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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 09:15
Je ne me souviens pas comment m’est venue l’idée de ce roman.
J’ai dû m’asseoir un jour, devant mon Mac, l’esprit vide, et j’ai tapé une phrase.
Souvent, tout vient d’une phrase.
Les personnages sont venus tout seuls, avec leur prénom et leur envie de vivre cette histoire.
Je ne me souviens pas comment ce tableau s’est introduit dans l’histoire.  Et s’il n’était pas, au fond, le point de départ.  Oui, ce tableau existe.  Il était dans le salon de ma grand-mère  jusqu’à ce que ma mère le vende avec d’autres objets pour se faire un peu d’argent.
Un jour je l’ai revu, accroché chez un brocanteur de l’Isle-sur-Sorgues.  J’ai eu un coup au coeur, j’ai demandé le prix.  Il était bien trop cher pour moi, je l’ai laissé.
Et maintenant, il est quelque part, où ?
L’histoire d’amour, elle, je ne me souviens pas comment elle m’est venue.  Qunad je la relis je me sens triste comme si je l’avais vécue. 

Alors à demain, tous les amoureux !

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 09:09




Bonjour !   St-VALENTIN moins 8, c'est le sujet du jour dans les medias (il faut sauver l'amour de la récession)
(au fait, Sarkozy en a-t-il parlé hier soir ?) 
M
Moi je continue à vous restituer quelques-unes des plus belles déclarations, le choix est difficile.
Dans ma pièce, vous lirez plus tard  la déclaration de ROSE à NAT.... mais zut je brûle les
étapes, vous ne devez rien savoir encore.  Pour le moment, le réalisateur YANN et le scénariste CHRIS,
censés écrire la même histoire, sont en train de doucement diverger...

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 09:04

Voyons voyons... vont-ils se mettre d'accord ?


CHRIS
Tragique ?

YANN
Quoi que tu en penses, cette dualité flagrante qu’il y a en elle la rend encore plus fascinante. Cela la rend capable de tout. Parce qu’il y a une constante : son regard.  Ce regard...  Et, tu vois... (il rassemble ses souvenirs) tout ce qu’elle m’a dit me semble maintenant suspect, inventé... Et même, quand elle m’a demandé de l’engager pour le rôle, ce petit chantage, là, je le vois maintenant, c’était un jeu.

CHRIS
C’est comme lui.  Cette histoire de boulot de traducteur, c’est du pipeau. J’en suis sûr.

Ils restent silencieux un moment. Le barman les regarde de derrière son bar, l’air indifférent.

YANN, rêveur
C’est la nuit et le jour...

CHRIS
Elle ?
YANN
Oui.  Comment pourrait-on supposer, en la voyant sur scène, qu’elle soit aussi...  aussi...

CHRIS
Vulgaire ?

YANN
Vulgaire... oui... et  racoleuse.

CHRIS
Tu le disais toi-même : la nuit transforme les gens.

Ils méditent sur cette évidence. Au bout d’un moment, YANN se lève et frappe du poing sur la table.

YANN
Oui, et bien !  Continuons, bordel, écrivons NOTRE histoire !

CHRIS
Oui, c’est ce que je dis. Ecrivons notre histoire.  (Un temps)
Alors, c’est quoi, ton histoire à toi ?  Tu as pensé à quoi ?

YANN, soudain maussade
Ecoute, c’est toi qui est censé écrire. 

CHRIS
Excuse-moi.  Mais le vrai sujet du film, qu’est-ce que c’est ?  Qu’est-ce que tu as envie de filmer ?

(à suivre)

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 08:58
… à    ce coquin de  DON JUAN  qui  se lance dans  une déclaration qui a tous les accents de l’amour :
« Don Juan  à  Charlotte
…le ciel m’a conduit ici tout exprès pour empêcher ce mariage et
rendre justice à vos charmes..  car enfin, belle Charlotte, je vous aime de tout mon coeur et il ne tiendra qu’à vous que je vous arrache de ce misérable lieu et que je vous mette dans l’état où
  vous méritez d’être.  Cet amour est bien prompt, sans doute, mais quoi, c’est un effet, Charlotte, de votre grande beauté ;  et l’on vous aime autant en un quart d’heure qu’on feroit une autre en six mois. »
(Molière -  Don Juan)

Mais après tout, pourquoi ne serait-il pas sincère ?  Le nombre des
amours n’altère en rien l’intensité de la flamme, à chaque fois renouvelée.

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 08:46
Je me souviens d’avoir joué la soubrette SMERALDINE dans ARLEQUIN VALET DE DEUX MAÎTRES, monté par Jean-Louis THAMIN.
Comme la DORINE de TARTUFFE, celle-ci a un rôle important. C’est un dragon mais aussi une défenseuse des faibles, en l’occurrence des femmes.
Elle a une tirade, peuchère, ultra féministe.
Cette tirade elle m’a donné du mal. Parce qu’en plus d’être enflammée par son indignation contre les hommes, ça c’est facile, elle doit rester comique et provoquer une explosion de rires à la dernière phrase.
Et ben, impossible de les faire rire.  A croire que je les avais bouleversés avec ma diatribe mais la dernière phrase tombait dans le vide.
Voyez plutôt ce qu’elle dit :
« Vous parlez comme si vous étiez semblables à nous !  Oui et je dirai comme le proverbe :  c’est nous autres qui gaulons les noix et  vous autres qui les mangez.  Les femmes ont la réputation d’être infidèles mais les infidélités ce sont les hommes qui les commettent tant qu’ils peuvent.  On parle toujours des femmes, mais des hommes on ne dit rien.  Nous autres, on nous critique, mais vous autres on vous passe tout.  Vous savez pourquoi ?   Parce que les lois, ce sont les hommes qui les ont faites. (…)
Si c’était moi qui commandais, j’ordonnerais que tous les hommes infidèles se promènent une branche d’arbre à la main et je suis sûre que, du coup, toutes les villes se transformeraient en forêt ! »

Voilà.  C’est drôle comme final, non ?  Et ben figurez-vous que pour provoquer le rire, il s’agit seulement d’une inflexion de voix.
ANNE ALVARO, qui jouait BEATRICE m’a donné le tuyau alors que je me lamentais : « tu finis en bas.  Essaie de finir en haut», elle me dit.
J’ai vaguement compris ce qu’elle voulait dire et le lendemain j’ai fini ma phrase, contrairement à toute logique, en montant  d’une note, comme si d’autres mots allaient suivre.  Ca a marché.  C’est tout.





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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 08:58


Bonjour !   Par Jupiter (le jeudi est le jour de Jupiter) !  La journée s'annonce stotmy weather.
VALENTIN a encore 9 jours pour ramener le beau temps et pendant ce temps les amoureux
se débitent de belles déclarations.
Pour YANN et CHRIS, le scénario piétine devant l'énigme que leur posent leurs deux personnages,
ROSE la chanteuse et NAT le pianiste.

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 08:51

‘(Scène VII  de la version complète)

    Résumé des épisodes précédents :
Dans  ce bar tranquille où ils ont choisi de se retrouver une fois
    par semaine pour travailler à leur prochain scénario, YANN et
    CHRIS découvrent que l’intrigue de leur film est peut-être là,
    sur l’estrade des musiciens.
    Tout en essayant de percer le secret de la chanteuse et du pianiste, ils s’éloignent peu à peu l’un de l’autre, entraînés chacun par leurs propres rêves.


Le bar de jour.  YANN et CHRIS sont assis à une table couverte de papiers, d’un cendrier et de deux verres.  Le barman est en train de débarrasser les autres tables.  

YANN
Je n’y comprends rien.

CHRIS
Moi non plus.

YANN
Ce qui est sûr, c’est qu’il y mettent de la mauvaise volonté.

CHRIS
Mais qu’est-ce qui peut leur déplaire, là-dedans ?

YANN
Soit ils ont le sens des affaires, soit ils ont quelque chose à cacher.

CHRIS
Nous nous sommes fait cafter par le barman. 

YANN
Mais oui, c’est ça la connerie.  C’est fini, plus un mot de notre affaire devant lui.

CHRIS
Non, mais le mal est fait.  Maintenant qu’ils savent, ils se méfient.

YANN
Mais enfin, on ne leur veut pas de mal !  C’est insensé, cette histoire !  Il y en a qui ne demanderaient pas mieux que d’être le sujet d’un film !  (cherchant l’approbation)  Non ?

CHRIS
Oui, bien sûr.  Mais eux...  Vraiment, ils sont bizarres.

YANN
Très bizarres.  Surtout qu’on ne raconte pas LEUR vie mais une histoire fictive  que NOUS inventons au fur et à mesure...

CHRIS
Exactement.  Et ils n’ont pas pensé à une chose : pour l’instant, ils marchent côte à côte avec leurs doubles... Mais ils vont se faire dépasser ! il y aura un moment où nos personnages marcheront dans le futur !  Rose et Nat sont condamnés à vivre au présent.

YANN
Tu as raison.  Ils ne connaissent pas la fin !  Heureusement, d’ailleurs.  La fin sera tragique.
(à suivre)

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 08:46
 

… à la déclaration de CHIMENE, qui emploie pudiquement des mots détournés, mais  RODRIGUE ne s’y trompe pas, et leur détresse est
commune.   Comment, elle ne le hait point ?  Lui, l’assassin de son père, elle ne le hait point ?  Peut-on être plus clair : si elle ne le hait point c’est qu’elle l’aime, évidemment.

CHIMENE               
Va, je ne te hais point.
DON RODRIGUE
Tu le dois !
CHIMENE
Je ne puis…
(CORNEILLE -  Le Cid)

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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 08:42
LES GUICHETS DU LOUVRE  (suite)

Ma scène se passait dans le métro à la station St François d’Assise.  Je jouais une juive sortant de la rame et voyant une des sorties du quai bloquée par une patrouille de la Gestapo occupée à des contrôles d’identité. 
Affolée, je devais me mettre  à courir comme une dératée vers l’autre sortie où, hélas, m’attendaient un autre groupe de la police allemande.
Mitrani m’avait dit « Ils vont t’arrêter. Il faut que tu sauves ta peau. Tu te mets à courir le plus vite que tu peux, courir, courir ! Tu vois ? »  Il était menaçant.
Bien sûr, je voyais. Je tremblais de peur. Au signal je me suis mise à courir, courir, vite, très vite, le plus vite que je pouvais.
« Coupez ! »   Mitrani était sur moi.  « Mais tu n’as pas compris ?  Ils vont t’arrêter ! C’est comme ça que tu cours, quand tu risques ta vie ? »
J’ai recommencé. Plusieurs fois.  De plus en plus vite. Mais ce n’était jamais assez vite. Hors d’haleine, j’essuyais la colère de Mitrani, le doux, l’affable.  Il avait pris le masque d’Ivan le Terrible et me hurlait dessus.
Terrorisée, j’ai mis le turbo et à la septième prise c’était bon pour lui.  Je m’écroulai sur les dalles et la Gestapo vint me secourir pendant qu’on changeait de décor.
J’ai vu les rushes et c’est vrai, je donnais bien l’impression de vouloir sauver ma peau.
Ils ont toujours raison d’être durs, les réalisateurs.

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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 09:45


Bonjour !  Ah, les images de Londres enseveli sous la neige... On se retrouve soudain dans un roman
de Walter Scott,  on regarde cette ville fantômatique brusquement coupée du monde comme
l'illustration même du splendide isolement de l'île tout entière...
Chez nous, on attend ST VALENTIN et on prépare la relance ... de tous les gadgets en forme de coeur.
Le chômage chez les amoureux, ça n'existe pas.

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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