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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 16:23
En corsaire vous êtes descendu au tabac-presse et vous avez lu la nouvelle et vous en pensez quoi ?
Que la mort de Micaël JACKSON n’a pas fini de retomber, comme un feu d’artifice dont les millions d’étincelles allument des feux… dans les cerveaux des assureurs inquiets soudain.
Voilà qu’en plus, pas de chance, notre Johnny chûte sur un yacht (aurait-il perdu de son agilité ?) et se voit condamné au repos forcé à l’Hopital Américain et non pas à St-Barth, comme il l’avait prévu…
Les assureurs fondent les pombs. Ils demandent des examens de plus en plus sévères.
On les comprend ? Ben oui, si on veut, oui.
C’est vrai que si Johnny venait à défaillir avant la fin de son Tour 66, qui c’est qui rembourserait les billets ?
Bon, il a donné des résultats nickel pour l’instant, il est en pleine forme, y a qu’à revoir le concert de la Tour Eiffel, mais…
C’est son médecin personnel qui doit fouetter. Il prescrit à Johnny une dose de trop de Vitamine C   et le voilà soupçonné
de dopage mortel.
Je vous le dis : pas besoin d’aller au cinoche.  Les films sont encore en-dessous de la réalité.

ETOILE FILANTE
Vous lisez aussi dans le journal que Jean-Paul ROUSSILLON est mort, et si vous n’êtes pas accro au théâtre ça ne vous fait ni chaud ni froid. Pourtant, il faut le savoir, c’était lui aussi une icômme Roger PLANCHON  qui nous a quitté cet hiver.
On l’a vu dans « Un conte de Noël » en mari épris de sa Catherine DENEUVE, et dans « LA CERISAIE «  monté par Alain FRANçON… Après son cancer du poumon, sa voix avait perdu de sa force, mais il compensait par sa présence énorme…


CET ETE JE RELIS DURAS, ENCORE !

Après YEUX BLEUS CHEVEUX NOIRS, qui m’a un peu chavirée, j’ai repris DIX HEURES ET DEMI DU SOIR EN ETE, parce que c’est d’actualité, pardi !
Vous êtes sur les routes en Espagne ? Je ne vous souhaite pas de tomber dans le piège de Pierre et Maria, partis avec leur fille Judith.  Aussi, quelle idée d’accepter la compagnie de Claire, si belle que Maria aurait dû se méfier…
Et ensuite, tout ce qui arrive, cet orage qui les force à s’arrêter dans un village de Castille, orage   bienfaisant et libérateur, mais aussi annonciateur de drames.  
Chaleur, orage, pluie, terreur, crime,  adultère et rupture, larmes… Chez DURAS les passions sont déchaînées et elle les décrit avec des mots secs et des phrases courtes. Le sommet de l’art.  
En Chine, en Castille, en Italie, à Calcutta, les histoires de DURAS sont sordides ou ensorcelantes mais qu’on ne se trompe pas, ce ne sont pas les histoires qui comptent, ce sont les mots, ses mots assassins, improbables, détournés, abstraits, exagérés, embrasés, ses virguless absentes, ses dialogues de sourds, ses phrases bancales, son absence de rigueur, sa rigueur, son style unique.
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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 16:15
Toujours Georges PEREC dans "Je me souviens" :
« Je me souviens qu’au Monopoly, l’avenue de Breteuil est verte, l’avenue Heni-Martin est rouge, l’avenue Mozart est orange. » Est-ce que c’est toujours le cas ? Je ne joue plus au Monopoly, mais le jeu existe encore dans les magasins de jouets… Et en ce moment, à quoi vous jouez petits fripons ?
Miss Comédie

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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 16:15
Toujours Georges PEREC dans "Je me souviens" :
« Je me souviens qu’au Monopoly, l’avenue de Breteuil est verte, l’avenue Heni-Martin est rouge, l’avenue Mozart est orange. » Est-ce que c’est toujours le cas ? Je ne joue plus au Monopoly, mais le jeu existe encore dans les magasins de jouets… Et en ce moment, à quoi vous jouez petits fripons ?
Miss Comédie

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 14:51
    

 Bonjour !  Nous voilà au mois d’Août.  J’aurai peut-être du mal à vous faire part de mes impressions depuis mon poste avancé dans mon village reculé, mais même à des heures indues je vous retrouverai.
Pour le summer time, on choisira sa tenue selon l'évènement, plutôt mini que paillettes, je
!suppose, et sur la plage ou sous le tilleul on relira ses classiques, moi je viens de me  mettre la tête à l'envers avec DURAS...
Aujourd’hui première scène de mes COURTS METRAGES POUR L’ETE. Il y en aura huit, peut-être, jusqu’à ce que je vous accueille à nouveau dans mon théâtre pour ma troisième pièce de théâtre.  Pas avant Septembre.
Et vous retrouvez la petite musique de Georges PEREC...

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 14:43

LES FILLES SONT COMME CA
Il m’a effleuré la main.  C’est fou.  Ca me fait un effet, pourquoi ça
me fait cet effet-là ?  
Je me demande s’il l’a fait exprès.  Et pourquoi il aurait effleuré ma main ?
Et pourquoi pas ?
  Il a l’air complètement indifférent.  Est-ce qu’il est conscient que nos mains se sont effleurées ?  On dirait que non. Et pourtant, je sais pas, il aurait pu empêcher ça, il a laissé sa main toucher la mienne.
Ce qui est fou, c’est l’effet que ça me fait.  C’est parce qu’il y a longtemps que j’attend que quelque chose se passe, c’est ça.
Il me plait trop.  Il fait comme s’il ne s’en apercevait pas, ça me rend folle.
Mais il le sait, il sait parfaitement qu’il me plait.  Il fait celui qui ne s’en aperçoit pas.  Pourquoi ?  Parce qu’il s’en fout ?  Parce qu’il veut retarder le moment ?  Parce que moi, je ne lui plais pas ?
Alors pourquoi il a effleuré ma main ?
 C’était pas un geste anodin, involontaire, non. On sent ces choses-là.
Il marche devant, là, il ne voit même pas que j’ai ralenti, moi, parce que j’ai pris un coup au coeur. Il parle fort, trop fort même, je trouve, pour quelqu’un qui est eb dehors du coup…
S’il se retourne, je saurai qu’il a compris  qu’il s’est passé quelque chose, et qu’il veut voir comment je réagis.
Il ne se re tourne pas.
Il est très fort. Il va le faire durer longtemps, ce petit jeu ?
Mais pour lui il n’y a  pas de petit jeu, voilà. Il est innocent, tranquille, je suis juste une copine comme les autres, il ne me voit pas, il…
 - Alors, Julie, tu traînes ou quoi ?
Les autres, ils ont bien vu que j’étais derrière. Et lui… ah tiens, le voilà qui vient vers moi, l’abruti.  Qu’est-ce qu’il veut maintenant ?
-  Ca va, Julie ?  Tu en as marre ?
S’il savait comme j’en ai marre.
-  Non, non, je vous suis.
- Viens.
Il prend ma main et il m’entraîne, il ne lâche pas ma main. Ca y est, nous marchons main dans la main, maintenant.  Et ça veut dire quoi ?
Rien, ça veut rien dire, juste deux copains qui marchent ensemble. Je crois que je me suis fait du cinéma.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 14:31
Cet été si vous passez vos vacances en Charentes, vous ne passerez pas à côté d’Isabelle ADJANI, Benoit POELVOORDE, Sylvie TESTUD, Michel GALABRU, Julien DORE, Marina HANDS… Ils sont dans huit tournages différents, ainsi que DEPARDIEU qui, lui, cumule deux films en même temps.
Bon, ça ne garantit pas des journées totalement passionnantes, et ça vous prive de vos activités physiques préférées. Mais enfin, ça peut occuper un jour de pluie !

En paillettes, samedi au Théâtre Antique d’Orange, vous avez pu admirer Roberto ALAGNA dans un pari fou : chanter deux rôles de ténor écrasants dans la même soirée.
Il a chanté le rôle de Canio dans PAILLASSE pour commencer, un rôle de comédien ambulant fragile et lunaire, et il a enchaîné avec le Turidu de CAVALIERIA RUSTICANA, un macho violent et passionné.
D’après Georges PRETRE, son chef d’orchestre, il a la carrure, le talent et le charisme pour réussir ce défi. Et en plus, c’est « une bête de scène », ce qui est le qualificatif maximum pour les gens de théâtre…
 

CET  ETE JE RELIS
YEUX BLEUS, CHEVEUX NOIRS de MARGUERITE DURAS ;

Ah, relire Duras !  C’est un ravissement, comme celui de Lol. Stein, on redécouvre les mystères de l’écriture, la vraie.  Celle qui invente    pas seulement une histoire, mais une musique, un envoûtement.
Je relis ce titre-là, qui raconte une histoire très trouble, très pénible, une histoire qui se traîne en longueur d’un homme qui ne peut pas aimer les femmes et d’une femme qui devient son objet, sa prisonnière, et les phrases qui racontent cette histoire sont des lambeaux de chair, des spasmes de folie. Elle donne aux mots un sens multiple, effrayant, aux mots familiers pourtant, on ne les reconnaît pas.  Jamais de vulgarité, jamais de facilité.  On sort de la prose pour aller dans un lyrisme épuré, absolument pas littéraire, seulement charnel, extatique.
Il faut bien qu’il y ait une magie, un envoûtement, pour continuer à lire cette histoire au-delà de cinq pages, dix pages, quand les deux personnages ne font que pleurer.  L’homme pleure abondamment. La femme le regarde et pleure avec lui.  Dans un café, ils pleurent ensemble. Lers paroles ne veulent rien dire, n’expliquent rien.  C’est plus loin qu’on comprendra leur douleur, leur détresse commune : ils sont tous deux à la recherche du même homme, et là on comprend qu'il est homosexuel et qu'il ne peut pas toucher une femme. N'empêche, il la séquestre et au bout de quelques nuits insupportables, il y arrive.
 Mais enfin, ça paraît grotesque, ces deux qui pleurent sans arrêt, et qui ne se touchent pas. Cest ça, Duras.   Mais dans ce livre, c’est peut-être encore plus difficile à admettre. Il y a une scène très dure, d’impuissance.
Personne, jamais, n’a pu ni ne pourra écrire :
„Elle est une femme. Elle dort. Elle a l’air de le faire. On ne sait pas. L’air d’être toute entière partie dans le sommeil, avec les yeux, les mains, l’esprit.“


.

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 14:12
LUI, C'est Georges PEREC, dans son livre "JE ME SOUVIENS". « Je me souviens des disques du Modern Jazz Quartet que mon père écoutait le soir quand nous étions couchés. » Oui, aujourd’hui après trente ans, on les écoute encore et encore. Vous vous souvenez ?
Miss Comédie

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3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 14:12
LUI, C'est Georges PEREC, dans son livre "JE ME SOUVIENS". « Je me souviens des disques du Modern Jazz Quartet que mon père écoutait le soir quand nous étions couchés. » Oui, aujourd’hui après trene ans, on les écoute encore et encore. Vous vous souvenez ? Miss Comédie

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 15:01


   Bonjour !  Et voilà la dernière scène des AMOUREUX DE LA SALLE D’ATTENTE.  Avouez que j’ai bien calculé mon coup : 31 juillet, fe rideau tombe mais dans mon théâtre il n’y a pas de relâche, voyez. Un autre genre de divertissement vous attend pour le mois d’août, on s’habille  léger, on papillonne de ci-de là, alors je vous ai découpé des COURTS MÉTRAGES POUR L’ÉTÉ qui ne vous prendront pas la  tête, juste de petites scènes prises sur le vif que j’ai écrites  comme elles me venaient.  Une scène par jour, pas de changement dans l’esprit de Miss Comédie.

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31 juillet 2009 5 31 /07 /juillet /2009 14:58



Le bureau de Maxime.
MAXIME, TTHOMAS, puis SONIA

HAPPY END;;;

THOMZD
Si tout d’un coup, là, elle débarquait, sans crier gare, parcequ’elle aurait oublié un bouquin, un gant, je sais pas moi, ou pour te dire au revoir, adieu, si elle débarquait sans crier gare, maintenant...
LUI
Allez, allez...
THOMAS
Qu’est-ce que tu ferais ?
LUI (se tenant la tête)
Oh ben je crois que je pourrais en pleurer, tiens.
THOMAS
Oui ?
LUI
Je la prendrais dans mes bras en pleurant.  Je crois que tout serait dit.
THOMAS
Elle est là.
LUI
Quoi ?
THOMAS
La voilà, je l’entends.
LUI
Tais-toi.

La porte s’ouvre sur SONIA.  

LUI
Thomas, tu es le diable.
THOMAS
Oui, papa.

ELLE  s’avance vers LUI dans la pénombre et  ils s’étreignent.

THOMAS, s’avançant vers le devant de la scène
Bon, lui sa toux c’est le tabac, on le sait.  Mais elle, ses boutons, si ça n’est pas lui, c’est quoi ?


                F  I  N







            



               

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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