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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 15:49

Je continue à égrener L'Année du Tigre et   je lis la page du  vendredi 11 septembre 1998. 
 Cette année-là, les Twins Towers étaient encore en place, sinonle commentaire aurait été sanglant !

« Le coeur de notre galaxie, on le sait, comporte un trou noir

avaleur d’étoiles. Celles-ci, dans sa proximité, tournent à une vitesse de 4, 8 millions de kilométres à l’heure. Exercice : tenter d’imaginer cette vitesse.

Cette information, quoique réelle, n’a aucun sens pour les humains. Et pourtant, leur galaxie est percée.  Pour que le Soleil soit avalé, il faudra une dizaine de milliards d’années.

Hugo, en mourant :  « Je vois un soleil noir d’où rayonne la nuit. »

Philippe Sollers « L’Année du Tigre ».

Ce sont des choses qu’il est bon de rappeler… Oui, notre galaxie est

percée, c’est fou, et on ne s’inquiète pas. Mais que faire ?

Et si le Soleil était avalé dans un an ou deux ?

Vite, je vous retrouve très vite.

Miss Comédie

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 16:38

PETIT LEVER DE RIDEAU 

Bonjour !  Ne vous affolez pas, le COURT MÉTRAGE d’aujourd’hui est très très triste, ce n’est pas tout-à-fait mon style mais de temps en temps il est bon de livrer des émotions comme ça, comme elles viennent. J’aime partager ces émotions, contrairement au héros de Philippe Delerm (cf plus bas).

Le Festival de Deauville suit son cours, et je suis son cours pour vous en parler bientôt.

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 16:35

MEA CULPA


Julie est assise en face de sa mère, dans le fauteuil des visiteurs.

Sa mère est dans le fauteuil qu’elle ne quittera plus.

Dans les maisons de retraite, le temps s’est arrêté et les pensionnaires ne savent plus nommer les jours.

Il y a dans les yeux de sa mère, qui fut si dure, une tristesse douce,

et cela doit être de la résignation. Parfois ces yeux croisent ceux de Julie et envoient un message, un appel de détresse, ils s’accrochent aux yeux de Julie, crient leur angoisse muette.  A ces moments-là, il faut parler de choses légères et gaies.  Il faut ignorer le message. A quoi bon ?  La vieillesse et la mort qui approche, PERSONNE N’Y PEUT RIEN.

Alors maman renonce et baisse enfin les paupières. Sa tête se penche, elle fixe un point sur sa jupe et le manège commence, ce petit geste léger qui veut dire voilà, j’essaie de  balayer mes fautes passées, à gratter jusqu’à la moindre trace d’égoïsme, de lâcheté, mea culpa, je sais, je n’ai pas été parfaite, j’ai fait beaucoup d’erreurs, je gratte sur ma jupe ces petites taches, elles résistent, je n’en viendrai jamais à bout, c’est  devenu ma prière quotidienne, mon mea culpa.

 

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 16:23
 

SUR LES PLANCHES :

A  Deauville : 

      

Car l’été est fini, ici et le 35ème  Festival du Film américain sera sûrement bien arrosé.  Il a pour Président du Jury, cette année, Jean-Pierre JEUNET.

Parmi les membres du Jury : Patrice LECONTE, qui retrouve son acteur Danny BOON, Jean-Loup DABADIE,  Bruno PODALYDES, quatre hommes de l’art, et Emilie DEQUENNE, Sandrine KIBERLAIN, Géraldine PALHAS, Hiam ABBAS et Deborah FRANCOIS,  cinq femmes dont on espère qu’elles ont l’étoffe.

Dans la sélection encore nébuleuse, j’ai retenu deux noms : SODERBERGH et Kevin SPACEY.  L’un dirige, l’autre joue, mais pas dans le même film…

Je vous reparlerai de ce festival avant la fin, il a commencé le 4 et finit le 13, mais les infos sont beaucoup plus maigres que pour le Festival de Cannes !

A Paris :

Je parie que vous ne savez pas qui est le directeur du théâtre de la Porte Saint Martin ?  Oui, et bien c’est Jean-Claude CAMUS, l’ami et producteur de Johnny.

Comme quoi, on ne prête qu’aux riches.

C’est donc lui qui a décidé de monter une nouvelle CAGE AUX FOLLES dans son théâtre, avec Didier BOURDON et Christuan CLAVIER.

Ne cherchez pas d’autres nom connus dans la distribution, il n’y en a pas.   Ces deux-là ont tout pris (l’argent, je veux dire).

Le metteur en scène : Didier CARON, n’est pas un top model de la profession, mais il a quand même à son actif un beau succès : UN VRAI BONHEUR, avec que des inconnus, ça ne lui fait pas peur. CAMUS sait exploiter tous les talents.

  Prend-il un risque ?  C’est un vieux renard, non, il ne prend pas de risque.  Ca va cartonner.

DANS LES LIVRES

Par exemple, dans QUELQUE CHOSE EN LUI DE BARTLEBY,  Philippe DELERM après avoir donné à son héros la volupté de se déshabiller (moralement) dans son blog, lui fait faire volte-face lorsqu’il s’aperçoit que son blog est devenu un succès phénoménal !  Il décide alors de ne plus écrire pour les autres mais pour lui seul.  Curieuse réaction.

L’écriture du bouquin vacille entre la niaiserie profonde et le bon sens près de chez vous.  Du Delerm, évidemment, pourquoi aurait-il soudain changé d’écriture ?  Ca se lit donc facilement, avec sympathie et agacement, cet homme doit être une crème dans la vie, mais sa paresse absolue est quand même un peu dépassée. 

Moi, j’ai lu ce livre parce qu’il parlait d’un blog, et je n’ai rien appris de très pointu sur le sujet.  Il a quand même réussi à introduire dans son univers à la Francis Lemarque un produit férocement progressiste. On l’imagine mal pianotant sur son Mac dans le square Carpeaux, tout en lorgnant les humains alentour pour décrire leurs petits travers.  Jamais méchant, oh non !  Il devrait faire équipe avec Gavalda et les bons sentiments déferleraient alors sur une France livrée aux aigris et aux profiteurs…

Ce qui finalement me le rend sympathique, c’est son amour pour Paris.  C’est un marcheur, comme Modiano. La comparaison s’arrête là.

 

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 16:21

Le lundi 7  septembre 1998, Philippe SOLLERS écrivait :

« Quelqu’un qui dit exactement le contraire de ce que

vous avez envie de dire, c’est rare.  (Et précieux.)  C’était le cas de X., autrefois.  Je ne manquais jamais de le consulter, afin, même sans réfléchir, de faire exactement le contraire de ce qu’il me disait.  C’était d’une sécurité absolue, quasi génétique. »

Philippe SOLLERS  (L’année du Tigre)

Moi je trouve que ce n’est pas si rare, quelqu’un qui…etc.  Et sa recette pour bien agir n’est pas à 100% garantie, les gens sont si imprévisibles.

Son agenda est plein de réflexions comme ça, je vais regretter de m’arrêter, on pourrait aller jusqu’au 31 décembre sans jamais s’ennuyer. Mais enfin, un blog, c’est fait pour la variété, non ?

A bientôt, mes amis fidèles, et les autres à plus tard !

Miss Comédie

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 14:52

Bonjour !  Il y a la rue du 4-Septembre à Paris.  Tout ce qui me rappelle Paris me met du baume au coeur. Qu’est-ce qui s’est passé le 4 Septembre ?  Et bien c’était en 1870, et Napoléon III s’est fait battre par les Prussiens et fait prisonnier à Sedan. Illico presto, les Républicains ont instauré la IIIème république. Et toc. C’est donc la date à la fois d’une défaite et d’une victoire.

A part ça, cool, la rentrée ?

 


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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 14:50




PRESENCE D’ESPRIT

Deux filles marchent l’une vers l’autre dans la rue, le portable collé à l’oreille.

-  Allo, c’est moi !

-  Salut, t’es où ?

-  Dans la rue ! Je te dérange pas ?

-  Ben je suis chez le coiffeur, là …

-  Ah, désolée !  C’était juste pour avoir des nouvelles, vu que tu m’appelles jamais.

-  C’est que je suis débordée, sous l’eau, je touche pas terre…

-  On peut pas déjeuner ?

- Pas en ce moment, je suis à  Porto Rico !

-  Chez le coiffeur ?

-  Oui, chez le coiffeur à Porto Rico !

-  Tu reviens quand ?

- Dans un mois ou deux…

-  Qu’est-ce que tu fais à Porto Rico ?

-  Heu, je défile pour Kenzo.

-  Ah ?  Et ça dure deux mois ?

-  Ben oui, on fait la banlieue  aussi…

-  Bon, tu m’appelles quand tu rentres ?

-  OK, promis, je t’appelle !


Elles tombent nez à nez.


-  Ah, t’es là ?

-  Ouais, chuis là, moi, mais toi tu es à Porto Rico, non ?

  -  J’étais en train de me dire que j’avais plus de nouvelles de toi !

  - Tu te fous de moi ou quoi ?

-  Non, c’est vrai, tu as exactement la même voix que cette peste de Judith !

  

- 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 14:39

CHEZ LES LIBRAIRES, DE NOUVELLES JAQUETTES ...

PHILIPPE  DELERM

Enfin il ressuscite, l’auteur de L       a Première Gorgée de Bière.

On l’avait très vite enterré après son succès phénoménal, nous étions tous un peu jaloux.  On disait que ça c’était bon pour la dictée en classe de 3ème  et après il a fait, sur les injonctions de son éditeur, l’Eloge de la Sieste qui n’était plus bon pour rien.

Voilà son nouvel opus, et il me chatouille le grand sympathique car son héros devient célèbre avec son blog.  De quoi il se mêle ?  Philippe Delerm peut-il comprendre quelque chose à l’écriture d’un blog ?

Il faut que j’achète le bouquin.  Je vous dirai.

 

FREDERIC  BEIGDEBER

 

« La malédiction de Beigdeber est située là : on ne peut pas le plaindre. »

C’est Yann MOIX qui l’écrit, dans son analyse du nouveau roman de son ami Beigdeber UN ROMAN FRANÇAIS.

Moi j’aime ce type-là, depuis toujours. Depuis 99 FRANCS, et après, depuis ses frasques, ses éclats, ses provocations, mais aussi avec DERNIER INVENTAIRE AVANT LIQUIDATION, et encore avec WINDOWS ON THE WORLD, poignante reconstitution du 11 Septembre. N’en déplaise aux ereinteurs,  c’est un écrivain.

C’est aussi un homme.  Un homme dont on peut facilement se moquer, comme Johnny, et comme Johnny il en souffre.  Il est complexé par sa laideur, il ne sait comment cacher son absence de bouche, son gros nez, sous une épaisse barbe noire. Bref, il n’est pas précisément un homme comblé et pourtant c’est l’image qu’il donne. Il  raconte tout simplement son mal de vivre dans son livre, écrit Yann Moix, et sa confession est un morceau de littérature émouvant.

Je vais donc aussi lire le nouveau BEIGDEBER et je vous en parlerai.

 

 



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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 14:35

Toujours dans L’ANNEE DU TIGRE de Philippe SOLLERS, à la date du 4 septembre 1998 :

« … Le style, c’est Dieu. Le Diable est farouchement opposé au style, c’est-à-dire à l’individuation (sic) ultime et intime, au réel. Le mot définitif de Flaubert : « Je crois à la haine inconsciente du style. »

Le début de la citation est  une tartine sur Choiseul et Detienne, il connaît beaucoup de monde, Sollers.

Ce qu’il dit sur le style est rédhibitoire (ce mot existe-t-il ?) mais je respecte la pensée de Sollers.

C’est fini pour aujourd’hui, je vous retrouve lundi avec un immense plaisir.

Miss Comédie.+

 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 13:23
Bonjour !  Aujourd’hui c’est la rentrée.  De mon temps c’était le 1er octobre, la cour était pleine de feuilles mortes, c’était triste à mourir.  Mais là, les enfants sont encore bronzés,  ils n’ont pas du tout envie de travailler mais ils sont contents de retrouver leurs copains.  La rentrée n’est plus triste du tout, de nos jours.

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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