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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 15:05

Bonjour !  Aujourd’hui on oublie les magouilles et les perversions du show business.  Le vilain monde et sa haine est loin au-dessous de nous.

Il est question de sagesse, de Dieu et de paradis avec des gens très différents mais qui inspirent l’amour, et les beaux sentiments.

Ils ont un talent qu’on ne comprend pas toujours, et que certains refusent.

Mais ils irradient quelque chose de rare, une lumière intérieure.

 

 

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 14:53

PETER BROOK, MICHELINE ROZAN :  DES ADIEUX DE HAUT VOL…Eleven-And-Twelve-11-And-12_theatre_fiche_spectacle_une.jpg

 

Ils s’esquivent en douce et en beauté, Peter BROOK et Micheline ROZAN, les deux explorateurs du théâtre universel, les deux navigateurs au long cours qui ont mené le vieux navire des Bouffes du Nord à travers un océan de textes profonds et parfois insondables.

Leur dernier spectacle, est encore une fois un écho de la sagesse oubliée des maîtres soufis, venus de l’Afrique profonde. 

Un théâtre hors des sentiers battus, hors box office, hors cabotinage, hors du temps.

C’est le genre de spectacle où l’on ne fait pas la queue aux portes des loges à la fin du spectacle, pour susurrer des fadaises.

C’est joué en Anglais par des comédiens de tous les pays du monde.  La langue est simple et traduite en sur-titrages.

La mise en scène de Peter Brook termine son parcours sur un sens de l’épure poussé à l’extrême.   Jusqu’où irait-il, s’il continuait son travail ?  Mais peut-être le continuera-t-il ?

Rien n’est dit encore sur son départ.    Peter Brook est un cheval fourbu, comme  son administratrice  Micheline Rozan, leur vie  à tous les deux  s’est accomplie dans un don de soi intégral au théâtre.   Ils ne peuvent pas s’arrêter net, comme ça, ils iront jusqu’au bout de leurs forces.

C’est donc aux BOUFFES DU NORD et ça s’appelle « ELEVEN AND TWELVE » Onze et douze quoi ?  Apôtres ?

 

CHARLOTTE GAINSBOURG, MY GOD !charlotte-gainsbourg-irm.png

Il faut écouter  le nouvel album de Charlotte Gainsbourg : IRM, avec une musique de  Beck, vieux complice de Serge GAINSBOURG. C’est génial.  La musique de BECK est comme un trampolino pour la voix fluette

de Charlotte,  petite voix acidulée qui rebondit sur la vague  des instruments, dans un rythme lancinant, provocant.

Son père lui a légué  un peu de sa créativité musicale.  Et  sur la vidéo, elle est si belle !

 





VANESSA ENCORE PLUS PARADIS

Notre ado éternelle, notre ravissante mascotte, disparue plus ou moins, nous revient de temps en temps, avec un film un peu raté, une tournée à guichets fermés, un disque...  Elle nous offre aujourd’hui  un cadeau d’adulte : une compilation de ses meilleurs disques, un vanessa-paradis.jpgraccourci de carrière impressionnant.

Oh, ce n’est pas qu’on meurt d’envie d’écouter à nouveau sa petite voix d’enfant  derrière ses dents du bonheur.   On sait qu’elle n’est plus une enfant. Mais ça nous replonge dans les années du bonheur.

Et puis  elle fait partie du patrimoine, cet album restera comme une trace de sa trajectoire de comète.

Sur le clip de « IL Y A », elle est d’une beauté à la Garbo, majestueuse, mystérieuse, on en oublie sa voix, qui semble appartenir à une autre.

Ah, c’était bien elle, la ROSE de ma pièce, la chanteuse mi-Lolita mi-femme fatale, si différente la nuit et le jour…

Johnny DEPP nous l’a enlevée, mais comme lui on l’adore aussi, on lui pardonne.

 

 

 

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 14:40

 

Après “UN AMOUR DE PLUIE”,  film réalisé par Jean-Claude BRIALY avec Romy SCHNEIDER qui n’eut aucun succès, les négociations commencèrent avec un metteur en scène chilien, Helvio Sotto, pour produire son film “Il PLEUT SUR SANTIAGO » .

Entreprise de fous.  Traduction et frappe du script, une rigolade. Mais  l’affaire prit un tour dantesque quand il fallut s’occuper de la co-production bulgare.  Le film devait se tourner en extérieurs à  Sofia avec une distribution et une équipe technique mi-française mi-bulgare, infiltrée de quelques chiliens dont on ne savait trop s’ils étaient là par amour du cinéma ou par idéologie politique.

Pour corser l’aventure, je tombai amoureuse d’Helvio Sotto, qui était l’être le plus dénué de charme qui soit, sombre et renfermé, sujet à des crises d’état d’âme qui le rendaient inapprochable.  Je me mis à attendre pendant des soirées entières un coup de téléphone hypothétique pour un rendez-vous hypothétique qui n’arriva jamais. Tout ça pour un regard échangé un jour, où j’avais cru recevoir l’appel d’une soudaine passion. marquise.jpg

 

 

Jacques Charrier s’était lancé dans l’aventure avec fougue et détermination.  Le sujet du film, le récit de la chute d’Allende, l’enthousiasmait.   Il avait même  arrêté de jouer au poker.

Jean-Claude Brialy, lui, venait d’être engagé par Bunuel pour tourner dans le LE FANTÔME DE LA LIBERTÉ ».  Il   avait l’esprit ailleurs.   Il y eut des disputes.

Mais enfin, le film finit par sortir.  Je ne me rappelle plus l’accueil que lui fit la critique et le public.  Ce que je sais, c’est que les Films MARQUISE ne se remplirent pas les poches.  Ce fut la fin de notre aventure.

 

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 10:21


Bonjour !  Aujourd’hui 8  décembre, Lyon s’illumine.  Tout le monde va mettre des bougies à ses fenêtres et les rues vont briller de tous ces feux, sous les yeux éblouis  des Lyonnais bras-dessus bras-dessous qui vont déambuler toute la nuit dans leur ville en fête.  C’est impressionnant, la foule qui envahit les ponts, les places, les avenues,  dans un mélange de genres et de générations euphoriques malgré le froid…

Et là-haut sur la colline de Fourvière, la Vierge dorée sera le point de mire d’une population reconnaissante :  en 1643, l’épidémie de la peste sévissait dans le Sud de la France.  Les échevins et le Prévôt de la Ville de Lyon firent le vœu de consacrer leur ville à Notre -Dame si l’épidémie s’arrêtait.

Et l’épidémie s’arrêta.  Depuis, les Illuminations du 8 décembre à LYON sont devenues un

évènement médiatique, comme on dit.

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 10:16

Vendredi je vous parlais de Jacques Charrier.   Cela me rappelle l’époque des Films Marquise.  C’était le nom de la maison de production qu’avait créée Jacques Charrier avec son pote Jean-Claude Brialy. 

Pas beaucoup de moyens, mais un même regard sur le cinéma, ils voulaient faire leurs films, avec les réalisateurs qu’ils voulaient et les acteurs qu’ils voulaient.

Ma copine Denise avait dit oui au poste d’assistante de prod, elle avait le goût du risque.  Moi, j’étais au chômage  et je cherchais un peu de fric, j’ai dit oui  au poste d’assistante de l’assistante.

On a vécu une drôle d’aventure avec ces deux-là.  

 

L’ambiance aux Films Marquise était à la fois survoltée et super cool.  Tout était urgent : les appels téléphoniques, les chèques à payer, les lettres à taper, les rendez-vous à prendre, les scénarios à lire, les contrats à rédiger, les manuscrits à lire.

Mais la présence de l’un ou de l’autre des deux producteurs faisait passer sur l’ensemble un vent de folie douce, comme si tout cela n’était que poudre aux yeux, un bureau factice comme dans l’Arnaque.

 

Charrier et son humour corrosif, ses coups de gueule, et sa manie de chercher votre point faible pour vous pousser à bout. Il était bourré de tics.  On le voyait rarement sourire. Son rire était sardonique. 

  Parfois il arrivait  en trombe, le visage fermé,  et  s’enfermait dans son bureau sans un mot pendant la matinée entière.  Charrier avait un comportement de fou.  Il clamait qu’un jour il se tirerait une balle dans la tête.  Nous étions persuadées qu’il le ferait.

 

Jean-Claude Brialy  était la joie de vivre incarnée.   Sa folie, il la cachait très loin sous des manières courtoises et raffinées, sous des attentions exquises envers tous ceux qui l’entouraient.

Ils étaient beaux, tous les deux, et dans la fleur de l’âge.  Ensemble, ils jouaient les complices mais je n’ai jamais pu vraiment savoir ce qui les avaient poussés à s’associer.   Avaient-ils les mêmes ambitions artistiques pour chercher à produire le même genre de films ?  Ou tout cela n’était-il qu’une affaire d’argent ? Les films Marquise ne vécurent pas longtemps. Les quelques films lancés n’eurent qu’un succès d’estime. Les caisses se vidèrent un jour, et la petite maison de production dut mettre la clef sous la porte.

J’arrête pour aujourd’hui mais je finirai avec les Films Marquise en racontant l’épisode « IL PLEUT SUR SANTIAGO », le film d’Helvio Sotto qui fut le dernier produit par mes deux zigotos.

 

(à suivre)

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 10:11

  En pleine mutation, mon blog !   Souvenez-vous que mon vrai métier c’est d’abord d’écrire des pièces de théâtre, parfois des romans…

Alors ?  Ben alors, une de mes pièces est en train de bouger dans son tiroir, il est question de l’en sortir, du tiroir, et… peut-être… de la jouer, quelque part, dans quelque temps….  Mais on est très superstitieux dans le théâtre.

Je ne peux encore rien dire.  Si ça se fait, vous aurez des informations au jour le jour  et un blog passionnant à vous mettre sous la dent.

Si ça se fait pas et bien je continuerai à vous parler des pièces des autres, dans un blog non moins passionnant.

 

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 10:07

 

   En attendant,  tous dans la rue pour admirer la Ville embrasée, c’est comme un flamboyant coup d’envoi à Noël  qui approche à grands pas. 

A très vite.

Miss Comédie

 

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 16:28


       Bonjour !  Aujourd’hui je suis très en colère contre les médias. La presse, la télé, les tabloïds qui se régalent des faiblesses et des malheurs des gens connus.

Je lis que Tiger WOODS s’est fait éreinter pour « mauvaise conduite » par toute la presse américaine, avec enregistrement téléphonique à l’appui

et l’affaire fait un ramdam pas possible.  Au point qu’il a dû faire amende honorable publiquement, en conférence de presse, avec larme à l’œil et tout ! Non, mais on rêve ! 

Quoi ? Le numéro 1 mondial se permet des écarts de conduite ?  Il ose avoir des maîtresses ?

Voilà le puritanisme hypocrite de l’Amérique, qui a déjà détruit moult réputations d’hommes célèbres,  Bill Clinton en tête.

Ces gens connus, qui ont le mauvais goût d’être plus doués ou talentueux que les autres, deviennent des gibiers de haute volée.

Ils sont inscrits sur les tablettes des agences de presse comme les délinquants dans les services de la police.

On fait le guet à la porte de chez eux, on les suit en moto, on met des micros dans leur salle de bains, comme ça, sans honte, et quand on arrive à saisir une preuve de « mauvaise conduite », on balance ça  à la une des journaux à scandale.

D’où le grand privilège d’être inconnu… Notre mauvaise conduite n’intéresse personne !

(le téléobjectif on dirait un bazooka...)


 

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 16:25

Un qui détestait les journalistes, c’était Jacques Charrier, ex-acteur (Les Tricheurs), ex-mari de Brigitte Bardot,  caractère asocial et farouchement réfractaire à toute publicité.

Au temps où j’étais comédienne à Paris il avait un temps occupé une chambre de mon appartement,  le temps de purger une dette de jeu.  Ses uniques revenus à l’époque, venaient du poker.

Un jour que j’étais chez moi j’entends un bruit de querelle venant de la rue. Je vais sur le balcon et je vois en bas un Jacques Charrier gesticulant, tapant du poing sur le dos d’un photographe replié sur son appareil photo tandis que trois  mecs essayaient de calmer  Charrier en l’invectivant, et qu’un quatrième se reculait pour fixer la scène  une fois pour toutes.

J’hésitai à descendre pour aller à sa rescousse, quand une voiture de flic qui passait pila net devant le groupe et voilà que la scène tourne au vinaigre.

Je vois un flic descendre de voiture et s’adresser à  Charrier hors de lui qui le prend de haut.  Le photographe trop content raconte son agression, les autres en rajoutent et voilà mon Charrier embarqué dans le panier à salade.

Lui n’a pas passé, comme Begbeider, trois jours en garde à vue, il est rentré le soir-même.    J’ai eu droit à un catalogue de noms d’oiseaux à l’égard  des photographes et de la police avant qu’il ne s’enferme dans sa chambre pour téléphoner à sa petite amie.

Cette scène s’est reproduite plusieurs fois, dans des décors différents, bars, sorties de cinéma, stations de taxis, car à l’époque il était encore de ceux que l’on reconnaîssait t dans la rue.

 

 

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 16:22

 

Aujourd’hui pas de petite phrase, d’ailleurs j’en ai marre des petites phrases,  vous aussi peut-être, alors on va faire un peu de ménage et pour 2010 je vais donner un nouveau look à mon blog.

Donc  c’est la sainte Barbe, relookée en sainte Barbara pour faire plus in et moins rasoir,  vous saviez ça ?  On fête encore la sainte Barbe dans certaines provinces mais qui oserait appeler sa fille Barbe ?

Lyonnais, à vos bougies, et préparez-vous à arpenter la ville illuminée pendant quatre jours !

Miss Comédie

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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