Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 08:40
Bonjour !  Question actualité, pas grand-chose à me mettre sous la dent aujourd'hui.
Heureusement, il y a ma pièce et les démélés de SONIA avec son médecin puis avec
le DAME donneuse de conseils.  Mais où est donc MAXIME ?
Passez une journée zen.

Partager cet article

Repost0
6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 08:37

UNE HISTOIRE DE DEFENSES !

La salle d’attente. 
La porte du cabinet s’ouvre et Sonia paraît, l’air hagard, son manteau sur le bras

.        VOIX DE L’ASSISTANTE
Monsieur Hyde !

Le petit homme sort précipitamment.

En scène SONIA, LA DAME

LA DAME
Vous avez l’air bouleversée !

ELLE, se laissant tomber sur une chaise
Je viens de comprendre beaucoup de choses.

LA DAME
Ah bon ?  Vous avez trouvé la cause de votre allergie ?

ELLE
Oui.

LA DAME
Et  c’est quoi ?

ELLE  (elle parle sur un ton monocorde)
Maxime Sévère.
LA DAME  (pouffant)
Allons donc.

ELLE
Il n’y a pas de quoi rire.  Ce bon docteur vient de briser notre couple.

LA DAME
Mais non !  Ce n’est pas possible... Qu’est-ce qu’il lui reproche, à monsieur Maxime ?

ELLE, toujours sur un ton monocorde
Ses défenses ne m’acceptent pas.

LA DAME
Ses défenses ?

ELLE  (explosant)
Oui !   Ces milliards de petits corpuscules qui régentent nos petits bobos !.... Qui prennent des décisions à notre place ! 
(Elle se lève)
“Ce type-là, il va pas, il est pas bon pour elle, allez paf !  on va lui mettre une alopécie... et tiens, lui,  on va dire qu’il en a marre de son chien... on va lui balancer l’herpès !...  Et tout comme ça !...  Vous, votre ex, comme vous dites, que vous aimez toujours, n’est-ce pas ? si, si !... qui c’est, à votre avis, qui a décidé qu’il fallait l’exterminer ?  Vos  défenses !...

LA DAME, très perturbée
Hon... Que...Vous.. Oui ?

ELLE (les yeux brillant de colère)
Et qui est-ce qui a inventé le truc des défenses ?  Le bon docteur.

LA DAME
Mais je suis guérie !

ELLE
Oui, vous avez cru à la bonne parole.  Comme devant Jésus, “lève-toi et marche”, la foi vous a sauvée.

LA DAME
Tiens, c’est justement ce qu’il dit, le petit homme.

ELLE
Qu’est-ce qu’il dit ?

LA DAME
Qu’il n’y a que la foi qui sauve, mais que malheureusement personne n’a plus la foi en Dieu, ni en personne.

ELLE
Et bien on a bien raison de perdre la foi aveugle et bête, qui vous fait obéir aux charlatans comme celui-là !

LA DAME
Mais expliquez-moi... Vous parlez des défenses et tout ça... Qu’est-ce qu’il vous a dit, au juste, ce... docteur, pour vous mettre dans cet état  ?

ELLE
Que je ferais bien de quitter Maxime si je ne veux pas passer ma vie à me gratter.

LA DAME
Non !  Quel rapport ?

ELLE
Le rapport, c’est justement les défenses !  Il a déréglé ma vie et actionné le signal d’alarme. Les défenses ont déclenché l’urticaire.

LA DAME
Oui, vu comme ça...

ELLE (rugit)
Et il lui dit la même chose, à lui !  Et vous voyez à quoi ça aboutit ?  A la rupture !  Et pour quel motif ?  Incompatibilité d’humeur ? Coups et blessures ?  Impuissance ?  Frigidité ?  NON !  Motif : cause directe psychopathologique de phénomènes allergiques chroniques !
(Soudain)
Bon, je pars.

LA DAME
Qu’est-ce que vous allez faire ?

ELLE
Je vais d’abord essayer de savoir si Maxime a la même envie que moi d’être sauvé.
(Elle sort).

(A suivre)




           















Partager cet article

Repost0
6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 08:24
GOT TALENT :  LE CAS SUSAN BOYLE (suite)

Le conte de fée continue, bien évidemment, et petit à petit va se transformer en cauchemar pour cette lauréate inattendue.
Elle est déjà relookée, figurez-vous.  Mais pas trop, dit son agent, car son aspect anti-canon est une partie de son succès.
Bien sûr, il y a sa voix, très belle voix, d’accord, mais où serait le phénomène, si elle était grande, blonde, et bien foutue ?
Le phénomène a toujours été la chose la plus recherchée par tous les publics, plus que le talent, beaucoup plus que le talent.
Tout le monde s’arrache Susan BOYLE outre-atlantique, les stars de l’info sur toutes les chaînes veulent l’interviewer, car en plus, elle a de la répartie.   « I am a virgin, so what ? »
Elle se moque d’elle-même, ce qui est une grande qualité chez nos amis américains.  Ici on se moque plutôt des autres surtout quand ils ont réussi.
Ce que je ne savais pas, c’est que la performance qui a porté Susan BOYLE au pinacle n’était pas décisive !  Non ce n’était que la demi-finale, et la finale a lieu le mois prochain.
, Les finalistes doivent être dans leurs petits souliers.  Surtout le petit Shaheen, évidemment !


BACH FOR EVER

Il n’y a pas à dire, ils y reviennent tous.  Pas un invité d’Olivier Bellamy qui ne glisse, à un moment ou à un autre, un morceau de JJS Bach dans son programme.
Bach c’est l’esprit et la Foi.  Elle est enfouie au plus profond de chacun de nous.  Un jour ou l’autre, elle ressort et nous aide à vivre ou à mourir.



BACK TO TV

Grande nouvelle :  il y a de nouveau du théâtre à la télé.  Le 2 mai, France 2 a diffusé une pièce de Loleh Bellon, « L’ELOIGNEMENT », avec Carole BOUQUET et Pierre ARDITI, mise en scène par Bernard MURAT qui joue aussi un rôle dedans.  Hélas, je ne l’ai pas vue car moi, la télé c’est pas mon truc et quand je ne suis pas prévenue je n’y vais pas.
Mais maintenant, je vais lire les programmes car du théâtre à la télé, c’est à ne pas manquer avec l’été qui approche et la fermeture de beaucoup de salles.  Soyez attentifs !






Partager cet article

Repost0
6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 08:23
L’éternité c’est très long, surtout vers la fin.
Woody ALLEN

Je sais, l’actu était un peu maigre aujourd’hui.
Ce sont les aléas des lecteurs de blogs.  Il faut tomber sur une belle page, ça n’arrive pas tous les jours…
Demain, peut-être…  La semaine prochaine sûrement, avec le début d’une tournée historique….
Mais le mieux, c’est encore de me lire tous les jours !
A demain donc,
Miss Comédie

Partager cet article

Repost0
5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 08:29
Bonjour !  En ouvrant ma page d'accueil j'ai reçu en pleine figure un jingle pour je ne sais quelle
banque sans que j'aie rien fait pour.  Bientôt il faudra se glisser entre les onglets pour arriver à
exister sur le web. 
Ici au théâtre, bien tranquilles, vous assisterez à la fin de la visite tumultueuse de Sonia chez son
médecin.  Patience, bientôt LES AMOUREUX seront à nouveau réunis.

Partager cet article

Repost0
5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 08:26

Le cabinet du médecin

ELLE, LE MEDECIN

FIN  DE  VISITE   AGITEE


LE MEDECIN
Et bien madame, si j’interprète vos réponses au premier degré, votre urticaire n’a aucune source psychosomatique.  C’est une banale irritation de l’épiderme.

ELLE
Et au deuxième degré ?

LE MEDECIN
Au 2ème degré, il pourrait s’agir d’un déséquilibre psychique provoqué par votre perception douloureuse du désarroi de votre partenaire.

ELLE  baisse la tête sans répondre.

LE MEDECIN
Le problème, c’est que je ne peux  vous soigner VOUS, pour un pathos qui se manifeste chez monsieur Sévère.

ELLE
Et lui, comment le soignez-vous ?

LE MEDECIN
Je regrette... Je ne puis répondre à cette question.

ELLE
Ah oui... le secret professionnel...  Mais je veux bien faire l’effort de deviner toute seule. 

 (Elle se lève et fait le tour du fauteuil)
Ca n’est pas très difficile, vous savez.

(Elle se passe la main sur le front.  On sent qu’elle a compris quelque chose d’important).
... mon Dieu, mais c’est bien sûr... Il faut supprimer la cause... Voilà ce que vous lui dites.   Non ?... Je me trompe ?
“Essayez de rompre avec Sonia Aufray... ce sera la fin de tous vos ennuis...”

(Elle se tourne vers le médecin et hausse le ton jusqu’à ce que sa voix se brise)
Et qu’est-ce qu’il vous répond, quand vous lui ordonnez ce traitement ?   Ca, vous pouvez me le dire, ça pourrait m’aider, moi aussi...

LE MEDECIN
Calmez-vous, madame.  Je ne suis que le révélateur de vos faiblesses.

ELLE (perdant tout contrôle)
Et vous êtes fier de vous, monsieur le révélateur ? Vous obtenez de bons résultats, en sabrant dans les histoires d’amour ? Combien d’urticaires avez-vous soigné par ce moyen radical ?

LE MEDECIN  (se lève)
Madame taisez-vous, je ne vous permets pas.  Vous parlez sans savoir !

ELLE
Je sais seulement que vous soignez les gens en exploitant leur naïveté...
(Ils sont maintenant face à face)
 Ma mère adorait son chien.  Vous l’avez obligée à le tuer et vous saviez que non seulement elle ne vous en voudrait pas mais qu’elle allait VOUS REMERCIER !  
(Elle se détourne et passe côté cour)
Voilà les bienfaits de la médecine.  Cinquante pour cent de guérisons spontanées due à l’illusion.

LE MEDECIN
Madame, la visite est terminée.  Je vous prie de sortir.  Vous me devez  soixante dix euros.

ELLE (le regarde)
Je vous les ferai parvenir par la poste.

Elle se lève lentement, ramasse son manteau et sort.

(A suivre)


           

Partager cet article

Repost0
5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 08:16
  SACRES INSTRUMENTS…

L’histoire du QUATUOR MODIGLIANI est édifiante.  D’abord, ne pas confondre ce jeune quatuor qui monte avec le QUATUOR que tout le monde connaît, quatre pitres qui jouent bigrement bien du violon.
Le QUATUOR MODIGLIANI était inconnu il y a encore quelques mois, lorsqu’il est arrivé en finale ex-aequo avec le célèbre quatuor ALBAN BERG, lors d’un classement à l’aveugle dans l’émission de Radio Classique « la Tribune des Critiques de Disques ».
Depuis, fini l’anonymat. Bon, ça pourrait être une anecdote banale, mais ce qui rend leur aventure piquante, c’est l’histoire de leurs instruments :  issus du même bois et du même luthier, le célèbre Etienne VATELOT, ils ont été conçus pour être joués ensemble.   Ce n’est pas tout : ils portent chacun, gravés sur la table d’harmonie et sculptés sur le cordier, les noms des quatre Evangélistes, exactement comme l’a fait STRADIVARIUS pour son quatuor Le Messie.
C’est comme si Saint Mathieu et saint Marc jouaient de l’alto, saint Luc du Violoncelle, saint Jean de la contrebasse….
   
Ces quatre merveilles inséparables ont dormi pendant 35 ans dans l’atelier de Vatelot jusqu’à ce qu’il les vende à la SWISS ARTISTIC FOUNDATION contre la promesse qu’ils ne seraient jamais séparés.  C’est ainsi qu’ils furent confiés au QUATUOR MODIGLIANI pour en tirer des sons sublimes.
Ils ne sont pas propriétaires de leur instrument mais lorsqu’ils jouent, ils en sont les seuls maîtres et les sons qu’ils en tirent sont le signe du sacré.


JOURS TRANQUILLES A AVIGNON


Samedi j’étais à Avignon, quelle ville délicieuse et calme, avec son côté Palais des Papes historoique, ses hôtels cachés dans des jardins secrets, et son souffle théâtral  qui habite les ruelles, et son côté Teinturiers avec ses échoppes transformées en théâtres, sa Sorgue qui serpente et ses Halles-coeur-de ville qui remettent les pieds sur terre.
L’été, Avignon se dévergonde. Elle s’ouvre aux étrangers comme une courtisane. Et ils saccagent tout.  Les étrangers, je veux  dire ceux qui ne sont pas du Vaucluse.
Les autres, les amateurs de théâtre,  Les vrais, ceux qui écument le « off » parce que le « in » on n’y comprend rien, ils sont à Avignon comme à la Foire de Paris. On leur pardonne.
Mais c’est vrai que parfois dans le « off », on tombe sur des perles qui vont être reprises à Paris.
Moi, quand j’ai joué dans le « off » notre pièce de Crébillon Fils, « LE SOFA », je n’ai pas repris la pièce à Paris.
D’année en année, le nombre des spectacles augmente. L’année dernière, plus de mille.  Vous vous rendez compte ?
Bientôt, la scène de la ménagère achetant son bifteck comptera pour un spectacle.
J’ai demandé le programme, bien   sûr il n’est pas encore au point.  Celui du « in » non plus. Juste une carte imprimée avec des ailes d’oiseaux, et un nombre de productions étrangères avec leur titre et le pays d’origine.
Le programme du « in » on dirait un prospectus pour l’UNESCO. Même les productions françaises sont signées par des étrangers.  Enfin, c’est toujours bon pour la planète.






Partager cet article

Repost0
5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 08:08
Il s’agit donc de faire une société, après quoi nous ferons peut-être du bon théâtre.
Jean VILAR  (De la tradition théâtrale)

Ah, très bien.  Il pensait qu’il allait changer la société à son idée.
Moi je voudrais d’abord faire du bon théâtre, après quoi la société se fera une idée. 
J’admire Jean Vilar quand même, parce qu’il a fait du bon et du beau théâtre.
Mais il n'a pas changé grand-chose à la société.
Des mots, tout ça, des mots ! A demain, chers lecteurs-spectateurs.
Miss Comédie.

Partager cet article

Repost0
4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 11:06
Bonjour !  Ouh, c'est dur de reprendre ses esprits après trois jours hors du circuit mondain et infoormatique,
bercée par le chant des oiseaux, les yeux écarquillés devant une nature dévergondée.
Ce qui me console, c'est de lever mon rideau sur une salle pleine... enfin j'espère !
SONIA est toujours dans le cabinet du médecin, et le ton monte, on dirait.
Demain vous aurez le diagnostic, pas très catholique...

Partager cet article

Repost0
4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 11:03


Le cabinet du médecin.
ELLE, LE MEDECIN;

DEUX  QUESTIONS-CLE


LE MEDECIN
Votre relation avec Maxime Sévère a-t-elle bouleversé votre vie quotidienne ?

ELLE
Si elle l’a bouleversée ?  Ah, ça oui, alors !

LE MEDECIN
Par oui ou par non.  Je ne vous en demande pas plus.

ELLE
Oui !

LE MEDECIN
Désiriez-vous ce changement ?

ELLE
Oui.

LE MEDECIN (contrarié)
Ah.

ELLE
C’est lui, qui ne le désirait pas.

LE MEDECIN (rassuré)
Ah !  Et comment le savez-vous ?

ELLE
Je le sais, parce que ça se voit !


LE MEDECIN
Il vous manifeste de l’hostilité ?

ELLE (haussant les épaules)
S’il me manifestait de l’hostilité, je cesserais de me poser des questions. Je partirais. Non, vous croyez que c’est si simple que ça ?  Sans aller jusqu’à l’hostilité, il y a mille nuances dans le comportement d’un homme amoureux que seule une femme peut déceler... Mille nuances...

LE MEDECIN
C’est quoi, par exemple ?

ELLE
Là vous allez trop loin.  J’ai répondu à vos deux questions, à vous de jouer, maintenant.

(A suivre)

__________________________________________


Partager cet article

Repost0

  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

Recherche