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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 16:23
 

SUR LES PLANCHES :

A  Deauville : 

      

Car l’été est fini, ici et le 35ème  Festival du Film américain sera sûrement bien arrosé.  Il a pour Président du Jury, cette année, Jean-Pierre JEUNET.

Parmi les membres du Jury : Patrice LECONTE, qui retrouve son acteur Danny BOON, Jean-Loup DABADIE,  Bruno PODALYDES, quatre hommes de l’art, et Emilie DEQUENNE, Sandrine KIBERLAIN, Géraldine PALHAS, Hiam ABBAS et Deborah FRANCOIS,  cinq femmes dont on espère qu’elles ont l’étoffe.

Dans la sélection encore nébuleuse, j’ai retenu deux noms : SODERBERGH et Kevin SPACEY.  L’un dirige, l’autre joue, mais pas dans le même film…

Je vous reparlerai de ce festival avant la fin, il a commencé le 4 et finit le 13, mais les infos sont beaucoup plus maigres que pour le Festival de Cannes !

A Paris :

Je parie que vous ne savez pas qui est le directeur du théâtre de la Porte Saint Martin ?  Oui, et bien c’est Jean-Claude CAMUS, l’ami et producteur de Johnny.

Comme quoi, on ne prête qu’aux riches.

C’est donc lui qui a décidé de monter une nouvelle CAGE AUX FOLLES dans son théâtre, avec Didier BOURDON et Christuan CLAVIER.

Ne cherchez pas d’autres nom connus dans la distribution, il n’y en a pas.   Ces deux-là ont tout pris (l’argent, je veux dire).

Le metteur en scène : Didier CARON, n’est pas un top model de la profession, mais il a quand même à son actif un beau succès : UN VRAI BONHEUR, avec que des inconnus, ça ne lui fait pas peur. CAMUS sait exploiter tous les talents.

  Prend-il un risque ?  C’est un vieux renard, non, il ne prend pas de risque.  Ca va cartonner.

DANS LES LIVRES

Par exemple, dans QUELQUE CHOSE EN LUI DE BARTLEBY,  Philippe DELERM après avoir donné à son héros la volupté de se déshabiller (moralement) dans son blog, lui fait faire volte-face lorsqu’il s’aperçoit que son blog est devenu un succès phénoménal !  Il décide alors de ne plus écrire pour les autres mais pour lui seul.  Curieuse réaction.

L’écriture du bouquin vacille entre la niaiserie profonde et le bon sens près de chez vous.  Du Delerm, évidemment, pourquoi aurait-il soudain changé d’écriture ?  Ca se lit donc facilement, avec sympathie et agacement, cet homme doit être une crème dans la vie, mais sa paresse absolue est quand même un peu dépassée. 

Moi, j’ai lu ce livre parce qu’il parlait d’un blog, et je n’ai rien appris de très pointu sur le sujet.  Il a quand même réussi à introduire dans son univers à la Francis Lemarque un produit férocement progressiste. On l’imagine mal pianotant sur son Mac dans le square Carpeaux, tout en lorgnant les humains alentour pour décrire leurs petits travers.  Jamais méchant, oh non !  Il devrait faire équipe avec Gavalda et les bons sentiments déferleraient alors sur une France livrée aux aigris et aux profiteurs…

Ce qui finalement me le rend sympathique, c’est son amour pour Paris.  C’est un marcheur, comme Modiano. La comparaison s’arrête là.

 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 14:39

CHEZ LES LIBRAIRES, DE NOUVELLES JAQUETTES ...

PHILIPPE  DELERM

Enfin il ressuscite, l’auteur de L       a Première Gorgée de Bière.

On l’avait très vite enterré après son succès phénoménal, nous étions tous un peu jaloux.  On disait que ça c’était bon pour la dictée en classe de 3ème  et après il a fait, sur les injonctions de son éditeur, l’Eloge de la Sieste qui n’était plus bon pour rien.

Voilà son nouvel opus, et il me chatouille le grand sympathique car son héros devient célèbre avec son blog.  De quoi il se mêle ?  Philippe Delerm peut-il comprendre quelque chose à l’écriture d’un blog ?

Il faut que j’achète le bouquin.  Je vous dirai.

 

FREDERIC  BEIGDEBER

 

« La malédiction de Beigdeber est située là : on ne peut pas le plaindre. »

C’est Yann MOIX qui l’écrit, dans son analyse du nouveau roman de son ami Beigdeber UN ROMAN FRANÇAIS.

Moi j’aime ce type-là, depuis toujours. Depuis 99 FRANCS, et après, depuis ses frasques, ses éclats, ses provocations, mais aussi avec DERNIER INVENTAIRE AVANT LIQUIDATION, et encore avec WINDOWS ON THE WORLD, poignante reconstitution du 11 Septembre. N’en déplaise aux ereinteurs,  c’est un écrivain.

C’est aussi un homme.  Un homme dont on peut facilement se moquer, comme Johnny, et comme Johnny il en souffre.  Il est complexé par sa laideur, il ne sait comment cacher son absence de bouche, son gros nez, sous une épaisse barbe noire. Bref, il n’est pas précisément un homme comblé et pourtant c’est l’image qu’il donne. Il  raconte tout simplement son mal de vivre dans son livre, écrit Yann Moix, et sa confession est un morceau de littérature émouvant.

Je vais donc aussi lire le nouveau BEIGDEBER et je vous en parlerai.

 

 



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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 13:17

ON SE RHABILLE…

Hé oui, l’été devient roux, le soleil pâlit un peu, septembre s’annonce avec de la pluie ici et là, et pour se consoler on regarde du côté de la rentrée théâtrale.
Prenons Sylvie TESTUD, comédienne pointue, éclectique, intrigante au sens qu’elle nous intrigue beaucoup, étonnante dans ses choix (inoubliable Sagan !) et toujours juste.
Sylvie TESTUD elle va jouer une pièce à Edouard-VII avec ARDITI et BERLEAND.  Chouette !  Ca s’appelle SENTIMENTS PROVISOIRES un titre parfaitement stupide, il aurait pu trouver mieux, l’auteur (Gérald Aubert).  Mais enfin.
C’est le trio perpétuel, une femme entre deux hommes, elle en quitte un pour aller avec l’autre. C’est maigre comme dramaturgie mais on ira pour la voir, elle, et pour Arditi aussi.

COUP DE GUEULE

Petit à petit, au fur et à mesure, bientôt, dans pas longtemps, on ne pourra plus lire que la Bible et encore, expurgée, ou l’Evangile, ou le Code civil, ou les Pages Jaunes, car tout le reste sera interdit.  Les contes de Perrault   cachent des symboles maléfiques,  les Malheurs de Sophie  sont parfaitement subversifs, et je ne parle pas de La Belle et me Clochard qui est une insulte aux sans -abris, ni de Robinson Crusoë car Vendredi est un indigène qui n’est pas blanc, c’est sûr, et puisqu’on en parle, ça commence dès aujourd’hui avec l’interdiction prochaine de TINTIN AU CONGO à la suite de la plainte d’un Noir congolais qui se sent humilié.
On ne pourra plus, désormais, lire que du GAVALDA qui ne comporte aucun signe de perversité raciste ou xénophobe, loin de là.
LE ROI DES AULNES sera toléré et même conseillé dès la classe de huitième car l’homosexualité est devenue un symbole vivifiant de  liberation des mœurs.
D’une manière générale, on interdira toute œuvre paraissant anodine au premier abord car elle PEUT cacher quelque vice.
En revanche, une œuvre affichant la perversité ou la violence sera considérée comme une preuve d’ouverture d’esprit et entrera dans le domaine de la  culture universelle.
Ce sont les paradoxes du monde d’aujourd’hui.
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 16:21

JEROME KERVIEL, VOUS CONNAISSEZ ?

Mon comédien chouchou LORANT DEUTSCH va faire parler de lui !
Il s’empare d’un sujet qui a  fait un feu de  paille en janvier 2008.
Vous vous souvenez ?  Ce jeune homme de 32 ans au physique de gendre idéal a faot êrdre   près de 5 milliards de dollars à la Société Génétale.  Sur la photo il avait un regard provocateur mais aussi un peu dépassé.
Il est en prison, bien sûr, il n’est pas encore jugé, et ce sera pour fin 2010.  Il paraît que le réquisitoire est accablant.  Mais en attendant, il est devenu un héros national et son histoire inspire des tas de gens.
Entre autres, l"auteur dramatique Jean-Louis BAUER..
Sa pièce « LE ROMAN D’UN TRADER » s’inspire du  destin frauduleux  d’un jeune homme effacé qui se retrouve un beau jour avec 1 milliard et demi sur son compte et qui n’en parle à personne !  Et aussi sur le fait hallucinant que le directeur de la Société Générale ne l’a jamais rencontré !
Lorant DEUTSCH sera donc Jérôme KERVIEL.  Mais malgré tout son talent, je reste très perplexe quant à l’intérêt scénique d’une histoire de gros sous, qui s’est passée dans le secret des ordinateurs, où  les fluctuations de la Bourse ne sont pas spécialement des sujets de rigolade, où l’action se résume à un jeu de qui gagne perd.  L’auteur a mis des bonnes femmes dans la distribution, je me demande quels personnages elles jouent ?  La petite amie de Kerviel ?  La mère ? La collègue de bureau ?
La pièce se jouera au Théâtre de Nice à la fin du mois.  Paris a sûrement déjà des dates pour sa reprise, à moins que ce ne soit un flop.  C’est Daniel BENOIN qui met en scène.
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 15:58
POTINS DE PLAGE Il paraît que Georges CLOONEY n’aime que les bimbos à petite cervelle et petite notoriété. Et alors ? Ca a l’air de beaucoup chagriner la journaliste de ELLE, qui peut-être aimerait bien l’interviewer à huis clos. Mais quand on est beau et talentueux, qu’est-ce qu’on a à faire d’une grosse tête et d’une grosse fortune ? Mr. CLOONEY gagne 20 millions de dollars par film, alors… Il suffit de le voir dans la pub pour NESPRESSO, considérer la jeune blonde venue lui demander un café, et laiser tomber ce « what else ? » d’un ton d’inanarrable déception … pour lui accorder toutes les femmes de la création s’il en a envie, du moment qu’il continue à dire « what else ? »… A propos de ce« what else », si j’étais rédactrice de pub j’avalerais ma souris de dépit de n’avoir pas trouvé ça la première. Un double sens aussi pertinent que malicieux, deux mots, rien que deux mots qui veulent dire à la fois « quoi d’autre ? Ne voulez-vous rien d’autre ? » et « quoi d’autre ? Qu’imaginer de mieux ? Rien. » Dans la première alternative on reste sur une question, point d’interrogation. Dans la seconde, l’interrogation est fictive, on affirme qu’il n’y a rien d’autre. Point barre. Fameux. `Comment ? Avec qui est Georges CLOONEY ? Et bien aux dernières news from LA, il s’agit d’Elisabetta Canalis, présentatrice glamour de la télé italienne. Mais pas pour longtemps, on s’en doute.
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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 13:21
L’ETE JE RELIS MODIANO ET SES DIMANCHES D’AOÜT

Pas seulement parce que le titre est comme fait exprès, mais c’est son livre le plus mystérieux.  C’est une succession de questions sans réponses.  Les personnages sont tous improbables, leurs relations sont des faux-semblants, chacun raconte son mensonge ou peut-être n’est-ce pas un mensonge ?  Le diamant volé qui porte le nom de la Croix du Sud est au centre d’un écheveau de rencontres et de hasards.
De La Varenne à Nice, c’est une fuite éperdue vers un dénouement qui n’arrivera jamais.
Une phrase  au hasard : « Non, je n’avais pas affaire au même homme que celui des bords de Marne. Peut être avait-il oublié des pans entiers du passé ou fini par se persuader que certains évènements, aux conséquences si lourdes pour nous tous, n’avaient jamais eu lieu. »

Tout Modiano est dans cette phrase.  C’est une alchimie tout-à-fait unique, qui assemble des mots et leur donne un sens surnaturel.
.
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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 16:22
SOIE JOUE SUR DU VELOURS

 Ceux qui ont lu « SOIE » d’Alessandro BARRICO se partageront en deux camps : ceux qui ont tellement aimé le livre qu’ils n’iront sûrement pas voir le film et ceux qui ont tellement aimé le livre qu’ils se précipiteront pour voir le film. On ne sait jamais. J’avais pris le risque de voir LES VESTIGES DU JOUR au cinéma, j’avais adoré le livre. J’ai été subjuguée par la fidélité, la beauté du film. Mais c’est rare. Pour SOIE, on va à l’aveuglette : le réalisateur est Québecquois, pratiquement inconnu en France. Les acteurs inconnus, quoique Keira Knigthley soit au top 50 des glam girls. L’histoire est si belle, si émouvante, qu’il faut avoir une sensibilité de dentelle pour la raconter sans la trahir. François GIRARD a réalisé plusieurs films sur la musique, dont TRENTE DEUX FILMS BREFS SUR GLENN GOULD et un autre sur BACH, ce qui me ferait penser que sa sensibilité est assez éloignée de celle de SCORSESE. Il est probable que SOIE fasse un carton, le livre a été un best seller absolu. Mais… sa sortie au mois d’Août est peut-être un handicap. Je crois que j’ai envie de voir ce film, s’il est encore à l’affiche à mon retour à Lyon
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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 13:49


 LA ROQUE D’ANTHERON
NUIT DU PIANO, HAYDN SOUS LES ETOILES

Dix sonates de Haydn et une de Mozart (pour la comparaison ?) interprétées en leur âme et conscience par trois pianistes de talent et d’horizon différent.
Les 62 sonates de Haydn vont crescendo dans la richesse et le brio de la forme musicale et les cinq dernières, composées à Londres, sont les plus émouvantes. Claire  CONVERT, qui ouvrait le concert, a joué justement la sonate n° 60 et l’a complètement baclée, à mon sens. D’ailleurs, l’ensemble de sa prestation m’a déçue par sa tiédeur.
Passons au deuxième pianiste, l’enthousiasmant Iddo BAR-SHAI. Ce jeune israélien au visage christique nous a interprété d’une manière inspirée,  vibrante et légère, la première sonate en sol majeur, petit bijou de jeunesse, puis la N°38 et N°39 dont les adagios donnent le frisson.
Gros succès, cris d’enthousiasme, rappel : il joue une valse de Chopin     avec la même expression douloureuse mais sans aucune singerie d’exécution, sobrement concentré. Une découverte pour moi, ce pianiste, un ravissement.
Après le deuxième entracte sous les platanes géants du parc, la coupe de champagne qui émoustille les sensations, arrive la troisième interprète, Claire-Marie LEGAY qui, venant après le podige, n’a pu nous convaincre.Soirée divine néammoins, douceur de la nuit, public respectueux, tout est toujours parfait à la ROQUE D’ANTHERON, depuis vingt-cinq ans.


VIDE-GRENIER CULTUREL
… Un concerto et une sonate de MOZART,  une pièce oubliée d’Edmond ROSTAND.  L’époque est au dépoussiérage.
Beau titre : « LE GANT ROUGE ».
La pièce avait été mise au rencart par les héritiers de l’auteur car il n’en était pas fier.  Sa première représentation sur scène avait provoqué un tollé de la part des critiques et du public.   A cause de certaines scènes où une actrice se produisait en jupon et corset certains spectateurs avaient quitté la salle, jugeant la pièce obscène.
C’était en 1888….
Neuf ans plus tard, ROSTAND mettait le feu à la Porte MaSt-Martin avec CYRANO DE BERGERAC.  Oublié, LE GANT ROUGE.
Le revoilà.  Pour l’instant, seulement réédité aux Editions N. Malais, mais une version scénique ne saurait tarder…

Mais je pose la question : pourquoi faut-il aller fouiller les poubelles pour produire du théâtre ?  Les auteurs d’aujourd’hui se morfondent, et leurs œuvres manuscrites s’empilent sur les bureaux des directeurs…



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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 16:23
En corsaire vous êtes descendu au tabac-presse et vous avez lu la nouvelle et vous en pensez quoi ?
Que la mort de Micaël JACKSON n’a pas fini de retomber, comme un feu d’artifice dont les millions d’étincelles allument des feux… dans les cerveaux des assureurs inquiets soudain.
Voilà qu’en plus, pas de chance, notre Johnny chûte sur un yacht (aurait-il perdu de son agilité ?) et se voit condamné au repos forcé à l’Hopital Américain et non pas à St-Barth, comme il l’avait prévu…
Les assureurs fondent les pombs. Ils demandent des examens de plus en plus sévères.
On les comprend ? Ben oui, si on veut, oui.
C’est vrai que si Johnny venait à défaillir avant la fin de son Tour 66, qui c’est qui rembourserait les billets ?
Bon, il a donné des résultats nickel pour l’instant, il est en pleine forme, y a qu’à revoir le concert de la Tour Eiffel, mais…
C’est son médecin personnel qui doit fouetter. Il prescrit à Johnny une dose de trop de Vitamine C   et le voilà soupçonné
de dopage mortel.
Je vous le dis : pas besoin d’aller au cinoche.  Les films sont encore en-dessous de la réalité.

ETOILE FILANTE
Vous lisez aussi dans le journal que Jean-Paul ROUSSILLON est mort, et si vous n’êtes pas accro au théâtre ça ne vous fait ni chaud ni froid. Pourtant, il faut le savoir, c’était lui aussi une icômme Roger PLANCHON  qui nous a quitté cet hiver.
On l’a vu dans « Un conte de Noël » en mari épris de sa Catherine DENEUVE, et dans « LA CERISAIE «  monté par Alain FRANçON… Après son cancer du poumon, sa voix avait perdu de sa force, mais il compensait par sa présence énorme…


CET ETE JE RELIS DURAS, ENCORE !

Après YEUX BLEUS CHEVEUX NOIRS, qui m’a un peu chavirée, j’ai repris DIX HEURES ET DEMI DU SOIR EN ETE, parce que c’est d’actualité, pardi !
Vous êtes sur les routes en Espagne ? Je ne vous souhaite pas de tomber dans le piège de Pierre et Maria, partis avec leur fille Judith.  Aussi, quelle idée d’accepter la compagnie de Claire, si belle que Maria aurait dû se méfier…
Et ensuite, tout ce qui arrive, cet orage qui les force à s’arrêter dans un village de Castille, orage   bienfaisant et libérateur, mais aussi annonciateur de drames.  
Chaleur, orage, pluie, terreur, crime,  adultère et rupture, larmes… Chez DURAS les passions sont déchaînées et elle les décrit avec des mots secs et des phrases courtes. Le sommet de l’art.  
En Chine, en Castille, en Italie, à Calcutta, les histoires de DURAS sont sordides ou ensorcelantes mais qu’on ne se trompe pas, ce ne sont pas les histoires qui comptent, ce sont les mots, ses mots assassins, improbables, détournés, abstraits, exagérés, embrasés, ses virguless absentes, ses dialogues de sourds, ses phrases bancales, son absence de rigueur, sa rigueur, son style unique.
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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 14:31
Cet été si vous passez vos vacances en Charentes, vous ne passerez pas à côté d’Isabelle ADJANI, Benoit POELVOORDE, Sylvie TESTUD, Michel GALABRU, Julien DORE, Marina HANDS… Ils sont dans huit tournages différents, ainsi que DEPARDIEU qui, lui, cumule deux films en même temps.
Bon, ça ne garantit pas des journées totalement passionnantes, et ça vous prive de vos activités physiques préférées. Mais enfin, ça peut occuper un jour de pluie !

En paillettes, samedi au Théâtre Antique d’Orange, vous avez pu admirer Roberto ALAGNA dans un pari fou : chanter deux rôles de ténor écrasants dans la même soirée.
Il a chanté le rôle de Canio dans PAILLASSE pour commencer, un rôle de comédien ambulant fragile et lunaire, et il a enchaîné avec le Turidu de CAVALIERIA RUSTICANA, un macho violent et passionné.
D’après Georges PRETRE, son chef d’orchestre, il a la carrure, le talent et le charisme pour réussir ce défi. Et en plus, c’est « une bête de scène », ce qui est le qualificatif maximum pour les gens de théâtre…
 

CET  ETE JE RELIS
YEUX BLEUS, CHEVEUX NOIRS de MARGUERITE DURAS ;

Ah, relire Duras !  C’est un ravissement, comme celui de Lol. Stein, on redécouvre les mystères de l’écriture, la vraie.  Celle qui invente    pas seulement une histoire, mais une musique, un envoûtement.
Je relis ce titre-là, qui raconte une histoire très trouble, très pénible, une histoire qui se traîne en longueur d’un homme qui ne peut pas aimer les femmes et d’une femme qui devient son objet, sa prisonnière, et les phrases qui racontent cette histoire sont des lambeaux de chair, des spasmes de folie. Elle donne aux mots un sens multiple, effrayant, aux mots familiers pourtant, on ne les reconnaît pas.  Jamais de vulgarité, jamais de facilité.  On sort de la prose pour aller dans un lyrisme épuré, absolument pas littéraire, seulement charnel, extatique.
Il faut bien qu’il y ait une magie, un envoûtement, pour continuer à lire cette histoire au-delà de cinq pages, dix pages, quand les deux personnages ne font que pleurer.  L’homme pleure abondamment. La femme le regarde et pleure avec lui.  Dans un café, ils pleurent ensemble. Lers paroles ne veulent rien dire, n’expliquent rien.  C’est plus loin qu’on comprendra leur douleur, leur détresse commune : ils sont tous deux à la recherche du même homme, et là on comprend qu'il est homosexuel et qu'il ne peut pas toucher une femme. N'empêche, il la séquestre et au bout de quelques nuits insupportables, il y arrive.
 Mais enfin, ça paraît grotesque, ces deux qui pleurent sans arrêt, et qui ne se touchent pas. Cest ça, Duras.   Mais dans ce livre, c’est peut-être encore plus difficile à admettre. Il y a une scène très dure, d’impuissance.
Personne, jamais, n’a pu ni ne pourra écrire :
„Elle est une femme. Elle dort. Elle a l’air de le faire. On ne sait pas. L’air d’être toute entière partie dans le sommeil, avec les yeux, les mains, l’esprit.“


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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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