis Fanny ARDANT.
Les trois se sont placés très modestement dans le chœur, ils ne prétendaient pas avoir des « rôles », ils se fondaient dans la masse.
Les critiques ont donné du superlatif à chacune des trois prestations. Finalement, l’orchestre et les chœurs étaient un arrière-plan très honorable pour leur talent.
Mais je veux bien croire que, transportés par la force de la musique et émoustillés par cette facette inédite qu’ils révélaient au public, les trois artistes se soient surpassés.

UN DUEL A COUPS DE PLUME

Nous avons affaire à deux poids lourds de la littérature de plage : Marc LEVY et Guillaume RUSSO.
Deux pavés qui alourdissent sérieusement le cabas où voisinent l’huile solaire, la brosse à cheveux et le paquet de Kleenex, entre autres.
Moi je trouve qu’elles devraient choisir de petits formats comme LE LISEUR, par exemple, de Bernhard SCHLINK…
Mais la machine est lancée, ils sont imbattables.  Mais ils sont rivaux.
Lequel l’emporte dans le plus haut degré de médiocrité ?
Je crois qu’il faut donner la médaille à Guillaume RUSSO, qui se croit obligé de citer des (vrais) écrivains en tête de chapitres, une phrase qui donne à penser que le reste va suivre…
Et la palme à Marc LEVY qui, dans LE PREMIER JOUR, commence son œuvre par une question métaphysique « Où commence l’aube ? » ça donne à réfléchir.
Bref en France, on ne manque pas de talents commerciaux.  Est-ce que ça s’exporte ? Après tout, ils ont peut-être fait HEC et appliquent les méthodes éprouvées du marketing artistique.  Cette littérature s’exporte-t-elle ?
En tout cas, elle va faire des entrées.  Quelqu’un a déjà acheté les droits, c’est sûr.  Lequel sortira le premier en salle ?
Regardez le Hérisson.  Rien qu’à voir la tête de Balasko on a envie d’entrer au couvent.
En France, la littérature  se porte bien  mais elle manque de carrure.

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MES COUPS DE COEUR DE L'ETE

Publié le par Miss Comédie

UNE PARTIE DE PETANQUE SUR LA PLACE DE LA GARDE ADHEMAR

Il faut arriver à l’heure de l’apéritif, vers 7h du soir. Le soleil commence à peine à roussir au-dessus de la plaine où courent de concert le TGV, l’autoroute du Sud, le canal de lPierrelatte et le Rhône indifférent à tout ça.
Vous avez bien sûr apporté vos boules.  Vous prenez une table à l’Absinthe, le café-restaurant de la place, sous les ombrages. C’est comme si vous étiez au théâtre, ou au cirque, la piste de sable est à vos pieds, entourée par l’allée où stationnent les curieux et qui dessert les petites maisons de village.
Vous entamez votre partie, aiguillonné par le parfum du pastis qui vous attend, et même si vous n’êtes pas un pro de la fanny, vous vous découvrez un talent fou pour dégommer la boule de l’adversaire.
Ici, ce n’est pas la place des Lices.  On n’est pas forcé de faire des prouesses, on ne vous regarde pas de travers si vous n’êtes pas un habitué. C’est tout le monde, les villageois et les touristes, qui se partagent le terrain.  On se parle, on se charrie, et comme il n’y a pas foule, il n’y a pas bisbille.
Ensuite, on peut s’asseoir tranquillement et regarder jouer les autres, et puis comme on est bien, on reste dîner à l’Absinthe.
Avec ce nom-là, le café attire bien des boit-sans-soif mais la cuisine a le bon goût d’être simple et gourmande à la fois.
Je vous conjure de ne pas trop divulguer cette adresse, je n’aimerais pas avoir à réserver une semaine à l’avance…




UN GITE TOP CHARME :  LA FERME DU PETIT MICHEL
A PIERRELATTE, en Drôme Provençale.

Elle s’appelle Anna, elle est blonde et ses yeux bleus rient tout le temps.  Christian, son mari, dégage un calme rassurant.  Ils vous accueillent dans la cour de leur ferme provençale qu’ils ont voulu faire partager aux amis de la nature.  Trois appartements ravissants aménagés dans les anciens bâtiments agricoles.
Chacun est d’une couleur différente.  Hyper clean, hyper spacieux, inondés de soleil, avec des cuisines et des salles de bains comme on n’en a pas chez soi. Et la vue… sur les champs de blé.
Je ne vous en dis pas plus, allez sur  leur site, vous verrez des photos et tous les détails pratiques, et surtout vous noterez que ce gîte de charme est aussi un gîte pas cher !
Moi je ne fais pas de pub dans ce blog, seulement quand j’ai un coup de coeur, je le dis !... Et là, par contre, vous pouvez divulguer tant que vous voulez, l’adresse est ouverte à tous ceux qui cherchent le calme, le confort et la beauté, je vous donne même le téléphone : 04 75 98 49 35.

: http://gite-la-ferme-du-petit-michel.blog4ever.com/blog/index-32
7795.html
 
 

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MES COUPS DE COEUR DE L'ETE

Publié le par Miss Comédie

UN FESTIVAL : A NICE LE MEILLEUR DU JAZZ EST LÀ… !

 Le rendez-vous annuel et incontournable des initiés et des simples amoureux du jazz. Chaque année, NICE devient un faubourg de la Nouvelle Orléans et l’on croise sur la Promenade davantage de personnages étranges aux allures d’Oncle Tom que de vieilles Anglaises à ombrelle.. Aujourd’hui, aux grandes figures emblématiques d’un jazz traditionnel qui a la vie dure, se mêlent des sonorités plus… techno… logiques et chacun y trouve son bonheur. POURQUOI NICE ? A cause de l’attirance de grands musiciens black américains pour les charmes de la Côte d’Azur, où ils venaient se produire dans des lieux mythiques : le Ruhl, le Négresco, le Palais de la Méditerrannée… Des gens comme Armstrong, Duke Elligton, révèlent aux Français les rythmes du New Orleans et c’est une adhésion totale ! Encore aujourd’hui, le New Orleans attire des foules de fans. Ca fait même encore des groupies dans le métro autour de quelques musicos bourrés de talent. DEPUIS QUAND ? Le premier JAZZ FESTIVAL voit le jour en 1948. Il se déroule )à l’Opéra de Nice et les stars invitées sont très classiques mais quand même des monstres déjà sacrés : ARMSTRONG, DJANGO REINHARDT, Stéphane GRAPELLY… Il fallut attendre 23 ans pour que l’événement se reproduise, cette fois au Théâtre de Verdure. Le style est plus libéré, on y entend Max ROACH, DIZZY GILLESPIE, HERBIE HANCKOK… La notoriété arrive vraiment au niveau international en 1974. Il lui faut plus d’espace, il s’installe dans l’oliveraie et les arènes gallo-romaines, au coeur de la colline de Cimiez. C’est donc un enchanement pour les spectateurs qui scandent les rythmes endiablés au clair de lune. Cette année, les arênes étant en réfection, les concerts se dérouleront entre les deux scènes Jardins Matisse. Les spectateurs pourront déambuler d’une scène à l’autre librement, et choisir leur enchantement au gré des musiques qui se succèdent. Avec qui ? Cette année, quelle affiche ! BB KING (80 balais), SONNY ROLLINS (presque autant), CHICK CORREA, TRACY CHAPMAN, RICHARD GALLIANO… mais aussi Maxime LEFORESTIER. Ils ont vieilli, leur tête a blanchi mais ils ont toujours la même pêche… et ont acquis le goût du luxe : le cachet de Sonny Rollins est faramineux (150 000 euros) ce qui l’aidera sûrement à sortir des riffs déments de son saxo d’or… C’est quand ? Une semaine du 18 au 25 Juillet, vite, c’est maintenant !

UN FILM : THIERRY LHERMITTE SOUS LA DEFERLANTE

On peut dire que Pyramide Productions n’a pas eu le nez creux en programmant « SANS RANCUNE », le film de Yves HANCHAR en même temps que HARRY POTTER ! Et pourtant, ce film me paraît très intéressant, si j’en juge par l’analyse qu’en fait Thierry LHERMITTE, l’acteur principal. D’abord, j’adore Thierry LHERMITTE. C’est un acteur trop rare, plein d’humour et de sensibilité et d’élégance. Là, il joue le rôle d’un prof de français dans un collège belge dans les années 50, un prof très atypique, surnommé « Vapeur », un dandy, un aventurier, on ne sait trop, qui intrigue beaucoup ses élèves, tous fils d’anciens combattants morts à la guerre. L’un d’eux rêve que Vapeur est son père disparu… Belle histoire, non ? Je ne connais pas la filmographie de ce Yves Hanchar mais d’après Lhermitte c’est un personnage aussi attachant que le héros de son film. A voir, donc, AVANT Hrrry Potter puisque les grosses machines tiennent la distance sur les écrans alors que les petites productions disparaissent très vite, faute de spectateurs… ___________________________________________________________

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MES COUPS DE COEUR DE L'ÉTÉ

Publié le par Miss Comédie

OLIVIER PY, QUELLE FLAMME !

C’est encore avec du retard que je vous parle d’Olivier Py.
Il montait IDOMENEE de Mozart, au Théâtre de l’Archevéché à AIX EN PROVENCE.
OLIVIER BELAMY en a profité pour l’interviewer. J’ai arrêté ce que j’étais en train de faire pour l’écouter.
Ce type est supra-ordinaire.  Je ne l’avais jamais entendu parler. Je savais qu’à la tête de l’Odéon il nous a gratifié cette dernière saison de productions magistrales, audacieuses, qui furent des réussites.
Il faut oser présenter LE SOULIER DE SATIN dans sa version intégrale (onze heures)… Le public a suivi. La pièce devait être magnifiquement mise en scène et jouée.
Là, pendant deux heures il s’est prêté aux questions-banderilles de BELAMY, sans détour, que dis-je avec toute son  âme.  Il parle bien, en plus, il s’exprime facilement et avec des mots choisis, et sa voix module entre rage et extase tous les sentiments qui l’animent.
IDOMENEE a eu un succès mitigé. La mise en scène était minimaliste, ce qui finalement déroute quand même les amoureux d’opéra.
Mais il faut souhaiter qu’il entreprenne encore de grandes œuvres, et même s’il les malmène avec sa fougue habotielle, il fera encore salle pleine.

BERNHARD  SCHLINK :  LE CHOC DU LISEUR

Si le nom de STEPHEN DALDRY ne vous dit rien, vous allez bientôt être au parfum.  Son film LE LISEUR, avec Kate WINSLET et Ralph FIENNES, va bientôt sortir en salle et il est probable qu’il fasse un carton, comme aux Etats-Unis.

J’avais lu ce livre il y a trois ans et c’est vrai, j’avais eu un vrai choc. Mais pas de ceux qui vous restent plantés dans un coin de mémoire.  Aujourd’hui je reconnais qu’il fait vraiment un sujet de film extraordinaire.
L’histoire d’une criminelle de guerre nazi qui entreprend l’éducation  sexuelle d’un adolescent est de celles qui font le bonheur des réalisateurs un peu tordus, les droits auraient pu être achetés par Lars von TRIERS, d’ailleurs il se mord peut-être les couilles à l’heure qu’il est, l’Anglais l’a pris de court.

MICHAEL JACKSON : N’EN JETEZ PLUS !
J’arrête. Je ne lis plus rien.  Tant d’immondices s’entassent autour de la dépouille de ce pauvre ange déchu.
On se dit que sa seule issue pour échapper à la horde de vautours qui l’entourait, oui sa seule issue était la mort.
Comment ne pas comparer cette chute vertigineuse avec la
trajectoire ascendante de Johnny ?  Même attraction sur les foules, même prodige sur scène, même charisme angélique.
Pour simplifier, je dirais que Michaël avait la maladie et que Johnny est en bonne santé, comme on dit des cyprès en Provence.

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MES COUPS DE COEUR DE LETE

Publié le par Miss Comédie

CLAIRE CHAZAL AU FESTIVAL DE LA CORRESPONDANCE de GRIGNAN : LA GRACE MËME !


Elle était très détendue, au déjeûner chez Bruno DURIEUX, maire très aimé de Grignan, juste avant l’ouverture du Festival où il devait lui remettre l’insigne de citoyenne d’honneur de la ville épistolière.
Belle, réservée, elle a écouté les révélations passionnantes que nous faisait un journaliste membre de la délégation culturelle sur Marie d’ATOUT, dont Claire devait lire les lettres le soir même. Comme nous tous, elle ignorait tout de la vie et des frasques de cette belle égérie amoureuse de Frantz LISZT et ne cherchait pas à le cacher.
A la fin du repas elle s’est levée, et  a quitté la table en disant avec un sourire malicieux « et bien, je vais répéter Marie d’Agoult ! »  Je n’avais jamais remarqué son sourire, qui est éclatant.

FREDERIC MITTERRAND AU FESTIVAL DE LA CORRESPONDANCE DE GRIGNA : LA SIMPLICITE MËME !

A ce déjeûner il n’était question que de cela : viendra-t-il ? Viendra-t-il pas ?  Il avait toutes les excuses pour ne pas venir.  Il devait lire un Florilège de LETTRES DE PENSIONNAIRES CELEBRES DE LA VILLA MEDICIS, un régal pour lui qui ne se doutait pas qu’il la quitterait si vite…
Et bien il est venu.  Ce fut un peu un branle-bas de combat d’opérette, son arrivée avec juste deux motards et lui dans une voiture bleue dont il est descendu tout transpirant car il faisait 35°, pour saluer la foule avec son sourire irrésistible.
 Tout le monde voulait voir le ministre, ils étaient venus des champs de lavande tout proches,  des fermes voisines et applaudissaient aussi fort que les cultureux venus de Paris.
Il ne les avait pas snobés, il avait gagné leurs cœurs.
Notre nouveau ministre de la Culture a bien réussi son entrée.

BERNARD GIRAUDEAU AU FESTIVAL DE LA CORRESPONDANCE 0 GRIGNAN :  LE CHARME MËME.

Vendredi, 19h. Sur le parvis de la Collégiale, le soleil donne en plein. Il fait terriblement chaud et pas même un parasol pour lui.  Il arrive pile à l’heure, attend en souriant que la vague des enthousiasmes se calme un peu et dit « Vous permettez que je garde mon chapeau ? »  Bien sûr, on a le cœur serré et on se dit « pauvre homme, il ne peut pas ôter son chapeau puisque… »
Il commence à lire les lettres de Cesare PAVESE à ses proches, et on se dit encore « ces lettres, il pourrait les écrire, elles parlent sans arrêt de la mort ».
Il lit avec flamme, avec humour, avec vivacité.  L’homme qui a écrit ces lettres est une sorte de refoulé sexuel, impuissant à se faire aimer des femmes, révolté contre la société et les êtres humains, qui finit par se suicider à 48 ans.
On m’a dit que GIRAUDEAU n’avait pas choisi de lire ses lettres-là.  Il les a lues, vécues, devant nous, magnifiquement.
En saluant, il a enlevé son chapeau.  Ses cheveux sont noirs, fournis, et son teint hâlé comme on est

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MA PARENTHESE ESTIVALE

Publié le par Miss Comédie

DIS, QUAND REVIENDRAS-TU ?

Je croyais bien pouvoir partir une semaine, ni vu ni connu, avec ma clé 3G, une nouveauté, gadget génial, on peut enfin s’affranchir d’une ligne téléphonique et se connecter partout.
Bernique et queue de cheval !  Je suis arrivée à rien. Est-ce mon bled qui est trop perdu ?  Orange qui passe pas par là ? mon Mac Book qui fait son intéressant ?  J’en sais rien, mais toujours est-il que je me suis mise entre parenthèse et que voilà, mes fidèles ont cliqué ailleurs.
Aujourd’huinme revoilà dans l’espace web  ultra équipé, rodé, paramétré, configuré pour être à l’abri de toute défaillance (enfin presque…)  mais  demain je repars, TGV, sauts de puce nord-sud, quatorze juillet, et plus de blog jusqu’à l’appel du 18 juin.
Je déteste cette période où tout est bouleversé, relâché, soldes, départs en masse, transhumances, rien n’est plus stable et rassurant, tout le monde fait n’importe quoi.
Je vous retrouverai quand même chaque fois que je pourrai à nouveau m’asseoir sur mon siège éjectable de nacelle cosmique évoluant entre les turbulences de l’été.
La rentrée arrivera bien assez vite, c’est vrai, et les théâtres ouvrirons à nouveau les portes du rêve… ou de la grosse gaudriole.

AU THEATRE ST GEORGES

« LES HOMMES PREFÈRENT MENTIR » de Eric ASSOUS, toujours.
mis en scène par Jean-Luc MOREAU, toujours.

C’est quel genre ?
Une comédie grinçante.

Ca parle de quoi ?
Lâchetés, mesquineries, mensones et coups bas sont au programme.  Si ça vous tente…

Avec qui ?
François-Eric GENDRON et quelques autres.

C’est quand ?
A partir du 4 septembre.

Mon avis ? 
Si je n’étais pas fan de J.L MOREAU, je dirais que ça ne me tente absolument pas.







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MA FARANDOLE DES FESTIVALS

Publié le par Miss Comédie

FESTIVAL D’AVIGNON : OU EST PASSÉ JEAN VILAR ?

Avignon, il faut bien que j’en parle. C’est THE festival de l’été.
Mais je ne sais par quel bout le prendrte.  Je ne vais pas vous le faire découvrir, vous qui aimez le théâtre avez dû faire le voyage au moins une fois dans votre vie…
Mais il est devenu tellement protéiforme, tellement flabelliforme, tellement inégal, tellement contradictoire, tellement galvaudé, tellement squatté, que je ne peux aucunement vous diriger dans ce dédale.
Tant d’hommes l’ont pris en mains,  plus ou moins hommes de l’art, plutôt gestionnaires… Le Festival a perdu sa force emblématique pour devenir un énorme marché du théâtre international…. pas commercial !
Le programme du IN, on le connaît, il ne varie pas trop d’une année sur l’autre depuis quelques années. Il est abscons et réservé aux professeurs de linguistique.
Pour le OFF, le « supermarché du théâtre », avec ses1000 spectacles éparpillés dans les lieux les plus insensés de la ville, impossible de faire un recensement.
Il se produit parfois des chefs-d’œuvre à Avignon.  Le OFF recèle des trésors de talents qui attendent l’occasion de se faire entendre.
Cette année, nous serons au courant par la rumeur, ce bouche-à-oreille des amateurs qui voient jusqu’à dix pièces par semaine, et des noms surgiront de l’anonymat.
Attendons.

Moi, j’en suis restée à DOM JUAN OU LE FESTIN DE PIERRE dans la Cour d’Honneur : mise en scène Jacques LASSALLE, flamboyante.  Dom JUAN :  Andrzej SEWERYN, fantastique.
ELVIRE : Jeanne BALIBAR, magnifique. Une distribution magistrale.
Depuis c’st un grand vide émotionnel.  (Que celui qui n’est pas d’accord me laisse un commentairte !)


AU THEATRE DE L’OEUVRE

« L’ILLUSION CONJUGALE », de Eric ASSOUS, un auteur qui a le vent en poupe (Les BELLES SŒURS)

C’est quel genre ?
Une comédie pur jus.

Ca parle de quoi ?
C’est un couple qui a décidé de s’avouer toutes leurs cachotteries.  Ca tourne mal, en général. Mais ça fait beaucoup rire, toujours.

Avec qui ?
Jean-Luc MOREAU signe la mise en scène et joue le mari
tandis qu’Ilsablle GELINAS joue la femme.

C’est quand ?
A partir du 21 août.

Mon avis ?
Pas de surprise. Si l’on vient pour rigoler un bon coup, on rigole un bon coup.





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MA FARANDOLE DES FESTIVALS

Publié le par Miss Comédie



VAISON LA ROMAIN : THEATRE ANTIQUE MAIS PAS SOLENNEL
Depuis quelques années le Festival est dédié à la danse.
Ca se prend un peu plus au sérieux que par le passé.
De grandes compagnies sont invitées pour un public très demandeur de danses contemporaines ou folkloriques.
Parfois, il y a des soirées choc, comme celle du 27 juin où a lieu la projection de GLADIATOR, de Ridley Scott, avec Rrussel Crowe.  Décor parfaitement adapté !

Ca se passe où ?
C’est le plus joli théâtre antique que je connaisse,  sans le gigantisme d’Orange ou l’austérité de Vienne, il est à l’échelle humaine et dans un environnement réjouissant.
Sur les gradins de pierre disposés en arc de cercle comme dans la Grèce antique, vous assistez à la lente descente du soleil couchant avant de vous laisser emporter par la magie de la danse.  Mais à partir de 22h, « y a l’humide qui tombe ! »

Depuis quand ?
Depuis les années trente, chaque été Vaison est envahi par les amateurs de spectacle en plein air sur des thèmes chaque fois différents.

Avec qui ?
Cette année, la danse  s’éclate, il y en a pour tous les goûts : les BALLETS PRELJOCAJ qui donnent « Blanche-Neige », la Compagnie Carolyn CARLSON, la Compagnie Antonio NAJARRA  et son « JAZZING FLAMENCO »,  STOMP un spectacle de danse et percussions...

C’est quand ?
Du 10 au 21 juillet 2009 et j'espère que vous avez déjà vos places !


AU BOUT DE MA JUMELLE, LA RENTREE THEÂTRALE


AU THEATRE DE LA PORTE ST MARTIN
« LA CAGE AUX FOLLES » de Jean POIRET.
On ne demande pas quel genre !
La comédie pur jus.  Ca risque d’être le hit de la rentrée.
Avec qui ?
Chirstian CLAVIER et Didier BOURDON.  Waaouh !
Ils sont mis en scène par Didier CARON, qui a fait entre autres « Un Vrai Bonheur » il y a quelques années.
Ca parle de quoi ?
Vous savez bien !
c’est quand ?
A partir du 12 septembre.
Mon avis ?
J’y serai !….

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MA FARANDOLE DES FESTIVALS

Publié le par Miss Comédie


FESTIVAL DE CARPENTRAS, VOUS CONNAISSEZ ?

Une petite ville du Vaucluse à une enjambée du Ventoux, qui n’a pas le panache des grandes stations mais qui garde un charme provençal inébranlable.
Il a la forme d’un coeur et au centre, l’été, on joue la comédie et on chante, en plein air, tout contre la cathédrale.

Ca se passe où ?
Sur cette place encadrée par l’arc romain et le flanc de la Cathédrale St Siffrein.  Les ruelles autour ont déjà des parfums  le Midi,   et l’ambiance des cafés, après le spectacle,  donne envie de s’y attarder un peu…

Depuis quand ?
Dans tous les documents sur Les ESTIVALES de CARPENTRAS, vous lirez que c’est Jean-Pierre DARRAS, grand homme de théâtre disparu en 1999, qui
inaugura la formule en 1993. Or, moi je peux vous dire que j’ai joué à CARPENTRAS, « Le Songe d’une Nuit d’Eté » de Shakespeare,  sous la direction de Michel de Ré, avec sa femme Martine Sarcey et la toute jeune
Diane Kurys,  et c’était en… 1976.   Un souvenir délirant. Il y avait déjà un Festival très couru dans cette ville mais comme il devait être patronné par la Municipalité et non par une célébrité, on en a perdu le souvenir.

Avec qui ?
L’esprit des Estivales est très éclectique et populaire. Le mélange des genres est toujours un bon accumulateur d’énergies.
Cette année, vous verrez du théâtre, de l’humour, du jazz et deux noms se dégagent de la mêlée : Guy MARCHAND, mon Dieu, (Moi je suis tango tango) j’aidore ce mec, c’était un Jean DUJARDIN avant l’heure, quel dommage qu’il ait vieilli et qu’il ne soit plus médiatique !  et vient ensuite l’IMMENSE Fabrice LUCHINI  qui dira TOUT SUR ROBERT.
Le jazz New Orleans sera représenté par les GENTLEMEN SI NGERS, rien de tel pour vous donner la bougeotte…

C’est quand ?
Du 16 au 31 juillet.



AU BOUT DE MA JUMELLE… LA RENTRÉE THEATRALE
 AU THEÂTRE MONTPARNASSE
« PAROLE ET GUERISON » de Christopher HAMPTON.
Mise en scène : Didier LONG.


C’est quel genre ?
Une comédie dramatique
Avec qui ?
Barbara SCHULZ et Samuel LeBIHAN, deix très bons, et en plus elle est belle.

Ca parle de quoi ?
C’est un épisode de la vie  du Dr JUNG, célèbre psychiatre du siècle dernier, et d’une de ses patientes.  Ca promet un beau dialogue de sourds…

C’est quand ? 
A partir du 2 septembre.
Mon avis ?
Intéressant. Je suis pas contre.



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MA FARANDOLE DES FESTIVALS

Publié le par Miss Comédie



RAMATUELLE : TOUS LES PLAISIRS A LA FOIS !
Celui-là, c’est un bijou de Festival, dans un des plus beaux villages de l’arrière-pays de St-Tropez, fréquenté par toutes sortes de demi-dieux et déesses avides de culture.
Un Festival à l’image de BRIALY : brillant, ludique, épicurien.

Ca se passe où ?
Dans le ravissant théâtre de verdure érigé « derrière le vieux figuier », sur un coteau autrefois planté d’arbres et de restanques, et d’où la vue s’étend jusqu’à la mer.

Depuis quand ?
Depuis 1985, quand la Mairie de Ramatuelle représentée par Jacqueline FRANJOU, fit appel à Jean-Claude BRIALY pour
Il a si bien réussi que d’année en année c’est devenu un site incontournable dans la ronde festivalière.
Sa couverture méfdiatique est aussi importante que celle d’Avignon ou d’Orange et les plus grandes figures de l’art dramatique, choral ou musical sont au programme.

Avec qui ?
Cette année, le Festival fête ses 25 ans et pour l’occasion, France 2 retransmettra en direct la pièce « PARLEZ-MOI D’AMOUR »  avec Michel LEEB et Caroline SIHOL, dans une émission spéciale animée par Michel DRUCKER.
Mais les stars à l’affiche se bousculent dans tous les genres : Molière côtoie Philippe Claudel, Guitry ou Labiche et les acteurs s’appellent Michel BOUQUET, Claire NADEAU, ou Michel GALABRU ou encore Claude et Alexandre BRASSEUR, ou Patrick CHESNAIS !
Côté vocalises, vous avez Patricia KAAS et Patrick BRUEL, excusez-moi du peu !
Michel BOUJENAH, le directeur artistique qui a pris la suite de Jean-Claude BRIALY, attire autour de lui un bouquet de sensibilités proches de l’esprit du grand disparu.  Pas de prise de chou, tout est parfaitement compréhensible et le comique est perceptible à tous les degrés…

C’est quand ?
Du 30 juillet au 11 août. Les jours les plus chauds de l'année !

AU BOUT DE MA JUMELLE… C’EST DÉJA LA RENTRÉE
AU THEÂTRE DE L’ATELIER

« HIVER » de Jon FOSSE, mise en scène Jérémie LIPPMAN.
Quel genre ?
Tragi-comédie.
Avec qui ?
La grande Nathalie BAYE donne la réplique à Pascal BONGARD
que l’on a vu au cinéma dans Les Destinées Sentimentales d’Olivier Assayas, Actrices, de Valeria Bruni-Tedschi, deux Werner Shroeter…
Ca parle de quoi ?
Le Norvégien Jon FOSSE expose un dédale de sentiments entre un Homme et une Femme qui n’arrivent pas à se décider.
Ils se rencontrent, se perdent, se retrouvent, chaque fois dans des endroits différents et chaque fois dans un mood différent, entre liaison et rupture.
Ca commence quand ?
Le 15 octobre.
Mon avis ?
Tout le monde va y aller pour Nathalie BAYE, évidemment ; Mais elle a fait un bon choix de texte et à l’ATELIER, on a la main sûre.  Ca marchera.



devenir l’âme de ce nouveau Festival de théâtre.

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MA FARANDOLE DES FESTIVALS

Publié le par Miss Comédie

Le FESTIVAL D’ANJOU DEMARRE EN FANFARE

Avec LA NUIT DES ROIS, l’une des meilleures pièces de Shakespeare, la saison commence comme un feu d’artifice.

Ca se passe  où ?
Au château de  Plessis-Macé,  à 10km d’Angers, une  forteresse  datant du Moyen-Age et remaniée au début de la Renaissance.

Depuis quand ?
Depuis 1950 l’année où René Rabaut monte ROMEO ET JULIETTE  au château de Brissac, et sur sa lancée d’illustres visiteurs comme Albert Camus, Jean-Claude Brialy, Francis Perrin ont joué dans cette cour des grands.  D’abord gratuit, le Festival devient payant cette année.  Les 1 440 places se sont envolées.

Avec qui ?
Une distribution éblouissante :
 Sara GIRAUDEAU, Chloé LAMBERT, Yves PIGNOT, Henri COURSAULT,  Arié ELMALEH, thibaut LACOUR, Yannis BARABAN…
Un directeur artistique passionné, Nicolas BRIANCON, qui a succédé à Jean-Claude BRIALY e qui est aussi metteur en scène et acteur.
Jusqu’à quand ?
Jusqu’au 4 juillet. 
Une soirée éblouissante entre rire et larmes, la quintessence de l’art théâtral.


AU BOUT DE MA JUMELLE :  LA RENTRÉE  THEÂTRALE !
Le tour d’horizon des Festivals n’est pas bouclé que déjà les théâtres proclament leurs projets de rentrée…
Comme chaque année, il Y a pléthore. Comme chaque année, les auteurs et les stars se battent pour avoir le haut de l’affiche. Ensuite… Et comme chaque année, le public choisira.
Très alléchant, l’aperçu !  Je vais donc me partager entre les Festivals à ne pas manquer et les pièces de théâtre les plus attendues.  Entre nouveautés et reprises, on a de quoi réagir !
Honneur aux nouveautés.

AU THEATRE EDOUARD-VII
« SENTIMENTS PROVISOIRES » de Gérarld AUBERT.

C’est quel genre ?
Une comédie.
Avec qui ?
Pierre ARDITI, Sylvie TESTUD et François BERLEAND.
Ils sont dirigés par Bernard MURAT.
Ca parle de quoi ?
De l’amour et de l’amitié.  Avec un tel triplé, le sujet sera bien traité, c’est sûr.
Ca commence quand ?
Le 8 septembre
Mon avis ?
L’auteur est un habitué du succès. Le Voyage, Raisons de Famille ont attiré du monde.
Mais c’est encore les acteurs qui feront des fauteuils.
Le duo Arditi/Testud doit fonctionner à merveille. A voir, sûrement.

Demain je vous parlerai de la pièce que joue Nathalie Baye au Théâtre de l’Atelier.

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MA FARANDOLE DES FESTIVAL

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MONTE-CARLO : AU SPORTING, PLUIE D’ETOILES SUR PARTERRE TRÈS HYPE.

C’est l’endroit où tout-à-coup vous perdez le sens des réalités. Où suis-je ?  Et la crise, elle est passée ?  Il y a encore dans le monde des endroits comme ça où toutes les femmes sont des princesses et les hommes des Georges Clooney.
`Depuis quand ? 
Le vieux complexe du SPORTING, déjà très luxueux du temps de la SBM  des Grimaldi,  a été entièrement rénové en 1974 pour créer plusieurs salles de spectacle, dont la « SALLE DES ETOILES » où se déroule le Festival.
Où ça se passe ?
Dans cette salle de 1000m2 qui peut accueillir jusqu’à 900 invités, où les tables se côtoient dans un chatoiement de vaisselle et d’argenterie, dont le toit ouvert sur la nuit étoilée laisse entrer quelques effluves maritimes.
Avec qui ?
Des superstars. Elles sont toutes passées par le Sporting. Le top du top.  Cette année vous avez Johnny HALLYDAY, Grace JONES, Leonard COHEN, Lenny KRAVITZ, George BENSON etc.
 L’ambiance est cour de Versailles revue par Cecil B de Mille.  On se sent un peu seul, mais on sait que ça ne se reproduira pas tous les jours.
C’est quand ?
Si votre anniversaire se situe dans cette période, c’est du 10 juillet au 23 août.  Il sera inoubliable dans le genre grande frime.

A CANNES, UNE EXPLOSION FEERIQUE
Après les feux de la rampe, vous pouvez vous donner des émotions avec un festival de feux d’artifices tirés sur la mer, face à la Croisette.
Ca se passe où ?
A CANNES, à deux pas de MONACO, donc vous pouvez enchaîner deux soirées inoubliables.  Sur la Croisette, assis ou debout, le nez en l’air, vous ne pourrez pas vous empâcher de hurler de joie à chaque fusée lancée.
Avec qui ?
Chaque année, six artificiers représentant leur pays viennent s’affronter dans une débauche de couleurs et de formes fantasmagoriques.  Ils rivalisent d’invention dans ce genre de spectacle  qui a toujours fait le bonheur des grands et des petits. Devant l’éblouissement d’un feu d’artifice on retrouve son  âme d’enfant.  Ici, la musique accompagne les tirs d’un jaillissement sonore qui donne le frisson.
Ils gagnent quoi, les artificiers ?
D’abord la reconnaissance du public qui clame sa joie, mais aussi celle des professionnels de la pyrotechnie qui remettent chaque année au vainqueur la VESTALE D’ARGENT, statuette symbolisant la maîtrise du feu.
C’est quand ?
Les 14, 21 et 29 juillet et les 7, 15 et 24 août.


INTERROGATION...
J’apprends qu’Audrey TAUTOU est pressentie, que dis-je, est engagée au Théâtre de la Madeleine pour jouer Nora dans MAISON DE POUPEE d’Ibsen.
Elle arrive après quelques belles  performances d’actrices, Dominique BLANC entre autres…
Je doute fort qu’elle ait les épaules pour porter ce rôle plein d’ambiguïté et de force intérieure.
C’est son année, pas de doute, elle a déjà été en haut de l’affiche avec COCO AVANT CHANEL, où elle a bien déçu.
Le théâtre, c’est encore un autre défi.
Il faut avoir le culot et l’envergure de Laetitia CASTA pour s’en sortir honorablement…
Décidément, le Théâtre de la Madeleine fait de curieux castings… Avoir choisi Ludmilla MICHAËL pour jouer la meurtrière dans l’AMANTE ANGLAISE, c’était très farfelu aussi.
Un rôle à contre-emploi pas facile à rendre crédible…



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LES CHOREGIES D’ORANGE :  FACE AI MUR DU SON !
Ca c’est du grand spectacle.  Il faut retenir un an à l’avance ou presque.  Ici le public est féru d’art lyrique, et on ne la lui fait pas. Tout ça est un peu snob mais de haute volée. (Rien à voir pourtant avec AIX ! Le dessus du panier…)  Seulement parfois, le spectacle est ruiné par le mistral contre lequel on ne peut rien et qui emporte les plus belles voix jusqu’aux Saintes-Marie !

Depuis quand ?
Un Festival s’y déroulait chaque année depuis 1869 sous le nom de « Fêtes romaines » puis en 1902 prit le nom de « Chorégies ». Depuis 1971 dans sa forme actuelle.
Ca se passe où ?
Et bien au Théâtre antique, bien sûr.
Edifié sous l’empereur Auguste, au 1er siècle de notre ère. Comme le théâtre de Vienne, d’ailleurs.
C’est le théâtre romain le mieux conservé en Occident. Ce qui fait le prestige de ce monume,nt, c’est son mur de scène qui subsiste encore avec sa hauteur d’origine (103m par 37m de large !) Un mur impressionnant,  énorme ! Louis XIV s’exclame en le voyant : « C’est le plus beau mur de mon royaume ! » et encore il n’a pas écouté LA CALLAS chanter CARMEN devant ce mur…
Avec qui ?
Cette année, trois opéras se partagent la programmation, chacun joués deux fois comme il est d’usage à Orange :
LA TRAVIATA mise en scène Frédéric BELIER-GARCIA  - CAVALERIA RUSTICANA de Mascagni ET PAILLASSE de Leoncavallo ces deux dernières étant dirigées au pupitre par Georges PRETRE et les rôles titres chantés par Béatrice URIA-MONZON et Roberto ALAGNA !
Gageons que les 10 000 places qui se sont vendues à prix d’or seront intégralement occupées par les fans qui savent qu’à Orange on ne vient pas sans coussin car les gradins sont durs et les opéras parfois très longs…


ALAIN CHABAT : LA BD FAIT SON  CINEMA

DUJARDIN  joue Lucky Luke, CHABAT adapte et tourne MARSUPILAMI.
Il vient de tourner dans LA NUIT AU MUSEE 2 aux côtés de Ben Stiller, une expérience qui laisse des traces.
Il a pris des notes et appliquera bientôt les principes militaires qui font les réussites des block-busters.
Il est fort en bande dessinée. La preuve, on l’a balancé conseiller artistique sur l’adaptation du PETIT NICOLAS.
Le film qu’il prépare, MARSUPILAMI, il l’a en  tête depuis des années.  Son souci : comme pour Dujardin, être crédible en Marsupilami et ne pas trahir la pensée de Frankin. Une chose me turlupine : comment un mec peut-il se transformer
en animal à très longue queue ?
Le nom de CHABAT sur un générique, c’est payant. (Je déteste le mot « bankable »).  Alors, un doublé gagnant : DUJARDIN/LUCKY LUKE,   CHABAT/MARSUPILAMI ?


FLASH  INFO THEATRE

Ils ont fait un tabac à Lyon au café-théâtre LE NOMBRIL DU MONDE, les voilà à Paris à la Gaîté-Montparnasse.
Thierry BUENAFUENTE et sa pièce bien nommée « PIECE DETACHEE » vont faire rire les Parisiens à partir de ce soir.
C’est l’histoire d’amis qui se retrouvent pour fêter ensemble le 31 décembre. Or, ils ne se sont pas vus depuis deux ans…
Surprise surprise… 
En même temps que son talent de comique déjà reconnu, Thierry BUENAFUENTE nous donne à découvrir son talent de plume… très efficace.
Ca tombe bien, au moment où les autres font relâche, eux vont prende le relais tout l’été jusqu’à Noël, bien joué !

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MA FARANDOLE DES FESTIVALS

Publié le par Miss Comédie

JAZZ A VIENNE,  LES GRADINS ROMAINS POUR LE GRATIN DU JAZZ.

Depuis quand ?  
Depuis 1981 seulement… enfin, ça fait quand même 28 ans, mais je trouve pas ça énorme, je croyais plus.
Ca se passe où ?
Sur la scène du Théâtre antique  pour les évènements majeurs, et dans d’autres lieux de la ville.
Vienne est la seule ville avec Lyon à posséder un théâtre antique avec odéon mais il ne lui sert à rien, l’odéon,  car on le visite pas. Le théâtre, lui, se visite et ses 46 gradins qui peuvent accueillir 8.000 spectateurs s’élèvent jusqu’au sommet de la colline qui domine toute la ville. C’est très beau comme cadre, et la musique de jazz dans ce décor devient complètement anachronique !
Avec qui, ?
D’immenses musiciens de jazz s’y sont produit, de Miles Davis à Michel Petrucciani, Stan Getz etc.  Cette année le thème du Festival est le métissage, on pourra écouter Barbara Hendricks, Mc Solaar, Youssouf n’Dioun et d’autres grandes figures moins connues de nous dans le gospel et la musique africaine.  Finalement, cette année n’est pas follement excitante, les stars ne sont pas au rendez-vous… Il faut être très spécialisé dans les musiques du monde pour avoir envie d’y aller.
C’est quand ?
Du 27 juin au 10 juillet.  C’est bientôt !

LUCKY LUKE : UN FESTIVAL DUJARDIN !
Pour ceux qui ont vu « Brice de Nice », le nom de JAMES  HUTH n’est pas celui d’un réalisateur américain.  DUJARDIN et lui c’est une paire de potes.  Ils ont dû concevoir cette idée de faire un film sur Lucky Luke, comme on conçoit un canular.
Et pourtant, tudieu, c’est carrément une superproduction ! tourné en Argentine, dans les conditions d’un vrai western à la Sergio Leone.
Le défi pour DUJARDIN, c’est de ne pas faire de Lucky Luke un clown.
Il dit que pour le rendre crédible, ils ont procédé comme au théâtre, en étudiant le personnage en amont : qui est Lucky Luke ?  Pourquoi est-il si cool ?  Pourquoi il arrive pas à tuer même les méchants ?
Je me demande s’ils ont eu la réponse à ces questions.  Pas facile de situer un mec qui n’existe pas.
Mais quoiqu’il fasse de son personnage, on adorera DUJARDIN.

UNE PARENTHESE
De sa voix un peu chevrotante, au micro de France Musique, Michel ROBIN vient de dire ceci : « Je n’aime pas les metteurs en scène. Au théâtre, l’important c’est le texte, et les acteurs. »
Michel ROBIN est un très grand comédien du Français. Il a joué sous la direction des plus grands metteurs en scène et actuellement il joue UBU ROI dans la salle Richelieu de la vénérable Maison, mis en scène par Jean-Pierre VINCENT.
Comment juger cette phrase ?  Il a dit ensuite « Voilà, ce que je viens de vous confier  va me coûter ma carrière. »  Il était donc conscient de l’énormité de la chose.  Il l’a dite pourtant, comme pour se délivrer d’un fardeau.
Combien de fois a-t-il du se taire, ravaler ses larmes d’acteur qui, lui seul, sait ce que veut dire son personnage ?
Bien sûr, il faut un chef d’orchestre sinon chaque musicien fait n’importe quoi. Un metteur en scène est un coordinateur.  Mais est-ce qu’il ne sacrifie pas pour le bien de tous, le talent caché d’un seul ?

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MA FARANDOLE DES FESTIVALS

Publié le par Miss Comédie



Ils surgissent chaque année plus nombreux dans toutes les villes de France, les Festivals.
Le théâtre, la danse, la musique, les lectures,le chant, le rock, le jazz investissent les moindres lieux historiques, les moindres arènes, les moindres patios, les moindres églises, la moindre colline, bref, partout où peuvent s’installer les publics les plus éclectiques.  Et ces publics sont de plus en plus demandeurs. L’été est propice aux découvertes, saluons donc cette invasion de culture qui met la province à l’honneur…et qui est sans danger pour la planète.

FESTIVAL DE LA CORRESPONDANCE DE GRIGNAN


Depuis quand ?
 Depuis 1996, tricentenaire de la mort de la marquise de Sévigné. Sous l’impulsion de son mlaire, Bruno Durieux, Grignan inaugure dans la splendide Collégiale du Château une lecture de la correspondance de son illustre hôtesse à sa fille madame de Grignan.  Le succès fut énorme, le genre était lancé.  Depuis, l’art épistolaire est célébré à Grignan avec des auteurs de tous horizons, de toutes disciplines.
Avec qui ?
Des comédiens connus, sous la direction de metteurs en scène aussi connus,  se prêtent au jeu indiscret de la découverte avec     les correspondances parfois inédites d’auteurs inattendus,  écrivains ou artistes de toutes inspirations.
Cette année, par exemple, Carole BOUQUET lira la correspondance de Christina Campo, Claire CHAZAL celle de Marie d’Agoult, Sarah BIASINI lira « une nuit avec Casanova » dirigée par Didier LONG… Que du beau monde.
Ca se passe où ?
Dans le cadre prestigieux de la Collégiale du Château de Grignon, un des joyaux de notre Patrimoine national.
Parfois sur le parvis ou dans la cour du Tricastin quand le temps le permet.
 C’est quand ?  Du 1er au 5 juillet, c’est court mais intense !
L’ouverture du 14ème  Festival a lieu le Mercredi 1er juillet place Sévigné à 19h, en présence de Claire CHAZAL et de Frédéric MITTERAND.

FESTIVAL DU FILM D'ANIMATION D'ANNECY : LA PÊCHE AUX TALENTS FRANCAIS

Est-ce le rayonnement du FESTIVAL DE CANNES ?
Les grands studios d’animation américains recrutent les talents français !  Réunis à ANNECY pour le Festival International du film d’animation qui est aussi important dans le monde que le Festival de Cannes, ils ont installé leur QG à l’Impérial Palace pour procéder au recrutement de jeunes élèves de l’ESMA, des Gobelins, de Supinfocom de Valenciennes qui sont pour eux parmi les meilleures écoles du monde.
Il y a en ce moment 40 films d’animation en préparation à Hollywood !  Chez DREAMWORKS, Shelley Page recrute chaque année un minimum de cinq Français pour ses studios.. Pourquoi ? Parce qu’ils sont porteurs de la French Touch, de plus en plus cotée outre-Atlantique. » 
Carlo Vogele, sorti des Gobelins en juin dernier et aussitôt embauché chez PIXAR, participe au grand show destiné à promouvoir la culture PIXAR.
D’après lui, un bon film d’animation doit pouvoir se passer de dialogues :  "les émotions, dit-il,  doivent passer d’abord
par le corps ».
Elémentaire, mon cher Watson !



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QUESTION DE POUVOIR...

Publié le par Miss Comédie

I-PHONE  TOUS LES POUVOIRS ?

Vous avez certainement vécu ça : vous êtes au milieu d’un groupe d’amis, vous discutez,  et tout-à-coup l’un des mecs sort de sa poche un portable, se met à tapoter dessus et prend un air faussement détaché : « j’ai un mail ! ».  Si personne ne réagit, il tapote encore et brandit son portable : « vous savez ce que je peux faire avec ça ?  Tout, je peux tout faire.  Regardez : je suis localisé, l’ PHONE affiche l’adresse d’ici. Et je ne lui ai rien dit !  Et regardez…. j’ai l’heure de Tokio. Vous voulez savoir quoi ?  j’appelle Google »
Le groupe s’extasie cinq minutes puis zappe alors il s’en prend à vous  : « Regarde !! Je te prends en photo et tu vas la retrouver dans ta messagerie !… Tu as vu ?  Et tu sais quoi ?  Je reçois toutes les chaînes TV ! " » Un peu étourdie vous essayez de lui échapper  mais il vous poursuit, son I’PHONE brandi comme un trophée.
Tout le monde s’en fout, mais le possesseur d’un I’PHONE se voit investi de pouvoirs surnaturels, il a dépassé le stade des petits joueurs, il peut TOUT faire.
Ils sont tous comme ça.  Il faut leur pardonner, ils vivent le stade initial de la génération I’PHONE, bientôt tout le monde aura le sien et l’expérience sera banale.
Le détail qui chiffonne un peu : doit-on prononcer  i- phone ou aïe phone ? 
En tout cas, c’est un ras de marée. Depuis juillet dernier, +600 000 IPHONE ont été vendus aux Etats-Unis, 70 000 au Japon,
69 000 en Allemagne, 67 000 en France, 55 000 en Espagne,
29 000 au Royaume-Uni.  La France quatrième pays demandeur d’I PHONE !



ILS NOUS MENENT PAR LE BOUT DU NEZ

Ils s’emparent d’un événement souvent mineur et décident de le rendre médiatique.  Qui, ?  Ben les journalistes.
Là, ils ont noté la sortie en haute définition du film « OSCAR », en même temps que la sortie d’une biographie de Louis de FENES.  Ils décident de mettre les projecteurs sur Louis DE FUNES.  Vous allez voir, on va en parler partout.
Pourquoi pas ?  Moi je suis pas contre, j’adorais de Funès.  Mais c’est toujours une sorte de dictature.  Pendant des années on l’ignore, on le critique, on le traite de clown grotesque, et puis un beau jour, quand on estime que l’époque est propice à son retour, on balance qu’il est génial.
Les journalistes ont  le pouvoir des mots, donc ils s’en servent.  Ils sont en général assez unanimes dans la corporation.
Voyez la grippe, porcine, asiatique, espagnole, on va tous bientôt mourir de la grippe. 
On se souvient de la vache folle et on se marre, sauf quand on pense au nombre de pauvres vaches abattues pour la santé publique, et au nombre de bouchers qui ont dû fermer boutique.
Et à plus grande échelle, et là c’est vraiment inquiétant, cette méga-frousse qu’ils veulent nous inoculer concernant la dégradation de la planète et non seulement ils nous foutent la trouille mais en plus, ils nous rendent responsables !  C’est nous les sales humains producteurs  d’ordures ménagères et autres saletés qui menons notre belle terre à sa perte..  Voilà un exemple du pouvoir transformé en dictature.  Parce  que la terre, elle les a pas attendus pour se tranformer, se réchauffer, se refroidir, s’inonder et s’assécher au cours de son histoire.

 
KUNG-FU AVAIT TOUS LES POUVOIRS

Il survivait à toutes les galères, à tous les pièges, à tous les dangers. Il s’appelait Caine mais on lappelait Kung-Fu, du nom de la série qui nous fascinait dans les années soixante.
De sales rumeurs courent autour de la mort de David CARRADINE. Il faut espérer qu’elles sont le fruit de l’imagination tordue de la presse thaïlandaise. L’agent de David CARRADINE a démenti le suicide accidentel lié à un acte sexuel.
Dans KILL BILL il jouait le méchant.  Mais ce film avait relancé sa carrière.
Moi, je le revois, c’est très loin, en être invincible et pur, en ascète initié aux secrets du kung fu.  Malgré le côté ésotérique de la série, elle nous passionnait, petits et grands.
Les scénaristes inventaient chaque semaine desaventures complètement fantastiques dans des décors au charme exotique et un peu effrayant.  J’aimerais bien revoir cette série, tout comme LES ROIS MAUDITS, le feuilleton le plus grandiose qu’ait jamais produit notre télévision.






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INSTANTS DE GLOIRE

Publié le par Miss Comédie

 
REZA, Le TALENT ET LE SUCCES

Voilà un talent que personne ne songe à contester. En France, elle règne en maître sur le petit peuple des auteurs dramatiques contemporains. Et à l’étranger, elle s’impose.
YASMINA REZA vient de recevoir trois Tony AWARDS à Broadway  pour sa pièce « Le Dieu du Carnage ».
Une pièce formidable dont je vous parlais avec enthousiasme déjà dans mon blog, avec Isabelle HUPPERT en meneuse de jeu désopilante.
La pièce n’est restée que peu de temps au Théâtre Antoine et peu de gens ont eu la chance de la voir.  Mais on parie sur sa reprise prochaine ? 
A Broadway, les Tony Awards sont l’équivalent de nos Molière.
« Le Dieu du Carnage », adapté par Christopher Hampton sous le titre « The God of Carnage » a décroché le Tony Award de la meilleure pièce de l’année, celui de la meilleure comédienne pour Marcia Gay Harden, et celui du meilleur metteur en scène pour  Matthew Worchus.
Donc, le succès de REZA rejaillit sur ceux qui servent son œuvre.
Moi j’applaudis des deux mains, je suis  une fan sans réserve de cet auteur dont j’aime toutes les formes d’écriture.
Je l’ai vue sur You Tube recevoir son Award dans une robe courte très glamour, entourée de tous ces messieurs en smoking.
Elle a répondu en Anglais, un peu gauchement mais avec un bon accent,  elle a fait court et simple. En fait, elle n’est pas très belle. On ne peut pas tout avoir.


   PINTER,  L’HOMMAGE

Dimanche encore, au ROYAL NATIONAL THEATER avait lieu une CELEBRATION en hommage à Harold PINTER, disparu à Noël dernier.
25 comédiens parmi ses préférés ont lu des extraits de ses œuvres, dans des numéros d’acteurs éblouissants.  Parmi eux, deux noms connus de nous : Jude LAW et Jeremy IRONS.
La cérémonie avait été organisée par sa veuve, l’historienne
Antonia Fraser et le grand metteur en scène Ian RICKSON.
Assis en triangle sur la scène dénudée, les acteurs se levaient à tour de rôle et s’avançaient pour lire leur hommage.  Derrière eux s’affichaient  leur nom et  le titre de l’extrait.
 Jeremy IRONS a lu  le « Poem (to A) dédié à sa femme : c’était PINTER lui-même qui parlait…. « … Remember that when I am dead you are forever alive in my heart and my head »
Tout le monde pleurait. Pour ramener la bonne humeur, une troupe de jeunes acteurs de la London Academy of Music and Arts a déboulé sur scène pour lire chacun un morceau du fameux discours de réception du Prix NOBEL que PINTER reçut en 2005.  Discours violemment anti-américain et ainti-guerre qui fit presque scandale à l’époque. Là, dit par la jeune génération, il faisait figure d’hymne à la paix.
Le rideau se baissa sur un portrait géant du dramaturge qui descendit des cintres, son sourire ironique aux lèvres comme pour un dernier adieu.
Beau travail de mise en scène.




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LE TALENT : EN AVOIR OU PAS

Publié le par Miss Comédie

LEAVE HER ALONE !
Tout compte fait, la pièce de Bruno BAYEN « LAISSEZ MOI SEULE » n’a pas fait l’unanimité lors de sa création au Théâtre de la Colline.  Il la reprend pourtant, du 6 au 26 juin au même théâtre de la Colline avec Eric BERGERE, Lily BLOO, Clotilde HESME, Dominique VALADIE…
Visiblement, Bruno BAYEN est fasciné par son personnage. Dans son argumentaire on voit qu’il  a épluché sa bio jusqu’au trognon.  Il retrouve sa trace dans le film MULHOLLAND DRIVE.  Il connaît tous les détails de sa vie intime avec Charles, la trajectoire de la Mercédes sous le tunnel de l’Alma, et le processus  de ses obsèques. Ca a un côté voyeur assez malsain.  On se demande si sa pièce arrive à dépasser ce niveau primaire  ?  Et sa comédienne ?  Comment l’a-t-il choisie ? Pas un mot. C’est quand même important, non ? Incarner Lady Di ça ne se réduit pas à une voix et quelques gestes ! Elle doit entrer dans la peau de Diana mais rester discrète.  L’important, c’est le texte qui parle de Diana et si Diana pouvait revenir jouer son propre rôle, ce serait l’idéal. Mais a-t-il le talent pour la faire revenir  ?  Je n’en sais rien, je ne connais pas son travail.
Par ailleurs, il fait une double faute de vocabulaire en traduisant « Laissez-moi seule ». Il traduit « Let me alone »… Faux !  On dit « Leave me alone », ça veut dire « laissez-moi tranquille » et ce sont les derniers mots de la princesse avant de mourir.
Bref, je ne fais pas grand cas de cette reprise.


QUI CHANTE HOUELLEBECQ  ?
C’est IGGY POP !  Il sort un nouvel album qui fait jaser la pesse parce qu’il est radicalement diffférent des autres.  Et surtout, parce qu’il est chapeauté par Michel HOUELLEBECQ
La presse adore associer deux people qui n’ont rien à voir ensemble.  Or là, Il y a collision spectaculaire.
Iggy POP s’est pris d’attirance pour la culture française sans en faire une pendule, et discrètement il lisait Camus et  s’intéressait à la littérature de nos compatriotes.  Quand on lui a demandé de composer une musique pour un documentaire sur HOULLEBECQ, il a foncé droit devant.
Ca a donné « PRELIMINAIRES », dans lequel il nous susurre LES FEUILLES MORTES en français, que ça vous fait relire trois fois la pochette pour vous assurer que c’est bien Iggy POP qui chante !  Son talent protéiforme lui permet d’échapper au ridicule.


ECRIRE, CA NE SUFFIT PAS ?
Ils disent qu’on ne peut pas tout dire dans un livre. Alors ils s’emparent d’une caméra et ils font des films.  Mais le succès n’est pas assuré, loin de là.
HOUELLEBECQ, par exemple.  Il a adapté son roman « LA POSSIBILITE D’UNE ILE » mais il a raté son coup.
Yann MOIX, lui, a fait un tabac d’emblée : « PODIUM » a réjoui tout le monde .  Il récidive avec un deuxième, « CINEMAN », qui sort en octobre. Lui, c’est déjà un hybride, il fait du roman-film sans problème.
Philippe CLAUDEL aussi, a réussi son coup d’essai : « IL Y A LONGTEMPS QUE JE T’AIME ».  La critique a aimé et le public est venu.
Pour Eric-Emmanuel SCHMITT, recalé une première fois avec « ODETTE TOULEMONDE », il récidive avec une adaptation de « OSCAR ET LA DAME EN ROSE » avec Michèle LAROQUE, qui est en montage et sort à la rentrée.
 La littérature et le cinéma sont-ils complémentaires ?  Oui et non. Il y a de la littérature dans le cinéma mais pas l’inverse, et puis surtout, les techniques sont tellement différentes ! On fait un livre dans la solitude, on réalise un film en équipe.  Et on ne s’improvise pas réalisateur, responsable d’un budget, d’un planning, de la technique et de l’interprétation.
Marguerite DURAS faisait ses films dans l’intimité d’une équipe complice, en prenant son temps, et pour une minorité d’intellectuels.

Un best-seller ne fait pas forcément un film-culte. Le talent d’un écrivain ne se retrouve pas forcément dans son film.
Le talent n’est même pas forcément à la base d’un succès.
Le talent c’est un don, le succès c’est un hasard.

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LE SUCCÈS : EN AVOIR OU PAS

Publié le par Miss Comédie

LE PUBLIC A CHOISI

  Il y a une comparaison amusante à faire à l’Odéon, entre les deux spectacles présentés respectivement dans la grande salle et aux Ateliers Berthier.
Dans la première, un vaudeville, genre on ne peut grand public, commercial, tout ce que vous voudrez.
C’est LA DAME DE CHEZ MAXIM’S.
Dans la seconde, un spectacle CULTUREL et on se concentre, s’il vous plait.  C’est FAUST, d’après Goethe, adapté  par un Lituanien.  Son nom m’échappe.  Le metteur en scène dont le nom est imprononçable, tout aussi Lituanien je crois,  essaie pendant 3h50 de nous faire pénétrer dans la pensée de Goethe à travers la vision de ses compatriotes d’Europe de l’Est.
Evidemment, le public affiche sa préférence pour le vaudeville, surtout que la distribution est formidable.  La Môme Crevette la première, qui lance la fameuse réplique « Et allez donc, c’est pas mon pèère ! » casse-gueule de première, avec ce qu’il faut de culot et de gouaille pour bluffer son monde…  Elle s’appelle NORA KRIEF, elle est inconnue mais pas débutante, loin de là. C’est une étoile de la galaxie SIVADIER, le metteur en scène strasbourgeois.
De l’autre côté, une troupe sûrement très bien.  D’ailleurs, la réflexion de l’adaptateur est certainement très intéressante.
Mais on n’y comprend rien. Ca dure trois heure trente.
Mais ça s’arrête le 6 juin, c’est déjà fini.


LA PERCEE D’UN AUTEUR

LADISLAS CHOLLAT, c’est le metteur en scène et l’auteur de « CHERE MATHILDE » qui fait un tabac au Théâtre MARIGNY.
En même temps, il a monté MEDEE de Jean Anouilh, au Vingtième Théâtre.  Et il va mettre en scène LE MARIAGE DE FIGARO  à la Comédie de Picardie.  Hier, il était inconnnu.
C’est comme ça que ça vient. On a la chance d’intéresser un directeur de théâtre (en l’occurrence Pierre Lescure) qui accepte d’accueillir votre pièce dans son théâtre, avec dans le rôle-titre (autre chance) une tête d’affiche comme Line Renaud. Troisième chance, c’est un succès absolu.  Conséquence, toutes les têtes se tournent vers vous.
Ironie du sort, c’est lui qui offre un rôle dans MEDEE à Gildas Bourdet, son ex-patron,  ex-directeur de salle, ex-metteur en scène, ex-distributeur de chances (il m’a refusé une pièce)…
Il a 33 ans et son  rêve est de diriger un théâtre.  Gageons que ça ne saurait tarder !
Voilà la nouvelle génération qui monte.

LA MONTEE DE FOURVIERE

Sans qu’on s’en rende bien compte, nous les Lyonnais, LES NUITS DE FOURVIERE devenaient un événement incontournable dans la vie estivale.
Un site  renversant de beauté et chargé d’histoire, en plus, qui en fait l’égal du Palais des Papes d’Avignon, du théâtre antique d’Orange ou du théâtre romain de Vienne (Ardèche).
Il faut d’abord un lieu qui fasse rêver.  On s’installe sur des coussins, on regarde le soleil descendre lentement derrière la colline, et le spectacle commence.
A FOURVIERE, tout est bon : le théâtre, le tour de chant,  la danse… Le directeur, Dominique LABORDE, a le sens de ce qui va marcher.
D’année en année, les places s’arrachent.  C’est un peu dur pour nous, mais il faut maintenant s’y prendre bien à l’avance !
Au programme cette année il y a Julien CLERC, Marianne FAITHFUL, Sylvie GUILLEM, BRECHT, MOZART…  Il faudrait tout voir.


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PHÉNOMÈNES DE MODE

Publié le par Miss Comédie

LACROIX DANSE DEVANT LE BUFFET

Bon, Christian LACROIX ne fera plus de prêt-à-porter, ni peut-être même de haute couture, il est en cessation de paiement et attend le verdict des actionnaires. Ses repreneurs américains s’arrachent les cheveux : ses robes délirantes ne se vendent plus, ni à New York, ni à Las Vegas, deux villes frappées par la crise.  Peut-on remonter encore la pente ?  Peut-être, mais avec un plan de restructuration sévère qui impliquerait beaucoup de licenciements. Alors…
Christian LACROIX, qui depuis presque 40 ans fait de la balançoire entre succès créatif et défaites financières, ne sait plus quoi faire de son talent.   Mais il est plein de ressources ! Voilà qu’il va reprendre, avec deux compères, la comédie musicale créée en 1986 à Lyon, vous vous souvenez ? c’était à la Maison de la Danse :  « ZOOPSIE COMEDI » (oui, sans e).  Cera cet automne à SURESNE CITE DANSES, pour le Festival de la Danse. 
Ce fut un sphénomène de mode pour les néo zazous de l’lépoque et Christian LACROIX veut renouveler l’expérience.
Il a repris ses croquis et retravaille les costumes pour leur donner un nouveau look. 
Il faut saluer sa persévérance et son optimisme, non ?
(Ce merveilleux dessin est de lui.)

GALLIANO DANDY, NON ?
 On est tous étonnés qu’il soit encore en grâce, dans ce milieu où personne n’est plus éphémère qu’un designer, on en perd même le fil, qui dessine pour Lanvin ? et pour Givenchy ? On ne sait plus.  Galliano, lui, a réussi son identification à la marque DIOR.  Il n’est pas Français et il a repris l’esprit du maître mieux que personne.  Avec un tantinet de provoc en plus, mais ça c’est un must à notre époque.  La provoc est une partie du succès.
C’est un vrai dandy, le raffinement suprême, dans les propos et dans le goût.  Il parle des femmes avec un certain détachement, et encore, seulement des femmes qui l’entourent, qui ne sont pas vraiment des boudins.  Les autres, il en parle comme d’une communauté acheteuse et sans visage.  Il regarde les femmes comme le peintre regarde un bas-relief,  comme un sujet d’inspiration mais sans y toucher.
Son idole, c’est Marylin, comme tous les homosexuels, on se demande bien pourquoi.
On le voit comme ça, très gentleman, demandant s’il peut quitter la veste, buvant de l’eau citronnée avec un regard absent, mais on le devine capable des pires turpitudes sexuelles.
En tout cas, chez Dior, ça marche.  Galliano dit qu’il ne prend pas la crise à la légère, qu’il a briefé son équipe pour qu’ils prennent en compte la récession dans leurs orientations créatives.  Je me demande ce que ça peut vouloir dire.  Il va enlever les bling-bling sur les sacs Lady Dior ?  Il ne va plus doubler les jupes d’un lamé or ? En même temps, ses acheteuses, elles, se foutent de la crise comme de leur première chemise. Ca doit être compliqué pour lui.

DANS LA PEAU D’UNE BLONDE
  Cette blonde-là était à la mode dans les années 80.  Lady Di faisait la une, dans le monde entier et son destin tragique en a fait un mythe.
Une fille brune va l’incarner dans une pièce de théâtre à la rentrée.  Le titre est très beau « LAISSEZ MOI SEULE » mais son sens est un peu équivoque.  « LEAVE ME ALONE ».  Ce serait les dernières paroles que Lady Di a prononcé dans ce monde.  Mais leave me alone ne veut pas dire laissez-moi seule, mais : laissez-moi tranquille !   D’ailleurs elle s’adressait à un paparazzi. (A la place du paparazzi, je me serais reconverti en chauffeur de car).
Bref, Clotilde Hesme, c’est la jeune comédienne qui a été choisie, sera Lady Di dans cette pièce écrite pour elle par Bruno BAYEN .
Ce n’est pas un inconnu, loin de là.  Auteur dramatique, romancier, metteur en scène, il a monté une multitude de pièces à Paris, dont - justement ! « UN CHAPEAU DE PAILLE D’Italie »  d’Eugène LABICHE, à la Comédie-Française.  Je ne résiste pas au plaisir de vous citer une des répliques de la pièce, comme ça le triptyque sera au complet (FEYDEAU, COURTELINE, LABICHE).
   

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LE PARADOXE DU VAUDEVILLE

Publié le par Miss Comédie

C’est FEYDEAU qui parle : « Comment devient-on vaudevilliste ? Par paresse, tout simplement. Comment, ça vous étonne ? Vous ignorez donc que la paresse est la mère miraculeuse et féconde du travail. Je dis « miraculeuse », parce que le père est totalement inconnu. »
Il dit ça mais quand on voit ses pièces on se gratte la tête : paresseux, l’auteur de cette machine réglée comme du papier à musique ?
LA DAME DE CHEZ MAXIM’S est irracontable. Comme dit l’écrivain  Henri Gidel,  « c’est Le Soulier de Satin en vaudeville. » C’est l’histoire d’un chien dans un jeu de quilles.
Malgré les apparences,  un vaudeville est une mécanique de haute précision.  Chez Feydeau, les intrigues sont d’une logique affolante.  Les répliques d’une intelligence diabolique.  L’ensemble contribue à maintenir la pression de l’atmosphère comique : pas de temps mort, pas de notes mineures, pas de silences, tout doit s’enchaîner avec une précision dont n’est même pas conscient le spectateur !
Le désordre inouï qui règne sur le plateau n’est que le résultat d’une accumulation de gestes réglés au millimètre de chacun des acteurs pour converger vers le tempo infernal de l’ensemble.
C’est un match de foot où chaque coup de pied serait calculé à l’avance !
Le vaudeville est un genre qui ne supporte pas l’amateurisme.  Pour atteindre cet équilibre dans le désordre, cette minutie dans les effets comiques, il faut énormément de sérieux et de maniaquerie.
C’est le paradoxe du vaudeville.  Il n’y a pas plus cartésien que ce genre de folie…       
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EXERCICE TRES PHYSIQUE !

Et les comédiens ?  Ils sont dans quel état après le spectacle ?  Epuisés, bien sûr, mais pas autant que l’on croit s’ils ont l’expérience et la nature qui conviennent au vaudeville.
Rares sont les têtes d’affiche qui tiennent la distance plus de trente représentation.  Ils sont un petit nombre dans le spectacle qui se retrouvent dans la distribution de ces pièces très   physiques.
A l’Odéon, Nicolas BOUCHAUD et Cécile BOUILLOT dominent une troupe de quinze comédiens dont personne ne connaît le nom.

En 1996, Jean-Paul BELMONDO qui dirigeait alors le Theâtre des Variétés a monté LA PUCE A L’OREILLE avec un immense succès.
Pensez : il a eu plus de 200 000 spectateurs depuis la création le 12 octobre 1996 jusqu’au 30 mars 1997 !  Bernard MURAT avait fait une superbe mise en scène (avec des décors de Nicolas Sire et des costumes de Dominique Borde (c’était pas du « dépouillé » !!)
Autour de JP BELMONDO il y avait du beau monde : Christiana REALI, Sabine HAUDEPIN et Pierre VERNIER qui sont tous les trois des piliers du vaudeville…

FEYDEAU AU CINEMA !
Figurez-vous qu’il y a eu un HOTEL DU LIBRE ECHANGE au cinéma, réalisé par Marc ALLEGRET, avec des dialogues de Jacques PREVERT ! Et devinez qui faisait Boulot, le garçon d’étage !   Ca devait valoir son pesant de rire, autant qu’au théâtre !  Il y avait aussi Saturnin FABRE, Raymond CORDY, Pierre LARQUET, et la diva c’était Mona LYS !

ET COURTELINE, C’EST PAREIL ?
COURTELINE est né un 25 juin et mort un 25 juin. Etonnant, non ?  Il était le contemporain de Feydeau et de Labiche. Les trois donnèrent dans le vaudeville mais ils ne se ressemblent pas.  Le Théâtre de Feydeau est virevoltant comme une robe à crinoline,  dépeint la bourgeoisie riche et frivole et chez lui, on rit à gorge déployée.
Chez Courteline, on est chez des petites gens, le comique est grinçant et dépouillé, pas de quiproquos galants, pas de rideaux qui bougent, pas d’intrigues machiavéliques.  On rit de la bêtise humaine et de l’orgueil mal placé de gens modestes qui veulent paraître plus forts qu’ils ne sont.
Mais on rit parce que ces personnages sont plus naïfs que méchants et que Courteline les aime.
Courteline était  d’une nature morose et passait le temps dans un café de Montmartre à jouer aux cartes et à boire un « précipité », qui est un mélange de Pernod et d’anisette, à houspiller ses camarades et à ronchonner.  Mais ce qu’il écrivait avait du succès.  BOUBOUROCHE est entré au répertoire de la Comédie Française en 1910 et il fut lui-même élu à l’Académie Française en 1926.
Feydeau est un joyeux drille qui s’amuse à organiser le désordre, Courteline est un grincheux qui dépeint les mœurs en riant.
Feydeau est mort de la syphilis, il avait perdu la raison.
Courteline est mort de la gangrène, deux ans après son amputation de la jambe gauche.
Quelles tristes fins pour deux hommes qui on mis le rire au centre de leur vie !

               
           



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VAUDEVILLE AU GOÛT DU JOUR

Publié le par Miss Comédie

FEYDEAU, VALEUR SÛRE

 En cette période un peu creuse côté théâtre, on reprend FEYDEAU à tout va.
Dans l’impérial ODEON, on monte LA DAME DE CHEZ MAXIM’S, et dans le petit théâtre FUNAMBULE, on monte « MAIS N’TE PROMENE DONC PAS TOUTE NUE », une pièce désopilante suivie d’une autre de COURTELINE, "LES BOULINGRIN ».
Il faut dire que si l’on veut faire rire à tout prix, on ne trouvera jamais mieux que ces deux « Georges », même s’ils forcent un peu la note.
Sur le grand plateau de l’Odéon, la DAME DE CHEZ MAXIMS paraît un peu minable à première vue, car le metteur en scène Jean-François SIVADIER a voulu du « dépouillé ».  Quelle idée !  Du dépouillé chez FEYDEAU, c’est comme si on enlevait les cuivres à une symphonie de Haydn.  Les comédiens sont habillés de noir, et ils jouent avec des accessoires symboliques au milieu d’éléments hétéroclites.  C’est agaçant !  Cette mode crétine qui consiste à enlever aux pièces classiques tous les  attributs indissociables de l’intrigue, tout ce qui faisait la vie et les tribulations des personnages, sans lesquels les situations sont vides de sens !  Bref.
Pourtant, le texte est ce qu’il est, les comédiens excellents et peu à peu on oublie la vacuité du décor pour rire aux larmes et c’est bien le but recherché.
Au Funambule, je suppose que vu l’exiguité du lieu, le metteur en scène a  û lui aussi gommer l’exubérance du décor et des costumes. Mais les comédiens, Amar MOSTEFAOUI qui assure aussi la mise en scène, et Béatrice DARMON, sont parfaits et le résultat est paraît-il, très réjouissant.

UBU-ROI COURONNE

 La pièce d’Alfred JARRY entre au répertoire de la COMEDIE-FRANCAISE.
Certes, elle a un côté vaudeville, mais quand même, le sujet fait grincer des dents et le personnage donne la nausée.
Et puis, il s’agit d’un sujet délicat à traiter de nos jours : le pouvoir. La tyrannie.  Les monstres dominateurs.  Et puis, le texte grossier, ce « merdre » que UBU profère à tout bout de champ.  Des versions expurgées ont été montées, par Peter Brook entre autres. 
Aujourd’hui, Jean-Pierre VINCENT a été choisi pour présenter sa version de la pièce.  Elle sera entièrement fidèle à ce qu’avait voulu Alfred JARRY, y compris la fin qui ne coule pas de source…
Le personnage de JARRY sera présent sur scène pour imprégner la pièce de sa personnalité ambiguë, suicidaire et détruite par l’absinthe.
Le personnage d’UBU avait été inspiré à Alfred JARRY et ses amis par leur professeur de physique, qui devait être un tyran…
UBU sera joué par Serge BAGDASSARIAN et Alfred JARRY représenté par Christian GONON.


ELLE N’EN FINIT PAS DE REVENIR…

C’est vaudevillesque !… Cette pauvre belle ADJANI me fait de la peine.  Régulièrement elle s’efforce de se propulser sur le devant de  la scène.
La Dame aux Camélias, La Journée de la Jupe…
Chaque fois elle obtient un succès honorable, et puis elle disparaît à nouveau. Elle se met à grossir…
A Cannes, elle aurait voulu remettre la Palme d’Or mais Isabelle HUPPERT s’y est opposée tout net.  Il y a un contentieux entre elles depuis Les Sœurs Brontë, et c’est pas d’hier.  Du coup, on lui a seulement permis de remettre la Caméra d’Or.
Pauvre Adjani.  Il fut un temps où les photographes se battaient pour lui tirer le portrait. ls posaient leurs appareils par terre en signe de protestation quand elle se refusait à eux. Elle était au top et elle ne l’est plus.  Mais pourquoi n’arrive-t-elle pas à faire un vrai come-back ?





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LES BRUITS DE LA VILLE

Publié le par Miss Comédie

LA JEUNE FILLE ET LA MORT
Commencçons par le plus triste. Jane GORDON avait 29 ans…. Une beauté.  Son regard sur la photo vous atteint au coeur. Bien sûr en voyant ce regard on se dit « déjà la mort rôdait autour d’elle » bien sûr, c’est facile, quand on sait.
Pourquoi a-t-elle voulu partir si vite… et si brutalement ?
Elle venait d’incarner  Jane BIRKIN dans le film sur GAINSBOURG (encore un biopic.)
Comme Jane elle était Anglaise, et son délicieux accent avait  dû emporter le casting, autant que son sourire mutin qui trompait son monde.
Jane GORDON n’aura pas monté les marches à Cannes.  Là-bas, personne ne s’en est aperçu.  Et personne ne parlera plus d’elle dans un blog.
Il y a toujours des histoires ténébreuses autour du nom de GAINSBOURG.


LE TRIOMPHE DE JOHNNY
Je rabacche, je rabache, mais que voulez-vous, il domine tout et d’abord l’actualité !  Son concert au Stade France, samedi a fait fort. 
80 000 spectateurs électrisés.  Sylvie est venue, elle a chanté avec lui.  David aussi.  La Sainte Famille.  On ne verra pas ça tous les jours.
Tout le monde s’en fout qu’il ait fait un raté à Cannes.
Son plus beau rôle, c’est Patrice LECONTE qui le lui a donné, dans  L’HOMME DU TRAIN  où il rencontre Jean ROCHEFORT l’espace de quelques scènes magistrales, mouvantes, uniques.  Dans ce film, chacun envie la vie de l’autre et ils mourront tous les deux sans avoirpu échanger leur destin.
Alors, VENGEANCE… c’est un plat qui va refroidir très vite.

LA CROIX DE JOHNNY
Cette croix, il ne la quitte jamais. Vous l’avez sûrement remaruée autour de son cou.  C’est pas du toc : elle vient de Harry WINSTON et le Christ porte une guitare en bandoulière.  My God !

LE SAXO DE BILL CLINTON
L’info la plus drôle que j’ai lue sur Cannes, c’est ce détail de la soirée SHARON STONE (qui ne m’intéresse pas) pour l’AMFAR : parmi les lots présentés aux enchères, il y avait le saxo de Bill CLINTON.
Comment, il ne joue plus du saxo ?  Il s’en est payé un plus beau ? Il atrouve que ce n’est plus de son âge ?  Enfin bref, le fameux saxo est parti, tenez-vous bien, à 130 000 euros…  L’heureux gagnant peut se féliciter d’avoir encouratgé la recherche et de pouvoir souffler dans un instrument qui a animé les soirées familiales à la Maison Blanche dans les années 90 …

ARSENE LUPIN PLACE VENDOME
C’est vrai ! C’est arrivé samedi à 12h 45. Un homme élégant est entré avec nonchalance dans le magasin CHOPARD de la Place Vendôme, a sorti un revolver muni d’un silencieux et très calmement a demandé qu’on lui remette le contenu de quelques vitrines qui se trouvaient là.
Les bijoux enfouis dans un sac de voyage, il a rangé son arme et tout aussi tranquillement il est sorti du magasin, a pris la rue St Honoré et s’est perdu dans la foule.  Je le crois pas.  Cet homme me plat, il est infiniment séduisant, c’est DUJARDIN !   A cette heure on n’a pas encore retrouvé sa trace….

PLUS FORT QUE HANNEKE
…. pas plus que  celle de l’assassin de la belle Polonaise dans la suite 503 de l’hôtel BRISTOL.  Un crime qui ressemble à celui de Marie TRINTIGNANT… Un coup en entraîne un autre et puis…





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MON IMPRO RAJEUNIT

Publié le par Miss Comédie


VIEUX JEU !
Voilà que la poupée BARBIE a 50 ans ! Elle a un vrai nom : Barbara Caylah Millicent Roberts (tout ça !) qui n’est même pas celui de sa créatrice : Ruth Handler.
C’est un phénomène plantaire !  Imaginez qu’elle est à l’origine d’un marché estimé à un milliard de dollars US en l’an 2000…
Et pourtant aujourd’hui je ne vois plus aucune petite fille jouer avec une poupée BARBIE…
Elles sont toutes reléguées dans les placards, avec leurs appart luxueusement kitsch, leur garde-robe de star, leurs chaussures Louboutin.
Mais voilà : l’ordinateur et les jeux vidéo accaparent maintenant les petites filles… Elles ne sont plus du tout romantiques !  Elles jouent comme les garçons, créent leur blog et son sur Face Book.  Exit BARBIE ! Tu es bonne pour le Musée Grévin !
Pourtant tu n’as pas cessé d’évoluer : tu as d’abord eu les cheveux blonds, la peau blanche et les traits européens, puis tu as pris toutes les couleurs de peau, toutes les natures de cheveux, toujours sur un corps de femme.
Tous les groupes ethniques ont eu leur poupée BARBIE.
Tu as évolué avec la condition des femmes : d’abord mannequin au regard en biais, tu as bientôt exercé tous les métiers et tes yeux ont regardé droit devant eux.
Tu as été accusée de rendre les petites filles anorexiques, à cause de ton charme filiforme mais - comble d’un destin injuste -  tu es interdite à la vente en Arabie Saooudite, car tu es censée représenter le  vice occidental.
Et enfin, toujours la sempiternelle obsession, les groupes islamistes te traitent de « poupée juive » à cause des origines de ta créatrice…
Mais bientôt, tu ne seras plus qu’un souvenir à classer parmi les témoins d’un passé lointain, comme la poupée BLEUETTE qui reposait encore dans les armoires de nos grand-mères, les yeux fermés, couchée sur des chiffons soyeux.
Mais les collectionneurs pourront aussi t’acheter en édition limitée dans des magasins spécialisés, habillées par Dior ou Versace…


ENFANTILLAGES

On ne peut plus ouvrir un journal sans tomber sur le mot « polémique ».
Celle-ci est vraiment désolante, autour d’un événement qui réjouit les enfants « de 7 à 77 ans » : l’ouverture le 2 juin du MUSEE HERGE, à LOUVAIN en Belgique.  Interdite de photo et de film à l’intérieur, elle a été boycottée par la plupart des journalistes convoqués.
Ce Musée est une construction magnifique signée Christian de PORTZAMPARC, qui respecte « la ligne claire » chère à HERGE et qui élève ses lignes pures dans un esprit zen très contemporain.
Huit salles sur 2000m2 contiennent des trésors qui méritaient bien d’être filmées ou photographiées pour le plus grand bonheur des amateurs de TINTIN, mais aussi de la femme d’HERGE, Fanny Roddwell qui a engagé des frais énormes à titre personnel pour abriter les œuvres de son mari…
Il y a la responsable de l’idée première, il y a les responsables de la mise en œuvre, et une fois que tout est fini, interviennent les responsables de la gestion et de la REGLEMENTATION, un mal dont périra notre société.

RIEN A VOIR …
Je ne sais pas pourquoi, SHARON STONE ne m’intéresse pas.
Isabelle ADJANI, oui, Charlotte GAINSBOURG oui, mais SHARON STONE ne m’intéresse pas.

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J'ENTENDS DES VOIX....

Publié le par Miss Comédie

MERCI CLAIRE CHAZAL
Non, je n’en ai pas fini avec Cannes, puisque Claire CHAZAL me fait la grâce de prêter sa plume qui a autorité sur bien d’autres plumes -  pour rendre justice à Johnny HALLYDAY dans le film VENGEANCE.
Ce film, démoli méchamment par l’un de ses confrères du même journal,
n’a évidemment reçu aucune récompense.
Claire CHAZAL a le mérite de rendre justice au talent de Johnny qui est indiscutable. « A l’aise dans l’atmosphère noire malgré l’étrangeté du lieu de tournage, cette Asie qu’il ne connaît pas, il joue à l’instinct, comme il mène sa vie, sincère, profondément sympathique. »
Justice est faite.

UN  REVENANT
Il a 60 ans.  Il s’appelle Stevens Demetre Georgiou, alias YUSSUF.
C’est lui, le Cat STEVENS de « My Lady d’Arbanville », qui a convoqué la presse pour la sortie de son nouvel album « Roadsinger ».
Alors ils sont allé à Londres le retrouver dans son ancienne chambre de jeune homme au-dessus du magasin de son père, dans un quartier musulman de Londres (tiens, déjà ?)
Il a un grande barbe grise, on dirait un barde dans le film Astérix.
C’est un fantôme.  Où est passé Cat Stevens ?
Il a encore cette voix douce, paraît-il, et ses nouvelles chansons ont gardé un charme bucolique.  Il aime l’amour, l’amour universel, bien sûr.
Il a changé les paroles de MY LADY D’ARBANVILLE, c’est sa femme qui le lui a demandé.  Maintenant ça s’appelle ANGEL OF THE WAR et c’est un jeune soldat qui parle à l’ange de la guerre.
Je m’en fous, j’écoute la première version, et je pleure.

THEATRE A LYON : DU BONHEUR EN PERSPECTIVE
Mardi soir avait lieu la soirée de présentation de la saison théâtrale aux CELESTINS.
Claudia STAVISKY a déroulé son programme, expliqué ses choix, animé le tout par des projections d’extraits.
Ce sera très varié et très intéressant.  Entre autres, LE MENTEUR de Goldoni,  L’AMANTE ANGLAISE de Marguerite Duras (quel casting discutable, avec Ludmilla Michaël dans le rôle de la sœur criminelle…),
FIN DE PARTIE de Beckett monté  et joué par Charles Berling, etc…
Je me réjouis à l’avance de toutes ces critiques et impressions que je jetterai sur mon blog !  Mais il faudra être patient : le premier spectacle est en octobre !  Entretemps je vous parlerai d’Avignon et de tous ces festivals qui fleurissent l’été, comme les tournesols…



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MON IMPRO REMARCHE... SANS CANNES

Publié le par Miss Comédie

COMPET EN SALLES
Les paris sont ouverts : quel film fera le plus d’entrées : ANGES ET DEMONS ou  MILLENIUM ? Tout ça parce qu’ils sont tous les deux adaptés de deux bestissimes sellers, enfin le premier joue sur le succès financier de  DA VINCI CODE qui a fait un beau bide côté critique. Tom HANKS reprend du service, mais pas  Audrey TAUTOU qui franchement n’a pas les épaules pour porter les Cariatides.
Le second, MILLENIUM, tout le monde connaît… et tout le monde aime.  Le film s’inspire du premier tome seulement, et croyez-vous qu’il y aura une suite ?  Les acteurs sont paraît-il, la crème des comédiens suédois, et les décors à couper le souffle.
Les deux racontent une histoire hallucinante, entre science-fiction et conte ésotérique, tout ce qu’on aime. 
Mais comment font les cinémas pour partager la Salle 1 en deux ?



SHE’S GOT TALENT !

Je croyais être la seule à avoir remarqué cette petite bonne femme sans glamour qui avait éberlué le public de GOT TALENTS et fait un triomphe très inattendu ?  Et bien voilà qu’elle vient de passer en finale  et du coup,  elle est à la une de ma page d’accueil Orange.
Il paraît qu’elle n’a déjà plus du tout la même allure, quelqu’un (un coach !) l’a prise en mains pour lui donner l’apparente de toutes les autres nouvelles stars.  Un raté, je suppose. Pourquoi est-ce qu’on veut mettre tout le monde dans le même moule ?


POURQUOI TANT DE HAINE ?
Si vous avez la curiosité de lire les commentaires que les gens ajoutent aux videos sur You Tube ou aux critiques des films, vous êtes effondrés :
 Les artistes qui ont réussi ? c’est la baraka,  ils sont nuls.  Ceux qui ont raté ? normal,  ils sont nuls.  Johnny passe au cinéma ? Il est forcément nul. Marceau+Belluci deux icônes ?  Non, deux connes. Pas un commentaire positif.  Du coup, on se sent un peu seul avec notre phrase de vive solidarité.
Le web ne serait-il qu’un sordide exutoire  de la vraie nature des hommes ? Et encore, il y a filtrage ! Imaginez un peu ce qu’on lirait, si toutes les cochonneries n’étaient pas exclues !




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CANNES : WHAT ELSE ?

Publié le par Miss Comédie

Quelques mots encore :
Le film d’ALMODOVAR est déjà en salle et déjà les avis sont partagés.
Les uns le traitent de roman-photo, les autres adorent ses excès qui sont sa marque de fabrique.



Le film de LARS VON TRIERS  pareil. (William DAFOE n’at-t-il pas une gueule d’ANTICHRIST ?)
 Les uns trouvent son parti-pris de violence insupportable, les autres s’inclinent devant un talent tellement audacieux.  Faut-il penser que les uns sont des petits frileux et les autres de vrais cinéphiles ?
Moi je déteste la violence a priori. Je trouve qu’on peut dire des choses hyper fortes sans en mettre plein les yeux.  Je crois qu’il y a chez von Triers, derrière ce visage lisse de bureaucrate, un sournois désir de provocation.
Mais lui, on ne l’accusera jamais de faire des nanars. Il ne fait pas de nanars, il fait dans le scandale.
Et la pauvre Charlotte GAINSBOURG  en a fait les frais. « Jamais je ne referai ça », a-t-elle dit.  Heureusement le jeu en valait la chandelle : prix d’interprétation.  Le cauchemar est derrière elle et le rameau d’or sur sa cheminée.

Le film de RESNAIS semble un peu égaré dans cette sélection survoltée.  Il doit être doux et sympa à regarder, si l’on oublie la voix éraillée et les chichis de Sabine Azéma.
Mais ce que j’en sais de l’histoire qu’il raconte me donne envie de voir.  Ca parle de hasards et coïncidences, il y a une ambiance un peu étrange.  C’est bien, de lui avoir donné un Prix spécial pour l’ensemble de son œuvre.  A 89 ans, il en a alignés, des film, grands ou moyens…


Le film de jane CAMPION qui fait figure, comme ça, d’un joli poème d’amour, ne donne pas du tout dans le rigolo.
C’est un amour tragique qu’il raconte, et la fin est plus poignante que celle de Roméo et Juliette.  Le poison, c’est propre et rapide, au moins.
Elle n’a rien eu, je crois, en tout cas pas de récompense de premier plan.   Injustement ?  Alors là, il faut voir.

Des histoires insolites, des images chooquantes, c’est ce qu’il nous faut aujourd’hui.  Même les enfants, regardent sans broncher leurs héros s’entretuer.

Ah, j’oubliais : le film présenté en clôture : COCO CHANEL ET IGOR STRAVINSKY est-il passé inaperçu ? Je n’ai rien lu ni vu et pourtant, toujours a priori (j’ai un ami très cher qui déteste les a priori) je trouve déjà qu’Anna MOUGLALIS a une autre classe que la petite grignette Audrey TAUTOU, et puis ce n’est pas vraiment un biopic, c’est un épisode de sa vie et s’il est bien traité, ce doit être intéressant.

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CANNES 2009 : DE L'OR !

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Vingt grands films, plein de stars,  des montées de marches étourdissantes, et une mobilisation générale, cette année le Festival de Cannes a tenu ses promesses (omme ils disent tous dans la presse).   Avec en plus, un temps estival pour arborer les robes du soir les plus aériennes.  Et le Jury ? A-t-il été à la hauteur ?

LA PALME D’OR  POUR DU TRES NOIR.
Nous pensions que le Festival avait changé de ton, qu’il allait enfin nous donner une Palme d’Or réjouissante, qu’enfin peut-être il s’agirait d’une comédie, qu’on allait rire, oublier nos soucis, rêver même !!!!  Et bien c’est raté.  Le film le plus noir sur la noirceur humaine malgré son titre : LE RUBAN BLANC, a eu la Palme d’Or.  Un retour aux sources du mal, paraît-il. Une leçon de morale, quoi.
Isabelle Huppert a donc utilisé sa voix de Présidente pour élire son choucou, Michael HANNEKE, deux fois déjà primé à Cannes.  (J’ai l’air un peu pincée ? oui, c’est mon côté Ziegfried Follies  qui est un peu frustré… )

MOI J’AURAIS PREFERE…
Evidemment, je n’ai rien vu, je n’ai fait que glaner quelques échos sur ces grands films qui se succédaient et dont il se dégageait toujours un pressentiment ; horreur, fascination,
poésie,  mysticisme, tendresse ou simple curiosité.
J’ai eu envie de voir Jane CAMPION récompensée.  Et puis, j’ai  aimé l’esprit des HERBES FOLLES de Resnais -  mais avait-il la stature d’une Palme d’Or ? Non, bien sûr. Sa récompense a lui est très juste : Prix spécial pour l’ensemble de son œuvre.
L’histoire du PROPHETE de Jacques AUDIARD m’a fait penser qu’il pouvait être élu. Et puis, c’était un Français, jamais primé encore… Mais non. Il a eu le Grand Prix, c’est pas mal.
ELLE A EU LA PALME :
Notre Charlotte GAINSBOURG, toute timide, pour son rôle sûrement très éprouvant dans ANTICHRIST de Lars von TRIERS. L’autre film luciférien du Festival qui doit faire grincer des dents lui aussi.

IL A EU LA PALME :
Pauvre Taarentino, il doit se contenter du Prix d’Interprétation accorder à son interprète Christopher WALTZ pour son r ôle d’officier nazi pas gentil du tout.
Tarentino est le seul réalisateur du Festival a avoir visionné tous les films de ses rivaux. C’est un vrai cinéphile, et en plus son film doit être formidable.

ET LA PALME DES ENTREES ?
Moi je la vois bien au film d’ALMODOVAR, « Etreintes Brisées », et à celui de TARENTINO « Inglorious Bastards ».
Le premier nous apporte un peu de couleur et d’humour, le second une fresque historique très personnelle avec aussi un certain humour tarentinien.
Mais AUDIARD aura sûrement un gros succès en salle, même si les spectateurs ne seront pas écroulés de rire.

LA PALME DES FESTIVALS
Cette 62ème édition est une vraie réussite. Bravo aux sélectionneurs, Gilles JACOB et Thierry FREMAUX qui ont choisi des films de tous horizons et de tous genres, mais toujours de grande facture. 
Surtout, à la différence des précédentes éditions, ils nous ont donné envie de nous précipiter dans les salles, pour VOIR.

LA PALME AU PHOTOGRAPHE

Ma dernière photo signée Gilles TRAVERSO pour le Festival.
C’est la couverture de l’album qu’il a édité avec à l’int
érieur des trésors en noir et blanc.  Je ne sais pas s’il était encore au pied des marches cette année ?


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MON FESTIVAL DE CANNES

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…. C’EST AUJOURD’HUI :

* INGLORIOUS BASTARDS  de Quentin TARANTINO
*  LES HERBES FOLLES  d’Alain RESNAIS


En piste, un jeune palmé en 1994 pour PULP FICTION et un très vieil habitué du Festival (neuf films présentés !) mais non palmé. Je ne sais rien du premier, mais le film de RESNAIS, avec l’éternelle sabine AZEMA, l’éternel André DUSSOLIER et le très en vogue Mathieu AMALRIC, me semble alléchant.  L’histoire est troublante, un enchaînements de hasards, j’aime ça.

ALORS ?


C’est fou ce que les visages peuvent être trompeurs. Lars von TRIERS

 a un physique de mathématicien ou de bureaucrate aux mœurs tranquilles.
On ne peut pas se douter des tempêtes qui sévissent sous son crâne.
 La mystique, le trauma, le sexe, les hallucinations, la paranoïa, le sadisme, tout ça l’inspire.  Son film ANTICHRIST est peut-être un concentré de tout ça ?

Quant au film d'ALMODOVAR, ETREINTES BRISEES (quel titre cucu)
comme toujours il a fait un tabac quoique le sujet soit encore une fois très délicat. Mais ce réalisateur jouit d'une cote en béton auprès des cinéphiles.
Palme d'Or ou pas, le film fera des entrées en masse, c'est sûr.


CA NE SE FAIT PAS !  
 Il paraît que Nicole KIDMAN fait faux bond à Woody ALLEN qui l’avait engagée pour son prochain film. Pas de prétexte invoqué. L’idée de côtoyer quotidiennement Antonio BANDERAS l’aurait-elle effrayée ?  Le feu et la glace ne font pas bon ménage.

C’ETAIT  HIER :

Donc, TARENTINO en 1994 pour PULP FICTION.  Quel film étonnant !  Fabuleux.  Uma THURMAN ! Prodigieuse.  `Travolta !  Grandiose.
Gilles TRAVERSO a dû prendre la photo (la Palme sous le bras !).  Le dernier de la famille a pris la relève en beauté. Il a même ouvert au public les archives de la famille, des photos souvent inédites et des moments pris sur le vif qui marquent une époque.

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MON FESTIVAL DE CANNES

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….. C’EST AUJOURD’HUI :

*  LOS ABRAZOS RATOS  de Pedro ALMODOVAR
 * VINCERE  de Marco BELLOCHIO


Encore un film d’ALMODOVAR qui arrive précédé d’un grand frisson de curiosité.  On sait qu’il y aura du sexe, de l’humour, la sublime Penelope CRUZ, et un côté morbide qui lui plait bien. Nous verrons demain.

 ALORS ?
Premieres rumeurs de polémique autour du film de Lars von Triers, comme c’était à prévoir.  « Film romantique ou provoc ? Les avis varieront d’un extrême à l’autre. L’auteur dit qu’il se veut proche de l’univers d’Edgar Poë. Finalement, ça donne envie de voir.
Rien lu sur le film de Ken Loach, en fait qui s’intéresse à Eric CANTONA dans le cinéma ?


 C’EST LE KING !

Il a beau dire, le gros journaliste, JOHNNY reste le seul vrai agitateur de passions dans un stade ou dans la rue. Sur la Croisette, il a fait hurler de joie les minettes et les rombières, sans distinction de culture. Son film est peut-être raté, on devient ridicule quand on en déduit que Johnny est KO.




HORS  FESTIVAL

  Stéphane FREISS incarnerait Albert CAMUS dans un téléfilm  que diffusera France 2 à l’occasion du 50ème anniversaire de sa mort.  Adapté du PREMIER HOMME, récit posthume  d’Albert Camus par Laurent JAOUI.
Y  en a marre de ces « biopics » à la noix, qui compensent l’absence d’imagination
 par des revivals plus ou moins bidons.


… C’ETAIT  HIER…

1963.  Anna KARINA et Jean-Luc GODARD sont là pour leur film A BOUT DE SOUFFLE.   Non sélectionné pour la course à la Pallme d’Or, il fut présenté hors compétition dans un cinéma de la rue d’Antibes et fit un tabac, comme chacun sait.
Pour cette photo, cette année-la Henri TRAVERSO avait déjà pris la succession de son grand-père et se préparait  à transmettre sa passion à son fils Gilles.

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MON FESTIVAL DE CANNES ....

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....C’EST AUJOURD’HUI :
     
LOOKING FOR ERIC,  de Ken LOACH
ANTICHRIST  de Lars von TRIERS

Avec ces deux-là il faut s’attendre à tout.  Mais ils ont la faveur des érudits de la culture alors on va leur pardonner beaucoup.
C’est pas comme ce pauvre Johnnie To, qui s’est vu lapider vite fait.  Son film VENGEANCE est peut-être médiocre mais la façon dont LE FIGARO en parle, par la voix de son gros journaliste Eric NEUHOFF, est honteuse.  Un tel mépris, une telle arrogance, un tel manque de respect pour le travail des gens, une telle vanité dans les propos de ce porte-parole est indigne de la profession.

Respirons un grand coup et parlons de cette BRIGHT STAR qui a ébloui les festivaliers.  Jane CAMPION a apparemment réussi son come back à Cannes.  L’histoire est belle et émouvante, et l’on jugera de l’image dès sa sortie que l’on attend avec impatience.  Un film de poète qui n’exclue pas la brutalité du tragique.  Les propos de Jane CAMPION sont empreints de simplicité et de franchise.  Elle ne parle pas le langage de ceux qui sont un peu las de la célébrité.
Son actrice, la jeune Abbie CORNISH, a la beauté fracassante d’une Scarlett JOHANSSEN d’il y a dix ans. On ne montre pas assez l’acteur qui joue le poète Keats, il est beau comme un dieu lui aussi.

Vous avez vu la montée des marches des deux stars ex-aequo dans le glamour, MARCEAU-BELLUCI main dans la main (avec avantage pour la première qui a dix points d’avance pour le naturel et la french touch qui nous touche !…)   Leur film dont l’histoire me fait penser à MULHOILLAND DRIVE de David LYNCH, mais attention, là il y avait chef-d’œuvre - est sûrement intéressant.

On tire un trait sur ce week-end trop riche en évènements, et on repart à zéro avec la semaine qui commence - et qui sera courte pour moi, hélas, because ascension de Jésus au ciel qui est un événement hors normes mais pas du tout médiatique.
Mais on attend demain avec impatience : ALMODOVAR monte les marches !

… C’ETAIT HIER  :

 
1965. Elles posaient encore ensemble. Les sœurs DORLEAC
étaient aussi belles l’une que l’autre. Deux ans plus tard,
Françoise se tuait sur l’autoroute.
La photo est toujours de TRAVERSO.  Cette année-là  Auguste TRAVERSO
et son fils Henri s’étaient adjoint le petit-fils, Gilles, pris de la même passion
.
Le team était au complet.

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MON FESTIVAL DE CANNES

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…. C’EST AUJOURD’HUI !

« BRIGHT STAR »  de Jane CAMPION   

Enfin elle revient à Cannes !   En 1993 elle avait été la première femme réalisatrice à recevoir la Palme d’Or.
C’était pour LA LECON DE PIANO, film terrible avec les géniaux Holly HUNTER et Harvey KEITEL.
Je subodore que Isabelle HUPPERT, la Présidente du Jury, aura une petite faiblesse pour ce film. Mais n’anticipons pas.

Sur la Croisette, on se refile l’anecdote : Isabelle HUPPERT aurait été snobée par TARENTINO pour le casting du film en compétition : « INGLORIOUS BASTARDS.   Soit-disant qu’elle serait arrivée en retard à deux rendez-vous…  Alors, là, elle doit se lécher les doigts de gourmandise. Les rôles sont renversés.  Mais elle doit se réglaler doublement : 1 parce que Tarentino doit être dans ses petits souliers, et 2, parce qu’elle est capable de voter pour lui  et de niquer tous les bavards !
C’est comme ça dans la vie.  Il faut se méfier des retours d’ascensueurs.

….. C’ETAIT MARDI DERNIER…

Roger nous quittait.  Dans le théâtre, tout le monde l’appelait Roger.  PLANCHON, le maître, le défricheur, le créateur du TNP de VILLEURBANNE dans ma ville, l’acteur génial.
Je pourrais remplir ce blog de toutes les pièces que j’ai vues de lui, avec lui, et des films… Ce film magnifique, de 1993 lui aussi : L’ENFANT ROI », racontant la naissance d’un royaume, les premiers pas de Louis XIV dans la vie et dans le pouvoir.
Mais Planchon c’est surtout le théâtre, l’action pour le théâtre. C’était un homme qui faisait l’unanimité. Il forçait le respect.
Il avait un regard triste. Pourquoi ? 
Il y a encore une semaine il jouait au SYLVIA MONTFORT, avec sa femme Colette Dompietrini, « AMEDEE OU COMMENT S’EN DEBARRASSER » de IONESCO.  Il est parti un manuscrit à la main, il avait toujours un manuscrit à la main.

…  C’ETAIT  HIER :

Mais que faisait GERARD PHILIPE à Cannes ? C’était en 1956
et il présentait son film TILL L’ESPIEGLE.  Il en était à la fois le réalisateur et l’espiègle.  Je ne crois pas qu’il ait été récompensé. (Si oui, dites-le moi) .  Il était auréolé de gloire, il était beau, il n’avait plus que trois ans à vivre.
Il était seul sur la photo, parce que ce n’était pas quelqu’un qui s’affichait avec des stars.  Sa femme Anne avait dû rester chez elle car elle ddétestait les mondanités, et il lui était fidèle.  C’était un ange, tout le monde l’a dit et je le redis.

La photo est encore de TRAVERSO. En 1956, Auguste TRAVERSO travaillait depuis dix ans avec son fils Henri et avait abandonné les plaques pour le Rolleiflex. Ensemble, ils ont pris sur le vif quelques it stars au pied des marches…



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MON FESTIVAL DE CANNES....

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....C’EST AUJOURD’HUI :

FISH TANK, d’Andréa Arnold
NUIT D’IVRESSE  PRINTANIERE de Lou Ye.

Je ne sais rien de rien de ces deux réalisateurs, mais nous lirons la presse. (Les films chinois sont souvent sulfureux. Qui sait ce qui se cache derrière ce titre romantique…)
En tout cas, il faut qu’ils soient remarquables  pour avoir été choisis  parmi  les quelque 1600 copies envoyées pour lecture.  Dans les années soixante ils en recevaient 700.
C’est comme pour l’édition :  le nombre de prétendants à la couronne augmente chaque année.  Le métier de directeur du Festival devient de plus en plus difficile.  Gilles Jacob, Thierry Frémont et leurs acolytes se tapent aujourd’hui le visionnage de six à sept longs métrages par jour.  Autant pour ceux qui visionnent les courts… C’est dire si les lauréats doivent avoir du coffre pour chanter plus haut que toute la basse-cour.

Côté affiches, on a l’impression qu’il s’agit d’une rétrospective ! Tarentino, Almodovar, Lars von Tries… Alain Resnais, Gaspard Noe,  Michaël Hanneke,  Jacques Audiard ….
Il semble que les goûts de Gilles Jacob, toujours prêt à innover, aient eu le dessous dans cette sélection qui favorise les talents confirmés. 


Hier soir, c’est Charles AZNAVOUR qui a monté le premier les marches du Palais des Festival.  Il prêtait sa voix au héros du film d’animation « UP » qui faisait l’ouverture.

 ….  C’ETAIT  HIER :


Alain DELON, Romy SCHNEIDER et Sofia LOREN saisis par l’objectif d’Auguste TRAVERSO en 1962.
C’est lui, Auguste, qui créa en 1919 le petit studio de la rue de Bône, à deux pas de la rue Paradis à Cannes.  Il travaillait alors sur les « clichés » et ses photos nous révèlent, tout comme celles de LARTIGUE, l’épanouissement de la Côte d’Azur dans les années 20 et 30 .  Mais TRAVERSO, lui, s’est spécialisé dans l’aventure du FESTIVAL.
Demain, la suite de la saga TRAVERSO…



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MON FESTIVAL DE CANNES...

Publié le par Miss Comédie

C’EST AUJOURD’HUI…


Encore un coup d’envoi.  Mais ce soir, rien d’extraordinaire après la Cérémonie d’Ouverture que l’on pourra savourer sur Canal +. Il faudra attendre vendredi pour retrouver Jane CAMPION, de retour à Cannes après sa magistrale LECON DE PIANO.
Ensuite, cela ira crescendo mais le spectacle, à Cannes, n’est pas seulement au Palais, il est sur la Croisette, sur la plage, sur les plateaux de télé, et plus encore que les films ce sont les potins, les photos et les surprises qui foisonnent.
La présidente du jury, Isabelle HUPPERT, a déjà fait son travail en amont.  Interviews, photos couture, souvenirs…. C’est une vieille routière, malgré son visage toujours juvénile.
Apercevra-t-on la Grande Catherine ?  Elle se fait de plus en plus rare, hélas, sa beauté s’évanouit doucement et elle doit souffrir en silence.
Nous saurons au jour le jour qui seront les gagnants de cette foire aux TALENTS...   et aux vanités.


 Il ne l’a peut-être pas fait exprès, mais Gilles JACOB, le presque octogénaire Président du FESTIVAL DE CANNES, a écrit un livre de souvenirs qui sort cette semaine en librairie.  Ca s’appelle « LA VIE PASSERA COMME UN REVE ».  Très beau titre…  Sa vie à lui, a dû passer entre rêve et cauchemar ! Mais son livre doit être une vraie malle aux trésors, pour peu qu’on aime le cinéma.





C’ETAIT   HIER…

La galerie de portraits que je vous offre cette semaine est signée TRAVERSO.  L’illustre famille de photographes cannois  qui ont couvert le Festival de Cannes depuis sa création.
Aujourd’hui, Martine CAROL dans son bain de foule, en 1958.
C’était pour quel film ?  LOLA MONTES ?  (si vous le savez, vous pouvez répondre !)



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MON IMPRO RECIDIVE...

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Je n’en ai pas fini avec Johnny.  Personne n’en a fini avec lui.
Les journalistes sont sur les dents.  Pour ce concert, ils affûtent leurs opinels. 
Un exemple d’interview à la limite du supportable, je ne vous cite que les
premières questions :
« - Qu’avez-vous fait de votre 1e mai, Johnny  Hallyday ?
  -  Accordé des interviews.
  -  Vous n’avez pas eu envie de défiler avec les travailleurs en colère ? 
     A sa manière, votre patron Jean-Claude Camus vous exploite depuis des années, non ?
 -    Vous avez peut-être raison. D’ailleurs, je ne l’ai pas vu aujourd’hui. »

Et pan dans le citron, coco.  Johnny est peut-être simple d’esprit, mais on ne la lui fait pas.
Il est de bon ton quand on est journaliste, donc d’une espèce supérieure, de  traiter Johnny Hallyday comme un sous-développé.
Et lui, le Grand, l’Immense pourvoyeur de « papiers », de scoops, d’images volées, lui il encaisse calmement, impérialement.  Il ne s’en fout pas, non.  Sa chanson « MARIE », le plus gros succès de son répertoire, le dit clairement.  Mais il ne rend pas les coups.  Comment le pourrait-il ?  Les médias sont tout-puissants.
Pourquoi ce mec qui a attiré dans sa carrière 26 millions de spectateurs (chiffre officiel) accorde-t-il encore des interviews ?  Pourquoi ne s’enferme-t-il pas dans sa maison gardée, dans un caisson d’oxygène, ou dans sa caravane blindée,  pour n’apparaître qu’à ses fans, et à eux seuls, qui ont pour lui le même respect qu’il a pour eux ?
Johnny est un homme simple et bon. Regardez ce visage illuminé de bonheur à l’idée de remonter sur scène.  Pas l’ombre d’un orgueil, d’une arrogance ou d’un calcul dans son regard clair.
(photo F.Barson Wireimage.com)

...... LES MUSEES AUSSI !

Ce fut un succès l’an dernier, cette année ils remettent ça :
1060 musées en France resteront ouverts samedi prochain jusqu’à minuit et même davantage.  L’art n’est plus soporifique !   La fièvre du samedi soir passe aussi par le musée.   Les expositions fleurissent à tous les coins de rues et elles attirent un monde fou
Celle d’Andy WARHOL a déjà vu défiler 5 500 visiteurs depuis le 4 mars !
Et « UNE IMAGE PEUT EN CACHER UNE AUTRE », toujours au Grand Palais, 3 200 !
Si vous n’en êtes pas, vous avez bien fait d’attendre, car pour l’occasion la musique est de la partie.  Au Musée d’Art Moderne, à l’Orangerie et dans d’autres musées encore on se promènera entre les collections en écoutant Debussy, Ravel ou
Chausson.  (Je ne pense pas que cette initiative soit du goût de mon cher Pascal QUIGNARD…  qui lui, préfère peut-être se recueillir en silence devant une œuvre sublime.)
Mais ne soyons pas grincheux. C’est une idée merveilleuse, reprise dans chaque ville de province qui ouvrira  toutes grandes les portes de ses musées aux flâneurs de la nuit.






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MON IMPRO S'ENVOLE ...

Publié le par Miss Comédie

… AU  ZENITH !

Vendredi 8 mai,  Saint-Etienne.  C’était à prévoir.  Le coup d’envoi du Tour 66 a fait un triomphe. 
Mais c’est dur d’ en parler quand on n’y était pas.  Moi, c’est prévu à Lyon le 24 juin, et d’ici là, je ne peux que lire et  écouter les commentaires qui sont tous convergents.  Il est là, il chante, et il irradie.  C’est pas nouveau, pour tous ses concerts c’est la même chose. On y va sans trop y croire et puis on ramasse.  Il a tous les pouvoirs.
Il n’en fait pas un catéchisme, il ne délivre pas de message.  Il est la voix de l’amour, de la solitude, du désespoir.  Il est chacun de nous à un moment de sa vie.
Il est beau.  Il nous aime, il n’y a pas deux chanteurs qui aiment leur public comme lui  Sans blabla, sans contorsions. Avec seulement quelques mots maladroits, il nous dit qu(‘il nous aime et on le croit, on le lui rend bien.
Jusqu’où ira-t-il ?  Mon Dieu, il est encore beau à 66 ans, mais ça ne peut pas durer, c’est clair !  tant qu’il nous montre ce visage-là, on est rassuré, on se dit que nous non plus, on ne vieillit pas.  Que se passera-t-il quand il disparaîtra ?  Tous les Français de sa génération deviendront de vieux croutons accrochés à radio Nostalgie.
Sur cette photo (du Figaro-Magazine)  il montre la tristesse éternelle du renoncement.
Il est plus beau que Clint Eastwood, presque plus beau que Paul Newman. Il fait partie du clan des vieux qui seront toujours glamour.



…  AU  PARADIS !

J’ai vu le nouveau spot  de CHANEL pour le parfum N°5.
Ca tombe à pic, avec le film…  qui ne fait pas l’unanimité.
A mon avis, le pot de Jean-Pierre JEUNET ne casse pas la baraque non plus.  La « petite » est comme d’habitude, lisse et sans expression, quoi qu’il en dise.  Il lit peut-être des choses très personnelles dans son regard ?
Le décor de la gare de l’Est, les images du super-train Orient-Exress hurlant dans la nuit très belles.
Elle est dans le couloir, très dénudée, il la frôle, la hume… hum c’est très convenu tout ça.   Le train arrive à Istanbul, belles images orientalistes, et pof ! ils se retrouvent.
Elle est debout, hiératique, il s’approche et de nouveau la hume. Elle aime ça.  Fin du spot sur le flacon de bonheur.
Moi je me souviens du spot pour le parfum COCO avec Vanessa PARADIS qui se balançait dans une cage d’oiseau, avec des éclairs partout, un univers féérique, le fantôme de CHANEL qui apparaissait à la fin pour déposer le flacon sur une table dans un geste inimitable…
C’était du Jean-Paul GOUDE. 
La Paradis avait un petit sourire je ne vous dis que ça…
D’accord, ce n’était pas pour le même parfum.  Mais l’esprit de
Chanel c’est toujours l’esprit de  Chanel, non ? 







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MON IMPRO DU JOUR

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 DE LA PLUIE ET DU BEAU TEMPS


Vous connaissez Catherine LABORDE, la miss Météo numéro 2 sur TF1.  Elle vous a peut-être agacée, comme moi, par son élocution frémissante et ses mines complices.
Et bien, il faut revoir votre opinion car cette femme n’est pas n’importe qui.  Elle a écrit plusieurs livres, (dont un porte le titre curieux de « La Douce joie d’être trompée »), elle est comédienne à ses heures, une rose porte son nom, oui ! et son dernier livre est  loin d’être une bluette : « MARIA DEL PILAR ».  Elle a patiemment reconstitué le puzzle de la vie de ses parents et cela donne un récit vraiment émouvant. Sa mère, Maria del Pilar, lui a donné l’image de l’amour brisé et inconsolé, d’une vie fracturée par la guerre.  Elle aimait son mari d’un amour d’amante, elle vivait avec lui dans la Résistance et ça s’est mal terminé pour eux. Arrêté, déporté, elle ne l’a jamais revu.  Quelle histoire désolante, encore une, engendrée par cette époque sinistre.  Et qu’il doit être difficile de rassembler les morceaux et de raconter !
Je ne regarderai plus Catherine Laborde avec un demi-sourire.  Elle nous raconte la météo avec dans sa tête d’autres pluies, d’autres larmes et d’autres étoiles disparues.

Y A D’LA JOIE
Il a raison, Jean-Louis Fournier. Il dit que Trenet est le plus grand poète de notre génération, qu’il écrit des phrases sublimes sans vouloir « faire joli ».  Ca sort du coeur et ça nous va droit au coeur.  Sa tristesse est notre tristesse.
 Sa joie provoque notre joie.  Tout ça, plein de gens l’ont dit avant moi. Mais Trenet est un champ infini d’exploration, de méditation.  Il est un mystère que beaucoup continuent à chercher à percer.

Une question, qui apparemment, n’a rien à voir : « Pourquoi les handicapés n’aiment pas qu’on les plaigne ? »
La réponse est dans le livre de Jean-Louis FOURNIER « OU ON VA, PAPA ? » qui a reçu le Prix Fémina pour son approche tendre et humoristique de ce sujet délicat.
D’ailleurs, comme l’ajoutait joliment Olivier BELLAMY, « nous sommes tous des anormaux. »

A propos de beau temps, j’espère que ce week-end il fera beau à Saint-Etienne…




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MON IMPRO DU JOUR

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GOT TALENT :  LE CAS SUSAN BOYLE (suite)

Le conte de fée continue, bien évidemment, et petit à petit va se transformer en cauchemar pour cette lauréate inattendue.
Elle est déjà relookée, figurez-vous.  Mais pas trop, dit son agent, car son aspect anti-canon est une partie de son succès.
Bien sûr, il y a sa voix, très belle voix, d’accord, mais où serait le phénomène, si elle était grande, blonde, et bien foutue ?
Le phénomène a toujours été la chose la plus recherchée par tous les publics, plus que le talent, beaucoup plus que le talent.
Tout le monde s’arrache Susan BOYLE outre-atlantique, les stars de l’info sur toutes les chaînes veulent l’interviewer, car en plus, elle a de la répartie.   « I am a virgin, so what ? »
Elle se moque d’elle-même, ce qui est une grande qualité chez nos amis américains.  Ici on se moque plutôt des autres surtout quand ils ont réussi.
Ce que je ne savais pas, c’est que la performance qui a porté Susan BOYLE au pinacle n’était pas décisive !  Non ce n’était que la demi-finale, et la finale a lieu le mois prochain.
, Les finalistes doivent être dans leurs petits souliers.  Surtout le petit Shaheen, évidemment !


BACH FOR EVER

Il n’y a pas à dire, ils y reviennent tous.  Pas un invité d’Olivier Bellamy qui ne glisse, à un moment ou à un autre, un morceau de JJS Bach dans son programme.
Bach c’est l’esprit et la Foi.  Elle est enfouie au plus profond de chacun de nous.  Un jour ou l’autre, elle ressort et nous aide à vivre ou à mourir.



BACK TO TV

Grande nouvelle :  il y a de nouveau du théâtre à la télé.  Le 2 mai, France 2 a diffusé une pièce de Loleh Bellon, « L’ELOIGNEMENT », avec Carole BOUQUET et Pierre ARDITI, mise en scène par Bernard MURAT qui joue aussi un rôle dedans.  Hélas, je ne l’ai pas vue car moi, la télé c’est pas mon truc et quand je ne suis pas prévenue je n’y vais pas.
Mais maintenant, je vais lire les programmes car du théâtre à la télé, c’est à ne pas manquer avec l’été qui approche et la fermeture de beaucoup de salles.  Soyez attentifs !






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MON IMPRO DU JOUR

Publié le par Miss Comédie

  SACRES INSTRUMENTS…

L’histoire du QUATUOR MODIGLIANI est édifiante.  D’abord, ne pas confondre ce jeune quatuor qui monte avec le QUATUOR que tout le monde connaît, quatre pitres qui jouent bigrement bien du violon.
Le QUATUOR MODIGLIANI était inconnu il y a encore quelques mois, lorsqu’il est arrivé en finale ex-aequo avec le célèbre quatuor ALBAN BERG, lors d’un classement à l’aveugle dans l’émission de Radio Classique « la Tribune des Critiques de Disques ».
Depuis, fini l’anonymat. Bon, ça pourrait être une anecdote banale, mais ce qui rend leur aventure piquante, c’est l’histoire de leurs instruments :  issus du même bois et du même luthier, le célèbre Etienne VATELOT, ils ont été conçus pour être joués ensemble.   Ce n’est pas tout : ils portent chacun, gravés sur la table d’harmonie et sculptés sur le cordier, les noms des quatre Evangélistes, exactement comme l’a fait STRADIVARIUS pour son quatuor Le Messie.
C’est comme si Saint Mathieu et saint Marc jouaient de l’alto, saint Luc du Violoncelle, saint Jean de la contrebasse….
   
Ces quatre merveilles inséparables ont dormi pendant 35 ans dans l’atelier de Vatelot jusqu’à ce qu’il les vende à la SWISS ARTISTIC FOUNDATION contre la promesse qu’ils ne seraient jamais séparés.  C’est ainsi qu’ils furent confiés au QUATUOR MODIGLIANI pour en tirer des sons sublimes.
Ils ne sont pas propriétaires de leur instrument mais lorsqu’ils jouent, ils en sont les seuls maîtres et les sons qu’ils en tirent sont le signe du sacré.


JOURS TRANQUILLES A AVIGNON


Samedi j’étais à Avignon, quelle ville délicieuse et calme, avec son côté Palais des Papes historoique, ses hôtels cachés dans des jardins secrets, et son souffle théâtral  qui habite les ruelles, et son côté Teinturiers avec ses échoppes transformées en théâtres, sa Sorgue qui serpente et ses Halles-coeur-de ville qui remettent les pieds sur terre.
L’été, Avignon se dévergonde. Elle s’ouvre aux étrangers comme une courtisane. Et ils saccagent tout.  Les étrangers, je veux  dire ceux qui ne sont pas du Vaucluse.
Les autres, les amateurs de théâtre,  Les vrais, ceux qui écument le « off » parce que le « in » on n’y comprend rien, ils sont à Avignon comme à la Foire de Paris. On leur pardonne.
Mais c’est vrai que parfois dans le « off », on tombe sur des perles qui vont être reprises à Paris.
Moi, quand j’ai joué dans le « off » notre pièce de Crébillon Fils, « LE SOFA », je n’ai pas repris la pièce à Paris.
D’année en année, le nombre des spectacles augmente. L’année dernière, plus de mille.  Vous vous rendez compte ?
Bientôt, la scène de la ménagère achetant son bifteck comptera pour un spectacle.
J’ai demandé le programme, bien   sûr il n’est pas encore au point.  Celui du « in » non plus. Juste une carte imprimée avec des ailes d’oiseaux, et un nombre de productions étrangères avec leur titre et le pays d’origine.
Le programme du « in » on dirait un prospectus pour l’UNESCO. Même les productions françaises sont signées par des étrangers.  Enfin, c’est toujours bon pour la planète.






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TOUCHE PAS A MON PARIS !...

Publié le par Miss Comédie


Le Grand Paris !   Ah mon Dieu.  On va agrandir Paris.  Mais dans quel sens ?  Vers le Nord ?  On va raser les banlieues grises ?  Vers le Sud ?  On va passer par-dessus l’autoroute ?  Vers l’Est ?  On va  allonger le bois de Vincennes ?  Vers l’Ouest ?  On va doubler le bois de Boulogne ?
En tous cas, les banlieusards sont contre.  J’ai entendu des protestations variées de la part d’habitants bien tranquilles de la Vallée de Chevreuse :  ils ne veulent pas du tout devenir parisiens !  Le fait que Paris vienne englober leurs villages les indispose totalement !  Ils sont heureux à Chatou, ils veulent rester chatouilleux  !
Vous me direz : les Français sont contre le changement, une fois pour toutes !  C’est vrai, c’est vrai,  mais dans ce cas-là, est-ce qu’ils n’auraient pas raison ?
Paris ne s’est  pas bâti en un jour, mais aujourd’hui ça y est, il est bâti, on ne va pas revenir dessus… Ca va faire pièce rapportée, du neuf à c ôté du vieux, on a déjà la Pyramide au milieu du Louvre, on s’y est fait, mais à grande échelle ça risque de faire désordre.
Enfin, c’est mon avis.  Je ne connais pas le dossier.  Je réagis sur l’idée. Peut-être que le projet est somptueux, magnifique, et que Nicolas pourra donner des fêtes comme Louis XIV, dans les allées de son Grand Paris.



Ce qui n’est pas drôle à Paris, c’est que le parc de Vélib se dégrade au point que Jean-Claude DECAUX en abandonne la direction.  Impossible à gérer !  Trop de casse, trop de vols, trop d’abandons au bord du trottoir, aucun sens civique chez les emprunteurs.  C’est navrant, j’ai honte pour eux.
A Lyon, qui a inauguré cette belle aventure, le parc se porte plutôt bien.  Les Vélov’ prolifèrent, on se croirait à Amsterdam, mais en général les bornes sont approvisionnées et les vélos pas trop malmenés.
Quand je pense que bientôt ça sera le tour des autos….  Qui aura le courage de prendre la gérance de ce nouveau moyen de transport ouvert à tout le monde et n’importe qui ?

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MON IMPRO SUR TOUS LES TONS

Publié le par Miss Comédie




SHAHEEN JAFARGHOLI  a battu  Susan BOYLE !  En fait non, il ne l’a pas battue, on ne peut comparer un gamin de douze ans à une femme de 47 ans !   Il a fait l’événement, lui aussi, car personne ne s’attend à ce qu’un enfant ait la voix aussi placée.
Dans le même contexte, c’est-dire dans l’émission britannique GOT TALENT, devant un public énorme, il a étonné tout le monde, y compris les juges.
Ah, la tête des juges !  Surtout un, celui qui a une longue figure impassible, le regard scrutateur, et pour finir, le sourire carnassier de celui qui a trouvé une proie à exploiter.
Ce visage me hante. Il a quelque chose de tout-puissant, il incarne le doigt de Dieu, il décide que lui, elle, va devenir une star.
Mais enfin, prodige pour prodige, je préférais Susan BOYLE. C’était  une vraie surprise, émouvante et humaine.
Ce gosse, là, il fait un peu singe savant.


Je sais pourquoi LES MOLIERES ont fait un tel bide : c’était un dimanche !  Quelle idée de faire ça un dimanche alors que tous les bons Français sont scotchés tels des ventouses dans leur fauteuil pour le film de 20h40 !… C’est du cinéma qu’ils veulent, pas du théâtre. Dimanche soir,  ils ont pu se régaler de bons sentiments avec ENSEMBLE C’EST TOUT, tiré du livre best-seller.  Audrey TAUTOU et Guillaume CANET à l’affiche, en plus… Deux qui ont le vent en poupe.
Alors que d’habitude, c’est le lundi, jour de relâche des théâtres, et pas grand-chose à se mettre sous la dent à la télé.  Dommage que les  études de marché n’aient pas prévu ça.



PHILIPPE CAUBERE  était hier  l’invité d’ Olivier Bellamy sur Radio Classique
. Il a cité une phrase de Pagnol dans la pièce qu’il joue actuellement avec GALABRU : « Il est fâcheux d’être fâché ».  Il dit que ça lui a soudain donné envie de se réconcilier avec Ariane MNOUCHKINE qu’il ne voyait plus depuis longtemps.   Merveilleux !  Magnifique ! 
Quelle preuve d’intelligence et d’humanité !  Mais ça ne m’étonne pas de ce grand et généreux comédien. 
J’ai eu aussi la surprise d’entendre qu’il avait  « très brutalement quitté ses trente ans » pour aborder aux rivages de la soixantaine.  Soixante ans, Philippe CAUBERE ?  Il a donc vieili, lui aussi ?  Son étonnement devant cette évidence, sa naïve tristesse, m’ont émue.  Et oui, il choisit encore, comme musique symbole de ses bonheurs passé, Bob Dylan et Jeff Bucklet… Il est de la même race qu’eux.



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... AND THE WINNER IS...

Publié le par Miss Comédie

Il a dédié son Molière à son fils disparu.  Dans la salle, sa fille pleurait. 
Patrick CHESNAIS a été très sobre et très émouvant hier soir. 
Pas un sourire sur son visage détruit.  En scène, il arrive à cacher ses blessures derrière les pitreries  de ses personnages. Il reste irrésistiblement drôle. Quel talent démultiplié !
Dans COCHON D’INDE il est irrésistiblement drôle pendant une heure et demie. On a l’impression qu’il s’amuse lui-même, qu’il oublie.  Le public l’adore, il a une ovation à sa première entrée en scène, et un triomphe à la dernière.
Un jour de l’hiver 1974 ou 75 il m’avait appelée pour que j’aille lui acheter des médicaments, il avait une mauvaise grippe et personne pour le soigner.  A l’époque, nous étions dans le même cercle d’amis.  Je l’avais trouvé grelottant, sans chauffage, dans une banlieue triste. J’étais restée un moment avec lui. C’était la même image que celle d’hier soir.  La détresse l’habite depuis toujours.  Il se sentait « différent », solitaire.  Je suppose que son mariage,  ses enfants ont dû lui donner un peu d’espoir, le sentiment d’être enfin comme tout le monde, un père.   Et puis…
Il faut le voir danser un rock frénétique avec Pierre     ARDITI dans LE CODE A CHANGE.  (voir mon blog du 20/02/09).
A-t-il éprouvé du bonheur en recevant ce Molière ?  Pas sûr. Il s’est sûrement détaché de tout, mais il y a encore dix ans, il ne se serait pas déplacé.  Il a acquis une sagesse qui lui fait respecter les rites et puis, il y avait sa fille dans la salle.

Anne ALVARO aussi, méritait cette récompense depuis longtemps.  Les jurés ont visé doublement juste.  Ce qu’elle a fait dans « GERTRUD, LE CRI » était magnifique, on n’imagine personne d’autre dans ce rôle écrasant de la mère d’Hamlet. Elle a la stature, la profondeur et le mystère de toutes ces grandes héroïnes (Voir mes blogs  des 13/01/09 et  10/02/09).

Hélas, ces deux récompenses si bienvenues ainsi que la plupart des autres dans cette 23ème édition des MOLIERES n’aura pas eu, elle, le succès mérité auprès du public. « Un échec » pour France 2, paraît-il, qui  a enregistre 500 000 téléspectateurs de moins que l’an dernier…  Comment expliquer ça  alors que la fréquentation des salles de théâtre ne cesse d’augmenter ?

Je me rends compte que mon article sur la soirée des Molières se résume à deux éloges émus des deux meilleurs comédiens de l’année, et il se trouve qu’ils sont tous les deux dans mon souvenir.  J’ai donc un peu zappé le reste de la soirée et je vous demande de m’en excuser.

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LA PISTE AUX ETOILES

Publié le par Miss Comédie

Vous allez trouver aujourd’hui dans tous les medias les échos de
LA  23ème CEREMONIE DES MOLIERE d’hier soir.
Donc, la mienne, je vous la donnerai demain, elle sera moins noyée dans la masse.

Mais puisqu’il est question de gloire, je ne serai pas hors sujet en vous parlant d’une super star
qui refait surface avant de se lancer à nouveau dans les grands bains de foule.

MICHAEL JACKSON fait les boutiques de Beverly Hills pour trouver des bibelots pour sa maison.
C’est l’émeute !
L’arrivée dans sa limousine est hallucinante. Il n’est pas sorti de la voiture que les filles
 hurlent leur amour,  se bousculent, la foule s’amasse sur le trottoir, c’est pire que l’atterrissage d’Armstrong retour de la lune.
 D’ailleurs, n’est-il pas une créature d’outre-monde ?
Il a toujours autant d’allure.  Derrière son masque chirurgical il semble qu’il sourit.
Il porte une veste somptueuse. Sa démarche est féline, il a toujours vingt ans.
C’est un phénomène planétaire.  Je pense que cette sortie a été un test pour lui :
dans trois mois à Londres, il sera ovationné, en tout cas les concerts sont over-booked.
Mais comment va-t-il faire pour chanter avec son masque ?

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SCENE DE RUE A LYON

Publié le par Miss Comédie

Imaginons une scène (qui vient de m’arriver) qui pourrait se terminer de plusieurs façons selon le tempérament du personnage.
Une fille normale (ni un boudin ni une bombe) marche dans la rue.  Sur le trottoir est assis un mendiant look routard, bien crado, l’œil glauque,  avec en face de lui un acolyte  du même acabit mais debout.  Ils regardent passer les gens tout en causant et distribuent les commentaires selon qu’il y a piècette ou non.  Evidemment, vu l’allure du duo, personne ne donne. Au moment où la fille passe, le gars debout lance « t’as vu le cul ? » La fille reçoit ça sans broncher et à peine dépassé, le mec ajoute « elle a un string ! ».
Je pose la question : combien de réactions possibles ? (Donc, combien de chutes à la scène filmée ou jouée ?)  Je vous en propose quatre.
1 -  La fille, qui a du sang-froid,  passe raide, comme si elle avait rien entendu.  C’est la bonne réaction mais la scène n’est tombe à plat.
2 - La fille, qui a fait du karaté, se retourne et file une tarte au mec qui s’y attend pas.  Mais il se rebiffe illico et lui renvoie la tarte.   Elle se met à hurler, les passants s’arrêtent et prennent le parti de la fille.  Le mendiant assis se met à insulter la fille très grossièrement. Un type le menace de lui casser la gueule. Le mec debout sort un canif.   C’est la bagarre générale. Les flics débarquent et les mendiants se tirent ailleurs.
3 -  La fille, qui a de la répartie ne se retourne pas et lance très fort : « Tu sais même pas à quoi ça ressemble, un string ! »  Le mec a la chique coupée et l’autre se met à rigoler et gueule :  « Viens lui montrer, salope ! »  Ca tourne court mais la scène a du chien.
4 -  La fille, qui a un humour fou, s’arrête net,  et se met à fouiller dans son sac.  Les deux, saisis, s’imaginent qu’elle cherche de la monnaie.  Ils n’osent même plus respirer.  Ils attendent avec respect.  Et là, elle referme le sac et dit « Dommage, j’avais des pièces pour vous mais là… » et elle repart d’un pas léger.  Les deux sont comme deux ronds de flan. 
Moi je trouve la dernière la meilleure.  Mais, hélas, ce n’est pas celle que j’ai vécue, puisque peureuse comme je suis, j’ai choisi la première qui, en fait, n’est pas une réaction de sang-froid mais bien une preuve de lâcheté.   Votre avis ?

(Qu’est-ce que je n’aurai pas fait pour provoquer un commentaire….)


`VOUS AVEZ DIT  COCO ?
Quel dommage d’avoir défiguré la mémoire de Coco Chanel !
Il faut entendre  Claude DELAY, sa biographe, sa confidente, qui a recueilli ses dernières paroles, qui l’a aimée et respectée, et qui porte le jugement sévère entre tous sur le film d’Anne Fontaine.   COCO AVANT CHANEL : " Un déploiement de vulgarité »…
On imagine.  La petite ?  « Elle n’a pas le format »… On s’en doutait.  Il ne suffit pas d’avoir le visage triangulaire et le regard dur.  L’âme est absente.


A entendre Claude DELAY, l'invitée de Olivier BELLAMY sur Radio Classique, hier soir, Coco CHANEL n’est pas facile à incarner… C’était une personnalité hors du commun, une femme comme on n’en fait plus.
Elle aurait choisi la 2ème fin pour ma scène de rue.  Ou peut-être la première ?   On imagine sa démarche et son dédain.
Ce ne serait pas la lâcheté, ni le sang-froid, ce serait l’indifférence.




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FAN DES SIXTIES

Publié le par Miss Comédie

Qu’est devenu le groupe PROCOL HARUM ?  Ce Whiter Shade of Pale qui nous emportait vers des nirvanas tanguant, collés joue à joue, en sueur et les yeux clos, même pas besoin de marie-jeanne pour s’envoler, seulement cette mélodie et cette voix.
Ce morceau restera-t-il leur hymne définitif ?
Sur You Tube on les voit en concert, tout jeunes, le chanteur joue de l’orgue électrique et il doit avoir quoi, vingt ans ?
J’aurais dû en rester là.
 Mais comme Ruth je me suis retournée. Je n’ai pu m’empêcher d’aller voir sur Google.  Le site de PROCOL HARUM existe.  Il montre leur photo MAINTENANT.
Le petit jeune homme au visage  enfantin, avec sa frange et ses cheveux sagement mi-longs qui jouait de l’orgue, à les cheveux blancs.  On s’attendrait presque à ce qu’il ait le pli amer  de celui qui a conscience d’avoir vieilli, mais non !  Il arbore un sourire satisfait.  Il a l’air d’un conseiller fiscal. C’est Gary Brooker.  Le percussioniste, Geoff Dunn, est aussi atteint.  Les trois autres ont l’air plus jeunes mais pas de beaucoup.  Est-ce que ce sont les mêmes qu’à leurs débuts ?  Peut-être que non, peut-être que meme Gary le pianiste n’était pas le jeune homme qui joue sur la vidéo de leurs débuts.
On apprend qu’ils donnent encore des concerts, l’un en Norvège le 17 Juillet, et l’autre en Finlande le 23 juillet.  Les Nordiques ont toujours un temps de retard.
La vie est une bande vidéo qui prend une whiter shade of pale en arrivant vers la fin.

Mais la musique n’a pas de fin !  La musique reste intacte !
Dans trois cents ans, qui sait, de petits hommes auront dans les oreilles des iPods organiques qui diffuseront A whiter Shade of Pale.  Nous écoutons bien Mozart avec le même bonheur, davantage même peut-être, que ses contemporains.



Un scoop !  Il paraît qu’au métro ETOILE sur le quai de la ligne Nation-Etoile par Denfert, il y a un musicien exceptionnel qui joue du xylophone d’une façon prodigieuse, tellement que tout le monde s’arrête pour l’écouter et rate son métro, absolument subjugués par le talent de ce jeune homme.
Je suis loin de Paris, hélas, mais je me suis si souvent arrêtée, dans le passé, pour écouter longtemps un musicien dans le métro, ou dans la rue, que je sauterais bien dans le TGV pour aller vivre ces quelques minutes de bonheur.
Ce jeune musicien qui joue du Bach à Etoile ne mettra pas longtemps à devenir une star, il l'est déjà puisque l'on
parle de lui à la radio et dans les blogs...

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A STAR IS BORN

Publié le par Miss Comédie

          SUSAN  BOYLE
Bon dieu, les contes de fée, ça n’existe pas que dans les livres pour enfants !   Voyez l’histoire de Susan BOYLE :  miracluleuse !
Je l’ai vue dans sa prestation pour GOT TALENTS, l’émission britannique  qui ressemble à NOUVELLE STAR.
 On y sélectionne des chanteurs et chanteuses de préférence sexy et dotés d’une belle voix.  Ils ont déjà le look des winners de podiums. Mais là tout d’un coup, les mecs du jury se tordent de rire : qu’es-ce qu’elle vient faire là, la maman ?  Ils lui posent des questions ironiques, elle répond simplement ils se marrent, en voilà une qui va pas mettre le feu.  Elle, toute tranquille, pas belle, rigolote, elle attend qu’on lui donne le la. Elle prend le micro.  Elle chante.  Et là, chair de poule !  C’est comme dans les films de Lubitsch, tout d’un coup le public s’allume. Elle chante vachement bien, elle émeut. Les groupies se mettent à crier. Elle sourit en chantant, elle y prend goût. elle met toute son âme.  La rumeur enfle, c’est le triomphe.
Gros plan sur les tronches des jurés.  Ils sont bluffés, ils s’en sortent avec des superlatifs. 
Susan BOYLE, elle va rendre sa carte de chômage.  Quatre maisons de disques la réclament en exclusivité. Elle est au top du top.  En quatre minutes de chanson, elle a changé sa vie.

Ca existe encore, ça.  Ca peut se faire.  Et pas seulement dans la chanson.
Il suffit d’avoir juste un peu de talent et surtout, de se trouver un beau jour  là où il faut.



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MON IMPRO EN SOL MINEUR

Publié le par Miss Comédie



J’ai découvert Pascal QUIGNARD avec TOUS LES MATINS DU MONDE.  Ce film époustouflant de pureté,  unique, avec ce scénario d’un ascétisme savant, et cette musique baroque qui, en 1991 était encore barbare, m’avait bluffée.
Ce film élitiste aurait dû passer inaperçu. Il a eu un succès inattendu et phénoménal;  Il ouvrait des portes sur un certain goût de la musique.
J’ai lu le livre de Pascal QUIGNARD,  « TOUS LES MATINS DU MONDE » qui devrait se prolonger par « … SONT SANS RETOUR » mais l’auteur a sans doute évité de dramatiser…
Depuis, cet écrivain étrange se trouve de loin en loin sur ma route par hasard avec un nouveau livre qui me terrasse.
Prenons par exemple, LA HAINE DE LA MUSIQUE.
Sur la 4 ème de couverture on lit :
« Quand la musique était rare, sa convocation était bouleversante ».
Qunad la convocation est incessante, la musique repousse.
Le silence est devenu le vertige moderne.  Son extase….. »
Personne ne peut douter aujourd’hui que ces quelques mots soient l’expression même d’une souffrance informulée, inconsciente.
J’exagère ?  Non, je suis même en dessous de la vérité.
Moi-même, je suis tombée dans le piège.  Pourquoi est-ce que j’éprouve le besoin de mettre un petit air de musique en lever de rideau ?  Ce besoin est devenu presque vital chez l’être humain civilisé. De la musique, il en veut partout.
Et ce livre raconte comment la musique peut devenir une arme redoutable d’endormissement, d’asservissement et de mort.
Il donne froid dans le dos.  Merveilleusement écrit, il s’insinue dans les replis de la mémoire.
A propos de terrasse, l’un de ces livre qui, et bien lisez donc TERRASSE A ROME,  du même Pascal QUIGNARD, que l’on peut résumer ainsi « Il y a un âge où l’on ne rencontre plus la vie, mais le temps. On cesse de voir l vie vivre.  On voit le temps qui est en train de dévorer la vie. »  C’est pas trop beau, ça ?  Oui, c’est triste, c’est clair, mais c’est beau.
Je vous quitte sur cette note amère mais il y a des jours comme ça…


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