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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 08:46



Je me  souviens de Michel DRACH.  Je l’ai rencontré un soir à la terrasse du Flore où Michel Mitrani m’avait invitée à boire un verre.  Nous sortions d’une séance de travail sur l’un de ses synopsis.   Michel DRACH passait par là, ils se sont tombés dans les bras.  Michel a invité Michel à s’asseoir un moment avec nous.  Nous avons parlé cinéma, bien sûr et Michel (MITRANI) a expliqué à Michel (DRACH- que j’étais comédienne et que je l’aidais à finaliser son script pour me faire de l’argent.
- Vous êtes au chômage en ce moment ? m’a-t-il demandé.
- Oui, et ça dure !… je soupirai.
Ils se sont regardés.
-  Vous accepteriez de  m’aider, moi aussi ? J’ai besoin d’une secrétaire pour préparer mon prochain film.
Evidemment j’aurais préféré qu’il me proposât un rôle dedans.
Mais qui sait, l’idée lui viendrait peut-être en bossant ensemble ?
Et voilà comment  de Michel MiRANI je suis passée à Michel DRACH qui avait besoin d’une secrétaire pour la préparation de son film LE PASSE SIMPLE.
Demain, je continuerai l’histoire. C’est un très joli souvenir.

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 08:42
"- Vous avez la carte Vitale ?
- J'ai la carte Vitale Gold."
Gad Elmaleh dans COCO.

Celle-là, elle restera, même si COCO s'en va dans les oubliettes.
Allez, c'est reparti, je vous dis à demain, mes jolis.
Miss Comédie

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 09:59
Bonjour !  Et voilà.  C’est la dernière scène de ROSE AUTOUR DE MINUIT.
YANN et CHRIS se retrouvent assis devant l’estrade  des musiciens.  Cette femme qui s’avance pour chanter est-elle ROSE ou bien un mirage ?
Avant même qu’ils ne trouvent une fin à leur scénario, leurs personnages ont décidé qu’elle serait  sinistre.  La réalité a devancé la fiction.
Le rideau tombe sur cette note mélancolique mais après une semaine de relâche  il se lèvera à nouveau sur une comédie, une vraie, dont l’action se passe dans la salle d’attente d’un médecin allergologue.  Des allergies, il en existe des centaines, et chaque personnage aura la sienne.
Cocasserie et suspense assurés. J’espère que vous aimerez.  On se retrouve lundi 6 avril, ne m’oubliez pas !

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 09:39

LE BAR
YANN, CHRIS, le BARMAN


Reflet dans un miroir brisé.



CHRIS
Il s’est passé quelque chose ?
YA
YANN
Nous avons changé la fin, c’est tout.

Ils restent silecieux un moment puis
CHRIS tend les feuillets à YANN.

CHRIS
Ma fin est plutôt pessimiste, tu verras.
YANN, prenant les feuillets et lisant
« NAT sort du bar en titubant, visiblement hors de son état normal. Il traverse la rue, fait quelques pas sur le trottoir puis, brusquement, fait demi-tour et fonce sur la chaussée en courant.  Les phares d’une voiture surgissent, il s’arrête et c’est le choc. »

YANN s’arrête de lire, regarde CHRIS sans rien dire un long moment.


CHRIS
Et ta fin à toi, elle est comment ?
YANN
C’est la même que la tienne.

Le barman  arrive avec les consommations qu’il pose sur la table.

LE BAMAN
Je dois vous prévenir, ce soir je fermerai plus tôt.  Ce n’est pas un soir comme les autres.

Il repart en direction du bar.
Le  couple de clients se lève et s’arrête devant le bar pour régler leurs consommations avant de sortir.

Le barman éteint quelques lumières. Seule, la table où YANN et CHRIS sont assis reste dans la lumière, devant l’estrade vide où l’on voit s’avancer ROSE, dans son apparence diaphane du premier soir, fourreau noir, visage hiératique.  Elle s’empare du micro et chante. 
Les deux hommes ne la regardent pas.  Ils continuent de se parler comme s’ils étaient seuls, on n’entend plus leur dialogue, seule la chanson de ROSE emplit l’espace tandis que le noir se fait.

      F  I  N



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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 09:12
 
…. à Claudia STAVISKY qui tire un beau parti des ressources immenses du théâtre des CELESTINS.  J’ai vu hier soir un HAMLET hallucinant monté par Claire LASNE-DARCUEIL. 
Cette femme, qui joue aussi Gertrude dans la pièce, possède une
énergie créatrice extraordinaire.  Ses inventions scéniques et sa poigne pour diriger les acteurs sont phénoménales.  Je ne la connaissais pas. Je ne sais pas d’où elle vient, ni ce qu’elle a fait avant.  Mais là, chapeau !  Sa mise en scène est vraiment « shakespearienne ».
Pour le reste, c’est-à-dire la distribution, et bien… je ne suis pas entièrement convaincue.  Parlons d’Hamlet : Patrick CATALIFO prend peu à peu possession du personnage en lui donnant une folie très inspirée, il a les secousses, les cris, l’ironie et le désespoir très convaincants.  Mais son physique ingrat m’a un peu gênée. C’est un gnome agile comme un singe, il n’a pas l’élégance et la stature d’un prince.  Autour de lui, une Ophélie très jeune, belle et qui maîtrise ce rôle difficile avec une étonnante maturité.   Pour ce qui est de Gertrude, la mère d’Hamlet, vraiment je pense que Claire LASNE-DARCUEIL aurait pu se dispenser de s’attribuer le rôle.  Les autres sont bien, sans plus. Pas de véritables natures pour encadrer la folie destructrice d’Hamlet.
Mais l’ensemble du spectacle est magistral,  magnifiquement installé dans un décor astucieux, d’impressionnants effets de lumière (aveuglante parfois) et sonorisation assourdissante, parfaitement gênante à certains moments, comme il est d’usage de nos jours sur les scènes de France et de Navarre.
La représentation dure quatre heures…. Mais la magie de Shakespeare opére et on ne voit pas passer le temps.

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 09:09
« Je me souviens »… qui disait ça aussi ?  C’est Georges PEREC avec ses 480 souvenirs numérotés de 1 à 480  et qu’il avait réunis depuis l’âge de 10 ans jusqu’à sa vingt-cinquième a, c’est lui qui le dit.
Dans son livre « JE ME SOUVIENS », paru en 1978, Georges PEREC  se souvenait de plein de petites choses de la vie, de Paris, du métro, de gens du spectacle.
Et Sami FREY pédalait, pédalait, sur la scène du théâtre du Port de la Lune à Bordeaux, en récitant ce texte drôle et mélancolique.  L’idée du petit vélo était de lui.
On demandait à Sami FREY « mais vous devez vous sentir bien seul, en scène, sur votre vélo, en disant les souvenirs de PEREC ? »
Il avait répondu simplement « comme dans la vie… »
Bon, ça n’est pas vraiment un événement de ma vie que je vous écris-là, mais il est toujours question de souvenirs…
Et ça m’a donné l’occasion de me rappeler cet écrivain atypique qui me fascine, depuis ses prouesses d’écriture (comment peut-on arriver à écrire  un roman de 300 pages sans utiliser une seule fois la lettre e ?") jusqu’à ses grilles de mots croisés ultra-dures mais  tellement humoristiques.
Après tout, nous sommes encore en Mars, le mois anniversaire de sa naissance et de sa mort.  Donc, je ne suis pas tout à fait hors sujet…


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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 09:07
Tout  portrait se situe au confluent d’un rêve et d’une réalité.
Georges PEREC  (La vie mode d’emploi)

Je n’aurais pu trouver mieux pour mettre un point final à cette pièce.
Merci à Georges Pérec, toujours bien inspiré.
Et au revoir à vous tous, pour une petite semaine qui sera très occupée :  je monte à Paris participer à la remise du Prix du Premier Roman en ligne des Editions Le MANUSCRIT, pour mon roman SA LENTE TRAVERSEE DU MOIS D’AOUT.
ET… je peaufine les premières scènes de ma prochaine pièce sur ce blog : LES AMOUREUX DANS LA SALLE D’ATTENTE.
A lundi 6 avril, ne m’oubliez pas !

Miss Comédie.

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 09:25
Bonjour !  Chers amis, ROSE AUTOUR DE MINUIT arrive à son dénouement.  Comme au tout début de la pièce,
YANN et CHRIS se retrouvent dans ce bar mais aujourd'hui la scène est vide. Ils ont tous les deux imaginé
une autre fin pour leur scénario... Fiction ou réalité ?
Dans la page d'aujourd'hui vous trouverez aussi un hommage à Laurent TERZIEFF qui est à l'affiche du
Théâtre Rive Gauche avec "l'HABILLEUR". 

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 09:18


LE BAR
LE BARMAN, YANN puis CHRIS

Retour sur image.


YANN ne répond pas et regarde autour de lui le décor de ce bar désormais vidé de son sens.
Il hésite un peu puis va s’asseoir à la table qu’il occupe habituellement.
Comme s’ils avaient rendez-vous, entre CHRIS qui hésite, lui aussi, avant de se diriger vers la table de YANN.
Les deux hommes se dévisagent un instant puis YANN désigne le fauteuil en face de lui.

YANN
Tu as réfléchi ?
CHRIS
OuI.  Il m’est venu une idée.
YANN
Dis toujours…
CHRIS
Et bien…

Il hésite, puis sort quelques feuillets de son sac à dos.

Tu liras ça.  C’est la même histoire, mais…

YANN
… sans le pianiste ?
CHRIS
Oui.  Tu y as pensé aussi ?
YANN
Chris, tu vois ce bar.
CHRIS
Oui ?
YANN
Nous sommes bien jeudi.
CHRIS
Oui.
YANN
Et bien, tu vas t’apercevoir que l’orchestre ne jouera pas ce soir.
CHRIS, regardant autour de lui
Ah bon ?  Pourquoi ?
YANN
Parce que le pianiste est absent. Et du même coup, la chanteuse aussi. 

Au ton de la voix de YANN, CHRIS comprend qu’il s’est passé quelque chose.  A ce moment, s’approche le barman qui demande :

LE BARMAN
Est-ce que ces messieurs prendront quelque chose ?
YANN
Oui, donnez-nous comme d’habitude.  Deux scotchs et une bouteille de Perrier.



LE BARMAN
Bien messieurs.  (Il s’éloigne)

(A suivre)

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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 09:15

…. à Philippe TESSON pour sa critique de l’HABILLEUR, dont je vous parlais hier.
Il dit : « Avec Laurent Terzieff on est toujours dans l’ineffable ».
Ce n’est pas souvent qu’un critique utilise ce genre de superlatif. Et ils ne sont pas nombreux ceux qui le méritent.
« C’est au coeur du sortilège théâtral que nous fait pénétrer la pièce de Ronald Harwood », écrit-il.
Je le cite encore : « On n’est pas près d’oublier certaines scènes de ce spectacle, celle notamment où Terzieff, après s’être grimé sous nos yeux, revêt les somptueux habits d’hermine du Roi Lear, sous les yeux attendris de l’habilleur.  (…) Celles de ses agonies, feintes ou réelles.  Quelle allure !   Quelle beauté !   Quel théâtre ! »
Voilà une critique comme on aimerait en lire plus souvent, vibrante, spontanée.  On sent bien que ça n’est pas du pipeau.
Mais aussi : quel spectacle cela doit être !
(La photo date de 1964 et elle est signée Thérèse Le Prat.)

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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