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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 08:24

L’AVEU


Le cabinet du médecin.   ELLE est assise en face du médecin.

LE MEDECIN
Madame Aufray, qu’est-ce qui vous ramène à mon cabinet ?  Je vous ai vue, je crois... (il feuillette un dossier)  le 5 novembre dernier...

ELLE
Tout d’abord, laissez-moi vous féliciter, docteur :  je vous ai envoyé ma mère qui souffrait d’insomnies, et vous lui avez prescrit un traitement qui l’a complètement guérie.

LE MEDECIN, modeste
C’était un cas banal : allergie aux poils de chien.  La santé de Madame votre mère est toujours bonne,  j’espère ?

ELLE
La santé, oui.  Le moral, c’est autre chose.  Quant à moi, depuis ma dernière visite il y a un mois, je ne vais pas mieux.

E MEDECIN
Vous aviez une bonne grippe.  Je vous ai envoyée à mon confrère, le docteur Gabor.  Je vous rappelle que je ne peux rien contre la grippe.

ELLE
Je sais, docteur.  Je n’ai pas la grippe.

LE MEDECIN
Qu’avez-vous ?
ELLE
La même chose que l’année dernière à cette époque : une crise d’urticaire, ou d’éczéma, je sais pas, mais je me gratte.

LE MEDECIN
Voyons voyons... (il regarde son dossier)  A l’époque vous aviez des éruptions eczémateuses sans cause psychosomatique apparente...
(il marmonne) je vous ai ordonné un traitement local.... corticoïde...(nom de médicament incompréhensible)... Le 5 juillet vous êtes revenue me voir et apparemment les éruptions avaient disparu.

ELLE
Exact.

LE MEDECIN
Elles ont repris quand ?

ELLE
Dimanche dernier.

LE MEDECIN
Au même endroit ?

ELLE
Oui.

LE MEDECIN
Bien. Nous allons donc passer au stade thérapeuthique suivant : la recherche des causes psychopathologiques.

ELLE
Mais nous avons déjà passé en revue les causes possibles l’an dernier et on n’en a trouvé aucune !

LE MEDECIN
C’est que nous n’avons pas poussé assez loin l’investigation... ou bien que certains paramètres ont changé... en un an, il s’en passe, des choses...  Excusez ma question, mais... avez-vous opéré des changements dans votre vie depuis un an, madame Aufray ?

ELLE (troublée)
Non... c’est-à-dire oui..., un grand changement, mais pour être précis,  ce chamboulement-là a commencé le jour de ma première visite, le 5 janvier de l’année dernière.

LE MEDECIN
Le 5 janvier ?

ELLE
Oui, le 5 janvier, c’était aussi le jour de la première visite de Maxime Sévère, et ... (elle marque un temps d’hésitation) c’est lui la cause du chamboulement.

(A suivre)

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 08:17
Il a dédié son Molière à son fils disparu.  Dans la salle, sa fille pleurait. 
Patrick CHESNAIS a été très sobre et très émouvant hier soir. 
Pas un sourire sur son visage détruit.  En scène, il arrive à cacher ses blessures derrière les pitreries  de ses personnages. Il reste irrésistiblement drôle. Quel talent démultiplié !
Dans COCHON D’INDE il est irrésistiblement drôle pendant une heure et demie. On a l’impression qu’il s’amuse lui-même, qu’il oublie.  Le public l’adore, il a une ovation à sa première entrée en scène, et un triomphe à la dernière.
Un jour de l’hiver 1974 ou 75 il m’avait appelée pour que j’aille lui acheter des médicaments, il avait une mauvaise grippe et personne pour le soigner.  A l’époque, nous étions dans le même cercle d’amis.  Je l’avais trouvé grelottant, sans chauffage, dans une banlieue triste. J’étais restée un moment avec lui. C’était la même image que celle d’hier soir.  La détresse l’habite depuis toujours.  Il se sentait « différent », solitaire.  Je suppose que son mariage,  ses enfants ont dû lui donner un peu d’espoir, le sentiment d’être enfin comme tout le monde, un père.   Et puis…
Il faut le voir danser un rock frénétique avec Pierre     ARDITI dans LE CODE A CHANGE.  (voir mon blog du 20/02/09).
A-t-il éprouvé du bonheur en recevant ce Molière ?  Pas sûr. Il s’est sûrement détaché de tout, mais il y a encore dix ans, il ne se serait pas déplacé.  Il a acquis une sagesse qui lui fait respecter les rites et puis, il y avait sa fille dans la salle.

Anne ALVARO aussi, méritait cette récompense depuis longtemps.  Les jurés ont visé doublement juste.  Ce qu’elle a fait dans « GERTRUD, LE CRI » était magnifique, on n’imagine personne d’autre dans ce rôle écrasant de la mère d’Hamlet. Elle a la stature, la profondeur et le mystère de toutes ces grandes héroïnes (Voir mes blogs  des 13/01/09 et  10/02/09).

Hélas, ces deux récompenses si bienvenues ainsi que la plupart des autres dans cette 23ème édition des MOLIERES n’aura pas eu, elle, le succès mérité auprès du public. « Un échec » pour France 2, paraît-il, qui  a enregistre 500 000 téléspectateurs de moins que l’an dernier…  Comment expliquer ça  alors que la fréquentation des salles de théâtre ne cesse d’augmenter ?

Je me rends compte que mon article sur la soirée des Molières se résume à deux éloges émus des deux meilleurs comédiens de l’année, et il se trouve qu’ils sont tous les deux dans mon souvenir.  J’ai donc un peu zappé le reste de la soirée et je vous demande de m’en excuser.

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28 avril 2009 2 28 /04 /avril /2009 08:12
Tous les vices à la mode passent pour des vertus.
MOLIERE

Tout ça n’a pas bien changé. Les vices collent à l’humanité
comme des ventouses. 
(On va encore dire que je suis pessimiste mais cette réplique colle à l'actu !) 
A demain, chers spectateurs vertueux !

Miss Comédie



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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 08:58
Bonjour !  J'attaque la semaine très optimiste avec la bonne nouvelle d'un grand talent
récompensé : mon très cher Patrick CHESNAIS  élu meilleur comédien hier soir, il le méritait
depuis longtemps.   Je vous parlerai demain de cette Cérémonie, le temps de rassembler
mes esprits ... et de trouver les mots... LE mot, ce mot si difficile à trouver autour des podiums,
pour la femme du pilote comme pour la femme du chef de tribu, personne ne trouve le mot.
Pour l'heure, en attendant les AMOUREUX  qui se courent après, lisez la courte scène où
le Petit Homme se mêle vraiment de ce qui ne le regarde pas...
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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 08:54

La sale d’attente
LE PETIT HOMME, LA DAME, LE MARI

CONSEIL  D’AMI

La porte du cabinet s’ouvre et la   dame en sort.    Son visage s’éclaire en voyant son mari et elle s’élance vers lui.
(Pendant qu’elle parle, le petit homme sort peu à peu de son immobilité pour prêter visiblement l’oreille à ses paroles. Bien qu’il ne la regarde pas, gardant les yeux fixés sur un point vague droit devant lui, son visage prend une expression haineuse.)

LA DAME
Tu es arrivé, mon chéri, mon sauveur !  Que je suis heureuse, tu sais je n’avais pas vraiment la tête à moi tout à l’heure, je n’aurais pas dû te déranger pour rien... enfin, pour si peu de choses, d’ailleurs le docteur  m’a grondée, vraiment il m’a dit, vous devez devenir adulte, madame Dufour, ne soyez plus la petite fille qui appelle au secours son papa, il faut vous assumer maintenant, et je vais vous aider à le faire.  Il va me débarrasser de mon allergie aux vieux vêtements, tu sais, chéri ?  Il me l’a promis.
LE MARI, déjà debout et pressé de partir
Bien.  On y va ?
LA DAME
Ce n’était pas une vraie consultation aujourd’hui, le docteur n’a pas voulu voir mes boutons parce que je n’avais pas été gentille avec toi.

Le petit homme s’avance alors vers le mari et l’entraîne par le bras en aparté.



LE PETIT HOMME d’une voix sourde
De la poigne.
LE MARI  interloqué
Hein ?
LE PETIT HOMME
Traitez-la durement.  Elle ne guérira pas autrement.  Plus un sou pour sa garde-robe.  C’est son allergie que vous entretenez.  Compris ?

(A suivre)

           


           

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 08:26
Vous allez trouver aujourd’hui dans tous les medias les échos de
LA  23ème CEREMONIE DES MOLIERE d’hier soir.
Donc, la mienne, je vous la donnerai demain, elle sera moins noyée dans la masse.

Mais puisqu’il est question de gloire, je ne serai pas hors sujet en vous parlant d’une super star
qui refait surface avant de se lancer à nouveau dans les grands bains de foule.

MICHAEL JACKSON fait les boutiques de Beverly Hills pour trouver des bibelots pour sa maison.
C’est l’émeute !
L’arrivée dans sa limousine est hallucinante. Il n’est pas sorti de la voiture que les filles
 hurlent leur amour,  se bousculent, la foule s’amasse sur le trottoir, c’est pire que l’atterrissage d’Armstrong retour de la lune.
 D’ailleurs, n’est-il pas une créature d’outre-monde ?
Il a toujours autant d’allure.  Derrière son masque chirurgical il semble qu’il sourit.
Il porte une veste somptueuse. Sa démarche est féline, il a toujours vingt ans.
C’est un phénomène planétaire.  Je pense que cette sortie a été un test pour lui :
dans trois mois à Londres, il sera ovationné, en tout cas les concerts sont over-booked.
Mais comment va-t-il faire pour chanter avec son masque ?

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 08:25


La gloire est une incompréhension, peut-être la pire.
Jorge Luis BORGES

Qu’est-ce que ça veut dire au juste ?  Que les gens célèbres ne méritent pas leur gloire ?   Ou bien que la gloire n’est pas aussi plaisante qu’on croit ?
Je préfère celle-ci :

Ce qui d’abord est gloire à la fin est fardeau.
Victor HUGO.
Et en plus, c’est un alexandrin.
Chers anonymes, je vous souhaite une bonne semaine.
Miss Comédie

M


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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 08:34
Bonjour !  Les amoureux ne sont pas en scène aujourd'hui, seul le petit homme exprime son idée fixe
devant le mari de la Dame un peu abasourdi. 
Vous assisterez aussi à une autre scène de mon cru avec plusieurs fins possibles, à vous de juger.
Et puis la grande Coco trouve sa vérité profonde dans le livre de Claude DELAY "COCO SOLITAIRE" :
une femme secrète qui, d'après l'auteur, ne se retrouve pas dans le film d'Anne FONTAINE...
A vous de juger aussi.
Demain, mon théâtre fait relâche. Vous retrouverez lundi les avatars des AMOUREUX DE LA SALLE
D'ATTENTE.  Bon week-end !
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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 08:32

La sale d’attente.
LA DAME, LE PETIT HOMME, LE MARI

ALERTE AUX MICROBES !


VOIX DE L’ASSISTANTE
Madame Dufour !
La dame se lève précipitamment  et passe dans le cabinet.  Le petit homme se retrouve seul.  Il se  lève et va ouvrir la fenêtre.  On entend les bruits de la rue. Il va se rasseoir sur sa chaise et au bout d’un moment, se déplace d’une chaise.

LE PETIT HOMME  marmonnant
Les miasmes de la rue vont bouffer ceux des femelles.  Ils ont l’avantage du nombre...

Il pousse un ricanement sardonique et se replonge dans l’immobilité et le silence.  Au bout d’un moment on entend la sonnette.  Bruit de porte, voix d’homme.
Entre un homme petit, trapu, le visage rond et jovial, qui salue à la ronde.  C’est le mari de la dame.

LE MARI, regardant autour de lui
Mais elle n’est pas là !
VOIX DE L’ASSISTANTE, par la porte restée entrouverte
Madame Dufour est reçue en ce moment par le docteur.
LE MARI
Ah, je comprends.  Je vais l’attendre.
Il s’assied, se déboutonne, regarde le petit homme avec curiosité, se penche vers la table basse, saisit un magazine.



LE PETIT HOMME
N’y touchez pas. Elles les ont contaminées et avant elles, des centaines d’autres femmes contagieuses.
LE MARI
Mais...  Quelle maladie...?
LE PETIT HOMME
Toutes !  Les vénériennes, les génétiques, les microbiennes ! Oxyde d’azote, dioxyde de soufre et de carbone…  Les microbes prolifèrent !... (il crie) Nous n’y échapperons pas ! Vous savez combien de maladies ils vont nous transmettre ? Entre 15 et 20 millions !...Les victimes ?  Surtout des hommes... 
(il s’essuie le front avec son mouchoir, reprend sa respiration)

LE MARI (l’air affolé)
Que faut-il faire ?
LE PETIT HOMME chuchotant
Il faut essayer de différer notre mort.  Prenez de très courtes aspirations...  Economisez vos mouvements...
Ne touchez à rien de suspect...Faites le mort.  Rentrez en vous-même.  Soyez sur vos gardes.  Constamment... constamment...(de plus en plus bas) Constam... const... (tout en parlant il se rasseoit et se tasse sur lui-même.
LE MARI, ratatiné sur sa chaise
Oui... d’accord... d’accord...
 
Le petit homme est retombé dans son mutisme.  Son menton repose sur sa poitrine comme s’il dormait. Le silence s’installe, aucun des deux ne fait un mouvement.

(A suivre)

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23 avril 2009 4 23 /04 /avril /2009 08:25
Imaginons une scène (qui vient de m’arriver) qui pourrait se terminer de plusieurs façons selon le tempérament du personnage.
Une fille normale (ni un boudin ni une bombe) marche dans la rue.  Sur le trottoir est assis un mendiant look routard, bien crado, l’œil glauque,  avec en face de lui un acolyte  du même acabit mais debout.  Ils regardent passer les gens tout en causant et distribuent les commentaires selon qu’il y a piècette ou non.  Evidemment, vu l’allure du duo, personne ne donne. Au moment où la fille passe, le gars debout lance « t’as vu le cul ? » La fille reçoit ça sans broncher et à peine dépassé, le mec ajoute « elle a un string ! ».
Je pose la question : combien de réactions possibles ? (Donc, combien de chutes à la scène filmée ou jouée ?)  Je vous en propose quatre.
1 -  La fille, qui a du sang-froid,  passe raide, comme si elle avait rien entendu.  C’est la bonne réaction mais la scène n’est tombe à plat.
2 - La fille, qui a fait du karaté, se retourne et file une tarte au mec qui s’y attend pas.  Mais il se rebiffe illico et lui renvoie la tarte.   Elle se met à hurler, les passants s’arrêtent et prennent le parti de la fille.  Le mendiant assis se met à insulter la fille très grossièrement. Un type le menace de lui casser la gueule. Le mec debout sort un canif.   C’est la bagarre générale. Les flics débarquent et les mendiants se tirent ailleurs.
3 -  La fille, qui a de la répartie ne se retourne pas et lance très fort : « Tu sais même pas à quoi ça ressemble, un string ! »  Le mec a la chique coupée et l’autre se met à rigoler et gueule :  « Viens lui montrer, salope ! »  Ca tourne court mais la scène a du chien.
4 -  La fille, qui a un humour fou, s’arrête net,  et se met à fouiller dans son sac.  Les deux, saisis, s’imaginent qu’elle cherche de la monnaie.  Ils n’osent même plus respirer.  Ils attendent avec respect.  Et là, elle referme le sac et dit « Dommage, j’avais des pièces pour vous mais là… » et elle repart d’un pas léger.  Les deux sont comme deux ronds de flan. 
Moi je trouve la dernière la meilleure.  Mais, hélas, ce n’est pas celle que j’ai vécue, puisque peureuse comme je suis, j’ai choisi la première qui, en fait, n’est pas une réaction de sang-froid mais bien une preuve de lâcheté.   Votre avis ?

(Qu’est-ce que je n’aurai pas fait pour provoquer un commentaire….)


`VOUS AVEZ DIT  COCO ?
Quel dommage d’avoir défiguré la mémoire de Coco Chanel !
Il faut entendre  Claude DELAY, sa biographe, sa confidente, qui a recueilli ses dernières paroles, qui l’a aimée et respectée, et qui porte le jugement sévère entre tous sur le film d’Anne Fontaine.   COCO AVANT CHANEL : " Un déploiement de vulgarité »…
On imagine.  La petite ?  « Elle n’a pas le format »… On s’en doutait.  Il ne suffit pas d’avoir le visage triangulaire et le regard dur.  L’âme est absente.


A entendre Claude DELAY, l'invitée de Olivier BELLAMY sur Radio Classique, hier soir, Coco CHANEL n’est pas facile à incarner… C’était une personnalité hors du commun, une femme comme on n’en fait plus.
Elle aurait choisi la 2ème fin pour ma scène de rue.  Ou peut-être la première ?   On imagine sa démarche et son dédain.
Ce ne serait pas la lâcheté, ni le sang-froid, ce serait l’indifférence.




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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

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