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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 10:08

 

 

« Pourquoi certaines choses du passé surgissent-elles avec une précision photographique ? »

Patrick MODIANO  (Rue des Boutiques Obscures)

 

Il vit dans le souvenir et il en parle mieux que personne.  Le souvenir est son

pain quotidien.

A bientôt, chers astronautes de la mémoire  !

Miss Comédie

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:37

Bonjour !  L'Ouest serait-il  le paradis ? En tout cas,  c’est là qu’ils ont choisi de vivre :

MIKHAIL  BARYSHNIKOV  et RADU MIHALEANU, ces deux exilés de la danse et du cinéma.   A Berlin on ne va pas les blâmer, puisque désormais, l’est et l’ouest ne sont qu’un seul point cardinal.

Les projecteurs sont sur eux, l'un à l'Opéra de Lyon, l'autre dans les salles de cinéma.


Mais tout de suite : la 2ème partie de mon court-métrage L’ABSENCE se termine sur un départ vers l’inconnu,  peut-être le paradis…

.

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:25

(2ème partie et fin)

 

 

 

EXTERIEUR NUIT -  RUES DE PARIS

Scène 4

THERESE  marche dans une rue plongée dans l’obscurité.  Quelques passants  pressés. On entend  un klaxon au loin.  Elle  marche, les mains dans les poches de son imperméable.  On la suit un moment puis la caméra la précède et cadre son visage.   L’expression est neutre, indéchiffrable.

 

CUT

INTÉRIEUR NUIT

Scène 5

LE SALON DE THÉRESE

 

Perché sur le dossier d’un fauteuil, le chat est immobile devant la fenêtre, scrutant la nuit.

 

CUT

EXT. NUIT -  RUES DE PARIS

Scène 6

THERESE marche toujours dans Paris. Toujours au même pas, ni lent ni pressé, toujours les mains dans les poches, même visage impassible.

La rue, cette fois, est animée, les cafés sont encore ouverts, les gens de la nuit sont dehors.

 

 

FONDU ENCHAINÉ

EXT. NUIT -  RUES DE PARIS

Scène 7

THÉRESE marche maintenant dans une avenue très large, bordée d’arbres. Quelques voitures passent et  disparaissent au loin. L'une d'elle, surprise par la  silhouette prise dans les phares, donne un coup de klaxon qui se prolonge dans le lointain.

Thérèse  s’arrête soudain et semble désorientée.  Elle regarde autour d’elle,  hésite un moment immobile, puis reprend sa marche vers l’extrémité de cette avenue interminable, vers la nuit profonde.

 

CUT.

INTERIEUR JOUR.

Scène 8

Le hall de l’immeuble de THÉRESE.

La voisine et ses deux enfants partent pour l’école.

 La concierge est en train de rentrer les poubelles.

 

                                                LA VOISINE

                                                Le chat a miaulé toute la nuit…

                                                LA CONCIERGE

                                                Oui, elle n’est pas rentrée…  Elle ne m’a rien dit.

                                                LA VOISINE

                                                C’est étrange qu’elle  soit partie sans son chat…

                                                LA CONCIERGE

                                                Si, maintenant ça me revient…  Elle est descendue

                                                vers huit heures, j’allais fermer la porte cochère à clé

                                                elle m’a dit « je reviens, je vais jusqu’au tabac  j’ai

                                                encore oublié d’acheter des clopes… »

 

FIN.

 

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:20

BARYSHNIKOV MÈNE LA DANSE À LYON

 

Après Rudolf NOUREIEV, c’est le plus grand.  Immense star aux Etats-Unis, il a dansé sur toutes les scènes du monde, les plus grands ballets, les plus belles chorégraphies.   A 61 ans il continue à danser, mais différemment.  Il ne s’envole plus dans des sauts hallucinants, il a pris un rythme plus mesuré, plus moderne, il n’est plus en collant chair mais en pantalon et tee-shirt, mais son corps reste toujours aussi « musical ».

MISCHA est père et même grand-père, le paradis ça conserve !

 Lyon a le grand privilège de l’accueillir pour trois soirs seulement à l’Opéra de Lyon, du 10 au 13 novembre..

Il va danser une série de pièces créées pour lui par des amis chorégraphes russes ou américains, parfois en duo, parfois seul, des chorégraphies très

nouvelles dans un esprit contemporain où se mêlent effets sonores et vidéos.

 

RADU  MIHAILEANU DONNE  SON CONCERT DANS LES  SALLES

Lui, dont les parents furent persécutés par le régime Ceaucescu, pour qui

la place Rouge était le symbole de la dictature et de la terreur, a pu tourner

une scène de son film LE CONCERT sur cette place, réquisitionnée par la production rien que pour lui !

Une belle revanche de la vie comme il y en a quelque fois.

Le film raconte l’histoire d’un grand chef d’orchestre déchu, licencié par

Brejnev pour avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs.

C’est une comédie qui mèle le burlesque à l’émotion et où Mélanie LAURENT

s’est faufilée, pas folle la guêpe, elle fait les bons choix.

 

VANESSA PARADIS BELLE DE PUB

On ne peut pas parler de paradis sans penser à elle, LA Paradis, la délicieuse Fille sur le Pont.

Elle va être l’égérie de CHANEL pour son nouveau rouge à lèvres, après avoir été celle de son parfum Coco… Chouette, on va revoir le bout de son nez, maintenant qu’elle nous préfère les Américains…

 

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 14:16

 

« Quand la maison d’un homme est pleine de chiens sauvages, il lui faut aller chercher la paix ailleurs. »

Pearl BUCK 

 

Celle qui a écrit le super best-seller « Vent d’Est, vent d’Ouest » savait de quoi elle parlait.   C’est comme ça que tant de gens ont pris le chemin du paradis, le chemin de chez nous !

A bientôt, chers anges …

Miss Comédie

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 10:56

Bonjour !   Vous comprendrez pourquoi en lisant l'actu. (Mais en plus, la météo s'y met.)

Sans que cela soit dit, il est beaucoup question d’absence dans ces pages.

Le mois de novembre est responsable.   Triste ? Non, ce n'est pas si triste.

Pour savoir la fin du court-métrage d’aujourd’hui, il vous faudra revenir mercredi…

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 10:53

(première partie)

SCÈNE 1

 

INTERIEUR JOUR.

Un salon meublé à l’ancienne, bourré de photos et de souvenirs.

Allongée dans une méridienne, une femme entre deux âges regarde la télé.

Posé sur le récepteur, un portrait d’homme en noir et blanc dans un cadre

de bois sombre.

A ses pieds, un chat noir et blanc dort, roulé en boule.

 

                                                THÉRESE

Quand est-ce que tu vas  te décider à mettre le cable ?

                                                On est obligé de se farcir ces crétineries alors qu’il

                                                existe des chaînes de théâtre, de littérature, de

                                                mode….  Tu devrais y penser, un jour…

 

Pas de réponse puisque Thérèse est seule dans la pièce.   Elle ne paraît pas s’en émouvoir.  Au bout d’un moment, elle remue ses pieds pour réveiller le chat.

                                                THERESE

                                                Voilà les infos.  Je vais te faire à manger.

 

Elle se lève et va vers la cuisine, le chat sur ses talons.  Elle commence à s’activer puis :

                                                THERESE

                                                Mince alors !  J’ai oublié ta boîte de Whiskas chez

                                                l’épicier.   J’y vais vite, il ferme à la demie.

 

Elle décroche un imperméable au porte-manteau de l’entrée.

                                                THÉRESE

                                                Tu bouges pas d’ici, hein ?  J’en ai pour une minute !

Elle claque la porte et on la suit dans l’escalier.  Elle descend son étage et dans le hall, croise une femme jeune avec deux enfants accrochés à ses basques.

                                                LA FEMME

                                                Bonjour madame vous sortez ?

                                                THÉRESE

                                                Oui, j’ai oublié quelque chose chez l’épicier…

                                                LA FEMME

                                                Vous avez de la visite ?

                                                THÉRESE

                                                Non, pourquoi ?

                                                LA FEMME

                                                Je vous ai entendue  parler à quelqu’un, en

descendant …

                                                THÉRESE

                                                Je devais parler à mon mar… à mon chat.  Au revoir !

Elle sort de l’immeuble et fonce chez l’épicier.

 

EXTERIEUR JOUR.

Scène 2

I’EPICERIE

                                                THÉRESE

                                                Re-bonjour !  Dites, j’ai oublié le Whiskas tout à `                                                           l’heure !

                                                L’ÉPICIER

                                                Mais non madame Boulle, je vous ai vue le mettre

                                                dans votre cabas !


                                              THERESE

                                                Ah ?

Une lueur de panique passe dans son regard.

                                                Bon, merci…

Elle sort de l’épicerie.

 

FONDU ENCHAINÉ

Scène 3

Dans la cuisine, elle ouvre la boîte de Whiskas devant son chat qui a sauté sur la  table.

                                                THÉRESE

Tu vois, ç’est arrivé encore une fois… il y a des choses qui m’échappent…  Je perd la mémoire…  Tu crois que c’est grave ?…  Ca m’inquiète…

Elle pose l’assiette pleine de nourriture sur le sol  et  s’assied à la table pour regarder manger son chat.

                                                THERESE

                                                Moi ?  Non mon chéri je n’ai pas faim.  Depuis que tu

                                                es parti je n’ai plus jamais faim…

Puis son regard va se poser sur la photo de son mari posée sur le buffet et elle reste plongée dans une sorte d’hébétude.

(À suivre : mercredi 11)

 

 

 

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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 10:44

ROMY SCHNEIDER,  la douloureuse

 

Elle revit dans un documentaire sur le film  inachevé de Georges CLOUZOT, « L’ENFER ».  C’est drôle, ce titre nous dit quelque chose : n’a-t-on jamais vu ce film ?   Non, on a vu « L’ENFER » de CHABROL, avec Emmanuelle BEART.

Là, il s’agit de faire revivre une actrice mythique, Romy Schneider.

C’est fou ce qu’on a en réserve, de personnages mythiques qui refont surface au gré de nos envies. .

Ces mythes qui ont vécu ont gardé le don de nous mettre la larme à l’œil.

C’est comme pour des êtres chers : pourquoi ne sont-ils plus là ?

ROMY reste comme une figure de martyre, torturée par la vie, achevée par la presse à scandale.

« L’ENER », commencé en 1964, s’est interrompu avec la mort brutale de CLOUZOT.  La pellicule tournée contenait déjà des trésors.  Le scénario était intact.  On en a fait un documentaire  qui mêle le passé au présent.

Certaines scènes qui n’ont pas été filmées sont lues par Bérénice BEJO et Jacques GAMBLIN. Il y a des interviews de ROMY et les quelques scènes qu’elle a tournées, troublantes.

Un belle couronne à poser sur sa tombe.

 

SAMI  FREY,  le doux ténébreux

 

Lui au moins, est vivant ! C’est un acteur d’enfer. Il faut le regarder, l’écouter, le vénérer, c’est l’un des derniers mythes.

Sa beauté s’évanouit.  Il a vieilli. Ce n’est plus le  Ely, de  « Se Trouver », aux côtés de sa Delphine si belle en Donata Genzi.  Ca ne peut plus être, c’était en 1967 et le temps passe.   Elle a disparu… il est resté, pour notre bonheur.

Il est encore une fois seul en scène  avec un texte de Samuel BECKET peu connu « PREMIER AMOUR ».  Je pense que BECKET a volontairement piqué ce titre à TOURGUENIEV pour en donner sa version à lui.   Chez BECKET toute tentative de sentimentalité est vite détournée.

Sami FREY n’est que douceur.  Les mots qu’il va dire seront ses mots, n’en déplaise à l’auteur.  S’il a choisi ce texte, c’est bien qu’il y a trouvé  quelques « mots bleus »…

C’est au Théâtre de l’ATELIER, théâtre intime qui lui va si bien.
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 10:42

« Autrui, c’est les autres, c’est-à-dire le moi qui n’est pas moi. »

Jean-Paul SARTRE  (L’Etre et le Néant-)

 

Une façon très particulière de dire que l’enfer c’est les autres.

Bon, on termine avec l’ener, demain j’écris sur le paradis.

Bonne semaine, chers internaute et particulièrement à ma chère minette qui se reconnaîtras !

Miss Comédie

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 10:03

Bonjour !  Toutes ces plumes qui plument ! Tous ces écrits vains !  Bien sûr il en faut pour tous les goûts, et le choix rst grand.

Le GONCOURT  cette année, est attribué à une femme, et il est EDIFIANT. 

La 4ème de couverture est là pour vous prévenir, on ne le lira pas.

Le RENAUDOT est une surprise car BEGBEIDER n’est pas spécialement un chouchou des érudits, mais il est le bienvenu.  Enfin une brise rafraîchissante sur la littérature.

 Marisa BERENSON est pour moi un parangon de classe et de beauté. Elle ne peut pas avoir écrit une ineptie.   De la littérature non plus, mais certaines plumes ont un charme qui compense

.

 


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  • Miss Comédie
  • Miss Comédie c’est moi, Barbara Laurent-Ogier. 
Mes initiales m’ont récemment fait bifurquer.  De comédienne- auteur dramatique,  je suis devenue  blogueuse, ça élargit considérablement la cible.
  • Miss Comédie c’est moi, Barbara Laurent-Ogier. Mes initiales m’ont récemment fait bifurquer. De comédienne- auteur dramatique, je suis devenue blogueuse, ça élargit considérablement la cible.

Si vous aimez mon blog, vous aimerez mes livres:

- Sa lente traversée du mois d'aout

- Les bals de Douvres

- La dictée de Bunuel

- Collisions d'étoiles

Aux éditions le Manuscrit.

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