Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:54

Pour en finir avec Bunuel, il faut quand même décrire ce face-à-face si fugitif que je pourrais croire que j’ai rêvé. Mais non, c’est bien noté dans mes carnets de bord de cette année-là. 

Et cette scène peut aussi être tournée seule, isolée de son contexte, comme un  portrait-souvenir.

Avec en voix-off, la narratrice.

 

Dans un tournage, Bunuel ne s’intéresse qu’à ses personnages. Entendons-nous : ses personnages ce ne sont pas les acteurs. Ce sont les êtres inventés qu’il a créés pour le film.  Il a mis dans chacun d’eux un zeste de sa folie.  Il les raconte comme des gens qu’il a connus, comme des êtres de chair et d’os.  Il ne parle jamais des comédiens qui les ont interprétés.

J’ai lu qu’il admirait plus que tout chez Jeanne Moreau sa façon de marcher.  Parlant de son rôle dans Le Journal d’une Femme de chambre, il dit  “C’est un régal de voir Jeanne Moreau marcher ainsi, la façon dont elle fléchit sensuellement la cheville... Mais il y avait déjà le film de Louis Malle Ascenseur pour l’Echafaud. Là aussi elle marchait très bien, et longtemps.”

De son talent, de la façon  dont elle a fixé pour l’éternité  son fantasme de fétichiste, rien. Non, il n’en a rien dit.

 

Lorsque je sortis du décor, toutes lumières éteintes, je le vis : assis dans son fauteuil roulant  dans un coin reculé du plateau,  grignotant son cigare, il attendait, lui aussi. Autour de lui tous s’agitaient.  Il était calme, il attendait.  Que l’on mette en place la scène suivante.  Que l’on règle les éclairages.  Que l’on appelle les acteurs.  Que sur l’écran video devant ses yeux apparaisse la reconstitution exacte de son monde intérieur, un monde absurde.

Sans réfléchir, je me suis dirigée vers lui et personne à cette minute ne s’interposa entre lui et moi, et ce fut comme prémédité, répété, même, ce bref salut plein de respect pendant que je murmurai “don Luis, je garderai ce poème toute ma vie”.   Luis Bunuel  m’a-t-il entendue  ? Il m’a regardée derrière ses lunettes fumées et a dit simplement  “je vous remercie mademoiselle” en roulant effroyablement les « r ».

“Ce fleuve, dont les eaux passent devant mes yeux le long des rives immobiles qui retiennent sa fuite, le verrai-je revenir ?”

Les eaux des fleuves, comme les minutes des moments comme celui-ia, ne reviennent jamais.

Je quittai les studios un peu après 18h. La lourde porte en fer refermée sur un monde qui n’existait pas,

 

 

Partager cet article

Repost0
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:46

THIS IS IT :   ON S’INCLINE

La première chose qui frappe, c’est l’énergie qui se dégage de l’Etre qu’on disait exsangue,  exténué, drogué, fini.

Quoi ?  Il a donc répété son concert à ce rythme-là ?  Avec cette frénésie, mais aussi cette minutie, cette rigueur, ce perfectionnisme ?

Tout est montré, les arrêts, les reprises, les chorégraphies, les solos endiablés, tout ça intercalé de commentaires de ses danseurs, pénétrés d’émotion et d’amour pour Lui.

Il donne une leçon de professionnalisme.  Le show allait être hallucinant.

De nouvelles chansons, mais aussi ses succès, Thriller, Billie Jean, revues dans des mises en scène ébouriffantes et une orchestration démultipliée.

J’ai écouté ce matin le CD de THRILLER qui date des années 80, ça paraît tout sage, tout calme à côté de ce que j’ai vu hier soir.

La salle était comble, le public muet, et les gens ont applaudi à la fin. Ca n’arrive pas souvent, surtout à Lyon.

 

STANLEY KUBRICK’S NAPOLEON : THE GREATEST MOVIE

NEVER MADE

« Le plus grand film jamais fait » et qui ne s’est jamais fait, ce sont les subtilités de certaines tournutres de phrase, aussi bien en Anglais qu’en Français…

Bref, on ne le savait pas, mais KUBRICK préparait un MEGA NAPOLEON en 1969  et il avait réuni pour ça un matériel impressionnant, à sa mesure !

17000 images d’époque, photos, documents historiques, témoignages, qui ont été retrouvés chez lui.

C’est lui qui disait que ce film serait le plus grand film historique jamais réalisé.  C’était un mégalo pur cachemire.  IL chiadait son truc à mort. Chaque personnage avait sa fiche où sa vie était consignée depuis sa naissance jusqu’à sa mort.  NAPOLEON devait être interprété par  David HEMMINGS.  Le scénario comptait 186 pages et les premières images montraient Napoléon à 4 ans en Corse, son ours en peluche dans les bras. Le même ourson était filmé dans la dernière image, dans les bras de Laetizia.

Finalement, comme toujours, c’est le fric qui a manqué. La MGM a renoncé et le projet a capoté.  Alors, KUBRICK a fait ORANGE MECANIQUE.

De toute façon, tout ce qu’il faisait était un méga-succès.

Les 88 boîtes contenant ce matériel colossal sont réunies dans un coffret somptueux sous le titre : « Kubrick’s Napoleon,  the greatest movie never  made » aux Editions Taschen.   Pour un méga-prix :  500 euros.

Réservé aux cinéphile, I presume.

 



 

Partager cet article

Repost0
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:40

 

« Les grandes nations ont toujours agi en gangsters, les petites en prostituées. »

Stanley KUBRICK

 

La France est-elle une grande nation ou une petite ?

Je vous souhaite un méga-week-end, en tout cas.

Miss Comédie

 

Partager cet article

Repost0
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 10:19

Bonjour !  Il y a des grands et des petits moments de cinéma. Ici je fais un  mix des deux, comme ils viennent.  

L’un d’eux est surdimensionné, comme l’événement qu’il célèbre et prolonge : la disparition du roi de la pop.  C’est  comme la queue d’une comète qui a traversé notre siècle. MICHAEL JACKSON nous lègue son dernier concert en images, il aura (presque) honoré son contrat…

En même temps sortent deux films de même acabit qui vont  faire un petit suspense au box-office.

Mais tout de suite, mon court-métrage, flash-back sur un grand moment de cinéma.

Partager cet article

Repost0
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 10:15

Brialy m’avait fait engager dans le film de Bunuel « Le Fantôme de la Liberté ».  Je devais jouer une maîtresse d’école en train de lire une dictée à ses élèves.  Je devais juste détacher les mots, comme une vraie maîtresse dicte en détachant les mots, très lentement.  Une panouille ! Mais c’était Bunuel. J’avais  peur.

Brialy  m’avait dit :

“Ecoute, tu n’as rien à faire, ça se passera très bien.  Il faut juste que tu sois habillée de la bonne couleur,  placée à l’endroit précis qu’on t’indiquera, et que tu te déplaces exactement comme on te le demandera.  C’est tout.  Pas de talent, rien !  Laisse tout ça au vestiaire.  Avec Bunuel, pas besoin de talent.”

 

La bonne couleur, je le sus très vite, c’était l’absence de couleur.   L’assistant Pierre Lary m’emmena au magasin des costumes au sous-sol pour me choisir une tenue.  L’ambiance générale de la salle de classe était bleutée, les enfants avaient reçu la consigne d’être vêtues de couleurs pastel, seule la petite fille devait être en rouge.  Je devais être neutre, très neutre.

 Il me trouva un cardigan de laine  informe, qu’avait porté Bulle Ogier dans Le Charme Discret de la Bourgeoisie.  Couleur beige.  Je pouvais garder ma jupe en tweed gris.

-  Maintenant, tu peux aller déjeûner si tu veux, tu ne tournes que cet après-midi. Mais à partir de 14h tu dois rester dans les parages, on ne sait jamais.  Allez, ciao ! 

Quelque chose me tracassait.

- Hé !

-  Oui ?

-  C’est quoi, la dictée ?

Son regard s’est vidé de toute expression.  Il y eut cinq secondes de silence.

-  La dictée.  Bonne question.  Il te faut une dictée. Je vais en parler à don Luis.

 

J’étais là dans cette loge, avec en face de moi Jean Rochefort et Pascale Audret qui jouaient les parents, et Agnès Capri qui jouait la directrice.  Celle-ci, un peu à l’écart, était occupée à tricoter. Nous étions assis  dans une semi-pénombreet nous attendions. 

Jean Rochefort nous faisait part de son indignation.

-  Pas un mot sur nos rôles, pas une indication, rien...  Des objets, il nous traite comme des objets.

Nous opinions du bonnet, un peu inquiètes de cette attitude irrévérencieuse. Nous nous gardions bien d’apporter notre grain de sel.   Mais il n’en avait cure, de plus en plus nerveux :

-  Moi,  dans ma campagne, avec mes chevaux et mes chiens, je suis heureux.  Je n’ai pas besoin qu’un Bunuel vienne me faire poireauter sans un mot, pendant des heures.

Sa diction inénarrable me réjouissait. Pascale Audret, souriante, gardait son calme.  Agnès Capri, imperturbable, tricotait sans mot dire.

 

A quinze heure cinq, Pierre Lary vint me tendre un bout de papier sur lequel étaient griffonnées quelques lignes.

-  Voilà ta dictée.  Le maître  l’a écrite spécialement pour toi ... Tu tournes dans une demi-heure, on viendra te chercher.

Il était déjà reparti.  Les autres me regardaient, mon papier entre les doigts.  Je déchiffrai avec peine les mots écrits à la hâte d’une écriture fine et cahotique.

-  C’est de la belle prose, je présume ?  dit Jean Rochefort, goguenard.

Je lus à haute voix : Ce fleuve dont les eaux passent devant nos yeux le long des  rives immobiles qui retiennent sa fuite, le verrons-nous revenir ?”

Nous nous regardâmes sans mot dire.  Jean Rochefort eut un hochement de tête.

 

Partager cet article

Repost0
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 10:08

DEUX  CONTRE UN

 

Bien sûr, le premier n’est pas vraiment du cinéma. Mais c’est un vrai poids loud. Au niveau des entrées, il va cartonner.  D’ailleurs, les deux autres font pâle figure à côté de ce documentaire-bombe atomique…

 

THIS IS IT :  LE DERNIER CONCERT.

Ca pourrait vouloir dire « C’est ça. » ou bien : « Et voilà. » ou encore, « C’est Lui » puisqu’il n’est plus qu’une entité sans nom.

Le titre est bon, très bien choisi.  KENNY  ORTEGA, le réalisateur, qui fut l’ami et le concepteur de ce spectacle, n’en était pas à son premier coup de maître. C’est avec lui que Michaël a mis  au point les chorégraphies de ses concerts « HISTORY » et « DANGEROUS ».

 En disparaissant, il lui a laissé de quoi se faire des couilles en or, comme on dit, mais on ne pouvait pas laisser ces images dans un coffre, n’est-ce pas ?  Les profits iront à la famille pour éponger les dettes, et à différentes associations de bienfaisance. (Enfin, c’est ce qui est dit dans le prologue.)

Après avoir rempli les salles du monde entier, le DVD  restera comme une relique de l’âge d’or de l’humanité.

 




MIC-MAC A TIRE LARIGOTJe parie que vous ne savez pas d’où vient l’expression.  Elle remonte au XVème siècle, oui oui, et  elle était associée à la boisson, puisque le larigot était une petite fiole  de petite contenance dont il fallait tirer souvent le vin. Seuls de vieux Parisiens l’emploient encore, que je sache.

Je vous parlerai du film car j’irai le voir mais sachez d’ores et déjà que Jean-Pierre JEUNET, qui ne fait pas l’unanimité, se prend quelques critiques

comme « la dictature de l’esthétique », dixit la journaliste du Figaro Madame, une manie qui sacrifie le récit aux effets de mise en scène.  C’est aussi l’avis e la critique de ELLE, qui termine « tout ça pour ça … »

 

   CINEMAN

Le film est dédié à Lucy Gordon, la jeune actrice anglaise qui s’est suicidée au printemps dernier, je vous en avais parlé. Jolie comme un coeur, elle incarne tour à tour toutes les héroïnes qui jalonnent ce film-calendrier. Yann MOIX  caracole au-devant du succès comme Luky Luke  face aux Dalton.   Pour aimer ce film il faut aimer le cinéma, il n’y a que ça là-dedans.  Frank DUBOSC fait un numéro d’imitation très réussi au fil de tous les films qui défilent, des chefs-d’œuvre aux nanars. C’est paraît-il réjouissant, l’accueil est plus favorable que pour MIC MAC.

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 10:06

« Un scènariste doit chaque jour tuer son père, violer sa mère et trahir sa patrie. »

Luis BUNUEL

 

C’est donc le secret d’un bon film. Bunuel ne s’en est pas privé, puisqu’il écrivait ses scénarios lui-même quand il ne travaillait pas avec Jean-Claude CARRIERE, qui est lui aussi un sacré chenapan.

Vous savez tout, vous pouvez essayer. 

Bye bye amis du showbiz, je vous retrouve bientôt.

Miss Comédie

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost0
26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:28

Bonjour !   L’événement était de taille : samedi 17 octobre, les gens du showbiz se sont retrouvés à Lyon pour la première élection du tout nouveau Festival LUMIERE.  Vous ne le saviez pas ? Normal, on en a si peu parlé que c’est le seul Festival en France qui est passé inaperçu.  C’est un peu triste, mais voilà. Et pourtant, eux ils sont venus, les gens de la profession, élire leur senior Clint EASTWOOD dans la Ville LUMIERE. 

Aujourd’hui mon court-métrage se passe à Lyon, comme de juste.

 

Partager cet article

Repost0
26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:23

Elle sort de chez elle et remonte le cours Franklin-Roosevelt en sens inverse des voitures, longe toutes ces vitrines qui tentent tour à tour la gourmandise, la coquetterie ou la curiosité, et arrive au métro Foch.  Là, elle hésite. Evidemment avec le métro, elle y serait en cinq minutes.  Mais c’est sous terre, elle louperait une partie de cette belle journée qui commence.

Donc, elle prend à gauche l’avenue de Saxe, où les vitrines continuent à la tenter, la mode s’étale un peu partout jusqu’à la place Edgard-Quinet.  Là, il y a deux cafés-annexes du lycée du même nom.  Ils sont tous dehors à la terrasse, ils fument…

Elle continue et ça devient moins drôle, jusqu’au cours Lafayette, une sorte d’autoroute où les voitures remontent en trombe vers La Part-Dieu.  Pour les éviter, elle coupe par la rue Molière et arrive au pont Lafayette, qu’elle va franchir.

Elle ne peut résister au plaisir de s’arrêter et se pencher au-dessus du parapet pour admirer la belle perspective des bas-ports, le paradis des cyclistes et des promeneurs qui sont les rois, ici, dans cette voie plantée d’arbres où l’on accède aux péniches par un ponton de bois.  Il faudra qu’elle y aille marcher un jour, bien que l’absence de vitrines lui paraisse un peu rebutant.

Arrivée sur le quai opposé, elle le traverse pour prendre la rue du Président Carnot qu’elle préfère à la rue de la Ré (publique) trop encombrée de glandeurs ou de distributeurs de flyers et de tracts.

La rue Carnot est vite franchie, toutes les vitrines sont occultées par des calicots A VENDRE. Il n’y a plus rien.  Quelqu’un a acheté tous les immeubles de la rue pour faire quoi ?  On ne sait pas encore.  En attendant,  l’une des plus belles artères de la ville est morte il s’agirait qu’il prennent une décision, l’enfoiré.           Elle débouche place de la République, ses fontaines, ses bancs, son kiosque de fleuriste, nous sommes dans l’oreillette gauche du cœur de la Presqu’Ile, la droite étant la place des Jacobins où justement la dirigent ses pas.

Ensuite, il n’y aura qu’à prendre à gauche l’étroite mais affolante rue Emile-Zola où se côtoient les enseignes les plus hit de la mode, et l’on arrive sur la bien nommée place Bellecour.  Un panorama mangifique. Elle se sent toujours émue en la traversant, la place est toujours plus ou moins déserte, les passants semblent pressés d’arriver comme si un vent violent allait soudain les emporter dans le vide.

Rue Auguste-Comte. La rue des antiquaires. On ne pousse pas souvent leur porte, les pièces présentées sont hors de prix.  Elle, c’est Agnès B. dont elle pousse la porte.  Elle va y passer une petite heure, tranquille, à examiner un à un chaque vêtement, sur chaque portant. Elle ne repartira pas les mains vides, jamais, il y a toujours quelque chose qui lui plait chez Agnès B.

Un homme, derrière elle, a refermé la porte du magasin. Il l’a suivie jusqu’au bout du premier portant et là il lui a adressé la parole : « Vous avez perdu quelque chose… » Elle le regarde, il a l’air d’un chanteur fatigué, il a à la main une écharpe en soie rouge, la sienne.

« Ah, soupire-t-elle, vous l’avez ramassée ?

-       Je vous la rendrai si vous refaites l’itinéraire en sens inverse, avec moi.

-       - Et pourquoi je ferais ça ?

-       - Pour écouter mon histoire.

-       - Vous pensez qu’elle peut m’intéresser ?

-       - Ah, oui !

Elle sortit de chez Agnès B. en compagnie de l’homme à l’écharpe. Il l’avait enroulée autour de son cou.

Le long de ce chemin très court et très long à la fois, il lui rappela leur histoire.  Une très courte et très longue histoire, très loin de Lyon, dans une autre vie.

A la fin il lui dit « peut-on refaire ce chemin-là ensemble ?

Elle dit que non.  En sens inverse, on ne voit plus les choses sous le même angle.

 

Sur le pont Lafayette, ils se dirent adieu une seconde fois et il lui rendit son écharpe.   Puis il disparut  et  elle rentra chez elle.  Cette fois, l’itinéraire lui sembla terne et sans charme.  Bizarrement cette constatation lui procura un soulagement intense.

 

Partager cet article

Repost0
26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:20

 

Pleins feux sur Clint EASTWOOD !

Ca paraît ridiculement cocardier de dire ça, mais pendant une semaine, LYON a bien été le point de mire de la profession avec la création du FESTIVAL LUMIERE.

Une idée lumineuse de Thierry FREMAUX et Bertrand TAVERNIER pour célébrer le berceau du 7ème art.

.

Clint EASTWOOD en est le premier lauréat.  Il a reçu sont prix pour l’ensemble de sa carrière,  samedi dernier, dans l’immense salle du Palais des Congrès pleine à craquer.

Son beau visage auréolé de LUMIERE, il a remercié d’abord les Frères LUMIERE qui ont donné leur nom à notre ville – un nom prédestiné ! -  les bienfaiteurs du show-business, et le public qui l’a ovationné, debout.

Toute la semaine tout ce beau monde s’est baladé dans les rues entre les projections qui avaient lieu aux quatre coins de la ville, et se retrouvait le soir dans les LUMIERES tamisées du PASSAGE, le restaurant des artistes où ils découvraient le show du chef et la cave du boss  Vincent Carteron.

Pas étonnant que ça lui ait donné envie de rester, à Clint EASWOOD !

Il va tourner à LYON son prochain film qui raconte l’histoire d’une famille française touchée par le tsunami. (Ses films ont toujours un côté sombre alors que ses yeux bleus sont pleins de LUMIERE !)

 

Un film que tous les Lyonnais iront voir de préférence dans la belle salle des Frères LUMIERE, dont chaque fauteuil porte le nom d’une star du showbiz.

Sur son  écran surdimensionné et dans un confort absolu, on assiste  généralement  aux festivals projetant les grands classiques du cinéma international, d’hier et d’aujourd’hui.

Partager cet article

Repost0

  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

Recherche