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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:16

 

« Quand la maison d’un homme est pleine de chiens sauvages, il lui faut aller chercher la paix ailleurs. »

Pearl BUCK 

 

Celle qui a écrit le super best-seller « Vent d’Est, vent d’Ouest » savait de quoi elle parlait.   C’est comme ça que tant de gens ont pris le chemin du paradis, le chemin de chez nous !

A bientôt, chers anges …

Miss Comédie

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 10:56

Bonjour !   Vous comprendrez pourquoi en lisant l'actu. (Mais en plus, la météo s'y met.)

Sans que cela soit dit, il est beaucoup question d’absence dans ces pages.

Le mois de novembre est responsable.   Triste ? Non, ce n'est pas si triste.

Pour savoir la fin du court-métrage d’aujourd’hui, il vous faudra revenir mercredi…

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 10:53

(première partie)

SCÈNE 1

 

INTERIEUR JOUR.

Un salon meublé à l’ancienne, bourré de photos et de souvenirs.

Allongée dans une méridienne, une femme entre deux âges regarde la télé.

Posé sur le récepteur, un portrait d’homme en noir et blanc dans un cadre

de bois sombre.

A ses pieds, un chat noir et blanc dort, roulé en boule.

 

                                                THÉRESE

Quand est-ce que tu vas  te décider à mettre le cable ?

                                                On est obligé de se farcir ces crétineries alors qu’il

                                                existe des chaînes de théâtre, de littérature, de

                                                mode….  Tu devrais y penser, un jour…

 

Pas de réponse puisque Thérèse est seule dans la pièce.   Elle ne paraît pas s’en émouvoir.  Au bout d’un moment, elle remue ses pieds pour réveiller le chat.

                                                THERESE

                                                Voilà les infos.  Je vais te faire à manger.

 

Elle se lève et va vers la cuisine, le chat sur ses talons.  Elle commence à s’activer puis :

                                                THERESE

                                                Mince alors !  J’ai oublié ta boîte de Whiskas chez

                                                l’épicier.   J’y vais vite, il ferme à la demie.

 

Elle décroche un imperméable au porte-manteau de l’entrée.

                                                THÉRESE

                                                Tu bouges pas d’ici, hein ?  J’en ai pour une minute !

Elle claque la porte et on la suit dans l’escalier.  Elle descend son étage et dans le hall, croise une femme jeune avec deux enfants accrochés à ses basques.

                                                LA FEMME

                                                Bonjour madame vous sortez ?

                                                THÉRESE

                                                Oui, j’ai oublié quelque chose chez l’épicier…

                                                LA FEMME

                                                Vous avez de la visite ?

                                                THÉRESE

                                                Non, pourquoi ?

                                                LA FEMME

                                                Je vous ai entendue  parler à quelqu’un, en

descendant …

                                                THÉRESE

                                                Je devais parler à mon mar… à mon chat.  Au revoir !

Elle sort de l’immeuble et fonce chez l’épicier.

 

EXTERIEUR JOUR.

Scène 2

I’EPICERIE

                                                THÉRESE

                                                Re-bonjour !  Dites, j’ai oublié le Whiskas tout à `                                                           l’heure !

                                                L’ÉPICIER

                                                Mais non madame Boulle, je vous ai vue le mettre

                                                dans votre cabas !


                                              THERESE

                                                Ah ?

Une lueur de panique passe dans son regard.

                                                Bon, merci…

Elle sort de l’épicerie.

 

FONDU ENCHAINÉ

Scène 3

Dans la cuisine, elle ouvre la boîte de Whiskas devant son chat qui a sauté sur la  table.

                                                THÉRESE

Tu vois, ç’est arrivé encore une fois… il y a des choses qui m’échappent…  Je perd la mémoire…  Tu crois que c’est grave ?…  Ca m’inquiète…

Elle pose l’assiette pleine de nourriture sur le sol  et  s’assied à la table pour regarder manger son chat.

                                                THERESE

                                                Moi ?  Non mon chéri je n’ai pas faim.  Depuis que tu

                                                es parti je n’ai plus jamais faim…

Puis son regard va se poser sur la photo de son mari posée sur le buffet et elle reste plongée dans une sorte d’hébétude.

(À suivre : mercredi 11)

 

 

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 10:44

ROMY SCHNEIDER,  la douloureuse

 

Elle revit dans un documentaire sur le film  inachevé de Georges CLOUZOT, « L’ENFER ».  C’est drôle, ce titre nous dit quelque chose : n’a-t-on jamais vu ce film ?   Non, on a vu « L’ENFER » de CHABROL, avec Emmanuelle BEART.

Là, il s’agit de faire revivre une actrice mythique, Romy Schneider.

C’est fou ce qu’on a en réserve, de personnages mythiques qui refont surface au gré de nos envies. .

Ces mythes qui ont vécu ont gardé le don de nous mettre la larme à l’œil.

C’est comme pour des êtres chers : pourquoi ne sont-ils plus là ?

ROMY reste comme une figure de martyre, torturée par la vie, achevée par la presse à scandale.

« L’ENER », commencé en 1964, s’est interrompu avec la mort brutale de CLOUZOT.  La pellicule tournée contenait déjà des trésors.  Le scénario était intact.  On en a fait un documentaire  qui mêle le passé au présent.

Certaines scènes qui n’ont pas été filmées sont lues par Bérénice BEJO et Jacques GAMBLIN. Il y a des interviews de ROMY et les quelques scènes qu’elle a tournées, troublantes.

Un belle couronne à poser sur sa tombe.

 

SAMI  FREY,  le doux ténébreux

 

Lui au moins, est vivant ! C’est un acteur d’enfer. Il faut le regarder, l’écouter, le vénérer, c’est l’un des derniers mythes.

Sa beauté s’évanouit.  Il a vieilli. Ce n’est plus le  Ely, de  « Se Trouver », aux côtés de sa Delphine si belle en Donata Genzi.  Ca ne peut plus être, c’était en 1967 et le temps passe.   Elle a disparu… il est resté, pour notre bonheur.

Il est encore une fois seul en scène  avec un texte de Samuel BECKET peu connu « PREMIER AMOUR ».  Je pense que BECKET a volontairement piqué ce titre à TOURGUENIEV pour en donner sa version à lui.   Chez BECKET toute tentative de sentimentalité est vite détournée.

Sami FREY n’est que douceur.  Les mots qu’il va dire seront ses mots, n’en déplaise à l’auteur.  S’il a choisi ce texte, c’est bien qu’il y a trouvé  quelques « mots bleus »…

C’est au Théâtre de l’ATELIER, théâtre intime qui lui va si bien.
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 10:42

« Autrui, c’est les autres, c’est-à-dire le moi qui n’est pas moi. »

Jean-Paul SARTRE  (L’Etre et le Néant-)

 

Une façon très particulière de dire que l’enfer c’est les autres.

Bon, on termine avec l’ener, demain j’écris sur le paradis.

Bonne semaine, chers internaute et particulièrement à ma chère minette qui se reconnaîtras !

Miss Comédie

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 10:03

Bonjour !  Toutes ces plumes qui plument ! Tous ces écrits vains !  Bien sûr il en faut pour tous les goûts, et le choix rst grand.

Le GONCOURT  cette année, est attribué à une femme, et il est EDIFIANT. 

La 4ème de couverture est là pour vous prévenir, on ne le lira pas.

Le RENAUDOT est une surprise car BEGBEIDER n’est pas spécialement un chouchou des érudits, mais il est le bienvenu.  Enfin une brise rafraîchissante sur la littérature.

 Marisa BERENSON est pour moi un parangon de classe et de beauté. Elle ne peut pas avoir écrit une ineptie.   De la littérature non plus, mais certaines plumes ont un charme qui compense

.

 


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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 10:01

Hélène a pris place dans le TGV qui l’emmène à Paris.  C’est une place isolée avec vis-à-vis et en face d’elle s’installe un homme en costume gris.  C’est un beau mec élégant,  cartable Hermès, souliers cirés.  Elle est assez cotente et s’apprète à croiser ses jambes de façon discrète mais glamour lorsque le monsieur sort son portable.  Aïe !   Patatras, le rêve s’effondre,  c’est un plouc.  Il ne se lève pas pour aller parler dans le sas, il tapote un numéro et commence une conversation dont pas un mot n’échappera à Hélène.

 

« Allo  Luc ?  Tiens, tu réponds ?

-       …

-       -  dans le TGV je monte à Paris signer un marché.  Dis donc, je voulais te

demander…  Je dîne ce soir chez les Sanders… tu connais les Sanders ?

 

Hélène sursaute.  Elle aussi connaît les Sanders.  Même qu’elle dîne chez eux ce soir, elle aussi. Elle dresse l’oreille.

«  Tu  sais qui ils ont ivité ?

-       …

-       Hélène Laurent, la nouvelle directrice littéraire de Charing Cross Books.

-       -…

-       - Oui, et qui a viré Joseph pour mettre  son mec à sa place.  Il paraît que c’est une tueuse.

 

Hélène croise ses jambes et les décroise mais il ne la regarde pas, il est  le nez à la vitre à regarder défiler le paysage pendant qu’il parle.

-       Si elle est belle ?  Ca je sais pas, je te dirai demain.  Mais le bruit court qu’elle les tombe tous.  Mais moi tu comprends, je m’en fous qu’elle soit belle, je veux seulement venger mon copain Joseph.  Donc, j’ai un plan.

 

-       -…

-       - Non, mieux que ça : je vais la draguer.  Je vais lui proposer de la raccompagner chez elle, je ferai une halte au bar du Raphéël et là, si ça marche, je demanderai une chambre.

-       - …

-       -  J’y vais fort ?  Ben oui, j’y vais fort, mais c’est tout ce qu’elle mérite, la garce !  Le coup du mépris !  Tu sais comment elle a viré Joseph ?  En lui faisant du gringue pour qu’il l’invite à dîner et là elle lui a annoncé qu’il était viré.  Joli !

 

Hélène rugit intérieurement.  Ce salaud de Joseph avait fait passer les ventes d’un jeune auteur sur le compte d’un de ses protégés, ni vu ni connu, il a fallu que je mette le nez dans les comptes pour le voir !

Il ne fallait pas qu’elle croise son regard.  Elle se plongea dans le magazine qu’elle avait acheté dans la gare.  Elle bouillait, à la fois de  dépit de se découvrir une image  si peu flatteuse, mais aussi d’impatience de se retrouver ce soir, chez les Sanders, face à face avec son futur dragueur.

Ah, il voulait la draguer ?  Il allait comprendre sa douleur.

Il y eut un éclat de rire et l’homme, apparemment très satisfait de son plan, éteignit son portable et ouvrit sa serviette pour y saisir un ordinateur qu’il déploya sur la tablette.  C’est à ce  moment-là qu’il s’aperçut de la présence d’Hélène, et qu’il manifesta un certain intérêt.  Un « pardon » en retirant son pied, un sourire charmeur réitéré chaque fois que leurs regard s se croisaient. Mais devant le visage fermé d’Hélène, il n’osa pas entamer le dialogue.

A la gare de Lyon, ils se  retrouvèrent dans la file des taxis.  Là,  il risqua le tout pour le tout.

-       Vous avez un plan pour ce soir ?  demanda-t-il comme s’il était guide touristique.

-       Non…  pas encore, répondit Hélène avec un regard accrocheur.

-       Ah… très bien, voulez-vous que l’on se retrouve quelque part ?

 

II n’osait croire à une victoire aussi rapide et eu un sourire ravageur alors qu’elle susurrait :

-       J’ai une envie folle d’aller voir le spectacle du Crazy…  Vous accepteriez de m’y emmener ?

-       Avec joie !  C’est une idée géniale !

-       - Le spectacle est à 2Oh 15,  retrouvons-nous chez Francis à 2O heures ?

-       D’accord,  j’y serai.    A ce soir….. ?

-       Hélène.   Et vous ?  

-       Edouard.

-       - Ciao, à ce soir !

Ils s’engoufrèrent chacun dans leur taxi, sans même échanger leurs numéros de téléphone.

Le soir, les Sanders eurent un coup de fil de défection d’Edouard.

A   vingt et une heure,chez Francis,  Edouard  but trois coupes de champagne  puis, résigné, demanda l’addition.  Puis il appela un taxi et à tout hasard,  fila chez les Sanders.

On lui remit son couvert.  En face de lui,   le sourire d’Hélène lui fit l’effet d’un soufflet.

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 09:52

 

Les Frères Goncourt étaient des personnages peu sympathiques.  Des monuments de misogynie, de suffisance et de pessimisme. Et voilà qu’ils sont devenus les fanions de la grande littérature.  Cette année, ils grincent des dents dans leur tombe car c’est une femme qui l’a eu.

 

MARIE N’DIAYE A  FAIT APPEL A « TROIS FEMMES PUISSANTES » 

ET CA A MARCHÉ !

Petit rappel des lauréats qui l’ont précédée :

2008 :  Atiq Rahimi, « Syngué sabour. Pierre de patience (Pol)

 

2007 : Gilles Leroy « Alabama Song » (Mercure de F.)

2006 : Jonathan Littell  « Les Bienveillants » Gallimard)

2005 : François Weyergans « Trois jours chez ma mère » (Grasset)

2004 : Laurent Gaudé « Le Soleil des Scorta »  (Actes Sud)

2003 : Jacques-Pierre Amette  « La Maîtresse de Brecht  (Albin Michel)

2002 : Pascal Quignard  « Les ombres errantes »  (Grasset)

2001 : Jean-Christophe Rufin  « Rouge Brésil »  (Gallimard)

2000 :  Jean-Jacques Schuhl  « Ingrid Caven »  (Gallimard)

 

Faites le compte : combien en avez-vous lu ? 

 

 

MARISA BERENSON  JOUE  AVEC SES SOUVENIRS

 

Son livre s’appelle « Moments Intimes » et je suppose qu’elle a dû trier !

Elle en parlait simplement  avec Olivier BELLAMY sur radio Classique.

Sa voix sublime parlant un Français impeccable racontait quelques  rencontres, quelques anecdotes de ses films.  C’est une femme qui a connu et fréquenté les plus grands de ce monde, aussi bien outre-Atlantique qu’en Europe.  Elle a malheusement soixante deux ans.  On pourrait dire que pour elle, c’est fini.  Mais non.  Elle est toujours belle, une beauté qui nous dépasse, nous les petites nanas « super-sexys », « super-mignonnes »,   elle a quelque chose de plus.

Son livre ? Et ben je l’ai pas lu mais ce qui m’intéresse, c’est pas son style, c’est elle.  Quitte à lire des romans sans style, autant lire le sien, car sa vie est un roman qu’on n’invente pas.

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 09:49

« Il ne suffit pas d’avoir du talent, il faut encore se le faire pardonner. » et comme ils sont deux  :

« Un livre n’est jamais un chef-d’œuvre, il le devient. »

Edmond  et Jules de GONCOURT

Moi je dirais qu’il est beaucoup plus difficile de se faire pardonner son talent que d’écrire un livre.

C’est le miracle qu’a accompli Frédéric Begbeider  avec son ROMAN FRANÇAIS.  Il aurait tout aussi bien pu se faire écharper.  Mystère…

A bientôt, chers amis de la plume  … et du show-business !

Miss Comédie

 

*   Vous n’avez pas réagi à la petite erreur que je vous signalais lundi, c’est que vous n’êtes pas de vrais cinéphiles.  Je vais  donc vous la révéler.

La musique d’Ennio Morricone que vous avez pu écouter en lisant le blog était celle de « POUR UNE POIGNEE DE DOLLARS »  et non celle de « POUR QUELQUES DOLLARS DE PLUS » dont je vous donnai le compte-rendu.

 

 

 

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 11:16

Bonjour !   Dans les films de Sergio LEONE,  les chasseurs de prime sont vêtus de cuir et tirent sur tout ce qui bouge. Aujourd’hui ils sont en bleu marine et s’attaquent à tout ce qui roule. Mas passons. C’étaient des hommes glamour.  Leur univers, c’était les grands espaces et les chevaux.  Aujourd’hui, notre glamour boy Bruce WILLIS évolue dans un monde de clones…  Mais les flingues sont toujours là ! 

Des flingues il y en a même dans les boîtes à gants des Mercedes où l’on ne met plus ses gants depuis longtemps.  Bref, aujourd'hui ça rigole pas.


 

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  • Miss Comédie
  • Miss Comédie c’est moi, Barbara Laurent-Ogier. 
Mes initiales m’ont récemment fait bifurquer.  De comédienne- auteur dramatique,  je suis devenue  blogueuse, ça élargit considérablement la cible.
  • Miss Comédie c’est moi, Barbara Laurent-Ogier. Mes initiales m’ont récemment fait bifurquer. De comédienne- auteur dramatique, je suis devenue blogueuse, ça élargit considérablement la cible.

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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