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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 16:25

Un qui détestait les journalistes, c’était Jacques Charrier, ex-acteur (Les Tricheurs), ex-mari de Brigitte Bardot,  caractère asocial et farouchement réfractaire à toute publicité.

Au temps où j’étais comédienne à Paris il avait un temps occupé une chambre de mon appartement,  le temps de purger une dette de jeu.  Ses uniques revenus à l’époque, venaient du poker.

Un jour que j’étais chez moi j’entends un bruit de querelle venant de la rue. Je vais sur le balcon et je vois en bas un Jacques Charrier gesticulant, tapant du poing sur le dos d’un photographe replié sur son appareil photo tandis que trois  mecs essayaient de calmer  Charrier en l’invectivant, et qu’un quatrième se reculait pour fixer la scène  une fois pour toutes.

J’hésitai à descendre pour aller à sa rescousse, quand une voiture de flic qui passait pila net devant le groupe et voilà que la scène tourne au vinaigre.

Je vois un flic descendre de voiture et s’adresser à  Charrier hors de lui qui le prend de haut.  Le photographe trop content raconte son agression, les autres en rajoutent et voilà mon Charrier embarqué dans le panier à salade.

Lui n’a pas passé, comme Begbeider, trois jours en garde à vue, il est rentré le soir-même.    J’ai eu droit à un catalogue de noms d’oiseaux à l’égard  des photographes et de la police avant qu’il ne s’enferme dans sa chambre pour téléphoner à sa petite amie.

Cette scène s’est reproduite plusieurs fois, dans des décors différents, bars, sorties de cinéma, stations de taxis, car à l’époque il était encore de ceux que l’on reconnaîssait t dans la rue.

 

 

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 18:14

 

 

Je lis que ce metteur en scène, dont les derniers films à caractère guerrier ne m’inspiraient guère, tourne  au château de Blois une histoire d’amour tirée d’un roman de Mme de LAFAYETTE, « LA PRINCESSE DE MONTPENSIER ».

Je suis toute excitée.  C’est une histoire  magnifique et cruelle, comme toujours au temps des rois et des princesses, et les extraits de l’interview de TAVERNIER laissent entendre qu’il va nous restituer allègrement les intrigues, les rivalités, les interdits et les passions de cette époque,  dans des décors et des costumes qui  nous replongent  d’emblée dans l’atmosphère.

J’adore les films historiques.  Le dernier en date, superbement réalisé et interprété, était RIDICULE, de Patrice LECONTE. 

TAVERNIER nous avait donné « QUE LA FÊTE COMMENCE », un classique lui aussi.  J’ai encore en mémoire « LOUIS, ENFANT ROI », de  Roger PLANCHON, une merveille.

Ce siècle  est un réservoir d’histoires vraies qui sont devenues des légendes.

TAVERNIER est en train de tourner les dernières scènes de « LA PRINCESSE DE MONTPENSIER », avec Mélanie THIERRY qui joue la princesse, Gaspard ULLIEL son amant le duc de Guise, Grégoire LEPRINCE-RINGUET son mari le prince de Montpensier.

Je n’y résisterai pas : dès sa sortie, je vous parlerai de ce film.

 

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 16:52

CARLA BRUNI-SARKOZY, JOHNNY HALLYDAY ONT DIT OUI

Chacun de leur côté et à deux projets différents, avant même d’avoir signé un contrat.   Cela montre bien l’énorme domination des films makers sur leurs futurs instruments de travail.   Finalement c’est bien lui, le  Créateur, le vrai maître des étoiles.

 

WOODY  ALLEN  S’OFFRE LA PREMIÈRE DAME

 

On ne refuse pas un film de Woody ALLEN.  CARLA a donc dit oui, comme ça, toute enthousiasmée, comme une débutante, elle dit qu’elle sera peut-être nulle mais qu’elle ne peut pas louper une occasion pareille, ce sont ses mots et vraiment ça nous la rend infiniment sympathique.

Maintenant, souhaitons une chose :  que monsieur WOODY ALLEN, cyclothymique avéré, avide de publicité pré-production, ne s’avise pas de revoir sa copie avec le nom de Carla biffé, comme ça d’un coup.

Non, je pense qu’il n’oserait pas.  Mais je pense aussi qu’il peut très bien oser. Qu'a-t-il  à faire  de l’opinion des Français ou de celle du président des Français, ou de celle de la première dame qui fut chanteuse et mannequin  ? 

Mais enfin, et la déontologie ?   Voyons si ce monsieur mérite notre estime et notre admiration.

 

    

   TARENTINO  ECRIT POUR  JOHNNY

Encore une interrogation, sur la rumeur lancée  par Johnny lui-même, lui aussi galvanisé comme un gamin par l’offre venant de si haut, alors que ce mec-là  est au sommet, voyez le paradoxe ! 

Son interview dans Le Parisien dévoile une avalanche de projets au cinéma : TARENTINO écrirait un scénar pour lui mais il ne l’a pas encore lu.  Les frères COHEN ont des vues sur lui mais ils n’en ont parlé qu’ à son agent.  Il a un projet avec Olivier MARCHAL sur Le Gang des Lyonnais.  Il envisage une comédie de Francis VEBER avec Jean RENO. 

Quoi, tout ça ?

Evidemment, le projet TARENTINO devrait eclipser tous les autres.  Mais nous, on reste sur le souvenir de son plus beau rôle, dans L’HOMME DU TRAIN de Patrice LECONTE, où il était magnifique face à Jean ROCHEFORT…

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 10:21

  Deux styles d’écriture aux antipodes l’un de l’autre.  Deux auteurs éternellement   nouvelle vague.

 

 IONESCO   INDÉLOGEABLE


Sa pièce LA CANTATRICE CHAUVE vient de s’achever au théâtre de l’Athénée dans la mise en scène de Jean-Luc LAGARCE reprise par François BERREUR.   Mais il est encore là, toujours là, depuis 1957 à la Huchette !

Et toujours dans la mise en scène de Nicolas BATAILLE, en alternance avec LA LECON.   Le théâtre fait le plein tous les soirs.  Il est petit, d’accord, mais quand même.

 

  PLEIN  DE CHOSES  DE TENNESSEE


Les pièces de Tennessee WILLIAMS ont connu des années de disgrâce. On les trouvait pesantes, démodées.  Tout-à-coup voici qu’elles surgissent à nouveau, les beaux esprits les ont réhabilitées.

On a vu l’an dernier BABY DOLL, on vient de voir LA NUIT DE L’IGUANE, en ce moment on peut voir « SOUDAIN L’ÉTÉ DERNIER » à la Tempête monté par René LOYON, et « LA MÉNAGERIE DE VERRE » au Théâtre de la Commune, monté par Jacques NICHET. 

En février, on nous annonce « UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR » mis en scène parWARLIKOVSY  avec Isabelle HUPPERT…

Si les grands metteurs en scène s’y mettent, c’est qu’il s’agit de gros gibier…

Espérons que le dépoussiérage ne ternira pas trop ce petit quelque chose de TENNESSEE…

 

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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 10:22

LA PIECE QUI   MARCHE

 

C’est             L’ILLUSION CONJUGALE, d’Eric Assous, au théâtre de l’ŒUVRE.   Il faut dire qu’elle est jouée par trois comédiens délicieux qui nous parlent d’adultère pendant une heure  trente  avec une finesse extrême.

Je vais encore une fois chanter les louanges de mon copain Jean-Luc MOREAU qui joue et met en scène avec le même tempérament.

La pièce raconte les aveux réciproques d’un couple qui a décidé de tout se dire.  « Combien ? » demande-t-elle. « Douze ! » répond-il.   Et ça démarre.

Il est parfait, juste, drôle, émouvant sans forcer la note.  Du grand art.  Un grand pro, quoi.  On se régale.  Les dialogues d’Eric Assous sont incisifs, diaboliquement dosés dans la montée des soupçons.  Le mari et la femme se mesurent sans acrimonie, sans vulgarité, sans mesquinerie.

Isabelle GELINAS est à la hauteur de Jean-Luc MOREAU.  Elle est jolie sans jouer la vamp, elle est fine, mutine et impériale.

Et le troisième larron, rôle ingrat de tradition, est lui aussi exactement

comme on veut qu’il soit. C’est Yvan PAUL, un habitué des planches parisiennes.

C’est une soirée qui  vous laisse euphorique, soulagé de voir la faiblesse humaine si joliment dépeinte qu’on a envie d’être faible, très faible.

Allez-y,  et je vous conseille la soirée du 31 décembre vous pourrez faire le bilan de l’année : un « état des lieux », comme dit le mari en lever de rideau, si vous acceptez de jouer au jeu de la vérité.

 

AU CRAZY  HORSE,  UNE ARMÉE NOMMÉE DÉSIR

 

Douze beautés d’égale hauteur, d’égale minceur, d’égal recto, d’égal verso.   Dans la revue de l’après-Bernardin, elles nous cueillaient (je dis bien nous, oui, nous les filles) par la grâce de leurs gestes lascifs, la lenteur de leur effeuillage, l’humour de la chorégraphie, le suspense du plateau noir entre les numéros, l’attente, le  solo ravageur, la précision des gestes, le minimalisme (si l’on peut dire…) de la mise en scène. Et l’impeccable rigueur de leur perruque noire coupée au carré.

Ici, c’est trépidant, ça s’enchaîne sans temps mort, les interludes sont occupés par des vidéos psychédéliques, les filles sont survoltées avec leur chevelure blonde qu’elles balancent de haut en bas,  leurs jambes qu’elles lancent avec violence et beaucoup de souplesse  dans le vide, tout ça est tout sauf érotique, enfin je trouve.  Dans l’ensemble PHILIPPE DECOUFLÉ met un peu trop leur derrière en avant, si je puis dire. Douze derrières en ligne ç’est un peu gâcher la marchandise.  On n’est pas vraiment sur le cul car y en a trop à regarder e, même temps.  A posteriori, on se souvient du deuxième à gauche, plus culotté que les autres, enfin plus coquin, c’est tout.

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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 10:27

 

ALBERT CAMUS, « C’EST  TROP JEUNE … »

Ce sont les mots qu’a prononcé la mère d’Albert CAMUS à l’annonce de sa mort.

Le livre qui vient de sortir, « Les Derniers Jours d’Albert Camus », de José LENZINI, donne beaucoup d’importance à sa relation avec sa mère.  Relation frustrée en permanence, puisqu’elle était sourde et aphone.

Mais que peut-on trouver de neuf à dire aujourd’hui sur cette mort brutale  ? Tout à été dit.  Et même, oui, que Camus rêvait d’être acteur, qu’il avait donné son accord pour être le partenaire de Jeanne MOREAU dans MODERATO CANTABILE de Marguerite DURAS, et que finalement Jean-Paul BELMONDO eut le rôle.

 

José LENZINI nous déniche quelques anecdotes dont on ne sait même pas si elles sont véridiques,   et pour meubler les 123 pages qui racontent le dernier voyage, nous donne un compte-rendu imaginaire et romancé des gestes, des  pensées, des souvenirs de Camus tout au long des heures qui ont précédé l’issue fatale.  Il insiste sur son mal de vivre. Il en fait une victime. Et dans ces pensées, pas un mot sur sa vie amoureuse. C’est mal le connaître…

 

Quand on a lu la biographie monumentale de Olivier TODD, argumentée, pavée de témoignages réels et d’extraits des notes de Camus, on se dit « ouais ».

Voilà un livre inutile publié par Actes Sud.

Plus intéressant est « LE DICTIONNAIRE ALBERT CCAMUS » où l’on retrouve l’homme à travers ses mots.  Chez Robert Laffont.

 

GERARD PHILIPE, LETTRES D’AMOUR

25 novembre 1959, il quittait ce monde. Comme un cadeau, parait en livrairie cette 

« CORRESPONDANC E » publiée par son ami Georges PERROS.

Il était discret,  cet ami-là, qui a correspondu  avec Gérard et Anne PHILIPE entre 1946 et 1978.

Jérôme GARCIN, qui a épousé Anne-Marie Philipe, la fille de Gérard, a préfacé avec recueillement  ce livre-souvenir.

Ces lettres contiennent toute l’émotion du monde,  il nous semble entendre  la voix de Gérard,  on imagine  les heures joyeuses de sa jeunesse au soleil, et on va comme ça jusqu’au bout de cette courte vie… jusqu’à la dernière lettre de l’ami, qui est comme un cri d’amour.

On se dit que Gérard PHILIPE était vraiment un extra-terrestre.   La photo  signée Lipnitzky  est hallucinante :  cette allure de chat sauvage, cette coiffure de punk, et ces yeux qui demandent pourquoi.  C’était en 1947, il avait encore  12 ans à vivre.  Cette semaine nous fêterons l’anniversaire de sa mort, en pleine gloire, après le tournage de LA FIEVRE MONTE A EL PAO de Luis BUNUEL.  Un mauvais film.

 

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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 13:59

SOPHIE MARCEAU  PREND DES RISQUES...

 

Elle est sur les écrans dans le premier long-métrage d’ Alain MONNE, « L’HOMME DE CHEVET ».

 

Elle partage l’affiche avec l’amour de sa vie, Christophe LAMBERT`

Tout ça c’est très bien, mais vous connaissez le pitch du film ?  C’est une belle

tétraplégique clouée sur son lit de douleur et qui se tape une histoire d’amour avec un alcoolo détraqué.   La tétraplégique c’est elle, l’alcoolo c’est Christophe LAMBERT.  Dans la vie ils sont amants, mais qu’importe ?  Le sujet est du genre à tenter Almodovar ou David Lyonch, alors le  risque est de taille : que cette  histoire ne soit pas crédible, et que le film soit un navet.

En attendant de le voir, on est subjugué par la beauté des photos de Dominique ISSERMAN dans Madame FIGARO  qui les a pris en duo d’amour au  Raphaël et Grand Véfour, elle est totalement divine et lui craquant comme pas deux.  Ils disent des choses très belles dans leur interview, c’est déjà un film dans le film, une belle histoire d’amour. Si le film marche, ce sera le plus beau cadeau de leur vie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

NATHALIE BAYE    BRÜLE LES PLANCHES

 

Avant de ccéder la place à Sami FREY, elle occupe la scène du théâtre de l’Ateloier avec une pièce de Jon FOSSE, intitulée à bon escient « L’HIVER ».

Dans ce contexte de froidure extrême, elle se balade à l’aise aussi bien dans son accoutrement de mendigotte, ébouriffée, gros godillots, que dans sa tenue de séductrice, jupe de cuir rougte dévoilant ses jambes sublimes.

Quelle âge a-t-ellle ?  On ne veut pas savoir, tant elle est « encore » belle.

Côté performance, elle assure.  Elle sait prendre des risques, elle aussi.

Jusqu’à présent ça lui a toujours réussi. 

(Je pense  à la scène d’anthologie  dans quoi déjà ? où elle danse seule et avec désespoir sur une musique de rock, après avoir constaté que Jean-Pierre Bacri son mari la trompaie avec Isabelle Carré. Elle y était follement bonne.)

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 10:11

NATHALIE REIMS : SOUVENIRS D’AMOUR AVEC  CLAUDE BERRI

L’écrivaine à la chevelure de lionne,   (qu’elle vient de couper, paraît-il), belle spécialiste du dialogue avec les morts, nous raconte son Claude Berri.

Elle nous a parlé de Charles Denner, et puis de son frère disparu, après avoir écrit sa douleur d’avoir perdu son père, Maurice RHEIMS, grand amateur d’objets rares à qui il prêtait une âme.

Aujourd’hui elle revient sur sa vie avec Claude BERRI, décédé en janvier dernier, avec qui elle a vécu dix ans de bonheur et pour qui elle a quitté l’éditeur Leo Scheer, son époux depuis quinze ans…

L’histoire de leur rencontre  ferait un beau sujet de film… Son livre qui s’intitule « Claude », tout simplement, est édité aux Editions… Léo Scheer.

 



 

CLAUDE BERRI NOUS LÈGUE UN TRÉSOR     

C’est le film qu’il avait commencé à tourner juste avant sa mort et qui sort cette semaine.  « TRESOR » a été conduit jusqu’à son terme par François DUPEYRON, avec l’aide fervente des deux fils de Claude, Thomas LANGMANN et Darius.  Alain CHABAT y joue le rôle principal après le désistement d’Yvan ATTAL immobilisé par une chûte alors qu’il tournait RAPT.  Mathilde SEIGNER est sa partenaire dans cette comédie désopilante dont le héros est un chien un peu trop envahissant. 

 

 

YVES SAINT-LAURENT  JOUE JE TE QUITTE ET TU DOUBLES,

AU THÉÂTRE MARIGNY

YSL,  c’est un sujet de roman à lui tout seul, qu’auraient pu écrire Marcel Proust, Oscar Wilde ou  Paul Morand, un poète de la mode, un créateur de beauté.

 Pierre BERGÉ finit d’écouler les vestiges d’une vie à deux, cette fois ce sont les objets que l’on dit « intimes », c’est quoi, les objets intimes ?  Pour les vendre, il faut qu’ils aient été choisis avec un certain goût du luxe : miroirs biseautés, brosses à cheveux en écaille, flacons de toilette en cristal, chausse-pieds en ivoire, et des cintres en cèdre du Liban, et des ménagères en argent massif, et quoi encore ?

Bien sûr, il va doubler le prix.   La valeur ajoutée, c’est le NOM de la main illustre qui s’est servi de ces objets et les a partagés avec un homme d’affaires impénétrable. (en apparence !)

Après la « vente du siècle » au Grand Palais, qui avait vu s’enoler les prix de leur collection de tableaux, les objets intimes se disperseront au Théâtre Marigny, cela convient mieux à une collection plus prosaïque…

Et c’est quand ?  Du 17 au 20 novembre, pour tous ceux à qui il manque une pelle à tarte gravée  ou un vase XXL en porcelaine chinoise.

 


 

 

 

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:20

BARYSHNIKOV MÈNE LA DANSE À LYON

 

Après Rudolf NOUREIEV, c’est le plus grand.  Immense star aux Etats-Unis, il a dansé sur toutes les scènes du monde, les plus grands ballets, les plus belles chorégraphies.   A 61 ans il continue à danser, mais différemment.  Il ne s’envole plus dans des sauts hallucinants, il a pris un rythme plus mesuré, plus moderne, il n’est plus en collant chair mais en pantalon et tee-shirt, mais son corps reste toujours aussi « musical ».

MISCHA est père et même grand-père, le paradis ça conserve !

 Lyon a le grand privilège de l’accueillir pour trois soirs seulement à l’Opéra de Lyon, du 10 au 13 novembre..

Il va danser une série de pièces créées pour lui par des amis chorégraphes russes ou américains, parfois en duo, parfois seul, des chorégraphies très

nouvelles dans un esprit contemporain où se mêlent effets sonores et vidéos.

 

RADU  MIHAILEANU DONNE  SON CONCERT DANS LES  SALLES

Lui, dont les parents furent persécutés par le régime Ceaucescu, pour qui

la place Rouge était le symbole de la dictature et de la terreur, a pu tourner

une scène de son film LE CONCERT sur cette place, réquisitionnée par la production rien que pour lui !

Une belle revanche de la vie comme il y en a quelque fois.

Le film raconte l’histoire d’un grand chef d’orchestre déchu, licencié par

Brejnev pour avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs.

C’est une comédie qui mèle le burlesque à l’émotion et où Mélanie LAURENT

s’est faufilée, pas folle la guêpe, elle fait les bons choix.

 

VANESSA PARADIS BELLE DE PUB

On ne peut pas parler de paradis sans penser à elle, LA Paradis, la délicieuse Fille sur le Pont.

Elle va être l’égérie de CHANEL pour son nouveau rouge à lèvres, après avoir été celle de son parfum Coco… Chouette, on va revoir le bout de son nez, maintenant qu’elle nous préfère les Américains…

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 10:44

ROMY SCHNEIDER,  la douloureuse

 

Elle revit dans un documentaire sur le film  inachevé de Georges CLOUZOT, « L’ENFER ».  C’est drôle, ce titre nous dit quelque chose : n’a-t-on jamais vu ce film ?   Non, on a vu « L’ENFER » de CHABROL, avec Emmanuelle BEART.

Là, il s’agit de faire revivre une actrice mythique, Romy Schneider.

C’est fou ce qu’on a en réserve, de personnages mythiques qui refont surface au gré de nos envies. .

Ces mythes qui ont vécu ont gardé le don de nous mettre la larme à l’œil.

C’est comme pour des êtres chers : pourquoi ne sont-ils plus là ?

ROMY reste comme une figure de martyre, torturée par la vie, achevée par la presse à scandale.

« L’ENER », commencé en 1964, s’est interrompu avec la mort brutale de CLOUZOT.  La pellicule tournée contenait déjà des trésors.  Le scénario était intact.  On en a fait un documentaire  qui mêle le passé au présent.

Certaines scènes qui n’ont pas été filmées sont lues par Bérénice BEJO et Jacques GAMBLIN. Il y a des interviews de ROMY et les quelques scènes qu’elle a tournées, troublantes.

Un belle couronne à poser sur sa tombe.

 

SAMI  FREY,  le doux ténébreux

 

Lui au moins, est vivant ! C’est un acteur d’enfer. Il faut le regarder, l’écouter, le vénérer, c’est l’un des derniers mythes.

Sa beauté s’évanouit.  Il a vieilli. Ce n’est plus le  Ely, de  « Se Trouver », aux côtés de sa Delphine si belle en Donata Genzi.  Ca ne peut plus être, c’était en 1967 et le temps passe.   Elle a disparu… il est resté, pour notre bonheur.

Il est encore une fois seul en scène  avec un texte de Samuel BECKET peu connu « PREMIER AMOUR ».  Je pense que BECKET a volontairement piqué ce titre à TOURGUENIEV pour en donner sa version à lui.   Chez BECKET toute tentative de sentimentalité est vite détournée.

Sami FREY n’est que douceur.  Les mots qu’il va dire seront ses mots, n’en déplaise à l’auteur.  S’il a choisi ce texte, c’est bien qu’il y a trouvé  quelques « mots bleus »…

C’est au Théâtre de l’ATELIER, théâtre intime qui lui va si bien.
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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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