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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 09:23
..... au duo ARDITI-CHESNAY  dans le film de DANIELE THOMPSON "LE CODE  A CHANGE".
Ca va de l'émotion la plus troublante, comme s'ils étaient en pleine improvisation, soudés par la constatation
d'un parcours achevé, d'une vieillesse ennemie, tout en écoutant l'un de leurs tubes de jeunesse, reflet absolu de la nostalgie universelle : LES PLATTERS.
Et ça tourne à la scène d'anthologie quand ils se lancent dans un rock effréné à deux toujours sur une musique des années 60, interrompu par l'arrivée de la fille de l'un qui est aussi la fiancée de l'autre...
Ils forment dans ce film un duo un peu à part, un peu absent, comme soustrait à l'ambiance survoltée qui règne dans ce diner puisqu'ils ont atteint un âge où l'idéal ne représente plus grand-chose.

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 09:20
Il y a  quelque chose dans une pièce de théâtre qui compte autant que le décor, la lumière et le jeu des acteurs : ce sont les saluts.
Oui, les saluts !  Tous les metteurs en scène n’en font pas un morceau de bravoure, comme l’a fait Jean-Louis Thamin  pour Les Fourberies de Scapin on répétait les saluts comme  on répétait les scènes, au millimètre. 
Ca donnait un final  chorégraphié sur une musique sicilienne, ce devait être superbe à voir, nous formions  un défilé dansant qui faisait  halte devant le public puis repartait en coulisses pour revenir faire encore quelques figures et dans mon souvenir il n’y avait pas de distinction de rôles, chacun à  son tour se détachait du groupe et venait saluer seul, très rapidement, avant de reprendre sa place dans la ronde. C’était étudié pour durer le temps des applaudissements,  les figures se reproduisaient à l’infini.
Ce perfectionnisme m’a marquée.  Depuis, chaque fois que j’assiste à une pièce de théâtre, j’attends les saluts avec impatience.  Est-ce qu’ils signeront une œuvre parfaite ?  c’est souvent non, hélas. Les comédiens arrivent en trombe du fond du plateau, ils se mettent en ligne en se donnant la main,  ils respectent la préséance des rôles principaux à qui ils laissent les places du centre, et ils se cassent en deux en cadence, ils repartent en courant vers les coulisses, et ils ressortent dans un ordre différent, en riant et se poussant, c’est un beau désordre..
Les saluts les plus chiadés font revenir les comédiens deux par deux en commençant par les moins importants, pour laisser le triomphe aux deux derniers qui plongent en révérence avec plus ou moins de grâce mais toujours une vraie allégresse, même s’ils ont été médiocrement applaudis.  Ouf, la pièce est finie.

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 09:14
Les âmes se rencontrent sur les lèvres des amants.
(Shelley)

A lundi les amoureux, pour la révélation d'un nouveau talent de ROSE...
MISS COMEDIE.




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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 09:31
Bonjour !  Le soleil est au rendez-vous pour illuminer la scène d'amour entre ROSE la chanteuse et NAT le pianiste, son pianiste... Il trouve enfin le courage de lui dire, d'une façon détournée mais si éloquente, qu'il voudrait bien que la nuit ne s'arrête jamais...

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 09:24

La déclaration de NAT.

ROSE
Lui ne te demandait rien, que je sache !  Leur histoire, ils peuvent l’écrire sans qu’on leur dise un mot !  Qu’est-ce que tu es allé t’impliquer là-dedans ?
Et m’impliquer par la même occasion ?

NAT, sans la regarder
J’aime l’idée que nous soyons impliqués, toi et moi, dans quelque chose.

ROSE, esquissant un sourire
Ah oui ?

NAT
Oui.

ROSE
Je me demande pourquoi.

NAT, très ému et la gorge serrée
Pourquoi... ?
(Il respire un grand coup)
Je bénis ces mecs. Je les adore. Pourquoi ? Parceque tout d’un coup, j’y vois clair. ils me montrent le chemin.

ROSE, la voix tremblante
Quel chemin ?

NAT
Ils me donnent les moyens de briser le mur.

ROSE
Quel mur ? Parle, parle...

NAT, enflammé
Ce mur qui nous sépare, toi et moi. quand le jour arrive et que tu as fini de chanter sur mes notes de musique, et que tu t’en vas. Et que je me mets à attendre, attendre, seul, perdu, attendre le soir qui te ramènera.

ROSE, sans le regarder, dans un souffle
Tu es perdu ?

NAT, sur sa lancée, enchaîne
Ils écrivent une histoire sur nous... Tu te rends compte ?  L’aubaine ?  Je leur dis ce que je veux : tu es ma femme... ma femme...
(Il se tourne vers elle)
 Oh, Rose, c’est très difficile. Tu m’as poussé à bout, je n’aurais pas dû te dire...

ROSE l'a écouté sans manifester d’émotion. Elle se lève et face à la scène :
ROSE
C’est une déclaration ?

NAT, implorant
Pourquoi sommes-nous si proches dans ce bar, le soir, et pourquoi devenons-nous deux étrangers lorsque le jour se lève ?

ROSE
Tu ne réfléchis à rien.  Tu ne connais donc pas la vie ?

NAT
Quoi, la vie, quoi la vie ?

'À suivre)

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 09:22
--à qui je pourrais bien dire bravo zujourd’hui ?  On va dire que c'est un jour sans bravo.


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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 09:06
Moi qui étais faite pour la comédie, j’ai quand même joué CINNA au Théâtre de la Commune d’Aubervilliers, mis en scène par Pierre Vielhescase.
Bon, c’était encore le rôle d’une confidente, les confidentes sont dans les tragédies ce que les soubrettes sont dans les comédies.
Je m’appelais Fulvie et j’essayais de faire entendre raison à cette exaltée d’ Emilie qui voulait à tout prix que CINNA tue AUGUSTE.
J’avais un texte d’une gravité  profonde, presque abyssale, et je me demande encore
par quel miracle le public n’a pas explosé de rire à chacune de mes interventions. 
Par exemple, je devais dire à Emilie, avec une mine de circonstance :
« …. Mais encore une fois, souffrez que je vous die
« Qu’une si juste ardeur devrait être attiédie ;
« Auguste chaque jour, à force de bienfaits,
« Semble assez réparer les maux qu’il vous a faits ;
« Sa faveur envers vous paraît si déclarée
« Que vous êtes chez lui la plus considérée
« Et que des courtisans parfois les plus heureux
« Vous pressent à genoux de lui parler pour eux."
C’est un rôle pour une confidente sexagénaire! !Heureusement le rôle de Fulvie se borne à une scène parlée, le reste du temps elle se contente de suivre Emilie sans mot dire.
Si j’avais eu une scène avec Cinna ou Maxime, qui étaient joués respectivement par Gérard Ortega et Alexandre Arcady, deux parfaits déconneurs, ça aurait tourné au fou rire chaque soir.
C’est drôle, je ne me souviens pas des autres :
qui jouait Emilie ? Mystère. Auguste ? Mystère.
Si : Jacqueline Jefford jouait l’impératrice Livie.
Avec elle comme avec le duo Ortega-Arcady, j’ai passé des moments  fugaces mais assez loufoques, hors théâtre.

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19 février 2009 4 19 /02 /février /2009 08:59
Apprends à te connaître et descend en toi-même. 
(CORNEILLE   - Cinna)

C'est pour ça que je n'ai plus jamais joué de tragédies classiques...
A demain, mes fidèles, portez-vous bien !
Miss Comédie.

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 09:35
Bonjour !  Ste Bernadette, faites quelque chose pour les Antilles !  Je sais, je suis hors sujet mais ça me fend
le coeur.  Ensuite, j'aime pas Février. Je n'ai pas trouvé de photos pour égayer la page d'aujourd'hui.
Mon bloc-notes est toujours bloqué sur mon bouquin. Je constate un manque notoire de commentaires sur mon blog.
Et dans la scène 39 de ROSE AUTOUR DE MINUIT, ROSE a pris un look rock star et NAT perd le contrôle.
Ca va nous mener où, tout ça ?

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 09:31

Scène IX  de la version originale.


Le bar de jour.  NAT est seul, assis à une table, l’air abattu.  Il est vêtu pour la première fois d’un smoking blanc.  Il regarde sa montre comme s’il attendait quelqu’un.
Entre ROSE.  Elle est méconnaissable, vêtue d’un jean délavé, de baskets aux lacets défaits, d’un petit pull trop court sur lequel elle a jeté un blouson de garçon.  Ses cheveux sont défaits.  Elle se dirige droit vers la table du pianiste, écarte un fauteuil et s’assied en face de lui.

ROSE
Il arrive à quelle heure ?

NAT
Qui, le barman ?  Oh... vers huit heures.

ROSE
Nous avons un peu de temps devant nous.

NAT, très guindé, évitant de la regarder
Mais qu’est-ce qui se passe ? Je ne te vois jamais dans les parages à cette heure-ci...   Tu t’es engueulée avec ton mec ?

ROSE
Non... (réagissant soudain et sur un ton anodin comme entre parenthèses) Qu’est-ce qui te fait croire que j’ai un mec... J’avais des choses à voir avec toi.

NAT, tics nerveux
Ca a à voir avec le boulot ?

ROSE
Non, pas vraiment.  Ca a à voir avec les deux mecs qui traînent dans ce bar, soi-disant pour écrire un scénario de film.

NAT
Àh !  Oh, tu sais, moi... Je n’en sais pas plus que toi.

ROSE
Avec ce que tu sais et avec ce que moi je sais, on va peut-être en savoir plus.

NAT
Quel intérêt ?

ROSE, penchée vers lui et le scrutant
Pourquoi tu fais croire à ce type que je suis ta femme ?
NAT, secoué de tics
....
ROSE
Explique.

NAT
C’est pour le mener en bateau.

ROSE
Arrête !  Qu’est-ce que ça peut lui faire à lui, que je sois ou non ta femme ?

NAT, bredouillant
C’est pour... brouiller les pistes... 

ROSE
Quelles pistes ? 

NAT
Parce qu’ils n’ont pas besoin de savoir la vérité !

(à suivre)


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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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