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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 18:22

Bonjour !  Je reviens m’installer devant l’ordi, c’est irrésistible, je ne peux pas arrêter…  D’autres occupations m’attendent, mais il faut encore que je vous parle de ce film que tourne Bertrand TAVERNIER, un film historique sur la passion,  éternelle semeuse de trouble et de folie.

Et puis, ce dernier court-métrage -  après, je ne sais pas, je n’en ai plus - sur un drôle de trésor caché dans un vieil hôtel XVIIIe remis à neuf…


 

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 18:16

EXT. JOUR

 

Vu de la rue, un édifice en travaux. C’est un hôtel particulier majestueux  en cours de restauration.  Le chantier fermé au public laisse entrevoir une cour pavée occupée par des engins, des tas de sable.

Au milieu de la façade XVIIIème s’ouvre le perron à double volée de marches en pierre. 

Une grosse BMW noire stoppe devant le chantier et se gare dans une encoignure.  En sort un homme en pardessus gris qui pénètre dans la cour par la porte réservée aux entreprises du bâtiment.  Son assurance et son comportement indiquent qu’il est le propriétaire de l’hôtel.

 

EXT. JOUR

la cour de l’hôtel de Crissieu

 

L’homme traverse la cour tout en inspectant les alentours. Il redresse une brouette renversée, donne un coup de pied dans une canette vide, lève la tête vers les derniers étages avant de gravir les marches du perron et d’ouvrir la porte principale et de pénétrer dans l’hôtel.

 

INT. JOUR

 

Rez de chaussée de l’hôtel de Crissieu

A l’intérieur règne une demi-obscurité.  Les pas de l’homme résonnent sur le parquet du hall, vaste espace vide sur lequel débouchent les galeries latérales, à droite et à gauche, et l’escalier monumental, en face.

L’homme s’arrête au milieu du hall et écoute : un bruit de musique venant des étages supérieurs le surprend.  Il va vers l’escalier et la caméra le suit tandis qu’il arrive au palier du premier étage et qu’il entre dans la première pièce.

 

INT. JOUR

 

Premier étage hôtel de Crissieu

La pièce est vide,  envahie d’une musique rock endiablée.  L’homme fait le tour de la pièce sans pouvoir discerner l’origine de la musique, passe dans la pièce voisine où résonne les mêmes rythmes  et s’aperçoit que chaque pièce de l’étage  est sonorisée de la même façon.

 A un moment la musique se tait, pour repartir aussi forte mais cette fois c’est une symphonie classique qu’il entend,  comme si quelqu’un manipulait un poste radio.

 

Le propriétaire  parcourt tout l’étage à la recherche de l’origine du bruit. Pas une âme ne se manifeste durant son inspection, le bâtiment semble absolument désert.

Au bout du couloir, un autre escalier s’envole vers le deuxième étage.

Le propriétaire  emprunte cet escalier jusqu’au  deuxième palier.

 

INT. JOUR

 

Deuxième étage hôtel de Crissieu

Le couloir est plongé dans l’obscurité mais une lueur provenant de l’une des pièces attire l’attention du propriétaire.  Il  marche dans sa direction. 

            A ce moment-là, la musique s’arrête brusquement.

Sur le pas de la porte, il s’arrête, interdit.

 

INT. JOUR

L’appentis.

 

La pièce est exigüe, c’est un appentis où sont entassés des outils, des vêtements de travail, une petite table avec un réchaud à gaz butane, deux chaises, une échelle…

Assis sur un coffre à outils, un homme en bleu de travail est en train de manger son casse-croûte.   Son visage est ridé, mal rasé, une casquette vissée sur le crâne.  A l’apparition du propriétaire il ne semble pas étonné et continue à manger sans dire un mot.

 

                                               LE PROPRIÉTAIRE

                                               Bonjour !

                                               L’HOMME ASSIS, continuant à manger

                                               Bonjour. 

                                               LE PROPRIÉTAIRE

                                               D’Où vient cette   musique ?

                                               L’HOMME

                                               Chais pas.

                                               LE PROPRIÉTAIRE

                                                Il y a quelqu’un d’autre ici  ?

                                               L’HOMME

                                               Non, personne ne travaille le week-end.

                                               LE PROPRIÉTAIRE

                                               Alors d’où vient la musique  ?

                                               L’HOMME, hausse les épaules

                                               Elle vient toute seule, comme ça, des murs.

                                               Depuis que j’habite là, je l’entends.

                                               LE PROPRIÉTAIRE

                                               Vous habitez là ?

                                               L’HOMME

                                               Oui, c’est chez moi ici.  Je surveille les travaux.

                                               LE PROPRIÉTAIRE, désarçonné

                                               Ah.

                                               (un temps)

                                               Vous savez que la maison a été vendue…

                                               L’HOMME, ricane

                                               Ouais, ils disent ça.  Mais moi je veux bien voir le

                                               type qui a acheté ça !

                                               LE PROPRIÉTAIRE

                                               Ben, c’est moi.

 

L’homme considère le propriétaire, la fourchette en l’air, la tête levée

pour l’examiner attentivement.

                                               L’HOMME

                                               Donc,  vous allez me virer.

                                               LE PROPRIETAIRE

                                               Je suis désolé, mais…

L’homme se lève péniblement, pose son assiette sur la table, époussette sa salopette, et se plante devant le propriétaire, qui le dépasse de deux têtes.

                                               L’HOMME

                                               Je partirai.  Mais je ne vous dirai pas où est le trésor.

                                               Moi seul, sait où se trouve le trésor. 

                                               LE PROPRIETAIRE

                                               D’accord. Je crois en effet, qu’il vous faut partir.


Il tourne  les talons et repasse dans le couloir.  L’homme attrape son blouson, sa sacoche et lui emboîte le pas, descendant l’escalier derrière lui.

 

INT. JOUR

Le hall de l’hôtel de Croissieu

 

Les deux hommes se retrouvent dans le hall et soudain, la musique reprend, aussi forte, dans les pièces du premier étage.

Le propriétaire semble affolé.

 

                                               LE PROPRIÉTAIRE

                                               Mais enfin, il y a quelqu’un ici !  

                                               L’HOMME, l’air goguenard

                                               Si vous trouvez le trésor, vous aurez peut-être

                                               la clé de l'énigme...

  Il se dirige vers la porte et sort en faisant un grand signe de la main :

 

                                               L’HOMME

                                               Ciao ciao !  Bonne chance à l’hôtel de Crissieu !

 

Le propriétaire reste pétrifié alors que la musique s’arrête brusquement.

Son portable sonne.

 

                                               LE PROPRIÉTAIRE

                                               Allo, oui, je viens de faire un tour.  Non, personne,

                                                               à part un vieux cinglé qui traînait…

                                                               Oui, c’est déblayé à l’intérieur, mais les

                                               travaux n’ont pas commencé… comment ?

                                               Ils ont installé l’acoustique avant d’entamer la

                                               peinture… oui, c’est normal…  qu’est-ce qu’il y a ?

                                                               La télécommande générale  ?  Comment ça disparue…

                                               Attendez… je commence à comprendre…

                                               Je crois savoir où elle est.   Rendez-vous  lundi à

                                               la réunion de chantier OK ?

 

Il remet le téléphone dans sa poche et sort de l’hôtel.

On le voit traverser la cour et marcher jusqu’à sa voiture.  

GP sur son visage illuminé d’un large sourire. Il monte dans la voiture et démarre.

Le plan suivant, on voit de dos l’homme du chantier qui marche en claudiquant, son sac sur l’épaule, sans se presser.

 

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 18:14

 

 

Je lis que ce metteur en scène, dont les derniers films à caractère guerrier ne m’inspiraient guère, tourne  au château de Blois une histoire d’amour tirée d’un roman de Mme de LAFAYETTE, « LA PRINCESSE DE MONTPENSIER ».

Je suis toute excitée.  C’est une histoire  magnifique et cruelle, comme toujours au temps des rois et des princesses, et les extraits de l’interview de TAVERNIER laissent entendre qu’il va nous restituer allègrement les intrigues, les rivalités, les interdits et les passions de cette époque,  dans des décors et des costumes qui  nous replongent  d’emblée dans l’atmosphère.

J’adore les films historiques.  Le dernier en date, superbement réalisé et interprété, était RIDICULE, de Patrice LECONTE. 

TAVERNIER nous avait donné « QUE LA FÊTE COMMENCE », un classique lui aussi.  J’ai encore en mémoire « LOUIS, ENFANT ROI », de  Roger PLANCHON, une merveille.

Ce siècle  est un réservoir d’histoires vraies qui sont devenues des légendes.

TAVERNIER est en train de tourner les dernières scènes de « LA PRINCESSE DE MONTPENSIER », avec Mélanie THIERRY qui joue la princesse, Gaspard ULLIEL son amant le duc de Guise, Grégoire LEPRINCE-RINGUET son mari le prince de Montpensier.

Je n’y résisterai pas : dès sa sortie, je vous parlerai de ce film.

 

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 17:04

... enfin, qui ne  tourne plus très rond pour la Metro Goldwyn Meyer, la major que l’on croyait invulnérable. Quelqu’un a dit « ils ont  plus d’étoiles que de ciel », belle image qui n’explique pas tout.

Cela n’empêchera pas les cinéastes de tourner, surtout quand ils s’appellent  WOODY ALLEN, TARENTINO, EMMERICH…

Ces gens-là, ils feraient tourner des ruby cubes. Alors Carla, alors Johnny… rêvent de tourner avec eux.

Le numéro de claquettes de ROSE impressionne beaucoup le réalisateur mais elle, cherche-t-elle vraiment à décrocher le rôle ?


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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 17:01

YANN, riant

La chanteuse fait des claquettes ?…  Je veux voir !

 

ROSE

Si c’est pour une audition, je vais regarder mon emploi du temps, mais ça peut se faire.  Si c’est pour mater, vous repasserez.  Il faut payer pour voir.

 

YANN, un peu scandalisé par son langage

Quel langage... En vous voyant, la toute première fois, si lumineuse, si pure, toute droite, le menton levé, le regard absent, et cette suprême élégance, jamais, vous m’entendez, jamais je n’aurais cru que vous soyez capable d’un langage aussi...

 

ROSE

... vulgaire ?

 

YANN

Je dirais... relâché.

 

ROSE, regardant le barman

Relâché.  C’est affreux, comme mot.

 

YANN

Oui, bon. Venez par ici.  Vous faites vraiment des claquettes ?

 

ROSE descend de son tabouret et suit YANN vers le milieu de la scène.

 

ROSE

Vous ne me croyez pas ? Et bien, regardez !

 

Elle va vers un sac à dos posé au pied du fauteuil, en sort une paire de chaussures. Elle se débarrasse l’une après l’autre de ses bottes et chausse les chaussures de claquettes puis commence, d’abord lentement, puis de plus en plus vite, un numéro de claquettes, en vrai professionnelle. Tout en dansant, elle a jeté son blouson au loin et semble s’amuser comme une folle.

YANN la regarde, médusé.  Lorsqu’elle s’arrête, essouflée, et va se jeter contre le bar où le barman lui tend un verre d’eau, il met un moment à lui adresser la parole.  Elle ne le regarde pas, ne quête aucun compliment.

 

YANN

Vous avez un réel talent.

Il reste figé, la fixant avec  une expression de ravissement.  ROSE semble l'avoir oublié et boit son verre d'eau lentement, avec attention sous le regard du barman qui attend la suite.

YANN se reprend vite. Il sort une carte de sa poche, va vers ROSE et lui tend la carte.

 

YANN

Voilà.  C’est mon bureau.  Venez demain matin à 10 heures.  Nous parlerons sérieusement.

 

Et sans plus lui jeter un regard, il va vers le bar, règle sa consommation et sort.

 

LE BARMAN, fataliste

Et voilà comment on décroche un rôle sans se fatiguer.

 

ROSE, ramassant ses affaires

Je vais me changer, je vais être en retard. Tu sais, moi, je demande qu’une chose, c’est continuer à chanter dans les bars.  Tiens, tu peux mettre ça à la poubelle ?

Elle lui tend la carte de YANN qu’elle a déchirée en mille morceaux.

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 16:52

CARLA BRUNI-SARKOZY, JOHNNY HALLYDAY ONT DIT OUI

Chacun de leur côté et à deux projets différents, avant même d’avoir signé un contrat.   Cela montre bien l’énorme domination des films makers sur leurs futurs instruments de travail.   Finalement c’est bien lui, le  Créateur, le vrai maître des étoiles.

 

WOODY  ALLEN  S’OFFRE LA PREMIÈRE DAME

 

On ne refuse pas un film de Woody ALLEN.  CARLA a donc dit oui, comme ça, toute enthousiasmée, comme une débutante, elle dit qu’elle sera peut-être nulle mais qu’elle ne peut pas louper une occasion pareille, ce sont ses mots et vraiment ça nous la rend infiniment sympathique.

Maintenant, souhaitons une chose :  que monsieur WOODY ALLEN, cyclothymique avéré, avide de publicité pré-production, ne s’avise pas de revoir sa copie avec le nom de Carla biffé, comme ça d’un coup.

Non, je pense qu’il n’oserait pas.  Mais je pense aussi qu’il peut très bien oser. Qu'a-t-il  à faire  de l’opinion des Français ou de celle du président des Français, ou de celle de la première dame qui fut chanteuse et mannequin  ? 

Mais enfin, et la déontologie ?   Voyons si ce monsieur mérite notre estime et notre admiration.

 

    

   TARENTINO  ECRIT POUR  JOHNNY

Encore une interrogation, sur la rumeur lancée  par Johnny lui-même, lui aussi galvanisé comme un gamin par l’offre venant de si haut, alors que ce mec-là  est au sommet, voyez le paradoxe ! 

Son interview dans Le Parisien dévoile une avalanche de projets au cinéma : TARENTINO écrirait un scénar pour lui mais il ne l’a pas encore lu.  Les frères COHEN ont des vues sur lui mais ils n’en ont parlé qu’ à son agent.  Il a un projet avec Olivier MARCHAL sur Le Gang des Lyonnais.  Il envisage une comédie de Francis VEBER avec Jean RENO. 

Quoi, tout ça ?

Evidemment, le projet TARENTINO devrait eclipser tous les autres.  Mais nous, on reste sur le souvenir de son plus beau rôle, dans L’HOMME DU TRAIN de Patrice LECONTE, où il était magnifique face à Jean ROCHEFORT…

 

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 16:33

Comment va le monde, môssieur ? Il tourne, môssieur !

François BILLETDOUX  

 

Cette phrase est le titre de sa pièce montée au théâtre de la Colline en 1994 par Jean-Pierre Miquel.  Une pièce où jouait Jean-Luc MOREAU, qui décrivait un monde post-guerrier où des survivants un peu fous s’inventaient un monde nouveau.  Dernière phrase de la pièce : « Par quoi je commence ? »

Je retiens cette phrase.  Elle sous-entend que tout n’est pas fini ou plutôt que l’on tourne une page.  

A bientôt, mes chers amis.

Miss Comédie

 

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 10:31

Bonjour !  Hier, Eugène IONESCO aurait eu 100 ans.  Tennessee WILLIAMS, lui, aurait 98 ans depuis le 26 mars.

Le public a changé, les jeunes sont devenus vieux, et pourtant ils en redemandent.

Ce genre de dinosaures, plus les années passent moins on les traite de fossiles.

Vous lirez aujourd’hui une scène extraite  de ma pièce ROSE AUTOUR DE MINUIT, que vous avez lue jour après jour au début de l’année.  Mon public en redemande !

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 10:27

ROSE entre dans le bar. Elle est en avance pour son tour de chant et porte encore son vieux jean délavé  avec un blouson de cuir rouge.  Dessous, une petite blouse en soie rose vif. Elle porte des bottes en lézard éculées et ses cheveux sont relevés en queue de cheval retenue par un ruban rose.

Apeès avoir embrassé le barman elle va s’affaler avec un magazine dans  un fauteuil près du bar.  Le barman la couve du regard tout en s’activant.

Un disque de Billie Holliday égrène ses plaintes en sourdine.

Entre Yann, le réalisateur. Depuis qu’il a entendu Rose chanter, il rêve de la faire tourner. Ce soir, il revient au bar pour l’écouter à nouveau.

  Il ne la reconnait pas et s’asseoit non loin d’elle.

 

YANN, au barman

Je suis en avance, mais j’attends les musiciens.  Donnez-moi un bon scotch avec des glaçons et une bouteille de Perrier.

 

ROSE,  se lève et va se jucher sur un tabouret du bar

Vous attendez spécialement quelqu’un ?  Le pianiste ?  Ou le guitariste ?   Ou la chanteuse ?

 

YANN,  surpris

On se connaît ?  (Il la reconnaît) Mais… Vous êtes la chanteuse  ?

 

ROSE

Heureusement que vous avez un peu d’oreille, parce que pour l’esprit d’observation, ça manque.

 

YANN

Oh, écoutez, quand on s’amuse à se métamorphoser comme vous le faites, à se déguiser en...

 

ROSE

Je ne suis pas déguisée, je suis habillée en moi le jour. Le soir je suis en chanteuse, tenue de travail.

 

YANN, la regardant intensément

C’est vraiment extraordinaire.  Vous n’êtes pas la même femme.  Vous êtes une autre.

 

ROSE, comme une évidence

C’est ça, le paradoxe du comédien.

 

YANN, soufflé

Vous lisez Diderot, maintenant ?

 

ROSE

Non, il y a longtemps.

 

YANN, se levant et allant vers elle

Vous avez de la mémoire ?

 

ROSE

Pour apprendre un texte ?  Parce que je sais qui vous êtes, vous êtes le réalisateur et vous cherchez à savoir si je serais capable de jouer mon rôle.

 

YANN

Vous m’épatez.  De plus en plus.

 

ROSE

Et vous n’avez encore rien vu.

 

YANN

Ah bon ?

 

ROSE, se tournant vers le barman

Dis-lui, ce que je fais quand tout le monde est parti, et que le bar est à nous !

 

LE BARMAN, l’air détaché

Elle fait des claquettes.

 

(à suivre)

 

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27 novembre 2009 5 27 /11 /novembre /2009 10:21

  Deux styles d’écriture aux antipodes l’un de l’autre.  Deux auteurs éternellement   nouvelle vague.

 

 IONESCO   INDÉLOGEABLE


Sa pièce LA CANTATRICE CHAUVE vient de s’achever au théâtre de l’Athénée dans la mise en scène de Jean-Luc LAGARCE reprise par François BERREUR.   Mais il est encore là, toujours là, depuis 1957 à la Huchette !

Et toujours dans la mise en scène de Nicolas BATAILLE, en alternance avec LA LECON.   Le théâtre fait le plein tous les soirs.  Il est petit, d’accord, mais quand même.

 

  PLEIN  DE CHOSES  DE TENNESSEE


Les pièces de Tennessee WILLIAMS ont connu des années de disgrâce. On les trouvait pesantes, démodées.  Tout-à-coup voici qu’elles surgissent à nouveau, les beaux esprits les ont réhabilitées.

On a vu l’an dernier BABY DOLL, on vient de voir LA NUIT DE L’IGUANE, en ce moment on peut voir « SOUDAIN L’ÉTÉ DERNIER » à la Tempête monté par René LOYON, et « LA MÉNAGERIE DE VERRE » au Théâtre de la Commune, monté par Jacques NICHET. 

En février, on nous annonce « UN TRAMWAY NOMMÉ DÉSIR » mis en scène parWARLIKOVSY  avec Isabelle HUPPERT…

Si les grands metteurs en scène s’y mettent, c’est qu’il s’agit de gros gibier…

Espérons que le dépoussiérage ne ternira pas trop ce petit quelque chose de TENNESSEE…

 

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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