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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 10:42

LES  DEUX  VIOLONS

 

Ce soir encore il fit un triomphe.  Son violon flottait  dans ses mains et l’archet s’envolait, tirant des sons archangéliques de l’instrument.

L’après-concert avait traîné  en longueur.   Les gens n’en finissaient plus de frapper à la porte de sa loge, à la fin la porte resta ouverte et ils venaient lui rendre hommage, le public, le chef et les musiciens de l’orchestre,

 ses élèves admiratifs, quelques belles actrices mélomanes.

Ce fut une belle soirée, oui il le sentait, il avait été inspiré, il y a des soirs comme ça    où la musique s’empare de votre corps tout entier et c’est ensuite si facile de la restituer aux autres, de déverser ce trop-plein de sons parfaitement agencés.

Il dit à son chauffeur de rentrer, il avait envie de marcher. La nuit était douce et  du Studio des Champs-Elysées il n’avait que l’avenue Marceau à remonter pour se retrouver dans sa petite rue tranquille.

Il était plein d’un épuisement bienfaisant, son esprit apaisé menait l’équipage de ses membres las.   Il marcha d’abord d’un pas rapide,  finissant d’écouler l’énergie accumulée pour le concert.  Peu à peu son allure prit un rythme plus lent. A chaque pas il laissait derrière lui le bruit, l’effort, la parade, le factice  de cette journée.  Il prit une longue inspiration et se sentit plus léger et aussi plus seul.  Les parures dont la société vous affuble  sont les rubans et les clochettes accrochées aux sapins de Noël.  Une illusion de gloire.

Je suis un sapin de Noël, pensa-t-il.  Mais alors   que faire de son talent ?

Il entendit un son diffus émerger de la nuit.   Trop loin pour être identifié. Des notes de musique.   Le son, intermittent, étouffé par  le passage d’une voiture, devient peu à peu perceptible.  C’est du violon.

L’artiste s’arrête, cherchant à localiser cette musique solitaire, il oriente ses pas dans sa direction.

L’homme est assis  sur le trottoir à l’entrée  d’une petite rue fréquentée par  les habitués d’un bar d’hôtel.

Il joue les yeux fermés une danse hongroise de Liszt. Personne ne l’écoute.

L’artiste s’approche et regarde le visage du musicien, une expression de profond bien-être.  Devant lui il y a une soucoupe avec quelques pièces.

Comment quantifier mon bonheur de jouer par rapport au  sien ?  C’est le même !  Le même bonheur.  Et moi j’ai droit aux bravos, aux articles de presse, et lui à une pièce jaune.  Moi je suis lié par contrat, mon emploi du temps est bouclé. Lui est libre d’aller jouer sur le  quai de la Tournelle, par beau temps, pour donner du bonheur aux amoureux fauchés.

L’artiste lança une pièce dans la soucoupe, le violoniste n’ouvrit pas les yeux.

Puis il tourna les talons.

Le lendemain, les premiers voyageurs de la ligne 1 qui s’engouffrèrent dans la station George V entendirent résonner dans les couloirs une musique divine.  Assis sur un pliant Hermès, un homme en manteau de cachemire jouait du violon, les yeux fermés. Devant lui, une soucoupe  avec quelques pièces jaunes.

Dans le hall du studio des Champs-Elysées, les affiches de son concert étaient barrées d’un panneau transversal « ANNULATION  POUR RAISON DE SANTE ».

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 10:32

   

BRIGITTE  BARDT  chez Olivier BELLAMY :

sa voix est plus rauque, plus basse, une voix de fumeuse (est-ce qu’elle fume ?) mais toujours, toujours, ces intonations uniques, inimitables, d’adolescente sale gosse qui nous cueillent à chaque phrase.

Toujours frondeuse, rebelle contre la société, susceptible à mort, et ferme sur ses positions : elle a choisi son camp, celui des bêtes contre celui des hommes.

Elle était une chatte, une belle chatte aux griffes acérées, à la démarche souple et dansante, son pelage était roux, peut-être une chatte siamoise ?

Et elle a dû souffrir de la cruauté d’un maître, ou d’une maîtresse.

Dans ses choix musicaux, elle est totalement primaire et n’en a aucun complexe.  Olivier Bellamy, attendri, la suivait dans ses commentaires enfantins sur Mozart, Bach et Schubert.  Pas de hardiesse dans son programme, oh non.   Toujours les mouvements lents, et les morceaux les plus rabachés (par Radio Classique ) mais les plus beaux, bien sûr.

Elle les trouve « extraordinaires, fantastiques, sublimes ou graves, profonds. Tout le monde est d’accord.

Mais elle est ELLE-MEME.  Elle ne cherche pas à épater par sa culture ou sa sensibilité.  Elle est comme elle est, elle n’y peut rien changer. On l’aime pour ça.  Quelle fraîcheur d’esprit !  Quelle cohérence !  Et surtout, quelle santé, après sa destruction lente par la foule, les photographes, sa traque inlassable qui la faisait vivre fenêtres fermées, volets clos, partout où elle allait ! 

Brigitte est une survivante, meurtrie à jamais par la gloire. Elle se cache derrière les animaux qu'elle protège.

Son expo à Boulogne nous la restitue intacte, sous toutes ses formes et quelles formes ! on la regrette, elle n’est pas remplacée.

 

 

    QUENTIN TARENTINO nous fait, film après film, des chefs d’œuvre d’humour et de violence.  Est-ce que l’humour fait passer la pilule de la violence ?  Oh, dans son INGLORIOUS BASTARDS, j’ai dû fermer les yeux souvent, mais il restait les borborygmes, les coups, les cris.  Pourtant, il reste l’impression d’une vaste dérision, une page d’histoire dédramatisée comme l’avait fait Charlie Chaplin avec LE DICTATEUR.  On aime  voir Hitler, Goebbels et tout l’aréopage des officiers nazis pris aux piège dans l’incendie d’un cinéma. Tout ça est très jubilatoire.

Mais il y a deux cerises sur le gâteau :  l’immense Brad PITT  en officier US, rappelle Marlon Brando dans Le Parrain.  Et l’officier allemand, joué par Christoph WALTZ,  qui fut récompensé à Cannes pour ce rôle repoussant et gratifiant à la fois.

Et la petite Mélanie LAURENT ? Je me demande comment elle a fait pour décrocher ce rôle. Toutes les jeunes actrices françaises doivent se poser la même question.

 

 

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 10:28

 

.....  l’Année du Tigre, lundi 5 octobre 1998 :

« La procédure de destitution de Clinton est en cours.  Cette fois, plus personne ne rit. »

Philippe SOLLERS

C’est vrai que tout le monde s’en donnait à coeur joie pour se moquer des fredaines de ce pauvre Bill.  Et pourtant, même après ses aveux, ses excuses et son procès, il a quand même été  destitué.  C’est insensé cette histoire.

D’autres se sont suicidés pour moins que ça.

A bientôt, très chers.

Miss Comédie

 

 

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:16

Bonjour !   Mon court-métrage, si je vous dis que c’est une histoire vécue, vous ne me croirez pas, et pourtant…   Gardons le mystère.

Pas de mystère ensuite, ces deux endrois secrets n’ont de secret que pour les non-initiés, ils existent bel et bien dans notre capitale et valent bien un détour… quoique pour le premier, il vaut mieux être accompagné.

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:12

UN DINER CHEZ  DALI

 

Un jeune  garçon vêtu de noir accueille Jean et Gloria et les dirige vers une allée blanche bordée de grenadiers.

Il y a beaucoup d’invités dans l’immense patio  à peine éclairé par des coupoles lumineuses et ouvert sur le ciel violet où s’allument déjà quelques étoiles.  

Tout de suite, Gloria perd la trace de Jean.    Happé par un groupe aux allures étranges, il ne s’intéresse plus à elle.  Des rires fusent dans l’ombre.  La galerie  entourant  le patio est peuplée de créatures de sexe indéterminé, arborant des tenues insensées.

Elle est en robe de percale blanche, chaussée de ballerines, personne ne remarque sa présence, elle est  transparente.

Un plateau chargé de coupes de champagne passe, Gloria en prend une et la vide instantanément.

Autour d’elle personne ne parle Français.  Elle ne comprend pas l’Espagnol.

 

Plus tard :  une longue table de bois chargée de plats froids et chauds, de vaisselle en terre cuite.  Deux énormes chandeliers en fer éclairent faiblement les convives, une dizaine d’hommes et de femmes placés au hasard.  Gloria se retrouve assise entre deux précieux en chemise de soie blanche qui lui jettent un bref coup d’oeil puis lui tournent le dos. 

Jean est face à elle, en discussion animée avec un homme aux cheveux noirs laqués.  

En bout de table,  ce personnage au turban c’est lui, Dali, en veste chamarrée,  moustaches dressées comme des bois de cerf.  Son regard foudroyant parcourt  l’assemblée, cherchant sa prochaine cible.

Chacun aura droit à son apostrophe, plus ou moins incisive, à laquelle il faudra répondre par un éclat de rire.

 Gloria cherche des yeux Gala.  Elle n’est pas là.

A l’instant où Dali fixe les yeux sur elle, Jean devance l’appel.

-  Amiga mia, dit-il seulement.

Dali lance sa flèche :

- Si c’est une fille, elle est d’une platitude sidérrrrale  mais... mais !... Si c’est un garçon elle est d’une beauté astrrrale !

 Toute la table éclate  de rire et tous les regards se portent sur l’absence de poitrine de Gloria.

 

Le diner s’éternise.  Les plats se succédent, les conversations deviennent assourdissantes,  avinées. Gloria surprend soudain  Dali dans un état de retirement troublant.  Ses yeux fixent  le vide avec une expression somnambulique. Il était absent, planant au-dessus d’eux dans une extase totalement égoïste. Elle eut alors  l’envie de partager sa solitude.

Mais cette  fuite ne dura qu’un instant. Il reprit possession de lui-même, il redevint tour à tour  provocateur, sybillin, théâtral.  Son regard ne croisa plus jamais celui de Gloria.

 

 

Maintenant elle  marche le long des couloirs, elle gravit des marches, elle  s’égare . Elle traverse des salons blancs et vides, sans un seul meuble.

Gloria cherche Dali. Elle a oublié Jean, elle ne cherche  pas Jean, elle cherche  Dali.

Elle entre dans une pièce vide en forme  d’oeuf, et soudain rencontre le regard de Gala fixé sur elle.  Un regard effrayant, magnétique.   La photo  est fixée au plafond et se balance, cadrant  les yeux noirs et rien d’autre. Pétrifiée, Gloria soutient ce regard car il est le seul, ce soir, à s’intéresser à elle.

Mais très vite, elle tourna le dos à Gala car il est tard, il faut trouver Dali et lui parler, l’approcher, subir encore une fois son regard. 

Gloria arpenta couloirs et galeries jusqu’au lever du  jour sans jamais rencontrer le Maître.

On la retrouva au petit matin, endormie   sur un banc de pierre de la Voie Lactée, l’allée blanche bordée de grenadiers.  La maison  de Port-Lligat était plongée dans le silence. Le jardinier  appela un taxi.

 

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:08

*  LE BARON,  avenue Marceau, c’est un endroit de perdition.  Il attire tout ceux qui aiment  jouer avec le feu.  C’est  devant sa porte que Beigbeder s’est fait choper  en train de sniffer de la coke (aussi, quelle idée, lui dira le flic.)

  Cet endroit  branché entre tous, qui a détrôné et ringardisé Régine, va fêter le 14 octobre ses cinq ans d’existence.  Ca va être la fiesta. Les habitués (Mick Jagger, Kate Moss…) seront là.

  Je parie qu’il y aura ce soir-là une ronde  spéciale autour du quartier.

  L’initiateur de ce lieu de plaisir fut Sébastien Tellier qui jouait du piano

  entouré de quelques fêtards.  Maintenant c’est un top DJ qui mène tout

  ce beau monde : Greg Boust.  Il va pour l’occasion sortir un album que

  tous les bars du monde vont s’arracher et mettre en fond sonore.

LE BARON, je n’y ai jamais mis les pieds mais mon compagnon m’a dit qu’il avait vu là les plus belles créatures du monde, mais pas des pouffes, des super classe, et qu’il était vite parti « avant qu’il ne soit trop tard »…

 

 

*  Dans le quartier de l’Odéon, où j’ai vécu  une partie de ma vie, il y a une rue

  pleine de charme et que personne ne connaît.  Dites à n’importe qui «j’habite RUE  FEROU», il  dira ah oui en regardant ailleurs.

Je ne sais pas si je devrais la cafter au grand public mais je ne pense pas avoir une audience très grand public, alors je ne résiste pas au plaisir d’en parler.

On y  arrive de la rue Servandoni  par la minuscule rue Canivet, qui abrite quand même l’hôtel de Breteuil édifié en 1730.  La rue Férou a été percée au XVIème siècle sur le clos Férou, un espace vert appartenant à un monsieur Férou, habitant du quartier.  Quand  on remonte la rue de Vaugirard vers la rue

Monsieur-le-Prince, à la hauteur du Sénat, on risque de ne pas voir la rue Férou, sur sa gauche, tant l’artère est étroite et sombre.   Et on risque de louper, au n°6,  ce ravissant hôtel construit par l’un des architectes de l’Odéon pour une  jeune comédienne protégée de Talleyrand en 1765.

La rue serpente vers la place St-Sulpice, toute de guingois, et l’on devine que derrière ces façades  austères se cachent des histoires que l’on aimerait s’entendre raconter, celle de madame de Lafayette, qui habita le n°8, par exemple.  Qui occupe son hôtel aujourd’hui ?  Les Editions BELIN.  Et depuis quand ?  Depuis 1777 !  Encore en activité aujourd’hui, cette maison détient un autre record, celui d’avoir eu le plus fort tirage de la littérature française :

celui du Tour du Monde de Deux Enfants.

 

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:06

« Je  suis parti de rien pour arriver nulle part. »

Groucho MARX

 

Grand philosophe, il avait l’immense qualité de ne pas se prendre au sérieux.

Sa correspondance est inénarrable, on l’a vu au Festival de la Correspondance à Grignan l’an passé, dans une lecture de Jean-Pierre Marielle  mise en espace par Patrice Leconte.

Bon week-end d’été indien,

Miss comédie

 

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 09:35

Bonjour !  Un court-métrage en costumes, dans le décor de cet édifice dont seul le jardin est fréquenté par les flâneurs, les joggers et les étudiants,   ça fait pas de mal !

La scène est véridique, la brouille aussi, et ça nous rappelle que tout n’est pas rose dans la vie des princes d’hier et d’aujourd’hui.

Et toujours cet été indien…. Quel bonheur.

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 08:52

    LE PALAIS DU LUXEMBOURG

 

Dans l’un des salons privés de son palais tout neuf, Marie de Médicis est en conversation avec son confident et ami, Concino Concini.

Concini se plaint à la Régente :

-       Madame, votre fils dépasse les bornes.

-        Qu’a-t-il fait encore ?

-         Il joue du clavecin en compagnie d’une troupe de baladins, dans le salon de musique contigu aux appartements de Galigaï, aux heures où celle-ci désire prendre du repos.

-       Mais enfin, Concini, vous êtes capable de lui faire savoir qu’il doit se tenir tranquille !

-       -  Nous l’avons tancé plusieurs fois et Monseigneur nous fait toujours la même réponse !

-       Quelle réponse, Concini ?

-       Il répond que Paris est assez grand pour aller se reposer ailleurs.

-       - L’impudent !

-       -  Oui Madame.  Il est difficile de faire entendre raison à un jeune homme de seize ans.

La Régente se lève et va à la haute fenêtre donnant sur la pièce d’eau. Elle ne répond pas tout de suite, mais Concini sait bien que la riposte sera dure et il savoure sa victoire.

-       Faites-le mander à l’instant.

Concini s’exécute.  Bientôt le jeune Louis XIII se présente devant sa mère et plonge dans une  profonde révérence.

-       Madame…

-       Louis, vous êtes dans une tenue débraillée qui ne convient pas à votre rang.

-       -  Quel rang, Madame ?

-         Le rang de  prince, fils du défunt roi Henri IV.

-       Vous vous trompez,  Madame, je suis roi de par la loi et la volonté de Dieu.  Il est grand temps que je revendique ce pouvoir, après des années de frustrations et de brimades à l’enfant que je ne suis plus.

-       -  Qu’est-ce à dire ?

-       Le visage de la Reine Mère s’empourpre de rage. Elle  marche vers son fils et va pour le souffleter, mais  Louis lui saisit le poignet et la repousse violemment.  Concini s’approche, sur la défensive, prêt à intervenir.

-        Que dois-je faire, Madame ?

Louis répond avec fermeté :

-        Rien, monsieur Concini.  Vous avez assez dicté sa conduite à ma mère, pour le malheur de tous.

-       Louis XIII recule de trois pas et leur fait face.  Il prend un ton solennel et sans réplique pour asséner sa  première sentence royale :

-        Madame ma Mère, je vous enjoins de quitter ce jour ce Palais et le royaume de France.  J’ai prévenu ma garde de vous faire escorte jusqu’à la frontière de Belgique.  Vous avez jusqu’à la tombée du jour pour organiser votre départ.

 

Marie de Médicis sait bien qu’il n’y a pas de parade.  Elle a vu, à l’entrée du salon, une escouade de gens d’armes accompagner l’entrée du Roi.  Elle devine qu’elle a sous-estimé l’ascendant de son fils sur les fidèles sujets de son père défunt.  Et surtout qu’il a su profiter habilement de l’hostilité croissante du peuple contre Concini, homme cruel et vénal.

-       Louis XIII le lui confirme justement :

-       -  Quant à vous, Concini, je vous réserve une retraite moins glorieuse que l’exil.

Concini  fut fait prisonnier par les amis du roi menés par le duc de Luynes. Au cours de son arrestation, faisant mine de tirer son épée, il reçut la décharge d’un fusil en plein visage, puis  son corps fut lardé de coups d’épée.

Marie de Médicis tenta sans succès  de lever une armée contre son fils.

Ces deux êtres  si proches par le sang  vécurent de brouilles en réconciliations  jusqu’à l’humiliation suprême de la Reine-Mère qui quitta le pays et ne revit jamais son fils, ni la somptueuse demeure qu’elle avait fait édifier et où elle ne résida que cinq années, le Palais du Luxembourg.

 

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 08:42

Moins traquées  que Nothomb,  Grangé ou Beigbeder, mes têtes d’affiche

sont tout aussi percutantes.

 

En librairie  :

 

LE  CLEZIO, l’écrivain muet, qui refuse toute confidence aux médias, qui n’accepte que le strict minimum de promotion quand il sort un livre,  vient d’accorder une interview de quarante-sept minutes à une journaliste serbe.

Je suppose qu’il se croit ainsi à l’abri de toute déformation mal intentionnée.

Les Serbes ont d’autres soucis que d’arranger à leur façon les propos d’un prix Nobel.  De toute façon on ne pourra pas juger, car l’interview sera diffusée sur la chaîne RTS dans le décor du centre culturel français de Belgrade.

 

CHARLES DE SEVIGNE

Oui, c’est son fils.  La marquise était une mauvaise mère. On le savait déjà, après lecture de ses lettres dictatoriales à sa fille.  Mais ce pauvre Charles était le cadet de ses soucis.

  C’est ce que raconte Bruno de CESSOLE dans son livre « LE MOINS AIME ».  Il nous révèle un personnage super attachant dont personne n’a jamais parlé, même pas Eve Ruggieri.

A travers une correspondance (Sévigné oblige) imaginaire, Bruno de CESSOLE nous replonge dans ce siècle élégant et cruel dans une langue classique comme on en trouve encore en littérature.

 

FRANCOIS TAILLANDIER

Puisqu’on en parle, la langue française a encore des défenseurs acharnés.

Monsieur TAILLANDIER est écrivain et journaliste  à l‘esprit large  puisqu’il collabore à la fois au Figaro et à l’Humanité.

Il reprend l’idée de Joseph de MAISTRE selon laquelle  la dégradation d’ne langue est un signe annonciateur de la dégradation de son système social.

Comme toujours, il faut un juste milieu entre les avancées nécessaires des néologismes, et le respect du patrimoine linguistique.

Voilà ce que vous lirez dans son livre, « LA LANGUE FRANCAISE AU DEFI » 

C’est du sérieux, mais passionnant.

 

En kiosque :

 

Gonflé, le numéro de Madame FIGARO sur le luxe.  On voudrait nous faire oublier la crise ?

Mais tout ça n’est qu’un semblant de provocation car le contenu du magazine ne nous encourage pas à la dépense, mais à l’imagination.

C’est François-Henri PINAULT qui le dit : « Le moteur du luxe, c’est le rêve. »

Et dans son édito, Arielle DOMBASLE cite quelques luxes qui ne coûtent pas un rond.   « S’asseoir à une terrasse de café et laisser passer le temps… »

Il y a les portraits d’hommes de pub qui « cassent la crise » à coups de créations inventives, ils dirigent des agences qui ont le vent en poupe et qui font tout pour garder leurs clients.

Par contre, l’image rébarbative de Gong Li rafraîchit un peu l’enthousiasme.

Elle est belle, d’accord, mais sans une once de générosité. Pas un sourire.

Hiératique dans ses vêtements Louis Vuitton qui ne sont pas à la portée de tout le monde.  Eva Erzigova, elle, a la pêche, vous voyez ?

 

 

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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