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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 09:06

« Je  suis parti de rien pour arriver nulle part. »

Groucho MARX

 

Grand philosophe, il avait l’immense qualité de ne pas se prendre au sérieux.

Sa correspondance est inénarrable, on l’a vu au Festival de la Correspondance à Grignan l’an passé, dans une lecture de Jean-Pierre Marielle  mise en espace par Patrice Leconte.

Bon week-end d’été indien,

Miss comédie

 

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 09:35

Bonjour !  Un court-métrage en costumes, dans le décor de cet édifice dont seul le jardin est fréquenté par les flâneurs, les joggers et les étudiants,   ça fait pas de mal !

La scène est véridique, la brouille aussi, et ça nous rappelle que tout n’est pas rose dans la vie des princes d’hier et d’aujourd’hui.

Et toujours cet été indien…. Quel bonheur.

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 08:52

    LE PALAIS DU LUXEMBOURG

 

Dans l’un des salons privés de son palais tout neuf, Marie de Médicis est en conversation avec son confident et ami, Concino Concini.

Concini se plaint à la Régente :

-       Madame, votre fils dépasse les bornes.

-        Qu’a-t-il fait encore ?

-         Il joue du clavecin en compagnie d’une troupe de baladins, dans le salon de musique contigu aux appartements de Galigaï, aux heures où celle-ci désire prendre du repos.

-       Mais enfin, Concini, vous êtes capable de lui faire savoir qu’il doit se tenir tranquille !

-       -  Nous l’avons tancé plusieurs fois et Monseigneur nous fait toujours la même réponse !

-       Quelle réponse, Concini ?

-       Il répond que Paris est assez grand pour aller se reposer ailleurs.

-       - L’impudent !

-       -  Oui Madame.  Il est difficile de faire entendre raison à un jeune homme de seize ans.

La Régente se lève et va à la haute fenêtre donnant sur la pièce d’eau. Elle ne répond pas tout de suite, mais Concini sait bien que la riposte sera dure et il savoure sa victoire.

-       Faites-le mander à l’instant.

Concini s’exécute.  Bientôt le jeune Louis XIII se présente devant sa mère et plonge dans une  profonde révérence.

-       Madame…

-       Louis, vous êtes dans une tenue débraillée qui ne convient pas à votre rang.

-       -  Quel rang, Madame ?

-         Le rang de  prince, fils du défunt roi Henri IV.

-       Vous vous trompez,  Madame, je suis roi de par la loi et la volonté de Dieu.  Il est grand temps que je revendique ce pouvoir, après des années de frustrations et de brimades à l’enfant que je ne suis plus.

-       -  Qu’est-ce à dire ?

-       Le visage de la Reine Mère s’empourpre de rage. Elle  marche vers son fils et va pour le souffleter, mais  Louis lui saisit le poignet et la repousse violemment.  Concini s’approche, sur la défensive, prêt à intervenir.

-        Que dois-je faire, Madame ?

Louis répond avec fermeté :

-        Rien, monsieur Concini.  Vous avez assez dicté sa conduite à ma mère, pour le malheur de tous.

-       Louis XIII recule de trois pas et leur fait face.  Il prend un ton solennel et sans réplique pour asséner sa  première sentence royale :

-        Madame ma Mère, je vous enjoins de quitter ce jour ce Palais et le royaume de France.  J’ai prévenu ma garde de vous faire escorte jusqu’à la frontière de Belgique.  Vous avez jusqu’à la tombée du jour pour organiser votre départ.

 

Marie de Médicis sait bien qu’il n’y a pas de parade.  Elle a vu, à l’entrée du salon, une escouade de gens d’armes accompagner l’entrée du Roi.  Elle devine qu’elle a sous-estimé l’ascendant de son fils sur les fidèles sujets de son père défunt.  Et surtout qu’il a su profiter habilement de l’hostilité croissante du peuple contre Concini, homme cruel et vénal.

-       Louis XIII le lui confirme justement :

-       -  Quant à vous, Concini, je vous réserve une retraite moins glorieuse que l’exil.

Concini  fut fait prisonnier par les amis du roi menés par le duc de Luynes. Au cours de son arrestation, faisant mine de tirer son épée, il reçut la décharge d’un fusil en plein visage, puis  son corps fut lardé de coups d’épée.

Marie de Médicis tenta sans succès  de lever une armée contre son fils.

Ces deux êtres  si proches par le sang  vécurent de brouilles en réconciliations  jusqu’à l’humiliation suprême de la Reine-Mère qui quitta le pays et ne revit jamais son fils, ni la somptueuse demeure qu’elle avait fait édifier et où elle ne résida que cinq années, le Palais du Luxembourg.

 

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 08:42

Moins traquées  que Nothomb,  Grangé ou Beigbeder, mes têtes d’affiche

sont tout aussi percutantes.

 

En librairie  :

 

LE  CLEZIO, l’écrivain muet, qui refuse toute confidence aux médias, qui n’accepte que le strict minimum de promotion quand il sort un livre,  vient d’accorder une interview de quarante-sept minutes à une journaliste serbe.

Je suppose qu’il se croit ainsi à l’abri de toute déformation mal intentionnée.

Les Serbes ont d’autres soucis que d’arranger à leur façon les propos d’un prix Nobel.  De toute façon on ne pourra pas juger, car l’interview sera diffusée sur la chaîne RTS dans le décor du centre culturel français de Belgrade.

 

CHARLES DE SEVIGNE

Oui, c’est son fils.  La marquise était une mauvaise mère. On le savait déjà, après lecture de ses lettres dictatoriales à sa fille.  Mais ce pauvre Charles était le cadet de ses soucis.

  C’est ce que raconte Bruno de CESSOLE dans son livre « LE MOINS AIME ».  Il nous révèle un personnage super attachant dont personne n’a jamais parlé, même pas Eve Ruggieri.

A travers une correspondance (Sévigné oblige) imaginaire, Bruno de CESSOLE nous replonge dans ce siècle élégant et cruel dans une langue classique comme on en trouve encore en littérature.

 

FRANCOIS TAILLANDIER

Puisqu’on en parle, la langue française a encore des défenseurs acharnés.

Monsieur TAILLANDIER est écrivain et journaliste  à l‘esprit large  puisqu’il collabore à la fois au Figaro et à l’Humanité.

Il reprend l’idée de Joseph de MAISTRE selon laquelle  la dégradation d’ne langue est un signe annonciateur de la dégradation de son système social.

Comme toujours, il faut un juste milieu entre les avancées nécessaires des néologismes, et le respect du patrimoine linguistique.

Voilà ce que vous lirez dans son livre, « LA LANGUE FRANCAISE AU DEFI » 

C’est du sérieux, mais passionnant.

 

En kiosque :

 

Gonflé, le numéro de Madame FIGARO sur le luxe.  On voudrait nous faire oublier la crise ?

Mais tout ça n’est qu’un semblant de provocation car le contenu du magazine ne nous encourage pas à la dépense, mais à l’imagination.

C’est François-Henri PINAULT qui le dit : « Le moteur du luxe, c’est le rêve. »

Et dans son édito, Arielle DOMBASLE cite quelques luxes qui ne coûtent pas un rond.   « S’asseoir à une terrasse de café et laisser passer le temps… »

Il y a les portraits d’hommes de pub qui « cassent la crise » à coups de créations inventives, ils dirigent des agences qui ont le vent en poupe et qui font tout pour garder leurs clients.

Par contre, l’image rébarbative de Gong Li rafraîchit un peu l’enthousiasme.

Elle est belle, d’accord, mais sans une once de générosité. Pas un sourire.

Hiératique dans ses vêtements Louis Vuitton qui ne sont pas à la portée de tout le monde.  Eva Erzigova, elle, a la pêche, vous voyez ?

 

 

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 08:40

 

 

« Tout ce qui sort un peu de l’ordinaire est détestable pour l’Américain moyen ».

Ray Bradbury

Est-ce qu’on ne pourrait en dire autant du Français moyen ?  La peur de l’inconnu est viscérale chez l’être  humain.  Au revoir mes amis, au revoir

Septembre, tu finis en beauté.

Miss Comédie

 

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 14:37

Bonjour !  Ce début d’automne est à mourir, trop beau. L’histoire du petit Albert Camus doit être vraie, vous ne me direz pas qu’il n’y a pas en France quelques prénommés Albert avec le Nom après ? 

On pourrait s’amuser à recenser toutes les célébrités diisparues  qui circulent en ce moment à pied, en vélo ou en voiture…

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 14:35

PRENOM  ALBERT

 

Le jour de la rentrée des classes, ils sont une trentaine, entre          douze et treize ans, et l’ambiance est chaude lorsque le professeur entre dans la classe et demande le silence. Il reste debout à côté du bureau, lance un regard circulaire sur l’ensemble de son troupeau et annonce : Bonjour, je suis Monsieur Lebrun,  votre professeur principal et nous allons passer une bonne moitié de l’année ensemble.  J’espère que nous nous entendrons bien. Vous êtes tous prêts à travailler dur ? (des « non » en majorité et des « oui » très clairsemés s’élèvent, ponctués de rires.)  Bon, ça commence bien.  Je vais faire l’appel. »

Les élèves se lèvent chacun à leur tour, rangée après rangée, et se présentent à l’appel du professeur.

Tout se passe bien jusqu’à l’avant-dernière rangée, premier élève.

-       Nom ?

-       Camus.

-       Prénom ?

-       Albert.

Eclat de rire général.

-       On ne plaisante pas, je vais me fâcher.  Prénom ?

-       Monsieur, je m’appelle Albert.

-       Albert Camus ?

Des rires fusent à nouveau, une voix crie « c’est qui déjà, Albert Camus ? » « C’est lui ! » crie une autre voix. « Non, c’est le patron de la salle des Fêtes »’ rigole un autre.

-       Silence !  Monsieur Albert Camus, voulez-vous me montrer votre bulletin d’inscription ?

-        Oui monsieur.

L’élève fouille dans son sac et sort son bulletin. Le prof l’examine et s’exclame :

-  Et ça tombe sur moi ! Un nommé Albert Camus dans la classe d’Albert Lebrun  ! Ils vont pas le croire, à l ‘Académie !…

Un doigt se lève.

-       Monsieur, c’est qui Albert Lebrun ?

-       Et bien donc, c’est moi, mais c’est aussi le nom d’un président de la 4ème République Française, que vous aurez à étudier cette année, ainsi que le prix Nobel de littérature 1958 Albert Camus !  Vous comprenez que ça fait beaucoup !

 

 

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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 14:23

 

  Avec cette pièce dont je vous parlais l’autre jour mais qui n’était pas encore à l’affiche, « LE ROMAN D’UN TRADER » inspirée par  l’histoire tragiquement actuelle du jeune trader Jérôme Kerviel.

Dommage c’est à Nice, mais il y a des TGV, non ?  Il y a surtout Lorant DEUTSCH, le magnifique, l’inspiré, le brillantissime;  dirigé par Daniel BENOIN.

L’auteur  nous a, semble-t-il, fait une œuvre magistrale, féroce, belle et dévastatrice comme l’’argent.

Cet auteur serait-il l’alter ego  de mon idole Yasmina REZA, avec ce qu’il faut de brutalité  en plus ?

Ne serait-ce pas là l’EVENEMENT de la rentrée théâtrale ?

 

A côté de ça on remonte l’AVARE à la Comédie Française.  C’est trop !   Ca suffit !  Ils sont tous magnifiques les Harpagon, ils sont tous différents, on applaudit la performance, oui oui, l’un est époustouflant de férocité, l’autre est tout en sinuosités, l’un est vieux, l’autre jeune, bon, c’est bien de jouer l’AVARE mais ils pourraient jouer le même rôle dans une autre pièce, contemporaine celle-là, avec les mots d’aujourd’hui !

Enfin, c’est monté dans le temple de la comédie classique. Et puis Denis Podalydes joue le rôle. On ne peut s’empêcher d’avoir envie de voir.

 

`

Vous avez vu l’affiche de la nouvelle revue du CRAZY HORSE ?   Non, répond la France entière sauf les Parisiens. Encore un événement, ce spectacle signé Philippe DECOUFLÉ, qui dépoussière vigoureusement le genre.

Les filles sont toujours aussi belles je présume, mais elles ne font pas que de la chorégraphie, elles  font des clins d’œil à l’actualité. Crise oblige, l’un des tableaus a pour titre « Crisis, whhat crisis ? » et montre une chouette tradeuse

en  jupe droite, chemisier impeccable et mocassins plats envoyer balader tout ça pour se retrouver progressivement dans la tenue la plus dévergondée…  Il y a toujours eu de l’humour dans les revues de Bernardin,  et DECOUFLÉ embraye avec délices mais respecte les codes. Un jour je vous décrirai ces codes, c’est presque militaire, mais à poil !

La revue s’appelle DESIRS…. il fallait bien suggérer avant de montrer !

 


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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 14:20

 

Celle de de Gaulle d’abord, que tout le monde connaît : à un mec qui criait à son passage « Mort aux cons ! » il réponde « Vaste programme ».   Superbe.

Edgar FAURE n’est pas en reste : à quelqu’un qui le traitait de girouette, il réplique « ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent. »  Joli.

Et enfin Chirac nous gratifie de la plus virile : quand on lui rapporte une  certaine critique, il balance « ça m’en touche une sans faire bouger l’autre. »

Edifiant.

On ne citera pas celle de Sarkozy au Salon de l’Agriculture. Tout le monde peut se tromper.

Miss Comédie

 

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 09:04

Bonjour !  Après avoir lu le court-métrage d’aujourd’hui, vous enlèverez toujours vos CD du lecteur avant de vous coucher…

Et la nouvelle vague vous donnera envie de prendre un billet pour  Paris voir un super comédien sur scène.

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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