Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 10:51
UN FESTIVAL : A NICE LE MEILLEUR DU JAZZ EST LÀ… !

 Le rendez-vous annuel et incontournable des initiés et des simples amoureux du jazz. Chaque année, NICE devient un faubourg de la Nouvelle Orléans et l’on croise sur la Promenade davantage de personnages étranges aux allures d’Oncle Tom que de vieilles Anglaises à ombrelle.. Aujourd’hui, aux grandes figures emblématiques d’un jazz traditionnel qui a la vie dure, se mêlent des sonorités plus… techno… logiques et chacun y trouve son bonheur. POURQUOI NICE ? A cause de l’attirance de grands musiciens black américains pour les charmes de la Côte d’Azur, où ils venaient se produire dans des lieux mythiques : le Ruhl, le Négresco, le Palais de la Méditerrannée… Des gens comme Armstrong, Duke Elligton, révèlent aux Français les rythmes du New Orleans et c’est une adhésion totale ! Encore aujourd’hui, le New Orleans attire des foules de fans. Ca fait même encore des groupies dans le métro autour de quelques musicos bourrés de talent. DEPUIS QUAND ? Le premier JAZZ FESTIVAL voit le jour en 1948. Il se déroule )à l’Opéra de Nice et les stars invitées sont très classiques mais quand même des monstres déjà sacrés : ARMSTRONG, DJANGO REINHARDT, Stéphane GRAPELLY… Il fallut attendre 23 ans pour que l’événement se reproduise, cette fois au Théâtre de Verdure. Le style est plus libéré, on y entend Max ROACH, DIZZY GILLESPIE, HERBIE HANCKOK… La notoriété arrive vraiment au niveau international en 1974. Il lui faut plus d’espace, il s’installe dans l’oliveraie et les arènes gallo-romaines, au coeur de la colline de Cimiez. C’est donc un enchanement pour les spectateurs qui scandent les rythmes endiablés au clair de lune. Cette année, les arênes étant en réfection, les concerts se dérouleront entre les deux scènes Jardins Matisse. Les spectateurs pourront déambuler d’une scène à l’autre librement, et choisir leur enchantement au gré des musiques qui se succèdent. Avec qui ? Cette année, quelle affiche ! BB KING (80 balais), SONNY ROLLINS (presque autant), CHICK CORREA, TRACY CHAPMAN, RICHARD GALLIANO… mais aussi Maxime LEFORESTIER. Ils ont vieilli, leur tête a blanchi mais ils ont toujours la même pêche… et ont acquis le goût du luxe : le cachet de Sonny Rollins est faramineux (150 000 euros) ce qui l’aidera sûrement à sortir des riffs déments de son saxo d’or… C’est quand ? Une semaine du 18 au 25 Juillet, vite, c’est maintenant !

UN FILM : THIERRY LHERMITTE SOUS LA DEFERLANTE

On peut dire que Pyramide Productions n’a pas eu le nez creux en programmant « SANS RANCUNE », le film de Yves HANCHAR en même temps que HARRY POTTER ! Et pourtant, ce film me paraît très intéressant, si j’en juge par l’analyse qu’en fait Thierry LHERMITTE, l’acteur principal. D’abord, j’adore Thierry LHERMITTE. C’est un acteur trop rare, plein d’humour et de sensibilité et d’élégance. Là, il joue le rôle d’un prof de français dans un collège belge dans les années 50, un prof très atypique, surnommé « Vapeur », un dandy, un aventurier, on ne sait trop, qui intrigue beaucoup ses élèves, tous fils d’anciens combattants morts à la guerre. L’un d’eux rêve que Vapeur est son père disparu… Belle histoire, non ? Je ne connais pas la filmographie de ce Yves Hanchar mais d’après Lhermitte c’est un personnage aussi attachant que le héros de son film. A voir, donc, AVANT Hrrry Potter puisque les grosses machines tiennent la distance sur les écrans alors que les petites productions disparaissent très vite, faute de spectateurs… ___________________________________________________________

Partager cet article

Repost0
20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 10:34
- Dieu condamne la violence. - Dieu n’est pas marié, monsieur l’abbé . (Jacques Deval « La Rose de Septembre »- Moi je dirais : Dieu n'a pas d'ordinateur. Pour arriver à cette petite phrase, j'ai mis deux heures montre en main. Mais ne nous énervons pas, en ville c'est plus rapide mais en ville on étouffe, ici l'air est plus pur... Je vous dis à un de ces jours, quand la voie sera libre... Miss Comédie

Partager cet article

Repost0
16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 08:38

        Bonjour !  C'est l'été, les plages s'emplissent de bronzés et les bords de mer s'emplissent de méduses, mais dans mon théâtre le rideau se lève sur les AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE.
On approche du dénouement. Vont-ils se retrouver ou se perdre, ces deux allergiques au bonheur ?
Ensuite, coup de coeur ou coup de gueule, c'est mon humeur du jour pour vous faire sourire en ce jour d'été.

Partager cet article

Repost0
16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 08:36

Le bureau de Maxime.  C’est la nuit. Il est assis dans son fauteuil, les pieds sur le bureau, et il fume, le regard absent, fixé sur le plafond.
Seule une lampe posée sur la table, éclaire de son faisceau les papiers épars.  Le reste de la pièce est dans l’ombre.
On frappe à la porte.  Il se fige mais ne répond pas. La porte s’entrouvre puis une silhouette se glisse doucement dans la pièce.

LUI
Ca va, fiston ?
THOMAS
Ca va.
LUI
Tu sors de ton cours ?
THOMAS
A cette heure-ci, quand même pas.  Tu sais quelle heure il est ?
LUI
Non.
             THOMAS
Dix heures dix.  Tu travailles ?
LUI
Tu vois.
THOMAS
Qu’est-ce que tu fais ?
LUI
Je rumine.
THOMAS
J’étais à la maison.  Je t’attendais.
LUI
Mon fils.  Je ne sais plus où j’en suis.  Et même, je te délaisse. (Il se passe la main sur le front, éteint sa cigarette, reprend une position normale)  Qu’est-ce qui m’arrive ?  Ne m’en veux pas.
THOMAS
Je ne t’en veux pas.  Je voudrais que tu sois heureux.
LUI
Je ne sais pas où est mon bonheur.

(A suivre)

Partager cet article

Repost0
16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 08:30
OLIVIER PY, QUELLE FLAMME !

C’est encore avec du retard que je vous parle d’Olivier Py.
Il montait IDOMENEE de Mozart, au Théâtre de l’Archevéché à AIX EN PROVENCE.
OLIVIER BELAMY en a profité pour l’interviewer. J’ai arrêté ce que j’étais en train de faire pour l’écouter.
Ce type est supra-ordinaire.  Je ne l’avais jamais entendu parler. Je savais qu’à la tête de l’Odéon il nous a gratifié cette dernière saison de productions magistrales, audacieuses, qui furent des réussites.
Il faut oser présenter LE SOULIER DE SATIN dans sa version intégrale (onze heures)… Le public a suivi. La pièce devait être magnifiquement mise en scène et jouée.
Là, pendant deux heures il s’est prêté aux questions-banderilles de BELAMY, sans détour, que dis-je avec toute son  âme.  Il parle bien, en plus, il s’exprime facilement et avec des mots choisis, et sa voix module entre rage et extase tous les sentiments qui l’animent.
IDOMENEE a eu un succès mitigé. La mise en scène était minimaliste, ce qui finalement déroute quand même les amoureux d’opéra.
Mais il faut souhaiter qu’il entreprenne encore de grandes œuvres, et même s’il les malmène avec sa fougue habotielle, il fera encore salle pleine.

BERNHARD  SCHLINK :  LE CHOC DU LISEUR

Si le nom de STEPHEN DALDRY ne vous dit rien, vous allez bientôt être au parfum.  Son film LE LISEUR, avec Kate WINSLET et Ralph FIENNES, va bientôt sortir en salle et il est probable qu’il fasse un carton, comme aux Etats-Unis.

J’avais lu ce livre il y a trois ans et c’est vrai, j’avais eu un vrai choc. Mais pas de ceux qui vous restent plantés dans un coin de mémoire.  Aujourd’hui je reconnais qu’il fait vraiment un sujet de film extraordinaire.
L’histoire d’une criminelle de guerre nazi qui entreprend l’éducation  sexuelle d’un adolescent est de celles qui font le bonheur des réalisateurs un peu tordus, les droits auraient pu être achetés par Lars von TRIERS, d’ailleurs il se mord peut-être les couilles à l’heure qu’il est, l’Anglais l’a pris de court.

MICHAEL JACKSON : N’EN JETEZ PLUS !
J’arrête. Je ne lis plus rien.  Tant d’immondices s’entassent autour de la dépouille de ce pauvre ange déchu.
On se dit que sa seule issue pour échapper à la horde de vautours qui l’entourait, oui sa seule issue était la mort.
Comment ne pas comparer cette chute vertigineuse avec la
trajectoire ascendante de Johnny ?  Même attraction sur les foules, même prodige sur scène, même charisme angélique.
Pour simplifier, je dirais que Michaël avait la maladie et que Johnny est en bonne santé, comme on dit des cyprès en Provence.

Partager cet article

Repost0
16 juillet 2009 4 16 /07 /juillet /2009 08:28
 
   Cette superbe photo d’Alain DELON qui vante les mérites de l’Eau Sauvage de Dior, vous l’avez repérée ?   On lui a piqué sa cigarette !
C’est vrai, je ne l’aurais peut-etre pas remarqué mais oui, regardez, il a la main qui pend, inutile, tout ça à cause de la loi Evin.
C’est comme la photo de Jacques TATI dans le métro, il était en vélo et fumait la pipe, et bien ils lui avaient sucré la pipe !
Non, mais on touche le fond du riducule dans notre société moralisatrice, castratrice et tueuse de rêve.  Et si c’était que le ridicule.
Chers théâtreux en vacances ou laborieux, je vous envoie une bouffée de blonde et beaucoup d’amitié.
Miss Comédie




Partager cet article

Repost0
13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 14:42
Bonjour !  Vous en êtes où, de vos vacances ?  Le before ? L'after ?  Ca bouge, quoi.
Vous n'avez plus du tout envie de travailler.  Moi je voudrais bien, mais la techno ne suit pas.
Pas celle des boîtes de nuit, non, celle des boîtes pleines de puces qui sautent tout le temps.
Aujourd'hui j'ai pu vous parler avec un certain retard de quelques coups de coeur que j'ai eus
ces derniers jours et puis la scène de ma pièce LES AMOUREUX DE LA SALLE D4ATTENTE
où SONIA va jouer son quitte ou reste. Quittera-t-elle MAXIME pour obéir à la prescription idiote Pde son médecin ?  Nous le saurons bientôt.
(Pas demain, c'est le 14 juillet, mais mercredi, j'espère !)

Partager cet article

Repost0
13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 14:34

La sale d’attente.
ELLE, LA DAME.

SONIA SUR LE FIL

ELLE
Il m’a dit… Que je ferais bien de quitter Maxime si je ne veux pas passer ma vie à me gratter.
LA DAME
Non !  Quel rapport ??
ELLE
Le rapport, c’est justement les défenses !  Il a déréglé ma vie et actionné le signal d’alarme. Les défenses ont déclenché l’urticaire.
LA DAME
Oui, vu comme ça...
ELLE (rugit)
Et il lui dit la même chose, à lui !  Et vous voyez à quoi ça aboutit ?  A la rupture !  Et pour quel motif ?  Incompatibilité d’humeur ? Coups et blessures ?  Impuissance ?  Frigidité ?  NON !  Motif : cause directe psychopathologique de phénomènes allergiques chroniques !  (Elle se lève et va vers la porte)
Bon, j’y vais.
LA DAME
Où vous allez ?
ELLE
Je ne sais pas.
LA DAME
Qu’est-ce que vous allez faire ?
ELLE
Je vais peut-être bien faire ce que me dit le bon docteur.  Et s’il avait raison ?  Je veux voir.

Elle sort.

(A suivre)





Partager cet article

Repost0
13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 14:30
CLAIRE CHAZAL AU FESTIVAL DE LA CORRESPONDANCE de GRIGNAN : LA GRACE MËME !


Elle était très détendue, au déjeûner chez Bruno DURIEUX, maire très aimé de Grignan, juste avant l’ouverture du Festival où il devait lui remettre l’insigne de citoyenne d’honneur de la ville épistolière.
Belle, réservée, elle a écouté les révélations passionnantes que nous faisait un journaliste membre de la délégation culturelle sur Marie d’ATOUT, dont Claire devait lire les lettres le soir même. Comme nous tous, elle ignorait tout de la vie et des frasques de cette belle égérie amoureuse de Frantz LISZT et ne cherchait pas à le cacher.
A la fin du repas elle s’est levée, et  a quitté la table en disant avec un sourire malicieux « et bien, je vais répéter Marie d’Agoult ! »  Je n’avais jamais remarqué son sourire, qui est éclatant.

FREDERIC MITTERRAND AU FESTIVAL DE LA CORRESPONDANCE DE GRIGNA : LA SIMPLICITE MËME !

A ce déjeûner il n’était question que de cela : viendra-t-il ? Viendra-t-il pas ?  Il avait toutes les excuses pour ne pas venir.  Il devait lire un Florilège de LETTRES DE PENSIONNAIRES CELEBRES DE LA VILLA MEDICIS, un régal pour lui qui ne se doutait pas qu’il la quitterait si vite…
Et bien il est venu.  Ce fut un peu un branle-bas de combat d’opérette, son arrivée avec juste deux motards et lui dans une voiture bleue dont il est descendu tout transpirant car il faisait 35°, pour saluer la foule avec son sourire irrésistible.
 Tout le monde voulait voir le ministre, ils étaient venus des champs de lavande tout proches,  des fermes voisines et applaudissaient aussi fort que les cultureux venus de Paris.
Il ne les avait pas snobés, il avait gagné leurs cœurs.
Notre nouveau ministre de la Culture a bien réussi son entrée.

BERNARD GIRAUDEAU AU FESTIVAL DE LA CORRESPONDANCE 0 GRIGNAN :  LE CHARME MËME.

Vendredi, 19h. Sur le parvis de la Collégiale, le soleil donne en plein. Il fait terriblement chaud et pas même un parasol pour lui.  Il arrive pile à l’heure, attend en souriant que la vague des enthousiasmes se calme un peu et dit « Vous permettez que je garde mon chapeau ? »  Bien sûr, on a le cœur serré et on se dit « pauvre homme, il ne peut pas ôter son chapeau puisque… »
Il commence à lire les lettres de Cesare PAVESE à ses proches, et on se dit encore « ces lettres, il pourrait les écrire, elles parlent sans arrêt de la mort ».
Il lit avec flamme, avec humour, avec vivacité.  L’homme qui a écrit ces lettres est une sorte de refoulé sexuel, impuissant à se faire aimer des femmes, révolté contre la société et les êtres humains, qui finit par se suicider à 48 ans.
On m’a dit que GIRAUDEAU n’avait pas choisi de lire ses lettres-là.  Il les a lues, vécues, devant nous, magnifiquement.
En saluant, il a enlevé son chapeau.  Ses cheveux sont noirs, fournis, et son teint hâlé comme on est

Partager cet article

Repost0
13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 14:20
« Il y a quelque chose de plus triste que d’avoir raté ses idéaux,
c’est de les avoir réalisés. »
CESARE PAVESE

Vous comprenez qu'il vaut mieux ne rien entreprendre et attendre.
La réplique interpelle par sa logique mais ne vaut rien sur le plan
philosophie, non ? 
Mais enfin, on admire ces esprits détachés de tout, qui ne s'enlisent
pas dans une recherche désespérée de l'impossible.
Je ne vous dis pas à demain, c'est trop risqué, mais je ne vous quitte pas.
Restez avec moi.
Miss Comédie.


Partager cet article

Repost0

  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

Recherche