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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 08:03

 

SURFING  WITH  THE  BEACH BOYS


Bien sûr, vous vous souvenez des BEACH BOY , le big groupe californien qui a inventé un style et inspiré les Beatles.  Rien que leur nom évoque déjà la plage de Malibu…   A cette époque, tous leurs titres commençaient par « surf ».

Le style californien est une vague déferlante qui les place au top avec une succession de tubes qui s’arrachent dans le monde entier.

1964 :  l’irruption des BEATLES aux USA change un peu la donne, ils leur volent la vedette jusqu’à ce que Brian WILSON se lie d’amitié, petit malin, avec Paul Mc CARTNEY et  le groupe boosté par la compétition, sort leur plus gros succès  « I Get Around »  fin 1964.   Un tsunami planétaire.

Et ça continue, de tube en tube.  Le mythique GOOD VIBRATIONS classé numéro 1 mondial de l’année 1966,  est un hymne à la génération hippie.

Tous leurs disques s’arrachent. Et puis…  Brian WILSON perd peu à peu la tête, devient parano, grossit… et quitte peu à peu la scène pour ne faire que composer.

Il y aura encore bien des retours au top, même après le départ définitif du leader. Les BEACH BOYS restent aujourd’hui le premier groupe américain sur le plan des ventes.

 

MES NUITS AVEC MOODY BLUES


Bien sûr, vous vous souvenez des MOODY BLUES  venus de Birmingham

bousculer les copains BEATLES.  En 1967, leur album « CAYS OF FUTURE PASSED »  avec  l’ ineffable  NIGHTS IN WHITE SATIN  débarque sur la planète  glam rock  pour  nous  faire  planer  des nuits entières.

Leur carrière est riche en rebondissements, leur discographie est impressionnante, avec des titres très singuliers, inspirés par le cosmos ou le spitituel.    Les puristes se souviennent sùrement de « Other Side of Life », « The Keys of the Kingdom »,  « A question of Balance ».   Ce sont des albums inspirés par la vague peace and love,  dont les BEATLES se sont faits eux aussi les hérauts.

 

 

 

MON NIRVANA AVEC PROCOL HARUM


Là, on décolle.  Groupe emblématique de l’époque, en plein délire psychédélique.

  Tout chez eux est d’un autre monde, à commencer par leur nom, qui pose la question : vient-il du  latin « au-delà des choses » ?  ou était-ce le nom du chat d’un de leurs amis ?

 Leur  premier single sorti en 1967  s’envola par-dessus les océans, couvrant la planète des accents envoûtants de « WHITE SHADE OF PALE ».   Une musique inspirée, il faut le savoir, de la cantate 140 et de l’aria de la 3ème suite pour orchestre de J.S BACH… Avec des paroles complètement déjantées du poéte Keith REID,  probablement stone ce jour-là.

Comme souvent, is vont être  stigmatisés par ce succès et ne pourront plus s’en dépétrer, au point qu’ils ne le chantaient plus en concert, mais rien n’y fit. Le single s’arrache encore.

 

et la liste est longue : the KINKS, the RUBETTES, the BEE GEES,  THE MAMAS & THE PAPAS,  mais aussi Aretha FRANKLIN, Ray CHARLES, OTIS REDDING,  et… à vous d’en trouver d’autres !

 

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 08:02

 

Extrait de la scène 5.

Un autre soir.  Charles invente un nouveau jeu pour occuper leur soirée sans télé.

 

CHARLES

Tu as éteint ton portable ?

MARYLOU

Non.

CHARLES

Eteins-le. Nous devons être tranquilles.

MARYLOU s'exécute.

Je vais maintenant te raconter une histoire.

Elle s'installe dans le canapé dans une attitude d'écoute attentive.                           

CHARLES, cherchant ses mots

Voilà.  Et bien... c'était ce matin...   Je sortais du métro et je marchais place de la Bastille vers mon bureau, tranquillement, et tout-à-coup... je t'ai vue.

MARYLOU

Moi ?

CHARLES

Toi, oui, toi, dans ton imperméable beige serré à la taille.  Tu marchais assez vite, à ... voyons... une centaine de mètres devant moi, et j'ai eu un coup au coeur.  Bon dieu, je me suis dit, où va-t-elle ?

MARYLOU

Mais ce n’est pas mon quartier ! Je travaille à la Muette !

CHARLES

Justement !  L'Institut est à la Muette, tu ne pouvais pas être là devant moi,  place de la Bastille  !  J'ai eu l'idée fulgurante et atroce que tu me trompais.

MARYLOU, riant

Voyons...

CHARLES, furieux, se plante devant elle

Quoi voyons ?  Est-ce que c'est une chose qui n'arrive qu'aux autres ?   As-tu cette naïveté imbécile qui consiste à croire que l'autre est au-dessus de tout soupçon ?

MARYLOU, un peu inquiète

Ecoute... qu’est-ce qui te prend ?

CHARLES

Ne m'interromps pas !  Donc, je t'ai suivie.  J'étais si inquiet, si dérouté, que j'ai oublié le bureau.  Je voulais savoir où tu allais.

MARYLOU

Bon, nous savons tous les deux à cette minute, n'est-ce pas, que ce n'était pas moi ?  Puisque j’étais comme tous les jours à l’Institut Neurolinguistique, chaussée de la Muette à Paris ?

 

Il s'arrête au milieu de salon et la regarde.

CHARLES

Est-ce que tu as décidé de tout saboter ?  Est-ce que tu es capable d'écouter une histoire jusqu'au bout sans...

MARYLOU

Oui, oui, pardon, continue.  (à part)   Il invente.

 

(à suivre)

 

Et si c’était vrai ?   Le spectateur va un peu se poser des questions, comme

Marylou.  C’est très bien, ça.  Le suspense est bon pour le spectacle.

a bientôt donc, pour la suite de la petite musique.

Miss Comédie

.

 

 

 

 

 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 11:27

 

 

 

juke box 300-copie-1Ouh, tout ce temps passé !  Pendant ce long week-end et avec ce temps pourri  j’ai écouté beaucoup de musique.  De la variété nostalgique.  Justement, le nouveau disque de Françoise HARDY, toujours nostalgique,  m’a ramenée  vers mes vieux tubes des années 70.  Elle est dans le juke-box, Françoise.   Johnny aussi.  Leurs albums continuent à s’arracher  aujourd’hui, mais d’autres idoles  sont tombées  dans les oubliettes….

 

 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 11:06

 

NINO  FERRER, VOUS VOUS SOUVENEZ ?

 

 

  Son idéal, à lui, c’était de faire de la musique de jazz.  Pourtant, ce n’est pas avec du jazz qu’il s’est fait connaître, c’est avec une chanson stupide, MIRZA, qui a enflammé les foules, allez savoir pourquoi.  Du coup, comme toujours, il a fallu enchaîner : LES CORNICHONS, LE TÉLÉ FON, etc.    Cela le rendait fou. 

Pourtant, MIRZA, ça venait d’une mélodie de Stevie WONDER qui s’appelait « Lalalala" que Nino adorait et sur laquelle il avait mis des paroles… Et voilà comment le succès attire le succès.

Mais il s’est passé beaucoup de temps avant que n’explose LE SUD.

Oui, s’il fallait se souvenir d’une seule chanson de Nino, ce serait LE SUD.  Un chef-d’œuvre, qu’on peut entendre vingt-cinq fois de suite et chaque fois, avoir les larmes aux yeux.  Et cet écho, dans le lointain, sa voix qui nous arrive d’outre-tombe…  Et ces images  du Sud, on pense à l’Italie, mais il évoque en réalité  la Virginie,  la Guerre de Sécession… Tous les Sud se ressemblent, il y a toujours le soleil qui embellit la vie.

Quand j’ai connu Nino il était beau comme Bowie, plus que Bowie, beaucoup plus !  D’ailleurs Hugo PRATT en avait fait son modèle pour le Capitaine Nino dans CORTO MALTESE EN SIBÉRIE…

C’était un grand romantique.  Il ne fut fidèle qu’à une seule femme, la seule qui eût compté dans sa vie, sa mère adorée.   Un mois exactement après sa disparition il a choisi un champ de blé pour se donner la mort, et la rejoindre dans l’éternité.

 

FRANK  ALAMO, VOUS VOUS SOUVENEZ ?

 

 

 

Le croiriez-vous ? Frank Alamo fut d’abord soliste aux Petits Chanteurs à la Croix de bois !   On l’imagine tout mignon, raie sur le côté, voix d’angelot.

Il est vite devenu  une « idole des jeunes »  avec Johnnty, Eddy,  Cloclo, Dick Rivers et les autres !…

Son tube à lui : « Biche ô ma biche »,  a été  compos par… Mort SHUMAN son ami inséparable.

  Ce  n’était pas vraiment un chanteur-poète.  Il a même fait dans la concession automobile Frank ALAMO  est toujours vivant mais malade, très malade.  Avec courage il continue à participer à Age Tendre et Tête de Bois, la tournée du souvenir.

 

 

MORT SHUMAN EST MORT

 

 

Avec son prénom, il courait le risque.      Il a été très aimé en France, lui qui vient d’Amérique où il composait des chansons pour Elvis PRESLEY.

Il adorait Paris.  Il était ami avec Jacques BREL et FRANK ALAMO.

Ses chansons sont toujours mélancoliques, surtout LE LAC MAJEUR, une très longue mélopée que tout le monde a fredonné un jour, les yeux dans le vague.

MORT SHUMAN  avait un certain charme, le charme de certains gros qui savent vous enjoler avec des mots tendres et des mains calines.

Personne ne se souvient de l’avoir vu sur scène.  Il était timide et la foule lui donnait le trac.

 

DAVE,  A L’OLYMPIA, COMME EN 77 !

 

 

Il n’a jamais vraiment disparu.  Il a fait un nombre incalculable de disques, tous des succès en France, complètement ignorés aux Pays-Bas, son pays natal.

Sa carrière débute à partir des années soixante-dix, avec des tubes comme Sugar Baby Love, Lettre à Hélène, Comment ne pas être amoureux de vous, et le grandiose Vanina, dont la mélodie reprend le dernier mouvement du concerto pour violon de Stravinsky… oui, oui.

Nous avons été un million à avoir acheté le 45 tours.

  Ce soir à l’Olympia il chantera VANINA, mais rien ne vaut la version enregistrée, avec les chœurs  qui font  « wouam » et puis « diwouah » et « toi ouah ouah » en reprenant les finales « loin ouin ouin » et cette cascade de « vanina »  mahtématiquement irréprochable,  que l’on essaie de suivre en chantant mais on n’y arrive pas, c’est trop  acrobatique.  Derrière sa voix on entend  le pianiste qui s’excite dans les aigus,   sur  un rythme paroxysmique.

Un monument de la variété française.

 

Il y en a d’autres, si l’on entre dans le juke-box on n’en finirait pas et chaque fois c’est renversant.  Aretha FRANKLIN, Ray CHARLES, Marianne FAITHFULL… Je me suis fait un festival ce week-end pascal, avec les cloches, bien entendu.

 

 

 

 

 

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 10:59

 

 

 

Extrait de la scène 4 :  le couple entame sa première soirée sans télé.

Ca ne va pas aller tout seul…

 

                "Lui dans un fauteuil, elle allongée dans le canapé, ils lisent. Elledonne

                des signes d’impatience jusqu’au moment où brusquement, elle lance             

                le livre à travers la pièce.

 

MARYLOU, hurlant

C’est une connerie !

CHARLES

Et bien, change de livre !

                    MARYLOU se lève et va se planter devant

                    CHARLES.

MAYLOU 

C’est une connerie de bouquiner chacun dans son coin comme des vieux !  Ca ne m’intéresse pas !   Hier, tu m’as dit que dorénavant, nous aurions des soirées palpitantes.  Tu me sens palpiter ?

CHARLES, embêté, repliant son journal

Avant  tu te plaignais que tu n’avais plus le temps de lire, que…

MARYLOU, le coupant

…  moi, je lis quand je suis seule et que je n’ai rien d’autre à faire. Là on est deux et tu m’as dit qu’on allait faire des choses ensemble.

CHARLES

Oui…    

MARYLOU

Alors ?  Qu'est-ce qu'on va faire ?

 

               Il  se lève, fait craquer ses doigts et arpente le

salon.

CHARLES

Tu veux que je fasse les pieds au mur ?    (MARYLOU  hausse

les épaules)  …. tu… tu veux qu’on danse ?  Je vais mettre un disque.

                    Il va vers la chaine hifi et choisit un CD de

                    Bill evans  puis il va pour l’inviter à danser.

 

CHARLES,   enlaçant Marylou

Avoue que c'est plus agréable que Star Ac'…. (ils font

quelques pas de slow)

MARYLOU, très raide

On a l’air de quoi….   (elle se dégage et va s’asseoir)

Quand nous regardions la télé, nous étions très proches, pas

besoin de se mettre à danser ! "

 

(À siuivre)

 

 

Adios muchachos, je vous retrouve très vite pour parler encore musique.

Miss Comédie.

 

 

 

 

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 11:28

 

C’est avec du  théâtre, et du grand théâtre, que je vais clôturer ce mois de mars.  Le théâtre des CELESTINS à Lyon nous offre un spectacle de haute volée, sans vedette mais quand il s’agit d’un auteur comme Tennessee WILLIAMS, c’est quand même le coup de poing assuré.

Ensuite, on passera au petit théâtre de Miss Comédie, plus modeste mais qui a l’avenir devant lui…

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 11:24

 

SOUDAIN L’ÉTÉ DERNIER  AUX CÉLESTINS À LYONTh--tre_des_C-lestins.jpg

 

La pièce est dure, réduite à un huis clos familial autour d’une mort suspecte. Le suspense est entretenu longuement, jusqu’à la dernière phrase qui dévoile tout brusquement.  On en a le souffle coupé.

Il faut dire que la comédienne qui joue le personnage central est époustouflante.  On ne la connaît pas.  Elle s’appelle Marie DELMARÈS.

Moins convaincante est la mère qui n’arrive pas à ressentir son rôle, très difficile, de névrosée un peu déclamatoire - un rôle récurrent chez Tennessee WILLIAMS.   Pour l’actrice, c’est un jeu de balancier entre grand-guignol et mélopée qui demande une intériorité continue pour  rester crédible.

Comme le rappelle René LOYON, le metteur en scène, un film avait été tiré de cette pièce, SUDDENLY LAST SUMMER, avec dans les rôles principaux Elizabeth TAYLOR, KATARINE HEPBURN et Montgomery CLIFT…  réunis par le grand Joseph MANKIEVIZC… Tous émules de l’Actors Studio, des bêtes de scène, ce devait être terrassant.

Mais ici, le spectacle est juste ce qu’il faut : la mise en scène sans effets inutiles  laisse au spectateur tout loisir de déguster le texte  (quand on l’entend, car tout de même, disons-le, les acteurs manquent du souffle nécessaire pour porter leur voix au-delà du quatrième rang, c’est un grave défaut actuel)

Je dis « déguster » le texte, mais c’est plutôt « encaisser » le texte que je devrais dire, car tout cela parle de démesure, de violence contenue et de folie.

On est en même temps chez Racine (Phèdre) et chez Pasolini dont la mort ressemble à celle du héros disparu de la pièce.

Le dernier quart d’heure est haletant, on assiste  à un drame inimaginable raconté d’une voix étranglée, sanglotante, par la jeune Marie DELMARÈS qui reste juste  dans l’outrance de la situation.  Chapeau. On sort avec la boule dans la gorge.  Comment était Elizabeth TAYLOR ? 

Cette version de SOUDAIN L’ÉTÉ DERNIER a été créé à Paris à la CARTOUCHERIE de Vincennes en novembre 2009. 

J’ai cherché en vain une production précédente à Paris ou ailleurs, si vous avez une idée, laissez-moi un commentaire, j’aimerais  savoir si d’autres gens de théâtre ont eu envie de s’attaquer à ce chef-d’œuvre.

 

 

(Peut-être un petit mmalin a-t-il monté la pièce sous le titre « SOUDAIN » ?

Comme l’a fait  Krzysztof  WARLIKOWSKI  à l’ODÉON avec « UN TRAMWAY"

qu’il n’a pas voulu nommer désir !…)

 

 

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 11:19

 

 

    theatre rideau0Extrait de la scène 3.  Marylou, de retour de son congrès à Shangaï, est mise devant le fait accompli…

 

MARYLOU

C’’est quoi, cet aquarium ?

 

CHARLES, ton solennel

C’est un bel objet que j’ai acheté pour meubler notre

intérieur et nos soirées.

MARYLOU

Ah ! Oui, ça fait très restaurant chinois, c’est la nouvelle tendance déco ?  En Espagne ils appellent ça la movida !  Pas mal, pas mal.  Alors où est-ce qu’on regarde la télé, maintenant ?

(Elle jette un regard circulaire sur le salon.

CHARLES

On regarde l’aquarium.

MARYLOU éclate de rire

Ah ah ah ! 

(Puis sérieusement)

Allez, arrête.

CHARLES

Arrête quoi ?

MARYLOU

De me faire marcher.

CHARLES, d’une voix douce

Je ne te fais pas marcher ma chérie, il faut me croire, ce bel aquarium a remplacé la télé. C’est ma surprise sur prise…

MARYLOU

Ca pour une surprise, mais moi j’ai pas demandé un aquarium, je veux ma télé, où elle est, ma télé ?

CHARLES, explosant

Il n’y a plus de télé !  J’ai supprimé la télévision.

(Un silence)

Et ceci, crois-le bien, pour la survie de notre couple et la sauvegarde de nos facultés mentales.

(il regarde MARYLOU qui ne bronche pas)

Comprends-moi, j’ai fait ça parce que je t’aime ! "

 

Touchant, non ?  Voyons si Marylou trouvera l’aquarium aussi passionnant que la télé.  A bientôt pour la première soirée sans télé… Et en attendant, passez de joyeuses fêtes de Pâques !

Miss Comédie.

 

 

 

 

 

 

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 13:47

On entre dans un pays imaginaire qui rassemble tous nos rêves d’enfant, et on n’en revient pas.  Une cérémonie des MOLIÈRE qui tente un vrai coup d’éclat en quittant Paris pour la banlieue, on n’en revient pas.

Une pièce de théâtre dont l’auteur dévoile quelques répliques avant sa création, je n’en reviens pas moi-même…

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 13:36

ALICE AU PAYS DES MERVEILLES,  VITE !alice-in-wonderland-16284-26674123.jpg

 

  La bande-annonce est magique !  Les images sont d’un autre monde !  C’est AVATAR  en mieux !

Cette histoire est faite pour TIM BURTON, il plane dans l’étrange comme  Procol HARUM dans a whiter shade of pale,   il ouvre les portes et on s’engouffre dans son univers délirant, encore plus délirant que dans le livre de Lewis CAROLL.  Les personnages ont des visages de poupées vivantes, teint de cire, yeux saphir, bouche carmin.

Je veux voir comment il a fait voyager ALICE, comment JOHNNY DEPP est  hallucinant, comment La  Reine HELENA BONHAM CARTER   est cruellement belle, et comment le  Chat du Cheshire  a les yeux verts !

 

Vous allez dire « qu’est-ce qu’elle va dire après l’avoir vu ! » Non, parce que là, y aura plus de mots.

Il y a les chiffres par  contre ;  après seulement trois semines d’exploitation, le film en 3D a récolté 165 millions de dollars… Vous allez voir qu’il va titiller AVATAR.  Décidément,  sur la planète CINEMA, la fortune appartient aux superproductions…

 

TIM BURTON   A CANNES  :  WELCOME   MISTER PRESIDENT ! tim-burton-the-nightmare-before-christmas-3d-world-premiere.jpg

 

Tim BURTON (une question que je me pose : est-il le fils de Richard ?) est déjà venu à Cannes, en 1994, présenter ED WOOD.   Gilles Jacob a  jugé qu’il était temps de penser à lui  pour  présider le Jury du prochain FestIival.  S’il vient avec Johnny DEPP, je me paie le billet de train.  Il paraît qu’ il se réjouit de se replonger dans le bain de la profession, après deux ans de réclusion pour tourner ALICE.

Le moment est bien choisi.   Après  EDWARD AUX MAINS D’ARGENT, ED WOOD, SLEEPY HOLLOW, BATMAN, BIG FISH, CHARLIE ET LA CHOCOLATERIE, tous avec  JOHNNY DEPP le m            agnifique,  il nous gratifie d’un big bingo  avec ALICE,  il a le droit d’avoir une voix supplémentaire pour attribuer la Palme d’Or. 

 

 

 

creteil_les_choux2.jpgLES MOLIÈRES IRONT À CRÉTEIL.  TENUE DE CAMPAGNE DE RIGUEUR.

 

Un peu risqué, mais il faut louer ce bel effort  de rajeunissement !    Les MOLIÈRES c’est comme les CÉSARS, on en a marre.  Il faut ou les changer, ou les supprimer.   Donc, on change, pour voir.  On les transporte à CRÉTEIL. 

Mais est-ce que les people  iront là-bas ?   Remarquez, il y a les people du théâtre Public, et les people du théâtre Privé.  Les premiers, ça les dérange pas d’aller là-bas.  Les autres joueront le jeu pour ne pas  être ringards.

Il faudrait qu’ils arrivent de jour pour admirer le gracieux groupe des « choux », une curiosité à ne pas manquer.

Est-ce que les jeunes des banlieues aiment le théâtre ?  C’est l’occasion de leur montrer ce qu’est une grande famille composée et recomposée d’éléments tous horizons confondus.

Mais c’est pas tout !  Cette année, on fait preuve d’imagination.  Pour combler le grand vide de l’avant-distribution des prix, on remplace les pitreries des animateurs par une vraie pièce de théâtre, un FEYDEAU, s’il vous plait, « FEU LA MÈRE DE MADAME », mis en scène par le délicieux Jean-Luc MOREAU (mais hélas il ne joue pas)  avec Emmanuelle DEVOS, Patrick CHESNAIS et Sébastien THIERRY.  Bonne idée !  Ca va chauffer la salle pour les standing ovations.

 

 

 

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

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