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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 08:23

Un mois plus tard.

UNE ALLERGIE  INSOLITE
La sale d’attente.
ELLE, LA  DAME, LE PETIT HOMME
 ELLE  est assise, tout en noir, très élégante. Elle tient un magazine mais ne le regarde pas, elle semble tendue.  En face, le petit homme, tout au bout de la rangée de chaises.  A l’autre bout, une dame entre 30 et 40 ans, habillée avec recherche , chapeautée. Elle est en train de fouiller dans son sac fébrilement.

LA DAME, voyant qu’ELLE la regarde.
Excusez-moi, je m’agite, mais je crois que j’ai perdu mes clefs. Ah ! C’est affeux.  Les clés c’est déjà la tuile, mais surtout le porte-clefs Hermès.  (Elle marmonne) Un cadeau de mon ex.  Non... (elle sort tout le contenu de son sac) ... décidément non... Et bien, c’est un signe... mon ex n’a plus rien à faire dans mon sac et surtout accroché à mes clefs, c’est vrai çà m’apprendra... Mais enfin quelle tuile... comment je vais rentrer chez moi...
(Elle remet tous les objets dans le sac et tapote sur son portable)
Allo chéri ?  Je te dérange ?  Oui ?  Ah tu es en réunion... écoute, ça va pas être long, c’est pour te dire que je suis fermée dehors...
Non, pas dedans, (elle hausse les épaules) ... dedans ça serait pas un drame, non : dehors ! Dehors dans la rue, quoi, enfin là je suis chez le docteur tu sais bien mais tout-à-l’heure il faudra bien que je rentre, alors comment je vais faire ? ... Comment ?  Mais je les ai perdues, les clefs !  Non !  Nulle part !  Merci, c’est vraiment sympa de ta part ! “Démerde-toi” c’est une très sympathique réponse, ça, je devrais savoir que je ne peux AB-solument jamais compter sur toi, et surtout en cas de coup dur.... Personne...il n’y a personne, un mur d’égoïsme... et imaginons que je sois répandue sur un trottoir, perdant mon sang, qu’est-ce qui arriverait ?  Monsieur serait en réunion et sa femme décèderait dans la solitude anonyme d’un café dans l’attente d’un hypothéthique secours... Quoi ? Ton client s’impatiente ?  Oui les clients sont là pour s’impatienter, ils ne comprennent pas les problèmes, c’est connu.... Bon, d’accord, je te laisse, et bien tu veux que je te dise une bonne chose avant de te laisser ?  Ce soir tu ne trouveras personne à la maison, puisque je NE PEUX PAS RENTRER ! (elle hurle).  Bon.  Il a raccroché. 
(Elle range le portable dans son sac, pose le sac sur ses genoux et se tient raide sur sa chaise, les yeux droits devant elle.)
Le petit homme a relevé le col de son manteau sur ses oreilles et on n’aperçoit plus que ses yeux fermés et son front dégarni.
ELLE, assez secouée, prend sur elle.
Ca m’est déjà arrivé.  Vous appelez SOS clés et ils arrivent dans la demi-heure.
LA DAME
Et comment je trouve le numéro ? Mon Lady Dior est grand mais les Pages Jaunes ne rentrent pas.
ELLE
Vous pouvez téléphoner d’ici, je suppose qu’ils ont aussi un minitel...
LA DAME (boudeuse)
Je ne veux plus rentrer chez moi.
ELLE
Ah, ça... c’est une autre histoire. (Elle se plonge dans son journal).
LE PETIT HOMME (à peine audible)
Putréfaction.
LA DAME (après un bref regard dans sa direction)
Les hommes ne valent pas la peine qu’on se donne tant de mal pour eux.  Ce matin, je n’avais pas envie de m’habiller, rien.  Le ciel gris, le bruit...
LE PETIT HOMME, haineux
Incarnation du mal sortie de l’homme !
LA DAME (sans faire attention à lui)
... la routine infernale du quotidien...  J’allais enfiler un méchant petit pantalon noir Agnès B avec un tee-shirt Gap, et basta... Et puis je me suis dit “non”. Il faut faire un effort pour Lui. Il faut créer l’exception, le surnaturel. J’ai choisi dans ma garde-robe l’ensemble Lolita Lempicka le plus sexy, et je me suis botté les fesses pour aller lui acheter un panier pique-nique chez Fauchon, tout ce qu’il y avait de plus rare, du hors-saison, hors normes, hors de prix, hors tout, et je lui ai installé tout ça sur une nappe blanche de Porthault à même  la moquette du salon, pour que ce soit ludique, quoi,  la fête ! la surprise ! La pause-déjeûner transformée en festin chez le roi Pausole, en agapes romaines, en déjeûner sur l’herbe !... Et une femme appétissante, changeante, imprévisible... Une INCONNUE !
(Un temps.  ELLE boit ses paroles, fascinée. La Dame enchaîne sur
un ton détaché)
C’est une stratégie comme une autre pour les fidéliser... vous comprenez ?  Mais une stratégie diffi-ci-le !  Qui demande du doigté !  De la persévérance ! De l’imagination !  (Elle marque un temps, guette la réaction d’ELLE)  Et vous avez quoi en retour ?
(Elle se lève)  “DEMERDE-TOI” !   (Elle se rasseoit)  Voilà. On retombe sur terre, non ?
LE PETIT HOMME
Salmigondis.
LA DAME (le regarde)
Sale ami de qui ?  Oh, et puis je vous ennuie avec tout ça.  Je veux bien qu’on soit dans l’antichambre d’un illustre allergologue payé pour vous écouter... Mais vous... Excusez-moi.
ELLE
Non non... Je vous en prie. Je vous comprends très bien. Et même...
Je vous admire...

(A suivre)
_____________________________________

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 08:11

Je parie que OSS 117 RIO NE REPOND PLUS va faire aussi bien que LES CHTIS.   Ou presque. 
 Parce que pour les   CHTIS il y a eu un effet de psychokinésie qui ne se vérifie qu’une fois tous les
       dix ans, un peu comme une éclipse de soleil.
C’est bien comme on l’attend, un DUJARDIN irrésistible, qui n’en peut plus d’être con,  qui rit comme FERNANDEL en plus séduisant, des cascades, des blondes et des brunes sexy, des Chinois fourbes, un américain grotesque (ah, la surenchère de rires dans la voiture !) et des petites phrases tous les deux plans.
ca se passe en 1967 et la société est encore intacte avec ses tics et ses tocs, vêtements, danses, autos, on pressent quand même Mai 68 avec la soirée hippie peace and love au clair de lune…
Et cette façon de filmer typique années 60.  Avec clin d’œil à HITCHCOK et VERTIGO dans la scène où ils se courent après au sommet de la statue de la vierge à Rio… et d’autres encore.
Salle pleine, hystérique, applaudissements à la fin, succès total. Un film qui fait du bien au moral.


Ma séance de dédicace s’est bien passée, il m’est resté plein de victuailles et pas du tout de vin, mes copines ont comparé leurs dédicaces pendant que leurs mecs comparaient leurs déboires financiers.  J’ai eu beaucoup de compliments sur mon livre.  Elles le trouvent très accaparant, « quand on l’a commencé on ne peut plus le lâcher » c’est une grande qualité pour un roman. 


Et pour finir encore plus hype, j’ai en tête Isabelle HUPPERT, l’Eternelle, que l’on peut voir en ce moment sur les écrans dans VILLA AMALIA de Benoît JACQUOT.  
A l’origine, VILLA AMALIA est un roman de Pascal QUIGNARD.  Et là, nous avons un trio qui promet.
Moi, Pascal QUIGNARD, je me le distille de temps en temps, c’est un écrivain presque ésotérique.  Il faut s’attarder sur certaines phrases… Quand on a lu un de ses livres jusqu’au bout, on se sent au-dessus de la mêlée.
Tiens, plutôt qu’allonger indéfiniment cette impro, je décide que je vous parlerai spécialement de Pascal QUIGNARD  lundi.
Attention, c’est une mine !

 


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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 08:07
J’ai écrit parce que c’était la seule façon de parler en se taisant.
Pascal QUIGNARD

Cette phrase le résume tout entier.  Cet homme se tait en permanence.  Mais son silence est assourdissant.
Je le vénère pour ça.  Je vous parlera de lui lundi et d'ici là je vous souhaite un très doux week-end.
Miss Comédie

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 08:27
Bonjour ! Ce matin on se demande où est passé le printemps. C'est l'horreur, et moi qui doit préparer une
sauterie pour ce soir : je dédicace mon roman à tous mes copains. On est trente dans trente mètres carré.
Ils vont entasser les parapluies sur la moquette...
Voilà les aléas de la gloire.  Et pour LES AMOUREUX, c'est déjà la débâcle...  Heureusement, tout s'arrange
toujours : le temps comme les amours.

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 08:23


PREMIER CLASH

La  sale d’attente.
LUI, ELLE

ELLE
Nous n’aurions pas dû revenir.

LUI
Ecoute, tu as une allergie, moi aussi. Nous sommes chez notre mé-de-cin.Tu as envie de guérir oui ou non ?
ELLE
Je me fous de mon allergie, maintenant. J’ai seulement peur que tu disparaisses, de l’autre côté de la porte. Que cette pièce voit aussi la fin de notre histoire.

LUI
Nous passerons ensemble.  Comme ça tu ne me lâcheras pas.

Elle se lève et va s’asseoir sur la chaise voisine de la sienne.  Il l’attire contre lui.
Un moment se passe.  On entend les bruits de la ville par la fenêtre, un klaxon retentit, il sursaute et s’immobilise, brusquement tendu.

LUI
Je n’ai pas appelé Thomas pour lui dire de ne pas m’attendre.

ELLE, se sépare de lui
Il aura compris.

LUI, inquiet, se lève, va à la fenêtre
Je ne crois pas.... Je devais le prendre à la fac à 5 heures...

ELLE
Je ne savais pas...

LUI
Je ne te l’ai pas dit pour ne pas compliquer les choses... Tu as tellement insisté pour que je prenne ce rendez-vous, à la même heure que toi...  Je m’étais promis de l’appeler sans faute...
(Il se lève, visiblement contrarié)
Tu me fais perdre la tête.

ELLE
Tu m’en veux.  Tu m’en veux de te vouloir partout près de moi.
Bientôt tu trouveras que je t’aime trop, tu voudras te libérer, t’échapper et ce sera la fin.

LUI
Mais non, mais non...

ELLE, le regarde d’un air pénétré
C’est étrange...

LUI, inquiet
Quoi ?

ELLE, parlant comme sur une inspiration subite
Nous ne sommes plus du tout les mêmes, aujourd’hui.

LUI
Plus les mêmes ?

ELLE
Non...Tu vois... si nous nous étions rencontrés... aujourd’hui pour la première fois, nous ne serions pas tombés amoureux.

Il semble saisi par cette révélation.

ELLE, l’air toujours absent
Ecoute...  Nous avons encore une chance... Nous pouvons encore revenir en arrière...  Tout peut encore être comme avant...

Il la regarde avec inquiétude.
ELLE
Tu peux  aller chercher ton fils...  Il ne s’est encore rien passé entre nous...

LUI
Ecoute, c’est fou ton histoire mais...

ELLE
Je ne te connais pas.  Fais comme si tu ne me connaissais pas. Va !

LUI
Mais, bordel, on est en plein rêve !  Ce n’est pas parce que j’ai parlé de ce rendez-vous avec Thomas, que tout est remis en question, tu vas arrêter ce jeu stupide, oui ?

ELLE, comme revenue sur terre
Voilà que je te retrouve comme au premier jour.  Pour  moi, rien n’est changé, tu m’attires toujours autant.  Pour toi, c’est autre chose.

LUI
Comment çà, c’est autre chose ?

ELLE
Oui, je sens une réticence.

LUI
Tu sens une réticence ?
ELLE
J’ai eu tort de te demander de venir à ce rendez-vous.  Il vaudrait beaucoup mieux que tu ne changes rien à tes habitudes.

LUI
Je sais ce que j’ai à faire.

ELLE
Va chercher Thomas.

LUI qui s’exaspère
Tu insistes ?

ELLE, calme
J’insiste.

LUI, furieux, ramasse sa veste et va vers la porte
Tu l’auras voulu.  J’en ai par-dessus la tête.

Il sort.  Elle reste immobile sur sa chaise.

(A SUIVRE)


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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 08:14
Il faut pas louper le documentaire sur France 5 le 17 avril :
c’est AGNES B qui passe ! 
Moi, c’est mon icône indétronable depuis trente ans.  Je l’ai trompee avec DOROTHEE BIS, puis avec KENZO, avec SONIA évidemment, avec tous les créateurs, plus ou moins, mais toujours je reviens chez AGNES B et j’achète un truc ou deux.
Avec ce que je lui ai laissée, elle pourrait s’acheter un diamant gros comme le Ritz.
Eternelle jeune fille, AGNES B.   Blondinette, sourire détaché, silhouette fluette…  Mais j’ai entendu dire qu’elle n’était pas si rigolote que ça.  Elle se prend très au sérieux. Dommage.  Mais enfin, cela ne me regaaaarde pas. 
Elle ne fait jamais de pub.  Elle devrait se mettre avec le Comptoir des Cotonniers : ses vêtements plaisent aux mères et aux filles.  
Et vous saviez qu’elle avait habillé TRAVOLTA et UMA THURMAN dans le film PULP FICTION ?   Je le crois pas.


       TATI est à la mode.  Régulièrement on nous repasse son JOUR DE FÊTE, son ONCLE et son PLAYTIME. 
On crie au génie Moi qui l’ai connu sur un plateau, je suis moins attendrie.
C’était un dur.   Les artistes  n’ont pas toujours la beauté intérieure de leurs œuvres. La question est : un chef-d’œuvre est-il amoindri à nos yeux si son auteur est un criminel ?
Ce pourrait être une question de bac philo et je ne sais pas ce que je répondrais… Je crois pourtant qu’un homme juste est plus admirable  qu’un sale type créatif.  A méditer…

Demain je vous parlerai de OSS 117,  furieusement fashion en ce moment !






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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 08:12
Il n’y a pas de mode si elle ne descend pas dans la rue.
Coco CHANEL

Et voilà la vérité vraie.  Elle avait tout compris sur la mode, et Karl
est son digne successeur. Pour ce qui est du film COCO AVANT CHANEL, je m’en tiendrai à la bande annonce.
A demain !
Miss Comédie

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 08:37
Bonour !  Une pensée pour Maurice DRUON, immense écrivain et historien dont LES ROIS MAUDITS resteront à jamais
dans nos mémoires.  Il faudrait les lire et les relire pour avoir sur notre époque un regard indulgent : à côté de Charles X, notre président est l'image même de la zenitude !
LES AMOUREUX sont amoureux mais ça se passe pas dans la sérénité.  Les débuts sont toujours difficiles.
Après le spectacle, vous lirez mon impro sur Pâques et ses plaisirs cruels ou  gourmands...
Bonne journée !

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 08:31


L'AVENTURE COMMENCE.
...

Un mois plus tard.

La salle d’attente chez le même médecin.  Coup de sonnette.
Bruits de pas, de porte, de voix. 
La porte du fond s’ouvre.  Entrent Maxime et Sonia se tenant par la main.
Elle porte un manteau long à col de fourrure, des bottes.  Sa coiffure a changé.
Il est en veste de cuir sur des jeans noirs, chemise blanche, blazer de tweed sous sa veste, cheveux fous.  Son aspect est plus soigné qu’avant.
Ils restent un instant debout, à regarder la pièce, un vague sourire aux lèvres.

LUI
C’est un drôle d’endroit pour une rencontre, non ?

Il l’attire brusquement dans ses bras et l’embrasse fougueusement.  Elle se dégage.

ELLE
Arrête, pas ici, tu es fou...

LUI
Pourquoi ?

ELLE
C’est l’endroit où ne nous connaissons pas. 
Elle s’éloigne de lui et s’asseoit sur la chaise où elle était la première fois. Elle prend un magazine et commence à le feuilleter sans le regarder.

LUI
A quoi tu joues ?

ELLE
Tu m’avais demandé  l’heure.  Allez, recommence, c’est drôle, regarde, c’est le même endroit, nous étions seuls, tu ne me connaissais pas...

LUI
Justement.... C’est impossible aujourd’hui de te parler de la même façon.

ELLE
Essaie.

LUI, de mauvaise grâce.
Vous aviez rendez-vous à quelle heure ?

ELLE (jouant)
Quatre heures et quart. Pourquoi ? 

LUI, mollement
Parce qu’il est déjà quatre heure et... euh...

ELLE le coupe
Tu es mou.

LUI
Comment, je suis mou ?

ELLE
Oui...  Je t’assure que je n’aurais pas eu ce coup de foudre instantané si tu m’avais répondu sur ce ton-là... Tu étais nerveux, brutal, saturnien !

LUI
Saturnien ?

ELLE
C’est ce qui m’a plu, ce côté... sombre... infréquentable.



LUI
Pour quelqu’un d’infréquentable, je n’ai pas mis longtemps à tomber dans tes filets...

ELLE
C’est vrai... Il faut dire que l’histoire de la fourrière m’ a un peu aidée. Que pensais-tu de moi, toi, ce premier jour-là ?

LUI
Je t’ai d’abord trouvée belle... Rayonnante... l’image de la vie...
Et puis... plus tu parlais, plus je tombais sous le charme...
Ce côté... invulnérable qu’il y a chez toi...

ELLE
Invulnérable, je l’étais avant de te connaître !  Dès que tu es entré dans cette pièce j’ai commencé à avoir peur.

LUI
Et de quoi ?

ELLE
Que tu disparaisses à nouveau.  Avant toi je ne m’inquiétais pas de l’issue des choses.  Le mot “fin” n’avait pas de sens tragique... c’était toujours des fins  de cinéma...

LUI
Il y a des fins heureuses, libératrices.

ELLE
Je ne veux pas me libérer de toi.

LUI
Moi non plus.  Qui a parlé de fin ?

(A suivre)

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15 avril 2009 3 15 /04 /avril /2009 08:22


Bon, on a trouvé tous les œufs cachés dans les massifs de lavande, on a écouté les cloches de la basilique de St Paul Trois Châteaux, mais pas que ça !

Il y a eu aussi la FERIA D’ARLES, moi je suis pas fan mais je connais des gens pour qui ça vaut Compostelle. Il faut dire que la ville est si belle et les  arènes si romanesques.  C’est à ARLES que j’ai emmené un jour mon fiancé voir une corrida. Il n’en avait jamais vu et son horreur  a été immédiate.  Il était sincèrement choqué et au moment de la mise à mort, qui a foiré trois fois, il a dit doucement « j’ai honte d’être un être humain ». 
Depuis je pense comme lui et je n’y vais plus.
                                                   .
Il n’y a pas qu’à Pâques qu’on se tape la cloche :  c’est toute l’année dans ce restaurant sensass installé où, je vous le donne en mille : dans les caves de la coopérative de BEAUMES-DE-VENISE,  vous voyez l’idée ?
On arrive par une pluie battante sur un immense terre-plein dominé par l’imposante bâtisse néo-classique, on se gare et quand on s’approche on découvre une terrasse en teck avec des tables et des chaises ruisselantes mais on imagine bien ce que ça doit être par une belle matinée de juin !  On entre, accueil tout sourire, petites jeunes filles accortes comme on dit, beau décor zen (sans lumières évidemment) et on s’asseoit.
Et là, la vraie surprise est dans l’assiette, un concentré de paradis que je n’essaie même pas de vous décrire, vous n’avez qu’à y aller, je sais de  Paris ça fait loin, mais ça vaut le plein d’essence, surtout que l’addition est  aussi légère que la nourriture.
Le jeune chef, petit faune de génie dans ce pays de vignobles bénis des dieux, surveille attentivement les dineurs durant tout le service  par l’ouverture entre la salle et les cuisines.  Il veut savoir si l’on est content.  Les jeunes serveuses sont chargées de lui rapporter les hommages et seulement les hommages, parce que des critiques je n’en vois pas, (à part l’éclairage, bien  sûr).
Ca s’appelle, je vous le redonne en mille : LE DOLIUM.
Et l’adresse : place BALMA VENITIA,  BEAUMES-DE-VENISE au temps des Romains.


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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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