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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 08:15
Je n’en ai pas fini avec Johnny.  Personne n’en a fini avec lui.
Les journalistes sont sur les dents.  Pour ce concert, ils affûtent leurs opinels. 
Un exemple d’interview à la limite du supportable, je ne vous cite que les
premières questions :
« - Qu’avez-vous fait de votre 1e mai, Johnny  Hallyday ?
  -  Accordé des interviews.
  -  Vous n’avez pas eu envie de défiler avec les travailleurs en colère ? 
     A sa manière, votre patron Jean-Claude Camus vous exploite depuis des années, non ?
 -    Vous avez peut-être raison. D’ailleurs, je ne l’ai pas vu aujourd’hui. »

Et pan dans le citron, coco.  Johnny est peut-être simple d’esprit, mais on ne la lui fait pas.
Il est de bon ton quand on est journaliste, donc d’une espèce supérieure, de  traiter Johnny Hallyday comme un sous-développé.
Et lui, le Grand, l’Immense pourvoyeur de « papiers », de scoops, d’images volées, lui il encaisse calmement, impérialement.  Il ne s’en fout pas, non.  Sa chanson « MARIE », le plus gros succès de son répertoire, le dit clairement.  Mais il ne rend pas les coups.  Comment le pourrait-il ?  Les médias sont tout-puissants.
Pourquoi ce mec qui a attiré dans sa carrière 26 millions de spectateurs (chiffre officiel) accorde-t-il encore des interviews ?  Pourquoi ne s’enferme-t-il pas dans sa maison gardée, dans un caisson d’oxygène, ou dans sa caravane blindée,  pour n’apparaître qu’à ses fans, et à eux seuls, qui ont pour lui le même respect qu’il a pour eux ?
Johnny est un homme simple et bon. Regardez ce visage illuminé de bonheur à l’idée de remonter sur scène.  Pas l’ombre d’un orgueil, d’une arrogance ou d’un calcul dans son regard clair.
(photo F.Barson Wireimage.com)

...... LES MUSEES AUSSI !

Ce fut un succès l’an dernier, cette année ils remettent ça :
1060 musées en France resteront ouverts samedi prochain jusqu’à minuit et même davantage.  L’art n’est plus soporifique !   La fièvre du samedi soir passe aussi par le musée.   Les expositions fleurissent à tous les coins de rues et elles attirent un monde fou
Celle d’Andy WARHOL a déjà vu défiler 5 500 visiteurs depuis le 4 mars !
Et « UNE IMAGE PEUT EN CACHER UNE AUTRE », toujours au Grand Palais, 3 200 !
Si vous n’en êtes pas, vous avez bien fait d’attendre, car pour l’occasion la musique est de la partie.  Au Musée d’Art Moderne, à l’Orangerie et dans d’autres musées encore on se promènera entre les collections en écoutant Debussy, Ravel ou
Chausson.  (Je ne pense pas que cette initiative soit du goût de mon cher Pascal QUIGNARD…  qui lui, préfère peut-être se recueillir en silence devant une œuvre sublime.)
Mais ne soyons pas grincheux. C’est une idée merveilleuse, reprise dans chaque ville de province qui ouvrira  toutes grandes les portes de ses musées aux flâneurs de la nuit.






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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 08:10
Il faudrait pouvoir montrer les tableaux qui sont sous les tableaux.
Pablo PICASSO

Parmi tous ces visiteurs de musées, il y en a bien deux ou trois qui
voient ça ?
A demain, mes très chers.
Miss Comédie


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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 09:27
Bonjour !  Et de deux (ponts) !  Nous avons encore l'Ascension en perspective et le mois de Mai sera
presque expédié sans trop d'effort.
J'ai deux stars avec moi aujourd'hui, c'est tellement jubilatoire de parler de JOHNNY et de
l'un parce que tout le monde en parle, l'autre parce qu'on n'en parle pas assez.
Dans mon théâtre, vous retrouver l'Amoureux transi en train de se confesser à son fils, sans se doutque le petit
lui  réserve une surprise.

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 09:24

Le bureau de Maxime
MAXIME, THOMAS

UNE REVELATION DE THOMAS

LUI, très tendu
Depuis quand tu déjeûnes avec Sonia ?
THOMAS
C’est elle qui me l’a demandé.
LUI
Tiens donc.
THOMAS (éclatant de rire)
Mais ma parole, c’est qu’il est jaloux, le paternel !
LUI
Jaloux, moi ?  Et de toi ?  Mais ça va pas !
THOMAS
Oh, je t’en prie, ne me traite pas comme un demeuré.  Toujours est-il que j’ai appris des choses bien tristes, si tu veux savoir.
LUI
Oui, je veux savoir.  Quelles choses tristes ?
THOMAS
Sonia est en dépression nerveuse.
LUI
Ah bon, voilà autre chose.
THOMAS
A cause de toi.

LUI
De mieux en mieux.
THOMAS
Pourquoi tu refuses de la voir ?
LUI
Parce que j’ai besoin de réfléchir.
THOMAS
A ce que t’a dit ton connard de toubib ?
LUI
Oui... entre autres choses.  Mon connard de toubib, comme tu dis si joliment, m’a amené à me poser des questions.  Il est toujours bon de se poser des questions, à mon âge.
THOMAS
Il l’a amenée, elle aussi, à se poser des questions.  Et de questions en questions, on en perd le ciboulot.  Parce que tu crois, toi, que Sonia est la “cause” de ton allergie ?
LUI
Je ne le crois pas, je le refuse.  Mais je l’envisage.
THOMAS
Faut-il te rappeler que d’après ton connard de toubib, Sonia était la “cause” de MON allergie ?
LUI
Oui,  c’est vrai.
THOMAS
Et où elle en est, mon allergie ?  Il y a belle lurette que je suis guéri. Et Sonia est toujours dans les parages.
LUI
Oui... c’est vrai.
THOMAS
“Oui, c’est vrai”.... A ça, tu n’avais pas réfléchi, hein ?  Et maintenant je vais te faire réfléchir sur quelque chose de bien embêtant.  Tu as eu l’air tellement froid et distant au téléphone, chaque fois qu’elle t’appelait, qu’elle est maintenant persuadée que tu appliques le traitement de ton connard de toubib.  Et donc, qu’il faut qu’elle dégage.  Donc, elle va dégager.
LUI
Elle va dégager ?
THOMAS
Oui, c’est décidé, elle déménage le 24 et elle part s’installer en province, elle n’a pas voulu me dire où.  Elle se retire de ta vie, pour te laisser guérir en paix !  Voilà, tu es content ?

(A suivre)

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 09:16
… AU  ZENITH !

Vendredi 8 mai,  Saint-Etienne.  C’était à prévoir.  Le coup d’envoi du Tour 66 a fait un triomphe. 
Mais c’est dur d’ en parler quand on n’y était pas.  Moi, c’est prévu à Lyon le 24 juin, et d’ici là, je ne peux que lire et  écouter les commentaires qui sont tous convergents.  Il est là, il chante, et il irradie.  C’est pas nouveau, pour tous ses concerts c’est la même chose. On y va sans trop y croire et puis on ramasse.  Il a tous les pouvoirs.
Il n’en fait pas un catéchisme, il ne délivre pas de message.  Il est la voix de l’amour, de la solitude, du désespoir.  Il est chacun de nous à un moment de sa vie.
Il est beau.  Il nous aime, il n’y a pas deux chanteurs qui aiment leur public comme lui  Sans blabla, sans contorsions. Avec seulement quelques mots maladroits, il nous dit qu(‘il nous aime et on le croit, on le lui rend bien.
Jusqu’où ira-t-il ?  Mon Dieu, il est encore beau à 66 ans, mais ça ne peut pas durer, c’est clair !  tant qu’il nous montre ce visage-là, on est rassuré, on se dit que nous non plus, on ne vieillit pas.  Que se passera-t-il quand il disparaîtra ?  Tous les Français de sa génération deviendront de vieux croutons accrochés à radio Nostalgie.
Sur cette photo (du Figaro-Magazine)  il montre la tristesse éternelle du renoncement.
Il est plus beau que Clint Eastwood, presque plus beau que Paul Newman. Il fait partie du clan des vieux qui seront toujours glamour.



…  AU  PARADIS !

J’ai vu le nouveau spot  de CHANEL pour le parfum N°5.
Ca tombe à pic, avec le film…  qui ne fait pas l’unanimité.
A mon avis, le pot de Jean-Pierre JEUNET ne casse pas la baraque non plus.  La « petite » est comme d’habitude, lisse et sans expression, quoi qu’il en dise.  Il lit peut-être des choses très personnelles dans son regard ?
Le décor de la gare de l’Est, les images du super-train Orient-Exress hurlant dans la nuit très belles.
Elle est dans le couloir, très dénudée, il la frôle, la hume… hum c’est très convenu tout ça.   Le train arrive à Istanbul, belles images orientalistes, et pof ! ils se retrouvent.
Elle est debout, hiératique, il s’approche et de nouveau la hume. Elle aime ça.  Fin du spot sur le flacon de bonheur.
Moi je me souviens du spot pour le parfum COCO avec Vanessa PARADIS qui se balançait dans une cage d’oiseau, avec des éclairs partout, un univers féérique, le fantôme de CHANEL qui apparaissait à la fin pour déposer le flacon sur une table dans un geste inimitable…
C’était du Jean-Paul GOUDE. 
La Paradis avait un petit sourire je ne vous dis que ça…
D’accord, ce n’était pas pour le même parfum.  Mais l’esprit de
Chanel c’est toujours l’esprit de  Chanel, non ? 







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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 09:14
Nous sommes la  nostalgie de demain.
Michel SARDOU (dans son autobiographie "Et qu'on n'en parle plus"


Lui et Johnny, même combat.  Ils sont en train de se retirer sur la pointe des pieds. Ils sont la nostalgie d’aujourd’hui avant même celle de demain.
Bonne semaine à vous tous, souriez, vous êtes la nostalgie de demain, vous aussi !
Miss Comédie






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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 08:49
Bonjour ! Aujourd'hui le rideau se lève sur un nouveau décor, le bureau de MAXIME et sur un
nouveau personnage, THOMAS son fils.  Il va y avoir un dialogue où celui qui mène le débat
n'est pas celui qu'on croit.   (Vous savez que vous pouvez revenir au début de la pièce en
cliquant sur le calendrier ci-dessous sur la date du 6 avril.)
Bon spectacle, bon week-end et que la météo soit avec vous !

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 08:43



CONVERSATION ENTRE PERE ET FILS

LUI, MAXIME -  Son fils, THOMAS

Le bureau de Maxime.  C’est la nuit. Il est assis dans son fauteuil, les pieds sur le bureau, et il fume, le regard absent, fixé sur le plafond.
Seule une lampe posée sur la table, éclaire de son faisceau les papiers épars.  Le reste de la pièce est dans l’ombre.
On frappe à la porte.  Il se fige mais ne répond pas. La porte s’entrouvre puis une silhouette se glisse doucement dans la pièce.

LUI
Ca va, fiston ?
THOMAS
Ca va.
LUI
Tu sors de ton cours ?
THOMAS
A cette heure-ci, quand même pas.  Tu sais quelle heure il est ?
LUI
Non.
THOMAS
Dix heures dix.  Tu travailles ?
LUI
Tu vois.
THOMAS
Qu’est-ce que tu fais ?
LUI
Je rumine.
THOMAS
J’étais à la maison.  Je t’attendais.
LUI
Mon fils.  Je ne sais plus où j’en suis.  Et même, je te délaisse. (Il se passe la main sur le front, éteint sa cigarette, reprend une position normale)  Qu’est-ce qui m’arrive ?  Ne m’en veux pas.
THOMAS
Je ne t’en veux pas.  J’ai l’impression que tu n’es pas heureux.
LUI
Je ne sais pas où est mon bonheur.
THOMAS
Et la faute à qui ?
LUI
La faute à qui...
THOMAS
A ce connard de toubib.
LUI
Qu’est-ce que tu racontes ?
THOMAS
Depuis que tu le vois, tu pédales dans la choucroute.  Et tu tousses toujours.
LUI
Bon, ça va.  Tu pars quand au ski ?
THOMAS
Quand les parents de Grégory auront libéré le chalet... samedi prochain, je crois. Vous viendrez passer le week-end à Megève ?
LUI
Je viendrai peut-être.
THOMAS
Seul ?
LUI
Oui, seul.  Mon destin est d’être seul.
THOMAS
Oh, arrête tes conneries.  C’est fini, ce numéro de grand incompris ? Tu deviens parano ou quoi ? 
(Brusquement) 
J’ai déjeûné avec Sonia aujourd’hui.

(A suivre)
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SCENE 20 -

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 08:26
 DE LA PLUIE ET DU BEAU TEMPS


Vous connaissez Catherine LABORDE, la miss Météo numéro 2 sur TF1.  Elle vous a peut-être agacée, comme moi, par son élocution frémissante et ses mines complices.
Et bien, il faut revoir votre opinion car cette femme n’est pas n’importe qui.  Elle a écrit plusieurs livres, (dont un porte le titre curieux de « La Douce joie d’être trompée »), elle est comédienne à ses heures, une rose porte son nom, oui ! et son dernier livre est  loin d’être une bluette : « MARIA DEL PILAR ».  Elle a patiemment reconstitué le puzzle de la vie de ses parents et cela donne un récit vraiment émouvant. Sa mère, Maria del Pilar, lui a donné l’image de l’amour brisé et inconsolé, d’une vie fracturée par la guerre.  Elle aimait son mari d’un amour d’amante, elle vivait avec lui dans la Résistance et ça s’est mal terminé pour eux. Arrêté, déporté, elle ne l’a jamais revu.  Quelle histoire désolante, encore une, engendrée par cette époque sinistre.  Et qu’il doit être difficile de rassembler les morceaux et de raconter !
Je ne regarderai plus Catherine Laborde avec un demi-sourire.  Elle nous raconte la météo avec dans sa tête d’autres pluies, d’autres larmes et d’autres étoiles disparues.

Y A D’LA JOIE
Il a raison, Jean-Louis Fournier. Il dit que Trenet est le plus grand poète de notre génération, qu’il écrit des phrases sublimes sans vouloir « faire joli ».  Ca sort du coeur et ça nous va droit au coeur.  Sa tristesse est notre tristesse.
 Sa joie provoque notre joie.  Tout ça, plein de gens l’ont dit avant moi. Mais Trenet est un champ infini d’exploration, de méditation.  Il est un mystère que beaucoup continuent à chercher à percer.

Une question, qui apparemment, n’a rien à voir : « Pourquoi les handicapés n’aiment pas qu’on les plaigne ? »
La réponse est dans le livre de Jean-Louis FOURNIER « OU ON VA, PAPA ? » qui a reçu le Prix Fémina pour son approche tendre et humoristique de ce sujet délicat.
D’ailleurs, comme l’ajoutait joliment Olivier BELLAMY, « nous sommes tous des anormaux. »

A propos de beau temps, j’espère que ce week-end il fera beau à Saint-Etienne…




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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 08:25
« Papa dit qu’il a vu ça, lui. »
Charles TRENET   (dans Le Soleil a Rendez-vous avec la Lune.)

Les mots simples du poète.  Chacune de ses chansons contient une phrase comme celle-là.
Demain, Johnny débute sa tournée « M’arrêter là »
à Saint-Etienne, au nouveau Zénith. J’aimerais y être.
A Lundi pour en parler.

Miss Comédie


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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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