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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 20:13
 

« Quand les gens sont de mon avis, il me semble que j’ai tort. »

Oscar WILDE

 

Pourquoi est-ce que cette phrase me fait pleurer de rire ?

Peut-être parce que je l’imagine prononcée par Luchini ?

Je vous quitte jusqu’à mercredi, car le plaisir doit se déguster lentement, et la cadence d’un jour sur deux est ma nouvelle cadence.  Cool !

 Miss Comédie

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 16:16

Bonjour !  Je ne peux plus accueillir le 11 septembre sans fermer les yeux et prier.  Que cela ne se reproduise jamais ! Justement, dans un prochain blog je vous parlerai du livre de Beigdeber, « Un Roman Français », que je suis en train de lire.  Quel rapport ?  Et bien, il a écrit un très beau récit inspiré de cet attentat :   (« Windows on the world »).

Je vous quitte pour une petite semaine pour préparer ma prochaine vague de notre blog : le théâtre reprend ses droits !  Ne m'oubliez pas, le retour sera intéressant.

 

 

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 16:13

UNE MINUTE DE SILENCE

 

Elle les suit. Elle ne les lâchera pas. Son coeur cogne dans sa poitrine, la hâte, mais surtout la colère. Sa rage monte. Elle aperçoit la partie inférieure de son sac à main qui dépasse du blouson du voleur. Voir dépasser son sac du blouson du voleur, c’est l’aiguillon, la banderille. Elle se hâte, mais elle attend son moment.

Ils marchent vite, sans se retourner. Ils sont deux. Elle se souvient, ils sont passés très vite dans cette agence de voyages où elle était assise, son sac à ses pieds. Elle discutait avec la fille devant son ordinateur. Quand elle s’est levée, plus de sac, elle a tout de suite compris.

Ils arrivent au bout de la rue, débouchent sur une place très animée. Ils ralentissent le pas, ils se croient hors d’affaire mais ils ne se retourneront pas. Voilà, elle est derrière eux à présent, tout près.

C’est le moment. La fille fonce sur celui qui porte son sac, elle s’accroche à son dos, pèse de tout son poids et crie, elle ne sait pourquoi cette phrase stupide :

“Qu’est-ce que tu as sous ton blouson ?”

 

Le voleur a été vachement surpris mais il était encore sur ses gardes. Elle sent les muscles durs comme l’acier qui se tendent. Il se dégage d’un coup d’épaule, la repousse violemment, le sac tombe à leurs pieds. Les deux voyous lui font face à présent. Elle voit l’éclair de la lame dans la main de l’autre. Elle plonge ses yeux dans les siens.

La minute est interminable.

Quand le voleur détale, c’est le signal. En une seconde, ils ont disparu. La fille se baisse, ramasse son sac et regarde autour d’elle. Personne n’a semblé s’apercevoir de la scène. Tout s’est passé à la vitesse de l’éclair.

 

 

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 16:07

 

A DEAUVILLE … pour visionner les nouveaux produits de la a nouvelle  vague américaine.

Déjà, un nouveau style se dessine dans la comédie romangique : moins

guimauve, plus hardi dans son approche des sujets traités.

Le film qui fait l’ouverture est un mélange de romantisme et de science-fiction, curieux parti-pris, je demande à voir.

Cela s’appelle « The time traveler’s wife » de Robert Schwentke.

On parle aussi du film de Nora Ephron « Julie et Julia » avec Merryl Streep et Amy Adams.  On dit que le scénario est original, faisant

interférer deux histoires d’amour à un demi-siècle de distance.

Mais je sens un grand intérêt pour « 500 jours ensemble », un premier film de Eric Webb, qui paraît-il bouscule tous les tabous et s’inspire beaucoup des films  de la Nouvelle Vague française.

Un beau début ?  Peut-être.  Ca manque un peu de stars, mais voilà, on dépoussière, les budgets sont  modestes, les producteurs  sortent des sentiers battus et misent sur le nouveau souffle de la

 new generation !

 

POUR LA TRAGEDIE

 

Fanny ARDANT réalise.  Elle réalise un vœu secret, bien sûr, elle réalise dans l’extrême, c’est sa manière d’être.

Cette femme ne pouvait réaliser qu’un film hors de l’époque, hors des conventions,  hors de la normalité.  Et dans la violence.

Cette histoire de lutte de clans rappelle étrangement le sujet de « La Haine » d’Offenbach, un opéra monté cet été à Montpellier et où Fanny tenait  le rôle de récitante avec Gérard Depadieu.  Une histoire de haines, de fanatisme et de mort.

Elle ne joue pas dedans mais a choisi pour le rôle principal une comédienne inconnue dont elle dit qu’elle possède un physique éternel et la folie du personnage :  Ronit Elkabetz, vous conniassez ?

Moi je dis,  elle prend un sacré risque.   Pour réussir un sujet pareil il faut un Visconti, un Scorsese, un Lars von Triers, un Sergio Leone.

Un film violent et sanguinaire mal réalisé tombe dans le piège du grand Guignol.  Et l’on rit là où l’on devrait pleurer…

 « CENDRES ET SANG » déjà, est un titre qui sonne mal.  Doit-on prononcer « cendre-z-et sang ? » ou « cendrésang ? »

Malgré toutes ces inquiétudes très désobligeantes de ma part, j’espère que Fanny Ardant réussira son pari.

Il y a aussi une question que je me pose :  quand cesser-t-elle d’être belle ?

 

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 15:49

Je continue à égrener L'Année du Tigre et   je lis la page du  vendredi 11 septembre 1998. 
 Cette année-là, les Twins Towers étaient encore en place, sinonle commentaire aurait été sanglant !

« Le coeur de notre galaxie, on le sait, comporte un trou noir

avaleur d’étoiles. Celles-ci, dans sa proximité, tournent à une vitesse de 4, 8 millions de kilométres à l’heure. Exercice : tenter d’imaginer cette vitesse.

Cette information, quoique réelle, n’a aucun sens pour les humains. Et pourtant, leur galaxie est percée.  Pour que le Soleil soit avalé, il faudra une dizaine de milliards d’années.

Hugo, en mourant :  « Je vois un soleil noir d’où rayonne la nuit. »

Philippe Sollers « L’Année du Tigre ».

Ce sont des choses qu’il est bon de rappeler… Oui, notre galaxie est

percée, c’est fou, et on ne s’inquiète pas. Mais que faire ?

Et si le Soleil était avalé dans un an ou deux ?

Vite, je vous retrouve très vite.

Miss Comédie

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 16:38

PETIT LEVER DE RIDEAU 

Bonjour !  Ne vous affolez pas, le COURT MÉTRAGE d’aujourd’hui est très très triste, ce n’est pas tout-à-fait mon style mais de temps en temps il est bon de livrer des émotions comme ça, comme elles viennent. J’aime partager ces émotions, contrairement au héros de Philippe Delerm (cf plus bas).

Le Festival de Deauville suit son cours, et je suis son cours pour vous en parler bientôt.

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 16:35

MEA CULPA


Julie est assise en face de sa mère, dans le fauteuil des visiteurs.

Sa mère est dans le fauteuil qu’elle ne quittera plus.

Dans les maisons de retraite, le temps s’est arrêté et les pensionnaires ne savent plus nommer les jours.

Il y a dans les yeux de sa mère, qui fut si dure, une tristesse douce,

et cela doit être de la résignation. Parfois ces yeux croisent ceux de Julie et envoient un message, un appel de détresse, ils s’accrochent aux yeux de Julie, crient leur angoisse muette.  A ces moments-là, il faut parler de choses légères et gaies.  Il faut ignorer le message. A quoi bon ?  La vieillesse et la mort qui approche, PERSONNE N’Y PEUT RIEN.

Alors maman renonce et baisse enfin les paupières. Sa tête se penche, elle fixe un point sur sa jupe et le manège commence, ce petit geste léger qui veut dire voilà, j’essaie de  balayer mes fautes passées, à gratter jusqu’à la moindre trace d’égoïsme, de lâcheté, mea culpa, je sais, je n’ai pas été parfaite, j’ai fait beaucoup d’erreurs, je gratte sur ma jupe ces petites taches, elles résistent, je n’en viendrai jamais à bout, c’est  devenu ma prière quotidienne, mon mea culpa.

 

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 16:23
 

SUR LES PLANCHES :

A  Deauville : 

      

Car l’été est fini, ici et le 35ème  Festival du Film américain sera sûrement bien arrosé.  Il a pour Président du Jury, cette année, Jean-Pierre JEUNET.

Parmi les membres du Jury : Patrice LECONTE, qui retrouve son acteur Danny BOON, Jean-Loup DABADIE,  Bruno PODALYDES, quatre hommes de l’art, et Emilie DEQUENNE, Sandrine KIBERLAIN, Géraldine PALHAS, Hiam ABBAS et Deborah FRANCOIS,  cinq femmes dont on espère qu’elles ont l’étoffe.

Dans la sélection encore nébuleuse, j’ai retenu deux noms : SODERBERGH et Kevin SPACEY.  L’un dirige, l’autre joue, mais pas dans le même film…

Je vous reparlerai de ce festival avant la fin, il a commencé le 4 et finit le 13, mais les infos sont beaucoup plus maigres que pour le Festival de Cannes !

A Paris :

Je parie que vous ne savez pas qui est le directeur du théâtre de la Porte Saint Martin ?  Oui, et bien c’est Jean-Claude CAMUS, l’ami et producteur de Johnny.

Comme quoi, on ne prête qu’aux riches.

C’est donc lui qui a décidé de monter une nouvelle CAGE AUX FOLLES dans son théâtre, avec Didier BOURDON et Christuan CLAVIER.

Ne cherchez pas d’autres nom connus dans la distribution, il n’y en a pas.   Ces deux-là ont tout pris (l’argent, je veux dire).

Le metteur en scène : Didier CARON, n’est pas un top model de la profession, mais il a quand même à son actif un beau succès : UN VRAI BONHEUR, avec que des inconnus, ça ne lui fait pas peur. CAMUS sait exploiter tous les talents.

  Prend-il un risque ?  C’est un vieux renard, non, il ne prend pas de risque.  Ca va cartonner.

DANS LES LIVRES

Par exemple, dans QUELQUE CHOSE EN LUI DE BARTLEBY,  Philippe DELERM après avoir donné à son héros la volupté de se déshabiller (moralement) dans son blog, lui fait faire volte-face lorsqu’il s’aperçoit que son blog est devenu un succès phénoménal !  Il décide alors de ne plus écrire pour les autres mais pour lui seul.  Curieuse réaction.

L’écriture du bouquin vacille entre la niaiserie profonde et le bon sens près de chez vous.  Du Delerm, évidemment, pourquoi aurait-il soudain changé d’écriture ?  Ca se lit donc facilement, avec sympathie et agacement, cet homme doit être une crème dans la vie, mais sa paresse absolue est quand même un peu dépassée. 

Moi, j’ai lu ce livre parce qu’il parlait d’un blog, et je n’ai rien appris de très pointu sur le sujet.  Il a quand même réussi à introduire dans son univers à la Francis Lemarque un produit férocement progressiste. On l’imagine mal pianotant sur son Mac dans le square Carpeaux, tout en lorgnant les humains alentour pour décrire leurs petits travers.  Jamais méchant, oh non !  Il devrait faire équipe avec Gavalda et les bons sentiments déferleraient alors sur une France livrée aux aigris et aux profiteurs…

Ce qui finalement me le rend sympathique, c’est son amour pour Paris.  C’est un marcheur, comme Modiano. La comparaison s’arrête là.

 

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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 16:21

Le lundi 7  septembre 1998, Philippe SOLLERS écrivait :

« Quelqu’un qui dit exactement le contraire de ce que

vous avez envie de dire, c’est rare.  (Et précieux.)  C’était le cas de X., autrefois.  Je ne manquais jamais de le consulter, afin, même sans réfléchir, de faire exactement le contraire de ce qu’il me disait.  C’était d’une sécurité absolue, quasi génétique. »

Philippe SOLLERS  (L’année du Tigre)

Moi je trouve que ce n’est pas si rare, quelqu’un qui…etc.  Et sa recette pour bien agir n’est pas à 100% garantie, les gens sont si imprévisibles.

Son agenda est plein de réflexions comme ça, je vais regretter de m’arrêter, on pourrait aller jusqu’au 31 décembre sans jamais s’ennuyer. Mais enfin, un blog, c’est fait pour la variété, non ?

A bientôt, mes amis fidèles, et les autres à plus tard !

Miss Comédie

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 14:52

Bonjour !  Il y a la rue du 4-Septembre à Paris.  Tout ce qui me rappelle Paris me met du baume au coeur. Qu’est-ce qui s’est passé le 4 Septembre ?  Et bien c’était en 1870, et Napoléon III s’est fait battre par les Prussiens et fait prisonnier à Sedan. Illico presto, les Républicains ont instauré la IIIème république. Et toc. C’est donc la date à la fois d’une défaite et d’une victoire.

A part ça, cool, la rentrée ?

 


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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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