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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 08:37

…..  à Laurent TERZIEFF, acteur sublime pour qui j’ai une tendresse particulière puisqu’il est toulousain comme moi, et qui monte une pièce magnifique de Ronaltd Harwood, « L’HABILLEUR ».
La très troublante histoire d’une troupe de théâtre qui joue envers et contre tout dans une petite ville anglaise sous les bombardements.
A sa tête, un  comédien chevronné qui incarne chaque soir le personnage du Roi Lear jusqu’au soir où, épuisé, il se sent incapable d’assurer la représentation.  C’est son fidèle habilleur  qui tente de lui redonner la confiance et l’énergie nécessaires pour affronter le public.
Dans mon souvenir, la pièce mêle étrangement la vie et le théâtre dans l’esprit de cet acteur qui ne sait plus très bien où est sa vérité.
Laurent TERZIEFF dans le rôle du vieux comédien usé :  qui d’autre ?
Ca se passe au Théâtre RIVE GAUCHE et je brûle d’envie de voir ce spectacle.

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 08:33
GALA DE L’UNION DES ARTISTES  -     mars 1961 (suite)

Le spectacle.

C’est du cirque, on est u cirque, ça commence comme au cirque, par les chevaux.  Les cavaliers en habit bleu menés par le chef de piste (Duvalles, mais qui se souvient de Duvalles ?) caracolent et parmi eux je reconnais Yves FURET, mon prof d’art dramatique, fière allure, et Claude PIEPLU, imperturbable.
Ils font des tours et filent en coulissent pour laisser la place au président qui fait un discours. C’est Jean MARAIS, superbe en smoking blanc, qui dit ce qu’il faut dire dans ces cas-là, avec une grand élégance.
Puis c’est l’entrée de monsieur LOYAL (Charles VANEL) qui nous fait quelques démonstrations de dressage avec son cheval, impeccable, puis c’est Suzanne FLON qui passe à travers un cerceau en feu tendu par Jean-Claude BRIALY, ouaah, c’est effrayant, elle s’en sort avec le sourire, puis Marie-José NAT nous en met plein les yeux avec un numéro de voltige aérienne comme si elle avait fait ça toute sa vie.  Prodigieux !
A côté de ça, Joséphibe BAKER sans prendre de risques, menait un groupe d’éléphants aussi enturbannés qu’elle au pas de sénateur, mais ça avait belle allure et elle en faisait des tonnes en se tortillant comme elle savait le faire.
Après l’entracte où l’on buvait  des coupes en savourant son anonymat, il y eut encore quelques prouesses comme le trapeze où BELMONDO s’est envolé vers la toile du chapiteau puis retombé juste où il fallait en rattrapant la barre, toujours souriant, le fou, quelle peur il nous a fait    Encore un tour de prestidigitation par une Maria PACOMe toute jeunette, et puis ce fut la fin.
L’explosion des bravos, le défilé de tous les artistes ovationnés chacun leur tour dans l’arène, une dernière cavalcade des pur-sangs de BOUGLIONE, et la magie s’est évanouie dans la nuit.

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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 08:28

Dès que nous naissons, nous pleurons d’être venus sur ce grand théâtre de fous.
William Shakespeare  (LE ROI LEAR)

Et pourtant, la vie est un cadeau, moi je vous le dis.
Cheer up, old folks, you'll soon be dead !
Je vous dis à demain.
Miss Comédie.

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 08:52
Bonjour !  Il pleut. Ca va bien avec cette scène où ROSE ne sait pas encore qu'elle a fait le mauvais choix.
Il n'y a rien à expliquer aux impulsions soudaines qui mènent au désastre.
Décidément, le jour ne va pas à ROSE...
Pour vous dérider, vous lirez ensuite un souvenir qui pétille de tous ses feux !

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 08:40

LE BAR.
ROSE,  le BARMAN

La fin d’un rêve.




Le barman ouvre la porte et pour la première fois la lumière du jour pénètre dans le bar.  NAT se détache dans l’encadrement de la porte, un instant nimbé de lumière, comme incandescent, puis il disparaît.

LE BARMAN
Le jour se lève !  On ferme !

ROSE,  s’approchant de la porte.
J’aime pas le jour.
 
LE BARMAN
NAT t’attend !

ROSE
Je crois que je l’ai perdu, tu sais.

LE BARMAN
Il t’aime.

ROSE
C’est tentant, un rôle au cinéma, tu sais ?

BARMAN
Oui, bien sûr mais il y a loin de la coupe aux lèvres !

ROSE
Tu crois que j’aurais dû refuser ?

LE BARMAN
Tu as fait selon ton coeur.

ROSE
Je n’irai pas au rendez-vous.

BARMAN
Ah non ?

ROSE
Je veux NAT.

LE BARMAN
Tu ne sais pas bien ce que tu veux, hein ?  Allez, on ferme. Viens, je t’accompagne jusqu’au bout de la rue.

Il éteint toutes les lumières et prenant le bras de ROSE, il l’entraîne dans la rue.

Ils sortent.

(A suivre)

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 08:38

…  à Marc LAMBRON.  Pourquoi ? En dehors d’être un écrivain reconnu  et un journaliste très tendance, il peut aussi transformer sa chronique hebdomadaire en message personnel émouvant.
C’est une belle idée qu’il a eu, de souhaiter longue vie à sa grand-mère qui vient d’avoir 100 ans, dans les pages du magazine Madame Figaro.  C’est gonflé, aussi.  Il faut qu’il ait toute crédit auprès de la rédaction pour diffuser cette lettre d’anniversaire où il brosse le portrait d’une dame qui en a vu de toutes les couleurs…   Inconnue, elle n’avait a priori aucune raison d’intéresser le lectorat de Madame Figaro.  Et pourtant, le papier est intéressant.  On le lit jusqu’au bout, on s’intéresse à cette dame qui est « seulement » la grand-mère de l’auteur.
En tout cas, elle doit être drôlement fière d’avoir inspiré une page de magazine.
Ca s’efface vite, une page de magazine. La semaine passe et il n’en reste rien.  C’est comme un blog.  La page d’hier ne vaut plus rien aujourd’hui.  N’empêche : il y a des mots qui restent gravés dans la mémoire, longtemps encore. Très longtemps peut-être.
 


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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 08:34
J’ai retrouvé un souvenir qui vaut de l’or.  Un très grand millésime, celui-là, et qui va demander deux jours pour vous le raconter en détails.

Le programme.

Le 3 mars 1961 a eu lieu le XXXIème GALA DE L’UNION DES ARTISTES au Cirque d’Hiver Bouglione, sous la présidence de Jean MARAIS.  Un héévènement !  Une méga-fête !  La Cérémonie des Césars, à côté, c’est la kermesse de fin d’année au lycée de Montargis.  Mais on ne compare même pas : les deux  époques sont à des antipodes, tout a changé, nous n’avons plus la même faculté d’émerveillement, il nous faut du sexe et de la violence pour nous faire lever les yeux.  Mais ne jugeons pas. J’avais juré de ne jamais vous faire grincer des dents.  Alors regardons plutôt cet événement surdimensionné.
Le programme est déjà du domaine de l’impensable aujourd’hui : un livre somptueux aux exemplaires numérotés.  Des pages publicitaires époustouflantes pour des annonceurs triés sur le volet, des dessins sur le thème du cirque signés par quinze grands peintres du moment dont Bernard Buffet, Foujita, Soulages, Cocteau…  et un programme à couper le souffle.
Les numéros de cirque exécutés par des artistes du théâtre, du cinéma ou de la chanson étaient réglés par les frères Bouglione, c’est dire si ça n’était pas de la frime.
Dans le programme figuraient les noms des personnages illustres qui occupaient les loges.  Ca allait de Suzy Volterra à Paul-Louis Weiller, en passant par des patrons de grosses boites, la SACEM, le BHV, Cino del Duca, Pierre Lazareff, et l’Agence CIMURA dont je faisais partie ce qui explique que je puisse vous raconter tout ça.
Moi j’écarquillais les yeux, je me pinçais.  L’orchestre Jacques HELIAN  accompagnait l’entrée des spectateurs d’une musique séraphique.  Les jeunes comédiennes du Conservatoire distribuaient ces précieux programmes accompagnés de cadeaux (écharpe en soie peinte, parfums…)  Elles portaient des robes de grands couturiers, étaient coiffées par… Dessange !
Je n’étais pas encore entrée dans la carrière mais ça commençait à me chatouiller grave.
Donc, demain je vous parlerai du spectacle. Préparez les jumelles.
(L'illustration est tirée du programme et signée CHAPELAIN-MIDY)


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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 08:29
La vraie séduction de l’acteur, c’est de faire admettre au public qu’il est vraiment le personnage.
Bernard GIRAUDEAU

...Même si ce personnage s'envoie en l'air sous un chapiteau !...
Le rideau tombe aujourd'hui sur l'une des dernières scènes de ma pièce.
J'avoue que tout ça est bien triste.  Mais patience, la prochaine sera plus gaie.
A demain mes très chers.
Miss Comédie

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 09:29
AH !  Nous revoilà ensemble.  J’aime bien me retrouver devant l’ordi et commencer à écrire pour des milliers d’inconnus.  Quoi ? Pas des milliers ?
Si, si, des milliers de gens lisent mon blog et s’assoient dans mon théâtre.
Aujourd’hui ils vont assister à la triste fin de l’histoire d’amour entre NAT et ROSE.  Plus que quelques scènes et le rideau tombera sur ROSE AUTOUR
DE MINUIT.  Préparez vos commentaires, vous n’allez pas me laisser sur ma fin…….

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 09:24

LE BAR.  
NAT, ROSE, le barman

ROSE a choisi.



NAT sortant de l’ombre va vers son piano et plaque quelques accords qui font sursauter ROSE.



ROSE
Tu m’as fait peur.

NAT ne répond pas et enchaîne encore deux ou trois accords rageurs.

ROSE
Tu étais là ?  (toujours pas de réponse)
Alors tu devrais être content, non ?  J’ai bien dit qu’il n’était pas question que je te laisse tomber.

NAT, depuis le piano, d’une voix assourdie par la colère
J’avais dit « tu refuses. »

ROSE
J’avais rien promis.

NAT
Moi je crois bien que tu avais promis. Ou alors c’est que tu te fous de moi.

ROSE
Nat, réfléchis, ça ne change rien.

NAT
Ah ouais ?

Il claque le couvercle du piano et descend de l’estrade.  Il va vers elle d’un pas traînant.

NAT
Je vois que tu en as rien à foutre.  J’ai très bien entendu ce qu’il a dit, le mec.  La fin des histoires d’amour. T’en as rien à foutre, hein ?

ROSE
Mais moi, je tiendrai le coup !  Je t’aime, Nat ! 

Elle se pend à son cou.  Il se dégage brutalement.

NAT
Je vais te perdre, Rose. Tu as choisi, c’est clair.

ROSE, implorant
Non, Nat, aie confiance en moi !

NAT
Je tire un trait. Je me casse.

Il va vers la porte.

ROSE
Nat ! 

Il sort.

(A suivre)
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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

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- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

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