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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 08:56

L’ESPRIT DE MOZART

 

Il est minuit.  Dans le salon de la grande maison, Dolorès laisse tomber son livre et s’étire longuement dans le canapé. Le CD qu’elle avait mis pour accompagner sa lecture vient de s’achever, les dernières notes d’un concerto de Mozart qu’elle ne se lasse pas d’écouter en boucle.  Dehors, le vent secoue les jalousies qu’elle laisse toujours  baissées. 

Elle se lève, va à la fenêtre, cherche à percer l’obscurité profonde de cette nuit de septembre.  Pas d’étoiles.  Le vent est annonciateur d’orage.  Des éclairs commencent à illuminer le ciel mais l’orage est encore loin.

Dolorès  n’enlève pas le CD de son socle mais elle éteint le lecteur.

Elle ramasse son livre, éteint les lumières du salon et monte dans sa chambre en baillant, elle est morte de fatigue.

Pour rien au monde elle ne serait allé à cette soirée où elle aurait pu rencontrer « plein de gens », où sa copine Mercédes voulait absolument la traîner.  Ce soir, non. La journée a été vraiment dure à l’atelier, le théâtre attendait les costumes pour la générale, il fallait  mettre les bouchées double.

Et puis cette maison, où elle vient d’aménager, qui est devenu son palais, qu’elle a achetée sur un coup de foudre.  En plein milieu du quartier Sol, à deux minutes de la Puerta del Sol et du kilometro cero  qui est le point de  départ de toutes les routes d’Espagne, et aussi le point de rencontre de tous les Madrilènes.

Le jardin qui entoure la demeure est mal entretenu et la maison n’est pas non plus dans un état parfait, mais les pièces gardent encore les vestiges d’un passé fastueux.   Dolorès est tombée amoureuse des frises peintes sur les murs, des grands miroirs baroques, des meubles et des tapis que les anciens propriétaires ont laissés là, depuis si longtemps.

Dolorès monte l’escalier et arrive dans sa chambre où le lit monumental surmonté d’un dais   est toujours ouvert.

Elle passe dans le cabinet de toilette vétuste, se déshabille promptement, fait une rapide toilette et saute avec délice dans ce lit  immense où elle a toutes ses aises.  Calée sur les oreillers, elle ouvre le livre commencé au salon et tente de poursuivre sa lecture.  Mais ses yeux se ferment, elle va s’endormir, elle s’endort

 

 

Dolorès dort depuis longtemps, deux heures ? Trois heures ?  Dans son sommeil, le concerto de Mozart  égrène les notes nostalgiques du mouvement lent.  Elle accueille ce rêve avec bonheur, d’abord, et puis lentement émerge du sommeil.  Ce n’est pas un rêve.  La musique est bien réelle, elle résonne entre les murs de la maison, elle vient du salon.

« Je suis sûre d’avoir éteint le lecteur… »

Dolorès saute hors du lit et dévale l’escalier. « Qui a pu entrer pendant mon sommeil ? »

Le salon est plongé dans l’obscurité. La petite lumière verte du lecteur est éclairée et la musique est au maximum, trop forte, mon dieu, trop forte ! 

Elle allume en tremblant  mais le salon est vide. 

 Aucune fenêtre n’a été fracturée, la porte est verrouillée.

Elle se précipite alors sur le lecteur de CD et l’arrête.

Comme une voix qui se tait, la musique s’évanouit.   


Un violent coup de tonnerre la fait sursauter.  Elle croit entendre le vent siffler quelques mots qui la remplissent de terreur  :  « l’esprit de Mozart ».

 

 

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 08:51

UNE STAR DU THÉÂTRE A LA RADIO

 

François CASTANG et son émission A PORTÉE DE MOTS sur France Musique à midi, a DISPARU !

Il est remplacé par Christian NEVE qui présente PARTAGE DE MIDE (une trouvaille) qui est exactement la même émission, avec un invité célèbre qui fait sa programmation.

On ne discutera pas sur les mérites de l’un et de l’autre.

Aujourd’hui, ce monsieur recevait (pour mon plus grand plaisir) mon ami Jean-Luc MOREAU.


  Ce mec-là est un courant d’air.  Il a mis en scène deux pièces actuellemùent à l’affiche à Paris, il joue un rôle dans l’une d’elles, il doit faire quelques synchros, et il trouve le temps de s’installer devant un micro pendant une heure.

Jean-Luc a les idées claires mais il cherche trop le mot juste, ce qui donne à ses commentaires un petit côté bafouille, pour moi très touchant mais finalement on comprend ce qu’il veut dire.

Il est le plus parfait type du signe des Gémeaux : partagé entre le jeu et la mise en scène, il mène les deux avec une aisance étonnante.

Il joue donc au théâtre de l’Oeuvre « L’ILLUSION CONJUGALE », une pièce à deux personnages d’Eric ASSOUS, son auteur chouchou.  Une histoire d’adultère, évidemment.  ASSOUS est intarissable sur le sujet.

L’autre pièce, celle qu’il met en scène au théâtre St-Georges, est aussi d’Eric Assous et s’appelle « LES HOMMES PREFERENT MENTIR », qui raconte probablement la même chose mais avec plusieurs personnages.

Tout ça doit être rondement mené, comme Jean-Luc sait le faire, mais j’irai voir la première car je l’adore en tant qu’acteur, il est prodigieux !

 

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 08:49

 

...  C’est celle que vous auriez dû lire mercredi mais… l’homme qui

courait après son chien nous a menés trop loin… plus de place.

Donc, cette phrase, elle est de Valéry Giscard d’Estaing (tiens, pourquoi ?) et  frappe par son bon sens.

« Il n’y aurait pas tant de malaise s’il n’y avait autant d’amateurs de malaise. »

 

Si on met un « s » à malaise, ça change tout ! 

A lundi mes amis, une nouvelle page d’histoires. (Là, si on enlève le « s », ça devient très prétentieux !  Bye bye.

Miss Comédie

 

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 08:41

Bonjour !  Aujourd’hui le « COURT » est un peu long, mais c’est une longue poursuite, très imagée, il faut bien suivre le trajet de l’homme qui cherche son chien. Mais vouss n'aurez pas la "petite phrase", j'ai dépassé mon quota d'espace.

Et voilà,  l’automne est arrivé. La saison souveraine, toute en ors et en douceurs, les feuilles tombent, la nature s’assoupit un peu mais la création reprend du poil de la bête, c’est drôle, non ?



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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 08:39

L’HOMME ET SON CHIEN

 

C’est l’histoire d’un homme qui a perdu son chien.  Cet homme qui adorait son chien, part à sa recherche dans les rues de New-York. 

 

Il marche dans un froid terrible, grelottantdans son petit manteau. Il sait qu'il n'a pas beaucoup de chances d'apercevoir son chien dans la foule qui arpente les trottoirs, il se dit que s'il y avait une justice, ce serait son chien qui partirait à sa recherche, mais non, il se trouve que les rôles sont renversés et tout en marchant il se demande pourquoi son chien l'a quitté. Il cherche à se souvenir, mais qu'ai-je donc fait, quelle maladresse, quel mauvais traitement,  à ce petit animal qui n'était que douceur, fidélité et bonté. Pourquoi es-tu parti ? murmure-t-il, les larmes aux yeux.  Son chien était sa seule possession, son unique compagnon de solitude.  

Dans sa longue marche, il rencontre des chiens, certains accompagnant leur maître, d'autres lâchés en liberté, les narines frémissantes, peut-être en quête de nourriture, ils ne lui prêtent aucune attention.

Plus tard il est assis derrière la vitre d'un snack-bar, il mange un hot-dog. Il regarde dans la rue et il voit encore passer toutes sortes de chiens. La plupart sont grands, massifs, beaucoup plus impresionnants que son chien à lui, qui est frêle et craintif.  Il est pris de terreur à la pensée qu'un de ces molosses puisse s'attaquer à son petit chien.

Il reprend sa route et traverse des quartiers entiers, bientôt le jour baisse et le froid devient intense, il est maintenant très loin de chez lui.  La fatigue s'abat sur lui en même temps que le froid et il est pris de panique.  Quel fou je suis pense-t-il, je suis perdu.  Où suis-je ?  Il  distingue l'entrée d'une bouche de métro et s'y engouffre, reprend le chemin de chez lui, il lui faut changer plusieurs fois, les gens le regardent curieusement, il se demande pourquoi.

Enfin il arrive dans son quartier, dans sa rue. Il fait nuit noire. Il est affamé, transi, désespéré de n'avoir pas retrouvé son chien. Il n'aspire plus qu'à rentrer chez lui, se verser un verre de bourbon, se coucher et dormir. Ce sera sa première nuit sans son chien, absolument seul.

Il relève le col de son manteau et s'apprête à faire les cent dernièrs mètres entre le métro et la porte de son immeuble.

Soudain, il le voit.

Le chien court d'une foulée légère, droit devant lui, son poil  blanc étincelant par instant, lorsqu'il passe sous un réverbère. 

L'homme dévie sa trajectoire, file derrière l'animal qui ne l'a pas vu.  Où va-tu ?  Il s'empêche de siffler, il veut voir ce que poursuit son chien, quelle proie inaccessible, quel idéal de vie de chien, quel maître plus intelligent.

Le chien poursuit sa route d'une allure régulière. Il ne s'arrête ni pour flairer une trace, ni pour lever la patte, ni pour chercher son chemin. 

C'est lui, c'est bien lui, son collier de cuir rouge autour du cou, ses deux taches noires, l'une  en forme de béret sur la moitié du crâne et une oreille,  l'autre en forme de chaussette sur sa patte gauche.   L'homme doit courir pour garder la distance, mais il ne sent plus la fatigue, ni le froid.

Le chien ralentit enfin, et le voilà qui s'arrête devant la porte d'un hôtel. 

Cet hôtel, l'homme le connaît bien, il n'est pas à plus de cinq cents mètres de chez lui, il y a quelquefois rencontré des prostituées, et ces soirs-là il laissait son chien seul à la maison, la mort dans l'âme. Il savait que jusqu'à son retour le chien pleurerait, couché sur le seuil de la porte.

L'homme s'est arrêté lui aussi, et regarde. C'est un petit hôtel très modeste, la porte est fermée la nuit, on distingue les lettres lumineuses de l'enseigne  "Hôtel Bijou".

Le chien, assis sur ses pattes de derrière, pousse un léger aboiement, puis un second, puis un troisième, pas plus.

La porte de l'hôtel s'entrouvre, on aperçoit un  fond de lumière.  Le chien s'élance à l'intérieur.  La porte se referme.

Lentement, l'homme rentre chez lui. Il sait qu'il ne reverra jamais son chien.

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 08:29

ON SE FAIT UNE TOILE ?

 On dit que cette rentrée est marquée par le retour en grâce des

films français dans les salles.

Bien sûr,  il y a « UNGLORIOUS BASTARDS », qui fait le carton. On ne battra jamais les productions américaines.

Mais à côté, il y a des petits longs métrages qui plaisent bien, et d’abord ce « NEUILLY TA MERE » dont je déteste le titre, mais qui ne désemplit pas depuis cet été.  Une surprise.

 Et puis « LE COACH », et puis « NON tu N’IRAS PAS DANSER »… mais enfin, tout ça ne remplira pas les cinémathèques de l’an 2050 .

 

   ON CHOISIT SA PIECE ?

 

On ne sait pas encore très bien  où sont les futurs succès de la saison parmi les pièces qui démarrent.  Quelques stars, quelques textes prometteurs.

Moi  à  votre place, j’essaierais le théâtre du Ranelagh.    Nicolas VAUDE, que j’adore,  reprend le rôle du NEVEU DE RAMEAU, pièce souvent brillamment montée et jouée, c’est un nouveau défi pour cette conversation philosophique ponctuée par le clavecin d’Olivier Beaumont.

Mais pour le fun, n’oubliez pas   cette fantaisie débridée où les acteurs mouillent vraiment leur chemise pour nous faire tordre de rire, PIECE DETACHÉE de Thierry BUENAFUENTE,  à la Gaîté Montparnasse.

 

 

ON  BOUQUINE  ?

 

Alors en 1984  il avait 58 ans et elle, tout juste  23 !!!  Vous me direz 58 ans c’est pas vieux de nos jours, mais enfin regardons la photo, il est déjà chauve.  On ne peut pas lui attribuer le charme du chef d’Etat subjuguant la midinette, ça ne pouvait pas jouer sur elle, princesse de Galles.  Non, alors quoi ?  On sous estime parfois le mystère de l’attraction sexuelle de certains êtres humains.

Il y avait peut-être de ça. 

Et puis, en tant qu’Anglaise, elle ne pouvait déceler l’extrême pédantisme de l’élocution giscardienne, qui rendait grotesque chacune de ses allocutions  à la télé, cette façon d’arrondir sa bouche en cul de poule qui moi, me faisait hoqueter de rire.

Cela dit, il a peut-être inventé tout ça ?  Ce serait très fort !  Un tel mépris du qu’en dira-t-on !    Car il a encore un rôle public à jouer, le bonhomme, il va rencontrer du monde, qui va se marrer sous le manteau, et puis sa famille… non, c’est gonflé.

La valeur littéraire de sa prose, tout le monde s’en tape mais savoir si ce qu’il raconte s’est réellement passé, ça c’est truculent.

Chirac va en verdir de jalousie, lui qui fait le beau devant les minettes (voir une certaine video)…

Bref,  Giscard il mise gros mais c’est le jackpot assuré.  Tout le monde va lire LA PRINCESSE ET LE PRESIDENT.  Un titre qui joue franc jeu.

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 08:24

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 20:24

Bonjour !   Me revoilà avec un nouveau blog, le même mais en mieux.  J’ai décidé de vous délivrer d’une longue pièce  découpée qui demandait une  lecture quotidienne pour suivre l’action scène après scène.   En plus, mes COURTS MÉTRAGES de cet été ont eu un succès inattendu, beaucoup d’entre vous m’ont demandé de les continuer… donc je continue !

Vous aurez donc toujours  une scène par jour,  chaque fois différente, rigolote ou nostalgique,  un dialogue ou un récit, et je les écrirai spécialement pour vous. 

On commence par une scène glamour avec une chute très morale…  Installez-vous.


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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 20:20
 

L’AMOUR CONJUGAL

 

L’ intérieur d’un café parisien.  Au fond de la salle, sur la banquette, une jeune femme lit un journal en buvant un café.  Elle est d’une beauté étrange, un peu slave, avec des yeux étirés aux paupières lourdes et de hautes pommettes pâles.  Ses cheveux d’un blond cendré, raides, sont tirés en arrière et attachés par un ruban.  Elle ne prête pas attention aux mouvements de la salle, au va-et-vient du serveur, aux clients assis autour d’elle.

Un homme vient s’asseoir sur la banquette, à la table voisine. Lui aussi a un journal à la main et commence à le déplier, tout en guettant le serveur pour lui commander un café et un cognac.

Il est grand et mince, brun aux tempes grisonnantes, son maintien révèle une aisance et une autorité d’homme du monde. Il porte une veste à chevrons sur une chemine blanche au col ouvert.

Ces deux personnages sont absorbés chacun dans leur lecture et sirotent leur café sans se presser, en gardant les yeux fixés sur leur journal.

Au bout de quelques minutes, l’homme dans son geste pour passer à la page suivante, bataille avec le grand format qui refuse de se plier, tente de discipliner les feuillets qui s’obstinent à lui échapper des mains, et dont l’un se détache pour faire un vol plané jusqu’à la table voisine où il atterrit sur la tasse de café.

Consternation, balbutiements, congratulations.   Chacun affiche la plus parfaite civilité, lui se confondant en excuses, elle affichant le plus gracieux des sourires.

LUI

Garçon, un autre café, s’il vous plait !

ELLE

Mais non, voyons, j’avais fini !

LUI

Et bien vous en boirez un deuxième et je vous accompagnerai, si vous le permettez !

Elle ne répond pas à cette invite mais baisse les yeux et re plie son journal.

LUI

Ah, vous lisez le Figaro Littéraire ? C’est drôle, je lisais le Monde Littéraire…

ELLE

Et oui, nous sommes jeudi…

Il se rassied à sa table et se débarrasse de son journal récalcitrant en le posant sur la table à côté.

Il la regarde.  Elle le sent, lève les yeux et lui sourit.

LUI

Vous êtes adorable.

Elle éclate de rire. Elle murmure « à ce point-là ? » et il rit à son tour.

Le client assis à la table contre la vitrine, près de la porte, et qui a assisté à la scène, ne les quitte plus des yeux.  Il voit deux étrangers soudain rapprochés par un incident infime se lancer dans une manœuvre de séduction qui le fascine.  Il n’a pas besoin d’entendre ce qu’ils se disent, il comprend qu’il la drague et qu’elle se laisse draguer. Les regards, les sourires, et maintenant leurs mains qui s’enlacent. Le client est ému à la pensée qu’il pourrait, lui aussi, vivre un instant pareil, il suffit de le vouloir, non ? Les jolies femmes ne manquent pas dans les cafés.  Le coup du journal, c’est un jeu d’enfant.

L’homme et la femme se lèvent, ils vont partir ensemble. Ils passent devant lui et il tend l’oreille.

ELLE

Et en partant ce matin, je parie que tu as laissé la fenêtre de la chambre des enfants ouverte ?

LUI

Raté, mon chéri. J’ai même acheté du pain pour ce soir.

 

 

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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 20:17

TOUT DE SUITE, UNE PIECE À VOIR

 

C’est à Paris,  rue de la Gaîté,  une rue où tous les plaisirs sont sur le trottoir, toutes les bouffes du monde entier, du chic, du grunge, du chinetok, du grec, du breton, pour manger dehors ou dedans après le spectacle.

Car du spectacle, vous en avez, rue de la Gaîté, et entre autres, la PIECE DÉTACHÉE de Thierry BUENAFUENTE, qui fait se gondoler les fauteuils du théâtre de la Gaîté-Montparnasse.

Ils sont cinq, quatre garçons et une fille (et quelle fille ! une nature !) qui mènent un train d’enfer sans vous laisser le temps de respirer entre deux rires.

La pièce que vous croyez voir est en fait, une répétition que vient chambouler le metteur en scène (THIERRY BUENAFUENTE) qui trouve que ça ne va pas du tout, mais alors pas du tout.   Il intervertit les rôles, tout le monde râle, on reprend les scènes, tout foire, chacun fait sa crise, il ne sait plus où donner de la tête…. et en plus on attend un sixième acteur qui n’arrive jamais.  C’est du Marx Brothers  avec la tchatche  d’aujourd’hui.

Ecrite et mise en scène par un Lyonnais du sérail, (il dirige le café-théâtre phare de la ville « Le NOMBRIL DU MONDE »)  la pièce a déjà fait le bonheur des Lyonnais avec la même distribution  avant de monter à Paris où elle s’est jouée tout l’été et continue jusqu’au 31 décembre.   Si vous avez du souffle, « PIECE DÉTACHÉE » est pour vous, et si vous n’en avez pas, vous aurez mal au bide, je vous jure !

 

 

 

 

BIENTOT,  UN FILM     A   NE PAS  RATER

 

Un film est en train de se tourner à Paris qui éveille ma gourmandise.

Il s’agit de la version ciné de « L’HOMME QUI VOULAIT VIVRE SA VIE » de Douglas KENNEDY.

Les deux héros sont joués par Catherine DENEUVE et Romain DURIS.

Le réalisateur est Eric LARTIGAU.  Il a eu la chance de plaire au producteur associé de Luc BESSON, Pierre-Ange LE POGAM.

Avant il avait fait « Donne-moi ta main », un joli film avec Charlotte GAINSBOURG et Alain CHABAT.

S’il se loupe pasil tient le carton.  Tout le monde en France adore Douglas KENNEDY.  Les deux acteurs sont des top.  Alors…

 

 

 

UNE CHANSON    A RÉÉCOUTER 

J’ai entendu par hasard sur France Musique une chanson que l’on ne diffuse pas souvent, que je n’avais pas entendue depuis des années.

Un choc.  Cette chanson, écrite par Léo FERRÉ, est un petit chef-d’œuvre, un Simenon, un film noir à elle toute seule.

En trois minutes et demi se déroule un drame simple qui donne la chair de poule.  C’est ça, Simenon.  Une écriture simple qui donne la chair de poule.

Ah, oui, quelle chanson ?  « MONSIEUR  WILLIAMS ».  Je vais essayer de vous la passer par Deezer mais c’est pas sûr qu’ils l’aient en catalogue.  Une vieille chanson… pas au top 50…

 

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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