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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 08:40

 

 

« Tout ce qui sort un peu de l’ordinaire est détestable pour l’Américain moyen ».

Ray Bradbury

Est-ce qu’on ne pourrait en dire autant du Français moyen ?  La peur de l’inconnu est viscérale chez l’être  humain.  Au revoir mes amis, au revoir

Septembre, tu finis en beauté.

Miss Comédie

 

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 14:37

Bonjour !  Ce début d’automne est à mourir, trop beau. L’histoire du petit Albert Camus doit être vraie, vous ne me direz pas qu’il n’y a pas en France quelques prénommés Albert avec le Nom après ? 

On pourrait s’amuser à recenser toutes les célébrités diisparues  qui circulent en ce moment à pied, en vélo ou en voiture…

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 14:35

PRENOM  ALBERT

 

Le jour de la rentrée des classes, ils sont une trentaine, entre          douze et treize ans, et l’ambiance est chaude lorsque le professeur entre dans la classe et demande le silence. Il reste debout à côté du bureau, lance un regard circulaire sur l’ensemble de son troupeau et annonce : Bonjour, je suis Monsieur Lebrun,  votre professeur principal et nous allons passer une bonne moitié de l’année ensemble.  J’espère que nous nous entendrons bien. Vous êtes tous prêts à travailler dur ? (des « non » en majorité et des « oui » très clairsemés s’élèvent, ponctués de rires.)  Bon, ça commence bien.  Je vais faire l’appel. »

Les élèves se lèvent chacun à leur tour, rangée après rangée, et se présentent à l’appel du professeur.

Tout se passe bien jusqu’à l’avant-dernière rangée, premier élève.

-       Nom ?

-       Camus.

-       Prénom ?

-       Albert.

Eclat de rire général.

-       On ne plaisante pas, je vais me fâcher.  Prénom ?

-       Monsieur, je m’appelle Albert.

-       Albert Camus ?

Des rires fusent à nouveau, une voix crie « c’est qui déjà, Albert Camus ? » « C’est lui ! » crie une autre voix. « Non, c’est le patron de la salle des Fêtes »’ rigole un autre.

-       Silence !  Monsieur Albert Camus, voulez-vous me montrer votre bulletin d’inscription ?

-        Oui monsieur.

L’élève fouille dans son sac et sort son bulletin. Le prof l’examine et s’exclame :

-  Et ça tombe sur moi ! Un nommé Albert Camus dans la classe d’Albert Lebrun  ! Ils vont pas le croire, à l ‘Académie !…

Un doigt se lève.

-       Monsieur, c’est qui Albert Lebrun ?

-       Et bien donc, c’est moi, mais c’est aussi le nom d’un président de la 4ème République Française, que vous aurez à étudier cette année, ainsi que le prix Nobel de littérature 1958 Albert Camus !  Vous comprenez que ça fait beaucoup !

 

 

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 14:23

 

  Avec cette pièce dont je vous parlais l’autre jour mais qui n’était pas encore à l’affiche, « LE ROMAN D’UN TRADER » inspirée par  l’histoire tragiquement actuelle du jeune trader Jérôme Kerviel.

Dommage c’est à Nice, mais il y a des TGV, non ?  Il y a surtout Lorant DEUTSCH, le magnifique, l’inspiré, le brillantissime;  dirigé par Daniel BENOIN.

L’auteur  nous a, semble-t-il, fait une œuvre magistrale, féroce, belle et dévastatrice comme l’’argent.

Cet auteur serait-il l’alter ego  de mon idole Yasmina REZA, avec ce qu’il faut de brutalité  en plus ?

Ne serait-ce pas là l’EVENEMENT de la rentrée théâtrale ?

 

A côté de ça on remonte l’AVARE à la Comédie Française.  C’est trop !   Ca suffit !  Ils sont tous magnifiques les Harpagon, ils sont tous différents, on applaudit la performance, oui oui, l’un est époustouflant de férocité, l’autre est tout en sinuosités, l’un est vieux, l’autre jeune, bon, c’est bien de jouer l’AVARE mais ils pourraient jouer le même rôle dans une autre pièce, contemporaine celle-là, avec les mots d’aujourd’hui !

Enfin, c’est monté dans le temple de la comédie classique. Et puis Denis Podalydes joue le rôle. On ne peut s’empêcher d’avoir envie de voir.

 

`

Vous avez vu l’affiche de la nouvelle revue du CRAZY HORSE ?   Non, répond la France entière sauf les Parisiens. Encore un événement, ce spectacle signé Philippe DECOUFLÉ, qui dépoussière vigoureusement le genre.

Les filles sont toujours aussi belles je présume, mais elles ne font pas que de la chorégraphie, elles  font des clins d’œil à l’actualité. Crise oblige, l’un des tableaus a pour titre « Crisis, whhat crisis ? » et montre une chouette tradeuse

en  jupe droite, chemisier impeccable et mocassins plats envoyer balader tout ça pour se retrouver progressivement dans la tenue la plus dévergondée…  Il y a toujours eu de l’humour dans les revues de Bernardin,  et DECOUFLÉ embraye avec délices mais respecte les codes. Un jour je vous décrirai ces codes, c’est presque militaire, mais à poil !

La revue s’appelle DESIRS…. il fallait bien suggérer avant de montrer !

 


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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 14:20

 

Celle de de Gaulle d’abord, que tout le monde connaît : à un mec qui criait à son passage « Mort aux cons ! » il réponde « Vaste programme ».   Superbe.

Edgar FAURE n’est pas en reste : à quelqu’un qui le traitait de girouette, il réplique « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent. »  Joli.

Et enfin Chirac nous gratifie de la plus virile : quand on lui rapporte une  certaine critique, il balance « ça m’en touche une sans faire bouger l’autre. »

Edifiant.

On ne citera pas celle de Sarkozy au Salon de l’Agriculture. Tout le monde peut se tromper.

Miss Comédie

 

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 09:04

Bonjour !  Après avoir lu le court-métrage d’aujourd’hui, vous enlèverez toujours vos CD du lecteur avant de vous coucher…

Et la nouvelle vague vous donnera envie de prendre un billet pour  Paris voir un super comédien sur scène.

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 08:56

L’ESPRIT DE MOZART

 

Il est minuit.  Dans le salon de la grande maison, Dolorès laisse tomber son livre et s’étire longuement dans le canapé. Le CD qu’elle avait mis pour accompagner sa lecture vient de s’achever, les dernières notes d’un concerto de Mozart qu’elle ne se lasse pas d’écouter en boucle.  Dehors, le vent secoue les jalousies qu’elle laisse toujours  baissées. 

Elle se lève, va à la fenêtre, cherche à percer l’obscurité profonde de cette nuit de septembre.  Pas d’étoiles.  Le vent est annonciateur d’orage.  Des éclairs commencent à illuminer le ciel mais l’orage est encore loin.

Dolorès  n’enlève pas le CD de son socle mais elle éteint le lecteur.

Elle ramasse son livre, éteint les lumières du salon et monte dans sa chambre en baillant, elle est morte de fatigue.

Pour rien au monde elle ne serait allé à cette soirée où elle aurait pu rencontrer « plein de gens », où sa copine Mercédes voulait absolument la traîner.  Ce soir, non. La journée a été vraiment dure à l’atelier, le théâtre attendait les costumes pour la générale, il fallait  mettre les bouchées double.

Et puis cette maison, où elle vient d’aménager, qui est devenu son palais, qu’elle a achetée sur un coup de foudre.  En plein milieu du quartier Sol, à deux minutes de la Puerta del Sol et du kilometro cero  qui est le point de  départ de toutes les routes d’Espagne, et aussi le point de rencontre de tous les Madrilènes.

Le jardin qui entoure la demeure est mal entretenu et la maison n’est pas non plus dans un état parfait, mais les pièces gardent encore les vestiges d’un passé fastueux.   Dolorès est tombée amoureuse des frises peintes sur les murs, des grands miroirs baroques, des meubles et des tapis que les anciens propriétaires ont laissés là, depuis si longtemps.

Dolorès monte l’escalier et arrive dans sa chambre où le lit monumental surmonté d’un dais   est toujours ouvert.

Elle passe dans le cabinet de toilette vétuste, se déshabille promptement, fait une rapide toilette et saute avec délice dans ce lit  immense où elle a toutes ses aises.  Calée sur les oreillers, elle ouvre le livre commencé au salon et tente de poursuivre sa lecture.  Mais ses yeux se ferment, elle va s’endormir, elle s’endort

 

 

Dolorès dort depuis longtemps, deux heures ? Trois heures ?  Dans son sommeil, le concerto de Mozart  égrène les notes nostalgiques du mouvement lent.  Elle accueille ce rêve avec bonheur, d’abord, et puis lentement émerge du sommeil.  Ce n’est pas un rêve.  La musique est bien réelle, elle résonne entre les murs de la maison, elle vient du salon.

« Je suis sûre d’avoir éteint le lecteur… »

Dolorès saute hors du lit et dévale l’escalier. « Qui a pu entrer pendant mon sommeil ? »

Le salon est plongé dans l’obscurité. La petite lumière verte du lecteur est éclairée et la musique est au maximum, trop forte, mon dieu, trop forte ! 

Elle allume en tremblant  mais le salon est vide. 

 Aucune fenêtre n’a été fracturée, la porte est verrouillée.

Elle se précipite alors sur le lecteur de CD et l’arrête.

Comme une voix qui se tait, la musique s’évanouit.   


Un violent coup de tonnerre la fait sursauter.  Elle croit entendre le vent siffler quelques mots qui la remplissent de terreur  :  « l’esprit de Mozart ».

 

 

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 08:51

UNE STAR DU THÉÂTRE A LA RADIO

 

François CASTANG et son émission A PORTÉE DE MOTS sur France Musique à midi, a DISPARU !

Il est remplacé par Christian NEVE qui présente PARTAGE DE MIDE (une trouvaille) qui est exactement la même émission, avec un invité célèbre qui fait sa programmation.

On ne discutera pas sur les mérites de l’un et de l’autre.

Aujourd’hui, ce monsieur recevait (pour mon plus grand plaisir) mon ami Jean-Luc MOREAU.


  Ce mec-là est un courant d’air.  Il a mis en scène deux pièces actuellemùent à l’affiche à Paris, il joue un rôle dans l’une d’elles, il doit faire quelques synchros, et il trouve le temps de s’installer devant un micro pendant une heure.

Jean-Luc a les idées claires mais il cherche trop le mot juste, ce qui donne à ses commentaires un petit côté bafouille, pour moi très touchant mais finalement on comprend ce qu’il veut dire.

Il est le plus parfait type du signe des Gémeaux : partagé entre le jeu et la mise en scène, il mène les deux avec une aisance étonnante.

Il joue donc au théâtre de l’Oeuvre « L’ILLUSION CONJUGALE », une pièce à deux personnages d’Eric ASSOUS, son auteur chouchou.  Une histoire d’adultère, évidemment.  ASSOUS est intarissable sur le sujet.

L’autre pièce, celle qu’il met en scène au théâtre St-Georges, est aussi d’Eric Assous et s’appelle « LES HOMMES PREFERENT MENTIR », qui raconte probablement la même chose mais avec plusieurs personnages.

Tout ça doit être rondement mené, comme Jean-Luc sait le faire, mais j’irai voir la première car je l’adore en tant qu’acteur, il est prodigieux !

 

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 08:49

 

...  C’est celle que vous auriez dû lire mercredi mais… l’homme qui

courait après son chien nous a menés trop loin… plus de place.

Donc, cette phrase, elle est de Valéry Giscard d’Estaing (tiens, pourquoi ?) et  frappe par son bon sens.

« Il n’y aurait pas tant de malaise s’il n’y avait autant d’amateurs de malaise. »

 

Si on met un « s » à malaise, ça change tout ! 

A lundi mes amis, une nouvelle page d’histoires. (Là, si on enlève le « s », ça devient très prétentieux !  Bye bye.

Miss Comédie

 

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 08:41

Bonjour !  Aujourd’hui le « COURT » est un peu long, mais c’est une longue poursuite, très imagée, il faut bien suivre le trajet de l’homme qui cherche son chien. Mais vouss n'aurez pas la "petite phrase", j'ai dépassé mon quota d'espace.

Et voilà,  l’automne est arrivé. La saison souveraine, toute en ors et en douceurs, les feuilles tombent, la nature s’assoupit un peu mais la création reprend du poil de la bête, c’est drôle, non ?



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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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