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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 16:19
« Je pris mon verre dans mes mains et l’avalai d’un trait. La pièce était dans une demi-obscurité, je voyais l’ombre de mon père devant la fenêtre. La mer battait sur la plage. »
Françoise SAGAN (Bonjour Tristesse)
On ne peut pas faire plus désolant pour une fin de vacances.  Heureusement qu’elles ne se terminent pas toutes comme dans le roman…
Bon, le mois d’Août s’achève et c’est à la fois triste et très excitant.
Je vous retrouverai bientôt avec une nouvelle pièce, et des  des coups de coeur, des coups de gueule, des coups de soleil, des coups de chapeau, des photos et des ratons laveurs.
Miss Comédie 

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 16:15
Bonjour ! Vous êtes toujours là ? Au moins, vous aurez eu tout le temps de lire ma page de lundi... Ne croyez pas que je vous avais oubliés j'étais fidèle au poste, moi, mais les portes ne s'ouvraient pas là-haut, pas moyen de me glisser dans les mailles du réseau. Aujourd'hui le Court Métrage est assez rigolo, c'est très courant entre filles, des prises de bec comme cellle-là. Enfin, je reconnais qu'en ce moment mon blog manque de pêche, mais tenez bon, dès Septembre vous retrouverez des actu très pointues, des photos, et... une vraie pièce de théâtre. Bonne fin de vacances !
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 16:11

LE COUP DU MEPRIS
Deux filles à la terrasse d’un café.
Un brune et une blonde, jolies toutes les deux.
LA BLONDE
Hier soir j’ai revu LE MEPRIS en DvD. Quel film ! Il n’a pas pris une ride. Brigitte Bardot est fabuleuse.
LA BRUNE
C’est là, où elle a une perruque brune ?
LA BLONDE
 Oui. Ca lui va super bien. Mais en plus, elle est drôle, légère, elle a l’air de se balader dans ce film comme dans la vie…
LA BRUNE
 Et pourtant, tu n’aimes pas Brigitte Bardot ?
 LA BLONDE, indignée
J’adore Brigitte Bardot !
LA BRUNE Ah ? Je croyais…
LA BLONDE
C’est Marylin Monroe, que je n’aime pas.
LA BRUNE
Brigitte Bardot et Marylin Monroe, c’est pourtant le même genre d’actrices…
LA BLONDE, indignée
Quoi ? Pas du tout !
 LA BRUNE
Ce sont toutes deux des blondes superbes avec un petit pois dans la tête !
LA BLONDE, d’un ton aigre
 Un petit pois dans la tête ç’est valable pour Marylin, mais Bardot, je te demande pardon, c’est une futée, très intelligente, Bardot, très fine… Elle JOUE les niaises, elle n’est pas niaise.
 LA BRUNE
Marylin c’est pareil. Elle joue les niaises à la perfection.
LA BLONDE
 Mais elle, elle l’est ! Et à l’Américaine, en plus ! Une vraie conne !

Un silence.

 LA BRUNE
Pourquoi tu es désagréable ?
LA BLONDE
 Moi, désagréable ?
LA BRUNE
 Oui, très désagréable. Qu’est-ce que je t’ai fait ?
 LA BLONDE Mais rien ! Simplement tu me dis que Marylin…
LA BRUNE
Et alors, j’ai pas le droit d’aimer Marylin Monroe ?
LA BLONDE
 Si, mais tu la compares à Brigitte Bardot, c’est inepte !
 LA BRUNE
Ca veut dire que tu juges Bardot au-dessus de Marylin, de quel droit ?
 LA BLONDE
 Du droit que c’est ce que je pense.
 LA BRUNE
 Est-ce que tu détiens la vérité ?
LA BLONDE
Cette fois c’est toi qui es désagréable, non ?
 LA BRUNE
Je remets les choses à leur place. Tu m’as agressée à tort.
 LA BLONDE
 Je t’ai agressée ?
 LA BRUNE
En bavant sur Marylin Monroe, tu avais l’air de me dire que je n’avais aucun goût, que je n’y connaissais rien, tu crois que je n’ai pas compris ?
LA BLONDE
 Tu es parano à un point !
LA BRUNE
 je suis parano et toi tu te prends pour le président du Jury du Festival de Cannes.
 LA BLONDE, faisant signe au serveur
Garçon ! Elles se lèvent tandis que le serveur tend l’addition. Elles sortent chacune leur porte-monnaie de leur sac et posent leur écot sur la table.
LA BRUNE Au fait, samedi j’ai un truc qui me tombe dessus, je ne serai pas là pourton anniversaire… ça t’embêtes pas trop ?
LA BLONDE Non, non, au contraire… Allez salut !
 LA BRUNE Salut. Elles partent chacune de leur côté. ,

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 15:58
POTINS DE PLAGE Il paraît que Georges CLOONEY n’aime que les bimbos à petite cervelle et petite notoriété. Et alors ? Ca a l’air de beaucoup chagriner la journaliste de ELLE, qui peut-être aimerait bien l’interviewer à huis clos. Mais quand on est beau et talentueux, qu’est-ce qu’on a à faire d’une grosse tête et d’une grosse fortune ? Mr. CLOONEY gagne 20 millions de dollars par film, alors… Il suffit de le voir dans la pub pour NESPRESSO, considérer la jeune blonde venue lui demander un café, et laiser tomber ce « what else ? » d’un ton d’inanarrable déception … pour lui accorder toutes les femmes de la création s’il en a envie, du moment qu’il continue à dire « what else ? »… A propos de ce« what else », si j’étais rédactrice de pub j’avalerais ma souris de dépit de n’avoir pas trouvé ça la première. Un double sens aussi pertinent que malicieux, deux mots, rien que deux mots qui veulent dire à la fois « quoi d’autre ? Ne voulez-vous rien d’autre ? » et « quoi d’autre ? Qu’imaginer de mieux ? Rien. » Dans la première alternative on reste sur une question, point d’interrogation. Dans la seconde, l’interrogation est fictive, on affirme qu’il n’y a rien d’autre. Point barre. Fameux. `Comment ? Avec qui est Georges CLOONEY ? Et bien aux dernières news from LA, il s’agit d’Elisabetta Canalis, présentatrice glamour de la télé italienne. Mais pas pour longtemps, on s’en doute.
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 15:46
Changement d’humeur, et d’humoriste ! Voici les annotations perfides de Pierre DESPROGES sur son Almanach de l’année 1988 . Ouvrons-le à la semaine du 21 au 27 août, puisque nous y sommes. Il y a 7 rubriques. Prenons la première : « LE CON DE LA SEMAINE ». On lit ceci : « Léo Ferré, dont les anarchistes sincères fêteront jeudi le 73ème anniversaire, ne figure pas dans l’annuaire. Il est dans le Who is who. Un buste du chanteur sur un socle illustre le propos. Méchant, non ? Et bien c’est une des plus gentilles. L’Almanach est un ramassis de sarcasmes, quolibets et tirs à boulets rouges sur tous les personnages marquants de l’année. Lundi je vous en balancerai une pas piquée des vers sur l’un de nos plus sympathiques hommes d’Etat actuels. Hou, Desproges, qui se moquait aussi de lui-même : « Plus cancéreux que moi, tumeur. » Tout ça n'est pas très réjouissant. Mais vous êtes en vacances et l'humeur est encore au beau fixe, non ? Vous en rirez sûrement. A bientôt, Miss COMEDIE
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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 13:30
Bonjour !  Il fait 40° à Montélimar.  Je vous recommande une pièce fraîche pour passer l'après-midinavec votre ordi.  Les pilotes doivent souffrir sur les circuits, dans leur COMBINAISON ROUGE...
Ou bien, vous pouvez vous installer à l'ombre dans le jardin, avec un bon bouquin. MODIANO  il y en a qui n'aiment pas, les pauvres.   Moi, je le  relis et je me délecte toujours autant.
J'aurais aimé mettre une photo de lui avec ses yeux empreints d' une inquiétude permanente, mais vfraiment   ici les photos sont trop longues à venir. Attendez la rentrée, vous allez
retrouver un blog étourdissant de beauté...
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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 13:27

LA COMBINAISON ROUGE

.
Elle accompagne pour la première fois son mari pilote à un Grand Prix. Elle  s’est dérobée jusque là, elle n’a pas le goût de la vitesse ni d’attirance pour le milieu des circuits. Plutôt craintive, elle déteste le bruit et la violence des courses automobile.  Mais  un jour, il a bien fallu aller le voir courir.
Très vite il l’a abanndonnée pour aller se mêler aux autres pilotes. Il est dans sa bulle, hors du monde réel. Elle se souvient d’avoir éprouvé cette sensation-là,  elle comprend.
Elle attend, debout, un peu raide, dans le paddock où s’activent les mécaniciens autour des monoplaces. Elle revoit les plateaux de cinéma qu’elle fréquentait autrefois. Les habilleuses, maqueilleuses, coiffeuses qui s’affairaient autour des stars.
Ici les Formule Ford sont les stars.    Elles sont là, désarticulées, déshabillées, poussant parfois un cri rauque et prolongé, on les force à répéter ce cri qui sera tout à l’heure un feulement de bolide.
L’attente est longue comme au cinéma. Son mari fait de temps en temps une apparition, il lui demande si tout va bien. Elle dit oui, il a l’air rassuré. Il a rajeuni, il est gai. Puis il va vers sa voiture, la considère d’un œil pénétré, tourne autour, échange quelques mots avec le mécano. Il lui fait signe de venir, il lui présente son auto, sa maîtresse, elle l’admire.

L’heure du départ approche, les mouvements se font plus précis, les ordres brefs, l’air devient chargé de stress.
Les pilotes sont allés se changer.  Les autos sont rhabillées, rutilantes. Les moteurs hurlent. Elle a envie de fuir.  Soudain elle a le trac, le même que sur le plateau de cinéma, autrefois.
Elle se dit qu’elle n’a rien à faire là. Elle sort du paddock et elle voit ariver devant elle un pilote en combinaison rouge bardée de badges, ganté, son casque posé sur son bras, un héros de bande dessinée.  C’est son mari.
 
 Il sourit. Il est singulièrement svelte, juvénile, tout-à-coup.  Et calme.
Ce n’est plus le même mari. Ce n’est même plus un homme. C’est une image, une abstraction. Elle revoit soudain  le grand Litri sortant de l’hôtel à Barcelone,  habillé en matador.  La même émotion devant l’image du Héros.
L’uniforme du danger est souvent rouge, ignifugé, armé, doublé, rembourré et accessoirement orné de dorures, de pampilles ou bien de noms de marques célèbres.  

Maintenant tout se précipite. Il y a des ordres lancés, les pilotes se regroupent.  Elle voit son mari glisser sa tête dans le casque et prendre soudain une apparence invulnérable.  Il lui fait un signe de la main et s’approche de sa voiture, se glisse dans le cokpit.  
On lui dit qu’elle peut accompagner son mari “en pré-grille”, juste avant le départ. Affolée, elle se perd dans la foule qui se presse devant les stands, dans le hurlement des haut-parleurs qui annoncent les gagnants de la course précédente.  Elle a l’impression d’un danger imminent, elle voudrait rentrer chez elle, retrouver son mari dans son fauteuil en train de lire Les Echos.

Elle est entraînée par le flot des amis et des parents des pilotes et se retrouve le long du couloir de départ, les autos sont à la q ueue leu leu, l’une derrière l’autre. Les moteurs sont silencieux.   Elle cherche son mari et soudain, elle l’aperçoit.

Elle n’ose s’approcher car elle ne connaît pas cet homme. Il a maintenant en tête le circuit, la moindre courbe, le bruit des pneus qui glissent, l’attente de la ligne droite pour tenter le dépassement, ou bien quoi d’autre ?  N’a-t-il pas trop serré le lacet de son chausson droit ?
Ce qu’il pense à cet instant, personne ne le saura. Il est seul.  C’est peut-être  là, à cette minute précise, juste avant le départ,  avant le risque, puisque même minime, malgré tout il y a toujours un risque, à cette minute plus qu’à tout autre instant dans sa vie, il comprend qu’il est seul et que personne ne peut rien pour lui sur cette terre.  Et tout-à-coup cette pensée le remplit d’un calme insensé, une indifférence à son propre sort, une confiance immense en lui-même.
Elle  torne les talons. Il ne faudrait pas qu’il l’aperçoive et perde soudain ce détachement suprême. _______________________________________________________________

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 13:21
L’ETE JE RELIS MODIANO ET SES DIMANCHES D’AOÜT

Pas seulement parce que le titre est comme fait exprès, mais c’est son livre le plus mystérieux.  C’est une succession de questions sans réponses.  Les personnages sont tous improbables, leurs relations sont des faux-semblants, chacun raconte son mensonge ou peut-être n’est-ce pas un mensonge ?  Le diamant volé qui porte le nom de la Croix du Sud est au centre d’un écheveau de rencontres et de hasards.
De La Varenne à Nice, c’est une fuite éperdue vers un dénouement qui n’arrivera jamais.
Une phrase  au hasard : « Non, je n’avais pas affaire au même homme que celui des bords de Marne. Peut être avait-il oublié des pans entiers du passé ou fini par se persuader que certains évènements, aux conséquences si lourdes pour nous tous, n’avaient jamais eu lieu. »

Tout Modiano est dans cette phrase.  C’est une alchimie tout-à-fait unique, qui assemble des mots et leur donne un sens surnaturel.
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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 13:15
« Je me souviens des trois Evéchés, Metz, Toul et Verdun. » Comment ? Il n’y avait que trois évéchés à l’époque ? Et moi je me souviens que le département des Alpes de Haute Provence s’appelait les Basses-Alpes, et les Pyrénées Atlantique s’appelaient les Basses Pyrénées, on a changé les noms pour une question de susceptibilité. Georges PEREC me donne le « ça me revient » avec son « Je me souviens »… A bientôt, mes très chers et lointains amis, MISS COMEDIE
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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 13:15
« Je me souviens des trois Evéchés, Metz, Toul et Verdun. » Comment ? Il n’y avait que trois évéchés à l’époque ? Et moi je me souviens que le département des Alpes de Haute Provence s’appelait les Basses-Alpes, et les Pyrénées Atlantique s’appelaient les Basses Pyrénées, on a changé les noms pour une question de susceptibilité. Georges PEREC me donne le « ça me revient » avec son « Je me souviens »… A bientôt, mes très chers et lointains amis, MISS COMEDIE
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  • Miss Comédie
  • Miss Comédie c’est moi, Barbara Laurent-Ogier. 
Mes initiales m’ont récemment fait bifurquer.  De comédienne- auteur dramatique,  je suis devenue  blogueuse, ça élargit considérablement la cible.
  • Miss Comédie c’est moi, Barbara Laurent-Ogier. Mes initiales m’ont récemment fait bifurquer. De comédienne- auteur dramatique, je suis devenue blogueuse, ça élargit considérablement la cible.

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