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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:07

« Est heureux qui sait qu’il est heureux. »

SOPHOCLE

 

C’est fou comme ces gens trouvent des formules qui tombent sous le sens.

Il suffit de les noter noir sur blanc et elles passent à la postérité.

Moi, là, est-ce que  je suis heureuse ?  J’en sais rien.  Donc, je ne suis pas heureuse. N’est-ce pas, Pythagore ?

A bientôt, chers amis du chaud business.

Miss Comédie.

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 09:44

Bonjour !  Alors pour la séance d’aujourd’hui vous dégusterez un court-métrage pas  triste sur les mésaventures d’une blonde, suivi d’un rapport enthousiaste sur une pièce de théâtre et qualques notes laconiques sur deux déceptions parisiens actuellement à l’affiche. 

Côté météo, ça se maintient superbe mais ça n’est pas l’été indien ! Pour cela il faudra attendre la saint-Martin puisque chez nous ça s’appelle comme ça.

 



 

 

 

 

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 09:42

C’est chez son coiffeur adoré, elle arrive toute essoufflée, en retard à son rendez-vous, elle passe au shampoing, commence à raconter son avatar de stationnement à la shampouineuse qui bavarde avec sa collègue du siège à côté tout en frottant énergiquement son cuir chevelu.  Elles éclatent  de rire au même moment mais pour des raisons différentes et quand Joss se lève elle est ravie d’avoir eu son petit succès.

On la dirige vers un siège devant un miroir, le coiffeur va s’occuper d’elle.

A ce moment arrive sa meilleure amie qui vient prendre rendez-vous et qui, apercevant Joss, vient lui faire la bise.    Elles devisent un moment et de fil en aiguille, l’amie prend un tabouret et s’assied près de Joss.

Le coiffeur arrive.  Congratulations, effusions.  « Aujourd’hui, on coupe ! » dit joyeusement Joss au jeune homme ravi.  Il commence à donner des mouvements à la chevelure, précisant la direction à prendre « pas de frange, juste une mèche en travers, hein ? »  Oui oui, c’est ça, opine Joss qui est en train de raconter son avatar à la copine.

« Moi j’étais engagée, tu comprends, lui il avait une marche arrière à faire,  mais la place était encore vide alors moi j’y fonce droit devant, hi hi hi !  (Elles pouffent toutes les deux) Alors il sort de sa voiture furibard et m’injurie, moi très calme je le regarde comme ça, mais je bouge pas. Il me traite de pétasse  alors je lui dis « et vous, gros lard, avec votre chariot de Ben Hur, vous rentrez même pas dans la place !

 Et tu sais ce qu’il me répond ?  « vous vous croyez tout permis parce que vous êtes blonde ?»  Là, je me fâche : « et alors ?  je dis…. »

Tous les détails de l’histoire y passent, avec commentaires atterrés ou réjouis de la copine, jusqu’à la déroute du monsieur qui remonte dans sa voiture et démarre en faisant hurler son moteur, Joss écroulée de rire, etc.

Le coiffeur s’est arrêté, ciseaux en l’air,  et  demande : « ça va ou vous voulez plus court ? »

Là-dessus Joss jette un coup d’œil au miroir et se fige soudain.

Elle ne se reconnaît même pas.  C’est la coupe hooligan, nuque rasée, poils hérissés de deux centimètres à peine.   Sa chevelure est répandue  sur le sol tout autour du siège.  La copine étouffe un fou rire, le coiffeur est un peu inquiet.

« Ca vous plait  ?

Joss se lève.  Qu’est-ce que vous feriez à sa place ?  Le court-métrage s’arrête là, plus de pellicule.  Elles sont toutes par terre. 

 

 

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 09:32

   SIX RAPPELS POUR LE MENTEUR !

Une soirée de bonheur au théâtre des Célestins.  Zéro faute pour le metteur en scène  Laurent PELLY.  Il a monté ça sans rien révolutionner, mais dans un esprit très actuel : les acteurs  très physiques, drôles, délurés, dans des costumes d’aujourd’hui.  La musique, superbe,  inspirée par Vivaldi  comme une respiration  discrète, sans tonitruer comme on aime trop souvent nous assourdir entre deux tableaux.

Le décor, Venise en demi-teinte, les canaux suggérés par des ondoiements de lumière sur les murs, les bâtisses pâles dont les murs cachent des manigances, la lumière immuablement en clair-obscur.

Les personnages s’appellent Lelio, Arlequin, Pantalon, Octave ou Béatrice comme dans le théâtre de Molière.

Ils sont tous parfaits, enthousiasmants.  Lelio, le menteur, est une sorte de godelureau qui ne doute de rien et qui sera pris à son propre pièce. Emouvant après avoir été irrésistible de drôlerie.  Il s’appelle Simon Abkarian, je ne le connaissais pas.  Alain PRALON,  s’est composé un personnage de père un peu  caricatural, un rire un peu trop fréquent et mécanique. 

Mais enfin dans ce spectacle, tout respire la fraîcheur, l’amour d’un texte jubilatoire, et pas d’esbrouffe inutile.  C’est simplement beau, la forme s’efface derrière le fond.

 

C’EST QUI LAURENT PELLY ?

C’est pas un bleu !  Il dirige actuellement le TNT, Théâtre National de Toulouse où il avait déjà monté LE MENTEUR, ainsi que plein d’autres pièces de théâtre ou lyriques. (Il a dirigé Nathalie DESSAY deux fois déjà dans des opéras.)

 

   CA VA PAS FORT POUR EUX

On déchante à la Michodière, Marie-Anne CHAZEL n’arrive pas à faire passer la pilule.  La  pièce de George Axelrod GOOD BYE CHARLIE est trop farfelue

pour nos goûts cartésiens.  Moi je l’ai vue à Lyon et j’avais trouvé ça imbittable, même si j’avais applaudi la performance de la comédienne. Elle fait ce qu’elle peut.  Mais à Paris, ça passe pas.

 

C’est comme QUI EST M. SCHMIDT à la Madeleine.  Les gens font la moue en sortant.   Sébastien THIERY n’arrive pas à renouveler le succès de COCHON D’INDE, où Patrick CHESNAIS avait fait merveille l’an dernier.

Bon, ça peut arriver.  Il en écrira d’autres.

 


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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 09:30

- Mais ètes-vous de Venise, ou bien étranger ?

 - Je suis gentilhomme napolitain.

 - Gentilhomme napolitain !  Deux mensonges d’un seul coup ! »

Carlo GOLDONI  (Le Menteur)

 

Il semble que Naples ne jouisse pas d’une excellente réputation, du moins au XVIIème siècle…

Amis du chaud business, je vous salue bien.

Miss Comédie

 

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 09:19

Bonjour !  Un court-métrage pompé sur un long, c’est pas glorieux, mais j’ai quand même changé le but de la visite. Dans le film de Patrice LECONTE, (Confidences trop intimes), la fille se plaignait que son mari ne la touchait pas !  Ici c’est le contraire.  Donc, il n’y a pas de lézard.  Allez donc voir l’expo de Bardot, et lisez donc le livre de Beigbeder, c’est le conseil du jour.

 

 

 

 

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 09:13

 

CONSULTATION GRATUITE

La plaque  indiquait  « Raymond Acquaviva, psychologue diplômé, 3ème étage. »

Rosellyne appuya sur l’interphone et la porte s’ouvrit d’elle-même.

Le couloir était sombre, elle chercha la  minuterie d’abord, l’ascenseur ensuite.

Elle ne trouva ni l’un ni l’autre et entreprit de monter l’escalier de bois qui sentait l’encaustique.  Sur le palier du 3ème étage, la porte du milieu devait être  celle du docteur Acquaviva.  Les deux autres portaient des noms inconnus.

 Elle sonna et entendit « Entrez ! » prononcé par une voix masculine.

Elle tourna la poignée et poussa la porte qui donnait directement sur une pièce

qui devait être le cabinet du docteur.  Un grand bureau encombré de papiers, une bibliothèque derrière, et deux fauteuils devant.

Le  docteur était assis, visiblement il ne l’attendait pas.

« Bonjour, que puis-je pour vous ?

- Et bien j’avais rendez-vous à quatre heures…

- Ah bon ?  (Il feuilleta un agenda)  Non, pas trace de rendez-vous.

-  Pourtant… je suis sûre… et bien je reviendrai…

- Ecoutez puisque vous êtes là, asseyez-vous, expliquez-moi votre problème.

 Je verrai s’il est de mon ressort.

- Voilà, c’est que depuis quelque temps… je perds les pédales.

- C’est un peu normal à notre époque, vous n’êtes pas la seule. Vous cherchez un moyen d’échapper à… 

  - Oui,  il en demande toujours plus, vous comprenez.

-  C’est vrai, ils sont de plus en plus gourmands… Vous êtes mariée ?

-  Oui mais  c’est pas une raison pour me sucer jusqu’à la moëlle !

- Vous êtes  à découvert  ?

-  Focément, il  faut  faire des acrobaties…

- Vous  pouvez vérifier  votre position sur Internet.

-  Oui mais c’est toujours pour me retrouver en-dessous !

-  Et bien, le mois suivant vous vous redressez ?

-   C’est pas tous les mois, c’est tous les jours !

-  Impôt quotidien ?   Ca m’étonne.   

-  Oh la plupart du temps  ça se passe sans avoir besoin d’un pot.

-  Vous n’êtes pas très claire. Et votre mari est impuissant à assumer ?

Roselyne fond en larmes.

-  Impuissant ? Il est pas impuissant, il me viole chaque soir !

Un blanc.

-  Attendez.  Vous me parlez de quoi, là ?

- De mon problème !  Vous êtes psychologue, je vous raconte mon problème

  de couple !

L’homme assis derrière le bureau se leva et  tendit la main à Roselyne :

- Madame je  me présente : Robert Joly, conseiller fiscal.  Vous vous êtes

  trompée d’étage.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 09:07

JE ME RÉPÈTE MAIS JE LES AIME

 

  BARDOT, encore.   Les gens disent : « Elle est bébète ».  Elle n’est pas bébète, elle ne cherche pas à dépasser sa nature première avec des phrases toutes faites.  Elle dit les choses comme elle les voit, elle ne les interprète pas.

Les gens disent : « elle dit qu’elle a arrêté, et elle se montre partout ».  Elle se montre partout pour gagner de quoi faire vivre sa Fondation.  Elle a besoin d’argent pour continuer son action.  D’autres le font pour le Sida, elle c’est pour les animaux.  Chacun sa noble cause.

 

BEIGBEDER  (sans faute !)

:  j’ai fini son livre.  Ce ROMAN FRANÇAIS  est émouvant, drôle, athétique.

Désormais, on sait tout de lui.  Bon, il a découvert la face cachée de certaines misères, il a pris conscience de sa propre imperfection, il a rendu hommage à ses ascendants méconnus, il a cajolé ses souvenirs d’enfance, tout ça à cause de sa foutue garde à vue.  Mais ça n’est pas la conversion de saint Paul !  Il continuera à fréquenter le Baron et a pratiquer les plaisirs interdits.  Ouf, on respire.  Ce livre est bien foutu, bien écrit, il annonce un prochain écrivain  enfin respectable.

 

 

 

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 09:02

… toujours dans l’Année du Tigre, mercredi 7 octobre 1998 :

 

« Jean-Luc Godard dans Libération :

- C’est important pour vous d’être publié chez Gallimard ?

- Après la Libération, Schérer (qui s’appelera Rohmer pour faire du cinéma) a publié son premier roman chez Gallimard.  Alexandre Astruc aussi. Moi j’étais en admiration, je les jalousais un peu.  Pendant longtemps, avant de savoir que pour moi c’était du cinéma, j’ai cherché à écrire un roman. J’ai vu que je ne savais pas, parce que je ne dépassais pas la première

   phrase.  Je me disais : « mais pourquoi celle-la ? »   J’ai commencé par :  « le ciel est noir » et après tout, est-il noir ?  Et puis, à un moment, le cinéma  m’a aidé en disant : « écoute, tu mets la caméra là, c’est elle qui te dira s’il

     est noir ou pas. Et ensuite, tu continueras. »

 Première phrase du PARC (1961) : « Le ciel au-dessus des longues avenues luisantes, est bleu sombre.  Le reste a suivi.

 Phulippe SOLLERS

La comparaison avec son propre livre  est tirée par les cheveux. Mais d’abord, quel est le roman que Godard a publié chez Gallimard ?  Ceux qui savent me laissent un commentaire.

A bientôt, amis du chaud-business.

Miss Comédie

 

 

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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 10:47
Bonjour !  On a souvent envie de tout laisser tomber, même quand la chance ou la gloire vous sourient.  Un choc, une déception, un éblouissement... Mon violoniste d'aujourd'hui a simplement aperçu son double  et il s'est identifié à lui, voulant  goûter son bonheur de jouer, si proche du sien.
BB, elle, a tout laissé tomber pour d'autres raisons.  Je crois qu'elle n'a jamais connu le bonheur.
Quant à Tarantino, la vie est devant lui.

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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