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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 09:25
…… du bout des lèvres au film de Maiween qui nous montre le vrai ( ?) visage de quelques actrices un peu connues.
Quel intérêt de savoir que ces filles qui peuvent être géniales dès qu’on leur donne un rôle, sont dans la « vraie vie » des chochottes capricieuses, jalouses et aigries dont l’ego est aussi gros que le Ritz (elles en ont plein la bouche de leur ego) ?
Les quelques minutes de vérité qui révèlent de vraies natures, ne sauvent pas le film de l’autodérision stérile. Il y a Charlotte Rampling, bien sûr, toujours impeccable mais pas très émouvante, il y a Romane Bohringer, oui d’accord, il y a surtout Muriel Robin qui a la vocation d’une tragédienne n’en déplaise à cet Auguste Jacques Weber (Auguste, c’est l’un des deux clowns, celui qui n’est pas blanc).
C’est ordurier comme langage, mais ça c’est la mode.  Ces jeunes filles ont l’injure au bord des lèvres entre deux castings.
Un docu  réservé aux professionnels qui se régalent de ce strip tease entre amis.  Moi j’ai pas aimé mais vous pouvez me donner des arguments pour me faire revoir ma copie.
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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 08:57
Moi qui étais faite pour la comédie, j’ai quand même joué CINNA au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, mis en scène par Pierre Vielhescase.
Bon, c’était encore le rôle d’une confidente, les confidentes sont dans les tragédies ce que les soubrettes sont dans les comédies.
Je m’appelais Fulvie et j’essayais de faire entendre raison à cette exaltée d’ Emilie qui voulait à tout prix que CINNA tue AUGUSTE.
J’avais un texte d’une gravité  profonde, presque abyssale, et je me demande encore par quel miracle le public n’a pas explosé de rire à chacune de mes interventions. 
Par exemple, je devais dire à Emilie, avec une mine de circonstance :
« …. Mais encore une fois, souffrez que je vous die
« Qu’une si juste ardeur devrait être attiédie ;
« Auguste chaque jour, à force de bienfaits,
« Semble assez réparer les maux qu’il vous a faits ;
« Sa faveur envers vous paraît si déclarée
« Que vous êtes chez lui la plus considérée
« Et que des courtisans parfois les plus heureux
« Vous pressent à genoux de lui parler pour eux."
C’est un rôle pour une confidente sexagénaire !  Heureusement le rôle de Fulvie se borne à unescène parlée, le reste du temps elle se contente de suivre Emilie sans mot dire.  Si j’avais eu une scène avec Cinna ou Maxime, qui étaient joués respectivement par Gérard Ortega et  Alexandre Arcady, deux parfaits déconneurs, ça aurait tourné au fou rire chaque soir.
C’est drôle, je ne me souviens pas des autres : qui jouait Emilie ? Mystère. Auguste ? Mystère.  Si : Jacqueline Jefford jouait l’impératrice Livie.   Avec elle comme avec le duo Ortega-Arcady, j’ai passé des moments  fugaces mais assez loufoques,  hors théâtre.
 

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 08:54

La haine est un sentiment qui ne peut exister qu’en l’absence de
toute intelligence.
(Tennessee  Williams  -   Interview)

A demain, ça passe vite.  Miss Comédie.

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 09:15
Bonjour !  Les évadés ont été arrêtés.  Tant mieux, ils auraient pris froid dehors, avec cette température.
Toujours la glaciation, c'est bon pour les stations de sport d'hiver qui sont pleines à craquer, c'est pas bon
pour les rapports entre CHRIS et NAT qui manquent de plus en plus de chaleur.
La musique de Bach ne tempère plus le caractère emporté de ce beau ténébreux de NAT...

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 09:10

NAT ne répond plus et se lance dans le fameux prélude N°1 du Clavier bien Tempéré.  A la fin du morceau, il referme le couvercle du piano, se lève et traverse la scène sans un mot au scénariste.  Il va lentement vers le bar et fait signe au barman.

NAT
Tiens, donne-moi un scotch.  Ca va m’aider à chasser les idées noires.

Le barman lui sert un scotch.  NAT saisit le verre, boit le scotch d’un trait, puis soudain lance le verre en direction de CHRIS, qui l’évite de justesse.
Le verre va se briser au pied du piano. CHRIS se lève affolé.

CHRIS
Vous êtes fou ?

NAT, en ricanant
J’essayais de chasser une idée noire.  Mais ça n’a pas marché.
(Changeant de ton, brusquement sérieux)
Oui, je suis fou.  Vous ne saviez pas ?  C’est pour ça que ma femme me fuit. Parce qu’elle me rend encore plus fou.  Vous, elle ne vous rend pas fou ?
(voyant que le scénariste ne répond pas)  Non ?   C’est pas comme votre  copain.... Lui, on dirait qu’elle le rend vraiment cinglé. J’exagère ?  (prenant le barman à témoin)  Dis-lui :  est-ce que j’exagère ?
 
CHRIS, au barman
Il est alcoolique ?

LE BARMAN, l’ignorant et s’adressant à NAT
Tu vas me ramasser ça.
(Il lui tend une balayette et une pelle)

NAT, s’exécute
D’accord.  Et moi, quand je serai en miettes... qui viendra ramasser les morceaux  ?  Qui ?  Qui ?

(Il se met à quatre pattes et tout en balayant les débris de verre, il répète avec la voix qui se brise ) Qui viendra ramasser les morceaux ?  Personne...
Personne... (le dernier mot est inaudible tandis que le noir se fait.)

                N  O  I  R
(à   suivre  ) 

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 09:07
….. à Philippe Bouvard qui répond à une question dans le Figaro Magazine : 
-  Quelle mode vous horripile en ce moment ?
-  Celle qui évoque en claquant des dents le réchauffement de la
  planète.

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 09:01
Je me souviens d’avoir passé la main dans les cheveux de Jean-Pierre Aumont.
C’était pour un téléfilm qui s’appelait JOYEUX  CHAGRINS, tiré d ’une comédie de Noël Coward.
Il n’a pas apprécié du tout.
Il jouait mon vieux mari et le metteur en scène voulait que j’aie l’air amoureuse.
Evidemment, ses cheveux étaient clairsemés, et il les avait coiffés soigneusement de part et d’autre d’une raie sur le côté.
Il s’est levé du fauteuil où il était assis et m’a regardée, l’air furieux.
« Ne me touchez pas ! il a dit  à mi-voix, comme s’il voulait que la scène passe inaperçue du reste de l’équipe.
Le metteur en scène s’est approché de lui.
« C’est juste un jeu de scène…
« Oui, et bien trouvez autre chose.  Je ne veux pas qu’on touche à mes cheveux.
Pourtant, c’était bien les siens, j’aurais compris s’il s’était agi d’une moumoutte, mais là, il y en avait très peu, d’accord, mais…
J’ai perçu quelques rires étouffés.
« On reprend !  dit le metteur en scène.
Le grand, l’immense acteur qu’était Jean-Pierre AUMONT se rassit dans son fauteuil, l’air misérable.  Ses pommettes étaient rouges.
Je mis ma main sur son épaule.
Il tressaillit, mais enchaîna sur son texte.
On répéta la scène jusqu’au bout et la première prise fut la bonne. 
A peine entendit-il le mot « coupez ! » qu’il se leva comme un ressort et fila dans sa loge.
Je fus pleine de compassion pour lui, qui subissais son déclin sans résignation, avec la sale révolte qui amplifie le mal.

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 08:53
Bientôt les Césars !  voici encore une très belle de Rochefort :
- Quel est votre dernier coup de cafard ?
-  Mon César d’honneur.

Bon, à demain mes jeunes agneaux, portez-vous bien.
Miss Comédie.
PS   Vous êtes un peu paresseux pour les commentaires... Allez, réagissez, quoi !


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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 09:56
Bonjour ! C'est lundi.  Exit St-Valentin, on va pouvoir s'aimer en silence.
Pendant mon absence j'ai vu une très belle pièce de théâtre et je vous en parle brièvement
mais il vaudrait mieux que vous y alliez, c'est à la Comédie des Champs-Elysées à Paris.
Ma pièce à moi, ROSE AUTOUR DE MINUIT, continue à mêler le vrai au faux - un peu comme
dans Pinter - et à nous faire douter de la bonne foi de ses personnages.
En scène, CHRIS le scénariste et NAT le pianiste.  Ils ne sont pas vraiment copains.

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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 09:50


(Entre le scénariste et le pianiste, ça devient inquiétant.)

CHRIS
Àrrêtez de me parler de vous et de votre femme.

NAT
Ca ne vous intéresse plus ?

CHRIS
Ca ne m’a intéressé que par politesse.  Je vous ai écouté par politesse. Mais aujourd’hui, j’ai besoin de travailler.  Je n’ai pas envie de parler.

NAT
OK, OK... (il murmure comme pour lui-même)  Par politesse...  Il est en train de me rouler dans la farine, le mec...  Qu’est-ce que je lui ai fait ? Pourquoi il me raconte un bobard ?

CHRIS, qui a entendu
Ca n’est pas un bobard, excusez-moi, mais votre vie ne m’intéresse pas.  Pourquoi m’intéresserait-elle ?

NAT
Parce que vous allez en faire un film.

CHRIS, agacé
Non, non, et non !  Arrêtez de vous faire des idées !  Arrêtez de croire ce que vous a dit ce tordu de barman !....  Nous écrivons une histoire de pianiste et de chanteuse, mais ça n’est pas VOTRE histoire !...  Compris ?

NAT, agité de tics
Du calme.  Ne vous énervez pas.  Il pourrait y avoir des similitudes.

CHRIS
S’il y en a, ce sera PURE COINCIDENCE.  C’est une mention légale.  Vous connaissez ? “Toute ressemblance avec... etc etc... serait pure coïncidence”.  Voilà.

NAT
C’est pour ne pas avoir à nous payer ?

CHRIS, figé
Non mais, alors là, j’aurai tout entendu !

NAT
Oui, comme ça, on prend des idées, on écrit un film, et puis on engage un autre pianiste, et une autre chanteuse, soi-disant que ce ne sont pas le même pianiste, ni la même chanteuse, n’empêche que nous, on se reconnaît, et au final... (il fait un signe des doigts)  le pacson pour l’équipe, et nous autres le vrai pianiste et la vraie chanteuse… du vent ! 
(menaçant)   Hein ?

CHRIS
Vous délirez.

(À suivre)

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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