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MON IMPRO S'ENVOLE ...

Publié le par Miss Comédie

… AU  ZENITH !

Vendredi 8 mai,  Saint-Etienne.  C’était à prévoir.  Le coup d’envoi du Tour 66 a fait un triomphe. 
Mais c’est dur d’ en parler quand on n’y était pas.  Moi, c’est prévu à Lyon le 24 juin, et d’ici là, je ne peux que lire et  écouter les commentaires qui sont tous convergents.  Il est là, il chante, et il irradie.  C’est pas nouveau, pour tous ses concerts c’est la même chose. On y va sans trop y croire et puis on ramasse.  Il a tous les pouvoirs.
Il n’en fait pas un catéchisme, il ne délivre pas de message.  Il est la voix de l’amour, de la solitude, du désespoir.  Il est chacun de nous à un moment de sa vie.
Il est beau.  Il nous aime, il n’y a pas deux chanteurs qui aiment leur public comme lui  Sans blabla, sans contorsions. Avec seulement quelques mots maladroits, il nous dit qu(‘il nous aime et on le croit, on le lui rend bien.
Jusqu’où ira-t-il ?  Mon Dieu, il est encore beau à 66 ans, mais ça ne peut pas durer, c’est clair !  tant qu’il nous montre ce visage-là, on est rassuré, on se dit que nous non plus, on ne vieillit pas.  Que se passera-t-il quand il disparaîtra ?  Tous les Français de sa génération deviendront de vieux croutons accrochés à radio Nostalgie.
Sur cette photo (du Figaro-Magazine)  il montre la tristesse éternelle du renoncement.
Il est plus beau que Clint Eastwood, presque plus beau que Paul Newman. Il fait partie du clan des vieux qui seront toujours glamour.



…  AU  PARADIS !

J’ai vu le nouveau spot  de CHANEL pour le parfum N°5.
Ca tombe à pic, avec le film…  qui ne fait pas l’unanimité.
A mon avis, le pot de Jean-Pierre JEUNET ne casse pas la baraque non plus.  La « petite » est comme d’habitude, lisse et sans expression, quoi qu’il en dise.  Il lit peut-être des choses très personnelles dans son regard ?
Le décor de la gare de l’Est, les images du super-train Orient-Exress hurlant dans la nuit très belles.
Elle est dans le couloir, très dénudée, il la frôle, la hume… hum c’est très convenu tout ça.   Le train arrive à Istanbul, belles images orientalistes, et pof ! ils se retrouvent.
Elle est debout, hiératique, il s’approche et de nouveau la hume. Elle aime ça.  Fin du spot sur le flacon de bonheur.
Moi je me souviens du spot pour le parfum COCO avec Vanessa PARADIS qui se balançait dans une cage d’oiseau, avec des éclairs partout, un univers féérique, le fantôme de CHANEL qui apparaissait à la fin pour déposer le flacon sur une table dans un geste inimitable…
C’était du Jean-Paul GOUDE. 
La Paradis avait un petit sourire je ne vous dis que ça…
D’accord, ce n’était pas pour le même parfum.  Mais l’esprit de
Chanel c’est toujours l’esprit de  Chanel, non ? 







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LA REPLIQUE BALEZE

Publié le par Miss Comédie

Nous sommes la  nostalgie de demain.
Michel SARDOU (dans son autobiographie "Et qu'on n'en parle plus"


Lui et Johnny, même combat.  Ils sont en train de se retirer sur la pointe des pieds. Ils sont la nostalgie d’aujourd’hui avant même celle de demain.
Bonne semaine à vous tous, souriez, vous êtes la nostalgie de demain, vous aussi !
Miss Comédie






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PETIT LEVER DE RIDEAU

Publié le par Miss Comédie

Bonjour ! Aujourd'hui le rideau se lève sur un nouveau décor, le bureau de MAXIME et sur un
nouveau personnage, THOMAS son fils.  Il va y avoir un dialogue où celui qui mène le débat
n'est pas celui qu'on croit.   (Vous savez que vous pouvez revenir au début de la pièce en
cliquant sur le calendrier ci-dessous sur la date du 6 avril.)
Bon spectacle, bon week-end et que la météo soit avec vous !

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LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - scène 19

Publié le par Miss Comédie



CONVERSATION ENTRE PERE ET FILS

LUI, MAXIME -  Son fils, THOMAS

Le bureau de Maxime.  C’est la nuit. Il est assis dans son fauteuil, les pieds sur le bureau, et il fume, le regard absent, fixé sur le plafond.
Seule une lampe posée sur la table, éclaire de son faisceau les papiers épars.  Le reste de la pièce est dans l’ombre.
On frappe à la porte.  Il se fige mais ne répond pas. La porte s’entrouvre puis une silhouette se glisse doucement dans la pièce.

LUI
Ca va, fiston ?
THOMAS
Ca va.
LUI
Tu sors de ton cours ?
THOMAS
A cette heure-ci, quand même pas.  Tu sais quelle heure il est ?
LUI
Non.
THOMAS
Dix heures dix.  Tu travailles ?
LUI
Tu vois.
THOMAS
Qu’est-ce que tu fais ?
LUI
Je rumine.
THOMAS
J’étais à la maison.  Je t’attendais.
LUI
Mon fils.  Je ne sais plus où j’en suis.  Et même, je te délaisse. (Il se passe la main sur le front, éteint sa cigarette, reprend une position normale)  Qu’est-ce qui m’arrive ?  Ne m’en veux pas.
THOMAS
Je ne t’en veux pas.  J’ai l’impression que tu n’es pas heureux.
LUI
Je ne sais pas où est mon bonheur.
THOMAS
Et la faute à qui ?
LUI
La faute à qui...
THOMAS
A ce connard de toubib.
LUI
Qu’est-ce que tu racontes ?
THOMAS
Depuis que tu le vois, tu pédales dans la choucroute.  Et tu tousses toujours.
LUI
Bon, ça va.  Tu pars quand au ski ?
THOMAS
Quand les parents de Grégory auront libéré le chalet... samedi prochain, je crois. Vous viendrez passer le week-end à Megève ?
LUI
Je viendrai peut-être.
THOMAS
Seul ?
LUI
Oui, seul.  Mon destin est d’être seul.
THOMAS
Oh, arrête tes conneries.  C’est fini, ce numéro de grand incompris ? Tu deviens parano ou quoi ? 
(Brusquement) 
J’ai déjeûné avec Sonia aujourd’hui.

(A suivre)
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SCENE 20 -

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MON IMPRO DU JOUR

Publié le par Miss Comédie

 DE LA PLUIE ET DU BEAU TEMPS


Vous connaissez Catherine LABORDE, la miss Météo numéro 2 sur TF1.  Elle vous a peut-être agacée, comme moi, par son élocution frémissante et ses mines complices.
Et bien, il faut revoir votre opinion car cette femme n’est pas n’importe qui.  Elle a écrit plusieurs livres, (dont un porte le titre curieux de « La Douce joie d’être trompée »), elle est comédienne à ses heures, une rose porte son nom, oui ! et son dernier livre est  loin d’être une bluette : « MARIA DEL PILAR ».  Elle a patiemment reconstitué le puzzle de la vie de ses parents et cela donne un récit vraiment émouvant. Sa mère, Maria del Pilar, lui a donné l’image de l’amour brisé et inconsolé, d’une vie fracturée par la guerre.  Elle aimait son mari d’un amour d’amante, elle vivait avec lui dans la Résistance et ça s’est mal terminé pour eux. Arrêté, déporté, elle ne l’a jamais revu.  Quelle histoire désolante, encore une, engendrée par cette époque sinistre.  Et qu’il doit être difficile de rassembler les morceaux et de raconter !
Je ne regarderai plus Catherine Laborde avec un demi-sourire.  Elle nous raconte la météo avec dans sa tête d’autres pluies, d’autres larmes et d’autres étoiles disparues.

Y A D’LA JOIE
Il a raison, Jean-Louis Fournier. Il dit que Trenet est le plus grand poète de notre génération, qu’il écrit des phrases sublimes sans vouloir « faire joli ».  Ca sort du coeur et ça nous va droit au coeur.  Sa tristesse est notre tristesse.
 Sa joie provoque notre joie.  Tout ça, plein de gens l’ont dit avant moi. Mais Trenet est un champ infini d’exploration, de méditation.  Il est un mystère que beaucoup continuent à chercher à percer.

Une question, qui apparemment, n’a rien à voir : « Pourquoi les handicapés n’aiment pas qu’on les plaigne ? »
La réponse est dans le livre de Jean-Louis FOURNIER « OU ON VA, PAPA ? » qui a reçu le Prix Fémina pour son approche tendre et humoristique de ce sujet délicat.
D’ailleurs, comme l’ajoutait joliment Olivier BELLAMY, « nous sommes tous des anormaux. »

A propos de beau temps, j’espère que ce week-end il fera beau à Saint-Etienne…




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LA REPLIQUE QUI M'ENCHANTE

Publié le par Miss Comédie

« Papa dit qu’il a vu ça, lui. »
Charles TRENET   (dans Le Soleil a Rendez-vous avec la Lune.)

Les mots simples du poète.  Chacune de ses chansons contient une phrase comme celle-là.
Demain, Johnny débute sa tournée « M’arrêter là »
à Saint-Etienne, au nouveau Zénith. J’aimerais y être.
A Lundi pour en parler.

Miss Comédie


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PETIT LEVER DE RIDEAU

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  Question actualité, pas grand-chose à me mettre sous la dent aujourd'hui.
Heureusement, il y a ma pièce et les démélés de SONIA avec son médecin puis avec
le DAME donneuse de conseils.  Mais où est donc MAXIME ?
Passez une journée zen.

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LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - scène 18

Publié le par Miss Comédie

UNE HISTOIRE DE DEFENSES !

La salle d’attente. 
La porte du cabinet s’ouvre et Sonia paraît, l’air hagard, son manteau sur le bras

.        VOIX DE L’ASSISTANTE
Monsieur Hyde !

Le petit homme sort précipitamment.

En scène SONIA, LA DAME

LA DAME
Vous avez l’air bouleversée !

ELLE, se laissant tomber sur une chaise
Je viens de comprendre beaucoup de choses.

LA DAME
Ah bon ?  Vous avez trouvé la cause de votre allergie ?

ELLE
Oui.

LA DAME
Et  c’est quoi ?

ELLE  (elle parle sur un ton monocorde)
Maxime Sévère.
LA DAME  (pouffant)
Allons donc.

ELLE
Il n’y a pas de quoi rire.  Ce bon docteur vient de briser notre couple.

LA DAME
Mais non !  Ce n’est pas possible... Qu’est-ce qu’il lui reproche, à monsieur Maxime ?

ELLE, toujours sur un ton monocorde
Ses défenses ne m’acceptent pas.

LA DAME
Ses défenses ?

ELLE  (explosant)
Oui !   Ces milliards de petits corpuscules qui régentent nos petits bobos !.... Qui prennent des décisions à notre place ! 
(Elle se lève)
“Ce type-là, il va pas, il est pas bon pour elle, allez paf !  on va lui mettre une alopécie... et tiens, lui,  on va dire qu’il en a marre de son chien... on va lui balancer l’herpès !...  Et tout comme ça !...  Vous, votre ex, comme vous dites, que vous aimez toujours, n’est-ce pas ? si, si !... qui c’est, à votre avis, qui a décidé qu’il fallait l’exterminer ?  Vos  défenses !...

LA DAME, très perturbée
Hon... Que...Vous.. Oui ?

ELLE (les yeux brillant de colère)
Et qui est-ce qui a inventé le truc des défenses ?  Le bon docteur.

LA DAME
Mais je suis guérie !

ELLE
Oui, vous avez cru à la bonne parole.  Comme devant Jésus, “lève-toi et marche”, la foi vous a sauvée.

LA DAME
Tiens, c’est justement ce qu’il dit, le petit homme.

ELLE
Qu’est-ce qu’il dit ?

LA DAME
Qu’il n’y a que la foi qui sauve, mais que malheureusement personne n’a plus la foi en Dieu, ni en personne.

ELLE
Et bien on a bien raison de perdre la foi aveugle et bête, qui vous fait obéir aux charlatans comme celui-là !

LA DAME
Mais expliquez-moi... Vous parlez des défenses et tout ça... Qu’est-ce qu’il vous a dit, au juste, ce... docteur, pour vous mettre dans cet état  ?

ELLE
Que je ferais bien de quitter Maxime si je ne veux pas passer ma vie à me gratter.

LA DAME
Non !  Quel rapport ?

ELLE
Le rapport, c’est justement les défenses !  Il a déréglé ma vie et actionné le signal d’alarme. Les défenses ont déclenché l’urticaire.

LA DAME
Oui, vu comme ça...

ELLE (rugit)
Et il lui dit la même chose, à lui !  Et vous voyez à quoi ça aboutit ?  A la rupture !  Et pour quel motif ?  Incompatibilité d’humeur ? Coups et blessures ?  Impuissance ?  Frigidité ?  NON !  Motif : cause directe psychopathologique de phénomènes allergiques chroniques !
(Soudain)
Bon, je pars.

LA DAME
Qu’est-ce que vous allez faire ?

ELLE
Je vais d’abord essayer de savoir si Maxime a la même envie que moi d’être sauvé.
(Elle sort).

(A suivre)




           















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MON IMPRO DU JOUR

Publié le par Miss Comédie

GOT TALENT :  LE CAS SUSAN BOYLE (suite)

Le conte de fée continue, bien évidemment, et petit à petit va se transformer en cauchemar pour cette lauréate inattendue.
Elle est déjà relookée, figurez-vous.  Mais pas trop, dit son agent, car son aspect anti-canon est une partie de son succès.
Bien sûr, il y a sa voix, très belle voix, d’accord, mais où serait le phénomène, si elle était grande, blonde, et bien foutue ?
Le phénomène a toujours été la chose la plus recherchée par tous les publics, plus que le talent, beaucoup plus que le talent.
Tout le monde s’arrache Susan BOYLE outre-atlantique, les stars de l’info sur toutes les chaînes veulent l’interviewer, car en plus, elle a de la répartie.   « I am a virgin, so what ? »
Elle se moque d’elle-même, ce qui est une grande qualité chez nos amis américains.  Ici on se moque plutôt des autres surtout quand ils ont réussi.
Ce que je ne savais pas, c’est que la performance qui a porté Susan BOYLE au pinacle n’était pas décisive !  Non ce n’était que la demi-finale, et la finale a lieu le mois prochain.
, Les finalistes doivent être dans leurs petits souliers.  Surtout le petit Shaheen, évidemment !


BACH FOR EVER

Il n’y a pas à dire, ils y reviennent tous.  Pas un invité d’Olivier Bellamy qui ne glisse, à un moment ou à un autre, un morceau de JJS Bach dans son programme.
Bach c’est l’esprit et la Foi.  Elle est enfouie au plus profond de chacun de nous.  Un jour ou l’autre, elle ressort et nous aide à vivre ou à mourir.



BACK TO TV

Grande nouvelle :  il y a de nouveau du théâtre à la télé.  Le 2 mai, France 2 a diffusé une pièce de Loleh Bellon, « L’ELOIGNEMENT », avec Carole BOUQUET et Pierre ARDITI, mise en scène par Bernard MURAT qui joue aussi un rôle dedans.  Hélas, je ne l’ai pas vue car moi, la télé c’est pas mon truc et quand je ne suis pas prévenue je n’y vais pas.
Mais maintenant, je vais lire les programmes car du théâtre à la télé, c’est à ne pas manquer avec l’été qui approche et la fermeture de beaucoup de salles.  Soyez attentifs !






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MA REPLIQUE COSMIQUE

Publié le par Miss Comédie

L’éternité c’est très long, surtout vers la fin.
Woody ALLEN

Je sais, l’actu était un peu maigre aujourd’hui.
Ce sont les aléas des lecteurs de blogs.  Il faut tomber sur une belle page, ça n’arrive pas tous les jours…
Demain, peut-être…  La semaine prochaine sûrement, avec le début d’une tournée historique….
Mais le mieux, c’est encore de me lire tous les jours !
A demain donc,
Miss Comédie

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PETIT LEVER DE RIDEAU

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  En ouvrant ma page d'accueil j'ai reçu en pleine figure un jingle pour je ne sais quelle
banque sans que j'aie rien fait pour.  Bientôt il faudra se glisser entre les onglets pour arriver à
exister sur le web. 
Ici au théâtre, bien tranquilles, vous assisterez à la fin de la visite tumultueuse de Sonia chez son
médecin.  Patience, bientôt LES AMOUREUX seront à nouveau réunis.

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LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - scène 17

Publié le par Miss Comédie

Le cabinet du médecin

ELLE, LE MEDECIN

FIN  DE  VISITE   AGITEE


LE MEDECIN
Et bien madame, si j’interprète vos réponses au premier degré, votre urticaire n’a aucune source psychosomatique.  C’est une banale irritation de l’épiderme.

ELLE
Et au deuxième degré ?

LE MEDECIN
Au 2ème degré, il pourrait s’agir d’un déséquilibre psychique provoqué par votre perception douloureuse du désarroi de votre partenaire.

ELLE  baisse la tête sans répondre.

LE MEDECIN
Le problème, c’est que je ne peux  vous soigner VOUS, pour un pathos qui se manifeste chez monsieur Sévère.

ELLE
Et lui, comment le soignez-vous ?

LE MEDECIN
Je regrette... Je ne puis répondre à cette question.

ELLE
Ah oui... le secret professionnel...  Mais je veux bien faire l’effort de deviner toute seule. 

 (Elle se lève et fait le tour du fauteuil)
Ca n’est pas très difficile, vous savez.

(Elle se passe la main sur le front.  On sent qu’elle a compris quelque chose d’important).
... mon Dieu, mais c’est bien sûr... Il faut supprimer la cause... Voilà ce que vous lui dites.   Non ?... Je me trompe ?
“Essayez de rompre avec Sonia Aufray... ce sera la fin de tous vos ennuis...”

(Elle se tourne vers le médecin et hausse le ton jusqu’à ce que sa voix se brise)
Et qu’est-ce qu’il vous répond, quand vous lui ordonnez ce traitement ?   Ca, vous pouvez me le dire, ça pourrait m’aider, moi aussi...

LE MEDECIN
Calmez-vous, madame.  Je ne suis que le révélateur de vos faiblesses.

ELLE (perdant tout contrôle)
Et vous êtes fier de vous, monsieur le révélateur ? Vous obtenez de bons résultats, en sabrant dans les histoires d’amour ? Combien d’urticaires avez-vous soigné par ce moyen radical ?

LE MEDECIN  (se lève)
Madame taisez-vous, je ne vous permets pas.  Vous parlez sans savoir !

ELLE
Je sais seulement que vous soignez les gens en exploitant leur naïveté...
(Ils sont maintenant face à face)
 Ma mère adorait son chien.  Vous l’avez obligée à le tuer et vous saviez que non seulement elle ne vous en voudrait pas mais qu’elle allait VOUS REMERCIER !  
(Elle se détourne et passe côté cour)
Voilà les bienfaits de la médecine.  Cinquante pour cent de guérisons spontanées due à l’illusion.

LE MEDECIN
Madame, la visite est terminée.  Je vous prie de sortir.  Vous me devez  soixante dix euros.

ELLE (le regarde)
Je vous les ferai parvenir par la poste.

Elle se lève lentement, ramasse son manteau et sort.

(A suivre)


           

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MON IMPRO DU JOUR

Publié le par Miss Comédie

  SACRES INSTRUMENTS…

L’histoire du QUATUOR MODIGLIANI est édifiante.  D’abord, ne pas confondre ce jeune quatuor qui monte avec le QUATUOR que tout le monde connaît, quatre pitres qui jouent bigrement bien du violon.
Le QUATUOR MODIGLIANI était inconnu il y a encore quelques mois, lorsqu’il est arrivé en finale ex-aequo avec le célèbre quatuor ALBAN BERG, lors d’un classement à l’aveugle dans l’émission de Radio Classique « la Tribune des Critiques de Disques ».
Depuis, fini l’anonymat. Bon, ça pourrait être une anecdote banale, mais ce qui rend leur aventure piquante, c’est l’histoire de leurs instruments :  issus du même bois et du même luthier, le célèbre Etienne VATELOT, ils ont été conçus pour être joués ensemble.   Ce n’est pas tout : ils portent chacun, gravés sur la table d’harmonie et sculptés sur le cordier, les noms des quatre Evangélistes, exactement comme l’a fait STRADIVARIUS pour son quatuor Le Messie.
C’est comme si Saint Mathieu et saint Marc jouaient de l’alto, saint Luc du Violoncelle, saint Jean de la contrebasse….
   
Ces quatre merveilles inséparables ont dormi pendant 35 ans dans l’atelier de Vatelot jusqu’à ce qu’il les vende à la SWISS ARTISTIC FOUNDATION contre la promesse qu’ils ne seraient jamais séparés.  C’est ainsi qu’ils furent confiés au QUATUOR MODIGLIANI pour en tirer des sons sublimes.
Ils ne sont pas propriétaires de leur instrument mais lorsqu’ils jouent, ils en sont les seuls maîtres et les sons qu’ils en tirent sont le signe du sacré.


JOURS TRANQUILLES A AVIGNON


Samedi j’étais à Avignon, quelle ville délicieuse et calme, avec son côté Palais des Papes historoique, ses hôtels cachés dans des jardins secrets, et son souffle théâtral  qui habite les ruelles, et son côté Teinturiers avec ses échoppes transformées en théâtres, sa Sorgue qui serpente et ses Halles-coeur-de ville qui remettent les pieds sur terre.
L’été, Avignon se dévergonde. Elle s’ouvre aux étrangers comme une courtisane. Et ils saccagent tout.  Les étrangers, je veux  dire ceux qui ne sont pas du Vaucluse.
Les autres, les amateurs de théâtre,  Les vrais, ceux qui écument le « off » parce que le « in » on n’y comprend rien, ils sont à Avignon comme à la Foire de Paris. On leur pardonne.
Mais c’est vrai que parfois dans le « off », on tombe sur des perles qui vont être reprises à Paris.
Moi, quand j’ai joué dans le « off » notre pièce de Crébillon Fils, « LE SOFA », je n’ai pas repris la pièce à Paris.
D’année en année, le nombre des spectacles augmente. L’année dernière, plus de mille.  Vous vous rendez compte ?
Bientôt, la scène de la ménagère achetant son bifteck comptera pour un spectacle.
J’ai demandé le programme, bien   sûr il n’est pas encore au point.  Celui du « in » non plus. Juste une carte imprimée avec des ailes d’oiseaux, et un nombre de productions étrangères avec leur titre et le pays d’origine.
Le programme du « in » on dirait un prospectus pour l’UNESCO. Même les productions françaises sont signées par des étrangers.  Enfin, c’est toujours bon pour la planète.






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MA REPLIQUE UN PEU SUFFISANTE...

Publié le par Miss Comédie

Il s’agit donc de faire une société, après quoi nous ferons peut-être du bon théâtre.
Jean VILAR  (De la tradition théâtrale)

Ah, très bien.  Il pensait qu’il allait changer la société à son idée.
Moi je voudrais d’abord faire du bon théâtre, après quoi la société se fera une idée. 
J’admire Jean Vilar quand même, parce qu’il a fait du bon et du beau théâtre.
Mais il n'a pas changé grand-chose à la société.
Des mots, tout ça, des mots ! A demain, chers lecteurs-spectateurs.
Miss Comédie.

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PETIT LEVER DE RIDEAU

Publié le par Miss Comédie

Bonjour !  Ouh, c'est dur de reprendre ses esprits après trois jours hors du circuit mondain et infoormatique,
bercée par le chant des oiseaux, les yeux écarquillés devant une nature dévergondée.
Ce qui me console, c'est de lever mon rideau sur une salle pleine... enfin j'espère !
SONIA est toujours dans le cabinet du médecin, et le ton monte, on dirait.
Demain vous aurez le diagnostic, pas très catholique...

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LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE - scène 16

Publié le par Miss Comédie


Le cabinet du médecin.
ELLE, LE MEDECIN;

DEUX  QUESTIONS-CLE


LE MEDECIN
Votre relation avec Maxime Sévère a-t-elle bouleversé votre vie quotidienne ?

ELLE
Si elle l’a bouleversée ?  Ah, ça oui, alors !

LE MEDECIN
Par oui ou par non.  Je ne vous en demande pas plus.

ELLE
Oui !

LE MEDECIN
Désiriez-vous ce changement ?

ELLE
Oui.

LE MEDECIN (contrarié)
Ah.

ELLE
C’est lui, qui ne le désirait pas.

LE MEDECIN (rassuré)
Ah !  Et comment le savez-vous ?

ELLE
Je le sais, parce que ça se voit !


LE MEDECIN
Il vous manifeste de l’hostilité ?

ELLE (haussant les épaules)
S’il me manifestait de l’hostilité, je cesserais de me poser des questions. Je partirais. Non, vous croyez que c’est si simple que ça ?  Sans aller jusqu’à l’hostilité, il y a mille nuances dans le comportement d’un homme amoureux que seule une femme peut déceler... Mille nuances...

LE MEDECIN
C’est quoi, par exemple ?

ELLE
Là vous allez trop loin.  J’ai répondu à vos deux questions, à vous de jouer, maintenant.

(A suivre)

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TOUCHE PAS A MON PARIS !...

Publié le par Miss Comédie


Le Grand Paris !   Ah mon Dieu.  On va agrandir Paris.  Mais dans quel sens ?  Vers le Nord ?  On va raser les banlieues grises ?  Vers le Sud ?  On va passer par-dessus l’autoroute ?  Vers l’Est ?  On va  allonger le bois de Vincennes ?  Vers l’Ouest ?  On va doubler le bois de Boulogne ?
En tous cas, les banlieusards sont contre.  J’ai entendu des protestations variées de la part d’habitants bien tranquilles de la Vallée de Chevreuse :  ils ne veulent pas du tout devenir parisiens !  Le fait que Paris vienne englober leurs villages les indispose totalement !  Ils sont heureux à Chatou, ils veulent rester chatouilleux  !
Vous me direz : les Français sont contre le changement, une fois pour toutes !  C’est vrai, c’est vrai,  mais dans ce cas-là, est-ce qu’ils n’auraient pas raison ?
Paris ne s’est  pas bâti en un jour, mais aujourd’hui ça y est, il est bâti, on ne va pas revenir dessus… Ca va faire pièce rapportée, du neuf à c ôté du vieux, on a déjà la Pyramide au milieu du Louvre, on s’y est fait, mais à grande échelle ça risque de faire désordre.
Enfin, c’est mon avis.  Je ne connais pas le dossier.  Je réagis sur l’idée. Peut-être que le projet est somptueux, magnifique, et que Nicolas pourra donner des fêtes comme Louis XIV, dans les allées de son Grand Paris.



Ce qui n’est pas drôle à Paris, c’est que le parc de Vélib se dégrade au point que Jean-Claude DECAUX en abandonne la direction.  Impossible à gérer !  Trop de casse, trop de vols, trop d’abandons au bord du trottoir, aucun sens civique chez les emprunteurs.  C’est navrant, j’ai honte pour eux.
A Lyon, qui a inauguré cette belle aventure, le parc se porte plutôt bien.  Les Vélov’ prolifèrent, on se croirait à Amsterdam, mais en général les bornes sont approvisionnées et les vélos pas trop malmenés.
Quand je pense que bientôt ça sera le tour des autos….  Qui aura le courage de prendre la gérance de ce nouveau moyen de transport ouvert à tout le monde et n’importe qui ?

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LA REPLIQUE TRÈS ENCOURAGEANTE...

Publié le par Miss Comédie

Il y a deux tragédies dans la vie d’un homme, la première c’est de réaliser son rêve, la deuxième c’est de ne pas le réaliser.
Oscar WILDE

Sur cette perspective qui revient à bosser pour rien, je vous dis « don’t worry, be happy » et à demain !
Miss Comédie


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