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archives d'actualites

NOUVELLE VAGUE DE RÉCOMPENSES

Publié le par Miss Comédie

        GOLDEN GLOBES,  AVATAR  IN THE POCKET !

 

 golden globes poster 2Les Américains aiment ceux qui gagnent.  C’est pas comme nous, qui chouchoutons 

d’abord ceux qui rament, ça part d’un bon sentiment, remarquez.

Nous, on aurait dit : « AVATAR, il a pas besoin de récompense, il casse déjà la baraque avec ses entrées, donnons plutôt le Golden Globe à ce petit film sans moyens qui fera une semaine en salle… »

C’est comme ça qu’on fonctionne en France. 

Là-bas, ce qui compte, c’est récompenser celui qui fait flamber l’orgueil national,  et qui a plus de talent que les autres pour faire flamber le box-office.

Donc, AVATAR, meilleur film, meilleur réalisateur.  Pas mal pour un mec qui avait déjà fait le coup avec TITANIC en 1997.   C’était il y a treize ans, d’accord.  Mais en treize ans il aurait pu perdre la main, non il mijotait ce qui allait être le film-événement du siècle, une vision délirante du futur.

James CAMERON a une allure énergique, un visage lisse et un regard tranquille.  On le sent très sûr de lui et les pieds sur terre, lui qui connaît tous les secrets interplanétaires.

 

Jeff BRIDGES, que je croyais rangé des voitures, et heureusement que non, il gagne le GOLDEN GLOBE du meilleur acteur dans un drame : « Crazy Heart ».

CHRISTOPH WALTZ, que tout le monde a adoré dand UNGLORIOUS BASTARDS de Quentin TARENTINO, remporte le prix du meilleur second rôle dans ce film épatant.   TARENTINO espérait peut-être mieux, mais c’est le jeu.

 

Et puis, et puis, notre petite MARION COTILLARD s’est inclinée devant la grande Meryl STREEP, impériale douairière, leur Catherine DENEUVE à eux en moins belle, pour le prix de la meilleure actrice dans une comédie.

Que voulez-vous, elle avait déjà eu la statuette l’an dernier, il faut pas trop en demander, on a le droit d’être chauvins  outre-atlantique.

Elle était toute jolie et nette, à son arrivée sur le red carpet on l’appelait de partout et elle a répondu à un journaliste, très bien, très sobre.

Mais elle n’est pas repartie sans rien : on lui a remis le Prix Cecil B. de Mille pour l’ensemble de sa carrière.   Joli !

 J’ai été frappée, en regardant les vidéos de cette cérémonie, par l’affluence dingue qui se bouscule aux abords et à l’intérieur du Beverly Hilton à Hollywood.  Des centaines d’invités en tenue de soirée  se pressaient sur le tapis rouge, et circulaient ensuite autour des tables dans le plus parfait désordre. 

A noter que George CLOONEY, Johnny DEPP, Daniel DAY-LEWIS, qui étaient nommés, n’ont obtenus aucune récompense…

 

 

 

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NOUVELLE VAGUE DE PROJETS

Publié le par Miss Comédie

 

Stylo_Plume-copie-1.jpgMON  2ÈME ROMAN ENTRE DANS LA DANSE 

 

  IL  est sur le point d’être publié, aux Editions Le Manuscrit comme le premier, vous vous souvenez : Sa Lente Traversée du Mois d’Août ?   Vous avez été nombreux à le commander, pas assez nombreux évidemment,  il est loin d’avoir atteint ke score de Dan Brown mais faut pas rêver.

Ce deuxième roman s'intitule  LES BALS DE DOUVRES et j’espère que sa carrière sera aussi brillante que celle du premier, et si elle est beaucoup plus brillante, ça sera parfait.

Je vous raconte en deux mots.  Il s’agit des aventures d’une petite Toulousaine exilée en Angleterre pour suivre des études de lettres et qui va de surprise en surprise  devant les excentricités de ce peuple anglo-saxon, à des années-lumière du nôtre !   Une autre planète !   Mais de jour en jour elle prend goût à leurs rites  bizarroïdes, aux  festivités et aux rencontres qui sont pour elle autant de sujets de fou-rire que de fascination.

Voilà, elle tombe amoureuse évidemment, d’un Anglais de pur souche qu’elle tente de ramener en France mais… enfin, je vais pas tout vous dévoiler.

  Bon, le projet est en bonne voie, j’ai déjà signé mon contrat, mais j’attends le  BAT (bon à tirer) et ça peut prendre un bout de temps avant d’arriver  à la livraison en ligne et en librairie. Donc, soyez patients, comme je le suis…

 


Dans la vague d’actu de ce début d’année, il y a beaucoup de reGainsbourgvenants.  Serait-ce pour pallier à une certaine crise de nouveaux talents ?


GAINSBOURG for ever, et ça va bon train les commentaires, plutôt flatteurs d’ailleurs, sur la sortie du film de Joann SFAR, inconnu au bataillon, mais ce qui attise l’émoi c’est surtout l’évocation de Gainsbarre lui-même, le film certains iront le voir par dévotion pour l’artiste, les autres n’iront pas le voir pour les mêmes raisons.

Il aurait eu 80 ans cette année !  Imaginez.  Sa main tremblante tenant toujours son cigare, et l’œil goguenard.


 

DUTRONC SE LANCE  (encore un amateur de cigare.  Vestige d’une société où il restait encore quelques petits plaisirs à se partager.   Aujourd’hui, il reste le badminton)  dutronc-tourneeDUTRONC, lui, s’offre un come-back vivant,  ce qui est un peu plus joyeux.

Ses fans ont fait 30 km pour aller assister à la première à Evry, il a fait un très beau prologue à sa soirée du Zénith.  Bien sûr,  son public a l’âge canonique, mais ça ne veut pas dire qu’il est tiède, il sait hurler sa joie et lever les bras.  J’aimais bien DUTRONC, mais je crois que je ne me serais pas déplacée.  Il a toujours la même dégaine (regardez sur You Tube), il brandit son cigare en entrant en scène mais il ne le fume pas, il le met dans sa poche.  Lui il est plus jeune, il n’a que 67 ans. C'est un jeunot, comme Johnny.

 

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ALBERT CAMUS, LE PHÉNIX

Publié le par Miss Comédie

CAMUS.jpg

 

Il y a 50 ans, la plus belle décennie du siècle venait à peine de commencer, quand cet homme juste entre les justes est mort dans une Facel Vega.

On s’agite beaucoup aujourd’hui autour de cet anniversaire.  On n’a jamais autant de reconnaissance que lorsqu’on est mort.

Dieu sait combien cet homme a subi de critiques et de malveillances, tout un fatras d’injustices qu’il traînait après lui comme un lourd fardeau, qui empoisonnait sa vie, lui qui était  gai, frivole et blaqueur quand on lui foutait la paix.

Sa fille Catherine, qu’on avait laissée tranquille jusque-là, a dû sortir de sa réserve pour venir aux micros parler de son père.  Elle dit : « qui suis-je pour parler à sa place ? »

Il y a sept ans, elle m’avait gentiment autorisée à monter une pièce de théâtre que j’avais écrite et qui utilisait de larges extraits de LA CHUTE. 

Malheureusement malgré tous mes efforts, la pièce n’a jamais trouvé preneur, aussi bien auprès des directeurs de théâtre que des metteurs en scène.  Qui sait, elle aurait peut-être plus de succès aujourd’hui ?  Les modes, les humeurs changent…  Mais je n’ai pas le courage de reprendre la route avec mon sac sur le dos et de frapper aux portes.  Les auteurs inconnus n’ont aucun crédit auprès des responsables des lieux de fréquentation.

Catherine Camus, elle, ne voyait rien de mal au fait que je sois inconnue.

Elle publie un livre de photos « Camus, solitaire et solidaire », encore des photos de lui, était si beau.

Un autre livre encore : « Camus, l’homme intranquille ».  Un peu balourd, le qualificatif.  On pourrait trouver mieux.

On n’en finit pas de parler de lui.  Tout, absolument tout, a été dit.   On a frôlé la question traditionnelle  : « Qui l’a tué ? »   Comme tous les mythes, il faut qu’il y ait un mystère autour  de sa mort, jamais élucidé comme il se doit.  Laissez tomber, s’il vous plait.

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AVATAR LE FILM : WHAT NEXT ?

Publié le par Miss Comédie

 

Avatar-Nouvelle-affiche-en-ligne.jpgAprès TITANIC, deuxième bingo.  Et de taille… James CAMERON ne le fait certainement pas exprès, puisque la loi d’incertitude joue aussi pour lui, mais il doit savoir quels atouts mettre de son côté.

AVATAR, pour en parler il faut l’avoir vu et je ne l’ai pas encore vu.   Mais ce que je sais déjà c’est le montant des recettes, pharaonesque, et le bouche à oreille qui est très favorable, toutes générations confondues.

Sur ce film nous saurons tout,  depuis les procédures de financement jusqu’aux discussions sur le choix de l’affiche,  le nombre de figurants, les

caprices de stars, etc.   Chaque magazine ira de son interview exclusive du réalisateur, si ce n’est déjà fait.  Le making-off du film se vendra comme un long-métrage à succès.

Moi, ce qui m’intéresse, c’est la corde sensible qu’il va faire vibrer en moi : l’émotion ?  la curiosité, l’esthétisme ?   Va-t-il me faire réfléchir sur l’être humain ?  Va-t-il m’ouvrir des horizons sur notre devenir ?.

 

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DAN BROWN, ROI MAGE

Publié le par Miss Comédie

le-symbole-perdu-copie-1.jpg600 000 exemplaires vendus en un mois du SYMBOLE PERDU  en France.

            Avec les autres titres de la trilogie  Langdon, il en est à plus de 200 millions de livres vendus dans le monde.

Déjà on s’incline, on cherche pas où est le trick, la recette, quelle recette ?

Il a le look, comme Kate Moss. 

Alors les journalistes  épluchent, mettent la loupe, remarquent une faute de syntaxe, reproduisent une phrase et disent c’est quoi ça ? ils cherchent la petite bête.  Ils se rendent ridicules.  Ils me font penser aux hommes préhistoriques qui tournaient autour du feu en criant sans savoir pourquoi ça brûlait.

Les gens s’en foutent, ils achèteront le 610 millième exemplaire, ils en rêvent la nuit.

 On n’y croit pas à ses révélations fracassantes, bien sûr. On rigole de lire que les francs-maçons boivent dans des crânes !

Moi je verrais bien Harrison Ford dans le rôle de Langdon, s’il n’avait pas déjà été tenu par Tom Hanks, qui est au demeurant un acteur que j’adore.  Mais il a pas ce côté aventurier  buriné que j’imagine bien à Langdon.

Mais en tout cas, plus de Audrey Tautou par pitié !   Même Susan BOYLE ferait l’affaire et Dan BROWN n’y aurait rien à redire, lui qui a mené une jolie carrière de chanteur aux US avant de tomber dans le pot de miel.

Il y a des gens comme ça :  le succès s'accroche à eux et ne veut plus les lâcher. C'est comme James CAMERON avec son AVATAR.  Encore un roi mage...Rois-mages.jpg

 

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UN SUPER SHOW POUR NOËL

Publié le par Miss Comédie

LULU.001.gifLULU SUR LA COLLINE  JOUE LA FARCE DU DESTIN  !

 

Avant le spectacle, on se côtoie dans une salle comble où circulent le vin chaud, les tapas, les comédiens déguisés en cuisiniers et en serveurs. Ca se bouscule au portillon.  Ca s’interpelle, ça frétille déjà de curiosité avant de prendre sa place devant la scène.

La pièce dépasse toutes les spéculations, il n’y aura pas une seconde de silence entre les rires, sauf peut-être quand à la fin, Michel fait sa déclaration à Clara.

C’est une pièce montée,  détachée, d’or, en un acte, rapportée, une pièce de collection.  Un bijou, la pièce, mais que dire des comédiens ?   Des avatars mieux que chez Cameron, car ils doublent la mise !  Vous comprendrez en allant voir QUAND LE DESTIN S’EN MÊLE (ou S’EMMÊLE ?) chez LULU SUR LA COLLINE à LYON.

Ils sont quatre, à l’unisson de la pure dinguerie.   Ils dansent, ils chantent, ils se transforment d’un coup en quelqu’un d’autre, le va-et-vient des entrées et des sorties nous fait perdre la tête, on croit qu’ils sont onze !.

Il y a du suspense, un mystérieux coffret qui disparaît des chiottes avec un diamant dedans,  du sang sur le mur en forme de chiffres énigmatiques,  une histoire d’amour et un papa pied-noir qui nous fait sangloter de rire.

Les filles sont belles et ont le sens du comique haut perché, les garçons sont  sans complexe aucun, on n’en peut plus.

Bref je n’en dis pas plus et si ça ne vous a pas donné envie de courir chez LULU c’est que j’ai pas le don de la narration ou que vous êtes bouché à l’aime rire… 

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NOUVELLE VAGUE DE FROID

Publié le par Miss Comédie

Pas drôle pour les sans-abri qui refusent la promiscuité des centres d’accueil.

Pendant ce temps, nos mini-stars montrent qu’elles n’ont pas froid aux yeux.

 

MARION COTILLARD  TOUT FEU TOUT  FLAMMEnine-daniel-day-lewis-marion-cotillard_630_630.JPG

Elle est au top du top, au firmament des stars nationales.  Elle fait la promo de NINE, une comédie musicale américaine de Rob STEWARD avec DANIEL DAYY-LEWIS et NICOLE KIDMAN, qui sort prochainement.

Elle vient de tourner LE DERNIER VOL au Maroc, elle en ramène des souvenirs hallucinants de nuits dans le désert, de rencontres avec les Touaregs les vrais, bref elle découvre les sensations fortes d’un tournage  aventureux, elle en a plein les mirettes c’est normal,  elle passe par où sont passées plein d’actrices chevronnées, Sophie MARCEAU par exemple, dans FIRT SAGANNE,  Merryl STREEP dans OUT OF AFRICA... 

Espérons que son film à elle soit aussi mémorable.   Mais d’ores et déjà, on parle d’un deuxième Oscar !

 

 

SYLVIE TESTUD  BRÛLE LES PLANCHES

 

Ca, tout le monde le sait, sa pièce SENTIMENTS PROVISOIRES à Edouard VII fait un malheur.GAMINES

Mais en plus, elle vient de tourner une adaptation de son roman GAMINES où elle joue son propre rôle dans une histoire de famille, encore un sujet rebattu qui ne vaudra que par son cachet personnel.  La metteuse en scène est encore inconnue, Eléonore FAUCHER.  Mais quand on tient une star comme TESTUD en rôle-titre, on se gratte moins la tête quand on est producteur.

Et voilà deux minettes qui nous font chacune un grand show de sang-froid.

 

 

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DE QUOI S'INQUIÉTER

Publié le par Miss Comédie

  JOHNNY COME BACK !  JOHNNY002.jpg

 

Non, non, pas lui !   Pas lui dans un fauteuil roulant, c’est une erreur de casting !

Comment le destin d’un homme peut-il basculer ainsi, y a quelqu’un là-haut qui claque des doigts, allez, à lui, ça suffit d’allumer le feu !

C’est comme si c’était mon frère, ou mon cousin germain, je suis atteinte comme tous ses fans, je veux qu’il s’en sorte.

Los Angeles c’est là où Michaël Jackson s’est éteint, je veux pas que Johnny reste dans cette ville où les anges sont plutôt malveillants !

Je ne comprends pas cette histoire de coma artificiel, pourquoi cette méthode qui doit affaiblir toutes les défenses, comment est-on quand on se réveille ?  Complètement groggy, c’est sûr, il doit falloir un temps fou pour s’en remettre, c’est sûr.

Les médecins sont-ils en train de devenir fous ?  Celui qui a tué Michaël Jackson à coup de tranquillisants, celui qui a opéré Johnny à Paris, et maintenant ceux qui veulent endormir Johnny ?

Et pour finir, pourquoi cette omerta sur son état de santé ? Pourquoi aucun bulletin officiel n’a-t-il été communiqué ?

Pourquoi cette affluence de proches qui viennent le visiter ?

Tout ça est très inquiétant, mais gardons espoir.

 

FANNY ARDANT OU LE NATUREL OUBLIÉ  ?

Quand on écoute Fanny Ardant, on est partagé entre le ravissement et l’exaspération. Là, je l’entends sur radio Classique répondre à Olivier BeLLAMY et parler de musique.  Qu’est-ce qu’elle dit ?  Je ne sais pas, je ne comprends rien à ce qu’elle dit.

Elle susurre des mots empruntés au dictionnaire de la Poésie, sur un ton de coryphée dans une tragédie antique.   Elle respire beaucoup, et à

chaque fois on croit qu’elle va éclater en sanglots.

Est-ce qu’elle s’entend parler ?   Olivier BELLAMY, qui est un rieur né, se contente de lui murmurer des questions simples, auxquelles elle répond des choses compliquées.

J’aimerais qu’il lui demande un truc fou, comme « et vous avez du

cholestérol ? » et encore, elle saurait donner à sa réponse un caractère métaphysique.

Fanny ARDANT aime le drame, elle est le drame.  Tout est drame. On ne PEUT pas l’imaginer en train de se poiler avec un verre de rouge à la main.  Ou alors, si elle en est capable, c’est qu’elle cabotine à mort dans les interviews, qu’elle joue éternellement son rôle de GRANDE ACTRICE.

Elle choisit entre autres « Ne me quitte pas » chanté par Nina SIMONE, vous voyez le genre, mouchoir tout de suite.

Quand elle explique ses motivations, ses goûts ou ses passions,  elle joue un rôle, elle récite un texte.

Bon, à part ça elle est magnifique, on peut lui pardonner beaucoup.

Elle a un grand talent de comédienne, un peu surfait, peut-être.

Son registre est assez restreint, le boulevard il faut qu’elle évite.

Je crois que c’est dans PEDALE DOUCE, elle jouait un rôle, elle était comique sans le savoir.

En tout cas, il faut la plaindre : elle est sur la mauvase pente.  Le croiriez-vous ?   2009, c’était  l’année de ses soixante ans.

Je vous quitte sur ces notes pas gaies, en attendant... d'autres nouvelles....

Miss Comédie

 

 

 

 

 

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VOIX D'OR

Publié le par Miss Comédie

PETER BROOK, MICHELINE ROZAN :  DES ADIEUX DE HAUT VOL…Eleven-And-Twelve-11-And-12_theatre_fiche_spectacle_une.jpg

 

Ils s’esquivent en douce et en beauté, Peter BROOK et Micheline ROZAN, les deux explorateurs du théâtre universel, les deux navigateurs au long cours qui ont mené le vieux navire des Bouffes du Nord à travers un océan de textes profonds et parfois insondables.

Leur dernier spectacle, est encore une fois un écho de la sagesse oubliée des maîtres soufis, venus de l’Afrique profonde. 

Un théâtre hors des sentiers battus, hors box office, hors cabotinage, hors du temps.

C’est le genre de spectacle où l’on ne fait pas la queue aux portes des loges à la fin du spectacle, pour susurrer des fadaises.

C’est joué en Anglais par des comédiens de tous les pays du monde.  La langue est simple et traduite en sur-titrages.

La mise en scène de Peter Brook termine son parcours sur un sens de l’épure poussé à l’extrême.   Jusqu’où irait-il, s’il continuait son travail ?  Mais peut-être le continuera-t-il ?

Rien n’est dit encore sur son départ.    Peter Brook est un cheval fourbu, comme  son administratrice  Micheline Rozan, leur vie  à tous les deux  s’est accomplie dans un don de soi intégral au théâtre.   Ils ne peuvent pas s’arrêter net, comme ça, ils iront jusqu’au bout de leurs forces.

C’est donc aux BOUFFES DU NORD et ça s’appelle « ELEVEN AND TWELVE » Onze et douze quoi ?  Apôtres ?

 

CHARLOTTE GAINSBOURG, MY GOD !charlotte-gainsbourg-irm.png

Il faut écouter  le nouvel album de Charlotte Gainsbourg : IRM, avec une musique de  Beck, vieux complice de Serge GAINSBOURG. C’est génial.  La musique de BECK est comme un trampolino pour la voix fluette

de Charlotte,  petite voix acidulée qui rebondit sur la vague  des instruments, dans un rythme lancinant, provocant.

Son père lui a légué  un peu de sa créativité musicale.  Et  sur la vidéo, elle est si belle !

 





VANESSA ENCORE PLUS PARADIS

Notre ado éternelle, notre ravissante mascotte, disparue plus ou moins, nous revient de temps en temps, avec un film un peu raté, une tournée à guichets fermés, un disque...  Elle nous offre aujourd’hui  un cadeau d’adulte : une compilation de ses meilleurs disques, un vanessa-paradis.jpgraccourci de carrière impressionnant.

Oh, ce n’est pas qu’on meurt d’envie d’écouter à nouveau sa petite voix d’enfant  derrière ses dents du bonheur.   On sait qu’elle n’est plus une enfant. Mais ça nous replonge dans les années du bonheur.

Et puis  elle fait partie du patrimoine, cet album restera comme une trace de sa trajectoire de comète.

Sur le clip de « IL Y A », elle est d’une beauté à la Garbo, majestueuse, mystérieuse, on en oublie sa voix, qui semble appartenir à une autre.

Ah, c’était bien elle, la ROSE de ma pièce, la chanteuse mi-Lolita mi-femme fatale, si différente la nuit et le jour…

Johnny DEPP nous l’a enlevée, mais comme lui on l’adore aussi, on lui pardonne.

 

 

 

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MON BLOG NOUVELLE VAGUE

Publié le par Miss Comédie

  En pleine mutation, mon blog !   Souvenez-vous que mon vrai métier c’est d’abord d’écrire des pièces de théâtre, parfois des romans…

Alors ?  Ben alors, une de mes pièces est en train de bouger dans son tiroir, il est question de l’en sortir, du tiroir, et… peut-être… de la jouer, quelque part, dans quelque temps….  Mais on est très superstitieux dans le théâtre.

Je ne peux encore rien dire.  Si ça se fait, vous aurez des informations au jour le jour  et un blog passionnant à vous mettre sous la dent.

Si ça se fait pas et bien je continuerai à vous parler des pièces des autres, dans un blog non moins passionnant.

 

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JACQUES CHARRIER, LE SAUVAGE

Publié le par Miss Comédie

Un qui détestait les journalistes, c’était Jacques Charrier, ex-acteur (Les Tricheurs), ex-mari de Brigitte Bardot,  caractère asocial et farouchement réfractaire à toute publicité.

Au temps où j’étais comédienne à Paris il avait un temps occupé une chambre de mon appartement,  le temps de purger une dette de jeu.  Ses uniques revenus à l’époque, venaient du poker.

Un jour que j’étais chez moi j’entends un bruit de querelle venant de la rue. Je vais sur le balcon et je vois en bas un Jacques Charrier gesticulant, tapant du poing sur le dos d’un photographe replié sur son appareil photo tandis que trois  mecs essayaient de calmer  Charrier en l’invectivant, et qu’un quatrième se reculait pour fixer la scène  une fois pour toutes.

J’hésitai à descendre pour aller à sa rescousse, quand une voiture de flic qui passait pila net devant le groupe et voilà que la scène tourne au vinaigre.

Je vois un flic descendre de voiture et s’adresser à  Charrier hors de lui qui le prend de haut.  Le photographe trop content raconte son agression, les autres en rajoutent et voilà mon Charrier embarqué dans le panier à salade.

Lui n’a pas passé, comme Begbeider, trois jours en garde à vue, il est rentré le soir-même.    J’ai eu droit à un catalogue de noms d’oiseaux à l’égard  des photographes et de la police avant qu’il ne s’enferme dans sa chambre pour téléphoner à sa petite amie.

Cette scène s’est reproduite plusieurs fois, dans des décors différents, bars, sorties de cinéma, stations de taxis, car à l’époque il était encore de ceux que l’on reconnaîssait t dans la rue.

 

 

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BERTRAND TAVERNIER EN PLEIN XVIIIème

Publié le par Miss Comédie

 

 

Je lis que ce metteur en scène, dont les derniers films à caractère guerrier ne m’inspiraient guère, tourne  au château de Blois une histoire d’amour tirée d’un roman de Mme de LAFAYETTE, « LA PRINCESSE DE MONTPENSIER ».

Je suis toute excitée.  C’est une histoire  magnifique et cruelle, comme toujours au temps des rois et des princesses, et les extraits de l’interview de TAVERNIER laissent entendre qu’il va nous restituer allègrement les intrigues, les rivalités, les interdits et les passions de cette époque,  dans des décors et des costumes qui  nous replongent  d’emblée dans l’atmosphère.

J’adore les films historiques.  Le dernier en date, superbement réalisé et interprété, était RIDICULE, de Patrice LECONTE. 

TAVERNIER nous avait donné « QUE LA FÊTE COMMENCE », un classique lui aussi.  J’ai encore en mémoire « LOUIS, ENFANT ROI », de  Roger PLANCHON, une merveille.

Ce siècle  est un réservoir d’histoires vraies qui sont devenues des légendes.

TAVERNIER est en train de tourner les dernières scènes de « LA PRINCESSE DE MONTPENSIER », avec Mélanie THIERRY qui joue la princesse, Gaspard ULLIEL son amant le duc de Guise, Grégoire LEPRINCE-RINGUET son mari le prince de Montpensier.

Je n’y résisterai pas : dès sa sortie, je vous parlerai de ce film.

 

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CARLA BRUNI-SARKOZY ET JOHNNY HALLYDAY ONT DIT OUI

Publié le par Miss Comédie

CARLA BRUNI-SARKOZY, JOHNNY HALLYDAY ONT DIT OUI

Chacun de leur côté et à deux projets différents, avant même d’avoir signé un contrat.   Cela montre bien l’énorme domination des films makers sur leurs futurs instruments de travail.   Finalement c’est bien lui, le  Créateur, le vrai maître des étoiles.

 

WOODY  ALLEN  S’OFFRE LA PREMIÈRE DAME

 

On ne refuse pas un film de Woody ALLEN.  CARLA a donc dit oui, comme ça, toute enthousiasmée, comme une débutante, elle dit qu’elle sera peut-être nulle mais qu’elle ne peut pas louper une occasion pareille, ce sont ses mots et vraiment ça nous la rend infiniment sympathique.

Maintenant, souhaitons une chose :  que monsieur WOODY ALLEN, cyclothymique avéré, avide de publicité pré-production, ne s’avise pas de revoir sa copie avec le nom de Carla biffé, comme ça d’un coup.

Non, je pense qu’il n’oserait pas.  Mais je pense aussi qu’il peut très bien oser. Qu'a-t-il  à faire  de l’opinion des Français ou de celle du président des Français, ou de celle de la première dame qui fut chanteuse et mannequin  ? 

Mais enfin, et la déontologie ?   Voyons si ce monsieur mérite notre estime et notre admiration.

 

    

   TARENTINO  ECRIT POUR  JOHNNY

Encore une interrogation, sur la rumeur lancée  par Johnny lui-même, lui aussi galvanisé comme un gamin par l’offre venant de si haut, alors que ce mec-là  est au sommet, voyez le paradoxe ! 

Son interview dans Le Parisien dévoile une avalanche de projets au cinéma : TARENTINO écrirait un scénar pour lui mais il ne l’a pas encore lu.  Les frères COHEN ont des vues sur lui mais ils n’en ont parlé qu’ à son agent.  Il a un projet avec Olivier MARCHAL sur Le Gang des Lyonnais.  Il envisage une comédie de Francis VEBER avec Jean RENO. 

Quoi, tout ça ?

Evidemment, le projet TARENTINO devrait eclipser tous les autres.  Mais nous, on reste sur le souvenir de son plus beau rôle, dans L’HOMME DU TRAIN de Patrice LECONTE, où il était magnifique face à Jean ROCHEFORT…

 

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EUGÈNE IONESCO, TENNESSEE WILLIAMS, le rhinocéros et l'iguane...

Publié le par Miss Comédie

  Deux styles d’écriture aux antipodes l’un de l’autre.  Deux auteurs éternellement   nouvelle vague.

 

 IONESCO   INDÉLOGEABLE


Sa pièce LA CANTATRICE CHAUVE vient de s’achever au théâtre de l’Athénée dans la mise en scène de Jean-Luc LAGARCE reprise par François BERREUR.   Mais il est encore là, toujours là, depuis 1957 à la Huchette !

Et toujours dans la mise en scène de Nicolas BATAILLE, en alternance avec LA LECON.   Le théâtre fait le plein tous les soirs.  Il est petit, d’accord, mais quand même.

 

  PLEIN  DE CHOSES  DE TENNESSEE


Les pièces de Tennessee WILLIAMS ont connu des années de disgrâce. On les trouvait pesantes, démodées.  Tout-à-coup voici qu’elles surgissent à nouveau, les beaux esprits les ont réhabilitées.

On a vu l’an dernier BABY DOLL, on vient de voir LA NUIT DE L’IGUANE, en ce moment on peut voir « SOUDAIN L’ÉTÉ DERNIER » à la Tempête monté par René LOYON, et « LA MÉNAGERIE DE VERRE » au Théâtre de la Commune, monté par Jacques NICHET. 

En février, on nous annonce « UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR » mis en scène parWARLIKOVSY  avec Isabelle HUPPERT…

Si les grands metteurs en scène s’y mettent, c’est qu’il s’agit de gros gibier…

Espérons que le dépoussiérage ne ternira pas trop ce petit quelque chose de TENNESSEE…

 

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JEAN-LUC MOREAU DEVANT, PHILIPPE DECOUFLÉ DERRIÈRES

Publié le par Miss Comédie

LA PIECE QUI   MARCHE

 

C’est             L’ILLUSION CONJUGALE, d’Eric Assous, au théâtre de l’ŒUVRE.   Il faut dire qu’elle est jouée par trois comédiens délicieux qui nous parlent d’adultère pendant une heure  trente  avec une finesse extrême.

Je vais encore une fois chanter les louanges de mon copain Jean-Luc MOREAU qui joue et met en scène avec le même tempérament.

La pièce raconte les aveux réciproques d’un couple qui a décidé de tout se dire.  « Combien ? » demande-t-elle. « Douze ! » répond-il.   Et ça démarre.

Il est parfait, juste, drôle, émouvant sans forcer la note.  Du grand art.  Un grand pro, quoi.  On se régale.  Les dialogues d’Eric Assous sont incisifs, diaboliquement dosés dans la montée des soupçons.  Le mari et la femme se mesurent sans acrimonie, sans vulgarité, sans mesquinerie.

Isabelle GELINAS est à la hauteur de Jean-Luc MOREAU.  Elle est jolie sans jouer la vamp, elle est fine, mutine et impériale.

Et le troisième larron, rôle ingrat de tradition, est lui aussi exactement

comme on veut qu’il soit. C’est Yvan PAUL, un habitué des planches parisiennes.

C’est une soirée qui  vous laisse euphorique, soulagé de voir la faiblesse humaine si joliment dépeinte qu’on a envie d’être faible, très faible.

Allez-y,  et je vous conseille la soirée du 31 décembre vous pourrez faire le bilan de l’année : un « état des lieux », comme dit le mari en lever de rideau, si vous acceptez de jouer au jeu de la vérité.

 

AU CRAZY  HORSE,  UNE ARMÉE NOMMÉE DÉSIR

 

Douze beautés d’égale hauteur, d’égale minceur, d’égal recto, d’égal verso.   Dans la revue de l’après-Bernardin, elles nous cueillaient (je dis bien nous, oui, nous les filles) par la grâce de leurs gestes lascifs, la lenteur de leur effeuillage, l’humour de la chorégraphie, le suspense du plateau noir entre les numéros, l’attente, le  solo ravageur, la précision des gestes, le minimalisme (si l’on peut dire…) de la mise en scène. Et l’impeccable rigueur de leur perruque noire coupée au carré.

Ici, c’est trépidant, ça s’enchaîne sans temps mort, les interludes sont occupés par des vidéos psychédéliques, les filles sont survoltées avec leur chevelure blonde qu’elles balancent de haut en bas,  leurs jambes qu’elles lancent avec violence et beaucoup de souplesse  dans le vide, tout ça est tout sauf érotique, enfin je trouve.  Dans l’ensemble PHILIPPE DECOUFLÉ met un peu trop leur derrière en avant, si je puis dire. Douze derrières en ligne ç’est un peu gâcher la marchandise.  On n’est pas vraiment sur le cul car y en a trop à regarder e, même temps.  A posteriori, on se souvient du deuxième à gauche, plus culotté que les autres, enfin plus coquin, c’est tout.

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ALBERT CAMUS, GÉRARD PHILIPE, âmes du théâtre

Publié le par Miss Comédie

 

ALBERT CAMUS, « C’EST  TROP JEUNE … »

Ce sont les mots qu’a prononcé la mère d’Albert CAMUS à l’annonce de sa mort.

Le livre qui vient de sortir, « Les Derniers Jours d’Albert Camus », de José LENZINI, donne beaucoup d’importance à sa relation avec sa mère.  Relation frustrée en permanence, puisqu’elle était sourde et aphone.

Mais que peut-on trouver de neuf à dire aujourd’hui sur cette mort brutale  ? Tout à été dit.  Et même, oui, que Camus rêvait d’être acteur, qu’il avait donné son accord pour être le partenaire de Jeanne MOREAU dans MODERATO CANTABILE de Marguerite DURAS, et que finalement Jean-Paul BELMONDO eut le rôle.

 

José LENZINI nous déniche quelques anecdotes dont on ne sait même pas si elles sont véridiques,   et pour meubler les 123 pages qui racontent le dernier voyage, nous donne un compte-rendu imaginaire et romancé des gestes, des  pensées, des souvenirs de Camus tout au long des heures qui ont précédé l’issue fatale.  Il insiste sur son mal de vivre. Il en fait une victime. Et dans ces pensées, pas un mot sur sa vie amoureuse. C’est mal le connaître…

 

Quand on a lu la biographie monumentale de Olivier TODD, argumentée, pavée de témoignages réels et d’extraits des notes de Camus, on se dit « ouais ».

Voilà un livre inutile publié par Actes Sud.

Plus intéressant est « LE DICTIONNAIRE ALBERT CCAMUS » où l’on retrouve l’homme à travers ses mots.  Chez Robert Laffont.

 

GERARD PHILIPE, LETTRES D’AMOUR

25 novembre 1959, il quittait ce monde. Comme un cadeau, parait en livrairie cette 

« CORRESPONDANC E » publiée par son ami Georges PERROS.

Il était discret,  cet ami-là, qui a correspondu  avec Gérard et Anne PHILIPE entre 1946 et 1978.

Jérôme GARCIN, qui a épousé Anne-Marie Philipe, la fille de Gérard, a préfacé avec recueillement  ce livre-souvenir.

Ces lettres contiennent toute l’émotion du monde,  il nous semble entendre  la voix de Gérard,  on imagine  les heures joyeuses de sa jeunesse au soleil, et on va comme ça jusqu’au bout de cette courte vie… jusqu’à la dernière lettre de l’ami, qui est comme un cri d’amour.

On se dit que Gérard PHILIPE était vraiment un extra-terrestre.   La photo  signée Lipnitzky  est hallucinante :  cette allure de chat sauvage, cette coiffure de punk, et ces yeux qui demandent pourquoi.  C’était en 1947, il avait encore  12 ans à vivre.  Cette semaine nous fêterons l’anniversaire de sa mort, en pleine gloire, après le tournage de LA FIEVRE MONTE A EL PAO de Luis BUNUEL.  Un mauvais film.

 

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SOPHIE MARCEAU ET NATHALIE BAYE N'ONT PAS FROID AUX YEUX !

Publié le par Miss Comédie

SOPHIE MARCEAU  PREND DES RISQUES...

 

Elle est sur les écrans dans le premier long-métrage d’ Alain MONNE, « L’HOMME DE CHEVET ».

 

Elle partage l’affiche avec l’amour de sa vie, Christophe LAMBERT`

Tout ça c’est très bien, mais vous connaissez le pitch du film ?  C’est une belle

tétraplégique clouée sur son lit de douleur et qui se tape une histoire d’amour avec un alcoolo détraqué.   La tétraplégique c’est elle, l’alcoolo c’est Christophe LAMBERT.  Dans la vie ils sont amants, mais qu’importe ?  Le sujet est du genre à tenter Almodovar ou David Lyonch, alors le  risque est de taille : que cette  histoire ne soit pas crédible, et que le film soit un navet.

En attendant de le voir, on est subjugué par la beauté des photos de Dominique ISSERMAN dans Madame FIGARO  qui les a pris en duo d’amour au  Raphaël et Grand Véfour, elle est totalement divine et lui craquant comme pas deux.  Ils disent des choses très belles dans leur interview, c’est déjà un film dans le film, une belle histoire d’amour. Si le film marche, ce sera le plus beau cadeau de leur vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NATHALIE BAYE    BRÜLE LES PLANCHES

 

Avant de ccéder la place à Sami FREY, elle occupe la scène du théâtre de l’Ateloier avec une pièce de Jon FOSSE, intitulée à bon escient « L’HIVER ».

Dans ce contexte de froidure extrême, elle se balade à l’aise aussi bien dans son accoutrement de mendigotte, ébouriffée, gros godillots, que dans sa tenue de séductrice, jupe de cuir rougte dévoilant ses jambes sublimes.

Quelle âge a-t-ellle ?  On ne veut pas savoir, tant elle est « encore » belle.

Côté performance, elle assure.  Elle sait prendre des risques, elle aussi.

Jusqu’à présent ça lui a toujours réussi. 

(Je pense  à la scène d’anthologie  dans quoi déjà ? où elle danse seule et avec désespoir sur une musique de rock, après avoir constaté que Jean-Pierre Bacri son mari la trompaie avec Isabelle Carré. Elle y était follement bonne.)

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NATHALIE RHEIMS ET PIERRE BERGÉ : SOUVENIRS À VENDRE

Publié le par Miss Comédie

NATHALIE REIMS : SOUVENIRS D’AMOUR AVEC  CLAUDE BERRI

L’écrivaine à la chevelure de lionne,   (qu’elle vient de couper, paraît-il), belle spécialiste du dialogue avec les morts, nous raconte son Claude Berri.

Elle nous a parlé de Charles Denner, et puis de son frère disparu, après avoir écrit sa douleur d’avoir perdu son père, Maurice RHEIMS, grand amateur d’objets rares à qui il prêtait une âme.

Aujourd’hui elle revient sur sa vie avec Claude BERRI, décédé en janvier dernier, avec qui elle a vécu dix ans de bonheur et pour qui elle a quitté l’éditeur Leo Scheer, son époux depuis quinze ans…

L’histoire de leur rencontre  ferait un beau sujet de film… Son livre qui s’intitule « Claude », tout simplement, est édité aux Editions… Léo Scheer.

 



 

CLAUDE BERRI NOUS LÈGUE UN TRÉSOR     

C’est le film qu’il avait commencé à tourner juste avant sa mort et qui sort cette semaine.  « TRESOR » a été conduit jusqu’à son terme par François DUPEYRON, avec l’aide fervente des deux fils de Claude, Thomas LANGMANN et Darius.  Alain CHABAT y joue le rôle principal après le désistement d’Yvan ATTAL immobilisé par une chûte alors qu’il tournait RAPT.  Mathilde SEIGNER est sa partenaire dans cette comédie désopilante dont le héros est un chien un peu trop envahissant. 

 

 

YVES SAINT-LAURENT  JOUE JE TE QUITTE ET TU DOUBLES,

AU THÉÂTRE MARIGNY

YSL,  c’est un sujet de roman à lui tout seul, qu’auraient pu écrire Marcel Proust, Oscar Wilde ou  Paul Morand, un poète de la mode, un créateur de beauté.

 Pierre BERGÉ finit d’écouler les vestiges d’une vie à deux, cette fois ce sont les objets que l’on dit « intimes », c’est quoi, les objets intimes ?  Pour les vendre, il faut qu’ils aient été choisis avec un certain goût du luxe : miroirs biseautés, brosses à cheveux en écaille, flacons de toilette en cristal, chausse-pieds en ivoire, et des cintres en cèdre du Liban, et des ménagères en argent massif, et quoi encore ?

Bien sûr, il va doubler le prix.   La valeur ajoutée, c’est le NOM de la main illustre qui s’est servi de ces objets et les a partagés avec un homme d’affaires impénétrable. (en apparence !)

Après la « vente du siècle » au Grand Palais, qui avait vu s’enoler les prix de leur collection de tableaux, les objets intimes se disperseront au Théâtre Marigny, cela convient mieux à une collection plus prosaïque…

Et c’est quand ?  Du 17 au 20 novembre, pour tous ceux à qui il manque une pelle à tarte gravée  ou un vase XXL en porcelaine chinoise.

 


 

 

 

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LES PARADIS DE BARYSHNIKOV ET DE RADU MIHALEANU

Publié le par Miss Comédie

BARYSHNIKOV MÈNE LA DANSE À LYON

 

Après Rudolf NOUREIEV, c’est le plus grand.  Immense star aux Etats-Unis, il a dansé sur toutes les scènes du monde, les plus grands ballets, les plus belles chorégraphies.   A 61 ans il continue à danser, mais différemment.  Il ne s’envole plus dans des sauts hallucinants, il a pris un rythme plus mesuré, plus moderne, il n’est plus en collant chair mais en pantalon et tee-shirt, mais son corps reste toujours aussi « musical ».

MISCHA est père et même grand-père, le paradis ça conserve !

 Lyon a le grand privilège de l’accueillir pour trois soirs seulement à l’Opéra de Lyon, du 10 au 13 novembre..

Il va danser une série de pièces créées pour lui par des amis chorégraphes russes ou américains, parfois en duo, parfois seul, des chorégraphies très

nouvelles dans un esprit contemporain où se mêlent effets sonores et vidéos.

 

RADU  MIHAILEANU DONNE  SON CONCERT DANS LES  SALLES

Lui, dont les parents furent persécutés par le régime Ceaucescu, pour qui

la place Rouge était le symbole de la dictature et de la terreur, a pu tourner

une scène de son film LE CONCERT sur cette place, réquisitionnée par la production rien que pour lui !

Une belle revanche de la vie comme il y en a quelque fois.

Le film raconte l’histoire d’un grand chef d’orchestre déchu, licencié par

Brejnev pour avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs.

C’est une comédie qui mèle le burlesque à l’émotion et où Mélanie LAURENT

s’est faufilée, pas folle la guêpe, elle fait les bons choix.

 

VANESSA PARADIS BELLE DE PUB

On ne peut pas parler de paradis sans penser à elle, LA Paradis, la délicieuse Fille sur le Pont.

Elle va être l’égérie de CHANEL pour son nouveau rouge à lèvres, après avoir été celle de son parfum Coco… Chouette, on va revoir le bout de son nez, maintenant qu’elle nous préfère les Américains…

 

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DEUX STARS D'ENFER

Publié le par Miss Comédie

ROMY SCHNEIDER,  la douloureuse

 

Elle revit dans un documentaire sur le film  inachevé de Georges CLOUZOT, « L’ENFER ».  C’est drôle, ce titre nous dit quelque chose : n’a-t-on jamais vu ce film ?   Non, on a vu « L’ENFER » de CHABROL, avec Emmanuelle BEART.

Là, il s’agit de faire revivre une actrice mythique, Romy Schneider.

C’est fou ce qu’on a en réserve, de personnages mythiques qui refont surface au gré de nos envies. .

Ces mythes qui ont vécu ont gardé le don de nous mettre la larme à l’œil.

C’est comme pour des êtres chers : pourquoi ne sont-ils plus là ?

ROMY reste comme une figure de martyre, torturée par la vie, achevée par la presse à scandale.

« L’ENER », commencé en 1964, s’est interrompu avec la mort brutale de CLOUZOT.  La pellicule tournée contenait déjà des trésors.  Le scénario était intact.  On en a fait un documentaire  qui mêle le passé au présent.

Certaines scènes qui n’ont pas été filmées sont lues par Bérénice BEJO et Jacques GAMBLIN. Il y a des interviews de ROMY et les quelques scènes qu’elle a tournées, troublantes.

Un belle couronne à poser sur sa tombe.

 

SAMI  FREY,  le doux ténébreux

 

Lui au moins, est vivant ! C’est un acteur d’enfer. Il faut le regarder, l’écouter, le vénérer, c’est l’un des derniers mythes.

Sa beauté s’évanouit.  Il a vieilli. Ce n’est plus le  Ely, de  « Se Trouver », aux côtés de sa Delphine si belle en Donata Genzi.  Ca ne peut plus être, c’était en 1967 et le temps passe.   Elle a disparu… il est resté, pour notre bonheur.

Il est encore une fois seul en scène  avec un texte de Samuel BECKET peu connu « PREMIER AMOUR ».  Je pense que BECKET a volontairement piqué ce titre à TOURGUENIEV pour en donner sa version à lui.   Chez BECKET toute tentative de sentimentalité est vite détournée.

Sami FREY n’est que douceur.  Les mots qu’il va dire seront ses mots, n’en déplaise à l’auteur.  S’il a choisi ce texte, c’est bien qu’il y a trouvé  quelques « mots bleus »…

C’est au Théâtre de l’ATELIER, théâtre intime qui lui va si bien.

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LE GONCOURT SINON RIEN

Publié le par Miss Comédie

 

Les Frères Goncourt étaient des personnages peu sympathiques.  Des monuments de misogynie, de suffisance et de pessimisme. Et voilà qu’ils sont devenus les fanions de la grande littérature.  Cette année, ils grincent des dents dans leur tombe car c’est une femme qui l’a eu.

 

MARIE N’DIAYE A  FAIT APPEL A « TROIS FEMMES PUISSANTES » 

ET CA A MARCHÉ !

Petit rappel des lauréats qui l’ont précédée :

2008 :  Atiq Rahimi, « Syngué sabour. Pierre de patience (Pol)

 

2007 : Gilles Leroy « Alabama Song » (Mercure de F.)

2006 : Jonathan Littell  « Les Bienveillants » Gallimard)

2005 : François Weyergans « Trois jours chez ma mère » (Grasset)

2004 : Laurent Gaudé « Le Soleil des Scorta »  (Actes Sud)

2003 : Jacques-Pierre Amette  « La Maîtresse de Brecht  (Albin Michel)

2002 : Pascal Quignard  « Les ombres errantes »  (Grasset)

2001 : Jean-Christophe Rufin  « Rouge Brésil »  (Gallimard)

2000 :  Jean-Jacques Schuhl  « Ingrid Caven »  (Gallimard)

 

Faites le compte : combien en avez-vous lu ? 

 

 

MARISA BERENSON  JOUE  AVEC SES SOUVENIRS

 

Son livre s’appelle « Moments Intimes » et je suppose qu’elle a dû trier !

Elle en parlait simplement  avec Olivier BELLAMY sur radio Classique.

Sa voix sublime parlant un Français impeccable racontait quelques  rencontres, quelques anecdotes de ses films.  C’est une femme qui a connu et fréquenté les plus grands de ce monde, aussi bien outre-Atlantique qu’en Europe.  Elle a malheusement soixante deux ans.  On pourrait dire que pour elle, c’est fini.  Mais non.  Elle est toujours belle, une beauté qui nous dépasse, nous les petites nanas « super-sexys », « super-mignonnes »,   elle a quelque chose de plus.

Son livre ? Et ben je l’ai pas lu mais ce qui m’intéresse, c’est pas son style, c’est elle.  Quitte à lire des romans sans style, autant lire le sien, car sa vie est un roman qu’on n’invente pas.

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ILS CAUSENT PAS, ILS TIRENT

Publié le par Miss Comédie

POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS : ON COURT !

 Là-dedans vous avez de quoi faire fantasmer une salle entière de nanas, même très bien accompagnées.  Les gros plans sur les visages burinés, chapeaux rabaissé sur les  regards qui tuent.  Et Clint Eastwood, la trentaine,  faisant tournoyer mollement son colt dans sa main en souriant, est à  tomber.

En face il a LEE VAN CLEEF, pas mal non plus : masque impassible,  regard mongol, froidement déterminé à tuer dans la plus parfaite légalité.

Et les bandits, dont GIAN MARIA VOLONTE était le chef torride,  rivalisaient de sensualité brutale, comme on aime.

 La msique irrésistible d’Ennio MORRICONE.

Et la petite musique de la montre vous vous en souvenez ?

Ces tontons)là ils font pas rire, mais on aimerait bien les avoir dans la famille. 

 Ils ont un mépris total de la caméra.  Ils font ce qu’ils ont à faire, point.

Et bien sûr, qu’ils n’ont pas du tout le mépris de la caméra.  Bien sûr qu’ils ont appris leur dialogue.  Bien sûr qu’ils jouent.   C’est ça qui est bluffant.

Ce film passait à la FONDATION  Lumière à Lyon,  c’est un festival Sergio Leone qui dure deux semaines.  Courez-y !

 

BRUCE WILLIS  CONTRE SON  CLONE

 

Bruce WILLIS en flic humain   est chauve, il a pris un drôle de coup de vieux.  Son clone est jeune, beau visage dur à la chevelure blonde.   A choisir, je prend le vieux flic humain.  Ila encore dans le regard cette lueur qui fait craquer les minettes.

Bruce WILLIS adore  tourner des films d’anticipation.  Voir LE CINQUIEME ÉLÉMENT,  SIXIEME SENS, INCASSABLE etc.  Là, le film CLONE, de  Jonathan Mostow  nous plonge dans un monde cybernétique qui arrive à grands pas, où chaque être humain possède son clone et lui fait faire ses corvées. Un tueur se met à assassiner des êtres humains et un flic est mis sur le coup.  Seulement, les flingues ne tuent pas les clones et il est bien perplexe.

La bande annonce ne montre que des explosions, des émeutes, des cris  dans des ville-fantômes.  Et pas assez Bruce WILLIS, son flingue à la main.

 

 

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JACKSON/KUBRICK SUPER PROS

Publié le par Miss Comédie

THIS IS IT :   ON S’INCLINE

La première chose qui frappe, c’est l’énergie qui se dégage de l’Etre qu’on disait exsangue,  exténué, drogué, fini.

Quoi ?  Il a donc répété son concert à ce rythme-là ?  Avec cette frénésie, mais aussi cette minutie, cette rigueur, ce perfectionnisme ?

Tout est montré, les arrêts, les reprises, les chorégraphies, les solos endiablés, tout ça intercalé de commentaires de ses danseurs, pénétrés d’émotion et d’amour pour Lui.

Il donne une leçon de professionnalisme.  Le show allait être hallucinant.

De nouvelles chansons, mais aussi ses succès, Thriller, Billie Jean, revues dans des mises en scène ébouriffantes et une orchestration démultipliée.

J’ai écouté ce matin le CD de THRILLER qui date des années 80, ça paraît tout sage, tout calme à côté de ce que j’ai vu hier soir.

La salle était comble, le public muet, et les gens ont applaudi à la fin. Ca n’arrive pas souvent, surtout à Lyon.

 

STANLEY KUBRICK’S NAPOLEON : THE GREATEST MOVIE

NEVER MADE

« Le plus grand film jamais fait » et qui ne s’est jamais fait, ce sont les subtilités de certaines tournutres de phrase, aussi bien en Anglais qu’en Français…

Bref, on ne le savait pas, mais KUBRICK préparait un MEGA NAPOLEON en 1969  et il avait réuni pour ça un matériel impressionnant, à sa mesure !

17000 images d’époque, photos, documents historiques, témoignages, qui ont été retrouvés chez lui.

C’est lui qui disait que ce film serait le plus grand film historique jamais réalisé.  C’était un mégalo pur cachemire.  IL chiadait son truc à mort. Chaque personnage avait sa fiche où sa vie était consignée depuis sa naissance jusqu’à sa mort.  NAPOLEON devait être interprété par  David HEMMINGS.  Le scénario comptait 186 pages et les premières images montraient Napoléon à 4 ans en Corse, son ours en peluche dans les bras. Le même ourson était filmé dans la dernière image, dans les bras de Laetizia.

Finalement, comme toujours, c’est le fric qui a manqué. La MGM a renoncé et le projet a capoté.  Alors, KUBRICK a fait ORANGE MECANIQUE.

De toute façon, tout ce qu’il faisait était un méga-succès.

Les 88 boîtes contenant ce matériel colossal sont réunies dans un coffret somptueux sous le titre : « Kubrick’s Napoleon,  the greatest movie never  made » aux Editions Taschen.   Pour un méga-prix :  500 euros.

Réservé aux cinéphile, I presume.

 



 

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A VOUS DE CHOISIR !

Publié le par Miss Comédie

DEUX  CONTRE UN

 

Bien sûr, le premier n’est pas vraiment du cinéma. Mais c’est un vrai poids loud. Au niveau des entrées, il va cartonner.  D’ailleurs, les deux autres font pâle figure à côté de ce documentaire-bombe atomique…

 

THIS IS IT :  LE DERNIER CONCERT.

Ca pourrait vouloir dire « C’est ça. » ou bien : « Et voilà. » ou encore, « C’est Lui » puisqu’il n’est plus qu’une entité sans nom.

Le titre est bon, très bien choisi.  KENNY  ORTEGA, le réalisateur, qui fut l’ami et le concepteur de ce spectacle, n’en était pas à son premier coup de maître. C’est avec lui que Michaël a mis  au point les chorégraphies de ses concerts « HISTORY » et « DANGEROUS ».

 En disparaissant, il lui a laissé de quoi se faire des couilles en or, comme on dit, mais on ne pouvait pas laisser ces images dans un coffre, n’est-ce pas ?  Les profits iront à la famille pour éponger les dettes, et à différentes associations de bienfaisance. (Enfin, c’est ce qui est dit dans le prologue.)

Après avoir rempli les salles du monde entier, le DVD  restera comme une relique de l’âge d’or de l’humanité.

 




MIC-MAC A TIRE LARIGOTJe parie que vous ne savez pas d’où vient l’expression.  Elle remonte au XVème siècle, oui oui, et  elle était associée à la boisson, puisque le larigot était une petite fiole  de petite contenance dont il fallait tirer souvent le vin. Seuls de vieux Parisiens l’emploient encore, que je sache.

Je vous parlerai du film car j’irai le voir mais sachez d’ores et déjà que Jean-Pierre JEUNET, qui ne fait pas l’unanimité, se prend quelques critiques

comme « la dictature de l’esthétique », dixit la journaliste du Figaro Madame, une manie qui sacrifie le récit aux effets de mise en scène.  C’est aussi l’avis e la critique de ELLE, qui termine « tout ça pour ça … »

 

   CINEMAN

Le film est dédié à Lucy Gordon, la jeune actrice anglaise qui s’est suicidée au printemps dernier, je vous en avais parlé. Jolie comme un coeur, elle incarne tour à tour toutes les héroïnes qui jalonnent ce film-calendrier. Yann MOIX  caracole au-devant du succès comme Luky Luke  face aux Dalton.   Pour aimer ce film il faut aimer le cinéma, il n’y a que ça là-dedans.  Frank DUBOSC fait un numéro d’imitation très réussi au fil de tous les films qui défilent, des chefs-d’œuvre aux nanars. C’est paraît-il réjouissant, l’accueil est plus favorable que pour MIC MAC.

 

 

 

 

 

 

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LE FESTIVAL LUMIERE A LYON

Publié le par Miss Comédie

 

Pleins feux sur Clint EASTWOOD !

Ca paraît ridiculement cocardier de dire ça, mais pendant une semaine, LYON a bien été le point de mire de la profession avec la création du FESTIVAL LUMIERE.

Une idée lumineuse de Thierry FREMAUX et Bertrand TAVERNIER pour célébrer le berceau du 7ème art.

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Clint EASTWOOD en est le premier lauréat.  Il a reçu sont prix pour l’ensemble de sa carrière,  samedi dernier, dans l’immense salle du Palais des Congrès pleine à craquer.

Son beau visage auréolé de LUMIERE, il a remercié d’abord les Frères LUMIERE qui ont donné leur nom à notre ville – un nom prédestiné ! -  les bienfaiteurs du show-business, et le public qui l’a ovationné, debout.

Toute la semaine tout ce beau monde s’est baladé dans les rues entre les projections qui avaient lieu aux quatre coins de la ville, et se retrouvait le soir dans les LUMIERES tamisées du PASSAGE, le restaurant des artistes où ils découvraient le show du chef et la cave du boss  Vincent Carteron.

Pas étonnant que ça lui ait donné envie de rester, à Clint EASWOOD !

Il va tourner à LYON son prochain film qui raconte l’histoire d’une famille française touchée par le tsunami. (Ses films ont toujours un côté sombre alors que ses yeux bleus sont pleins de LUMIERE !)

 

Un film que tous les Lyonnais iront voir de préférence dans la belle salle des Frères LUMIERE, dont chaque fauteuil porte le nom d’une star du showbiz.

Sur son  écran surdimensionné et dans un confort absolu, on assiste  généralement  aux festivals projetant les grands classiques du cinéma international, d’hier et d’aujourd’hui.

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MON DUO D'AMOUR

Publié le par Miss Comédie

Lorànt Deutsch me botte

Pourquoi au juste ?  Impossible à dire, il a quelque chose de fragile et d’angélique, il n’est pas spécialement beau mais son visage est émouvant, et quand il joue on sent que ses ressources profondes sont immenses.

Si on lui demande quel est son premier geste en se réveillant le matin, il répond « regarder si ma femme est bien là. »  Trop mignon !

Lorànt DEUTSCH est passionné d’histoire et a même écrit un livre sur l’histoire de Paris dont il dit qu’il est très loin des vrais livres d’histoire : METRONOME.


   J’ai donc vu LE ROMAN D’UN TRADER où il joue le trader.    J’ai apprécié que l’auteur Jean-Louis Bauer ne se fasse pas un biopic de Jérôme Kerviel, mais qu’il intente sa propre histoire autour de ce fait divers.

Bien sûr Lorànt DEUTSCH est épatant de légèreté et de malice mais c’est tout ce que son rôle lui demande… Bernard-Pierre DONNADIEU, qui joue le DG de la Banque, en rajoute dans la gueulante et il est parfois grotesque.  Christiane COHENDY aussi. Mais c’est la faute à l’auteur,qui lui a écrit une scène de délire canin à mon avis hors de propos, qui n’apporte rien ni au personnage ni à l’action.  Ensuite, elle est très bien. 

On se demandait comment Daniel BENOIN,  le metteur en scène, allait se dépatouiller dans cet univers de bureaux de banque et d’ordinateurs ?

C’est dans un décor très ingénieux fait de projections et de videos que les personnages évoluent dans une ambiance très austère.   Tout cela manque un peu de poésie.  Le sujet était-il vraiment adapté à une scène de théâtre ? On se pose la question le lendemain, avec le recul.  Mais sur le moment on est pris par l’énergie qui se dégage du spectacle.  Les scènes s’enchaînent sur un tempo d’enfer, la tension monte très habilement vers un dénouement plus tragique, on l’espère, que celui qui attend  les protagonistes du fait divers !   C’est au moins un élément d’irrationnel qui donne au récit son  seul côté théâtral.

 

 

       Michel JONASZ  me fascine

Il est à l’affiche du Petit Montparnasse avec un spectacle comme une petite comédie musicale, où il parle, chante et  joue un ABRAHAM à pleurer.

Vous voyez Michel JONASZ ?  Cette dégaine touchante d’homme sans défense, ces yeux où il y a des abîmes.  Et sa voix, vous entendez sa voix ?

Elle vibre de toutes les douleurs du monde.

Sur scène il est seul dans son petit  costume, il ne fait rien, que parler de son grand-père ABRAHAM, et de temps en temps il chante.Le  critique du Figaro ne sait plus trouver les mots pour décrire cette émotion. 

 

 

 

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MES FRENCH CANCANS

Publié le par Miss Comédie

     CANCANS DU  FIGARO MAGAZINE

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Giscard en danger

C’est tellement énorme d’avoir écrit ce livre qu’on le croit pas, c’est pas lui qui l’a écrit, qui peut l’avoir écrit sous son pseudo ?

C’est pourtant bien lui mais il ne va pas s’en glorifier longtemps, c’est hyper mal écrit, on dirait du Barbara Cartland en pire.  Le Figaro cite des extraits, c’est alarmant.

Eric Neuhoff dit qu’après avoir échappé à un attentat lors de son mandat, il n’est pas sûr qu’il sorte indemne de ce roman.

 

Sarko pâlot

j’ai eu un choc en voyant la photo pleine page de Sarkozy. Comment a-t-il pu prendre ce coup de vieux ?  En moins d’un an, il a pris des rides, des cheveux blancs et un air de bête traquée qui le fait presque ressembler à Miles Davis sur la photo P.89 du même magazine …

.Evidemment, il a quand même de sacrés dossiers sur le dos, absolument impossibles à résoudre. Comment renflouer le gouffre abyssal de la Sécu ?

En mécontentant tout le monde.  C’est pas rajeunissant.

 

     CANCANS DE L’EXPRESS

 

Des femmes qui comptent !

Ce qui me frappe dans ces portraits c’est qu’elles sont toutes belles.  A croire que la réussite fait effet de maquillage, surtout quand on s’appelle Aerin LAUDER, vice-présidente du groupe Estée Lauder, ou Lyse COSTA, directrice du marketing de MARIONNAUD.

 Qu’en est-il des présidentes de groupes industriels ou bancaires ?

 

Nouvelles Bardot ?  Oui, de dos  !

Ils disent qu’elle inspire à nouveau la mode et le cinéma.  Et pour preuve ils montrent Laetitia CASTA ( ?) Claudia SCHIFFER (mais c’est une has been !)  Ludivine SAGNER ( ?) bref, il faut vraiment ramer pour trouver un semblant de ressemblance.

 

     CANCANS DU NOUVEL OBS

 

Le top des films

Derrière LE PETIT NICOLAS, qui mène avec 998758 entrées, il y a quoi ?  FAME, L’AFFAIRE FAREWELL, LE SYNDROME DU TITANIC, DISTRICT 9…. ça vous dit quelque chose ?  Moi pas.

Après le déferlement de critiques pâmées, LE RUBAN BLANC va sûrement attirer les amateurs de films à thèse.

 

Le top des livres

Je vous parlais ces derniers jours du livre de Bruno de CESSOLE, « LE MOINS AIMÉ, qui raconte la vie du fils de la marquise de Sévigné.  Et bien il reste en lice avec deux autres romans pour le PRIX DE L’ACADÉMIE FRANçAISE.

OLÉ !

 

Et GARCiN, qu’est-ce qu’il aime ?

Le très redouté et respecté animateur du MASQUE ET LA PLUME  souligne la présence écrasante des femmes dans cette rentrée littéraire (une avalanche d’egos en librairie).

Il insiste sur le fait que ces écrits sont des « récits » et non des « romans » :  les uns sont des incursions dans sa vie personnelle, les autres sont des œuvres d’imagination.

Il a donc aimé le récit  de Gwenaelle AUBRY, celui de Anne WIAMESKY, celui de Lydie SALVAYRE.   Femmes, je vous aime !

Il dit que sur les 569 livres parus cet automne, il na pu en lire « vraiment » que 20.  C’est pourquoi, je pense, il n’a pas lu le mien. Je me console en pensant qu’il y en a 549 qui soupirent comme moi après sa critique…

 

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LITTÉRATURE EN QUESTIONS

Publié le par Miss Comédie

   LESQUELS ALLONS-NOUS  LIRE ?

 Les huit titres de la sélection du prix Goncourt du 6 octobre sont :

Sorj  Chalandon,  La Légende de  nos pères  (Grasset)

Jean-Michel Guenassia,  Le club des incorrigibles optimistes (Albin Michel)

Justine Levy ,  Mauvaise fille  (Stock)

Laurent Mauvignier,  Des Hommes  (Minuit)

Marie Ndiaye,  Trois femmes puissantes (Gallimard)

Véronique Ovaldé, Ce que je sais de Vera Candida  (L’Olivier)

Jean-Philippe Toussaint,  La vérité sur Marie (Minuit)

Delphine de Vigann,  Les heures souterraines (Lattès)

 

 LEQUEL VONT-ILS ÉLIRE  ?

Parmi les 659 romans français et étrangers parus à l’automne, et qui parlent surtout d’histoire et d’egos, comment la sélection a-t-elle pu se faire ?

Combien de lecteurs patentés ont dû faire le devoir d’élimination ?

Quand on découvre Justine LEVY parmi les candidats au GONCOURT, ceux

qui sont  tentés de faire la fine bouche doivent se rendre à l’évidence : ELLE VEND !  Première au classement du Nouvel Obs, devant Jean-Christophe GRANGE qui lui, est un habitué des hauts débits, et Dan Brown comme quoi les foules aiment les livres qui ont du mystère.

 

Par contre, le palmarès de LIRE est très différent : en première ligne vous trouvez Amélie NOTHOMB, ce qui paraît plus vraisemblable, puis Frédéric BEIGBEDER (je vous l’avais dit !)  puis Anne WIAZEMSKI, chose normale aussi, à mon avis.

 

Si vous prenez le palmarès de LIVRE HEBDO, nouvelle donne  : un inconnuu tient la tête, Harian Coben avec « Mauvaise Base », puis vient  « Le miroir de Cassandre » de Bernard Werber, puis  « Ce que le jour doit à la nuit » de Yasmina Khadra. Vous remarquez que pas un seul auteur ne figure dans les autres palmarès, ils ont chacun leurs auteurs.

C’est quand même bizarre.  Comment établir une échelle des valeurs ?

 

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AVATARS DE STARS

Publié le par Miss Comédie

 

UNE AUTRE MURIEL ROBIN

 

Sur la photo, on ne la reconnaît pas !  Ravissante, radieuse, plus du tout bouffie ni boudin.

Tout ça à cause d’un rôle.  Elle va jouer LES DIABLOGUES de Roland DUBILLARD à Marigny, s’il vous plait, et elle se débarrasse de sa  peau de comique comme d’un vieux jean.  Elle ne veut plus être  une « fantaisiste », elle veut jouer la comédie.

Elle a de la chance,  les gens de théâtre ont répondu à son appel.  Jean-Michel Ribes va la diriger dans Les DIABLOGUES, après l’avoir fait tourner dans son film « Musée Haut, Musée Bas ».  Et  Josée DAYAN l’a engagée dans « Mourir d’Aimer », qui sera diffusé sur France 2 en Novembre.

Elle nait à 54 ans et il y en a beaucoup qui envient sa facilité de reconversion…

 

 

PRINCE RESPIRE, LE ROI EST MORT !

Enfin il peut revendiquer le titre et ses fans l’ont porté en triomphe l’autre soir

au Grand Palais.

Moi je suis pas fana de Prince, je croyais qu’il était aux oubliettes. Et bien non, c’est un drôle de hasard, Michaël Jackson lui a cédé la place.

 

       ET MILES DAVIS  BACK FROM PARADISE


On lui consacre une « installation » (c’est comme ça qu’on dit maintenant) à la Cité de la Musique.   Ce qui caractérise une installation, c’est la diversité des supports sur lesquels l’expo est articulée. 

Là, l’idée géniale est déjà d’accueillir les visiteurs avec la voix de Miles, cette voix éraillée de fumeur détruit, qui donne immédiatement la chair de poule.  Ensuite, on circule entre des photos, des vidéos, on entre dans des cabines où l’on peut entendre des extraits de ses musiques, on visionne des films, on découvre une évocation de Gainsbourg puisqu’on les a souvent comparés.

Tout ça vous laisse dans la tête un son inimitable qui s’incruste comme une plainte venue des ténèbres.   Mais aucune révélation sur le personnage qui garde son mystère.

 

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DES OH ! ET LES BAH ! SUR LES PLANCHES

Publié le par Miss Comédie

 

   

OH, L’IMMENSE ACTEUR

 

TERZIEFF    à l’ODEON Théâtre de l’Europe, un monument d’émotion.

Il joue Philoctète, le malheureux héros de Sophocle, la pièce est mise en scène par Christian SCHIARETTI,  c’est du costaud            .

Tant que TERZIEFF sera vivant, on aura encore une petite idée de ce qu’est le Théâtre, le vrai, celui qui vous emporte loin au-dessus de votre fauteuil, celui qui vous rend intelligent.

Mais évitez Terzieff si vous avez le bourdon, ce jour-là je vous conseille Bourdon à la Porte St-Martin, voir ci-dessous.

 

 

BAH,  C’EST TOUT ?

Quel dommage !  Voilà que LA CAGE AUX FOLLES ne tient pas ses promesses.  Voilà  qu’il y a une triste critique du Figaro que je serais tentée de croire, vu les arguments : les deux acteurs font leur show, la mise en scène complaisante en remet une louche, aucune finesse dans la nouvelle adaptation….

Il paraît que le public est ravi et qu’on rit beaucoup.  Mais oui ! C’est bien  sûr,   CLAVIER doit être grandiose, BOURDON doit être désopilant.  Mais ceux qui ont vu POIRET et SERRAULT  dans LA CAGE AUX FOLLES sont priés de rester chez eux.

 

Et Eric ASSOUS, IL FAIT DES SOUS  ?

L’intérêt des nouvelles pièces, c’est qu’on  s’attend pas à des miracles, donc on n’est pas déçu.  La pièce que joue et met en scène Jean-Luc MOREAU  au

théâtre de l’œuvre  ne doit  transporter personne, mais si elle marche, elle n’a pas besoin de moyen de transport.  Moi j’ai toujours envie de voir une pièce mise en scène par Jean-Luc MOREAU, parce que c’est toujours très drôle et pas vulgus.  A plus forte raison quand il joue dedans !  C’est un clown triste. Son talent comique est d’abord physique, le ton est en mode mineur, toujours un peu désolé… L’ILLUSION CONJUGALE, c’est pour lui que j’irai.

 

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LES UP AND DOWN DU CHAUD BUSINESS

Publié le par Miss Comédie

   SIX RAPPELS POUR LE MENTEUR !

Une soirée de bonheur au théâtre des Célestins.  Zéro faute pour le metteur en scène  Laurent PELLY.  Il a monté ça sans rien révolutionner, mais dans un esprit très actuel : les acteurs  très physiques, drôles, délurés, dans des costumes d’aujourd’hui.  La musique, superbe,  inspirée par Vivaldi  comme une respiration  discrète, sans tonitruer comme on aime trop souvent nous assourdir entre deux tableaux.

Le décor, Venise en demi-teinte, les canaux suggérés par des ondoiements de lumière sur les murs, les bâtisses pâles dont les murs cachent des manigances, la lumière immuablement en clair-obscur.

Les personnages s’appellent Lelio, Arlequin, Pantalon, Octave ou Béatrice comme dans le théâtre de Molière.

Ils sont tous parfaits, enthousiasmants.  Lelio, le menteur, est une sorte de godelureau qui ne doute de rien et qui sera pris à son propre pièce. Emouvant après avoir été irrésistible de drôlerie.  Il s’appelle Simon Abkarian, je ne le connaissais pas.  Alain PRALON,  s’est composé un personnage de père un peu  caricatural, un rire un peu trop fréquent et mécanique. 

Mais enfin dans ce spectacle, tout respire la fraîcheur, l’amour d’un texte jubilatoire, et pas d’esbrouffe inutile.  C’est simplement beau, la forme s’efface derrière le fond.

 

C’EST QUI LAURENT PELLY ?

C’est pas un bleu !  Il dirige actuellement le TNT, Théâtre National de Toulouse où il avait déjà monté LE MENTEUR, ainsi que plein d’autres pièces de théâtre ou lyriques. (Il a dirigé Nathalie DESSAY deux fois déjà dans des opéras.)

 

   CA VA PAS FORT POUR EUX

On déchante à la Michodière, Marie-Anne CHAZEL n’arrive pas à faire passer la pilule.  La  pièce de George Axelrod GOOD BYE CHARLIE est trop farfelue

pour nos goûts cartésiens.  Moi je l’ai vue à Lyon et j’avais trouvé ça imbittable, même si j’avais applaudi la performance de la comédienne. Elle fait ce qu’elle peut.  Mais à Paris, ça passe pas.

 

C’est comme QUI EST M. SCHMIDT à la Madeleine.  Les gens font la moue en sortant.   Sébastien THIERY n’arrive pas à renouveler le succès de COCHON D’INDE, où Patrick CHESNAIS avait fait merveille l’an dernier.

Bon, ça peut arriver.  Il en écrira d’autres.

 


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MES CHOUCHOUS DE LA SEMAINE

Publié le par Miss Comédie

JE ME RÉPÈTE MAIS JE LES AIME

 

  BARDOT, encore.   Les gens disent : « Elle est bébète ».  Elle n’est pas bébète, elle ne cherche pas à dépasser sa nature première avec des phrases toutes faites.  Elle dit les choses comme elle les voit, elle ne les interprète pas.

Les gens disent : « elle dit qu’elle a arrêté, et elle se montre partout ».  Elle se montre partout pour gagner de quoi faire vivre sa Fondation.  Elle a besoin d’argent pour continuer son action.  D’autres le font pour le Sida, elle c’est pour les animaux.  Chacun sa noble cause.

 

BEIGBEDER  (sans faute !)

:  j’ai fini son livre.  Ce ROMAN FRANÇAIS  est émouvant, drôle, athétique.

Désormais, on sait tout de lui.  Bon, il a découvert la face cachée de certaines misères, il a pris conscience de sa propre imperfection, il a rendu hommage à ses ascendants méconnus, il a cajolé ses souvenirs d’enfance, tout ça à cause de sa foutue garde à vue.  Mais ça n’est pas la conversion de saint Paul !  Il continuera à fréquenter le Baron et a pratiquer les plaisirs interdits.  Ouf, on respire.  Ce livre est bien foutu, bien écrit, il annonce un prochain écrivain  enfin respectable.

 

 

 

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MES ETOILES

Publié le par Miss Comédie

   

BRIGITTE  BARDT  chez Olivier BELLAMY :

sa voix est plus rauque, plus basse, une voix de fumeuse (est-ce qu’elle fume ?) mais toujours, toujours, ces intonations uniques, inimitables, d’adolescente sale gosse qui nous cueillent à chaque phrase.

Toujours frondeuse, rebelle contre la société, susceptible à mort, et ferme sur ses positions : elle a choisi son camp, celui des bêtes contre celui des hommes.

Elle était une chatte, une belle chatte aux griffes acérées, à la démarche souple et dansante, son pelage était roux, peut-être une chatte siamoise ?

Et elle a dû souffrir de la cruauté d’un maître, ou d’une maîtresse.

Dans ses choix musicaux, elle est totalement primaire et n’en a aucun complexe.  Olivier Bellamy, attendri, la suivait dans ses commentaires enfantins sur Mozart, Bach et Schubert.  Pas de hardiesse dans son programme, oh non.   Toujours les mouvements lents, et les morceaux les plus rabachés (par Radio Classique ) mais les plus beaux, bien sûr.

Elle les trouve « extraordinaires, fantastiques, sublimes ou graves, profonds. Tout le monde est d’accord.

Mais elle est ELLE-MEME.  Elle ne cherche pas à épater par sa culture ou sa sensibilité.  Elle est comme elle est, elle n’y peut rien changer. On l’aime pour ça.  Quelle fraîcheur d’esprit !  Quelle cohérence !  Et surtout, quelle santé, après sa destruction lente par la foule, les photographes, sa traque inlassable qui la faisait vivre fenêtres fermées, volets clos, partout où elle allait ! 

Brigitte est une survivante, meurtrie à jamais par la gloire. Elle se cache derrière les animaux qu'elle protège.

Son expo à Boulogne nous la restitue intacte, sous toutes ses formes et quelles formes ! on la regrette, elle n’est pas remplacée.

 

 

    QUENTIN TARENTINO nous fait, film après film, des chefs d’œuvre d’humour et de violence.  Est-ce que l’humour fait passer la pilule de la violence ?  Oh, dans son INGLORIOUS BASTARDS, j’ai dû fermer les yeux souvent, mais il restait les borborygmes, les coups, les cris.  Pourtant, il reste l’impression d’une vaste dérision, une page d’histoire dédramatisée comme l’avait fait Charlie Chaplin avec LE DICTATEUR.  On aime  voir Hitler, Goebbels et tout l’aréopage des officiers nazis pris aux piège dans l’incendie d’un cinéma. Tout ça est très jubilatoire.

Mais il y a deux cerises sur le gâteau :  l’immense Brad PITT  en officier US, rappelle Marlon Brando dans Le Parrain.  Et l’officier allemand, joué par Christoph WALTZ,  qui fut récompensé à Cannes pour ce rôle repoussant et gratifiant à la fois.

Et la petite Mélanie LAURENT ? Je me demande comment elle a fait pour décrocher ce rôle. Toutes les jeunes actrices françaises doivent se poser la même question.

 

 

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MES DÉCORS INSOLITES

Publié le par Miss Comédie

*  LE BARON,  avenue Marceau, c’est un endroit de perdition.  Il attire tout ceux qui aiment  jouer avec le feu.  C’est  devant sa porte que Beigbeder s’est fait choper  en train de sniffer de la coke (aussi, quelle idée, lui dira le flic.)

  Cet endroit  branché entre tous, qui a détrôné et ringardisé Régine, va fêter le 14 octobre ses cinq ans d’existence.  Ca va être la fiesta. Les habitués (Mick Jagger, Kate Moss…) seront là.

  Je parie qu’il y aura ce soir-là une ronde  spéciale autour du quartier.

  L’initiateur de ce lieu de plaisir fut Sébastien Tellier qui jouait du piano

  entouré de quelques fêtards.  Maintenant c’est un top DJ qui mène tout

  ce beau monde : Greg Boust.  Il va pour l’occasion sortir un album que

  tous les bars du monde vont s’arracher et mettre en fond sonore.

LE BARON, je n’y ai jamais mis les pieds mais mon compagnon m’a dit qu’il avait vu là les plus belles créatures du monde, mais pas des pouffes, des super classe, et qu’il était vite parti « avant qu’il ne soit trop tard »…

 

 

*  Dans le quartier de l’Odéon, où j’ai vécu  une partie de ma vie, il y a une rue

  pleine de charme et que personne ne connaît.  Dites à n’importe qui «j’habite RUE  FEROU», il  dira ah oui en regardant ailleurs.

Je ne sais pas si je devrais la cafter au grand public mais je ne pense pas avoir une audience très grand public, alors je ne résiste pas au plaisir d’en parler.

On y  arrive de la rue Servandoni  par la minuscule rue Canivet, qui abrite quand même l’hôtel de Breteuil édifié en 1730.  La rue Férou a été percée au XVIème siècle sur le clos Férou, un espace vert appartenant à un monsieur Férou, habitant du quartier.  Quand  on remonte la rue de Vaugirard vers la rue

Monsieur-le-Prince, à la hauteur du Sénat, on risque de ne pas voir la rue Férou, sur sa gauche, tant l’artère est étroite et sombre.   Et on risque de louper, au n°6,  ce ravissant hôtel construit par l’un des architectes de l’Odéon pour une  jeune comédienne protégée de Talleyrand en 1765.

La rue serpente vers la place St-Sulpice, toute de guingois, et l’on devine que derrière ces façades  austères se cachent des histoires que l’on aimerait s’entendre raconter, celle de madame de Lafayette, qui habita le n°8, par exemple.  Qui occupe son hôtel aujourd’hui ?  Les Editions BELIN.  Et depuis quand ?  Depuis 1777 !  Encore en activité aujourd’hui, cette maison détient un autre record, celui d’avoir eu le plus fort tirage de la littérature française :

celui du Tour du Monde de Deux Enfants.

 

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MES TÊTES D'AFFICHE INSOLITES

Publié le par Miss Comédie

Moins traquées  que Nothomb,  Grangé ou Beigbeder, mes têtes d’affiche

sont tout aussi percutantes.

 

En librairie  :

 

LE  CLEZIO, l’écrivain muet, qui refuse toute confidence aux médias, qui n’accepte que le strict minimum de promotion quand il sort un livre,  vient d’accorder une interview de quarante-sept minutes à une journaliste serbe.

Je suppose qu’il se croit ainsi à l’abri de toute déformation mal intentionnée.

Les Serbes ont d’autres soucis que d’arranger à leur façon les propos d’un prix Nobel.  De toute façon on ne pourra pas juger, car l’interview sera diffusée sur la chaîne RTS dans le décor du centre culturel français de Belgrade.

 

CHARLES DE SEVIGNE

Oui, c’est son fils.  La marquise était une mauvaise mère. On le savait déjà, après lecture de ses lettres dictatoriales à sa fille.  Mais ce pauvre Charles était le cadet de ses soucis.

  C’est ce que raconte Bruno de CESSOLE dans son livre « LE MOINS AIME ».  Il nous révèle un personnage super attachant dont personne n’a jamais parlé, même pas Eve Ruggieri.

A travers une correspondance (Sévigné oblige) imaginaire, Bruno de CESSOLE nous replonge dans ce siècle élégant et cruel dans une langue classique comme on en trouve encore en littérature.

 

FRANCOIS TAILLANDIER

Puisqu’on en parle, la langue française a encore des défenseurs acharnés.

Monsieur TAILLANDIER est écrivain et journaliste  à l‘esprit large  puisqu’il collabore à la fois au Figaro et à l’Humanité.

Il reprend l’idée de Joseph de MAISTRE selon laquelle  la dégradation d’ne langue est un signe annonciateur de la dégradation de son système social.

Comme toujours, il faut un juste milieu entre les avancées nécessaires des néologismes, et le respect du patrimoine linguistique.

Voilà ce que vous lirez dans son livre, « LA LANGUE FRANCAISE AU DEFI » 

C’est du sérieux, mais passionnant.

 

En kiosque :

 

Gonflé, le numéro de Madame FIGARO sur le luxe.  On voudrait nous faire oublier la crise ?

Mais tout ça n’est qu’un semblant de provocation car le contenu du magazine ne nous encourage pas à la dépense, mais à l’imagination.

C’est François-Henri PINAULT qui le dit : « Le moteur du luxe, c’est le rêve. »

Et dans son édito, Arielle DOMBASLE cite quelques luxes qui ne coûtent pas un rond.   « S’asseoir à une terrasse de café et laisser passer le temps… »

Il y a les portraits d’hommes de pub qui « cassent la crise » à coups de créations inventives, ils dirigent des agences qui ont le vent en poupe et qui font tout pour garder leurs clients.

Par contre, l’image rébarbative de Gong Li rafraîchit un peu l’enthousiasme.

Elle est belle, d’accord, mais sans une once de générosité. Pas un sourire.

Hiératique dans ses vêtements Louis Vuitton qui ne sont pas à la portée de tout le monde.  Eva Erzigova, elle, a la pêche, vous voyez ?

 

 

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NOUVELLE VAGUE SUR LES PLANCHES

Publié le par Miss Comédie

 

  Avec cette pièce dont je vous parlais l’autre jour mais qui n’était pas encore à l’affiche, « LE ROMAN D’UN TRADER » inspirée par  l’histoire tragiquement actuelle du jeune trader Jérôme Kerviel.

Dommage c’est à Nice, mais il y a des TGV, non ?  Il y a surtout Lorant DEUTSCH, le magnifique, l’inspiré, le brillantissime;  dirigé par Daniel BENOIN.

L’auteur  nous a, semble-t-il, fait une œuvre magistrale, féroce, belle et dévastatrice comme l’’argent.

Cet auteur serait-il l’alter ego  de mon idole Yasmina REZA, avec ce qu’il faut de brutalité  en plus ?

Ne serait-ce pas là l’EVENEMENT de la rentrée théâtrale ?

 

A côté de ça on remonte l’AVARE à la Comédie Française.  C’est trop !   Ca suffit !  Ils sont tous magnifiques les Harpagon, ils sont tous différents, on applaudit la performance, oui oui, l’un est époustouflant de férocité, l’autre est tout en sinuosités, l’un est vieux, l’autre jeune, bon, c’est bien de jouer l’AVARE mais ils pourraient jouer le même rôle dans une autre pièce, contemporaine celle-là, avec les mots d’aujourd’hui !

Enfin, c’est monté dans le temple de la comédie classique. Et puis Denis Podalydes joue le rôle. On ne peut s’empêcher d’avoir envie de voir.

 

`

Vous avez vu l’affiche de la nouvelle revue du CRAZY HORSE ?   Non, répond la France entière sauf les Parisiens. Encore un événement, ce spectacle signé Philippe DECOUFLÉ, qui dépoussière vigoureusement le genre.

Les filles sont toujours aussi belles je présume, mais elles ne font pas que de la chorégraphie, elles  font des clins d’œil à l’actualité. Crise oblige, l’un des tableaus a pour titre « Crisis, whhat crisis ? » et montre une chouette tradeuse

en  jupe droite, chemisier impeccable et mocassins plats envoyer balader tout ça pour se retrouver progressivement dans la tenue la plus dévergondée…  Il y a toujours eu de l’humour dans les revues de Bernardin,  et DECOUFLÉ embraye avec délices mais respecte les codes. Un jour je vous décrirai ces codes, c’est presque militaire, mais à poil !

La revue s’appelle DESIRS…. il fallait bien suggérer avant de montrer !

 


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NOUVELLE VAGUE DE RENTRÉE

Publié le par Miss Comédie

UNE STAR DU THÉÂTRE A LA RADIO

 

François CASTANG et son émission A PORTÉE DE MOTS sur France Musique à midi, a DISPARU !

Il est remplacé par Christian NEVE qui présente PARTAGE DE MIDE (une trouvaille) qui est exactement la même émission, avec un invité célèbre qui fait sa programmation.

On ne discutera pas sur les mérites de l’un et de l’autre.

Aujourd’hui, ce monsieur recevait (pour mon plus grand plaisir) mon ami Jean-Luc MOREAU.


  Ce mec-là est un courant d’air.  Il a mis en scène deux pièces actuellemùent à l’affiche à Paris, il joue un rôle dans l’une d’elles, il doit faire quelques synchros, et il trouve le temps de s’installer devant un micro pendant une heure.

Jean-Luc a les idées claires mais il cherche trop le mot juste, ce qui donne à ses commentaires un petit côté bafouille, pour moi très touchant mais finalement on comprend ce qu’il veut dire.

Il est le plus parfait type du signe des Gémeaux : partagé entre le jeu et la mise en scène, il mène les deux avec une aisance étonnante.

Il joue donc au théâtre de l’Oeuvre « L’ILLUSION CONJUGALE », une pièce à deux personnages d’Eric ASSOUS, son auteur chouchou.  Une histoire d’adultère, évidemment.  ASSOUS est intarissable sur le sujet.

L’autre pièce, celle qu’il met en scène au théâtre St-Georges, est aussi d’Eric Assous et s’appelle « LES HOMMES PREFERENT MENTIR », qui raconte probablement la même chose mais avec plusieurs personnages.

Tout ça doit être rondement mené, comme Jean-Luc sait le faire, mais j’irai voir la première car je l’adore en tant qu’acteur, il est prodigieux !

 

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NOUVELLE VAGUE DE RENTRÉE

Publié le par Miss Comédie

ON SE FAIT UNE TOILE ?

 On dit que cette rentrée est marquée par le retour en grâce des

films français dans les salles.

Bien sûr,  il y a « UNGLORIOUS BASTARDS », qui fait le carton. On ne battra jamais les productions américaines.

Mais à côté, il y a des petits longs métrages qui plaisent bien, et d’abord ce « NEUILLY TA MERE » dont je déteste le titre, mais qui ne désemplit pas depuis cet été.  Une surprise.

 Et puis « LE COACH », et puis « NON tu N’IRAS PAS DANSER »… mais enfin, tout ça ne remplira pas les cinémathèques de l’an 2050 .

 

   ON CHOISIT SA PIECE ?

 

On ne sait pas encore très bien  où sont les futurs succès de la saison parmi les pièces qui démarrent.  Quelques stars, quelques textes prometteurs.

Moi  à  votre place, j’essaierais le théâtre du Ranelagh.    Nicolas VAUDE, que j’adore,  reprend le rôle du NEVEU DE RAMEAU, pièce souvent brillamment montée et jouée, c’est un nouveau défi pour cette conversation philosophique ponctuée par le clavecin d’Olivier Beaumont.

Mais pour le fun, n’oubliez pas   cette fantaisie débridée où les acteurs mouillent vraiment leur chemise pour nous faire tordre de rire, PIECE DETACHÉE de Thierry BUENAFUENTE,  à la Gaîté Montparnasse.

 

 

ON  BOUQUINE  ?

 

Alors en 1984  il avait 58 ans et elle, tout juste  23 !!!  Vous me direz 58 ans c’est pas vieux de nos jours, mais enfin regardons la photo, il est déjà chauve.  On ne peut pas lui attribuer le charme du chef d’Etat subjuguant la midinette, ça ne pouvait pas jouer sur elle, princesse de Galles.  Non, alors quoi ?  On sous estime parfois le mystère de l’attraction sexuelle de certains êtres humains.

Il y avait peut-être de ça. 

Et puis, en tant qu’Anglaise, elle ne pouvait déceler l’extrême pédantisme de l’élocution giscardienne, qui rendait grotesque chacune de ses allocutions  à la télé, cette façon d’arrondir sa bouche en cul de poule qui moi, me faisait hoqueter de rire.

Cela dit, il a peut-être inventé tout ça ?  Ce serait très fort !  Un tel mépris du qu’en dira-t-on !    Car il a encore un rôle public à jouer, le bonhomme, il va rencontrer du monde, qui va se marrer sous le manteau, et puis sa famille… non, c’est gonflé.

La valeur littéraire de sa prose, tout le monde s’en tape mais savoir si ce qu’il raconte s’est réellement passé, ça c’est truculent.

Chirac va en verdir de jalousie, lui qui fait le beau devant les minettes (voir une certaine video)…

Bref,  Giscard il mise gros mais c’est le jackpot assuré.  Tout le monde va lire LA PRINCESSE ET LE PRESIDENT.  Un titre qui joue franc jeu.

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NOUVELLE VAGUE DE RENTRÉE

Publié le par Miss Comédie

TOUT DE SUITE, UNE PIECE À VOIR

 

C’est à Paris,  rue de la Gaîté,  une rue où tous les plaisirs sont sur le trottoir, toutes les bouffes du monde entier, du chic, du grunge, du chinetok, du grec, du breton, pour manger dehors ou dedans après le spectacle.

Car du spectacle, vous en avez, rue de la Gaîté, et entre autres, la PIECE DÉTACHÉE de Thierry BUENAFUENTE, qui fait se gondoler les fauteuils du théâtre de la Gaîté-Montparnasse.

Ils sont cinq, quatre garçons et une fille (et quelle fille ! une nature !) qui mènent un train d’enfer sans vous laisser le temps de respirer entre deux rires.

La pièce que vous croyez voir est en fait, une répétition que vient chambouler le metteur en scène (THIERRY BUENAFUENTE) qui trouve que ça ne va pas du tout, mais alors pas du tout.   Il intervertit les rôles, tout le monde râle, on reprend les scènes, tout foire, chacun fait sa crise, il ne sait plus où donner de la tête…. et en plus on attend un sixième acteur qui n’arrive jamais.  C’est du Marx Brothers  avec la tchatche  d’aujourd’hui.

Ecrite et mise en scène par un Lyonnais du sérail, (il dirige le café-théâtre phare de la ville « Le NOMBRIL DU MONDE »)  la pièce a déjà fait le bonheur des Lyonnais avec la même distribution  avant de monter à Paris où elle s’est jouée tout l’été et continue jusqu’au 31 décembre.   Si vous avez du souffle, « PIECE DÉTACHÉE » est pour vous, et si vous n’en avez pas, vous aurez mal au bide, je vous jure !

 

 

 

 

BIENTOT,  UN FILM     A   NE PAS  RATER

 

Un film est en train de se tourner à Paris qui éveille ma gourmandise.

Il s’agit de la version ciné de « L’HOMME QUI VOULAIT VIVRE SA VIE » de Douglas KENNEDY.

Les deux héros sont joués par Catherine DENEUVE et Romain DURIS.

Le réalisateur est Eric LARTIGAU.  Il a eu la chance de plaire au producteur associé de Luc BESSON, Pierre-Ange LE POGAM.

Avant il avait fait « Donne-moi ta main », un joli film avec Charlotte GAINSBOURG et Alain CHABAT.

S’il se loupe pasil tient le carton.  Tout le monde en France adore Douglas KENNEDY.  Les deux acteurs sont des top.  Alors…

 

 

 

UNE CHANSON    A RÉÉCOUTER 

J’ai entendu par hasard sur France Musique une chanson que l’on ne diffuse pas souvent, que je n’avais pas entendue depuis des années.

Un choc.  Cette chanson, écrite par Léo FERRÉ, est un petit chef-d’œuvre, un Simenon, un film noir à elle toute seule.

En trois minutes et demi se déroule un drame simple qui donne la chair de poule.  C’est ça, Simenon.  Une écriture simple qui donne la chair de poule.

Ah, oui, quelle chanson ?  « MONSIEUR  WILLIAMS ».  Je vais essayer de vous la passer par Deezer mais c’est pas sûr qu’ils l’aient en catalogue.  Une vieille chanson… pas au top 50…

 

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SEPTEMBRE, ON SE RHABILLE...

Publié le par Miss Comédie


 

A DEAUVILLE … pour visionner les nouveaux produits de la a nouvelle  vague américaine.

Déjà, un nouveau style se dessine dans la comédie romangique : moins

guimauve, plus hardi dans son approche des sujets traités.

Le film qui fait l’ouverture est un mélange de romantisme et de science-fiction, curieux parti-pris, je demande à voir.

Cela s’appelle « The time traveler’s wife » de Robert Schwentke.

On parle aussi du film de Nora Ephron « Julie et Julia » avec Merryl Streep et Amy Adams.  On dit que le scénario est original, faisant

interférer deux histoires d’amour à un demi-siècle de distance.

Mais je sens un grand intérêt pour « 500 jours ensemble », un premier film de Eric Webb, qui paraît-il bouscule tous les tabous et s’inspire beaucoup des films  de la Nouvelle Vague française.

Un beau début ?  Peut-être.  Ca manque un peu de stars, mais voilà, on dépoussière, les budgets sont  modestes, les producteurs  sortent des sentiers battus et misent sur le nouveau souffle de la

 new generation !

 

POUR LA TRAGEDIE

 

Fanny ARDANT réalise.  Elle réalise un vœu secret, bien sûr, elle réalise dans l’extrême, c’est sa manière d’être.

Cette femme ne pouvait réaliser qu’un film hors de l’époque, hors des conventions,  hors de la normalité.  Et dans la violence.

Cette histoire de lutte de clans rappelle étrangement le sujet de « La Haine » d’Offenbach, un opéra monté cet été à Montpellier et où Fanny tenait  le rôle de récitante avec Gérard Depadieu.  Une histoire de haines, de fanatisme et de mort.

Elle ne joue pas dedans mais a choisi pour le rôle principal une comédienne inconnue dont elle dit qu’elle possède un physique éternel et la folie du personnage :  Ronit Elkabetz, vous conniassez ?

Moi je dis,  elle prend un sacré risque.   Pour réussir un sujet pareil il faut un Visconti, un Scorsese, un Lars von Triers, un Sergio Leone.

Un film violent et sanguinaire mal réalisé tombe dans le piège du grand Guignol.  Et l’on rit là où l’on devrait pleurer…

 « CENDRES ET SANG » déjà, est un titre qui sonne mal.  Doit-on prononcer « cendre-z-et sang ? » ou « cendrésang ? »

Malgré toutes ces inquiétudes très désobligeantes de ma part, j’espère que Fanny Ardant réussira son pari.

Il y a aussi une question que je me pose :  quand cesser-t-elle d’être belle ?

 

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SEPTEMBRE, ON SE RHABILLE

Publié le par Miss Comédie

 

SUR LES PLANCHES :

A  Deauville : 

      

Car l’été est fini, ici et le 35ème  Festival du Film américain sera sûrement bien arrosé.  Il a pour Président du Jury, cette année, Jean-Pierre JEUNET.

Parmi les membres du Jury : Patrice LECONTE, qui retrouve son acteur Danny BOON, Jean-Loup DABADIE,  Bruno PODALYDES, quatre hommes de l’art, et Emilie DEQUENNE, Sandrine KIBERLAIN, Géraldine PALHAS, Hiam ABBAS et Deborah FRANCOIS,  cinq femmes dont on espère qu’elles ont l’étoffe.

Dans la sélection encore nébuleuse, j’ai retenu deux noms : SODERBERGH et Kevin SPACEY.  L’un dirige, l’autre joue, mais pas dans le même film…

Je vous reparlerai de ce festival avant la fin, il a commencé le 4 et finit le 13, mais les infos sont beaucoup plus maigres que pour le Festival de Cannes !

A Paris :

Je parie que vous ne savez pas qui est le directeur du théâtre de la Porte Saint Martin ?  Oui, et bien c’est Jean-Claude CAMUS, l’ami et producteur de Johnny.

Comme quoi, on ne prête qu’aux riches.

C’est donc lui qui a décidé de monter une nouvelle CAGE AUX FOLLES dans son théâtre, avec Didier BOURDON et Christuan CLAVIER.

Ne cherchez pas d’autres nom connus dans la distribution, il n’y en a pas.   Ces deux-là ont tout pris (l’argent, je veux dire).

Le metteur en scène : Didier CARON, n’est pas un top model de la profession, mais il a quand même à son actif un beau succès : UN VRAI BONHEUR, avec que des inconnus, ça ne lui fait pas peur. CAMUS sait exploiter tous les talents.

  Prend-il un risque ?  C’est un vieux renard, non, il ne prend pas de risque.  Ca va cartonner.

DANS LES LIVRES

Par exemple, dans QUELQUE CHOSE EN LUI DE BARTLEBY,  Philippe DELERM après avoir donné à son héros la volupté de se déshabiller (moralement) dans son blog, lui fait faire volte-face lorsqu’il s’aperçoit que son blog est devenu un succès phénoménal !  Il décide alors de ne plus écrire pour les autres mais pour lui seul.  Curieuse réaction.

L’écriture du bouquin vacille entre la niaiserie profonde et le bon sens près de chez vous.  Du Delerm, évidemment, pourquoi aurait-il soudain changé d’écriture ?  Ca se lit donc facilement, avec sympathie et agacement, cet homme doit être une crème dans la vie, mais sa paresse absolue est quand même un peu dépassée. 

Moi, j’ai lu ce livre parce qu’il parlait d’un blog, et je n’ai rien appris de très pointu sur le sujet.  Il a quand même réussi à introduire dans son univers à la Francis Lemarque un produit férocement progressiste. On l’imagine mal pianotant sur son Mac dans le square Carpeaux, tout en lorgnant les humains alentour pour décrire leurs petits travers.  Jamais méchant, oh non !  Il devrait faire équipe avec Gavalda et les bons sentiments déferleraient alors sur une France livrée aux aigris et aux profiteurs…

Ce qui finalement me le rend sympathique, c’est son amour pour Paris.  C’est un marcheur, comme Modiano. La comparaison s’arrête là.

 

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SEPTEMBRE ON SE RHABILLE

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CHEZ LES LIBRAIRES, DE NOUVELLES JAQUETTES ...

PHILIPPE  DELERM

Enfin il ressuscite, l’auteur de L       a Première Gorgée de Bière.

On l’avait très vite enterré après son succès phénoménal, nous étions tous un peu jaloux.  On disait que ça c’était bon pour la dictée en classe de 3ème  et après il a fait, sur les injonctions de son éditeur, l’Eloge de la Sieste qui n’était plus bon pour rien.

Voilà son nouvel opus, et il me chatouille le grand sympathique car son héros devient célèbre avec son blog.  De quoi il se mêle ?  Philippe Delerm peut-il comprendre quelque chose à l’écriture d’un blog ?

Il faut que j’achète le bouquin.  Je vous dirai.

 

FREDERIC  BEIGDEBER

 

« La malédiction de Beigdeber est située là : on ne peut pas le plaindre. »

C’est Yann MOIX qui l’écrit, dans son analyse du nouveau roman de son ami Beigdeber UN ROMAN FRANÇAIS.

Moi j’aime ce type-là, depuis toujours. Depuis 99 FRANCS, et après, depuis ses frasques, ses éclats, ses provocations, mais aussi avec DERNIER INVENTAIRE AVANT LIQUIDATION, et encore avec WINDOWS ON THE WORLD, poignante reconstitution du 11 Septembre. N’en déplaise aux ereinteurs,  c’est un écrivain.

C’est aussi un homme.  Un homme dont on peut facilement se moquer, comme Johnny, et comme Johnny il en souffre.  Il est complexé par sa laideur, il ne sait comment cacher son absence de bouche, son gros nez, sous une épaisse barbe noire. Bref, il n’est pas précisément un homme comblé et pourtant c’est l’image qu’il donne. Il  raconte tout simplement son mal de vivre dans son livre, écrit Yann Moix, et sa confession est un morceau de littérature émouvant.

Je vais donc aussi lire le nouveau BEIGDEBER et je vous en parlerai.

 

 



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SUMMER TIME, CORSAIRE, MINI, PAILLETTES OU BIKINI ?

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ON SE RHABILLE…

Hé oui, l’été devient roux, le soleil pâlit un peu, septembre s’annonce avec de la pluie ici et là, et pour se consoler on regarde du côté de la rentrée théâtrale.
Prenons Sylvie TESTUD, comédienne pointue, éclectique, intrigante au sens qu’elle nous intrigue beaucoup, étonnante dans ses choix (inoubliable Sagan !) et toujours juste.
Sylvie TESTUD elle va jouer une pièce à Edouard-VII avec ARDITI et BERLEAND.  Chouette !  Ca s’appelle SENTIMENTS PROVISOIRES un titre parfaitement stupide, il aurait pu trouver mieux, l’auteur (Gérald Aubert).  Mais enfin.
C’est le trio perpétuel, une femme entre deux hommes, elle en quitte un pour aller avec l’autre. C’est maigre comme dramaturgie mais on ira pour la voir, elle, et pour Arditi aussi.

COUP DE GUEULE

Petit à petit, au fur et à mesure, bientôt, dans pas longtemps, on ne pourra plus lire que la Bible et encore, expurgée, ou l’Evangile, ou le Code civil, ou les Pages Jaunes, car tout le reste sera interdit.  Les contes de Perrault   cachent des symboles maléfiques,  les Malheurs de Sophie  sont parfaitement subversifs, et je ne parle pas de La Belle et me Clochard qui est une insulte aux sans -abris, ni de Robinson Crusoë car Vendredi est un indigène qui n’est pas blanc, c’est sûr, et puisqu’on en parle, ça commence dès aujourd’hui avec l’interdiction prochaine de TINTIN AU CONGO à la suite de la plainte d’un Noir congolais qui se sent humilié.
On ne pourra plus, désormais, lire que du GAVALDA qui ne comporte aucun signe de perversité raciste ou xénophobe, loin de là.
LE ROI DES AULNES sera toléré et même conseillé dès la classe de huitième car l’homosexualité est devenue un symbole vivifiant de  liberation des mœurs.
D’une manière générale, on interdira toute œuvre paraissant anodine au premier abord car elle PEUT cacher quelque vice.
En revanche, une œuvre affichant la perversité ou la violence sera considérée comme une preuve d’ouverture d’esprit et entrera dans le domaine de la  culture universelle.
Ce sont les paradoxes du monde d’aujourd’hui.

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SUMMER TIME, CORSAIRE, MINI, PAILLETTES ET BIKINI...

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JEROME KERVIEL, VOUS CONNAISSEZ ?

Mon comédien chouchou LORANT DEUTSCH va faire parler de lui !
Il s’empare d’un sujet qui a  fait un feu de  paille en janvier 2008.
Vous vous souvenez ?  Ce jeune homme de 32 ans au physique de gendre idéal a faot êrdre   près de 5 milliards de dollars à la Société Génétale.  Sur la photo il avait un regard provocateur mais aussi un peu dépassé.
Il est en prison, bien sûr, il n’est pas encore jugé, et ce sera pour fin 2010.  Il paraît que le réquisitoire est accablant.  Mais en attendant, il est devenu un héros national et son histoire inspire des tas de gens.
Entre autres, l"auteur dramatique Jean-Louis BAUER..
Sa pièce « LE ROMAN D’UN TRADER » s’inspire du  destin frauduleux  d’un jeune homme effacé qui se retrouve un beau jour avec 1 milliard et demi sur son compte et qui n’en parle à personne !  Et aussi sur le fait hallucinant que le directeur de la Société Générale ne l’a jamais rencontré !
Lorant DEUTSCH sera donc Jérôme KERVIEL.  Mais malgré tout son talent, je reste très perplexe quant à l’intérêt scénique d’une histoire de gros sous, qui s’est passée dans le secret des ordinateurs, où  les fluctuations de la Bourse ne sont pas spécialement des sujets de rigolade, où l’action se résume à un jeu de qui gagne perd.  L’auteur a mis des bonnes femmes dans la distribution, je me demande quels personnages elles jouent ?  La petite amie de Kerviel ?  La mère ? La collègue de bureau ?
La pièce se jouera au Théâtre de Nice à la fin du mois.  Paris a sûrement déjà des dates pour sa reprise, à moins que ce ne soit un flop.  C’est Daniel BENOIN qui met en scène.

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SUMMER TIME, CORSAIRE, MINI, PAILLETTES OU BIKINI

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POTINS DE PLAGE Il paraît que Georges CLOONEY n’aime que les bimbos à petite cervelle et petite notoriété. Et alors ? Ca a l’air de beaucoup chagriner la journaliste de ELLE, qui peut-être aimerait bien l’interviewer à huis clos. Mais quand on est beau et talentueux, qu’est-ce qu’on a à faire d’une grosse tête et d’une grosse fortune ? Mr. CLOONEY gagne 20 millions de dollars par film, alors… Il suffit de le voir dans la pub pour NESPRESSO, considérer la jeune blonde venue lui demander un café, et laiser tomber ce « what else ? » d’un ton d’inanarrable déception … pour lui accorder toutes les femmes de la création s’il en a envie, du moment qu’il continue à dire « what else ? »… A propos de ce« what else », si j’étais rédactrice de pub j’avalerais ma souris de dépit de n’avoir pas trouvé ça la première. Un double sens aussi pertinent que malicieux, deux mots, rien que deux mots qui veulent dire à la fois « quoi d’autre ? Ne voulez-vous rien d’autre ? » et « quoi d’autre ? Qu’imaginer de mieux ? Rien. » Dans la première alternative on reste sur une question, point d’interrogation. Dans la seconde, l’interrogation est fictive, on affirme qu’il n’y a rien d’autre. Point barre. Fameux. `Comment ? Avec qui est Georges CLOONEY ? Et bien aux dernières news from LA, il s’agit d’Elisabetta Canalis, présentatrice glamour de la télé italienne. Mais pas pour longtemps, on s’en doute.

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L’ETE JE RELIS MODIANO ET SES DIMANCHES D’AOÜT

Pas seulement parce que le titre est comme fait exprès, mais c’est son livre le plus mystérieux.  C’est une succession de questions sans réponses.  Les personnages sont tous improbables, leurs relations sont des faux-semblants, chacun raconte son mensonge ou peut-être n’est-ce pas un mensonge ?  Le diamant volé qui porte le nom de la Croix du Sud est au centre d’un écheveau de rencontres et de hasards.
De La Varenne à Nice, c’est une fuite éperdue vers un dénouement qui n’arrivera jamais.
Une phrase  au hasard : « Non, je n’avais pas affaire au même homme que celui des bords de Marne. Peut être avait-il oublié des pans entiers du passé ou fini par se persuader que certains évènements, aux conséquences si lourdes pour nous tous, n’avaient jamais eu lieu. »

Tout Modiano est dans cette phrase.  C’est une alchimie tout-à-fait unique, qui assemble des mots et leur donne un sens surnaturel.
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SOIE JOUE SUR DU VELOURS

 Ceux qui ont lu « SOIE » d’Alessandro BARRICO se partageront en deux camps : ceux qui ont tellement aimé le livre qu’ils n’iront sûrement pas voir le film et ceux qui ont tellement aimé le livre qu’ils se précipiteront pour voir le film. On ne sait jamais. J’avais pris le risque de voir LES VESTIGES DU JOUR au cinéma, j’avais adoré le livre. J’ai été subjuguée par la fidélité, la beauté du film. Mais c’est rare. Pour SOIE, on va à l’aveuglette : le réalisateur est Québecquois, pratiquement inconnu en France. Les acteurs inconnus, quoique Keira Knigthley soit au top 50 des glam girls. L’histoire est si belle, si émouvante, qu’il faut avoir une sensibilité de dentelle pour la raconter sans la trahir. François GIRARD a réalisé plusieurs films sur la musique, dont TRENTE DEUX FILMS BREFS SUR GLENN GOULD et un autre sur BACH, ce qui me ferait penser que sa sensibilité est assez éloignée de celle de SCORSESE. Il est probable que SOIE fasse un carton, le livre a été un best seller absolu. Mais… sa sortie au mois d’Août est peut-être un handicap. Je crois que j’ai envie de voir ce film, s’il est encore à l’affiche à mon retour à Lyon

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 LA ROQUE D’ANTHERON
NUIT DU PIANO, HAYDN SOUS LES ETOILES

Dix sonates de Haydn et une de Mozart (pour la comparaison ?) interprétées en leur âme et conscience par trois pianistes de talent et d’horizon différent.
Les 62 sonates de Haydn vont crescendo dans la richesse et le brio de la forme musicale et les cinq dernières, composées à Londres, sont les plus émouvantes. Claire  CONVERT, qui ouvrait le concert, a joué justement la sonate n° 60 et l’a complètement baclée, à mon sens. D’ailleurs, l’ensemble de sa prestation m’a déçue par sa tiédeur.
Passons au deuxième pianiste, l’enthousiasmant Iddo BAR-SHAI. Ce jeune israélien au visage christique nous a interprété d’une manière inspirée,  vibrante et légère, la première sonate en sol majeur, petit bijou de jeunesse, puis la N°38 et N°39 dont les adagios donnent le frisson.
Gros succès, cris d’enthousiasme, rappel : il joue une valse de Chopin     avec la même expression douloureuse mais sans aucune singerie d’exécution, sobrement concentré. Une découverte pour moi, ce pianiste, un ravissement.
Après le deuxième entracte sous les platanes géants du parc, la coupe de champagne qui émoustille les sensations, arrive la troisième interprète, Claire-Marie LEGAY qui, venant après le podige, n’a pu nous convaincre.Soirée divine néammoins, douceur de la nuit, public respectueux, tout est toujours parfait à la ROQUE D’ANTHERON, depuis vingt-cinq ans.


VIDE-GRENIER CULTUREL
… Un concerto et une sonate de MOZART,  une pièce oubliée d’Edmond ROSTAND.  L’époque est au dépoussiérage.
Beau titre : « LE GANT ROUGE ».
La pièce avait été mise au rencart par les héritiers de l’auteur car il n’en était pas fier.  Sa première représentation sur scène avait provoqué un tollé de la part des critiques et du public.   A cause de certaines scènes où une actrice se produisait en jupon et corset certains spectateurs avaient quitté la salle, jugeant la pièce obscène.
C’était en 1888….
Neuf ans plus tard, ROSTAND mettait le feu à la Porte MaSt-Martin avec CYRANO DE BERGERAC.  Oublié, LE GANT ROUGE.
Le revoilà.  Pour l’instant, seulement réédité aux Editions N. Malais, mais une version scénique ne saurait tarder…

Mais je pose la question : pourquoi faut-il aller fouiller les poubelles pour produire du théâtre ?  Les auteurs d’aujourd’hui se morfondent, et leurs œuvres manuscrites s’empilent sur les bureaux des directeurs…



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SUMMER TIME, CORSAIRE, MINI, PAILLETTES OU BIKINI

Publié le par Miss Comédie

En corsaire vous êtes descendu au tabac-presse et vous avez lu la nouvelle et vous en pensez quoi ?
Que la mort de Micaël JACKSON n’a pas fini de retomber, comme un feu d’artifice dont les millions d’étincelles allument des feux… dans les cerveaux des assureurs inquiets soudain.
Voilà qu’en plus, pas de chance, notre Johnny chûte sur un yacht (aurait-il perdu de son agilité ?) et se voit condamné au repos forcé à l’Hopital Américain et non pas à St-Barth, comme il l’avait prévu…
Les assureurs fondent les pombs. Ils demandent des examens de plus en plus sévères.
On les comprend ? Ben oui, si on veut, oui.
C’est vrai que si Johnny venait à défaillir avant la fin de son Tour 66, qui c’est qui rembourserait les billets ?
Bon, il a donné des résultats nickel pour l’instant, il est en pleine forme, y a qu’à revoir le concert de la Tour Eiffel, mais…
C’est son médecin personnel qui doit fouetter. Il prescrit à Johnny une dose de trop de Vitamine C   et le voilà soupçonné
de dopage mortel.
Je vous le dis : pas besoin d’aller au cinoche.  Les films sont encore en-dessous de la réalité.

ETOILE FILANTE
Vous lisez aussi dans le journal que Jean-Paul ROUSSILLON est mort, et si vous n’êtes pas accro au théâtre ça ne vous fait ni chaud ni froid. Pourtant, il faut le savoir, c’était lui aussi une icômme Roger PLANCHON  qui nous a quitté cet hiver.
On l’a vu dans « Un conte de Noël » en mari épris de sa Catherine DENEUVE, et dans « LA CERISAIE «  monté par Alain FRANçON… Après son cancer du poumon, sa voix avait perdu de sa force, mais il compensait par sa présence énorme…


CET ETE JE RELIS DURAS, ENCORE !

Après YEUX BLEUS CHEVEUX NOIRS, qui m’a un peu chavirée, j’ai repris DIX HEURES ET DEMI DU SOIR EN ETE, parce que c’est d’actualité, pardi !
Vous êtes sur les routes en Espagne ? Je ne vous souhaite pas de tomber dans le piège de Pierre et Maria, partis avec leur fille Judith.  Aussi, quelle idée d’accepter la compagnie de Claire, si belle que Maria aurait dû se méfier…
Et ensuite, tout ce qui arrive, cet orage qui les force à s’arrêter dans un village de Castille, orage   bienfaisant et libérateur, mais aussi annonciateur de drames.  
Chaleur, orage, pluie, terreur, crime,  adultère et rupture, larmes… Chez DURAS les passions sont déchaînées et elle les décrit avec des mots secs et des phrases courtes. Le sommet de l’art.  
En Chine, en Castille, en Italie, à Calcutta, les histoires de DURAS sont sordides ou ensorcelantes mais qu’on ne se trompe pas, ce ne sont pas les histoires qui comptent, ce sont les mots, ses mots assassins, improbables, détournés, abstraits, exagérés, embrasés, ses virguless absentes, ses dialogues de sourds, ses phrases bancales, son absence de rigueur, sa rigueur, son style unique.
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SUMMER TIME, CORSAIRE, MINI, PAILLETTES OU BIKINI

Publié le par Miss Comédie

Cet été si vous passez vos vacances en Charentes, vous ne passerez pas à côté d’Isabelle ADJANI, Benoit POELVOORDE, Sylvie TESTUD, Michel GALABRU, Julien DORE, Marina HANDS… Ils sont dans huit tournages différents, ainsi que DEPARDIEU qui, lui, cumule deux films en même temps.
Bon, ça ne garantit pas des journées totalement passionnantes, et ça vous prive de vos activités physiques préférées. Mais enfin, ça peut occuper un jour de pluie !

En paillettes, samedi au Théâtre Antique d’Orange, vous avez pu admirer Roberto ALAGNA dans un pari fou : chanter deux rôles de ténor écrasants dans la même soirée.
Il a chanté le rôle de Canio dans PAILLASSE pour commencer, un rôle de comédien ambulant fragile et lunaire, et il a enchaîné avec le Turidu de CAVALIERIA RUSTICANA, un macho violent et passionné.
D’après Georges PRETRE, son chef d’orchestre, il a la carrure, le talent et le charisme pour réussir ce défi. Et en plus, c’est « une bête de scène », ce qui est le qualificatif maximum pour les gens de théâtre…
 

CET  ETE JE RELIS
YEUX BLEUS, CHEVEUX NOIRS de MARGUERITE DURAS ;

Ah, relire Duras !  C’est un ravissement, comme celui de Lol. Stein, on redécouvre les mystères de l’écriture, la vraie.  Celle qui invente    pas seulement une histoire, mais une musique, un envoûtement.
Je relis ce titre-là, qui raconte une histoire très trouble, très pénible, une histoire qui se traîne en longueur d’un homme qui ne peut pas aimer les femmes et d’une femme qui devient son objet, sa prisonnière, et les phrases qui racontent cette histoire sont des lambeaux de chair, des spasmes de folie. Elle donne aux mots un sens multiple, effrayant, aux mots familiers pourtant, on ne les reconnaît pas.  Jamais de vulgarité, jamais de facilité.  On sort de la prose pour aller dans un lyrisme épuré, absolument pas littéraire, seulement charnel, extatique.
Il faut bien qu’il y ait une magie, un envoûtement, pour continuer à lire cette histoire au-delà de cinq pages, dix pages, quand les deux personnages ne font que pleurer.  L’homme pleure abondamment. La femme le regarde et pleure avec lui.  Dans un café, ils pleurent ensemble. Lers paroles ne veulent rien dire, n’expliquent rien.  C’est plus loin qu’on comprendra leur douleur, leur détresse commune : ils sont tous deux à la recherche du même homme, et là on comprend qu'il est homosexuel et qu'il ne peut pas toucher une femme. N'empêche, il la séquestre et au bout de quelques nuits insupportables, il y arrive.
 Mais enfin, ça paraît grotesque, ces deux qui pleurent sans arrêt, et qui ne se touchent pas. Cest ça, Duras.   Mais dans ce livre, c’est peut-être encore plus difficile à admettre. Il y a une scène très dure, d’impuissance.
Personne, jamais, n’a pu ni ne pourra écrire :
„Elle est une femme. Elle dort. Elle a l’air de le faire. On ne sait pas. L’air d’être toute entière partie dans le sommeil, avec les yeux, les mains, l’esprit.“


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