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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 14:50




PRESENCE D’ESPRIT

Deux filles marchent l’une vers l’autre dans la rue, le portable collé à l’oreille.

-  Allo, c’est moi !

-  Salut, t’es où ?

-  Dans la rue ! Je te dérange pas ?

-  Ben je suis chez le coiffeur, là …

-  Ah, désolée !  C’était juste pour avoir des nouvelles, vu que tu m’appelles jamais.

-  C’est que je suis débordée, sous l’eau, je touche pas terre…

-  On peut pas déjeuner ?

- Pas en ce moment, je suis à  Porto Rico !

-  Chez le coiffeur ?

-  Oui, chez le coiffeur à Porto Rico !

-  Tu reviens quand ?

- Dans un mois ou deux…

-  Qu’est-ce que tu fais à Porto Rico ?

-  Heu, je défile pour Kenzo.

-  Ah ?  Et ça dure deux mois ?

-  Ben oui, on fait la banlieue  aussi…

-  Bon, tu m’appelles quand tu rentres ?

-  OK, promis, je t’appelle !


Elles tombent nez à nez.


-  Ah, t’es là ?

-  Ouais, chuis là, moi, mais toi tu es à Porto Rico, non ?

  -  J’étais en train de me dire que j’avais plus de nouvelles de toi !

  - Tu te fous de moi ou quoi ?

-  Non, c’est vrai, tu as exactement la même voix que cette peste de Judith !

  

- 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 14:39

CHEZ LES LIBRAIRES, DE NOUVELLES JAQUETTES ...

PHILIPPE  DELERM

Enfin il ressuscite, l’auteur de L       a Première Gorgée de Bière.

On l’avait très vite enterré après son succès phénoménal, nous étions tous un peu jaloux.  On disait que ça c’était bon pour la dictée en classe de 3ème  et après il a fait, sur les injonctions de son éditeur, l’Eloge de la Sieste qui n’était plus bon pour rien.

Voilà son nouvel opus, et il me chatouille le grand sympathique car son héros devient célèbre avec son blog.  De quoi il se mêle ?  Philippe Delerm peut-il comprendre quelque chose à l’écriture d’un blog ?

Il faut que j’achète le bouquin.  Je vous dirai.

 

FREDERIC  BEIGDEBER

 

« La malédiction de Beigdeber est située là : on ne peut pas le plaindre. »

C’est Yann MOIX qui l’écrit, dans son analyse du nouveau roman de son ami Beigdeber UN ROMAN FRANÇAIS.

Moi j’aime ce type-là, depuis toujours. Depuis 99 FRANCS, et après, depuis ses frasques, ses éclats, ses provocations, mais aussi avec DERNIER INVENTAIRE AVANT LIQUIDATION, et encore avec WINDOWS ON THE WORLD, poignante reconstitution du 11 Septembre. N’en déplaise aux ereinteurs,  c’est un écrivain.

C’est aussi un homme.  Un homme dont on peut facilement se moquer, comme Johnny, et comme Johnny il en souffre.  Il est complexé par sa laideur, il ne sait comment cacher son absence de bouche, son gros nez, sous une épaisse barbe noire. Bref, il n’est pas précisément un homme comblé et pourtant c’est l’image qu’il donne. Il  raconte tout simplement son mal de vivre dans son livre, écrit Yann Moix, et sa confession est un morceau de littérature émouvant.

Je vais donc aussi lire le nouveau BEIGDEBER et je vous en parlerai.

 

 



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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 14:35

Toujours dans L’ANNEE DU TIGRE de Philippe SOLLERS, à la date du 4 septembre 1998 :

« … Le style, c’est Dieu. Le Diable est farouchement opposé au style, c’est-à-dire à l’individuation (sic) ultime et intime, au réel. Le mot définitif de Flaubert : « Je crois à la haine inconsciente du style. »

Le début de la citation est  une tartine sur Choiseul et Detienne, il connaît beaucoup de monde, Sollers.

Ce qu’il dit sur le style est rédhibitoire (ce mot existe-t-il ?) mais je respecte la pensée de Sollers.

C’est fini pour aujourd’hui, je vous retrouve lundi avec un immense plaisir.

Miss Comédie.+

 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 13:23
Bonjour !  Aujourd’hui c’est la rentrée.  De mon temps c’était le 1er octobre, la cour était pleine de feuilles mortes, c’était triste à mourir.  Mais là, les enfants sont encore bronzés,  ils n’ont pas du tout envie de travailler mais ils sont contents de retrouver leurs copains.  La rentrée n’est plus triste du tout, de nos jours.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 13:20


L’EFFET  TANGO.
Dans le taxi, une Mercedes bleu marine, je m’enfonçai dans le siège de velours pour revoir dans ma tête les moments précieux entre tous que je venais de vivre.
 Le chauffeur  était un beau garçon au type métis, jamaïcain peut-être.  Chemise blanche impeccable, costume bleu marine assorti à la carrosserie. La radio jouait un tango argentin. Je le vis me guetter dans le rétroviseur.  Il était en veine de marivaudage, je n’avais qu’une envie : me taire.  M’enfermer, me murer.
- Vous aimez cette musique, mademoiselle ?
- Oui.
- Vous êtes très élégante, c’est une chose que j’apprécie chez les dames. Moi, voyez-vous, je ne pourrais pas travailler en tenue négligée. C’est qu’avant de faire le taxi, j’étais dans la  couture...

Mon dieu.  Après la couture... le taxi...   Pourvu qu’il se taise enfin... Mais non.
-  C’était une époque formidable. .. J’avais vingt ans...
Il ne me regardait plus.  Il parlait pour lui, pour lui tout seul.
- J’avais une patronne, mademoiselle... C’était une dame exceptionnelle... 45, 50 ans... Très belle... Très élégante... Je suis tombé fou d’amour. Je peux vous dire, mademoiselle que nous avons été des amants heureux pendant presque trois ans...  Si heureux... moi surtout... Elle, avait des complexes, elle me disait toujours, mais regarde-moi, j’ai des rides...  Pensez-vous, des rides.  Elle était belle avec ses rides.... Ah, je l’ai aimée follement...
Il conduisait comme un automate, les yeux fixés droit devant lui.
Il avait accaparé mon attention. Je l’écoutais. Mais il sembla s’éveiller d’un songe et ses yeux me cherchèrent encore dans le rétroviseur.
-  C’est loin, tout ça... Pourquoi je vous raconte ma vie, dites ?
Je cherchai quelque chose à dire, une façon de lui prouver ma sympathie.
-  C’est le tango...
Il tourna la tête vers moi, sourit de ses dents très blanches dans son visage bronzé.
-  Oui...  C’est le tango.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 13:17

ON SE RHABILLE…

Hé oui, l’été devient roux, le soleil pâlit un peu, septembre s’annonce avec de la pluie ici et là, et pour se consoler on regarde du côté de la rentrée théâtrale.
Prenons Sylvie TESTUD, comédienne pointue, éclectique, intrigante au sens qu’elle nous intrigue beaucoup, étonnante dans ses choix (inoubliable Sagan !) et toujours juste.
Sylvie TESTUD elle va jouer une pièce à Edouard-VII avec ARDITI et BERLEAND.  Chouette !  Ca s’appelle SENTIMENTS PROVISOIRES un titre parfaitement stupide, il aurait pu trouver mieux, l’auteur (Gérald Aubert).  Mais enfin.
C’est le trio perpétuel, une femme entre deux hommes, elle en quitte un pour aller avec l’autre. C’est maigre comme dramaturgie mais on ira pour la voir, elle, et pour Arditi aussi.

COUP DE GUEULE

Petit à petit, au fur et à mesure, bientôt, dans pas longtemps, on ne pourra plus lire que la Bible et encore, expurgée, ou l’Evangile, ou le Code civil, ou les Pages Jaunes, car tout le reste sera interdit.  Les contes de Perrault   cachent des symboles maléfiques,  les Malheurs de Sophie  sont parfaitement subversifs, et je ne parle pas de La Belle et me Clochard qui est une insulte aux sans -abris, ni de Robinson Crusoë car Vendredi est un indigène qui n’est pas blanc, c’est sûr, et puisqu’on en parle, ça commence dès aujourd’hui avec l’interdiction prochaine de TINTIN AU CONGO à la suite de la plainte d’un Noir congolais qui se sent humilié.
On ne pourra plus, désormais, lire que du GAVALDA qui ne comporte aucun signe de perversité raciste ou xénophobe, loin de là.
LE ROI DES AULNES sera toléré et même conseillé dès la classe de huitième car l’homosexualité est devenue un symbole vivifiant de  liberation des mœurs.
D’une manière générale, on interdira toute œuvre paraissant anodine au premier abord car elle PEUT cacher quelque vice.
En revanche, une œuvre affichant la perversité ou la violence sera considérée comme une preuve d’ouverture d’esprit et entrera dans le domaine de la  culture universelle.
Ce sont les paradoxes du monde d’aujourd’hui.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 13:15

Je l’ai trouvée dans L’ANNEE DU TIGRE, de Philippe SOLLERS, qui fait un éphéméride de l’ année 1998 et il se trouve, ô hasard propice, que cette année-là le 2 septembre était un mercredi !
Je vous transcris donc sa phrase du jour :
« Orage violent.  J’aime la pluie, le tonnerre, la foudre au-dessus des toits.  Envie de roman, tout-à-coup, de partir de nouveau à l’aventure, donc de reprendre Passion Fixe laissé de côté pour écrire Casanova…. »

Le mercredi 2 septembre 1998 il y a donc eu un violent orage, comme cette année à Lyon…  Et moi, j’étais où, je faisais quoi, ce jour-là ?  Onze ans déjà.
A très bientôt pour cette passion fixe qu’est mon blog.
Miss Comédie

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 16:32
Bonjour !  Dernier blog du mois d'Août.  Ouf !  Je vais réintégrer mon vrai bureau et mon ami le grand Mac Manitou qui manie tout avec une féroce habileté. Vous aurez à nouveau des photos, de la musique, et des infos qui n'auront
pas mis trois jours pour apparaître sur mon écran.
D'ailleurs, vous aussi, vous aviez peut-être disparu et vous ne vous êtes aperçu de rien. Tant mieux ! Vous n'avez rien manqué, puisque je vous ai gardé au chaud (400) ma nouvelles pièce qui ne commencera que le 15 septembre.    Le COURT METRAGE  d'aujourd'hui est un hommage à Raymond DEVOS.
Bon retour sur l'A7 je prie pour vous !

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 16:28



QUNAD LES MOTS S’EMMËLENT


Deux hommes pédalent l’un derrière l’autre.

LE PREMIER
Ca va ?
LE DEUXIEME
Oui, je suis…
UN
Tu es QUOI  ?
DEUX
Rien, je suis,  là !

UN
Tu es  déjà las ?
DEUX
Non, je suis toujours là !
UN
Tu  suis toujours  ?
DEUX
Mais oui, je suis ! Tu vois bien !
UN
Je  peux pas te voir,  figure-toi….
DEUX
C’est sympa de me dire ça maintenant.
UN
Je te dis ça maintenant parce que je suis devant, pardi.
UN
J’ai compris, tu ne peux pas me voir parce que je suis derrière.
UN

Et oui.
DEUX
Permets-moi de te dire que tu n’es pas très élégant.
UN
Peut-être, mais je suis devant !
DEUX
Tu me dépasses.
UN
Ca  c’est sûr !
DEUX
C’est pas parce que je suis derrière, qu’il faut me détester, le vent peut tourner, tu sais !
U N
Mais il n’y a pas de vent !
DEUX
Planque-toi ducon,  je passe  !  (Il sprinte et dépasse  UN)
Et maintenant tu peux toujours pas me voir ?
UN
Si,  je te vois, mais pourquoi t’es de mauvais poil comme ça  ?

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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 16:21

JEROME KERVIEL, VOUS CONNAISSEZ ?

Mon comédien chouchou LORANT DEUTSCH va faire parler de lui !
Il s’empare d’un sujet qui a  fait un feu de  paille en janvier 2008.
Vous vous souvenez ?  Ce jeune homme de 32 ans au physique de gendre idéal a faot êrdre   près de 5 milliards de dollars à la Société Génétale.  Sur la photo il avait un regard provocateur mais aussi un peu dépassé.
Il est en prison, bien sûr, il n’est pas encore jugé, et ce sera pour fin 2010.  Il paraît que le réquisitoire est accablant.  Mais en attendant, il est devenu un héros national et son histoire inspire des tas de gens.
Entre autres, l"auteur dramatique Jean-Louis BAUER..
Sa pièce « LE ROMAN D’UN TRADER » s’inspire du  destin frauduleux  d’un jeune homme effacé qui se retrouve un beau jour avec 1 milliard et demi sur son compte et qui n’en parle à personne !  Et aussi sur le fait hallucinant que le directeur de la Société Générale ne l’a jamais rencontré !
Lorant DEUTSCH sera donc Jérôme KERVIEL.  Mais malgré tout son talent, je reste très perplexe quant à l’intérêt scénique d’une histoire de gros sous, qui s’est passée dans le secret des ordinateurs, où  les fluctuations de la Bourse ne sont pas spécialement des sujets de rigolade, où l’action se résume à un jeu de qui gagne perd.  L’auteur a mis des bonnes femmes dans la distribution, je me demande quels personnages elles jouent ?  La petite amie de Kerviel ?  La mère ? La collègue de bureau ?
La pièce se jouera au Théâtre de Nice à la fin du mois.  Paris a sûrement déjà des dates pour sa reprise, à moins que ce ne soit un flop.  C’est Daniel BENOIN qui met en scène.

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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