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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 08:30
OLIVIER PY, QUELLE FLAMME !

C’est encore avec du retard que je vous parle d’Olivier Py.
Il montait IDOMENEE de Mozart, au Théâtre de l’Archevéché à AIX EN PROVENCE.
OLIVIER BELAMY en a profité pour l’interviewer. J’ai arrêté ce que j’étais en train de faire pour l’écouter.
Ce type est supra-ordinaire.  Je ne l’avais jamais entendu parler. Je savais qu’à la tête de l’Odéon il nous a gratifié cette dernière saison de productions magistrales, audacieuses, qui furent des réussites.
Il faut oser présenter LE SOULIER DE SATIN dans sa version intégrale (onze heures)… Le public a suivi. La pièce devait être magnifiquement mise en scène et jouée.
Là, pendant deux heures il s’est prêté aux questions-banderilles de BELAMY, sans détour, que dis-je avec toute son  âme.  Il parle bien, en plus, il s’exprime facilement et avec des mots choisis, et sa voix module entre rage et extase tous les sentiments qui l’animent.
IDOMENEE a eu un succès mitigé. La mise en scène était minimaliste, ce qui finalement déroute quand même les amoureux d’opéra.
Mais il faut souhaiter qu’il entreprenne encore de grandes œuvres, et même s’il les malmène avec sa fougue habotielle, il fera encore salle pleine.

BERNHARD  SCHLINK :  LE CHOC DU LISEUR

Si le nom de STEPHEN DALDRY ne vous dit rien, vous allez bientôt être au parfum.  Son film LE LISEUR, avec Kate WINSLET et Ralph FIENNES, va bientôt sortir en salle et il est probable qu’il fasse un carton, comme aux Etats-Unis.

J’avais lu ce livre il y a trois ans et c’est vrai, j’avais eu un vrai choc. Mais pas de ceux qui vous restent plantés dans un coin de mémoire.  Aujourd’hui je reconnais qu’il fait vraiment un sujet de film extraordinaire.
L’histoire d’une criminelle de guerre nazi qui entreprend l’éducation  sexuelle d’un adolescent est de celles qui font le bonheur des réalisateurs un peu tordus, les droits auraient pu être achetés par Lars von TRIERS, d’ailleurs il se mord peut-être les couilles à l’heure qu’il est, l’Anglais l’a pris de court.

MICHAEL JACKSON : N’EN JETEZ PLUS !
J’arrête. Je ne lis plus rien.  Tant d’immondices s’entassent autour de la dépouille de ce pauvre ange déchu.
On se dit que sa seule issue pour échapper à la horde de vautours qui l’entourait, oui sa seule issue était la mort.
Comment ne pas comparer cette chute vertigineuse avec la
trajectoire ascendante de Johnny ?  Même attraction sur les foules, même prodige sur scène, même charisme angélique.
Pour simplifier, je dirais que Michaël avait la maladie et que Johnny est en bonne santé, comme on dit des cyprès en Provence.

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16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 08:28
 
   Cette superbe photo d’Alain DELON qui vante les mérites de l’Eau Sauvage de Dior, vous l’avez repérée ?   On lui a piqué sa cigarette !
C’est vrai, je ne l’aurais peut-etre pas remarqué mais oui, regardez, il a la main qui pend, inutile, tout ça à cause de la loi Evin.
C’est comme la photo de Jacques TATI dans le métro, il était en vélo et fumait la pipe, et bien ils lui avaient sucré la pipe !
Non, mais on touche le fond du riducule dans notre société moralisatrice, castratrice et tueuse de rêve.  Et si c’était que le ridicule.
Chers théâtreux en vacances ou laborieux, je vous envoie une bouffée de blonde et beaucoup d’amitié.
Miss Comédie




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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 14:42
Bonjour !  Vous en êtes où, de vos vacances ?  Le before ? L'after ?  Ca bouge, quoi.
Vous n'avez plus du tout envie de travailler.  Moi je voudrais bien, mais la techno ne suit pas.
Pas celle des boîtes de nuit, non, celle des boîtes pleines de puces qui sautent tout le temps.
Aujourd'hui j'ai pu vous parler avec un certain retard de quelques coups de coeur que j'ai eus
ces derniers jours et puis la scène de ma pièce LES AMOUREUX DE LA SALLE D4ATTENTE
où SONIA va jouer son quitte ou reste. Quittera-t-elle MAXIME pour obéir à la prescription idiote Pde son médecin ?  Nous le saurons bientôt.
(Pas demain, c'est le 14 juillet, mais mercredi, j'espère !)

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 14:34

La sale d’attente.
ELLE, LA DAME.

SONIA SUR LE FIL

ELLE
Il m’a dit… Que je ferais bien de quitter Maxime si je ne veux pas passer ma vie à me gratter.
LA DAME
Non !  Quel rapport ??
ELLE
Le rapport, c’est justement les défenses !  Il a déréglé ma vie et actionné le signal d’alarme. Les défenses ont déclenché l’urticaire.
LA DAME
Oui, vu comme ça...
ELLE (rugit)
Et il lui dit la même chose, à lui !  Et vous voyez à quoi ça aboutit ?  A la rupture !  Et pour quel motif ?  Incompatibilité d’humeur ? Coups et blessures ?  Impuissance ?  Frigidité ?  NON !  Motif : cause directe psychopathologique de phénomènes allergiques chroniques !  (Elle se lève et va vers la porte)
Bon, j’y vais.
LA DAME
Où vous allez ?
ELLE
Je ne sais pas.
LA DAME
Qu’est-ce que vous allez faire ?
ELLE
Je vais peut-être bien faire ce que me dit le bon docteur.  Et s’il avait raison ?  Je veux voir.

Elle sort.

(A suivre)





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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 14:30
CLAIRE CHAZAL AU FESTIVAL DE LA CORRESPONDANCE de GRIGNAN : LA GRACE MËME !


Elle était très détendue, au déjeûner chez Bruno DURIEUX, maire très aimé de Grignan, juste avant l’ouverture du Festival où il devait lui remettre l’insigne de citoyenne d’honneur de la ville épistolière.
Belle, réservée, elle a écouté les révélations passionnantes que nous faisait un journaliste membre de la délégation culturelle sur Marie d’ATOUT, dont Claire devait lire les lettres le soir même. Comme nous tous, elle ignorait tout de la vie et des frasques de cette belle égérie amoureuse de Frantz LISZT et ne cherchait pas à le cacher.
A la fin du repas elle s’est levée, et  a quitté la table en disant avec un sourire malicieux « et bien, je vais répéter Marie d’Agoult ! »  Je n’avais jamais remarqué son sourire, qui est éclatant.

FREDERIC MITTERRAND AU FESTIVAL DE LA CORRESPONDANCE DE GRIGNA : LA SIMPLICITE MËME !

A ce déjeûner il n’était question que de cela : viendra-t-il ? Viendra-t-il pas ?  Il avait toutes les excuses pour ne pas venir.  Il devait lire un Florilège de LETTRES DE PENSIONNAIRES CELEBRES DE LA VILLA MEDICIS, un régal pour lui qui ne se doutait pas qu’il la quitterait si vite…
Et bien il est venu.  Ce fut un peu un branle-bas de combat d’opérette, son arrivée avec juste deux motards et lui dans une voiture bleue dont il est descendu tout transpirant car il faisait 35°, pour saluer la foule avec son sourire irrésistible.
 Tout le monde voulait voir le ministre, ils étaient venus des champs de lavande tout proches,  des fermes voisines et applaudissaient aussi fort que les cultureux venus de Paris.
Il ne les avait pas snobés, il avait gagné leurs cœurs.
Notre nouveau ministre de la Culture a bien réussi son entrée.

BERNARD GIRAUDEAU AU FESTIVAL DE LA CORRESPONDANCE 0 GRIGNAN :  LE CHARME MËME.

Vendredi, 19h. Sur le parvis de la Collégiale, le soleil donne en plein. Il fait terriblement chaud et pas même un parasol pour lui.  Il arrive pile à l’heure, attend en souriant que la vague des enthousiasmes se calme un peu et dit « Vous permettez que je garde mon chapeau ? »  Bien sûr, on a le cœur serré et on se dit « pauvre homme, il ne peut pas ôter son chapeau puisque… »
Il commence à lire les lettres de Cesare PAVESE à ses proches, et on se dit encore « ces lettres, il pourrait les écrire, elles parlent sans arrêt de la mort ».
Il lit avec flamme, avec humour, avec vivacité.  L’homme qui a écrit ces lettres est une sorte de refoulé sexuel, impuissant à se faire aimer des femmes, révolté contre la société et les êtres humains, qui finit par se suicider à 48 ans.
On m’a dit que GIRAUDEAU n’avait pas choisi de lire ses lettres-là.  Il les a lues, vécues, devant nous, magnifiquement.
En saluant, il a enlevé son chapeau.  Ses cheveux sont noirs, fournis, et son teint hâlé comme on est

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 14:20
« Il y a quelque chose de plus triste que d’avoir raté ses idéaux,
c’est de les avoir réalisés. »
CESARE PAVESE

Vous comprenez qu'il vaut mieux ne rien entreprendre et attendre.
La réplique interpelle par sa logique mais ne vaut rien sur le plan
philosophie, non ? 
Mais enfin, on admire ces esprits détachés de tout, qui ne s'enlisent
pas dans une recherche désespérée de l'impossible.
Je ne vous dis pas à demain, c'est trop risqué, mais je ne vous quitte pas.
Restez avec moi.
Miss Comédie.


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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 16:47
Bonjour !  Vous allez me dire c'est une heure pour poster un blog ?  Et tous ces jours sans blog du tout ? Qu'est-ce qui se passe, là?  Bon, oui, écoutez, vous avez toute l'info presse et télé sur Michaël JACKSON, vous avez Frédéric MITTERAND, vous avez le bac, la nouvelle crise financière, de quoi avoir une indigestion d'actu.  Aujourd'hui vous retrouvez le théâtre avec la scène des AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE où Sonia conte ses déboires à la Dame intriguée.  Le dénouement approche et les amoureux vont-ils enfin se retrouver ?  Ou bien le docteur les aura-t-il mabusé ?

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 16:42

La sale d’attente
ELLE, LA DAME

LA BONNE PAROLE

ELLE, très remontée
(Elle se lève)
“Ce type-là, il va pas, il est pas bon pour elle, allez paf !  on va lui mettre une alopécie... et tiens, lui,  on va dire qu’il en a marre de son chien... on va lui balancer l’herpès !...  Et tout comme ça !...  Vous, votre ex, comme vous dites, que vous aimez toujours, n’est-ce pas ? si, si !... qui c’est, à votre avis, qui a décidé qu’il fallait l’exterminer ?  Vos  défenses !...
LA DAME, très perturbée
Hon... Que...Vous.. Oui ?
ELLE (les yeux brillant de colère)
Et qui est-ce qui a inventé le truc des défenses ?  Le bon docteur.
LA DAME
Mais je suis guérie !
ELLE
Oui, vous avez cru à la bonne parole.  Comme devant Jésus, “lève-toi et marche”, la foi vous a sauvée.
LA DAME
Tiens, c’est justement ce qu’il dit, le petit homme.
ELLE
Qu’est-ce qu’il dit ?
LA DAME
Qu’il n’y a que la foi qui sauve, mais que malheureusement personne n’a plus la foi en Dieu, ni en personne.
ELLE
Et bien on a bien raison de perdre la foi aveugle et bête, qui vous fait obéir aux charlatans comme celui-là !
LA DAME
Mais expliquez-moi... Vous parlez des défenses et tout ça... Qu’est-ce qu’il vous a dit, au juste, ce... docteur, pour vous mettre dans cet état  ?

(A suivre)

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 16:37
DIS, QUAND REVIENDRAS-TU ?

Je croyais bien pouvoir partir une semaine, ni vu ni connu, avec ma clé 3G, une nouveauté, gadget génial, on peut enfin s’affranchir d’une ligne téléphonique et se connecter partout.
Bernique et queue de cheval !  Je suis arrivée à rien. Est-ce mon bled qui est trop perdu ?  Orange qui passe pas par là ? mon Mac Book qui fait son intéressant ?  J’en sais rien, mais toujours est-il que je me suis mise entre parenthèse et que voilà, mes fidèles ont cliqué ailleurs.
Aujourd’huinme revoilà dans l’espace web  ultra équipé, rodé, paramétré, configuré pour être à l’abri de toute défaillance (enfin presque…)  mais  demain je repars, TGV, sauts de puce nord-sud, quatorze juillet, et plus de blog jusqu’à l’appel du 18 juin.
Je déteste cette période où tout est bouleversé, relâché, soldes, départs en masse, transhumances, rien n’est plus stable et rassurant, tout le monde fait n’importe quoi.
Je vous retrouverai quand même chaque fois que je pourrai à nouveau m’asseoir sur mon siège éjectable de nacelle cosmique évoluant entre les turbulences de l’été.
La rentrée arrivera bien assez vite, c’est vrai, et les théâtres ouvrirons à nouveau les portes du rêve… ou de la grosse gaudriole.

AU THEATRE ST GEORGES

« LES HOMMES PREFÈRENT MENTIR » de Eric ASSOUS, toujours.
mis en scène par Jean-Luc MOREAU, toujours.

C’est quel genre ?
Une comédie grinçante.

Ca parle de quoi ?
Lâchetés, mesquineries, mensones et coups bas sont au programme.  Si ça vous tente…

Avec qui ?
François-Eric GENDRON et quelques autres.

C’est quand ?
A partir du 4 septembre.

Mon avis ? 
Si je n’étais pas fan de J.L MOREAU, je dirais que ça ne me tente absolument pas.







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29 juin 2009 1 29 /06 /juin /2009 18:20
Bonjour !  Vous avez déjà essayé de travailler sur votre ordi avec une clé 3G dans un bled perdu où les ondes ne passent pas ?
Et bien c'est ce qui m'arrive aujourd'hui et j'ai toutes les peines du monde à rester connectée. Bon, je suis arrivée à vous poster mon impro sur le Festival d'Avignon, et surtout la scène où la Dame receuille les impressions de Sonia et lui prodigue ses conseils.
Ne vous étonnez pas si vous ne me retrouvez pas demain même heure... La clé 3G aura mal tourné et les portes ne se seront pas ouvertes... Je vous garde au chaud toutes les infos excitantes que j'ai récolté pour vous.
A la campagne il faut capter les chants d'oiseaux, et non les ondes hertziennes...

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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