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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 09:14

« L’amour platonique est un revolver dont on fait semblant d’ignorer qu’il est chargé »

Somerset MAUGHAM

Puisqu’il est question de revolver… Il y a aussi les yeux revolver, qui font une mort plus douce.  Mais est-ce que les revolver de femme marchent à la poudre de riz ?

Allez, je ris.   Bon week-end, amis du showbiz.

Miss Comédie

 

 

 

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 09:06

 

Bonjour !  Les savanes c’est un peu comme la jungle, la jungle des villes avec leurs canards qui barbotent dans la mare de l’actualité.  Mais que ferait-on sans les canards ?

Il faut en prendre et en laisser, comme on dit, et ne pas tirer de conclusions hâtives… comme dans ma scène (de ménage) d’aujourd’hui !

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 09:02

 

Le bouquet de roses rouge est là, sur la table.  Un jardin, une forêt, un brasier, un ruissellement de rouge digne d’une loge de diva.

Et le bristol, comme un pense-bête sournois :  « Bon anniversaire, mon amour. Hugo. »

Isabelle est immobile, pétrifiée.   Elle est née un 1er juillet, Hugo le sait, et c’est aujourd’hui le 15 septembre.  Le bouquet ne lui est pas destiné.  Le livreur s’est trompé d’étage.  C’est sûrement pour elle, l’immonde, la bad girl du sixième, qui la nargue avec ses tenues de rock star, l’œil fardé, la mini affolante sur ses jambes de top model.  Elle sait très bien que Hugo est sous le charme.  Il lui a raconté qu’un jour ils s’étaient retrouvés dans l’ascenseur et qu’elle l’avait accompagné jusqu’à son garage. « Elle est marrante, plus futée qu’elle n’en a l’air… »  Son œil avait pris un reflet rêveur et lubrique.  L’alerte, alors, s’était estompée jour après jour.

Maintenant tous les doutes remontent à la surface.

Et s’ils se retrouvaient tous les jours, mais plus loin que le garage ?

Personne n’est à l’abri de ce genre de choses.  Les hommes peuvent très bien adorer leur femme et succomber aux harmes d’une autre. C’est même courant.

Isabelle est en proie à un tsunami intérieur.  La jalousie et la colère  se mêlent à la douleur et à la résignation.  Oui, hélas, demain il faudra partir. Quitter cet homme qui est son double, son unique amour . Elle ne le partagera avec aucune autre.  


Vingt heures.  Isabelle attend son mari.   Depuis le matin sa rage n’a pas faibli.  Ses mains tremblent tandis qu’elle ramasse le bouquet et se lève, car voilà la porte de l’ascenseur qui claque, tiens ce soir il rentre plus tôt que d’habitude, la clé dans la serrure, Hugo  est là, il reçoit le bouquet en pleine figure  et s’arrête net sur le pas de la porte.

 Isabelle hurle  « va porter ce bouquet à ta maîtresse ! Moi, mon anniversaire  c’est le 1er juillet ! »

Elle s’écroule en sanglotant sur le canapé.

Elle  entend  les pas d’Hugo, et puis sa voix calme :

« Je sais, ma chérie, mais toi, tu as oublié qu’aujourd’hui nous fêtons nos dix ans de mariage, non ? »

 

 

 

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 08:54

     CANCANS DU  FIGARO MAGAZINE

 `

Giscard en danger

C’est tellement énorme d’avoir écrit ce livre qu’on le croit pas, c’est pas lui qui l’a écrit, qui peut l’avoir écrit sous son pseudo ?

C’est pourtant bien lui mais il ne va pas s’en glorifier longtemps, c’est hyper mal écrit, on dirait du Barbara Cartland en pire.  Le Figaro cite des extraits, c’est alarmant.

Eric Neuhoff dit qu’après avoir échappé à un attentat lors de son mandat, il n’est pas sûr qu’il sorte indemne de ce roman.

 

Sarko pâlot

j’ai eu un choc en voyant la photo pleine page de Sarkozy. Comment a-t-il pu prendre ce coup de vieux ?  En moins d’un an, il a pris des rides, des cheveux blancs et un air de bête traquée qui le fait presque ressembler à Miles Davis sur la photo P.89 du même magazine …

.Evidemment, il a quand même de sacrés dossiers sur le dos, absolument impossibles à résoudre. Comment renflouer le gouffre abyssal de la Sécu ?

En mécontentant tout le monde.  C’est pas rajeunissant.

 

     CANCANS DE L’EXPRESS

 

Des femmes qui comptent !

Ce qui me frappe dans ces portraits c’est qu’elles sont toutes belles.  A croire que la réussite fait effet de maquillage, surtout quand on s’appelle Aerin LAUDER, vice-présidente du groupe Estée Lauder, ou Lyse COSTA, directrice du marketing de MARIONNAUD.

 Qu’en est-il des présidentes de groupes industriels ou bancaires ?

 

Nouvelles Bardot ?  Oui, de dos  !

Ils disent qu’elle inspire à nouveau la mode et le cinéma.  Et pour preuve ils montrent Laetitia CASTA ( ?) Claudia SCHIFFER (mais c’est une has been !)  Ludivine SAGNER ( ?) bref, il faut vraiment ramer pour trouver un semblant de ressemblance.

 

     CANCANS DU NOUVEL OBS

 

Le top des films

Derrière LE PETIT NICOLAS, qui mène avec 998758 entrées, il y a quoi ?  FAME, L’AFFAIRE FAREWELL, LE SYNDROME DU TITANIC, DISTRICT 9…. ça vous dit quelque chose ?  Moi pas.

Après le déferlement de critiques pâmées, LE RUBAN BLANC va sûrement attirer les amateurs de films à thèse.

 

Le top des livres

Je vous parlais ces derniers jours du livre de Bruno de CESSOLE, « LE MOINS AIMÉ, qui raconte la vie du fils de la marquise de Sévigné.  Et bien il reste en lice avec deux autres romans pour le PRIX DE L’ACADÉMIE FRANçAISE.

OLÉ !

 

Et GARCiN, qu’est-ce qu’il aime ?

Le très redouté et respecté animateur du MASQUE ET LA PLUME  souligne la présence écrasante des femmes dans cette rentrée littéraire (une avalanche d’egos en librairie).

Il insiste sur le fait que ces écrits sont des « récits » et non des « romans » :  les uns sont des incursions dans sa vie personnelle, les autres sont des œuvres d’imagination.

Il a donc aimé le récit  de Gwenaelle AUBRY, celui de Anne WIAMESKY, celui de Lydie SALVAYRE.   Femmes, je vous aime !

Il dit que sur les 569 livres parus cet automne, il na pu en lire « vraiment » que 20.  C’est pourquoi, je pense, il n’a pas lu le mien. Je me console en pensant qu’il y en a 549 qui soupirent comme moi après sa critique…

 

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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 08:52

« Ce n’est pas la peine d’avoir du talent à la cinquième ligne si le lecteur ne dépasse pas la troisième. »

Françoise GIROUD

 

C’est fracassant, comme vérité. Mais le lecteur qui ne dépasse pas la troisième ligne, c’est peut-être qu’il a perdu ses lunettes.

A bientôt, chers lecteurs qui êtes arrivés jusqu’ici !

Miss Comédie

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 14:36

 

 

Bonjour !  On est en plein dans la période des Prix Littéraires c’est toujours la bagarre, les petites intrigues, les titres s’envolent et tout le monde aime ça.

Mais allez donc vous y retrouver dans les palmarès des meilleures ventes  !  Chacun a le sien.

Et  puisqu’on parle livres, mon court-métrage d’aujourd’hui est un extrait de mon roman « Sa Lente Traversée du Mois d’Août ». Vous pouvez l'acheter en ligne !

Les livres, c’est toujours  du chaud business.


 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 14:34

Ils sont sur le pas de la vieille porte en bois qu’il suffit de pousser pour ouvrir, sous la minuscule tonnelle de vigne muscate.

Ils entrent en même temps, un seul et même corps pressé de se laisser tomber dans l’amour, ils titubent encore en riant , ils vont entrer dans l’unique pièce où le lit attend, toujours défait.

 

Arnaud a laissé tomber le journal qu’il lisait et il les a considérés à travers sa mèche blonde.

A contrejour, leurs deux corps collés l’un à l’autre.

Suzanne a réalisé en quelques secondes. Arnaud était arrivé à savoir où elle était.  Il était venu la rejoindre, sans la prévenir, comme un grand enfant idiot qui ne se méfie de rien.

C’était un immense gâchis qu’elle entrevoyait déjà, avant même qu’un mot fût prononcé.   Les conséquences défilèrent à toute vitesse dans sa tête, imparables.

La minute était de celles qui font déraper une vie, imprévisible mais décisive.

 

Elle parla la première.  Elle entendit sa propre voix, ridiculement naturelle.

-  C’est toi ?

Il ne crut pas nécessaire de répondre.  Elle enchaîna :

-  Tu es arrivé quand ?

-  Par le bateau de dix heures.

-  Comment as-tu su...

Il eut un geste évasif.

-  Oh, tu sais, quand on veut vraiment savoir.... (Il se leva)  Je suis désolé, j’aurais dû prévenir… Je vais.... J’ai vu une auberge sur la place, j’attendrai le premier bateau demain matin et...

Elle eut un geste, un élan.

-  Non... oh, écoute, non... Ah, tu aurais dû me dire....(elle cacha son visage dans ses mains et puis très vite se redressa)  mais tu sais, ce n’est  rien, je t’expliquerai...

 

Elle sentit ce que ces mots avaient de trivial  et s’arrêta net. Elle redescendait de son nuage en chute libre, elle retrouvait brutalement le contact avec la terre. Elle se dit qu’elle était en train de vivre une situation de vaudeville, qu’ils étaient grotesques tous les trois, et en même temps elle avait la conscience de l’irréparable.  Elle essaya de réfléchir à une solution possible, entre mensonge et arrangement à l’amiable, mais rien ne vint.

Déjà l’homme de la plage avait fait un pas en arrière.

-  Salut, je vous laisse.  Tout ça n’est pas bien grave.

Et il sortit de la maison, les mains dans les poches.

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 14:27

   LESQUELS ALLONS-NOUS  LIRE ?

 Les huit titres de la sélection du prix Goncourt du 6 octobre sont :

Sorj  Chalandon,  La Légende de  nos pères  (Grasset)

Jean-Michel Guenassia,  Le club des incorrigibles optimistes (Albin Michel)

Justine Levy ,  Mauvaise fille  (Stock)

Laurent Mauvignier,  Des Hommes  (Minuit)

Marie Ndiaye,  Trois femmes puissantes (Gallimard)

Véronique Ovaldé, Ce que je sais de Vera Candida  (L’Olivier)

Jean-Philippe Toussaint,  La vérité sur Marie (Minuit)

Delphine de Vigann,  Les heures souterraines (Lattès)

 

 LEQUEL VONT-ILS ÉLIRE  ?

Parmi les 659 romans français et étrangers parus à l’automne, et qui parlent surtout d’histoire et d’egos, comment la sélection a-t-elle pu se faire ?

Combien de lecteurs patentés ont dû faire le devoir d’élimination ?

Quand on découvre Justine LEVY parmi les candidats au GONCOURT, ceux

qui sont  tentés de faire la fine bouche doivent se rendre à l’évidence : ELLE VEND !  Première au classement du Nouvel Obs, devant Jean-Christophe GRANGE qui lui, est un habitué des hauts débits, et Dan Brown comme quoi les foules aiment les livres qui ont du mystère.

 

Par contre, le palmarès de LIRE est très différent : en première ligne vous trouvez Amélie NOTHOMB, ce qui paraît plus vraisemblable, puis Frédéric BEIGBEDER (je vous l’avais dit !)  puis Anne WIAZEMSKI, chose normale aussi, à mon avis.

 

Si vous prenez le palmarès de LIVRE HEBDO, nouvelle donne  : un inconnuu tient la tête, Harian Coben avec « Mauvaise Base », puis vient  « Le miroir de Cassandre » de Bernard Werber, puis  « Ce que le jour doit à la nuit » de Yasmina Khadra. Vous remarquez que pas un seul auteur ne figure dans les autres palmarès, ils ont chacun leurs auteurs.

C’est quand même bizarre.  Comment établir une échelle des valeurs ?

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 14:23
       

 

« Il n’y a plus d’auteurs au théâtre, s’il y en avait ils seraient publiés. »

Bernard PIVOT

 

C’est si vrai que les édieurs ne lisent jamais les manuscrits des pièces qui n’ont pas été jouées. J’en sais quelque chose !  Comme quoi, le théâtre est aussi à la source de la culture littéraire.

A bientôt, mes amis du théâtre et du très chaud business !

Miss Comédie

 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:36

Bonjour ! Evidemment, j’ai fait un tri parmi les étoiles.

Deux d’entre elles ont cessé de briller, c’est pas pour ça qu’elles n’ont plus leur place au firmament.

Sur terre voilà la glaciation qui nous tombe dessus.

Brusquement  remettre manteau, écharpe et collants, ça me donnes  a  kind of blues…


 

 

 

 

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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