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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 13:46

      Bonjour !  Plus que trois scènes et vous saurez si les AMOUREUX DE LA SALLE D'ATTENTE sont définitivement brouillés ou bien s'ils se tomberont dans les bras, pulvérisés par l'amour plus fort que l'allergie.
Vous serez contents de savoir aussi que la Haine engendre l'Amour, en tout cas pour ARDANT/DEPARDIEU, un couple vraiment glamour !  En littérature, les pavés tombent... et ils font mal.  Ce sera tout pour aujourd'hui. Installez-vous, mon théâtre est climatisé.

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 13:43

Le bureau de Maxime
MAXIME, THOMAS

THOMAS TIENT LE BON BOUT
LUI
Elle va dégager ?
THOMAS
Oui, c’est décidé, elle déménage le 24 et elle part s’installer en province, elle n’a pas voulu me dire où.  Elle se retire de ta vie, pour te laisser guérir en paix !  Voilà, tu es content ?  C’est tout réfléchi, non ?
LUI se lève, contourne son bureau, se plante devant son fils, les bras ballants.
Elle t’a dit ça ?
THOMAS
Oui.
LUI
Elle bluffe.
THOMAS
Arrête ton char, tu sais très bien qu’elle dit la vérité.  C’est d’ailleurs la seule chose à faire, dans sa situation.
LUI
Mais elle aurait pu m’en parler !
THOMAS
Tu ne voulais plus lui parler, rappelle-toi, rappelle-toi...
LUI
Ah, ça suffit !  (Il passe de l’autre côté de la scène, parlant au mur.)
Alors cette pauvre idiote a cru que je tenais absolument à guérir ma toux, comme un papy, une toux que je traîne depuis dix ans et qui vient du tabac, c’est notoire !  Je le vois bien, maintenant, qu’elle vient du tabac, ma toux, et je continuais à aller chez ce... conn... ce salaud de médecin pour faire comme elle, pour arpenter encore cette salle d’attente où je l’avais vue pour la première fois, et je ne pensais pas à mal, et inconsciemment j’étais en train de me faire manipuler et tout à mon amour pour elle je ne m’en souciais pas, je continuais à aligner mes chèques pour le seul plaisir de retourner m’asseoir dans cette pièce grise et sale, avec ce demi fou allergique aux microbes et cette allumée du sac à main...

A SUIVRE)

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 13:34
LA HAINE, d’OFFENBACH au CORUM DE MONTPELLIER :

Apparemment, une soirée exceptionnelle, un grand moment d’émotion. Beaucoup de facteurs réunis : l’œuvre, d’abord, totalement inédite, découverte récemment par le musicologue Jean-Christophe Keck.
C’est fou qu’on puisse encore retrouver des œuvres de génies, comme ça, dans des tiroirs que personne n’avait eu l’idée d’ouvrir pendant des années ! ….
Cette Haine est une sombre histoire d’amour (oui !) et de guerre,  écrite par Victorien Sardou, sur le thème  des clans, deux familles dressées l’une contre l’autre se livrent un combat sans merci.  OFFENBACH a délaissé les fanfares pour gambettes enjuponnées pour composer une musique presque wagnérienne. C’est très beau, paraît-il. 
En première partie il y avait trois pièces pour baryton, orchestre et chœur racontant une conversation imaginaire écrite par Büchner entre Robespierre, Saint-Just et Danton.
Mais évidemment, le public attendait la suite, le public veut du sensationnel. Ils attendaient  trois comédiens immenses, comme on dit, cet adjectif désormais ne s’applique plus qu’aux comédiens et à l’océan, qui allaient être les récitants de ce drame.
Récitants, c’est-à-dire pas acteurs, pas lecteurs, rien de ce qu’ils font d’habitude, donc, la surprise.
Quand les choristes sont entrés en scène et ont commencé à se placer en rangs sur le plateau, il y a eu un petit frémissemnt dans le public à l’arrivée de Farida KHELFA, une beauté impériale qui est aussi une people éprouvée, puis Gérard DEPARDIEU, puis Fanny ARDANT.
Les trois se sont placés très modestement dans le chœur, ils ne prétendaient pas avoir des « rôles », ils se fondaient dans la masse.
Les critiques ont donné du superlatif à chacune des trois prestations. Finalement, l’orchestre et les chœurs étaient un arrière-plan très honorable pour leur talent.
Mais je veux bien croire que, transportés par la force de la musique et émoustillés par cette facette inédite qu’ils révélaient au public, les trois artistes se soient surpassés.

UN DUEL A COUPS DE PLUME

Nous avons affaire à deux poids lourds de la littérature de plage : Marc LEVY et Guillaume RUSSO.
Deux pavés qui alourdissent sérieusement le cabas où voisinent l’huile solaire, la brosse à cheveux et le paquet de Kleenex, entre autres.
Moi je trouve qu’elles devraient choisir de petits formats comme LE LISEUR, par exemple, de Bernhard SCHLINK…
Mais la machine est lancée, ils sont imbattables.  Mais ils sont rivaux.
Lequel l’emporte dans le plus haut degré de médiocrité ?
Je crois qu’il faut donner la médaille à Guillaume RUSSO, qui se croit obligé de citer des (vrais) écrivains en tête de chapitres, une phrase qui donne à penser que le reste va suivre…
Et la palme à Marc LEVY qui, dans LE PREMIER JOUR, commence son œuvre par une question métaphysique « Où commence l’aube ? » ça donne à réfléchir.
Bref en France, on ne manque pas de talents commerciaux.  Est-ce que ça s’exporte ? Après tout, ils ont peut-être fait HEC et appliquent les méthodes éprouvées du marketing artistique.  Cette littérature s’exporte-t-elle ?
En tout cas, elle va faire des entrées.  Quelqu’un a déjà acheté les droits, c’est sûr.  Lequel sortira le premier en salle ?
Regardez le Hérisson.  Rien qu’à voir la tête de Balasko on a envie d’entrer au couvent.
En France, la littérature  se porte bien  mais elle manque de carrure.

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 13:31
« Tu en as de la chance, tu sais, d’avoir un mari aussi cultivé.  Il est un peu précieux, pas très naturel, un peu coincé même, je dirais… mais vous allez tellement bien ensemble ! »

Voilà, c’est une variante de la phrase de Ruquier de mercredi… Pas mal non plus. Le tout est de ddire ça très doucement, très gentiment.
A bientôt mes amis, je ne vous quitte pas.
Miss Comédie

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 08:37
        
     
Bonjour !  De retour en ville, ce matin, mon blog s'est envolé tout seul, plus de problème de connexion. Mais pendant tout le mois d'Août, ce sera comme si je vous écrivais de Patagonie.  Soyez très attentifs à la scène d'aujourd'hui : THOMAS  est en train de préparer son coup en douceur.
Et puisque beaucoup d'entree vous sont sur les routes, notez bien l'adresse que je vous donne en Provence,  un gîte unique en son genre... à deux pas de LA GARDE ADHEMAR
où vous ferez votre partie de pétanque quotidienne !

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 08:34

Le bureau de Maxime.
MAXIME, THOMAS

L’avocat du diable ?

THOMAS
Sonia est en dépression nerveuse.
LUI
Ah bon, voilà autre chose.
THOMAS
A cause de toi.
LUI
De mieux en mieux.
THOMAS
Pourquoi tu refuses de la voir depuis une semaine ?
LUI
Parce que j’ai besoin de réfléchir.
THOMAS
A ce que t’a dit ton connard de toubib ?
LUI
Oui... entre autres choses.  Mon connard de toubib, comme tu dis si joliment, m’a amené à me poser des questions.  Il est toujours bon de se poser des questions, à mon âge.
THOMAS
Il l’a amenée, elle aussi, à se poser des questions.  Et de questions en questions, on en perd le ciboulot.  Parce que tu crois, toi, que Sonia est la “cause” de ton allergie ?
LUI
Je ne le crois pas, je le refuse.  Mais je l’envisage.
THOMAS
Faut-il te rappeler que d’après ton connard de toubib, Sonia était la “cause” de MON allergie ?
LUI
Oui, c’est vrai.
THOMAS
Et où elle en est, mon allergie ?  Il y a belle lurette que je suis guéri. Et Sonia est toujours dans les parages.
LUI
Oui... c’est vrai.
THOMAS
“Oui, c’est vrai”.... A ça, tu n’avais pas réfléchi, hein ?  Et maintenant je vais te faire réfléchir sur quelque chose de bien embêtant.  Tu as eu l’air tellement froid et distant au téléphone, chaque fois qu’elle t’appelait, qu’elle est maintenant persuadée que tu appliques le traitement de ton connard de toubib.  Et donc, qu’il faut qu’elle dégage.  Donc, elle va dégager.

(A suivre)

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 08:28
UNE PARTIE DE PETANQUE SUR LA PLACE DE LA GARDE ADHEMAR

Il faut arriver à l’heure de l’apéritif, vers 7h du soir. Le soleil commence à peine à roussir au-dessus de la plaine où courent de concert le TGV, l’autoroute du Sud, le canal de lPierrelatte et le Rhône indifférent à tout ça.
Vous avez bien sûr apporté vos boules.  Vous prenez une table à l’Absinthe, le café-restaurant de la place, sous les ombrages. C’est comme si vous étiez au théâtre, ou au cirque, la piste de sable est à vos pieds, entourée par l’allée où stationnent les curieux et qui dessert les petites maisons de village.
Vous entamez votre partie, aiguillonné par le parfum du pastis qui vous attend, et même si vous n’êtes pas un pro de la fanny, vous vous découvrez un talent fou pour dégommer la boule de l’adversaire.
Ici, ce n’est pas la place des Lices.  On n’est pas forcé de faire des prouesses, on ne vous regarde pas de travers si vous n’êtes pas un habitué. C’est tout le monde, les villageois et les touristes, qui se partagent le terrain.  On se parle, on se charrie, et comme il n’y a pas foule, il n’y a pas bisbille.
Ensuite, on peut s’asseoir tranquillement et regarder jouer les autres, et puis comme on est bien, on reste dîner à l’Absinthe.
Avec ce nom-là, le café attire bien des boit-sans-soif mais la cuisine a le bon goût d’être simple et gourmande à la fois.
Je vous conjure de ne pas trop divulguer cette adresse, je n’aimerais pas avoir à réserver une semaine à l’avance…




UN GITE TOP CHARME :  LA FERME DU PETIT MICHEL
A PIERRELATTE, en Drôme Provençale.

Elle s’appelle Anna, elle est blonde et ses yeux bleus rient tout le temps.  Christian, son mari, dégage un calme rassurant.  Ils vous accueillent dans la cour de leur ferme provençale qu’ils ont voulu faire partager aux amis de la nature.  Trois appartements ravissants aménagés dans les anciens bâtiments agricoles.
Chacun est d’une couleur différente.  Hyper clean, hyper spacieux, inondés de soleil, avec des cuisines et des salles de bains comme on n’en a pas chez soi. Et la vue… sur les champs de blé.
Je ne vous en dis pas plus, allez sur  leur site, vous verrez des photos et tous les détails pratiques, et surtout vous noterez que ce gîte de charme est aussi un gîte pas cher !
Moi je ne fais pas de pub dans ce blog, seulement quand j’ai un coup de coeur, je le dis !... Et là, par contre, vous pouvez divulguer tant que vous voulez, l’adresse est ouverte à tous ceux qui cherchent le calme, le confort et la beauté, je vous donne même le téléphone : 04 75 98 49 35.

: http://gite-la-ferme-du-petit-michel.blog4ever.com/blog/index-32
7795.html
 
 

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 08:26

 
-  Tu as de la chance, tu sais, d’avoir un mari aussi attentif. Il est un peu rustre, pas très cultivé, un peu beauf même, je dirais… Mais vous allez tellement bien ensemble !
(Laurent RUQUIER   -  Grosse chaleur)

C’est pas méchant !  C’est rigolo ! Et vous savez quoi ?  J’en ai une qui est exactement l’inverse, et je vous la donnerai demain !  Elle va aussi pour
les grosses chaleurs.
MISS COMEDIE

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 15:17
        Bonjour !  Si vous avez délaissé la bronzette pour venir lire la suite des aventures des AMOUREUX DANS LA SALLE D4ATTENTE, vous avez bien fait : c'est aujourd'hui que THOMAS commence son travail d'approche pour amener son père à considérer sa relation amoureuse avec davantage de lucidité. Et bientôt, les choses vont basculer dans le bon sens...
Encore un festival dans mes coups de coeur, mais ce n'est pas le dernier ! Il y aura encore La ROQUE D'ANTHERON mais patience !  L'été ne fait que commencer, heureusement. Un bel été, ma foi...

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 11:07

Le bureau de Maxime.
MAXIME, THOMAS

LES MOTS QUI FONT MOUCHE

THOMAS
Et la faute à qui ?
LUI
La faute à qui...
THOMAS
A ce connard de toubib.
LUI
Qu’est-ce que tu racontes ?
THOMAS
Depuis que tu le vois, tu pédales dans la choucroute.  Et tu tousses toujours.
LUI
Bon, ça va.  Tu pars quand au ski ?
THOMAS
Quand les parents de Grégory auront libéré le chalet... samedi prochain, je crois, pour les vacances scolaires.  Vous viendrez passer le week-end à Megève ?
LUI
Je viendrai peut-être.
THOMAS
Seul ?
LUI
Oui, seul.  Mon destin est d’être seul.
THOMAS
Oh, arrête tes conneries.  C’est fini, ce numéro de grand incompris ?
Tu deviens parano ou quoi ? 
(Brusquement)  J’ai déjeûné avec Sonia aujourd’hui.
LUI
Depuis quand tu déjeûnes avec Sonia ?
THOMAS
C’est elle qui me l’a demandé.
LUI
Tiens donc.
THOMAS (éclatant de rire)
Mais ma parole, c’est qu’il est jaloux, le paternel !
LUI
Jaloux, moi ?  Et de toi ?  Mais ça va pas !
THOMAS
Oh, je t’en prie, ne me traite pas comme un demeuré.  Toujours est-il que j’ai appris des choses bien tristes, si tu veux savoir.
LUI
Oui, je veux savoir.  Quelles choses tristes ?

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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