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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 14:35


 

hotel Mont BlancC’est un vrai décor de théâtre, je peux en parler dans ce blog.

C’est là que Jean Cocteau et Jean Marais venaient abriter leurs amours hivernales.

L’hôtel MONT-BLANC  à MEGÈVE  a gardé le charme des grandes maisons de passage,

comme la Colombe d’Or à St-Paul-de-Vence  ou le Grand Hôtel à Cabourg, fréquentées par des artistes pas sages…

Ici, les Enfants Terribles ont laissé un restaurant, des esquisses exquises sur

les murs du petit salon, et une sorte d’envoutement qui défie le temps.

 


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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 14:31

 

7cocteaujuin051.jpgJEAN COCTEAU  ET JEAN MARAIS EN PLEINE ASCENSION

 

Pour le genre de sport qu’ils pratiquaient, mieux valait l’hôtel MONT-BLANC

que le sommet du même nom.

Ce devait être la période du grand amour.  Jean MARAIS venait de gagner un pari fou : jouer la Bête dans la Belle et la Bête.  Paris en est fou.  COCTEAI lui écrit encore un super rôle : ORPHÉE et du coup, ils sont au sommet de la gloire. 

C’est dans ces années-là qu’ils venaient au Mont-Blanc.  Ils y étaient chez eux.

COCTEAU dessinait pour son ami des silhouettes graciles, des visages au

profil  grec. Il les laissait sur la table.  Aujourd’hui, ces dessins sont encadrés, ils décorent les murs du salon de thé que COCTEAU s’est amusé à décorer, il avait carte blanche.

A l’époque, les stars arrivaient en Rolls et s’installaient dans les fauteuils de velours.  Comme dans Feydeau, ils se croisaient dans les couloirs mais ils faisaient semblant de ne pas se reconnanître .

Aujourd’hui, la navette déverse des clampins de tous bords en tenue de ski qui claudiquent le long du couloir en direction de la réception.  Il y n’y a que 40 chambres  et on refuse du monde.  On les dirige vers les Fermes de Marie, du même propriétaire.  Ils  repartent déçus mais ils auront embrassé d’un seul coup d’œil rapide les vestiges d’une époque où l’on pouvait encore  fumer au salon.

On entre au restaurant Les Enfants Terribles : le décor n’a presque pas changé. Mais l’ambiance sonore a pris du relief : le déjeuner se passe dans les méandres voluptueux de la bande du Bouddha Bar, le dîner commence en douceur et finit dans les martèlements techno qui conviennent à une clientèle

très branchée.  Nous, les vieux jeu, on fuit.  Pourtant, les lumières tamisées, les effets de néons colorés  donnent à la salle une atmosphère  très planante.  Mais pas question de se dire deux mots !

A la carte figure un plat de viande qui porte le nom de Johnny Hallyday.

Décidément, ils laissent tous un souvenir en quittant le Mont-Blanc !

 

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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 14:26

L’AQUARIUM  EN QUESTION  


Le rendez-vous de jeudi s’est très bien passé.  J’adore l’endroit, un petit théâtre    bien vétuste, où l’on sent que de longues années de succès ont patiné les murs, avec une scène spacieuse, un bar où l’on vous offre le petit coup de rouge d’avant le spectacle, et  ce climat de mystère qui n’appartient qu’aux espaces professionnels.

Nous avons travaillé dans la salle.  Désignation des trois comédiens pressentis, ddéfinition des dates envisagées pour la première, et pour les répétitions.  Pour l’instant, rien ne bloque.

Ensuite, travail sur le texte et sur le décor.  L’aquarium  est le point de mire autour duquel l’action se déroule, mais aussi pour nous la principal objet de perplexité.  Il faut étudier la solution qui évitera l’achat ou la location d’un véritable aquarium avec ses poissons, solution onéreuse et surtout irréalisable : les poissons n’y survivraient pas.

Nous nous sommes quittés après avoir mis la question en priorité sur le

tapis. 

Nous nous revoyons dans la semaine du 8 pour échanger nos idées.

Cette première réunion in situ s’est passée dans un climat d’ouverture,

de cordialité, de bonne humeur.  On est en phase.

 

 

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 11:11

elmosnino_reference.jpg

On ne le connaissait pas et pourtant il a joué sous la direction des plus grands, il a tourné dans une cinquantaine de films et sa carrière ne fait que commencer avec ce coup d’éclat qui le propulse sous les projecteurs.  Il est éblouissant dans le rôle de GAINSBOURG mais il peut tout jouer.  On n’est pas près de l’oublier, ERIC ELMOSNINO.

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 11:03

 

 

Gainsbourg JOAN SFAR N'A PAS TRAHI SON MODÈLE

Je ne voulais pas y aller.  Encore un biopic !  Et en plus, GAINSBOURG !

Aucun acteur au monde ne peut incarner GAINSBOURG !  Sa gueule !  Son œil  torve !  Son indolence !  Son élégance !  Ses blessures intimes…

Et  puis, qui c’est, ce SFAR ?  J’ai su avant de voir le film que c’était un génial dessinateur de BD.  Et j’ai compris alors l’inventivité des premières images, et aussi de certaines trouvailles poétiques.

Oui,  heureusement, j’y suis allée  et  j’ai passé deux heures de pur délice.

Si si, l’acteur existe.  C’est pas n’importe qui, même si son nom ne dit rien à personne, sauf aux professionnels du théâtre.  C’est même un grand acteur de théâtre, et ça se voit, mais ça ne suffisait pas pour incarner GAINSBOURG. Il fallait avoir la dégaine, et tout ce que j’ai cité plus haut.   Il a tout ça, ERIC ELMOSNINO.

Pourquoi Joann SFAR appelle-t-il son film « un conte » ?  C’est la réalité même, privée de la trivialité qu’affichait parfois ce poète maudit.  Il y a du Boris Vian dans sa première chanson.  Les Frères JACQUES sont parfaits,

excellent QUATUOR !

 L’apparition de Claude  CHABROL est succulente.

L’incarnation de Brigitte BARDOT par Laetitia CASTA est époustouflante.

Cette fille a la sensualité beaucoup plus exubérante que Brigitte, qui était finalement très réservée même dans ses scènes les plus torrides, question d’époque.

Toutes les autres femmes de la vie de GAINSBOURG sont ratées,  surtout France GALL, une caricature.

J’étais émue de voir la petite Lucy GORDON, dont je vous annonçais la mort dans un blog de l’année passée, mort affreuse et incompréhensible, elle avait l’avenir devant elle.    C’est Jane BIRKIN qui a dû avoir un choc,  comme si d’incarner son personnage avait porté malheur à la comédienne…

Enfin, tout le film est empreint de poésie, dans les images et dans les enchaînements musicaux, et j’ai trouvé géniale  l’idée  du « double » de GAUINSBOURG, son mauvais ou bon génie qui a quelque chose de shakespearien.

Mais le mot de la fin c’est quand même Eric ELMOSNINO.  Il a le charme trouble de GAINSBOURG, il a sa voix, il a  son insolence innée.

On nous a épargné sa mort, restant sur l’image d’un fumeur qui semble se demander s’il va enfin arrêter.

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 11:01

1ere étape : LE SUSPENSE (suite)

 

Chic, je n’ai pas eu de message décommandant le rendez-vous de cet après-midi.

Donc, tout à l’heure  je mets pour la première fois le pied dans le lieu où va se monter ma pièce.  Je ne vous dis pas encore son nom, tout sera dévoilé en même temps.

 Ca va quand même  me faire drôle, de  ne pas entrer au théâtre en comédienne, ni en spectatrice, mais en auteur.  C’est la première fois.

Lundi vous aurez le récit du déroulement des opérations.

A bientôt,

Miss Comédie.

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 22:23

En ce moment, je remarque que certaines  têtes d’affiche se produisent en petit comité.

 

  zoom_affiche20091211124929.jpgPATRICE LECONTE  MET SA GRIFFE SUR GAVALDA

 

Au théâtre de l’Atelier, Patrice LECONTE dirige un homme  et une femme dans « JE L’AIMAIS », une pièce tirée d’un film que vous avez peut-être vu, lui-même tiré d’un livre que vous avez peut-être lu.

Lui, c’est Gérard DARMON, grand escogriffe aux mille ressources, capable de jouer sur le rire ou sur les larmes avec le même talent.   Il raconte, elle écoute et se plaint. Dans le film, la maîtresse a la part belle du récit.  Ici, c’est l’inverse : Irène JACOB est la femme délaissée qui cherche le réconfort auprès de son beau-père.

Je vous parlerai de la pièce lorsque je l’aurai vue, mais quel est mon souci ?  Juste ceci : Patrice LECONTE aura-t-il réussi à donner au texte la dimension qui manque à la prose de GAVALDA ?   Je vous fiche mon billet qu’il en est capable...

 

  image_paradis_gde.jpgRACHIDA BRAKNI  DOMPTE  ERIC CANTONA

 

Au théâtre Marigny, c’est    la belle et talentueuse comédienne Rachida BRAKNI qui prend le fouet et entre dans la cage aux lions pour la pièce de Nathalie SAUGEON que je ne connais pas : « FACE AU PARADIS ».

L’homme de sa vie, Eric CANTONA,  face au paradisiaque Lorànt DEUTSCH.

Moi, entre les deux, j’aurais pas pris le footballeur, mais chacun ses goûts.

C’est son premier rôle au théâtre à lui, et c’est sa ptremière mise en scène à elle.  Au milieu,  le  Lorànt DEUTSCH doit avoir les jetons.

De toute façon, lui, il tirera son épingle du jeu.

Mais quand même !  Marigny !  Y en a qui ont du bol.

 

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 22:21

1ère étape : LE SUSPENSE  (suite).

 

J’ai eu une réponse de mon metteur en scène qui était engagé dans le montage de son nouveau spectacle, j’avais oublié ce détail, c’est pourquoi il ne me rappelait pas.

Il me demande une date de rendez-vous.  Je la lui donne.   Il l’accepte. Nous

sommes d’accord pour nous rencontrer au théâtre, jeudi à 14h.

Que va-t-il se passer ?   Mystère.

Vous saurez tout sur cette rencontre dans le blog qui suivra.

Mais il faut être conscient de l’extrême fragilité d’un projet théâtral.

A tout instant, je peux venir et vous dire « On arrête tout, je ais vous parler de comment  monter les œufs en neige.  Vous comprenez ?

Dans l’étape « Suspense », tout peut arriver.

Mais si nous arrivons à franchir le cap des contrats et de la première répétition, alors nous pourrons dire que l’affaire est en bonne voie.

Mais  je tiens à vous raconter ce périple sans omettre le moindre caillou, la moindre bosse qui pourrait faire vaciller l’équipage, comme ça si un jour il vous vient l’envie de monter votre pièce de théâtre, vous saurez à quoi vous attendre.

 

 

A bientôt donc, pour avancer dans la première étape, toujours le suspense !

Miss Comédie.

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 11:50

        GOLDEN GLOBES,  AVATAR  IN THE POCKET !

 

 golden globes poster 2Les Américains aiment ceux qui gagnent.  C’est pas comme nous, qui chouchoutons 

d’abord ceux qui rament, ça part d’un bon sentiment, remarquez.

Nous, on aurait dit : « AVATAR, il a pas besoin de récompense, il casse déjà la baraque avec ses entrées, donnons plutôt le Golden Globe à ce petit film sans moyens qui fera une semaine en salle… »

C’est comme ça qu’on fonctionne en France. 

Là-bas, ce qui compte, c’est récompenser celui qui fait flamber l’orgueil national,  et qui a plus de talent que les autres pour faire flamber le box-office.

Donc, AVATAR, meilleur film, meilleur réalisateur.  Pas mal pour un mec qui avait déjà fait le coup avec TITANIC en 1997.   C’était il y a treize ans, d’accord.  Mais en treize ans il aurait pu perdre la main, non il mijotait ce qui allait être le film-événement du siècle, une vision délirante du futur.

James CAMERON a une allure énergique, un visage lisse et un regard tranquille.  On le sent très sûr de lui et les pieds sur terre, lui qui connaît tous les secrets interplanétaires.

 

Jeff BRIDGES, que je croyais rangé des voitures, et heureusement que non, il gagne le GOLDEN GLOBE du meilleur acteur dans un drame : « Crazy Heart ».

CHRISTOPH WALTZ, que tout le monde a adoré dand UNGLORIOUS BASTARDS de Quentin TARENTINO, remporte le prix du meilleur second rôle dans ce film épatant.   TARENTINO espérait peut-être mieux, mais c’est le jeu.

 

Et puis, et puis, notre petite MARION COTILLARD s’est inclinée devant la grande Meryl STREEP, impériale douairière, leur Catherine DENEUVE à eux en moins belle, pour le prix de la meilleure actrice dans une comédie.

Que voulez-vous, elle avait déjà eu la statuette l’an dernier, il faut pas trop en demander, on a le droit d’être chauvins  outre-atlantique.

Elle était toute jolie et nette, à son arrivée sur le red carpet on l’appelait de partout et elle a répondu à un journaliste, très bien, très sobre.

Mais elle n’est pas repartie sans rien : on lui a remis le Prix Cecil B. de Mille pour l’ensemble de sa carrière.   Joli !

 J’ai été frappée, en regardant les vidéos de cette cérémonie, par l’affluence dingue qui se bouscule aux abords et à l’intérieur du Beverly Hilton à Hollywood.  Des centaines d’invités en tenue de soirée  se pressaient sur le tapis rouge, et circulaient ensuite autour des tables dans le plus parfait désordre. 

A noter que George CLOONEY, Johnny DEPP, Daniel DAY-LEWIS, qui étaient nommés, n’ont obtenus aucune récompense…

 

 

 

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 11:37

point-d-interrogation.jpg     Pour me rassurer, je repense aux galères que j’ai connues autour de moi, et chez des gens qui avaient du pouvoir, des relations et tout, et qui ont mis des mois à monter leur pièce.

Je pense à Albert CAMUS lui-même, dont l’adaptation des POSSÉDÉS ne trouvaient pas de théâtre,  tous reculaient devant l’énormité de la production.

Et pourtant, quelle  affiche !   Pierre Blanchar, Pierre Vaneck, Michel BOUQUET, Tania BALACHOVA, Catherine SELLERS, Charles DENNER… et j’en passe, sans compter l’auteur, CAMUS  lui-même.   Son agent Micheline ROZAN s’est démenée comme un beau diable pour arriver à convaincre enfin Simone BERRIAU d’accueillir la pièce dans son  théâtre, le Théâtre ANTOINE.

Le spectacle n’a eu qu’un succès d’estime et de curiosité mais les Parisiens ont boudé LES POSSÉDÉS.    Tout ça pour ça… CAMUS  a  éprouvé une grande déception.

Donc, pas de panique, restons zen, ça finira bien par démarrer…

 

A bientôt,

Miss Comédie     

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

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