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21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 08:52

« Ce n’est pas la peine d’avoir du talent à la cinquième ligne si le lecteur ne dépasse pas la troisième. »

Françoise GIROUD

 

C’est fracassant, comme vérité. Mais le lecteur qui ne dépasse pas la troisième ligne, c’est peut-être qu’il a perdu ses lunettes.

A bientôt, chers lecteurs qui êtes arrivés jusqu’ici !

Miss Comédie

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 14:36

 

 

Bonjour !  On est en plein dans la période des Prix Littéraires c’est toujours la bagarre, les petites intrigues, les titres s’envolent et tout le monde aime ça.

Mais allez donc vous y retrouver dans les palmarès des meilleures ventes  !  Chacun a le sien.

Et  puisqu’on parle livres, mon court-métrage d’aujourd’hui est un extrait de mon roman « Sa Lente Traversée du Mois d’Août ». Vous pouvez l'acheter en ligne !

Les livres, c’est toujours  du chaud business.


 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 14:34

Ils sont sur le pas de la vieille porte en bois qu’il suffit de pousser pour ouvrir, sous la minuscule tonnelle de vigne muscate.

Ils entrent en même temps, un seul et même corps pressé de se laisser tomber dans l’amour, ils titubent encore en riant , ils vont entrer dans l’unique pièce où le lit attend, toujours défait.

 

Arnaud a laissé tomber le journal qu’il lisait et il les a considérés à travers sa mèche blonde.

A contrejour, leurs deux corps collés l’un à l’autre.

Suzanne a réalisé en quelques secondes. Arnaud était arrivé à savoir où elle était.  Il était venu la rejoindre, sans la prévenir, comme un grand enfant idiot qui ne se méfie de rien.

C’était un immense gâchis qu’elle entrevoyait déjà, avant même qu’un mot fût prononcé.   Les conséquences défilèrent à toute vitesse dans sa tête, imparables.

La minute était de celles qui font déraper une vie, imprévisible mais décisive.

 

Elle parla la première.  Elle entendit sa propre voix, ridiculement naturelle.

-  C’est toi ?

Il ne crut pas nécessaire de répondre.  Elle enchaîna :

-  Tu es arrivé quand ?

-  Par le bateau de dix heures.

-  Comment as-tu su...

Il eut un geste évasif.

-  Oh, tu sais, quand on veut vraiment savoir.... (Il se leva)  Je suis désolé, j’aurais dû prévenir… Je vais.... J’ai vu une auberge sur la place, j’attendrai le premier bateau demain matin et...

Elle eut un geste, un élan.

-  Non... oh, écoute, non... Ah, tu aurais dû me dire....(elle cacha son visage dans ses mains et puis très vite se redressa)  mais tu sais, ce n’est  rien, je t’expliquerai...

 

Elle sentit ce que ces mots avaient de trivial  et s’arrêta net. Elle redescendait de son nuage en chute libre, elle retrouvait brutalement le contact avec la terre. Elle se dit qu’elle était en train de vivre une situation de vaudeville, qu’ils étaient grotesques tous les trois, et en même temps elle avait la conscience de l’irréparable.  Elle essaya de réfléchir à une solution possible, entre mensonge et arrangement à l’amiable, mais rien ne vint.

Déjà l’homme de la plage avait fait un pas en arrière.

-  Salut, je vous laisse.  Tout ça n’est pas bien grave.

Et il sortit de la maison, les mains dans les poches.

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 14:27

   LESQUELS ALLONS-NOUS  LIRE ?

 Les huit titres de la sélection du prix Goncourt du 6 octobre sont :

Sorj  Chalandon,  La Légende de  nos pères  (Grasset)

Jean-Michel Guenassia,  Le club des incorrigibles optimistes (Albin Michel)

Justine Levy ,  Mauvaise fille  (Stock)

Laurent Mauvignier,  Des Hommes  (Minuit)

Marie Ndiaye,  Trois femmes puissantes (Gallimard)

Véronique Ovaldé, Ce que je sais de Vera Candida  (L’Olivier)

Jean-Philippe Toussaint,  La vérité sur Marie (Minuit)

Delphine de Vigann,  Les heures souterraines (Lattès)

 

 LEQUEL VONT-ILS ÉLIRE  ?

Parmi les 659 romans français et étrangers parus à l’automne, et qui parlent surtout d’histoire et d’egos, comment la sélection a-t-elle pu se faire ?

Combien de lecteurs patentés ont dû faire le devoir d’élimination ?

Quand on découvre Justine LEVY parmi les candidats au GONCOURT, ceux

qui sont  tentés de faire la fine bouche doivent se rendre à l’évidence : ELLE VEND !  Première au classement du Nouvel Obs, devant Jean-Christophe GRANGE qui lui, est un habitué des hauts débits, et Dan Brown comme quoi les foules aiment les livres qui ont du mystère.

 

Par contre, le palmarès de LIRE est très différent : en première ligne vous trouvez Amélie NOTHOMB, ce qui paraît plus vraisemblable, puis Frédéric BEIGBEDER (je vous l’avais dit !)  puis Anne WIAZEMSKI, chose normale aussi, à mon avis.

 

Si vous prenez le palmarès de LIVRE HEBDO, nouvelle donne  : un inconnuu tient la tête, Harian Coben avec « Mauvaise Base », puis vient  « Le miroir de Cassandre » de Bernard Werber, puis  « Ce que le jour doit à la nuit » de Yasmina Khadra. Vous remarquez que pas un seul auteur ne figure dans les autres palmarès, ils ont chacun leurs auteurs.

C’est quand même bizarre.  Comment établir une échelle des valeurs ?

 

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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 14:23
       

 

« Il n’y a plus d’auteurs au théâtre, s’il y en avait ils seraient publiés. »

Bernard PIVOT

 

C’est si vrai que les édieurs ne lisent jamais les manuscrits des pièces qui n’ont pas été jouées. J’en sais quelque chose !  Comme quoi, le théâtre est aussi à la source de la culture littéraire.

A bientôt, mes amis du théâtre et du très chaud business !

Miss Comédie

 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:36

Bonjour ! Evidemment, j’ai fait un tri parmi les étoiles.

Deux d’entre elles ont cessé de briller, c’est pas pour ça qu’elles n’ont plus leur place au firmament.

Sur terre voilà la glaciation qui nous tombe dessus.

Brusquement  remettre manteau, écharpe et collants, ça me donnes  a  kind of blues…


 

 

 

 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:31

   Dans FREDDY, je devais séduire FERNANDEL. 

Pendant toute la durée des répétitions  nous avions sauté la scène du baiser, qui devait être le clou du spectacle. Un baiser, ça ne se répète pas, ça se fait comme ça.  Je le redoutais un peu, mais   je  n’avais aucune idée de l’effet qu’il  allait produire.  Fernandel, lui, savait.   La veille de la première il m’a dit « Tu le feras durer jusqu’à ce que je te serre le bras. »  Il avait ajouté : « Il faudra le faire durer, hein ? » et devant mon air affolé, il avait croassé « quoi, je te dégôute, peut-être ? » toutes dents dehors.

Assis côte à côte  face au public, nous faisions connaissance sur un ton plutôt mondain avant le moment fatidique qui devait être totalement inattendu.

Le premièr soir, donc, suivant les indications du metteur en scène, je l’attrapai soudain  par le cou et lui plantai le fameux baiser.  J’étais dans un état second, ignorant la suite. Il me maintenait fermement par le bras. Et je découvris son jeu de scène avec stupeur. Les yeux exorbités, agitant bras et jambes dans une tentative de fuite, faisant mine de tomber de sa chaise, la bouche collée à la mienne, il faisait du grand Fernandel.  Pris par surprise, le public réagit exactement comme il l’avait prévu :  un immense éclat de rire, mêlé de cris et d’applaudissements frénétiques.  C’était Guignol.

Tétanisée,  je  réalisai  vite qu’il fallait jouer le jeu.  Nous comptions donc les secondes.  J’attendais le signal.  Peu à peu, l’hystérie s’est calmée dans la salle, les bravos faiblirent.  Je sentis l’étau se desserrer  autour de mon bras.   Je m’écartai de lui avec une expression angélique  tandis qu’il rajustait son gilet. 

Les répliques suivantes se sont perdues dans le brouhaha d’une salle en délire.

Après le spectacle, au bar du théâtre, Fernandel faisait le modeste : « une scène pareille ça ne peut se faire que devant un public. Ca marche à tous les coups. »

Effectivement, nous avons eu droit au même tabac chaque soir sans exception.


 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:23

 

UNE AUTRE MURIEL ROBIN

 

Sur la photo, on ne la reconnaît pas !  Ravissante, radieuse, plus du tout bouffie ni boudin.

Tout ça à cause d’un rôle.  Elle va jouer LES DIABLOGUES de Roland DUBILLARD à Marigny, s’il vous plait, et elle se débarrasse de sa  peau de comique comme d’un vieux jean.  Elle ne veut plus être  une « fantaisiste », elle veut jouer la comédie.

Elle a de la chance,  les gens de théâtre ont répondu à son appel.  Jean-Michel Ribes va la diriger dans Les DIABLOGUES, après l’avoir fait tourner dans son film « Musée Haut, Musée Bas ».  Et  Josée DAYAN l’a engagée dans « Mourir d’Aimer », qui sera diffusé sur France 2 en Novembre.

Elle nait à 54 ans et il y en a beaucoup qui envient sa facilité de reconversion…

 

 

PRINCE RESPIRE, LE ROI EST MORT !

Enfin il peut revendiquer le titre et ses fans l’ont porté en triomphe l’autre soir

au Grand Palais.

Moi je suis pas fana de Prince, je croyais qu’il était aux oubliettes. Et bien non, c’est un drôle de hasard, Michaël Jackson lui a cédé la place.

 

       ET MILES DAVIS  BACK FROM PARADISE


On lui consacre une « installation » (c’est comme ça qu’on dit maintenant) à la Cité de la Musique.   Ce qui caractérise une installation, c’est la diversité des supports sur lesquels l’expo est articulée. 

Là, l’idée géniale est déjà d’accueillir les visiteurs avec la voix de Miles, cette voix éraillée de fumeur détruit, qui donne immédiatement la chair de poule.  Ensuite, on circule entre des photos, des vidéos, on entre dans des cabines où l’on peut entendre des extraits de ses musiques, on visionne des films, on découvre une évocation de Gainsbourg puisqu’on les a souvent comparés.

Tout ça vous laisse dans la tête un son inimitable qui s’incruste comme une plainte venue des ténèbres.   Mais aucune révélation sur le personnage qui garde son mystère.

 

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16 octobre 2009 5 16 /10 /octobre /2009 08:21

 

« Ce sont les étoiles, les étoiles tout là-haut qui gouvernent notre existence. »

William SHAKESPEARE  (dans Le Roi Lear)

 

Pas seulement les étoiles tout là-haut, celles d’ici-bas gouvernent aussi pas mal le monde… Le monde du chaud business, en tout cas.

Bon week-end mes amis !

Miss Comédie

 

 

 

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:23

 

Bonjour !  La scène d’aujourd’hui se passe dans les années soixante, dominées par le règne du glamour.  Guy Bourdin était un maître de l’image glamour. Aujourd’hui le glamour est plus intellectuel, dirons-nous.  On a évolué. Mais heureusement, dans le chaud business,  il y en a pour tous les goûts.


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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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