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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 08:42

La sale d’attente.
ELLE,  LA DAME puis LE PETIT HOMME

CONFIDENCES

LA DAME
Merci.  (Elle la considére avec attention).  Le noir vous va très bien. Excusez-moi mais... Grande marque, le tailleur ?   Armani ?  Sobre... Mais s’habiller de noir n’est jamais innocent... Vous avez l’humeur sombre aujourd’hui ... peut-être...?
ELLE (gênée)
Oui.  Sombre.  Inquiète, plutôt.
LA DAME d’un air désinvolte
Vous avez dépassé les bornes ?
ELLE (la regardant de travers)
Les bornes ? .. oh mais après tout oui, c’est ça, c’est justement ça : j’ai voulu voir jusqu’où ...  J’ai dépassé les bornes, oui...
LA DAME
Il reviendra.  Ca n’est jamais quand on va trop loin, qu’ils ne reviennent pas.
ELLE
Ah ?  C’est quand ?
LA DAME
Quand ils en trouvent une qui va encore plus loin.
(un temps)
 Vous avez une stratégie ?
ELLE
Moi ? Euh...
LA DAME
Vous le tenez par quoi.
LE PETIT HOMME se dresse
Miasmes infects, coupables de la chute de l’homme dans le néant !
LA DAME (enfin alertée)
Mais quoi, il vit, ce machin-là ?
ELLE
A peine.  Je le tiens par quoi ?  Par rien, je ne veux pas le TENIR, moi, je veux qu’il reste libre !
LA DAME
Vous n’avez rien compris.  Vous ne retiendrez jamais personne en le laissant libre.
ELLE
Je veux qu’il reste avec moi de son propre gré !  C’est ça l’amour !
LA DAME
Si on veut.  Mais le gré, il faut l’aider.  (Un temps) Donc, vous avez peur.
ELLE
Il m’avait dit qu’il viendrait avec moi à la visite d’aujourd’hui.
LA DAME
Il a peut-être été retenu.
ELLE
Par qui ?
LA DAME
Ah !
LE PETIT HOMME
L’homme n’est prisonnier que de lui-même et de ses vices.
La phrase tombe dans le silence.
LA DAME (regardant sa montre)
Ces retards commencent à m’exaspérer.  Pas vous ?
ELLE
Je pense que cela fait partie de la thérapie.
LA DAME (d’un ton pénétré)
Aaah. 
ELLE (regardant sa montre)
Il ne viendra plus. (Elle sort son mouchoir et se mouche, essuie une larme).  Je ne vois pas l’intérêt de me faire soigner.  Je m’en vais.
Voulez-vous venir avec moi pour téléphoner ?
LA DAME
Je ne veux pas perdre mon tour.... moi, je trouve un grand réconfort à me confier à ce médecin... (Elle aussi sort son mouchoir et se mouche)  C’est tout ce qu’il me reste...  Je préfère attendre.
ELLE, se levant
Comme vous voudrez.

Elle sort.

(A suivre)

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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 08:27


J’ai découvert Pascal QUIGNARD avec TOUS LES MATINS DU MONDE.  Ce film époustouflant de pureté,  unique, avec ce scénario d’un ascétisme savant, et cette musique baroque qui, en 1991 était encore barbare, m’avait bluffée.
Ce film élitiste aurait dû passer inaperçu. Il a eu un succès inattendu et phénoménal;  Il ouvrait des portes sur un certain goût de la musique.
J’ai lu le livre de Pascal QUIGNARD,  « TOUS LES MATINS DU MONDE » qui devrait se prolonger par « … SONT SANS RETOUR » mais l’auteur a sans doute évité de dramatiser…
Depuis, cet écrivain étrange se trouve de loin en loin sur ma route par hasard avec un nouveau livre qui me terrasse.
Prenons par exemple, LA HAINE DE LA MUSIQUE.
Sur la 4 ème de couverture on lit :
« Quand la musique était rare, sa convocation était bouleversante ».
Qunad la convocation est incessante, la musique repousse.
Le silence est devenu le vertige moderne.  Son extase….. »
Personne ne peut douter aujourd’hui que ces quelques mots soient l’expression même d’une souffrance informulée, inconsciente.
J’exagère ?  Non, je suis même en dessous de la vérité.
Moi-même, je suis tombée dans le piège.  Pourquoi est-ce que j’éprouve le besoin de mettre un petit air de musique en lever de rideau ?  Ce besoin est devenu presque vital chez l’être humain civilisé. De la musique, il en veut partout.
Et ce livre raconte comment la musique peut devenir une arme redoutable d’endormissement, d’asservissement et de mort.
Il donne froid dans le dos.  Merveilleusement écrit, il s’insinue dans les replis de la mémoire.
A propos de terrasse, l’un de ces livre qui, et bien lisez donc TERRASSE A ROME,  du même Pascal QUIGNARD, que l’on peut résumer ainsi « Il y a un âge où l’on ne rencontre plus la vie, mais le temps. On cesse de voir l vie vivre.  On voit le temps qui est en train de dévorer la vie. »  C’est pas trop beau, ça ?  Oui, c’est triste, c’est clair, mais c’est beau.
Je vous quitte sur cette note amère mais il y a des jours comme ça…


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20 avril 2009 1 20 /04 /avril /2009 08:23
Le silence est pour les oreilles ce que la nuit est pour les yeux.
Pascal QUIGNARD   (La Haine de la musique)

Apologie de l’alternance. Il faut le bruit pour apprécier le silence, il faut la nuit pour apprécier le jour, il faut le mal pour apprécier le bien.  Presque une La  Palissade...
A demain !
Miss Comédie.


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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 08:27
Bonjour !  Je suis encore un peu embrumée par les agapes d'hier soir mais écrire un blog ça vous met
tout de suite sur le pied de guerre.  Déjà la lecture de la page d'accueil d'Orange vous met au parfum.
Là ils font la promo du film de TAVERNIER et je ne les approuve pas, mais alors pas du tout.
Venez plutôt vous installer devant LES AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE, qui est une peinture
de moeurs beaucoup plus euphorisante.
Et on se revoit lundi !

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 08:23

Un mois plus tard.

UNE ALLERGIE  INSOLITE
La sale d’attente.
ELLE, LA  DAME, LE PETIT HOMME
 ELLE  est assise, tout en noir, très élégante. Elle tient un magazine mais ne le regarde pas, elle semble tendue.  En face, le petit homme, tout au bout de la rangée de chaises.  A l’autre bout, une dame entre 30 et 40 ans, habillée avec recherche , chapeautée. Elle est en train de fouiller dans son sac fébrilement.

LA DAME, voyant qu’ELLE la regarde.
Excusez-moi, je m’agite, mais je crois que j’ai perdu mes clefs. Ah ! C’est affeux.  Les clés c’est déjà la tuile, mais surtout le porte-clefs Hermès.  (Elle marmonne) Un cadeau de mon ex.  Non... (elle sort tout le contenu de son sac) ... décidément non... Et bien, c’est un signe... mon ex n’a plus rien à faire dans mon sac et surtout accroché à mes clefs, c’est vrai çà m’apprendra... Mais enfin quelle tuile... comment je vais rentrer chez moi...
(Elle remet tous les objets dans le sac et tapote sur son portable)
Allo chéri ?  Je te dérange ?  Oui ?  Ah tu es en réunion... écoute, ça va pas être long, c’est pour te dire que je suis fermée dehors...
Non, pas dedans, (elle hausse les épaules) ... dedans ça serait pas un drame, non : dehors ! Dehors dans la rue, quoi, enfin là je suis chez le docteur tu sais bien mais tout-à-l’heure il faudra bien que je rentre, alors comment je vais faire ? ... Comment ?  Mais je les ai perdues, les clefs !  Non !  Nulle part !  Merci, c’est vraiment sympa de ta part ! “Démerde-toi” c’est une très sympathique réponse, ça, je devrais savoir que je ne peux AB-solument jamais compter sur toi, et surtout en cas de coup dur.... Personne...il n’y a personne, un mur d’égoïsme... et imaginons que je sois répandue sur un trottoir, perdant mon sang, qu’est-ce qui arriverait ?  Monsieur serait en réunion et sa femme décèderait dans la solitude anonyme d’un café dans l’attente d’un hypothéthique secours... Quoi ? Ton client s’impatiente ?  Oui les clients sont là pour s’impatienter, ils ne comprennent pas les problèmes, c’est connu.... Bon, d’accord, je te laisse, et bien tu veux que je te dise une bonne chose avant de te laisser ?  Ce soir tu ne trouveras personne à la maison, puisque je NE PEUX PAS RENTRER ! (elle hurle).  Bon.  Il a raccroché. 
(Elle range le portable dans son sac, pose le sac sur ses genoux et se tient raide sur sa chaise, les yeux droits devant elle.)
Le petit homme a relevé le col de son manteau sur ses oreilles et on n’aperçoit plus que ses yeux fermés et son front dégarni.
ELLE, assez secouée, prend sur elle.
Ca m’est déjà arrivé.  Vous appelez SOS clés et ils arrivent dans la demi-heure.
LA DAME
Et comment je trouve le numéro ? Mon Lady Dior est grand mais les Pages Jaunes ne rentrent pas.
ELLE
Vous pouvez téléphoner d’ici, je suppose qu’ils ont aussi un minitel...
LA DAME (boudeuse)
Je ne veux plus rentrer chez moi.
ELLE
Ah, ça... c’est une autre histoire. (Elle se plonge dans son journal).
LE PETIT HOMME (à peine audible)
Putréfaction.
LA DAME (après un bref regard dans sa direction)
Les hommes ne valent pas la peine qu’on se donne tant de mal pour eux.  Ce matin, je n’avais pas envie de m’habiller, rien.  Le ciel gris, le bruit...
LE PETIT HOMME, haineux
Incarnation du mal sortie de l’homme !
LA DAME (sans faire attention à lui)
... la routine infernale du quotidien...  J’allais enfiler un méchant petit pantalon noir Agnès B avec un tee-shirt Gap, et basta... Et puis je me suis dit “non”. Il faut faire un effort pour Lui. Il faut créer l’exception, le surnaturel. J’ai choisi dans ma garde-robe l’ensemble Lolita Lempicka le plus sexy, et je me suis botté les fesses pour aller lui acheter un panier pique-nique chez Fauchon, tout ce qu’il y avait de plus rare, du hors-saison, hors normes, hors de prix, hors tout, et je lui ai installé tout ça sur une nappe blanche de Porthault à même  la moquette du salon, pour que ce soit ludique, quoi,  la fête ! la surprise ! La pause-déjeûner transformée en festin chez le roi Pausole, en agapes romaines, en déjeûner sur l’herbe !... Et une femme appétissante, changeante, imprévisible... Une INCONNUE !
(Un temps.  ELLE boit ses paroles, fascinée. La Dame enchaîne sur
un ton détaché)
C’est une stratégie comme une autre pour les fidéliser... vous comprenez ?  Mais une stratégie diffi-ci-le !  Qui demande du doigté !  De la persévérance ! De l’imagination !  (Elle marque un temps, guette la réaction d’ELLE)  Et vous avez quoi en retour ?
(Elle se lève)  “DEMERDE-TOI” !   (Elle se rasseoit)  Voilà. On retombe sur terre, non ?
LE PETIT HOMME
Salmigondis.
LA DAME (le regarde)
Sale ami de qui ?  Oh, et puis je vous ennuie avec tout ça.  Je veux bien qu’on soit dans l’antichambre d’un illustre allergologue payé pour vous écouter... Mais vous... Excusez-moi.
ELLE
Non non... Je vous en prie. Je vous comprends très bien. Et même...
Je vous admire...

(A suivre)
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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 08:11

Je parie que OSS 117 RIO NE REPOND PLUS va faire aussi bien que LES CHTIS.   Ou presque. 
 Parce que pour les   CHTIS il y a eu un effet de psychokinésie qui ne se vérifie qu’une fois tous les
       dix ans, un peu comme une éclipse de soleil.
C’est bien comme on l’attend, un DUJARDIN irrésistible, qui n’en peut plus d’être con,  qui rit comme FERNANDEL en plus séduisant, des cascades, des blondes et des brunes sexy, des Chinois fourbes, un américain grotesque (ah, la surenchère de rires dans la voiture !) et des petites phrases tous les deux plans.
ca se passe en 1967 et la société est encore intacte avec ses tics et ses tocs, vêtements, danses, autos, on pressent quand même Mai 68 avec la soirée hippie peace and love au clair de lune…
Et cette façon de filmer typique années 60.  Avec clin d’œil à HITCHCOK et VERTIGO dans la scène où ils se courent après au sommet de la statue de la vierge à Rio… et d’autres encore.
Salle pleine, hystérique, applaudissements à la fin, succès total. Un film qui fait du bien au moral.


Ma séance de dédicace s’est bien passée, il m’est resté plein de victuailles et pas du tout de vin, mes copines ont comparé leurs dédicaces pendant que leurs mecs comparaient leurs déboires financiers.  J’ai eu beaucoup de compliments sur mon livre.  Elles le trouvent très accaparant, « quand on l’a commencé on ne peut plus le lâcher » c’est une grande qualité pour un roman. 


Et pour finir encore plus hype, j’ai en tête Isabelle HUPPERT, l’Eternelle, que l’on peut voir en ce moment sur les écrans dans VILLA AMALIA de Benoît JACQUOT.  
A l’origine, VILLA AMALIA est un roman de Pascal QUIGNARD.  Et là, nous avons un trio qui promet.
Moi, Pascal QUIGNARD, je me le distille de temps en temps, c’est un écrivain presque ésotérique.  Il faut s’attarder sur certaines phrases… Quand on a lu un de ses livres jusqu’au bout, on se sent au-dessus de la mêlée.
Tiens, plutôt qu’allonger indéfiniment cette impro, je décide que je vous parlerai spécialement de Pascal QUIGNARD  lundi.
Attention, c’est une mine !

 


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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 08:07
J’ai écrit parce que c’était la seule façon de parler en se taisant.
Pascal QUIGNARD

Cette phrase le résume tout entier.  Cet homme se tait en permanence.  Mais son silence est assourdissant.
Je le vénère pour ça.  Je vous parlera de lui lundi et d'ici là je vous souhaite un très doux week-end.
Miss Comédie

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 08:27
Bonjour ! Ce matin on se demande où est passé le printemps. C'est l'horreur, et moi qui doit préparer une
sauterie pour ce soir : je dédicace mon roman à tous mes copains. On est trente dans trente mètres carré.
Ils vont entasser les parapluies sur la moquette...
Voilà les aléas de la gloire.  Et pour LES AMOUREUX, c'est déjà la débâcle...  Heureusement, tout s'arrange
toujours : le temps comme les amours.

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 08:23


PREMIER CLASH

La  sale d’attente.
LUI, ELLE

ELLE
Nous n’aurions pas dû revenir.

LUI
Ecoute, tu as une allergie, moi aussi. Nous sommes chez notre mé-de-cin.Tu as envie de guérir oui ou non ?
ELLE
Je me fous de mon allergie, maintenant. J’ai seulement peur que tu disparaisses, de l’autre côté de la porte. Que cette pièce voit aussi la fin de notre histoire.

LUI
Nous passerons ensemble.  Comme ça tu ne me lâcheras pas.

Elle se lève et va s’asseoir sur la chaise voisine de la sienne.  Il l’attire contre lui.
Un moment se passe.  On entend les bruits de la ville par la fenêtre, un klaxon retentit, il sursaute et s’immobilise, brusquement tendu.

LUI
Je n’ai pas appelé Thomas pour lui dire de ne pas m’attendre.

ELLE, se sépare de lui
Il aura compris.

LUI, inquiet, se lève, va à la fenêtre
Je ne crois pas.... Je devais le prendre à la fac à 5 heures...

ELLE
Je ne savais pas...

LUI
Je ne te l’ai pas dit pour ne pas compliquer les choses... Tu as tellement insisté pour que je prenne ce rendez-vous, à la même heure que toi...  Je m’étais promis de l’appeler sans faute...
(Il se lève, visiblement contrarié)
Tu me fais perdre la tête.

ELLE
Tu m’en veux.  Tu m’en veux de te vouloir partout près de moi.
Bientôt tu trouveras que je t’aime trop, tu voudras te libérer, t’échapper et ce sera la fin.

LUI
Mais non, mais non...

ELLE, le regarde d’un air pénétré
C’est étrange...

LUI, inquiet
Quoi ?

ELLE, parlant comme sur une inspiration subite
Nous ne sommes plus du tout les mêmes, aujourd’hui.

LUI
Plus les mêmes ?

ELLE
Non...Tu vois... si nous nous étions rencontrés... aujourd’hui pour la première fois, nous ne serions pas tombés amoureux.

Il semble saisi par cette révélation.

ELLE, l’air toujours absent
Ecoute...  Nous avons encore une chance... Nous pouvons encore revenir en arrière...  Tout peut encore être comme avant...

Il la regarde avec inquiétude.
ELLE
Tu peux  aller chercher ton fils...  Il ne s’est encore rien passé entre nous...

LUI
Ecoute, c’est fou ton histoire mais...

ELLE
Je ne te connais pas.  Fais comme si tu ne me connaissais pas. Va !

LUI
Mais, bordel, on est en plein rêve !  Ce n’est pas parce que j’ai parlé de ce rendez-vous avec Thomas, que tout est remis en question, tu vas arrêter ce jeu stupide, oui ?

ELLE, comme revenue sur terre
Voilà que je te retrouve comme au premier jour.  Pour  moi, rien n’est changé, tu m’attires toujours autant.  Pour toi, c’est autre chose.

LUI
Comment çà, c’est autre chose ?

ELLE
Oui, je sens une réticence.

LUI
Tu sens une réticence ?
ELLE
J’ai eu tort de te demander de venir à ce rendez-vous.  Il vaudrait beaucoup mieux que tu ne changes rien à tes habitudes.

LUI
Je sais ce que j’ai à faire.

ELLE
Va chercher Thomas.

LUI qui s’exaspère
Tu insistes ?

ELLE, calme
J’insiste.

LUI, furieux, ramasse sa veste et va vers la porte
Tu l’auras voulu.  J’en ai par-dessus la tête.

Il sort.  Elle reste immobile sur sa chaise.

(A SUIVRE)


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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 08:14
Il faut pas louper le documentaire sur France 5 le 17 avril :
c’est AGNES B qui passe ! 
Moi, c’est mon icône indétronable depuis trente ans.  Je l’ai trompee avec DOROTHEE BIS, puis avec KENZO, avec SONIA évidemment, avec tous les créateurs, plus ou moins, mais toujours je reviens chez AGNES B et j’achète un truc ou deux.
Avec ce que je lui ai laissée, elle pourrait s’acheter un diamant gros comme le Ritz.
Eternelle jeune fille, AGNES B.   Blondinette, sourire détaché, silhouette fluette…  Mais j’ai entendu dire qu’elle n’était pas si rigolote que ça.  Elle se prend très au sérieux. Dommage.  Mais enfin, cela ne me regaaaarde pas. 
Elle ne fait jamais de pub.  Elle devrait se mettre avec le Comptoir des Cotonniers : ses vêtements plaisent aux mères et aux filles.  
Et vous saviez qu’elle avait habillé TRAVOLTA et UMA THURMAN dans le film PULP FICTION ?   Je le crois pas.


       TATI est à la mode.  Régulièrement on nous repasse son JOUR DE FÊTE, son ONCLE et son PLAYTIME. 
On crie au génie Moi qui l’ai connu sur un plateau, je suis moins attendrie.
C’était un dur.   Les artistes  n’ont pas toujours la beauté intérieure de leurs œuvres. La question est : un chef-d’œuvre est-il amoindri à nos yeux si son auteur est un criminel ?
Ce pourrait être une question de bac philo et je ne sais pas ce que je répondrais… Je crois pourtant qu’un homme juste est plus admirable  qu’un sale type créatif.  A méditer…

Demain je vous parlerai de OSS 117,  furieusement fashion en ce moment !






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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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