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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 08:59
… au  merveilleux GIRAUDEAU, qui est aussi bon écrivain qu’il est acteur fétiche, metteur en scène inspiré et wonderboy éternel.  Son dernier livre  LES DAMES DE NAGE vient de passer la barre des 150 000 lecteurs…
Je ne l’ai pas lu.  Mais si son prochain roman s’intitule bien « CHER AMOUR » , je vais me laisser tenter.
Je subodore qu’il parlera encore de voyages, de mers lointaines et d’inaccessibles étoiles…



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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 08:56

Un grand souvenir de théâtre, c’est l’image de Bernard GIRAUDEAU à genoux, torse nu, face au public, dans « BECKET OU L’HONNEUR DE DIEU » d’Anouilh au Théâtre de Paris.
Il jouait Henri II Plantagenet, meurtrier de son meilleur ami devenu son ennemi par amour pour Dieu.
Quel moment !  
 C’était en octobre 2000.  Face à lui, il avait Didier SANDRE, un formidable BECKET, aussi rigide que GIRAUDEAU était voluptueux, mais ils auraient pu, eux aussi, échanger les rôles, c’est ça aussi la magie du théâtre, c’est que les comédiens ont un
secret pour se transfigurer…
Le metteur en scène Didier LONG avait fait là un travail magnifique,
 la pièce toute entière était un régal à voir et à entendre.
C’est pour moi la plus belle pièce d’Anouilh, qui ne tombe jamais dans la mièvrerie et dont la langue reste très actuelle.
Je donnerais beaucoup pour revoir cette pièce, ces acteurs, dans ce théâtre.  Un bonheur total.

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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 08:52
La vraie séduction de l’acteur, c’est de faire admettre au public qu’il est vraiment le personnage.
Bernard GIRAUDEAU

Ils ont tous leur définition et elles sont toutes justes... 
A demain, l'anti-cyclone est là, nous aurons un beau week-end.
Lots of Love !
Miss Comédie

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 09:24
Bonjour !  Je vous parle aujourd'hui de la magie du théâtre. Oh, quelques mots seulement... Des impressions qui
me reviennent, comme une nostalgie.  On ne devrait jamais s'arrêter de jouer la comédie.
CHRIS le scénariste a un autre problème : il sent que son travail ne sera jamais reconnu comme une création
à part entière.  Il est jaloux du rôle prépondérant du metteur en scène. Il compare YANN à Kubrick, qui
était un dictateur. YANN ne comprend pas bien ces états d'âme qui arrivent un peu tard...

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 09:19

LE BAR. 
YANN, CHRIS, les musiciens, LE BARMAN

La confession de CHRIS.…

CHRIS, les yeux fermés, continue sur sa lancée d’une voix sourde
…. Et jusqu’à ce que mes mots soient le reflet exact de ta pensée, tu  me fera refaire et refaire.  Jusqu’à ce que les mots désignent enfin le contraire de ce que moi, j’ai voulu décrire.


YANN
Mais cela ne peut arriver que si ta pensée est diamétralement opposée à la mienne !   Ca n’existe pas !  On n’a jamais vu ça, ou alors les deux zozos n’avaient rien à faire ensemble !  Qu’est-ce qui te mets des idées pareilles dans la tête, mon dieu, tu es devenu  parano ! 

CHRIS
Ecoute.  Tu as le beau rôle.  Mais tu es le chef.  Tu en es conscient, n’est-ce pas ?  Sais-tu ce qu’exigeait Stanley Kubrick de son scénariste ?  Qu’il numérote et date les différentes version de son script au fur et à mesure qu'il les lui faisait refaire.

Un silence.  YANN semble effondré par la virulence de CHRIS.

CHRIS
Et tu sais ce que disait Kubrick encore ?  Il disait qu’aucun écrivain vraiment bon ne pouvait vraiment investir tout son talent dans un travail dont un autre type allait faire la mise en scène. C’est une impossibilité psychologique.

YANN, désarçonné
Il disait ça, Kubrick ?

CHRIS
Oui.  Et son scénariste écrivait dans la souffrance, à la fois subjugué par son metteur en scène, par cette énigme vivante, et crucifié de descendre chaque jour plus bas dans l’estime qu’il se portait à lui-même.

(A suivre)

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 09:16

La magie opère des deux côtés de la rampe.  Au théâtre, les deux camps qui se font face sont là chacun pour se donner du plaisir et non pour se livrer bataille.  En principe.
Le camp du public prend possession des fauteuils, de la salle, de l’air ambiant, il emplit cet espace de l’accumulation de ses ions positifs et négatifs, et très vite ce public, ce soir-là,   devient ami ou ennemi.
Il n’empêche que le plaisir d’être là remplit chaque spectateur d’une attente frémissante, d’une curiosité presque malsaine devant le mystère d’un rite qui va se dérouler devant lui. 
Le spectateur est passif, en apparence, mais ses réactions intimes vont émaner de lui pour influencer le jeu des acteurs et pour peu que ces réactions soient négatives, et qu’elles s’additionnent avec un nombre important d’autres réactions négatives,  les acteurs se sentiront très vite en position de repli.
Pour les comédies, le problème ne se pose pas d’une manière aussi troublante.  Le public rit, ou il ne rit pas.  C’est clair et net, et s’il ne rit pas, c’est que l’effet n’a pas porté  mais il est rare qu’aucun effet ne porte, ou alors c’est la cata absolue.
Non, le mystère réside dans une pièce qui joue sur la corde sensible, où le talent de l’acteur consiste à dévoiler son intimité sans être impudique.  Face à lui, le public frémit, ou s’indigne, ou absorbe ce rayonnement de l’intime comme on absorbe la lumière du soleil.  Il y a alors un silence et la salle s’emplit d’ions positifs.  L’osmose est alors immédiate entre les deux camps.
Il y a de bonnes salles et de mauvaises salles, nous le savons tous, et il arrive que lorsque la fusion fut parfaite, la troupe d’un commun accord, aux saluts, se mette à applaudir son public.

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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 09:12
Je me souviens, encore et toujours, puisqu’il est question d’osmose, des tombers de rideau après chaque représentation de FREDDY.  On ne parlait même pas d’osmose, c’était   du fusionnel.
On avait peur qu’ils arrivent à monter sur la scène pour se jeter sur Fernandel et le déchiqueter d’amour.
Bon, c’était plus ou moins hystérique,  mais on ne se demandait pas si le public avait aimé ou non.  C’était visible. 
Nous avions toujours des bonnes salles et tous les soirs, nous applaudissions nos spectateurs, Fernandel le premier.
D’où l’intérêt des comédies : quand ils aiment, ils le font savoir.


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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 09:09
Un grand acteur, c’est quelqu’un qui est capable d’être intime en public.
Stanislavski

C'est bien ce que je vous disais.  Prenez soin de vous et passez une bonne journée.
A demain, mes fidèles !
Miss Comédie

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 10:06
Bonjour !   Vous allez me dire « encore un article sur Micheline Rozan ? »
 Ah oui, et même qui sait encore demain. C’est un monument, Micheline  Rozan et quand on a la chance d’avoir des souvenirs avec elle, et bien on se régale de les  partager avec ses amis internautes.
Ce qui est moins drôle, c'est le tour que prend le dialogue entre YANN et CHRIS. Il semble que le scénariste
éprouve un sentiment amer. La partie est-elle vraiment égale entre eux ? Et pendant qu'ils s'expliquent,
ROSE chante...

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10 mars 2009 2 10 /03 /mars /2009 09:54

Scène XII de la version originale
Résumé des épisodes précédents
Dans  ce bar tranquille où ils ont choisi de se retrouver  pour travailler à leur prochain scénario, YANN et
    CHRIS découvrent que l’intrigue de leur film est peut-être là, sur l’estrade des musiciens.
    Mais la chanteuse et le pianiste ont leur propre histoire qu’ils essaient de garder secrète…
Tout en essayant de percer le secret de la chanteuse et du pianiste, ils s’éloignent peu à peu l’un de l’autre,
entraînés chacun par leurs propres rêves.  Et l’histoire d’amour de ROSE et NAT est près devoler en éclats.

Scène 53
Un autre jour.
YANN,  CHRIS, LE BARMAN


Entre eux, on sent que le coeur n’y est plus.

Le bar de nuit.   Les musiciens  jouent ROSE est sur scène et chante You go to my head dans le micro. Sa voix distille une plainte mélodieuse et pleine de retenue qui charme par sa simplicité. Vêtue de sa robe de scène noire, elle est à nouveau hiératique, diaphane.
Quelques tables sont occupées. CHRIS et YANN sont assis sur le devant de la scène.  Pendant les dernières mesures de la chanson, ils semblent perdus dans la contemplation de ROSE, et ne se parlent pas.  Devant eux, sur la table, un manuscrit.

Le morceau terminé, ROSE salue l’assistance puis se tourne vers ses musiciens, qui se lèvent et saluent légèrement avant de se diriger vers les loges. L’estrade est plongée dans l’ombre tandis que la lumière se fait sur la table où Chris et YANN sont assis.

(Durant cette scène, les figurants des tables voisines vont sortir les uns après les autres du bar. Les musiciens quitteront la scène à leur tour et YANN restera seul avec le barman.)

CHRIS
Voilà.  J’ai réécrit la scène de Rose. Du coup, le pianiste fait vraiment figure de minable. Mais... c’est ce que tu voulais, je crois.  Je pense avoir emprisonné ta pensée dans ces pages.  Comme un papillon léger dont les ailes etc, etc...

YANN
Je ne vois pas pourquoi tu te moques.  Pourquoi sous-estimes-tu ton travail ? Sans toi, il n’y aurait pas de film.

CHRIS
Mais si.  On change de scénariste comme de scripte ou d’assistant. 

YANN
Tu te trompes. Il faut une  vraie communion d’esprit pour travailler avec un scénariste.  Tu es mon double !  Tu trouves les mots et je les transforme en images. La force ou la faiblesse d’un film, c’est son scénario.

CHRIS
OK, OK.  Et  maintenant, tu vas  relire mon script. Et il ne sera pas encore tout-à-fait comme tu voulais…

(A suivre)

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

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- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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