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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 11:06

Flash-back : nous roulons  dans une avenue bordée d’immeubles cossus, dont certains arborent des façades ouvragées, ornées d’incrustations de céramiques colorées, de balcons torturés.  L’architecture de Gaudi. Je le reconnais, c’est le paseo de Gracia.

Barcelone me parait immense et vide - ce n’est pas le souvenir que j’avais gardé de mon premier voyage.  Mes parents et moi avions arpenté les ramblas à l’heure du paseo, au milieu d’une foule  bigarrée.  Des odeurs d’épices et d’huile d’olive montaient des ruelles inquiétantes. La Sagrada Familia avait imprimé en moi l’image d’une cathédrale de cauchemar.


Hubert  ne parle toujours pas.  Où m’emmène-t-il ? Je commence  à éprouver quelque chose comme de la peur.  Il ne reste rien de notre complicité du premier jour.  Pourquoi m’a-t-il proposé ce voyage ?  Je  le connais à peine.   Des histoires d’enlèvement me reviennent en mémoire. Les filles disparaîssent, direction Marrakech et plus jamais on ne retrouve leur trace. J’écarte ces idées noires et attend la suite.

Nous nous engageons dans une rue étroite, puis une autre, et soudain nous sommes enveloppés d’une ombre bienfaisante. La Mercedes s’est glissée sous un porche en pierre et débouche dans une cour plantée d’un palmier miteux.  Hubert coupe le moteur et se tourne vers moi.

-  J’ai quelqu’un à voir ici, dit-il.  Ce ne sera pas long.  Peux-tu m’attendre dans la voiture ?

Le tutoiement m’agace.  Quelle sorte d’intimité avons-nous gagnée pendant ces deux heures ?

Il n’attend pas la réponse et sort prestement de l’auto, son blouson sur l’épaule.  Il disparait dans un couloir sombre encombré de poubelles.

Je suis descendue pour me dégourdir les jambes et je me suis approchée de ce couloir nauséabond au bout duquel un escalier en bois s’enfonçait dans le noir.  Sur la façade, une plaque en émail à moitié écaillé :  “Vicente Gonzalez, Import-Export.  Primero piso derecha.”  Mais peut-être Hubert était-il monté plus haut.

Je suis remontée m’asseoir dans la voiture de plus en plus  inquiète.

J’ouvre alors la boite à gants comme ça, pour chercher de quoi lire, un mouchoir, que sais-je ? et je tombe sur un revolver posé là, comme une vulgaire paire de jumelles.  Mon coeur fit un bond. Tout ce que j’avais imaginé me semble maintenant une réalité.

Je ne réfléchis pas longtemps. Je glissai de mon siège sur celui du conducteur, tournai la clé de contact, entamai une marche arrière pour me retrouver dans le bon sens et démarrai en trombe.  Je  devais quitter cet endroit où Hubert était en train de marchander ma petite personne.

Je refis en sens inverse le trajet que j’avais bien observé et me retrouvai dans Diagonal.  La ville commençait à s’animer. Je roulai vers le Nord et trouvai vite l’autoroute  qui menait à Gijona et puis la frontière. Je savais que ma fuite ne me délivrerait pas d’Hubert mais en France il ne pouvait rien.  Il serait furieux de ne pas retrouver sa voiture et risquait de venir m’attendre en bas de chez moi pour me demander des comptes. Je m’en foutais, tout plutôt que de rester à Barcelone,  pseudo capitale, ville de sangre y sol.

 J’ai eu de la chance, aucun carabinier ne m’a arrêtée avant la frontière, et au Perthus la file d’attente était bien trop longue pour s’éterniser dans les détails.  Je me suis retrouvée à Toulouse et dès le lendemain je   quittai mon studio pour retrourner chez ma mère.

 

J’avais laissé la Mercédes dans un parking de supermarché, avec le revolver dans la boite à gants.

Au bout d’une année de silence, j’ai conclu que j’avais eu raison de m’enfuir : si Hubert ne s’était plus jamais manifesté, c’était qu’il n’avait pas la conscience tranquille.

 

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 11:01

POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS : ON COURT !

 Là-dedans vous avez de quoi faire fantasmer une salle entière de nanas, même très bien accompagnées.  Les gros plans sur les visages burinés, chapeaux rabaissé sur les  regards qui tuent.  Et Clint Eastwood, la trentaine,  faisant tournoyer mollement son colt dans sa main en souriant, est à  tomber.

En face il a LEE VAN CLEEF, pas mal non plus : masque impassible,  regard mongol, froidement déterminé à tuer dans la plus parfaite légalité.

Et les bandits, dont GIAN MARIA VOLONTE était le chef torride,  rivalisaient de sensualité brutale, comme on aime.

 La msique irrésistible d’Ennio MORRICONE.

Et la petite musique de la montre vous vous en souvenez ?

Ces tontons)là ils font pas rire, mais on aimerait bien les avoir dans la famille. 

 Ils ont un mépris total de la caméra.  Ils font ce qu’ils ont à faire, point.

Et bien sûr, qu’ils n’ont pas du tout le mépris de la caméra.  Bien sûr qu’ils ont appris leur dialogue.  Bien sûr qu’ils jouent.   C’est ça qui est bluffant.

Ce film passait à la FONDATION  Lumière à Lyon,  c’est un festival Sergio Leone qui dure deux semaines.  Courez-y !

 

BRUCE WILLIS  CONTRE SON  CLONE

 

Bruce WILLIS en flic humain   est chauve, il a pris un drôle de coup de vieux.  Son clone est jeune, beau visage dur à la chevelure blonde.   A choisir, je prend le vieux flic humain.  Ila encore dans le regard cette lueur qui fait craquer les minettes.

Bruce WILLIS adore  tourner des films d’anticipation.  Voir LE CINQUIEME ÉLÉMENT,  SIXIEME SENS, INCASSABLE etc.  Là, le film CLONE, de  Jonathan Mostow  nous plonge dans un monde cybernétique qui arrive à grands pas, où chaque être humain possède son clone et lui fait faire ses corvées. Un tueur se met à assassiner des êtres humains et un flic est mis sur le coup.  Seulement, les flingues ne tuent pas les clones et il est bien perplexe.

La bande annonce ne montre que des explosions, des émeutes, des cris  dans des ville-fantômes.  Et pas assez Bruce WILLIS, son flingue à la main.

 

 

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 10:55

« Ce mot de western spathetti, c’est le mot le plus con que j’aie jamais entendu de ma vie. »

Sergio LEONE

 

Quand il sont sortis, ses films se sont fait massacrer par la critiique.  Heureusement, le public a eu son mot à dire...

Aujourd'hui, on les classe parmi les chefs d'oeuvre.  Comme quoi.

Miss Comédie

* si vous avez constaté une petite erreur dans l'animation de ce blog, vous pouvez me la signaler dans un commentaire, ça me prouvera que vous êtes un vrai cinéphile...

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:59

Un monument de travail, de précision, de don de soi : les répétitions du  concert de Michaël JACKSON.  Epoustouflant !

Un méga-bouquin consacré au super mégalo Stanley KUBRICK et à son

projet avorté : un film sur le mégalo corse NAPOLEON…  Bluffant !

Et mon court-métrage, un adieu au grand mégalomane LUIS BUNUEL.

On tutoie les nuages…

 

 

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:54

Pour en finir avec Bunuel, il faut quand même décrire ce face-à-face si fugitif que je pourrais croire que j’ai rêvé. Mais non, c’est bien noté dans mes carnets de bord de cette année-là. 

Et cette scène peut aussi être tournée seule, isolée de son contexte, comme un  portrait-souvenir.

Avec en voix-off, la narratrice.

 

Dans un tournage, Bunuel ne s’intéresse qu’à ses personnages. Entendons-nous : ses personnages ce ne sont pas les acteurs. Ce sont les êtres inventés qu’il a créés pour le film.  Il a mis dans chacun d’eux un zeste de sa folie.  Il les raconte comme des gens qu’il a connus, comme des êtres de chair et d’os.  Il ne parle jamais des comédiens qui les ont interprétés.

J’ai lu qu’il admirait plus que tout chez Jeanne Moreau sa façon de marcher.  Parlant de son rôle dans Le Journal d’une Femme de chambre, il dit  “C’est un régal de voir Jeanne Moreau marcher ainsi, la façon dont elle fléchit sensuellement la cheville... Mais il y avait déjà le film de Louis Malle Ascenseur pour l’Echafaud. Là aussi elle marchait très bien, et longtemps.”

De son talent, de la façon  dont elle a fixé pour l’éternité  son fantasme de fétichiste, rien. Non, il n’en a rien dit.

 

Lorsque je sortis du décor, toutes lumières éteintes, je le vis : assis dans son fauteuil roulant  dans un coin reculé du plateau,  grignotant son cigare, il attendait, lui aussi. Autour de lui tous s’agitaient.  Il était calme, il attendait.  Que l’on mette en place la scène suivante.  Que l’on règle les éclairages.  Que l’on appelle les acteurs.  Que sur l’écran video devant ses yeux apparaisse la reconstitution exacte de son monde intérieur, un monde absurde.

Sans réfléchir, je me suis dirigée vers lui et personne à cette minute ne s’interposa entre lui et moi, et ce fut comme prémédité, répété, même, ce bref salut plein de respect pendant que je murmurai “don Luis, je garderai ce poème toute ma vie”.   Luis Bunuel  m’a-t-il entendue  ? Il m’a regardée derrière ses lunettes fumées et a dit simplement  “je vous remercie mademoiselle” en roulant effroyablement les « r ».

“Ce fleuve, dont les eaux passent devant mes yeux le long des rives immobiles qui retiennent sa fuite, le verrai-je revenir ?”

Les eaux des fleuves, comme les minutes des moments comme celui-ia, ne reviennent jamais.

Je quittai les studios un peu après 18h. La lourde porte en fer refermée sur un monde qui n’existait pas,

 

 

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:46

THIS IS IT :   ON S’INCLINE

La première chose qui frappe, c’est l’énergie qui se dégage de l’Etre qu’on disait exsangue,  exténué, drogué, fini.

Quoi ?  Il a donc répété son concert à ce rythme-là ?  Avec cette frénésie, mais aussi cette minutie, cette rigueur, ce perfectionnisme ?

Tout est montré, les arrêts, les reprises, les chorégraphies, les solos endiablés, tout ça intercalé de commentaires de ses danseurs, pénétrés d’émotion et d’amour pour Lui.

Il donne une leçon de professionnalisme.  Le show allait être hallucinant.

De nouvelles chansons, mais aussi ses succès, Thriller, Billie Jean, revues dans des mises en scène ébouriffantes et une orchestration démultipliée.

J’ai écouté ce matin le CD de THRILLER qui date des années 80, ça paraît tout sage, tout calme à côté de ce que j’ai vu hier soir.

La salle était comble, le public muet, et les gens ont applaudi à la fin. Ca n’arrive pas souvent, surtout à Lyon.

 

STANLEY KUBRICK’S NAPOLEON : THE GREATEST MOVIE

NEVER MADE

« Le plus grand film jamais fait » et qui ne s’est jamais fait, ce sont les subtilités de certaines tournutres de phrase, aussi bien en Anglais qu’en Français…

Bref, on ne le savait pas, mais KUBRICK préparait un MEGA NAPOLEON en 1969  et il avait réuni pour ça un matériel impressionnant, à sa mesure !

17000 images d’époque, photos, documents historiques, témoignages, qui ont été retrouvés chez lui.

C’est lui qui disait que ce film serait le plus grand film historique jamais réalisé.  C’était un mégalo pur cachemire.  IL chiadait son truc à mort. Chaque personnage avait sa fiche où sa vie était consignée depuis sa naissance jusqu’à sa mort.  NAPOLEON devait être interprété par  David HEMMINGS.  Le scénario comptait 186 pages et les premières images montraient Napoléon à 4 ans en Corse, son ours en peluche dans les bras. Le même ourson était filmé dans la dernière image, dans les bras de Laetizia.

Finalement, comme toujours, c’est le fric qui a manqué. La MGM a renoncé et le projet a capoté.  Alors, KUBRICK a fait ORANGE MECANIQUE.

De toute façon, tout ce qu’il faisait était un méga-succès.

Les 88 boîtes contenant ce matériel colossal sont réunies dans un coffret somptueux sous le titre : « Kubrick’s Napoleon,  the greatest movie never  made » aux Editions Taschen.   Pour un méga-prix :  500 euros.

Réservé aux cinéphile, I presume.

 



 

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:40

 

« Les grandes nations ont toujours agi en gangsters, les petites en prostituées. »

Stanley KUBRICK

 

La France est-elle une grande nation ou une petite ?

Je vous souhaite un méga-week-end, en tout cas.

Miss Comédie

 

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 10:19

Bonjour !  Il y a des grands et des petits moments de cinéma. Ici je fais un  mix des deux, comme ils viennent.  

L’un d’eux est surdimensionné, comme l’événement qu’il célèbre et prolonge : la disparition du roi de la pop.  C’est  comme la queue d’une comète qui a traversé notre siècle. MICHAEL JACKSON nous lègue son dernier concert en images, il aura (presque) honoré son contrat…

En même temps sortent deux films de même acabit qui vont  faire un petit suspense au box-office.

Mais tout de suite, mon court-métrage, flash-back sur un grand moment de cinéma.

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 10:15

Brialy m’avait fait engager dans le film de Bunuel « Le Fantôme de la Liberté ».  Je devais jouer une maîtresse d’école en train de lire une dictée à ses élèves.  Je devais juste détacher les mots, comme une vraie maîtresse dicte en détachant les mots, très lentement.  Une panouille ! Mais c’était Bunuel. J’avais  peur.

Brialy  m’avait dit :

“Ecoute, tu n’as rien à faire, ça se passera très bien.  Il faut juste que tu sois habillée de la bonne couleur,  placée à l’endroit précis qu’on t’indiquera, et que tu te déplaces exactement comme on te le demandera.  C’est tout.  Pas de talent, rien !  Laisse tout ça au vestiaire.  Avec Bunuel, pas besoin de talent.”

 

La bonne couleur, je le sus très vite, c’était l’absence de couleur.   L’assistant Pierre Lary m’emmena au magasin des costumes au sous-sol pour me choisir une tenue.  L’ambiance générale de la salle de classe était bleutée, les enfants avaient reçu la consigne d’être vêtues de couleurs pastel, seule la petite fille devait être en rouge.  Je devais être neutre, très neutre.

 Il me trouva un cardigan de laine  informe, qu’avait porté Bulle Ogier dans Le Charme Discret de la Bourgeoisie.  Couleur beige.  Je pouvais garder ma jupe en tweed gris.

-  Maintenant, tu peux aller déjeûner si tu veux, tu ne tournes que cet après-midi. Mais à partir de 14h tu dois rester dans les parages, on ne sait jamais.  Allez, ciao ! 

Quelque chose me tracassait.

- Hé !

-  Oui ?

-  C’est quoi, la dictée ?

Son regard s’est vidé de toute expression.  Il y eut cinq secondes de silence.

-  La dictée.  Bonne question.  Il te faut une dictée. Je vais en parler à don Luis.

 

J’étais là dans cette loge, avec en face de moi Jean Rochefort et Pascale Audret qui jouaient les parents, et Agnès Capri qui jouait la directrice.  Celle-ci, un peu à l’écart, était occupée à tricoter. Nous étions assis  dans une semi-pénombreet nous attendions. 

Jean Rochefort nous faisait part de son indignation.

-  Pas un mot sur nos rôles, pas une indication, rien...  Des objets, il nous traite comme des objets.

Nous opinions du bonnet, un peu inquiètes de cette attitude irrévérencieuse. Nous nous gardions bien d’apporter notre grain de sel.   Mais il n’en avait cure, de plus en plus nerveux :

-  Moi,  dans ma campagne, avec mes chevaux et mes chiens, je suis heureux.  Je n’ai pas besoin qu’un Bunuel vienne me faire poireauter sans un mot, pendant des heures.

Sa diction inénarrable me réjouissait. Pascale Audret, souriante, gardait son calme.  Agnès Capri, imperturbable, tricotait sans mot dire.

 

A quinze heure cinq, Pierre Lary vint me tendre un bout de papier sur lequel étaient griffonnées quelques lignes.

-  Voilà ta dictée.  Le maître  l’a écrite spécialement pour toi ... Tu tournes dans une demi-heure, on viendra te chercher.

Il était déjà reparti.  Les autres me regardaient, mon papier entre les doigts.  Je déchiffrai avec peine les mots écrits à la hâte d’une écriture fine et cahotique.

-  C’est de la belle prose, je présume ?  dit Jean Rochefort, goguenard.

Je lus à haute voix : Ce fleuve dont les eaux passent devant nos yeux le long des  rives immobiles qui retiennent sa fuite, le verrons-nous revenir ?”

Nous nous regardâmes sans mot dire.  Jean Rochefort eut un hochement de tête.

 

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28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 10:08

DEUX  CONTRE UN

 

Bien sûr, le premier n’est pas vraiment du cinéma. Mais c’est un vrai poids loud. Au niveau des entrées, il va cartonner.  D’ailleurs, les deux autres font pâle figure à côté de ce documentaire-bombe atomique…

 

THIS IS IT :  LE DERNIER CONCERT.

Ca pourrait vouloir dire « C’est ça. » ou bien : « Et voilà. » ou encore, « C’est Lui » puisqu’il n’est plus qu’une entité sans nom.

Le titre est bon, très bien choisi.  KENNY  ORTEGA, le réalisateur, qui fut l’ami et le concepteur de ce spectacle, n’en était pas à son premier coup de maître. C’est avec lui que Michaël a mis  au point les chorégraphies de ses concerts « HISTORY » et « DANGEROUS ».

 En disparaissant, il lui a laissé de quoi se faire des couilles en or, comme on dit, mais on ne pouvait pas laisser ces images dans un coffre, n’est-ce pas ?  Les profits iront à la famille pour éponger les dettes, et à différentes associations de bienfaisance. (Enfin, c’est ce qui est dit dans le prologue.)

Après avoir rempli les salles du monde entier, le DVD  restera comme une relique de l’âge d’or de l’humanité.

 




MIC-MAC A TIRE LARIGOTJe parie que vous ne savez pas d’où vient l’expression.  Elle remonte au XVème siècle, oui oui, et  elle était associée à la boisson, puisque le larigot était une petite fiole  de petite contenance dont il fallait tirer souvent le vin. Seuls de vieux Parisiens l’emploient encore, que je sache.

Je vous parlerai du film car j’irai le voir mais sachez d’ores et déjà que Jean-Pierre JEUNET, qui ne fait pas l’unanimité, se prend quelques critiques

comme « la dictature de l’esthétique », dixit la journaliste du Figaro Madame, une manie qui sacrifie le récit aux effets de mise en scène.  C’est aussi l’avis e la critique de ELLE, qui termine « tout ça pour ça … »

 

   CINEMAN

Le film est dédié à Lucy Gordon, la jeune actrice anglaise qui s’est suicidée au printemps dernier, je vous en avais parlé. Jolie comme un coeur, elle incarne tour à tour toutes les héroïnes qui jalonnent ce film-calendrier. Yann MOIX  caracole au-devant du succès comme Luky Luke  face aux Dalton.   Pour aimer ce film il faut aimer le cinéma, il n’y a que ça là-dedans.  Frank DUBOSC fait un numéro d’imitation très réussi au fil de tous les films qui défilent, des chefs-d’œuvre aux nanars. C’est paraît-il réjouissant, l’accueil est plus favorable que pour MIC MAC.

 

 

 

 

 

 

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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