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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 14:27

 

ENNEAS -  NEUF,   UN SPECTACLE QUI A DU SOUFFLETheatreParisVillette.jpg

 

Frédéric CONSTANT est un jeune metteur en scène/acteur du CDN d’Orléans.  Inspiré par l’ENEIDE de Virgile, il a imaginé un spectacle retraçant le voyage d’Enée, survivant de la guerre de Troie.  Une succession de tableaux, autant de péripéties, d’anecdotes, Ennée est devenu Enneas,  champion de boxe, à la recherche d’une terre d’asile, de son père Anchise, d’un sens à sa vie.   Ses rencontres nous transportent d’une soirée de Gala à Carthage jusqu’à un café de Buenos-Aires en passant par le Latium.   Les comédiens changent d’ambiance avec la même énergie dévastatrice.  Ils occupent le plateau avec jouissance, ils sont dans leur monde, une dizaine, garons et filles aussi  habités, aussi talentueux.  

C’est plein de musiques, de tous horizons, de chansons, de pitreriesr et de larmes. C’est la vie, ce sont les temps de guerre et puis les temps d’après la guerre et d’avant la guerre, nous sommes les habitant d’une planète où doit régner la guerre.

Ce spectacle est un poème  épique, spectacle vivant s’il en est.

 

Je pensais que son auteur l’avait conçu dans le silence d’une retraite solitaire,  loin de la ville, dans la lecture approfondie des textes antiques, et ben non.

Frédéric CONSTANT, avec qui j’ai parlé à l’entracte, m’a détrompée : la pièce est une œuvre commune, le fruit de rencontres répétées, d’improvisations autour du thème, d’échanges et de confrontations fraternelles.

Il a ensuite  donné l’enchaînement, le bonheur du texte écrit, le rythme,  l’humour, à  toutes ces  étapes du voyage éternel de  l’homme à la recherche de son destin.

Le spectacle dure trois heures, mais on ne regarde jamais sa montre.

Grande-Halle-de-la-Villette-2003_photo2.jpgA la sortie, la grande Halle de la Villette se dresse devant nous, illuminée, gracieuse araignée de métal.  Le ciel est encore clair, la nuit est douce.  Ces édifices qui nous entourent sont  les témoins de notre é poque : des reconstitutions, des copies.  On brode sur l’héritage immense de nos ancêtres qui ont tout inventé.  Depuis les cathédrales, what else ?

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 14:25

 

NOMBRILL’édifice prend forme doucement.  A première vue c’est encore le désordre.  Le texte est encore hésitant.  Ils cherchent leurs places, leurs gestes.  Le décor s’est enrichi d’un canapé, d’une table-bar ronde avec ses deux tabourets, de deux lampes.  L’aquarium est encore dans son carton, vendredi on le remplira d’eau et les poissons--stars viendront en dernier.

Aujourd’hui on a parlé des costumes, il y a beaucoup de changements - il faudra faire vite, pendant les noirs.

Ces noirs, on les meublera avec des virgules musicales.  Quelles musiques ?  Clément cherchait sur Deezer les morceaux qui collaient, cent cinquante morceaux collaient, tous gernres confondus, le choix était problématique et puis Clément a eu l’idée géniale : les morceaux seraient des bouts de génériques d’émissions télé, quoi de plus adéquat ?

Célandine hésite sur son dress code : élégante ? sport ? glamour ?

Moi je suis catégorique : il faut qu’elle soit glamour sans show off, en robe plutôt qu’en pantalon, talons hauts ou ballerines.  Elle était d’accord.  Vendredi nous ferons un essayage de plusieurs tenues que je lui apporterai.

Clément,  c’est clair : baroudeur, battel-dress ou jeans, blouson, écharpe.

Quant à Thierry, le fou, l’idéaliste, le révolté, il doit se démarquer de son époque.  Je le vois bien en grande chemise noire à col mao qu’il ne quittera que pour finalement s’effondrer en pyjama ou peignoir, au bout du rouleau.  J’espère qu’il retiendra cette idée.

J’adore ces répétitions, ces moments inouïs où on tatonne ensemble. C’est pour moi, ex comédienne, nouvel auteur, une expérience extraordinaire.

 

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:41

 

palme-d-orUn coup pour rien, une palme de bienfaisance.  « Uncle Boonmee » de (imprononçable) : un film sans panache, une histoire déprimante, et même pas la touche provocatrice qui déchaîne les passions.

Décidément, le Festival de Cannes 2009 était plus riche, et

la Palme d’Or attribuée au RUBAN BLANC avait le mérite de récompenser un grand réalisateur.

Cette année, il n’y a même pas de déceptions.  Les films qui ont eu le plus de succès ne méritaient pas pour autant la Palme d’Or.

Heureusement il faisait beau et tout le monde s'est mis à l'eau.

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:36

 

 

 

LES FRANçAIS S’EN SORTENT BIEN1269873097 affiche-63e-festival-de-cannes 23

 

XAVIER BEAUVOIS remporte le GRAND PRIX DU FESTIVAL avec « DES HOMMES ET DES DIEUX », un très beau titre,  un film très beau aussi mais qui n’engendre pas la folle gaîté.  Décidément, ce  GRAND PRIX a la vocation, l’année dernière il avait été décerné au PROPHETE, de Jacques AUDIARD.

Le film raconte la fin tristement prévisible des  huit moines sisterciens  enlevés par un groupe islamiste en 1996.  Le film décrit leur vie monacale, leur entente paisible avec leurs homologues musulmans, et leur fin brutale.  Pas ou très peu de musique, des chants grégoriens, une ambiance spirituelle qui a dû embrûmer les esprits des Festivaliers.

 

MATTHIEU AMALRIC, prix de la Mise en Scène, c’est sûrement très mérité et cela remet un peu les choses à leur place.  Son film TOURNÉE a visiblement séduit par le rythme de cette histoire qui se passe dans le show-business avec ses folies, ses enthousiasmes et ses trahisons.   J’irai le voir, vite !

 

 

OLIVIER ASSAYAS a convaincu la critique mais pas le Jury, avec son film CARLOS qui dure cinq heures  et démonte tous les mécanismes politiques et autres qui démolissent toutes les idéologies et  font du terrorisme un mouvement sans justification.

 

TAVERNIER a imposé un film historique et très académique, habité de sa flamme habituelle et surtout porté par une Mélanie THIERRY qui a mis tout le monde en émoi.  « Un film magnifique »,  commentaire unanime, mais de ce fait interdit de Palme d’Or.

 

JULIETTE BINOCHE, ON DECROCHEjuliette-binoche

le film de  Abbas KIOROSTAMI  « COPIE CONFORME » : un sommet d’ennui.   Apparemment, une logorrhée soporifique. Tous les sujets y passent, l’art, l’amour, la famille, toutes les platitudes sont débitées  avec des mines graves. Voilà, c’est comme si je l’avais vu, Julette BINOCHE est toujours très grave.   Et c’est peut-être sa gravité qui a séduit les jurés endormis de ce Festival en lui décernant le Prix d’Interprétation féminine.

 

JEAN-LUC GODARD, A BOUT DE SOUFFLE

Bon,  le journaliste Eric NEUHOFF quand il n’aime pas un film, ne mâche pas ses mots. Là, il parle de « gâtisme en action », et regrette le temps du MEPRIS.  Mais il n’est pas le seul, tout le monde était d’ accord pour lapider ce pauvre vieux qui n’en peut plus et traiter son film « FILM SOCIALISME » de « sans film et sans socialisme », du n’importe quoi.  « Retire-toi, Auguste, et rentre en ton domaine. »

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:32

 

NOMBRIL.jpgTrès émue et attentive, je regarde et j’écoute « mes » comédiens entrer peu à peu dans la peau de « mes » personnages.  Ca tatonne, ça ne sait pas encore bien son texte,  le décor n’est pas encore planté, on travaille les déplacements.  J’ose quelques remarques, je donne une intonation ou deux, je sème un peu le doute dans l’esprit de Célandine qui a un rôle très difficile, impossible : une blonde qui doit semer le doute : est-elle vraiment amoureuse de son mari ?  Est-elle vraiment sincère en jouant le jeu de l’aquarium ? 

Ses  deux partenaires ont la tâche facile. Leur rôle est binaire, sans détours.   C’est fascinant.  Seront-ils prêts pour le 3 juin ?

 

Voilà, exit le Festival de Cannes, vive Tentative d'Evasion au Nombril du Monde !


A bientôt,

Miss Comédie

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 18:44

 

palme-d-or.jpgComme le dit très justement Sébastien Le Fol, à Cannes on juge avant d’avoir vu.  C’est le cas du film de BOUCHAREB,  HORS LA LOI, qui n’a pas encore été projeté mais qui a déjà plein de post it sur le dos.

Il parle aussi de la malédiction du sélectionneur.  Je trouve la comparaison très drôle :  DOMENECH et JACOB/REMAUX, à eux deux ils tiennent la France en haleine.  Ils ont le même poids sur les  épaules. Mais le premier, si son équipe perd, il peut aller se faire voir très loin ailleurs.  Le second rempilera l’année suivante avec encore des honneurs.

 

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 18:40

  CEREMONIE D’OUVERTURE

 

Petit discours de l’anglo-francophone Kristin SCOTT THOMAS, présentation des membres du Jury et, en dernier, du Président Tim BURTON.  On le lève tous pour Tim BURTON.  Pot-pourri d’extraits de ses films.  Moment musical qui lui est dédié.  Il a enlevé ses lunettes bleues, on voit qu’il ne voit rien.

C’est un grand bonhomme, maintenant, il a franchi le pas du cinéaste un peu brindzingue  il est passé membre des happy few.

 

DES STARS, OUI MAIS DES PAS D’ICI

 

Je reviens sur ce que je disais l’autre jour, si, il y a des stars à Cannes.  La majorité n’est pas de chez nous, mais j’ai vu quelques têtes qui se sont faufilées sur le tapis rouge pour se faire tirer le portrait, alors qu’elles n’ont rien à présenter : Clotilde COURAU, la princesse qui a le blues, Elsa ZYLBERSTEIN elle est partout, Sandrine BONNAIRE, pour chercher le soleil de Satan ? Alain DELON main dans la main avec Claudia pour se refaire un guépard,  Anna MOUGLALIS  qui veut se redonner une chance, et encore je ne sais plus qui.

Cela fait toujours crépiter les flashes.

 

            AMALRIC  DIVERTIT, OLIVER STONE CAPTIVE

 

Son film TOURNEE n’a pas soulevé de polémique, il a mis tout le monde de bonne humeur avec sa clique de danseuses américaines déjantées et son personnage de producteur minable à la Ed Wood.  Mais a-t-il l’envergure pour rivaliser avec WALL STREET ?

Oliver STONE porte bien son nom. Avec Michaël DOUGLAS il fonce sur la Croisette comme un poids lourd  bien rodé.  La réplique de WALL STREET : « Quand tu arrêteras de dire des mensonges sur moi, j’arrêterai de dire la vérité sur toi. » Boum.…

Lequel des deux est à sa place à Cannes ? Un gouffre les sépare.

 

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 18:36

 

MAMMOUTH, HYPER  SENSIBLEdepardieu.jpg

 

Je ne sais pas quoi dire de ce film. A première vue, un monument de lourdeur et de maladresse.  Le lendemain, on ne se souvient que ‘une histoire profondément humaine, que d’acteurs entraperçus comme filmés par une caméra invisible tant ils sont  vrais, émouvants, autour d’un DEPARDIEU jupitérien.

Pendant la projection, on s’irrite de ces plans saccadés, de ces couleurs criardes, de ces scènes tronquées, de ces arrêts sur image qui montrent un DEPARDIEU figé dans on ne sait quelle attente,  de cette musique naïve et sans grâce.

Le lendemain on se souvient seulement de quelques moment uniques comme il en arrive dans la vie : la    scène du caddie,  la scène de l’homme couché dans le supermarché, la scène  de la branlette, la scène de la poursuite à la Thelma et Louise, la scène de POELVORDE,  celle de Yolande MOREAU épelant son nom au téléphone, et… celle, qui vous cueille, du retour au bercail……

Pas bavard, MAMMOUTH.    Que des bribes, des mots simples jetés comme ça, comme dans la vie.

Une grande mélancolie traverse le film (il est dédié à Guillaume) et chacun la ressent comme si c’était la sienne, ce mal de vivre qui envahit notre société enrégimentée.

Non, MAMMOUTH, il ne faut pas croire, c’est pas CAMPING 2.

 

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 18:31

aquarium_calvados.jpg

Il est chez nous, encore vide, avec tous ses accessoires dans un carton à côté.  Pour les poissons, on attendra le dernier moment…

Il pèse un âne mort.   On est inquiets : quand il sera garni de ses trois sacs de sable, de ses galets et rempli d’eau, il sera intransportable…

Il faudra le remplir sur place, sur la scène donc, et après…ben on verra.

Nous avons des consignes strictes concernant le traitement de l’eau, le minutage de la lumière et la nourriture des poissons…

Je me demande si j’ai eu une bonne idée en  imaginant un aquarium en remplacement de la télé…

La semaine qui vient sera sans moi,  mais les kiosques sont pleins de nouvelles de Cannes, ça déborde de scoops et de polémiques, vous ne serez pas en manque.

A bientôt !

Miss Comédie

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 16:35

 

1269873097 affiche-63e-festival-de-cannes 23Ouverture sous la pluie  avec ROBIN DES BOIS.  Depuis le temps qu’on en parle, Russel CROWE a dû prendre queelques kilos.  Sur les marches on va le voir monter avec Cate BLANCHETT, Max von SYDOW (tiens ! de retour ?) et  tous les seconds rôles dont on ne connaît pas les noms.  Mais RIDLEY SCOTT, le metteur en scène, ne sera pas là.  Il se remet d’une opération du genou. Dommage pour la photo de famille.  D'autant que cette année, les  stars se font rares sur la Croisette !

 

 

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

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