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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 13:20


L’EFFET  TANGO.
Dans le taxi, une Mercedes bleu marine, je m’enfonçai dans le siège de velours pour revoir dans ma tête les moments précieux entre tous que je venais de vivre.
 Le chauffeur  était un beau garçon au type métis, jamaïcain peut-être.  Chemise blanche impeccable, costume bleu marine assorti à la carrosserie. La radio jouait un tango argentin. Je le vis me guetter dans le rétroviseur.  Il était en veine de marivaudage, je n’avais qu’une envie : me taire.  M’enfermer, me murer.
- Vous aimez cette musique, mademoiselle ?
- Oui.
- Vous êtes très élégante, c’est une chose que j’apprécie chez les dames. Moi, voyez-vous, je ne pourrais pas travailler en tenue négligée. C’est qu’avant de faire le taxi, j’étais dans la  couture...

Mon dieu.  Après la couture... le taxi...   Pourvu qu’il se taise enfin... Mais non.
-  C’était une époque formidable. .. J’avais vingt ans...
Il ne me regardait plus.  Il parlait pour lui, pour lui tout seul.
- J’avais une patronne, mademoiselle... C’était une dame exceptionnelle... 45, 50 ans... Très belle... Très élégante... Je suis tombé fou d’amour. Je peux vous dire, mademoiselle que nous avons été des amants heureux pendant presque trois ans...  Si heureux... moi surtout... Elle, avait des complexes, elle me disait toujours, mais regarde-moi, j’ai des rides...  Pensez-vous, des rides.  Elle était belle avec ses rides.... Ah, je l’ai aimée follement...
Il conduisait comme un automate, les yeux fixés droit devant lui.
Il avait accaparé mon attention. Je l’écoutais. Mais il sembla s’éveiller d’un songe et ses yeux me cherchèrent encore dans le rétroviseur.
-  C’est loin, tout ça... Pourquoi je vous raconte ma vie, dites ?
Je cherchai quelque chose à dire, une façon de lui prouver ma sympathie.
-  C’est le tango...
Il tourna la tête vers moi, sourit de ses dents très blanches dans son visage bronzé.
-  Oui...  C’est le tango.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 13:17

ON SE RHABILLE…

Hé oui, l’été devient roux, le soleil pâlit un peu, septembre s’annonce avec de la pluie ici et là, et pour se consoler on regarde du côté de la rentrée théâtrale.
Prenons Sylvie TESTUD, comédienne pointue, éclectique, intrigante au sens qu’elle nous intrigue beaucoup, étonnante dans ses choix (inoubliable Sagan !) et toujours juste.
Sylvie TESTUD elle va jouer une pièce à Edouard-VII avec ARDITI et BERLEAND.  Chouette !  Ca s’appelle SENTIMENTS PROVISOIRES un titre parfaitement stupide, il aurait pu trouver mieux, l’auteur (Gérald Aubert).  Mais enfin.
C’est le trio perpétuel, une femme entre deux hommes, elle en quitte un pour aller avec l’autre. C’est maigre comme dramaturgie mais on ira pour la voir, elle, et pour Arditi aussi.

COUP DE GUEULE

Petit à petit, au fur et à mesure, bientôt, dans pas longtemps, on ne pourra plus lire que la Bible et encore, expurgée, ou l’Evangile, ou le Code civil, ou les Pages Jaunes, car tout le reste sera interdit.  Les contes de Perrault   cachent des symboles maléfiques,  les Malheurs de Sophie  sont parfaitement subversifs, et je ne parle pas de La Belle et me Clochard qui est une insulte aux sans -abris, ni de Robinson Crusoë car Vendredi est un indigène qui n’est pas blanc, c’est sûr, et puisqu’on en parle, ça commence dès aujourd’hui avec l’interdiction prochaine de TINTIN AU CONGO à la suite de la plainte d’un Noir congolais qui se sent humilié.
On ne pourra plus, désormais, lire que du GAVALDA qui ne comporte aucun signe de perversité raciste ou xénophobe, loin de là.
LE ROI DES AULNES sera toléré et même conseillé dès la classe de huitième car l’homosexualité est devenue un symbole vivifiant de  liberation des mœurs.
D’une manière générale, on interdira toute œuvre paraissant anodine au premier abord car elle PEUT cacher quelque vice.
En revanche, une œuvre affichant la perversité ou la violence sera considérée comme une preuve d’ouverture d’esprit et entrera dans le domaine de la  culture universelle.
Ce sont les paradoxes du monde d’aujourd’hui.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 13:15

Je l’ai trouvée dans L’ANNEE DU TIGRE, de Philippe SOLLERS, qui fait un éphéméride de l’ année 1998 et il se trouve, ô hasard propice, que cette année-là le 2 septembre était un mercredi !
Je vous transcris donc sa phrase du jour :
« Orage violent.  J’aime la pluie, le tonnerre, la foudre au-dessus des toits.  Envie de roman, tout-à-coup, de partir de nouveau à l’aventure, donc de reprendre Passion Fixe laissé de côté pour écrire Casanova…. »

Le mercredi 2 septembre 1998 il y a donc eu un violent orage, comme cette année à Lyon…  Et moi, j’étais où, je faisais quoi, ce jour-là ?  Onze ans déjà.
A très bientôt pour cette passion fixe qu’est mon blog.
Miss Comédie

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 16:32
Bonjour !  Dernier blog du mois d'Août.  Ouf !  Je vais réintégrer mon vrai bureau et mon ami le grand Mac Manitou qui manie tout avec une féroce habileté. Vous aurez à nouveau des photos, de la musique, et des infos qui n'auront
pas mis trois jours pour apparaître sur mon écran.
D'ailleurs, vous aussi, vous aviez peut-être disparu et vous ne vous êtes aperçu de rien. Tant mieux ! Vous n'avez rien manqué, puisque je vous ai gardé au chaud (400) ma nouvelles pièce qui ne commencera que le 15 septembre.    Le COURT METRAGE  d'aujourd'hui est un hommage à Raymond DEVOS.
Bon retour sur l'A7 je prie pour vous !

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 16:28



QUNAD LES MOTS S’EMMËLENT


Deux hommes pédalent l’un derrière l’autre.

LE PREMIER
Ca va ?
LE DEUXIEME
Oui, je suis…
UN
Tu es QUOI  ?
DEUX
Rien, je suis,  là !

UN
Tu es  déjà las ?
DEUX
Non, je suis toujours là !
UN
Tu  suis toujours  ?
DEUX
Mais oui, je suis ! Tu vois bien !
UN
Je  peux pas te voir,  figure-toi….
DEUX
C’est sympa de me dire ça maintenant.
UN
Je te dis ça maintenant parce que je suis devant, pardi.
UN
J’ai compris, tu ne peux pas me voir parce que je suis derrière.
UN

Et oui.
DEUX
Permets-moi de te dire que tu n’es pas très élégant.
UN
Peut-être, mais je suis devant !
DEUX
Tu me dépasses.
UN
Ca  c’est sûr !
DEUX
C’est pas parce que je suis derrière, qu’il faut me détester, le vent peut tourner, tu sais !
U N
Mais il n’y a pas de vent !
DEUX
Planque-toi ducon,  je passe  !  (Il sprinte et dépasse  UN)
Et maintenant tu peux toujours pas me voir ?
UN
Si,  je te vois, mais pourquoi t’es de mauvais poil comme ça  ?

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 16:21

JEROME KERVIEL, VOUS CONNAISSEZ ?

Mon comédien chouchou LORANT DEUTSCH va faire parler de lui !
Il s’empare d’un sujet qui a  fait un feu de  paille en janvier 2008.
Vous vous souvenez ?  Ce jeune homme de 32 ans au physique de gendre idéal a faot êrdre   près de 5 milliards de dollars à la Société Génétale.  Sur la photo il avait un regard provocateur mais aussi un peu dépassé.
Il est en prison, bien sûr, il n’est pas encore jugé, et ce sera pour fin 2010.  Il paraît que le réquisitoire est accablant.  Mais en attendant, il est devenu un héros national et son histoire inspire des tas de gens.
Entre autres, l"auteur dramatique Jean-Louis BAUER..
Sa pièce « LE ROMAN D’UN TRADER » s’inspire du  destin frauduleux  d’un jeune homme effacé qui se retrouve un beau jour avec 1 milliard et demi sur son compte et qui n’en parle à personne !  Et aussi sur le fait hallucinant que le directeur de la Société Générale ne l’a jamais rencontré !
Lorant DEUTSCH sera donc Jérôme KERVIEL.  Mais malgré tout son talent, je reste très perplexe quant à l’intérêt scénique d’une histoire de gros sous, qui s’est passée dans le secret des ordinateurs, où  les fluctuations de la Bourse ne sont pas spécialement des sujets de rigolade, où l’action se résume à un jeu de qui gagne perd.  L’auteur a mis des bonnes femmes dans la distribution, je me demande quels personnages elles jouent ?  La petite amie de Kerviel ?  La mère ? La collègue de bureau ?
La pièce se jouera au Théâtre de Nice à la fin du mois.  Paris a sûrement déjà des dates pour sa reprise, à moins que ce ne soit un flop.  C’est Daniel BENOIN qui met en scène.

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 16:19
« Je pris mon verre dans mes mains et l’avalai d’un trait. La pièce était dans une demi-obscurité, je voyais l’ombre de mon père devant la fenêtre. La mer battait sur la plage. »
Françoise SAGAN (Bonjour Tristesse)
On ne peut pas faire plus désolant pour une fin de vacances.  Heureusement qu’elles ne se terminent pas toutes comme dans le roman…
Bon, le mois d’Août s’achève et c’est à la fois triste et très excitant.
Je vous retrouverai bientôt avec une nouvelle pièce, et des  des coups de coeur, des coups de gueule, des coups de soleil, des coups de chapeau, des photos et des ratons laveurs.
Miss Comédie 

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 16:15
Bonjour ! Vous êtes toujours là ? Au moins, vous aurez eu tout le temps de lire ma page de lundi... Ne croyez pas que je vous avais oubliés j'étais fidèle au poste, moi, mais les portes ne s'ouvraient pas là-haut, pas moyen de me glisser dans les mailles du réseau. Aujourd'hui le Court Métrage est assez rigolo, c'est très courant entre filles, des prises de bec comme cellle-là. Enfin, je reconnais qu'en ce moment mon blog manque de pêche, mais tenez bon, dès Septembre vous retrouverez des actu très pointues, des photos, et... une vraie pièce de théâtre. Bonne fin de vacances !

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 16:11

LE COUP DU MEPRIS
Deux filles à la terrasse d’un café.
Un brune et une blonde, jolies toutes les deux.
LA BLONDE
Hier soir j’ai revu LE MEPRIS en DvD. Quel film ! Il n’a pas pris une ride. Brigitte Bardot est fabuleuse.
LA BRUNE
C’est là, où elle a une perruque brune ?
LA BLONDE
 Oui. Ca lui va super bien. Mais en plus, elle est drôle, légère, elle a l’air de se balader dans ce film comme dans la vie…
LA BRUNE
 Et pourtant, tu n’aimes pas Brigitte Bardot ?
 LA BLONDE, indignée
J’adore Brigitte Bardot !
LA BRUNE Ah ? Je croyais…
LA BLONDE
C’est Marylin Monroe, que je n’aime pas.
LA BRUNE
Brigitte Bardot et Marylin Monroe, c’est pourtant le même genre d’actrices…
LA BLONDE, indignée
Quoi ? Pas du tout !
 LA BRUNE
Ce sont toutes deux des blondes superbes avec un petit pois dans la tête !
LA BLONDE, d’un ton aigre
 Un petit pois dans la tête ç’est valable pour Marylin, mais Bardot, je te demande pardon, c’est une futée, très intelligente, Bardot, très fine… Elle JOUE les niaises, elle n’est pas niaise.
 LA BRUNE
Marylin c’est pareil. Elle joue les niaises à la perfection.
LA BLONDE
 Mais elle, elle l’est ! Et à l’Américaine, en plus ! Une vraie conne !

Un silence.

 LA BRUNE
Pourquoi tu es désagréable ?
LA BLONDE
 Moi, désagréable ?
LA BRUNE
 Oui, très désagréable. Qu’est-ce que je t’ai fait ?
 LA BLONDE Mais rien ! Simplement tu me dis que Marylin…
LA BRUNE
Et alors, j’ai pas le droit d’aimer Marylin Monroe ?
LA BLONDE
 Si, mais tu la compares à Brigitte Bardot, c’est inepte !
 LA BRUNE
Ca veut dire que tu juges Bardot au-dessus de Marylin, de quel droit ?
 LA BLONDE
 Du droit que c’est ce que je pense.
 LA BRUNE
 Est-ce que tu détiens la vérité ?
LA BLONDE
Cette fois c’est toi qui es désagréable, non ?
 LA BRUNE
Je remets les choses à leur place. Tu m’as agressée à tort.
 LA BLONDE
 Je t’ai agressée ?
 LA BRUNE
En bavant sur Marylin Monroe, tu avais l’air de me dire que je n’avais aucun goût, que je n’y connaissais rien, tu crois que je n’ai pas compris ?
LA BLONDE
 Tu es parano à un point !
LA BRUNE
 je suis parano et toi tu te prends pour le président du Jury du Festival de Cannes.
 LA BLONDE, faisant signe au serveur
Garçon ! Elles se lèvent tandis que le serveur tend l’addition. Elles sortent chacune leur porte-monnaie de leur sac et posent leur écot sur la table.
LA BRUNE Au fait, samedi j’ai un truc qui me tombe dessus, je ne serai pas là pourton anniversaire… ça t’embêtes pas trop ?
LA BLONDE Non, non, au contraire… Allez salut !
 LA BRUNE Salut. Elles partent chacune de leur côté. ,

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 15:58
POTINS DE PLAGE Il paraît que Georges CLOONEY n’aime que les bimbos à petite cervelle et petite notoriété. Et alors ? Ca a l’air de beaucoup chagriner la journaliste de ELLE, qui peut-être aimerait bien l’interviewer à huis clos. Mais quand on est beau et talentueux, qu’est-ce qu’on a à faire d’une grosse tête et d’une grosse fortune ? Mr. CLOONEY gagne 20 millions de dollars par film, alors… Il suffit de le voir dans la pub pour NESPRESSO, considérer la jeune blonde venue lui demander un café, et laiser tomber ce « what else ? » d’un ton d’inanarrable déception … pour lui accorder toutes les femmes de la création s’il en a envie, du moment qu’il continue à dire « what else ? »… A propos de ce« what else », si j’étais rédactrice de pub j’avalerais ma souris de dépit de n’avoir pas trouvé ça la première. Un double sens aussi pertinent que malicieux, deux mots, rien que deux mots qui veulent dire à la fois « quoi d’autre ? Ne voulez-vous rien d’autre ? » et « quoi d’autre ? Qu’imaginer de mieux ? Rien. » Dans la première alternative on reste sur une question, point d’interrogation. Dans la seconde, l’interrogation est fictive, on affirme qu’il n’y a rien d’autre. Point barre. Fameux. `Comment ? Avec qui est Georges CLOONEY ? Et bien aux dernières news from LA, il s’agit d’Elisabetta Canalis, présentatrice glamour de la télé italienne. Mais pas pour longtemps, on s’en doute.

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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