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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:21

 

« Ce sont les étoiles, les étoiles tout là-haut qui gouvernent notre existence. »

William SHAKESPEARE  (dans Le Roi Lear)

 

Pas seulement les étoiles tout là-haut, celles d’ici-bas gouvernent aussi pas mal le monde… Le monde du chaud business, en tout cas.

Bon week-end mes amis !

Miss Comédie

 

 

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:23

 

Bonjour !  La scène d’aujourd’hui se passe dans les années soixante, dominées par le règne du glamour.  Guy Bourdin était un maître de l’image glamour. Aujourd’hui le glamour est plus intellectuel, dirons-nous.  On a évolué. Mais heureusement, dans le chaud business,  il y en a pour tous les goûts.


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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:19

Nous sommes en 1966. Guy Bourdin est une icône de la photo de mode, on se l’arrache.  Pour les mannequins, travailler avec lui est un pic de carrière.

Ce jour-là, il y avait  un shooting pour une campagne de pub Charles Jourdan  dans un  appartement du boulevard Malesherbes.

Nous sommes quatre, envoyées par l’Agence Catherine Harlé. On nous a choisies pour la minceur de nos jambes.

Pas de séance maquillage, on ne verra pas nos visages. Pour les visages, Bourdin demande des tops.

On se présente, il nous regarde à peine et nous demande d’aller revêtir nos maillots de bain dans la pièce à côté.   Son assistant  japonais, visage hermétiquement fermé, nous montre des chaises pour déposer nos vêtements. 

Guy Bourdin s’active sur le plateau, une immense pièce nue qui devait être un salon et qui donne sur la rue.   On a voilé les fenêtres de tissu noir.  Des échafaudages vont d’un mur à l’autre comme si nous allions repeindre les murs.

L’assistant japonais vient nous faire signe de prendre place, au moment où une musique assourdissante envahit l’espace.  C’est un groupe anglais déchaîné et nous nous rappelons que Guy Bourdin   ne travaille que dans des ambiances sonores électrisées ou psychédéliques.  Ca évite la conversation.

Guy Bourdin est jeune, silouhette menue et visage calme, il est vêtu d’un pantalon de velours et d’un gilet noir sur une chemise blanche.  Clean.

Il s’approche et nous dévisage, ou plutôt dévisage nos jambes très attentivement, puis entreprend de nous diriger, l’une après l’autre, vers notre perchoir.  Nous allons passer quatre heures sur l’un des deux échafaudages, soit les jambes pendantes sur celui du haut, soit les jambes en l’air sur celui du bas, car l’idée est de faire croiser les modèles.

Une fois la pose prise, interdiction de bouger d’un millimètre.  Après chaque shoot, on change de souliers et de position.  Il y a cinquante paires d’escarpins à photographier. 

Nous sommes des mannequins de cire articulés.  S’il le pouvait, le maître manipulerait nos mollets à sa guise, mais il n’ose pas.  Simplement il prend l’air très las lorsqu’une fille n’arrive pas à dévisser sa cheville pour lui faire prendre un angle de 90°.   Et surtout, lorsqu’elle ne garde pas la pose : c’est impossible !  Il y a de la rébellion dans l’air.  L’ambiance est hyper-tendue.

On tient comme ça deux heures, une éternité.

Guy Bourdin appelle l’assistant et lui dit quelque chose en anglais. Puis il part dans le fond de l’appartement où il doit y avoir son « atelier ».  L’assistant nous fait signe qu’on peut descendre des perchoirs  et se détendre.  Il nous montre un distributeur de coca dans l’entrée et nous nous désaltérons en échangeant nos commentaires laconiques ou furibards.

La pause dure à peine un quart d’heure et Guy Bourdin réapparait avec un sourire poli, nous demande si ça va, si on veut bien reprendre le travail.

Et c’est reparti pour deux heures avec maintenant  la musique de Ravi Shankar. Malgré ça nous sommes à cran,  heureusement que nos visages sont hors champ.  Nous nous sentons comme des poupées désarticulées, des singes savants, des objets, humiliées, désincarnées, dépersonnalisées.

Et chacune de nous arrive au bout de cette expérience exaltante avec un sentiment de culpabilité.  Le comble !  Le soir dans nos lits, une petite voix se mit à résonner dans notre tête : tu l’as voulu ? Tu l’as eu !

 

 

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:11

 

   

OH, L’IMMENSE ACTEUR

 

TERZIEFF    à l’ODEON Théâtre de l’Europe, un monument d’émotion.

Il joue Philoctète, le malheureux héros de Sophocle, la pièce est mise en scène par Christian SCHIARETTI,  c’est du costaud            .

Tant que TERZIEFF sera vivant, on aura encore une petite idée de ce qu’est le Théâtre, le vrai, celui qui vous emporte loin au-dessus de votre fauteuil, celui qui vous rend intelligent.

Mais évitez Terzieff si vous avez le bourdon, ce jour-là je vous conseille Bourdon à la Porte St-Martin, voir ci-dessous.

 

 

BAH,  C’EST TOUT ?

Quel dommage !  Voilà que LA CAGE AUX FOLLES ne tient pas ses promesses.  Voilà  qu’il y a une triste critique du Figaro que je serais tentée de croire, vu les arguments : les deux acteurs font leur show, la mise en scène complaisante en remet une louche, aucune finesse dans la nouvelle adaptation….

Il paraît que le public est ravi et qu’on rit beaucoup.  Mais oui ! C’est bien  sûr,   CLAVIER doit être grandiose, BOURDON doit être désopilant.  Mais ceux qui ont vu POIRET et SERRAULT  dans LA CAGE AUX FOLLES sont priés de rester chez eux.

 

Et Eric ASSOUS, IL FAIT DES SOUS  ?

L’intérêt des nouvelles pièces, c’est qu’on  s’attend pas à des miracles, donc on n’est pas déçu.  La pièce que joue et met en scène Jean-Luc MOREAU  au

théâtre de l’œuvre  ne doit  transporter personne, mais si elle marche, elle n’a pas besoin de moyen de transport.  Moi j’ai toujours envie de voir une pièce mise en scène par Jean-Luc MOREAU, parce que c’est toujours très drôle et pas vulgus.  A plus forte raison quand il joue dedans !  C’est un clown triste. Son talent comique est d’abord physique, le ton est en mode mineur, toujours un peu désolé… L’ILLUSION CONJUGALE, c’est pour lui que j’irai.

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:07

« Est heureux qui sait qu’il est heureux. »

SOPHOCLE

 

C’est fou comme ces gens trouvent des formules qui tombent sous le sens.

Il suffit de les noter noir sur blanc et elles passent à la postérité.

Moi, là, est-ce que  je suis heureuse ?  J’en sais rien.  Donc, je ne suis pas heureuse. N’est-ce pas, Pythagore ?

A bientôt, chers amis du chaud business.

Miss Comédie.

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 09:44

Bonjour !  Alors pour la séance d’aujourd’hui vous dégusterez un court-métrage pas  triste sur les mésaventures d’une blonde, suivi d’un rapport enthousiaste sur une pièce de théâtre et qualques notes laconiques sur deux déceptions parisiens actuellement à l’affiche. 

Côté météo, ça se maintient superbe mais ça n’est pas l’été indien ! Pour cela il faudra attendre la saint-Martin puisque chez nous ça s’appelle comme ça.

 



 

 

 

 

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 09:42

C’est chez son coiffeur adoré, elle arrive toute essoufflée, en retard à son rendez-vous, elle passe au shampoing, commence à raconter son avatar de stationnement à la shampouineuse qui bavarde avec sa collègue du siège à côté tout en frottant énergiquement son cuir chevelu.  Elles éclatent  de rire au même moment mais pour des raisons différentes et quand Joss se lève elle est ravie d’avoir eu son petit succès.

On la dirige vers un siège devant un miroir, le coiffeur va s’occuper d’elle.

A ce moment arrive sa meilleure amie qui vient prendre rendez-vous et qui, apercevant Joss, vient lui faire la bise.    Elles devisent un moment et de fil en aiguille, l’amie prend un tabouret et s’assied près de Joss.

Le coiffeur arrive.  Congratulations, effusions.  « Aujourd’hui, on coupe ! » dit joyeusement Joss au jeune homme ravi.  Il commence à donner des mouvements à la chevelure, précisant la direction à prendre « pas de frange, juste une mèche en travers, hein ? »  Oui oui, c’est ça, opine Joss qui est en train de raconter son avatar à la copine.

« Moi j’étais engagée, tu comprends, lui il avait une marche arrière à faire,  mais la place était encore vide alors moi j’y fonce droit devant, hi hi hi !  (Elles pouffent toutes les deux) Alors il sort de sa voiture furibard et m’injurie, moi très calme je le regarde comme ça, mais je bouge pas. Il me traite de pétasse  alors je lui dis « et vous, gros lard, avec votre chariot de Ben Hur, vous rentrez même pas dans la place !

 Et tu sais ce qu’il me répond ?  « vous vous croyez tout permis parce que vous êtes blonde ?»  Là, je me fâche : « et alors ?  je dis…. »

Tous les détails de l’histoire y passent, avec commentaires atterrés ou réjouis de la copine, jusqu’à la déroute du monsieur qui remonte dans sa voiture et démarre en faisant hurler son moteur, Joss écroulée de rire, etc.

Le coiffeur s’est arrêté, ciseaux en l’air,  et  demande : « ça va ou vous voulez plus court ? »

Là-dessus Joss jette un coup d’œil au miroir et se fige soudain.

Elle ne se reconnaît même pas.  C’est la coupe hooligan, nuque rasée, poils hérissés de deux centimètres à peine.   Sa chevelure est répandue  sur le sol tout autour du siège.  La copine étouffe un fou rire, le coiffeur est un peu inquiet.

« Ca vous plait  ?

Joss se lève.  Qu’est-ce que vous feriez à sa place ?  Le court-métrage s’arrête là, plus de pellicule.  Elles sont toutes par terre. 

 

 

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 09:32

   SIX RAPPELS POUR LE MENTEUR !

Une soirée de bonheur au théâtre des Célestins.  Zéro faute pour le metteur en scène  Laurent PELLY.  Il a monté ça sans rien révolutionner, mais dans un esprit très actuel : les acteurs  très physiques, drôles, délurés, dans des costumes d’aujourd’hui.  La musique, superbe,  inspirée par Vivaldi  comme une respiration  discrète, sans tonitruer comme on aime trop souvent nous assourdir entre deux tableaux.

Le décor, Venise en demi-teinte, les canaux suggérés par des ondoiements de lumière sur les murs, les bâtisses pâles dont les murs cachent des manigances, la lumière immuablement en clair-obscur.

Les personnages s’appellent Lelio, Arlequin, Pantalon, Octave ou Béatrice comme dans le théâtre de Molière.

Ils sont tous parfaits, enthousiasmants.  Lelio, le menteur, est une sorte de godelureau qui ne doute de rien et qui sera pris à son propre pièce. Emouvant après avoir été irrésistible de drôlerie.  Il s’appelle Simon Abkarian, je ne le connaissais pas.  Alain PRALON,  s’est composé un personnage de père un peu  caricatural, un rire un peu trop fréquent et mécanique. 

Mais enfin dans ce spectacle, tout respire la fraîcheur, l’amour d’un texte jubilatoire, et pas d’esbrouffe inutile.  C’est simplement beau, la forme s’efface derrière le fond.

 

C’EST QUI LAURENT PELLY ?

C’est pas un bleu !  Il dirige actuellement le TNT, Théâtre National de Toulouse où il avait déjà monté LE MENTEUR, ainsi que plein d’autres pièces de théâtre ou lyriques. (Il a dirigé Nathalie DESSAY deux fois déjà dans des opéras.)

 

   CA VA PAS FORT POUR EUX

On déchante à la Michodière, Marie-Anne CHAZEL n’arrive pas à faire passer la pilule.  La  pièce de George Axelrod GOOD BYE CHARLIE est trop farfelue

pour nos goûts cartésiens.  Moi je l’ai vue à Lyon et j’avais trouvé ça imbittable, même si j’avais applaudi la performance de la comédienne. Elle fait ce qu’elle peut.  Mais à Paris, ça passe pas.

 

C’est comme QUI EST M. SCHMIDT à la Madeleine.  Les gens font la moue en sortant.   Sébastien THIERY n’arrive pas à renouveler le succès de COCHON D’INDE, où Patrick CHESNAIS avait fait merveille l’an dernier.

Bon, ça peut arriver.  Il en écrira d’autres.

 


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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 09:30

- Mais ètes-vous de Venise, ou bien étranger ?

 - Je suis gentilhomme napolitain.

 - Gentilhomme napolitain !  Deux mensonges d’un seul coup ! »

Carlo GOLDONI  (Le Menteur)

 

Il semble que Naples ne jouisse pas d’une excellente réputation, du moins au XVIIème siècle…

Amis du chaud business, je vous salue bien.

Miss Comédie

 

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 09:19

Bonjour !  Un court-métrage pompé sur un long, c’est pas glorieux, mais j’ai quand même changé le but de la visite. Dans le film de Patrice LECONTE, (Confidences trop intimes), la fille se plaignait que son mari ne la touchait pas !  Ici c’est le contraire.  Donc, il n’y a pas de lézard.  Allez donc voir l’expo de Bardot, et lisez donc le livre de Beigbeder, c’est le conseil du jour.

 

 

 

 

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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