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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 17:39

 

 

Oui, le métier du théâtre ça s’apprend.  Celui du cinéma aussi… Pour arriver à rivaliser avec les plus grands, Yvan ATTAL a fait ses classes aussi bien dans l’art de jouer la comédie que dans celui de faire des films.

Il faut saluer bien bas les guides éclairés qui, modestement, dans l’ombre, livrent leurs secrets de fabrication aux futures têtes d’affiche.

JEAN-LAURENT COCHET, LE GUIDE VERT  (OU PRESQUE)

 

Après ce que j’écrivais  dans un post récent  sur les comédiens qu’on n’entend pas au-delà du 3ème rang d’orchestre, ce cher J.L COCHET   apporte de l’eau à mon moulin.

« Il faut au moins cinquante ans pour apprendre son métier », écrit-il.  Là, il exagère, autant passer tout de suite à autre chose.

Mais lui qui fut l’élève de madame DUSSANE, attache beaucoup d’importance à l’ « apprentissage », comme pour n’importe quel métier.

Les plus grands acteurs actuels sont passés chez lui, à part égale avec le prestigieux cours SIMON, mais les jeunots préfèrent  aujourd’hui aller au cours FLORENT, ou mieux chez Francis HUSTER, même si ce n’est pas souvent lui qui donne le cours.

Moi j’aimais l’ambiiance conviviale du cours de Yves FURET.

Tous ces cours préparent au master class : le CONSERVATOIRE.  Et là, la sélection est sévère.  Mais on peut aussi sauter la case car il faut accepter de rentrer dans le moule et s’aliéner tous les chemins de traverse, cinéma, télévision, pour ne se consacrer qu’aux grands textes.  Beaucoup  s’en sont échappés prématurément, avides de liberté.

Ce cher COCHET vient d’écrire un livre, un guide, un bréviaire, qui porte un beau titre : L’ART ET LA TECHNIQUE DU COMÉDIEN, COMME UN SUPPLÉMENT D’ÂME.

Un supplément d’âme, oui.  Mais surtout un supplément de muscle.  Parce que l’âme, il faut la rendre perceptible au public et pour cela il y a des recettes. C’est un entraînement de sportif, ni plus ni moins.

Ca se lit facilement même si on n’est pas du métier,  car il y a plein d’anecdotes succulentes sur ces anciens élèves.

 

 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 17:33

 

Aujourd’hui nous sommes allés chercher les poissons chez BOTANIC et nous les avons mis dans l’aquarium.   Moment d’émotion !  Voici que ces petites bêtes vont avoir à apprendre leur rôle.  Pour l’instant ils ont l’air complètement affolés, ils  sont  tous tassés dans un coin et ne touchent pas à leur nourriture…

Les vrais acteurs, eux, ont fais des pas de géant.aquarium_calvados-copie-1.jpg

Ils savent leur texte, ils ont fixé leurs déplacements et même si le décor est encore incomplètement  meublé, on peut déjà imaginer les scènes en situation.  

Dans la salle du bar, actuellement un amoncellement de vêtements, sacoches, cartons et autres objets,  les deux régisseurs Hugo et Max s’activent sur des planches de bois pour confectionner la table basse devant supporter l’aquarium, et une autre table basse pour le salon. Pendant le filage on entendait les scies sauteuses et les marteaux, on se serait crus dans les coulisses d’un théâtre subventionné…

J’adore ce qu’ils ont fait de mon texte : ils l’ont dépouillé de ses longueurs, éclairci,  revitalisé,  et même si la qualité littéraire en souffre, le spectacle a acquis un rythme et une modernité qui me plaisent davantage.

Petit incident : Célandine a cassé une de ses dents de devant en mangeant son sandwich à midi.   Elle est paniquée.   Rendez-vous est pris demain matin chez le dentiste.  Elle aura une jaquette provisoire, mais la troupe a eu un moment de désarroi…   Ce sont des incidents  très courants à la veille d’une première.

C’est demain.  On est débordés par les réservations.  On n’a que 80 places !   Et si la pièce ne déclenche aucun rire ?

C’est la grande interrogation des créations de comédies : comment savoir à l’avance si les gens vont rire ?   Or, dans une comédie, la sanction est immédiatement perceptible, la cata  vous tombe dessus avec une grande chape de silence…

Croisons les doigts.

A plus tard, APRÈS.

MISS COMEDIE

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 14:31

 

comedie-F.jpgAprès la Fête du Cinéma qui n'a pas marqué les esprits, revenons au Théâtre.

A Paris, j’ai vu une pièce magnifique au Théâtre Paris-Villette.

En ce mois de mai, la plupart des théâtres parisiens jouent les prolongations.  Surtout les comédies.  La plupart se jouent depuis plusieurs années et continuent de faire salle comble.  Quelquefois ça relève du mystère parce que quand même, ça vole pas toujours très haut.  Mais surtout, on s’aperçoit que les comédiens inconnus attirent les foules autant que les têtes d’affiche, du moment qu’ils ont la pêche et qu’ils font rire. C’est bon pour moi, ça.  Mes trois acteurs chéris ont l’étoffe pour faire le plein tous les soirs.

 

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 14:27

 

ENNEAS -  NEUF,   UN SPECTACLE QUI A DU SOUFFLETheatreParisVillette.jpg

 

Frédéric CONSTANT est un jeune metteur en scène/acteur du CDN d’Orléans.  Inspiré par l’ENEIDE de Virgile, il a imaginé un spectacle retraçant le voyage d’Enée, survivant de la guerre de Troie.  Une succession de tableaux, autant de péripéties, d’anecdotes, Ennée est devenu Enneas,  champion de boxe, à la recherche d’une terre d’asile, de son père Anchise, d’un sens à sa vie.   Ses rencontres nous transportent d’une soirée de Gala à Carthage jusqu’à un café de Buenos-Aires en passant par le Latium.   Les comédiens changent d’ambiance avec la même énergie dévastatrice.  Ils occupent le plateau avec jouissance, ils sont dans leur monde, une dizaine, garons et filles aussi  habités, aussi talentueux.  

C’est plein de musiques, de tous horizons, de chansons, de pitreriesr et de larmes. C’est la vie, ce sont les temps de guerre et puis les temps d’après la guerre et d’avant la guerre, nous sommes les habitant d’une planète où doit régner la guerre.

Ce spectacle est un poème  épique, spectacle vivant s’il en est.

 

Je pensais que son auteur l’avait conçu dans le silence d’une retraite solitaire,  loin de la ville, dans la lecture approfondie des textes antiques, et ben non.

Frédéric CONSTANT, avec qui j’ai parlé à l’entracte, m’a détrompée : la pièce est une œuvre commune, le fruit de rencontres répétées, d’improvisations autour du thème, d’échanges et de confrontations fraternelles.

Il a ensuite  donné l’enchaînement, le bonheur du texte écrit, le rythme,  l’humour, à  toutes ces  étapes du voyage éternel de  l’homme à la recherche de son destin.

Le spectacle dure trois heures, mais on ne regarde jamais sa montre.

Grande-Halle-de-la-Villette-2003_photo2.jpgA la sortie, la grande Halle de la Villette se dresse devant nous, illuminée, gracieuse araignée de métal.  Le ciel est encore clair, la nuit est douce.  Ces édifices qui nous entourent sont  les témoins de notre é poque : des reconstitutions, des copies.  On brode sur l’héritage immense de nos ancêtres qui ont tout inventé.  Depuis les cathédrales, what else ?

 

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 14:25

 

NOMBRILL’édifice prend forme doucement.  A première vue c’est encore le désordre.  Le texte est encore hésitant.  Ils cherchent leurs places, leurs gestes.  Le décor s’est enrichi d’un canapé, d’une table-bar ronde avec ses deux tabourets, de deux lampes.  L’aquarium est encore dans son carton, vendredi on le remplira d’eau et les poissons--stars viendront en dernier.

Aujourd’hui on a parlé des costumes, il y a beaucoup de changements - il faudra faire vite, pendant les noirs.

Ces noirs, on les meublera avec des virgules musicales.  Quelles musiques ?  Clément cherchait sur Deezer les morceaux qui collaient, cent cinquante morceaux collaient, tous gernres confondus, le choix était problématique et puis Clément a eu l’idée géniale : les morceaux seraient des bouts de génériques d’émissions télé, quoi de plus adéquat ?

Célandine hésite sur son dress code : élégante ? sport ? glamour ?

Moi je suis catégorique : il faut qu’elle soit glamour sans show off, en robe plutôt qu’en pantalon, talons hauts ou ballerines.  Elle était d’accord.  Vendredi nous ferons un essayage de plusieurs tenues que je lui apporterai.

Clément,  c’est clair : baroudeur, battel-dress ou jeans, blouson, écharpe.

Quant à Thierry, le fou, l’idéaliste, le révolté, il doit se démarquer de son époque.  Je le vois bien en grande chemise noire à col mao qu’il ne quittera que pour finalement s’effondrer en pyjama ou peignoir, au bout du rouleau.  J’espère qu’il retiendra cette idée.

J’adore ces répétitions, ces moments inouïs où on tatonne ensemble. C’est pour moi, ex comédienne, nouvel auteur, une expérience extraordinaire.

 

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:41

 

palme-d-orUn coup pour rien, une palme de bienfaisance.  « Uncle Boonmee » de (imprononçable) : un film sans panache, une histoire déprimante, et même pas la touche provocatrice qui déchaîne les passions.

Décidément, le Festival de Cannes 2009 était plus riche, et

la Palme d’Or attribuée au RUBAN BLANC avait le mérite de récompenser un grand réalisateur.

Cette année, il n’y a même pas de déceptions.  Les films qui ont eu le plus de succès ne méritaient pas pour autant la Palme d’Or.

Heureusement il faisait beau et tout le monde s'est mis à l'eau.

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:36

 

 

 

LES FRANçAIS S’EN SORTENT BIEN1269873097 affiche-63e-festival-de-cannes 23

 

XAVIER BEAUVOIS remporte le GRAND PRIX DU FESTIVAL avec « DES HOMMES ET DES DIEUX », un très beau titre,  un film très beau aussi mais qui n’engendre pas la folle gaîté.  Décidément, ce  GRAND PRIX a la vocation, l’année dernière il avait été décerné au PROPHETE, de Jacques AUDIARD.

Le film raconte la fin tristement prévisible des  huit moines sisterciens  enlevés par un groupe islamiste en 1996.  Le film décrit leur vie monacale, leur entente paisible avec leurs homologues musulmans, et leur fin brutale.  Pas ou très peu de musique, des chants grégoriens, une ambiance spirituelle qui a dû embrûmer les esprits des Festivaliers.

 

MATTHIEU AMALRIC, prix de la Mise en Scène, c’est sûrement très mérité et cela remet un peu les choses à leur place.  Son film TOURNÉE a visiblement séduit par le rythme de cette histoire qui se passe dans le show-business avec ses folies, ses enthousiasmes et ses trahisons.   J’irai le voir, vite !

 

 

OLIVIER ASSAYAS a convaincu la critique mais pas le Jury, avec son film CARLOS qui dure cinq heures  et démonte tous les mécanismes politiques et autres qui démolissent toutes les idéologies et  font du terrorisme un mouvement sans justification.

 

TAVERNIER a imposé un film historique et très académique, habité de sa flamme habituelle et surtout porté par une Mélanie THIERRY qui a mis tout le monde en émoi.  « Un film magnifique »,  commentaire unanime, mais de ce fait interdit de Palme d’Or.

 

JULIETTE BINOCHE, ON DECROCHEjuliette-binoche

le film de  Abbas KIOROSTAMI  « COPIE CONFORME » : un sommet d’ennui.   Apparemment, une logorrhée soporifique. Tous les sujets y passent, l’art, l’amour, la famille, toutes les platitudes sont débitées  avec des mines graves. Voilà, c’est comme si je l’avais vu, Julette BINOCHE est toujours très grave.   Et c’est peut-être sa gravité qui a séduit les jurés endormis de ce Festival en lui décernant le Prix d’Interprétation féminine.

 

JEAN-LUC GODARD, A BOUT DE SOUFFLE

Bon,  le journaliste Eric NEUHOFF quand il n’aime pas un film, ne mâche pas ses mots. Là, il parle de « gâtisme en action », et regrette le temps du MEPRIS.  Mais il n’est pas le seul, tout le monde était d’ accord pour lapider ce pauvre vieux qui n’en peut plus et traiter son film « FILM SOCIALISME » de « sans film et sans socialisme », du n’importe quoi.  « Retire-toi, Auguste, et rentre en ton domaine. »

 

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24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 17:32

 

NOMBRIL.jpgTrès émue et attentive, je regarde et j’écoute « mes » comédiens entrer peu à peu dans la peau de « mes » personnages.  Ca tatonne, ça ne sait pas encore bien son texte,  le décor n’est pas encore planté, on travaille les déplacements.  J’ose quelques remarques, je donne une intonation ou deux, je sème un peu le doute dans l’esprit de Célandine qui a un rôle très difficile, impossible : une blonde qui doit semer le doute : est-elle vraiment amoureuse de son mari ?  Est-elle vraiment sincère en jouant le jeu de l’aquarium ? 

Ses  deux partenaires ont la tâche facile. Leur rôle est binaire, sans détours.   C’est fascinant.  Seront-ils prêts pour le 3 juin ?

 

Voilà, exit le Festival de Cannes, vive Tentative d'Evasion au Nombril du Monde !


A bientôt,

Miss Comédie

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 18:44

 

palme-d-or.jpgComme le dit très justement Sébastien Le Fol, à Cannes on juge avant d’avoir vu.  C’est le cas du film de BOUCHAREB,  HORS LA LOI, qui n’a pas encore été projeté mais qui a déjà plein de post it sur le dos.

Il parle aussi de la malédiction du sélectionneur.  Je trouve la comparaison très drôle :  DOMENECH et JACOB/REMAUX, à eux deux ils tiennent la France en haleine.  Ils ont le même poids sur les  épaules. Mais le premier, si son équipe perd, il peut aller se faire voir très loin ailleurs.  Le second rempilera l’année suivante avec encore des honneurs.

 

 

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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 18:40

  CEREMONIE D’OUVERTURE

 

Petit discours de l’anglo-francophone Kristin SCOTT THOMAS, présentation des membres du Jury et, en dernier, du Président Tim BURTON.  On le lève tous pour Tim BURTON.  Pot-pourri d’extraits de ses films.  Moment musical qui lui est dédié.  Il a enlevé ses lunettes bleues, on voit qu’il ne voit rien.

C’est un grand bonhomme, maintenant, il a franchi le pas du cinéaste un peu brindzingue  il est passé membre des happy few.

 

DES STARS, OUI MAIS DES PAS D’ICI

 

Je reviens sur ce que je disais l’autre jour, si, il y a des stars à Cannes.  La majorité n’est pas de chez nous, mais j’ai vu quelques têtes qui se sont faufilées sur le tapis rouge pour se faire tirer le portrait, alors qu’elles n’ont rien à présenter : Clotilde COURAU, la princesse qui a le blues, Elsa ZYLBERSTEIN elle est partout, Sandrine BONNAIRE, pour chercher le soleil de Satan ? Alain DELON main dans la main avec Claudia pour se refaire un guépard,  Anna MOUGLALIS  qui veut se redonner une chance, et encore je ne sais plus qui.

Cela fait toujours crépiter les flashes.

 

            AMALRIC  DIVERTIT, OLIVER STONE CAPTIVE

 

Son film TOURNEE n’a pas soulevé de polémique, il a mis tout le monde de bonne humeur avec sa clique de danseuses américaines déjantées et son personnage de producteur minable à la Ed Wood.  Mais a-t-il l’envergure pour rivaliser avec WALL STREET ?

Oliver STONE porte bien son nom. Avec Michaël DOUGLAS il fonce sur la Croisette comme un poids lourd  bien rodé.  La réplique de WALL STREET : « Quand tu arrêteras de dire des mensonges sur moi, j’arrêterai de dire la vérité sur toi. » Boum.…

Lequel des deux est à sa place à Cannes ? Un gouffre les sépare.

 

 

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  • Miss Comédie
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir.

Albert Camus
 «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.»

Jean-Luc Godard :
« Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. »

Marguerite Duras :
« Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »
  • Le théâtre, le cinéma et la littérature racontent des histoires faussement imaginaires dont nous sommes les héros sans le vouloir. Albert Camus «Je donne au théâtre un temps que je refuse avec obstination aux dîners en ville car c'est le lieu de la vérité. Pour vivre dans la vérité , jouez la comédie.» Jean-Luc Godard : « Il y a le visible et l’invisible. Si vous ne filmez que le visible, vous faites un téléfilm. » Marguerite Duras : « Ecrire, c’est ne pas parler, c’est se taire, c’est hurler en silence. »

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