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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 13:24

theatre rideau0

 

LA  FIN  DU  SUSPENSE....

On entre au NOMBRIL DU MONDE comme dans un tableau.  Mais ne pas confondre avec L’ORIGINE DU MONDE de Gustave COURBET, ce ne sont pas les mêmes entrées.  Ici, l’ouverture est marquée par une brêche dans l’immense fresque peinte sur le mur du théâtre.

J’avais vu un ou deux spectacles dans cette salle, sans imaginer une seconde qu’un jour…    C’est aujourd’hui.

 

Drôle d’expérience.  Mon texte, d’autres voix vont l’interpréter, lui donner des inflexions inattendues…

Quand on a soi-même dit le texte des autres, on n’imagine pas ce que peut ressentir un auteur lorsqu’il entend tout à coup un acteur donner à ses phrases un sens nouveau, plus subtil, plus désinvolte ou plus intérieur.  C’est fou ce que la voix peut apporter à un texte.    Il faut s’attendre à être surpris, parfois émerveillé, parfois déçu, par ses propres mots.

Dans mon prochain blog je vous dirai tout sur cette première expérience.

 

Miss Comédie

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 17:23

 

juke box 300-copie-1Je viens d’écouter un morceau d’anthologie : le grand Ruggiero RAIMONDI chantant en Français Que reste-t-il de nos amorus, de Charles TRENET.  Pur ravissement.  Tout à coup on se met à écouter les paroles !  Un poème nostalgique sur le temps qui passe.  Pour RAIMONDI, un contre-emploi qui renverse.

Une idole dont la voix s’est éteinte  une nuit, une autre dont la voix rauque évoque des nuits blanches...

Et ma pièce qui se rapproche de sa première répétition...

 

 

 


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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 17:08

 

DALIDA,  L’IDOLE OUBLIÉE


Fut-elle ou ne fut-elle pas la maîtresse de MITTERRAND ?  Si oui, il l’a échappé belle car la grande majorité des amants de DALIDA se sont donné la mort, y compris Lucien MORISSE son Pygmalion et époux maintes fois trompé.

Des amants, on lui en connaît beaucoup, et on ne les connaît pas tous. Elle rayonnait d’une gloire qu’on n’imagine plus.  Elle fut tête d’affiche à l’OLYMPIA sept fois, de 1961 à 1981.  Ses disques se vendaient comme des petits pains dans le monde entier (plus de 120 millions de disques vendus) ; sa chanson BAMBINO vendue à 1/2 millions de 45 tours et N°1 au Hit Parade pendant 39 semaines en 1956…  En plus, elle était belle, avec une touche d’étrangeté qui e, attire plus d’un.

Mais qu’aurait été  IOLANDAGIGLIOTTI, la brune italienne née à Chypre, sans Lucien MORISSE,  fondateur d’Europe 1 ?   On n’en sait rien, mais c’est quand même lui qui chourava BAMBINO, une chanson créée pour Gloria LASSO, la fit enregistrer en une nuit par DALIDA, et la passa ensuite sur l’antenne toutes les heures pendant une semaine.  Résultat : un boom.   Après ça, il fallait suivre.  Ca suivit.  COME PRIMA,  LE GONDOLIER,  DIRLADADA, MAMAN LA PLUS BELLE DU MONDE, HAVA NAGUILA,  J’ATTENDRAI, BESAME MUCHO… il y en a plusieurs centaines  ! et toujours au top.

DALIDA  avait le mal de vivre.   Plus ses chansons donnaient envie de rire ou de danser, plus elle sombrait dans la dépression.

En 1987 elle n’est plus montée sur scène depuis trop longtemps, accaprée par le cinéma et des projet de théâtre.  Ellle n’est plus portée par l’amour de son public, elle se sent abandonnée, et dans la nuit du 2 au 3 mai, ce devait être une douce nuit annonciatrice du vrai printemps, avec le muguet et tout, et bien, elle a dit adieu.

On croit qu’elle est oubliée, mais il existe encore un club fervent de fans qui entretiennent sa mémoire et écoutent ses chansons, sans se lasser.

 

MARIANNE FAITHFULL,  l’IDOLE  FANTÔME


 

Fille d’officier, bien élevée dans la gentry à Londres, elle a  fini en  very bad girl, de cannabis en héro et drogues dures puis en cures de désintoxication, mais elle s’en est bien sortie.

Elle fait des débuts très glamour, chanteuse dans des bars, et c’est là qu’elle est remarquée par son futur Prince Charmant,  Mick JAGGER lui-même.  Elle avait déjà cette voix chevrotante, irrésistible.

 Coup de foudre réciproque, liaison durable.   Il l’emmène chanter dans  les stades.  Keith RICHARD lui écrit une chanson AS TEARS GO BY, qui lui va bien, elle monte en popularité.  C’était dans les années 1965-66.

Elle avait déjà divorcé d’un mec bien, dont elle avait  eu un fils, Nicolas Dunbar, qui ne l’a jamais quittée.

Ses disques ?  Moi je me souviens de SISTER MORPHINE, qu’on écoutait dans les soirées en se passant un   joint.  

Mais là où elle me terrasse, c’est dans la chanson du film de Patrice LECONTE, « LA FILLE SUR LE PONT »  dans une scène  pudiquement torride (oui oui) où sa voix  fait encore monter la fièvre.  Je ne sais pas comment s’appelle cette chanson.

C’est Mick JAGGER et sa bande qui l’ont initiée à la drogue.  Mais quand elle l’a quitté, c’était déjà trop tard.  Elle a doucement plongé … et puis elle est revenue à la surface, peut-être grâce à son fils.

Maintenant, à 64 ans, elle fume, elle boit, mais elle ne touche plus aux substances.  Elle a acquis un détachement  suprême.  Enfin, c’est ce qu’elle dit dans les interviews… on ne va pas voir à quoi elle passe ses soirées intimes.

Elle était belle,  et elle l’est encore, d’une beauté pas franche  qui dégageait un charme  malsain.  Elle a séduit GODARD, qui lui a fait jouer son propre rôle dans MADE IN USA.   Mais pour le cinéma, elle était trop  écrasante.  Il lui aurait fallu des rôles comme MACBETH, La FOLLE DE CHAILLOT ou PHEDRE…

Je me souviens de son petit rôle dans le MARIE-ANTOINETTE de Sofia COPPOLA…

Mais en fait : qu’est-ce au juste qui l’a rendue célèbre ?  Très peu de disques, presque pas de concerts, pas de films… Sa liaison avec Mick JAGGER ? 

Son disque le plus vendu   est STRANGE WEATHER, mais qui le connaît ?

En fait,  pour aimer Marianne FAITHFULL il faut avoir un  penchant pour l’underground.

 

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 17:06

 

Extrait de la scène  8  (je passe sur la scène 7 qui est encore une soirée où Charles et Marylou tentent en vain de se distraire)

Ici, Luc est venu proposer à Charles de refaire un team avec lui, habile manœuvre pour essayer de lui faire réintégrer la télé, mais ça ne marche pas… :

LUC

Les producteurs ne veulent pas de mon projet de reportage si je le tourne tout seul.

CHARLES

Tout seul ... 

LUC

Oui,  ils te veulent toi au son, moi à l'image.

CHARLES

... et sinon ?

LUC

Sinon ils ne marchent pas.

CHARLE

Ah merde.

LUC

Oui.

 

CHARLES se lève,  très troublé,  et fait les cent pas.

CHARLES

J'ai arrêté, j'ai arrêté...

LUC

Je sais bien...

CHARLES

J'ai un job qui me plait...

LUC

Oui, oui …  N'empêche,  faire cette émission avec toi serait un  vrai plaisir. Mais n'en parlons plus. (un temps)   D'autant qu'il y a autre chose.

CHARLES

Quoi ?

LUC, cherchant ses mots

Si, dans un premier temps, tu acceptais de.... plonger.. et bien...  ça te poserait un autre  problème...

CHARLES

Ah bon ?

LUC

Oui, il faudrait que tu visionnes la cassette de notre première émission pour reproduire l'ambiance sonore, ils veulent la copie conforme, tu comprends ?

CHARLES

Et alors ?

LUC

Tu la visionneras où, cette cassette ?

 

(A  suivre)

 

Ah ! voilà.  Mais Charles ne cèdera pas.  Jusqu’au jour où…

A lundi pour la première lecture de la pièce avec les acteurs et le metteur en scène. Ouaouh !  Ca se précise.

 

Miss Comédie

 

 

 

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 18:58

juke box 300-copie-1Hi, je vois que la musique ça vous plait autant que le théâtre.

On va continuer un peu comme ça, avant la déferlante du Festival de Cannes où là, il faudra être sur tous les fronts…

Et puis ma pièce, il faudra en parler, les répétitions commencent dans une semaine -  si tout va bien.

Et puis mon deuxième roman, vous l’avez commandé ? LES BALS DE DOUVRES, un autre genre de musique !

En attendant, voici trois souvenirs marquants d’une époque où la soul était en plein délire.

 

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 18:38

 

ARETHA FRANKLIN, THE QUEEN


Impossible de résister à sa frénésie.  Prenez une piste de danse vide.   Suggérez au DJ de mettre  I SAY A LITTLE PRAYER… Effet  immédiat.  C’est l’affluence.

On oublie vraiment que son père était pasteur et qu’elle a commencé à chanter dans la chorale de l’église de Detroit avec ses sœurs…  ce qui ne l’empêcha pas de se dégourdir assez vite : elle avait 14 ans  quand est né son premier fils, 16 ans le second… voyez le genre.  

Quelle carrière !  Des tubes et des tubes, depuis RESPECT qui est un sommet mondial de la soul,  jusqu’à A ROSE IS STILL A ROSE, le monde entier a dansé sur ses disques.

Elle continue d’habiter Detroit, sa ville natale et ne prend jamais l’avion, c’est pour ça qu’on ne l’a jamais vue en concert. 

Suprême  honneur, le nouveau président des Etats-Unis Barak OBAMA lui a demandé de chanter lors de la crémonie d’investiture, le 20 janvier 2010,

 la chanson «My Country Tis of Thee » de Francis SMITH.

C’est  une star aux 18 Grammy Awards,   encore mieux que Ray CHARLES,

son frêre en soul music.

 

 

RAY  CHARLES, THE GENIUS


A 4 ans il assiste à la mort de son petit frère, noyé.

A  6 ans, il est atteint d’un glaucome qui le rend aveugle.

Mais sa bonne étoile lui donne le don de la composition, et une voix d’or.

Ray CHARLES a eu une carrière fabuleuse, parsemée de succès innombrables et planétaires.

GEORGIA est un hymne magnifique à son pays natal, comme O TOULOUSO celui de Claude NOUGARO (ben oui, quoi).

On aimait sa démarche hésitante d’homme ivre, on aimait le voir jouer,   assis au piano, se tortillant dans tous les sens tout en chantant désespérément.

Comme Aretha FRANKLIN il a chanté le gospel  et la soul, mais aussi le blues, le country, le R&B, et toujours en conquérant.

 

Aretha et lui, ils  auraient pu se marier, il n’avait que douze ans de plus qu’elle et à eux deux ils auraient eu 30 Grammy Awards.   

Il aurait pu chanter « I say a little prayer for you » et elle aurait pu chanter « Hit the Road Jack ».

Ray s’est fait avoir par la drogue, comme les autres. Elle l’a privé de quelques années de gloire… mais jamais au point de le mettre KO comme Miles DAVIS.  Après les triomphes et les récompenses, il a continué à chanter dans les piano-bars et a sorti un ultime album (GENIUS LOVES COMPANY) en 2004  où il chante en duo avec Nora JONES  et quelques autres.

Et puis il meurt d’une maladie de foie à 73 ans… presque le même jour que Ronald REAGAN, le 10 juin 2004.  Et se retrouve  privé de funérailles nationales.   En revanche en France, quel ramdam !  France-Info a diffusé pendant 24h toutes ses chansons et le quotidien Le Monde a même fait sa une avec Ray Charles est mort,  ce qui n’était jamais arrivé que pour des hommes politiques.

En 2005, je suis allée voir RAY, le film de Taylor Hackford,  où Ray CHARLES réapparait sous les traits de Jamie FOX et où l’on peut suivre le cours de sa géniale carrière ainsi que sa descente aux enfers en compagnie de sister héroïne.

 

 

THE MAMAS & THE PAPAS,   UN FEU DE PAILLE


En 1963, John et Michelle PHILLIPS ainsi que les autres membres du groupe vivaient à New-York.  Michelle avait le mal du pays, son pays, la Californie et cela lui inspira la chanson qui fut leur premier tube, CALIFORNIA DREAM.  Il y eut ensuite MONDA Y, MONDAY et leur carrière était lancée.

Mais voilà que Michelle tombe amoureuse de Gene CLARK, le leader des BYRDS, leur rival.  Du coup, elle est exclue du groupe et remplacée par une tocarde qui ne fait pas long feu.  Michelle est réintégrée et ils sortirent un super album DELIVER qui les remit au top des charts.  Mais tout ça avait chaviré l’esprit de leur pote DENNY qui sombra dans l’alcool  et ce fut la douce dégringolade.  LES MAMAS & THE PAPAS n’ont brillé que trois ans au firmament de la pop music… Mais quand on laisse des braises comme CALIFORNIA DREAM,  le feu n’est pas près de s’éteindre.

 

 

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 18:35

 

Extrait de la scène 6 :    LUC l’ami du couple, eamant de Marylou, est un peu abasourdi par la réaction de celle-ci  devant l’abolition de la télé.  Un peu trop soumise, à son avis, tout ça le dépasse.

 

LUC

Et depuis qu'il a viré la télé, vous passez les soirées à quoi faire ?

MARYLOU

Il me raconte des histoires... 

LUC,

Ah ?  Ca c'est intéressant !

MARYLOU

Oui, il me raconte des histoires un peu farfelues...

Et toi, le soir, chez toi, qu'est-ce que tu fais ?

LUC

Moi... moi... je ne suis pas souvent chez moi le soir.  Mais attends, continue, ça me plait, ça , des histoires tordues, tu dis ?

MARYLOU

Des histoires genre polar où il me suit dans la rue jusqu'à l'entrée d'un hôtel.

LUC

Non.

MARYLOU

Si.

LUC

Je pense que Charles ne veut pas tellement renouer le

dialogue. Ce qu'il veut, c'est te sauter plus souvent.

MARYLOU

Oh, écoute...

LUC, avec un geste de la main

Non, non, je ne mêlerai pas de votre vie privée.  D'ailleurs c'est un détail.  L'essentiel  c’est que apparemment, tu t’es très vite désintéressée de la télé…

                    Un temps

MARYLOU

C'est que comme il n'y en a pas, je n'ai pas envie de l'allumer.

LUC

Ah ca ! Ca c'est comme la cigarette.  Pour être sûr de ne pas fumer, il ne faut pas en acheter.   Et quand on parlera devant toi d'un grand débat, d'un nouveau jeu fabuleux,  d'un film que tu as loupé en salle ?

MARYLOU

C’est surtout les jeux qui vont me manquer…

LUC 

Oui, tes jeux, tu ne pouvais pas t’en passer  ?

`MARYLOU

C’est ça, mon problème.  Mais je trouverai une solution.

LUC, se lève

Et bien, bon courage…

 

                    MARYLOU l’accompagne jusqu’à la porte.

                    Sur le seuil il lui prend la main et la porte à

                    ses lèvres, puis il sort.

(à suivre)

Luc  se fait du souci pour le couple.  En plus, il aime (beaucoup) Marylou, il se demande comment elle va s’en sortir…  Vous aussi, j’espère.  Mais elle a des ressources, bien que blonde (la comédienne qui va jouer son rôle est brune, cela me contrarie énormément,  Marylou  réagit et agit en blonde, c’est clair. Je songe, le moment venu, à  demander à mon actrice de jouer avec une perruque.)

A bientôt,  mes amis.

Miss Comédie

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 08:32

 

 

 

juke box 300-copie-1Comme l’actualité ne déborde pas de joyeusetés, je me fais un plaisir de continuer ma revue  rétro music.  Ces trois groupes-là sont des géants  indétrônables.   Quand on entend leur musique, on se dit qu’aujourd’hui la source est tarie, demandez aux DJ  ils savent bien ce qui met le feu aux dance floors.

Mais n’oublions pas ma pièce : en attendant  de mettre le feu,  je vous  en donne une scène pour vous faire saliver.

 


 

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 08:03

 

SURFING  WITH  THE  BEACH BOYS


Bien sûr, vous vous souvenez des BEACH BOY , le big groupe californien qui a inventé un style et inspiré les Beatles.  Rien que leur nom évoque déjà la plage de Malibu…   A cette époque, tous leurs titres commençaient par « surf ».

Le style californien est une vague déferlante qui les place au top avec une succession de tubes qui s’arrachent dans le monde entier.

1964 :  l’irruption des BEATLES aux USA change un peu la donne, ils leur volent la vedette jusqu’à ce que Brian WILSON se lie d’amitié, petit malin, avec Paul Mc CARTNEY et  le groupe boosté par la compétition, sort leur plus gros succès  « I Get Around »  fin 1964.   Un tsunami planétaire.

Et ça continue, de tube en tube.  Le mythique GOOD VIBRATIONS classé numéro 1 mondial de l’année 1966,  est un hymne à la génération hippie.

Tous leurs disques s’arrachent. Et puis…  Brian WILSON perd peu à peu la tête, devient parano, grossit… et quitte peu à peu la scène pour ne faire que composer.

Il y aura encore bien des retours au top, même après le départ définitif du leader. Les BEACH BOYS restent aujourd’hui le premier groupe américain sur le plan des ventes.

 

MES NUITS AVEC MOODY BLUES


Bien sûr, vous vous souvenez des MOODY BLUES  venus de Birmingham

bousculer les copains BEATLES.  En 1967, leur album « CAYS OF FUTURE PASSED »  avec  l’ ineffable  NIGHTS IN WHITE SATIN  débarque sur la planète  glam rock  pour  nous  faire  planer  des nuits entières.

Leur carrière est riche en rebondissements, leur discographie est impressionnante, avec des titres très singuliers, inspirés par le cosmos ou le spitituel.    Les puristes se souviennent sùrement de « Other Side of Life », « The Keys of the Kingdom »,  « A question of Balance ».   Ce sont des albums inspirés par la vague peace and love,  dont les BEATLES se sont faits eux aussi les hérauts.

 

 

 

MON NIRVANA AVEC PROCOL HARUM


Là, on décolle.  Groupe emblématique de l’époque, en plein délire psychédélique.

  Tout chez eux est d’un autre monde, à commencer par leur nom, qui pose la question : vient-il du  latin « au-delà des choses » ?  ou était-ce le nom du chat d’un de leurs amis ?

 Leur  premier single sorti en 1967  s’envola par-dessus les océans, couvrant la planète des accents envoûtants de « WHITE SHADE OF PALE ».   Une musique inspirée, il faut le savoir, de la cantate 140 et de l’aria de la 3ème suite pour orchestre de J.S BACH… Avec des paroles complètement déjantées du poéte Keith REID,  probablement stone ce jour-là.

Comme souvent, is vont être  stigmatisés par ce succès et ne pourront plus s’en dépétrer, au point qu’ils ne le chantaient plus en concert, mais rien n’y fit. Le single s’arrache encore.

 

et la liste est longue : the KINKS, the RUBETTES, the BEE GEES,  THE MAMAS & THE PAPAS,  mais aussi Aretha FRANKLIN, Ray CHARLES, OTIS REDDING,  et… à vous d’en trouver d’autres !

 

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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 08:02

 

Extrait de la scène 5.

Un autre soir.  Charles invente un nouveau jeu pour occuper leur soirée sans télé.

 

CHARLES

Tu as éteint ton portable ?

MARYLOU

Non.

CHARLES

Eteins-le. Nous devons être tranquilles.

MARYLOU s'exécute.

Je vais maintenant te raconter une histoire.

Elle s'installe dans le canapé dans une attitude d'écoute attentive.                           

CHARLES, cherchant ses mots

Voilà.  Et bien... c'était ce matin...   Je sortais du métro et je marchais place de la Bastille vers mon bureau, tranquillement, et tout-à-coup... je t'ai vue.

MARYLOU

Moi ?

CHARLES

Toi, oui, toi, dans ton imperméable beige serré à la taille.  Tu marchais assez vite, à ... voyons... une centaine de mètres devant moi, et j'ai eu un coup au coeur.  Bon dieu, je me suis dit, où va-t-elle ?

MARYLOU

Mais ce n’est pas mon quartier ! Je travaille à la Muette !

CHARLES

Justement !  L'Institut est à la Muette, tu ne pouvais pas être là devant moi,  place de la Bastille  !  J'ai eu l'idée fulgurante et atroce que tu me trompais.

MARYLOU, riant

Voyons...

CHARLES, furieux, se plante devant elle

Quoi voyons ?  Est-ce que c'est une chose qui n'arrive qu'aux autres ?   As-tu cette naïveté imbécile qui consiste à croire que l'autre est au-dessus de tout soupçon ?

MARYLOU, un peu inquiète

Ecoute... qu’est-ce qui te prend ?

CHARLES

Ne m'interromps pas !  Donc, je t'ai suivie.  J'étais si inquiet, si dérouté, que j'ai oublié le bureau.  Je voulais savoir où tu allais.

MARYLOU

Bon, nous savons tous les deux à cette minute, n'est-ce pas, que ce n'était pas moi ?  Puisque j’étais comme tous les jours à l’Institut Neurolinguistique, chaussée de la Muette à Paris ?

 

Il s'arrête au milieu de salon et la regarde.

CHARLES

Est-ce que tu as décidé de tout saboter ?  Est-ce que tu es capable d'écouter une histoire jusqu'au bout sans...

MARYLOU

Oui, oui, pardon, continue.  (à part)   Il invente.

 

(à suivre)

 

Et si c’était vrai ?   Le spectateur va un peu se poser des questions, comme

Marylou.  C’est très bien, ça.  Le suspense est bon pour le spectacle.

a bientôt donc, pour la suite de la petite musique.

Miss Comédie

.

 

 

 

 

 

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

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